tribune 19/01/2009 à 17h01

Les labos d'analyses bientôt la proie des spéculateurs

Marie S. | Pharmacien-biologiste



Dans un laboratoire d’analyses médicales de Nantes (Daniel Joubert/Reuters).


Après avoir ruiné les banques, groupes financiers et spéculateurs lorgnent sur un nouvel eldorado financé par la solidarité nationale : le système de soin français. Le gouvernement entend imposer en catimini la dérégulation du secteur des analyses de biologie médicale.

La biologie médicale est pour l’heure assurée par des professionnels de santé, médecins ou pharmaciens, dont les analyses participent de la phase clé du diagnostic. Huit actes de soins sur dix en dépendent directement pour un coût équivalent à 2,6% de la consommation de soins et de biens médicaux. Une réforme était certes attendue et demandée par les professionnels mais au lieu de procéder au toilettage du cadre d’exercice, celle-ci annonce une lame de fond menaçant de sinistrer la profession et de remettre en question les fondements du système de santé.

Ouvrir le capital à des non professionnels de santé

En l’état, la réforme programmée par le gouvernement français dans le cadre du projet de loi Hôpital, Santé, Patients, Territoires pour janvier 2009 se propose d’ouvrir à 100% le capital des SEL (Société d’exercice libéral, forme juridique la plus usitée pour les laboratoires d’analyses médicales) aux investisseurs tiers non professionnels de santé. En clair, aux fonds d’investissement, aux groupes financiers français ou étrangers, qui lorgnent sur la Santé pour réaliser leurs marges et leurs taux de rentabilité à deux chiffres.

Leur méthode ? Accepter des baisses tarifaires à l’acte pour mettre en avant les économies créées par l’entrée de grands groupes dans la biologie médicale. Le coup est double. Cela asphyxiera les petits laboratoires présents sur l’ensemble du territoire aux volumes restreints, au profit d’une concentration vers de grands plateaux techniques. La baisse des tarifs annoncée, elle, étant compensée par une course aux volumes des prestations. « Travailler plus pour gagner plus ! ». La leçon a été retenue par Labco, qui recrute activement des visiteurs médicaux chargés de mobiliser les prescripteurs et de « vendre » au chaland des analyses médicales.

Radiologues, dentistes ou encore pharmaciens sont les nouvelles cibles

Attention, ce sont les Français et le système de remboursement qui vont en faire les frais… Et les prétendues économies amenées par l’ouverture complète du capital des laboratoires d’analyses médicales risquent de passer à la trappe en même temps que certaines valeurs propres à la Santé et défendues par les ordres professionnels. Mais ce n’est pas tout !

Dans le sillage de la biologie médicale, les autres professions de santé, radiologues, dentistes ou encore pharmacies, sont les nouvelles cibles des lobbys financiers. Avec une Santé accaparée par quelques grands groupes, comme aux Etats-Unis, qui proposeront un panel complet allant des prestations de soins réalisées par des professionnels désignés par les groupes, des analyses médicales jusqu’aux assurances, le réveil risque d’être difficile.

Pour faire avaler la pilule, le gouvernement cultive le mythe d’une réforme imposée par Bruxelles, alors même que la CJCE ne s’est pas encore prononcée sur les limitations actuelles à l’entrée au capital des laboratoires d’analyses et que les récentes conclusions rendues par l’avocat général Yves Bot sur la même problématique ne vont pas dans le sens d’une « ouverture inévitable ».

« Le domaine de la santé n’est pas un domaine marchand comme un autre. Les considérations de rentabilité -si elles doivent être prises en compte- ne peuvent pas être la seule règle » rappelle Jean Benoît, représentant de l’Intersyndicale des biologistes. Les Français ne disent pas autre chose puisque 85% d’entre eux sont contre la mainmise des groupes financiers sur la biologie médicale comme le révèle un sondage réalisé par l’Institut BVA en octobre 20087. Par ailleurs, la pétition en ligne sur ce site a recueilli pour l’heure près de 100 000 signatures. Mais qu’importe puisque le gouvernement a décidé d’offrir aux financiers une réforme par ordonnance et donc sans aucun débat parlementaire…

Photo : dans un laboratoire d’analyses médicales de Nantes (Daniel Joubert/Reuters).

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  • Propergol
    Propergol
    Chasseur de troll
    • Posté à 17h37 le 19/01/2009
    • Internaute 24265
      Chasseur de troll

    Allons plus loin, quand Jean Benoit dit : « Le domaine de la santé n’est pas un domaine marchand comme un autre. Les considérations de rentabilité -si elles doivent être prises en compte- ne peuvent pas être la seule règle »

    Enfonçons le clou : les considérations de rentabilité ne doivent pas du tout avoir lieu. Des considérations d’organisation, d’économies sur des points particuliers où l’on peut économiser, de budget que l’on augmente, oui ! Mais pas de « rentabilité », ni même de « profit ». Qu’un cynique liberal ose me contredire.

    • Naradamuni
      Naradamuni répond à Propergol
      sans
      • Posté à 18h15 le 19/01/2009
      • Internaute 30050
        sans

      – Le domaine de la santé n’est pas un domaine marchand comme un autre...

      Ceci rappelle une phrase d’un discours du cynique libéral mis sur le trône élyséen :
      – « L’homme n’est pas une marchandise comme une autre »

      Il ya bien longtemps, les syndicats luttaient, puis il ont négocié (langage de commercial), maintenant ils dialoguent ...

      Aujourd’hui à force de « dialogue social » les syndicats en sont arrivés à utiliser le même langage que leur partenaire (patrons, gouvernants...)

      Là ment table

      • du_rhum_des_femmes
        du_rhum_des_femmes répond à Naradamuni
        (pascontent)
        • Posté à 11h43 le 20/01/2009
        • Internaute 54926
          (pascontent)

        « L’homme n’est pas une marchandise comme une autre »

        Hé oui notre petit président pense tout de même que l’homme est une marchandise...

    • pablico
      pablico répond à Propergol
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 19h20 le 19/01/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      Les cyniques libéraux sont en train de s’apercevoir, que le libéralisme moderne ne génère que des bulles, qui finissent toujours par éclater.

      Donc il y aura une bulle santé, qui éclatera... mais bon c’est la santé,, là ils perdraient leur dernière crédibilité et pour longtemps..

  • mon petit doigt
    • Posté à 17h59 le 19/01/2009
    • Internaute 64887
      sans

    La santé n’a pas de prix le citoyen pauvre mouton qu’il faut tondre jusqu’ou iront ils .REVEILLONS NOUS

    • titeso
      titeso répond à mon petit doigt
      en marge d'un monde que je ne (...)
      • Posté à 23h20 le 19/01/2009
      • Internaute 64303
        en marge d'un monde que je ne (...)

      c’est plus qu’un réveil qu’il est très vite nécessaire de mettre en place ! ! ! !
      Il faut réellement agir et faire tomber politiquement ce gouvernement avant 2012 et surtout avant que la France ne soit plus qu’un mythe ! ! ! ! Quand est-ce que les français comprendront que notre ( et là je cite) « toutpetit 1er » déteste ce pays et fera tout pour le détruire et ainsi régler ses comptes. STOP ! ! ! ! ! ! Défendons nous ! ! ! ! Le 29 janvier les français doivent montrer qu’ils sont encore présents et peuvent encore dire non à la tyrannie et au despotisme. Je n’ai jamais soutenu les syndicats, non représentatifs des travailleurs français, mais cet appel à la grève générale doit être massivement soutenu ! ! ! ! Je vous en prie, pour notre avenir, celui de nos enfants et de notre pays, nous devons nous opposer à cette politique contre nature ! ! ! ! !
      Bientôt 2 ans et c’est déjà une catastrophe où la France y a perdu sa crédibilité et les français leur honneur... Nous ne pouvons laisser le désastre Bush se reproduire ! ! ! !

  • tlaloc
    tlaloc
    Retraité
    • Posté à 18h04 le 19/01/2009
    • Internaute 47359
      Retraité

    Le gouvernement donc Sarkosy montrent leur vrais visages : copier les USA Education Santé Crédit hypothécaire tout ce qui est en crise là bas les français s’en apercevront trop tard.

  • expat
    • Posté à 18h32 le 19/01/2009
    • Internaute 25627

    C’est surtout les as de la facturation qui vont faire leur apparition, surtout si papi sarko avec son salaire mensuel a la hauteur du salaire annuel moyen veut introduire les fameuse HMO pour tondre le peuple, importer le systeme de sante le plus cher du monde, avec comme principal but : refuser de soigner quiconque°

  • relisath
    relisath
    Interne
    • Posté à 18h50 le 19/01/2009
    • Internaute 66533
      Interne

    En s’attaquant à la biologie, le gouvernement envoie un signal fort, celui de légaliser l’entrée du grand capital dans un domaine sanitaire. Il est vrai que les financiers quelque peu refroidis par l’évaporation de milliards d’euros doivent d’urgence trouver de nouveaux secteurs dégageant un rendement à 2 chiffres pour « se refaire une santé ». Sauf que.......devrons nous bientot renoncer au droit de se soigner sans être obliger d’emprunter ?
    Ceci est un scandale et personne n’en parle hormis les sites d’informations indépendants.
    Marre de ce hold up organisé ! ! !
    Lien

  • papy55
    papy55
    prof. en province
    • Posté à 20h31 le 19/01/2009
    • Internaute 24237
      prof. en province

    Quoi de plus logique, dans ce système ultralibéral !
    Tout doit être « marchandisé », l’éducation, la santé, la police, la justice, les prisons.....non pas pour garantir les meilleurs services, les meilleurs prix pour les usagers, les consommateurs, les justiciables, les coûts les plus bas pour les finances publiques....mais pour optimiser les profits financiers destinés à gonfler les plus grosses fortunes !
    Des « ficelles » se sont cassées (voir la crise), donc il faut explorer d’autres pistes, si possible les incontournables, celles qui concernent la plus grande partie de la population et les plus « sensibles » !

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 01h37 le 20/01/2009
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    « Tout est bon dans le cochon » et tout est bon pour les capitalistes pour faire du fric : le sperme, le sang, les organes...
    Et en ces temps de « vaches maigres » il n’y a pas de petit bénéfice.
    Je vous en remets une tranche ?

  • sinclair
    • Posté à 09h11 le 20/01/2009
    • Internaute 2580

    C’est hélas une partie de la privatisation en cours du systeme de santé français. Ici on a fini de rire avec des artisans on passe aux choses serieuses.

    Mais de l’hopital, des urgences a la mutuelle etc ..les laboratoires d’analyses sont « juste » un element de l’ensemble

  • Dominique52
    • Posté à 09h29 le 20/01/2009
    • Internaute 53166

    Bientôt SUEZ SANTE et VEOLIA SANTE ?
    la démolition des services publics au nom de la libre entreprise, afin de permettre la constitution de monopoles privés. C’est aussi simple que ça.

  • peuimportant
    peuimportant
    travailleur
    • Posté à 11h07 le 20/01/2009
    • Internaute 66579
      travailleur

    Comment peut-on affiler autant de niaseries en aussi peu de mots et désinformer le public à ce point ?
    outre l’introduction grotesque sur les méchants spéculateurs qui ont ruiné les banques (pour info ce sont les banques qui se sont ruinés toute seule et par la même occasion ruiné tout le monde et surtout les actionnaires. N’allait pas nous faire dire que les investisseurs se sont goinfrés ces dernières années, le CAC 40 est au niveau de 1996...).
    enfin pour avoir analysé l’opportunité d’investir (oui, oui je suis un méchant spéculateur, l’enfer m’attend) dans votre secteur, devinez quel est le seul véritable levier de création de valeur ou gain de productivité qu’un industriel ou investisseur pourrait réaliser ?
    Le salaire du biologiste qui (se rémunère soit en dividendes - vit sur la bête alors qu’il paie ses employés aux lances pierres) soit en salaire. Le revenu total étant selon les régions compris entres 80k€ (en Corse) jusqu’à 300k€/an avec une moyenne à 180k€.
    Pas mal pour des prolétaires qui se plaignent des spéculateurs...
    Le pire c’est que toute cette rémunération pour quel travail et responsabilité ? La plupart (OK, faut pas généraliser, mais là...) laissent leur techniciencs payés 35k€ charges patronales incluses faire tout le boulot, pendant que eux n’ont que pour seule valeur ajoutée de signer des papiers pour demander du pognon à la sécu (ce sont le seuls habilités à le faire). le reste du temps ils partent jouer au golf avec leur BMW. (cher lecteur, si vous vous êtes toujours demandés comment autant de gens peuvent se payer des Série 7 en province, ne cherchez pas, ce sont nos chères professions libérales)....

    Et qui paie ces excès ? : la sécu soit indirectement les travailleurs qui paient des charges sociales pour financer cette même sécu.
    quand on voit que les tarifs sont 2x moins chers en espagne ou en Allemagne parce que là bas ils ont compris que ça ne servait à rien d’avoir un biologiste et des labos partout et que seul des centres de collectes de proximités étaient utiles qui envoie tous les jours les ses échantillons à un labo régional bien équipé.

    mais vous en faîtes pas, la France sous l’effet du lobby des professions libérales (72 députés à l’assemblée nationale) semble une fois de plus reculer (et ça me fait marrer que ce lobby trouve des relais dans la presse dit de gauche comme rue 89...). et tout ceci va accoucher d’une souris.

    • DUF
      DUF répond à peuimportant
      Ce qui vient au monde pour ne (...)
      • Posté à 11h35 le 20/01/2009
      • Internaute 66575
        Ce qui vient au monde pour ne (...)

      Les biologistes tels que vous les décrivez correspondent à une image donnée par une minorité d’entre eux, qui ne grandissent pas la profession.
      Quand aux excès dont vous parlez, réduisez les à néant, A ZERO, que vous n’aurez entamé le « trou de la sécu » qu’à hauteur de 2.6%, en entravant plus de 80% des diagnostics...

      Mais il ne s’agit pas d’un problème de biologistes. Le problème est beaucoup plus large et grave que ça : il s’agit de l’extension à tout le système de santé (car les cabinets de radio, d’anapath, de kinés, de généralistes, etc y passeront aussi) de ce qui se passe depuis un certain temps avec les cliniques.
      Il s’agit de la destruction pure et simple du système de santé français dans son ensemble, et ce de la pire façon : via les financiers.

      • peuimportant
        peuimportant répond à DUF
        travailleur
        • Posté à 12h21 le 20/01/2009
        • Internaute 66579
          travailleur

        l’argument sur la sécu est digne du discours de nos gentils banquiers qui disent « qu’est ce que c’est un bonus de 10millions d’euros pour une boîte qui a 2000 milliards d’actifs...) ».
        ce n’est pas parce que les labos ne pèsent que 2,6% des dépenses de santé qu’on peut avaler toutes les couleuvres...

        je ne vais pas rentrer dans le débat minorité/majorité sur l’attitudes et la quantité de travail effective fourni par les biologistes, car sauf étude sérieuse, on ne saura pas trier le vrai du faux.
        je vais partir de votre point de vue : mettons que tous les biologistes travaillent à plein temps et honnêtement, cela justifie-t-il pour autant des niveaux de rémunérations de cette sorte (cf. étude HAS) ?
        si ceux-ci sont aussi bien payés c’est pour la simple et bonne raison que c’est une profession réglementée et donc protégée (attention ne pas ouvrir trop de places aux étudiants) qui a pour seul client l’Etat (client dans le sens qui paie la facture). Etat qui se fait complètement roulé dans la farine du fait du lobby des porfessions libérales trés présent au sein de cet Etat.(ce que l’on appelle un conflit d’intérêt au détriment des travailleurs qui paient les charges sociales...)
        cette profession a aussi l’ultime droit d’être la seule à bénéficier des profits générés par les laboratoires (qui ne sont que trés faiblement réinvestis et pour la plupart distribué en dividendes : c’est mieux le dividende que le salaire car on paie on moins de charges....) en utilisant l’argument fallacieux que seul un biologiste sait ce qui est bon pour un labo (donc pour lui)...
        OK, OK, en tant qu’investisseur je suis près à vous laisser tous les pouvoirs quand aux décisions opérationnelles (c’est vous l’expert), mais pourquoi n’aurais je pas le droit de financer un labo régional et des centres de collectes de proximité avec dans le labo régional le biologiste qui contrôle le tout avec ses techniciens et dans les centres de collectes les infirmiers et technicuens nécessaires pour prélever les échantillons ?
        au lieu d’avoir 10 bilogistes payés 180k€, j’en aurai qu’1, et ça ne change rien pour le client au contraire ça permet de mutualiser les moyens et d’avoir un labo sur équipé versus 10 labos sous équipés. et cela ne change rien pour le patient, rien du tout.
        ah certes, la profession des laboratoires biologistes devraient soit acceptés de baisser ses prétentions salariales injustifiées soit être divisée par 10 en effectifs.

        sinon, votre jugement de valeur manichéen sur les financiers=méchants (« pire des façons ») pour mieux masquer le clientélisme de vos réclamations (ne touchez pas à notre statut je pourrais plus payer mes vacances aux maldives) est pour le moins lâche.

        dans le schéma que je décris précedemment je ne vois pas où est le mal : un investisseur (financier ou industriel ou qui vous ovoulez) finance une entreprise qui abouti à des gains de productivité notables. gains de productivité qui seront distribués, selon le niveau de concurrence (et pour cela il faut « libéraliser », sinon tout le profit ira dans la poche de l’actionnaire) au patient (les tarifs pourront ^tre diminués du fait des nouvelles marges de manoeuvre), aux salariés (la place des techniciens et de suite bcp plus valorisés et ils seront mieux à même de faire jouer leur droit) et aux financiers (on ne fait pas de l’humanitaire, tout investissement est fait en vue de son retour sur investissement). D’ailleurs quand un biologiste achète 1x le CA un labo qui lui sert des profits de 20% du CA, le retour sur investissement de nos chers biologistes est de 20%/an : encore mieux que Madoff...
        belle escroquerie tout ça...

         
        • Marie S.
          Marie S. répond à peuimportant
          Auteur(e) de l'article Pharmacien-biologiste
          • Posté à 23h45 le 20/01/2009
          • Internaute 66258
            Pharmacien-biologiste

          Je suis l’auteur de cet article et je souhaiterais préciser à mes quelques détracteurs que, contrairement à ce qu’ils indiquent sous une avalanche de poncifs démagogues, je n’exerce pas comme praticien-libéral mais comme SALARIEE du secteur privé. Du reste, je n’ai pas d’intéressement et lorsqu’un patient vient me voir, seule sa santé m’intéresse et non son portefeuille. Malheureusement, je n’ai pas de mécène prêt à me payer des vacances aux Maldives (quoique je commence à être un peu connue dans la blogosphère….). En revanche, les hommes politiques ont déjà noué de solides amitiés avec ceux qui leur offrent des vacances en yacht …

          Mes confrères, pour qui je travaille, non seulement ont fait au min. 10 ans d’études mais sont également chef de PME allant de 5 à 80 salariés. Ils ont également souscrit des emprunts pour pouvoir s’installer, ce dont le seul chiffrage de la rémunération brute, qui peut sembler excessif à première vue, ne tient pas compte. De plus, il y a eu 3 baisses de nomenclature depuis les rapports auxquels il est fait référence. Quant à des biologistes qui jouent au golf aux heures où la France travaille, je ne les connaîs pas. Ceux qui font 50h et plus par semaine, oui j’en cotoie beaucoup…

          Quant au secteur public, je tiens à rappeler que les praticiens de santé sont d’anciens internes, qui ont passé au moins 4 ans dans les hôpitaux publics et que nous avons tous noué des amitiés au cours de ces jeunes années passées à l’hôpital. Il ne s’agit pas de concurrence entre public et privé mais de complémentarité.

          Je vois que mes détracteurs ont une parfaite connaissance des rapports sur la biologie sur lesquels s’appuie la rhétorique /langue de bois gouvernementale et on devine facilement qu’ils animent les lobbys financiers qui demandent la destruction des systèmes de soins public ET libéral privé à leur profit.

          La rhétorique gouvernementale s’appuie sur des rapports d’experts partiaux et confond à dessein de simples plaintes auprès de la CJCE de lobbys financiers désireux d’avoir la mainmise sur le secteur, avec une évolution jurisprudentielle, qui demanderait à émerger et qui au contraire de ce qu’indique le gouvernement, risquerait de réaffirmer « l’exigence d’un niveau élevé de protection de la santé humaine » à l’écart de la spéculation en vertu de l’article 152 CE.

          Ni jurisprudence, ni débat. C’est la « méthode Sarkozy ».

          La rhétorique gouvernementale adore s’appuyer sur les « normes », prétexte à une concentration maximale du secteur vers les quelques monopoles que se souhaitent se partager les financiers. Normes de confinement qui demandent un investissement de 300.000 euros pour faire un diagnostic de fièvre typhoïde alors que le patient est en chambre double et excrète depuis plusieurs jours 1000 milliards de Salmonella typhi par gramme de selles dans les toilettes et donc dans la rivière… Normes d’accréditation qui laissent croire au néophyte que la biologie est une « prestation de services » et que l’exactitude de la mesure et de son incertitude est la garantie d’une « qualité prouvée ». Alors que la garantie d’une médecine de qualité repose avant toute chose sur la perspicacité d’un professionnel de santé formé à 10 ans d’études médicales.

          Pour conclure sur un bon mot. Je citerais notre contemporain Christophe Aleveque :
          « Lobbying (Anglic, n.m.) : Raison d’être d’un lobby. Consiste en une causerie amicale avec un ou plusieurs élus autour d’un verre et d’une malette. Permet de traiter un problème à la source. »

          • Henri S
            Henri S répond à Marie S.
            Biologiste
            • Posté à 19h11 le 21/01/2009
            • Internaute 66582
              Biologiste

            Chère consoeur, permettez-moi publiquement de saluer le niveau très élevé de votre propos digne des biologistes libéraux les plus chevronnés en matière de discours politique et syndical.

            Il montre au public que nous avons un cerveau et que nous savons nous extraire du corporatisme pour relier les réformes nous concernant à des sujets d’intérêt général.

            Merci

            (je ne joue pas au golf et n’ai pas voté Sarkozy........)

        • Totsaki
          Totsaki répond à peuimportant
          • Posté à 10h08 le 21/01/2009
          • Internaute 7203

          Votre argumentaire est risible et montre ô combien vous méconnaissez la biologie médicale et comment, à trop vouloir une gestion comptable de la santé, on arrive à de telles inepties.

          Remplacez dix biologistes par un seul ?

          Mais c’est la base même de la médecine en France que vous remmettez en question : vous faites fi du rôle conseil majeur joué par les biologistes aupres des medecins généralistes / public.

          Si on suit votre raisonnement, il serait bon alors de supprimer 90% des medecins generalistes, remplacez les par quelques étudiants en médecine avec une formation aux gestes de base de l’auscultation, secondé par un seul géneraliste, joignable par téléphone, ce sera ss doute suffisant et tant pis pour la casse...

          De même, votre litanie sur la baisse des couts par la libéralisation du secteur commence à dater et ne convainc plus que les aficionados de l’ultraliberalisme (la deregulation et la liberalisation de secteurs essentiels comme l’energie, la santé et l’education n’ont jamais amené le progrès mais se sont toujours accompagné de hausses des prix et de l’exclusion d’une partie de la population).

          Encore une fois, il y a toujours moyen d’améliorer les choses, de les renover (augmenter les salaires les plus bas dans la branche ne serait pas un mal) mais sérieusement, cette solution est la PIRE de toute.

          • peuimportant
            peuimportant répond à Totsaki
            travailleur
            • Posté à 13h56 le 21/01/2009
            • Internaute 66579
              travailleur

            c’est pourquoi en Allemagne on a 80 millions d’habitants et 600 labos avec des biologistes et en France près de 4000 labos pour 60 millions d’habitants.
            c’est pourquoi en Allemagne le coût des actes est de 30% moins cher.

            Mais comment font ils ? ?

            enfin, vu le nombre de réactions, il semblerait que j’ai fait mouche, l’épouvantail du méchant financier et des envolées lyriques genre la santé n’est pas une marchandise sert à mieux masquer la défense des privilèges de certains.
            Le rôle de conseil et d’analyse, cela marchait à l’époque où il n’y avait pas des machines qui faisait tout le boulot pour 90% des actes. L’histoire de la biologie c’est l’histoire de gains de productivité énorme (grâce aux nouvelles technologies et équipement médicaux) qui n’ont jamais été redistribué aux salariés ou aux patients/Sécu (via une baisse des tarifs) mais qui sont restés dans la poche du biologiste.

            sinon pour info, un labo a en moyenne un résultat net de l’ordre de 20% du CA (seuil de profit particulièrement élevé), or les transactions de LABM (qui ne peuvent avoir lieu qu’entre biologistes) s’échelonnent entre 80% du CA et 120% du CA.
            Le retour sur investissement est donc en moyenne de 20% et est un placement sur (trés peu d’aléas entre les résultats d’une année sur l’autre), bref par rapport au Livret A c’est plutôt pas mal.
            alors quand l’auteur de cet article se plaint dans les commentaires que ces pauvres chéris de biologistes doivent s’endetter à 6% pour placer leur argent sans risque à 20%, on se dit que le ridicule ne tue pas.
            les rendements à deux chiffres sont pour les seuls biologistes...effectivement si il y avait ouverture de capital, la concurrence ferait baisser ces rendements, mais ça ferait trop de mal au concessionnaire Mercedes du coin.

            • Totsaki
              Totsaki répond à peuimportant
              • Posté à 02h12 le 22/01/2009
              • Internaute 7203

              Le fonctionnement de la biologie et de la médecine en général n’ont rien à voir en Allemagne.

              Il existe des mico-poles ou l’on fait tout : analyses, radios mais uniquement les analyses/radios de base.
              Les résultats ne sont JAMAIS controles et sont rendu cash aux prescripteurs, libres à lui de vouloir les vérifier en faisant une seconde ordonnance.

              Encore une fois, réduire la biologie médicale TELLE qu’elle existe en France à une machinisation, c’est bien mal la connaitre.

              La bactériologie, la parasitologie, la mycologie, l’hématologie, l’immunologie sont des disciplines (qui dépendent du biologiste en France mais non faits en routine en Allemagne, ou ces memes analyses sont confiées à des centres spécialisés) qui ne sont pas automatisables (seules une partie l’est) et qui requièrent impérativement un savoir-faire/des connaissances qui ne s’acquièrent pas en deux ans d’études.

              Les biologistes en Allemagne sont aussi bien voire mieux payés qu’en France, et ont surtout un boulot de spécialistes/consultants : les attributs/roles de chacun, leur place respective dans leur système de santé / fonctionnement de leur médecine générale n’ont rien à voir...vouloir les comparer pour apporter de l’eau à votre moulin souffre d’un énorme biais et est hors de propos.

              Vous voulez investir dans un laboratoire d’analyses en France, très bien, faites le mais n’oubliez pas également d’endosser la responsabilité qui incombe à tout rendu d’analyses médicales.

              Et n’oubliez pas qu’en France on est loin de ne rendre que les résultats automatisables...et si du coup, vous vous sentez moins surs de vous, faites médecine ou pharmacie (et l’internat on ne sait jamais).

              Il y a eu des abus ?
              Certainement, mais encore une fois : il y a d’autres solutions à explorer.

              Et pour finir, derrière votre fameuse rentabilité de 20%, il y a des compétences et un TRAVAIL, vous savez un travail, pas un investissement...un TRAVAIL, il faut se lever le matin sinon les 20%, ils ne tombent pas du ciel...(et moi qui suis de la jeune génération, les 20% de rentabilité, on est TRES loin de les atteindre).

        5 autres commentaires
    • Henri S
      Henri S répond à peuimportant
      Biologiste
      • Posté à 11h57 le 20/01/2009
      • Internaute 66582
        Biologiste

      Monsieur, la moyenne du revenu que les biologistes libéraux tirent du seul exercice de leur profession est autour de 130 keuros, rémunérations du travail et du capital comprises, selon les caisses de retraites des pharmaciens et médecins biologistes qui sont les seules, par nature, à receuillir systématiquement et en totalité ces données
      Je laisse juge le lecteur sur l’éventuel excès de ce montant eu égard à un diplôme scientifique Bac+10, à des responsabilités professionelles qui dépassent le simple acte de signature d’un compte rendu d’analyse (organisation quotidienne du travail, management de la qualité, disponibilité pour les interpretations, les urgences), à une vraie prise de risque financière, sociale et un temps de travail qui, sauf exceptions qui existent dans tous les secteurs, dépasse choniquement 35h et même 39 par semaine pendant les deux tiers d’une carrière.

      En réalité votre propos revient à tomber le masque des investisseurs-santé : tenter les politiques avec un dumping sur les prix que vous ferez sur le dos des soignants (aujourd’hui biologistes, demain radiologues, médecins).

      Lorsque plus personne ne voudra faire 10 ans d’etudes pour 6000 euros par mois, les français ne seront plus soignés.

      L’exercice personnel d’une profession libérale (au sens indépendante) avec détention majoritaire de l’outil, est l’avenir d’une globalisation à taille humaine à laquelle les européens aspirent.

      C’est un enjeu de démocratie, dans lequel vos gesticulations d’investisseur déçu ne pèsent pas lourd. Les électeurs devraient vous le montrer en mars prochain.

      Jacqueline Rousseaux, Union nationale des professions libérales et intellectuelles de Belgique disait :

      « - Au fond, quel est le point commun de ces professions dites libérales ? Ce sont les gardiens des libertés fondamentales. Tous ces métiers se caractérisent par des relations humaines dans un cadre de confiance. Il y a une éducation au respect du secret professionnel, à ne pas divulguer les confidences des clients. Ce respect de la bulle personnelle à laquelle chacun a droit est essentiel dans un monde complexe et déshumanisé par les nouvelles technologies. Si nous n’attirons pas, nous, l’attention sur les dangers de l’automatisation et de l’informatisation, qui le fera ?
      François Mitterrand a dit : “Les pays où il n’y a pas de professions libérales ne sont pas démocratiques” »

    • relisath
      relisath répond à peuimportant
      Interne
      • Posté à 20h38 le 21/01/2009
      • Internaute 66533
        Interne

      peuimportant dit « travailleur » : j’aime ce paradoxe ! ! ! ! Vous vous réclamez des « travailleurs » mais « analyser l’opportunité d’investir dans notre secteur ». Vous nous gratifiez même d’une sublime découverte : « le seul véritable levier de création de valeur serait d’économiser sur le salaire du biologiste » qui est le vrai travailleur ici. Celui qui a fait 10 ans d’étude, passé plusieurs dizaines d’examens et réussi 2 concours. Personnellement, j’ai 28 ans, je loue un 30m2 et j’ai un salaire depuis 3 ans d’en moyenne 1800 euros. Je n’ai quasiment aucune capacité d’emprunt. Alors je ne vais surement pas être géné d’espérer un salaire avoisinant les 5000 euros par mois (d’ailleurs c’est plutot 4000 pour les petits jeunes qui arrivent) pour que cette substantielle économie soit reversée à des investisseurs alléchés par une nouvelle niche de placement. Et surtout pour que par là même, des financiers de plus haut vol fasse petit à petit dériver la santé française vers un système assurantiel.

  • DUF
    DUF
    Ce qui vient au monde pour ne (...)
    • Posté à 11h19 le 20/01/2009
    • Internaute 66575
      Ce qui vient au monde pour ne (...)

    Suez santé ? Véolia santé ? Pourquoi pas ? Mais je pense que ce sera plutôt Groupama santé, ou Axa santé, ou quelque chose comme ça. Tout ces criquets que sont les financiers, qui dévastent tout sur leur passage pour aller bousiller un autre secteur quand ils viennent d’en massacrer un (matières premières alimentaires et métallurgiques, pétrole, immobilier puis santé, puis...) sont intéressés par la santé, mais les assureurs le sont encore plus.
    En effet, non contents de remplir leurs fouilles et celles de leurs actionnaires jamais rassasiés en supprimant toutes les petites structures pour créer de véritables « usines » médicales, en détruisant probablement au moins la moitié des 45 000 emplois relatifs à la biologie médicale (je suis d’ailleurs surpris de l’absence totale de mobilisation des techniciens et secrétaires qui seront en 1ère ligne...), en créant des déserts médicaux dans les départements trop ruraux et donc pas assez rentables, les assureurs pourront enfin et en plus réaliser leur rêve : la « gestion du risque » ( Lien ) en AYANT ACCES AUX DONNEES MEDICALES DE TOUT UN CHACUN ! ! ! Ils pourront ainsi « personnaliser » les tarifs des mutuelles santé de ceux qu’ils voudront bien assurer.
    Ce projet est une catastrophe pour TOUT LE MONDE sauf pour les faiseurs de fric qui savent entretenir de si bonnes relations avec l’anomalie élyséenne actuelle. La sécu y perdra beaucoup, car on peut facilement imaginer ce qu’elle pèsera lors de négociations avec de telles mastodontes financiers, qui pourront décider quand ça leur chante de supprimer telle ou telle analyse jugée non rentable sauf augmentation de sa cotation ou possibilité d’en augmenter suffisamment le volume. Les patients verront leur accès au soins largement restreint selon qu’ils sont « trop » malades et/ou pas assez riches. Quand aux professions de santé et à tout les emplois directs et indirects concernés, n’en parlons même pas...

    Seulement voilà : ça doit passer en catimini car notre petit président ne goûte guère la contradiction et le débat et qu’il entend procéder par ordonnance ; et ce avec la complicité de l’immense majorité des médias qui occultent totalement le sujet (au fait, qui détient les plus grands groupes de presse, chez nous ? ...).
    La solution, LA SEULE SOLUTION est là : faire sortir l’info, que les français sachent ce qui se prépare ! Car, à ce moment là, sarko et ses copains sauront nous montrer, une fois de plus, ce qu’ils ont dans le ventre. Ils reculeront.

    ALORS QUE LES MEDIAS FASSENT LEUR TRAVAIL ! ! ! A nous de les y pousser en foutant en foin pas possible, chacun à son niveau !

  • du_rhum_des_femmes
    du_rhum_des_femmes
    (pascontent)
    • Posté à 11h42 le 20/01/2009
    • Internaute 54926
      (pascontent)

    Que ce soit le Docteur Dupont qui me prenne pour un client ou Dupont Santé Corporation, ça va me changer quoi ?
    Après tout, nombre de médecins prennent leur profession pour un business (refus de CMU, honoraires prohibitifs, etc...).

    Je suis ok pour défendre un système de santé solidaire, un accès à des soins de qualité pour tous, etc... Mais un peu moins pour défendre une corporation qui prend à cœur les intérêts des patients quand ça les arrange.

    • Henri S
      Henri S répond à du_rhum_des_femmes
      Biologiste
      • Posté à 12h25 le 20/01/2009
      • Internaute 66582
        Biologiste

      Ne confondez pas tout : le problème des refus de CMU est une honte mais s’explique en partie par les cicatrices laissées par des années pas si lointaines, ou les praticiens étaient payés par la CMU avec 6 mois de retard, quand ils étaient payés...
      De même, les dépassements d’honoraires, parfois scandaleux, reflètent souvent des ajustements mesurés de praticiens dont les honoraires n’évoluent pas suffisement, à charge de travail limitée par un cerveau, deux mains et une journée.

      En l’occurence, les biologistes, dont parle ce texte, n’ont jamais refusé une CMU car ils pratiquent depuis longtemps le tiers payant. De même, depuis que le dosage du « bon » cholestérol est remboursé, les dépassements des biologistes sont de l’ordre de 0.01 % (sources CNAM). Vous êtes donc hors sujet.

      Le système de santé ne sera plus solidaire lorsqu’il devra rémunérer à grande échelle autant d’actionnaires que de praticiens. L’incompatibilité de nature fera exploser le système et les mêmes actionnaires pourront alors se porter candidats à une structure alternative de financement qui ne sera plus solidaire mais assurantielle. Ils tiendont ainsi votre santé par les deux bouts, je vous conseille, si vous voulez être soigné, de laisser tomber le baril de rhum....

  • Eliott
    • Posté à 12h51 le 20/01/2009
    • Internaute 24550

    Il est intéressant de voir les laboratoires de biologie privés se battre sur ce terrain, car ils sont les premiers à critiquer le fonctionnement des laboratoires publics, et pourtant en terme de qualité il n’y a pas photo entre les analyses qui peuvent être rendus par un LABM (Laboratoire privé) et un établissement public.

    Certes systématiquement ils nous parlent de rentabilité supérieure au public, sauf qu’ils oublient de dire que l’ensemble des analyses qu’ils font sont souvent sujettes à interprétation et que pour une histoire de rentabilité, lorsque qu’un laboratoire public va refaire plusieurs fois l’analyse, le laboratoire privé limitera le nombre de « repassages » voire n’émettra aucune réserve sur le résultat.

    Il est d’autant plus marrant que les patrons de ces LABM pour les grosses structures sont avant tout des gestionnaires que des biologistes.

    Avons nous entendu les laboratoires s’élever contre la mise en place de forfait (jusqu’à 4 euros retenu sur une prescription) ? Non. Pire si on discute avec ces biologistes ils considèrent que c’est normal, et pour compenser certaines pertes n’hésitent pas de faire du HN (hors nomenclature), ou en demandant quelques euros pour la gestion administrative du dossier (lorsqu’il n’y a rien à demander).

    Avons nous entendu les laboratoires privés s’élever contre les réformes du système de santé public français ? Non car ils y voient une opportunité de récupérer du chiffre d’affaire.

    Ils font parti d’une catégorie qui a voté à 80% Sarkozy.
    Ce gouvernement n’a jamais caché son intention concernant ce sujet. Aujourd’hui parce-que je suis biologiste je ne voudrais pas de cette réforme ?

    La santé a bon dos. A mon avis la seule motivation est qu’ils considèrent qu’ils font parti d’une caste supérieure et qu’ils ont peur de devenir comme tout le monde c’est-à-dire des personnes qui ne vont plus maitriser leur avenir et qui vont devoir répondre de leur travail. Vous étiez où jeudi après-midi ? Au golf ? Vous n’avez pas atteint vos objectifs ? Viré ! .

    Je suis pour une réforme du système de santé, que tous ses acteurs deviennent des salariés payés par le public. Et si on n’est pas d’accord qu’on ne vienne pas se plaindre d’être dirigé par des financiers. Bref j’ai l’impression que les LABM veulent le beurre et l’argent du beurre.

    *Je n’ai rien dit, car je n’étais pas concerné*
    Martin Niemöller (1892-1984), pasteur et théologien protestant,
    est une des grandes figures de la résistance allemande
    au nazisme, ce qui lui a valu d’être interné à
    Dachau de 1938 à 1945. Il a écrit ce texte, qui exprime
    mieux que tout autre la nécessité absolue de la solidarité.
    A méditer...

    Ils sont venus chercher les communistes
    et je n’ai rien dit, car je n’étais pas communiste.
    Ils ont interné les sociaux-démocrates
    et je n’ai rien dit, car je n’étais pas social-démocrate.
    Ils sont venus chercher les syndicalistes
    et je n’ai rien dit, car je n’étais pas syndicaliste.
    Ils sont venus chercher les juifs
    et je n’ai rien dit, car je n’étais pas juif.
    Et lorsque mon tour est venu,
    il n’y avait plus personne capable de protester.

    • Henri S
      Henri S répond à Eliott
      Biologiste
      • Posté à 13h07 le 20/01/2009
      • Internaute 66582
        Biologiste

      Cher confrère,

      La plupart des LABM privés négocient avec leurs fournisseurs des coûts rendus-patient qui incluent un nombre de repasses de résultats discordants très confortable au regard des procédures accréditives en la matière. Votre vision de notre métier date.

      Celle que j’ai du métier de biologiste public, acquise à mes débuts, ne semble pas dater, elle, en vous lisant.

      C’est la vision (le vécu), d’un ensemble de personnes très préoccupés par la qualité du café, la progression de carrière,t les dotations budgétaires pour avoir de belles machines pour jouer, même si elles sont sous employées, et surtout, du personnel suffisant pour lire le quotidien du médecin tranquille et ne jamais être emm......... par la cuisine (pardon, le labo). Tout cela laisse le temps de la jalousie pour les confrères qui gèrent correctement leur parc technique (évidemment, c’est eux qui le paie), et produisent à qualité égale avec trois fois moins de personnel.

      La biologie privée, c’est 1.3 % de la médecine de ville.
      La biologie hospitalière, c’est 4 % des dépenses hospitalières
      cherchez l’erreur, qui se moque des assurés sociaux ?

      A l’heure où tous les labos, publics et privés, devront être accrédités, on règlera les comptes.......

      Quand aux financiers, je vous retourne la problématique de Niemoller en imaginant votre tête quand ils s’attaqueront à l’hôpital, ce qui ne saurait tarder....

      • Eliott
        Eliott répond à Henri S
        • Posté à 20h32 le 20/01/2009
        • Internaute 24550

        Le but était de montrer que le schisme entre laboratoire public et privé, le tout au détriment de la santé public.

        Les laboratoires publics sont loin de la biologie de papa qu’on trouve encore trop souvent dans le privé.

        Certes dans le public il y a le café lorsque dans le privé il y a le golf.

        « La biologie privée, c’est 1.3 % de la médecine de ville.
        La biologie hospitalière, c’est 4 % des dépenses hospitalières »

        On compare deux choses différentes, au même titre que vous n’ignorez pas que les demandes de biologie dans le privé/public ne sont pas les mêmes. Le privé a un rôle primordial dans la prévention, lorsque le public lui se positionne avant tout dans les pathologies, urgence...

        Nous pouvons également parler dans le cadre de CQ des laboratoires privés qui font lire leurs lames par d’autres laboratoires...

        J’ai suivi avec attention les différents débats, mais je trouve gros de se servir du message de santé public lorsque la préoccupation (primordiale ?) d’un biologiste est la rentabilité de son laboratoire.

        Il ne faut pas se tromper de cible, si les LABM intéressent les financiers c’est qu’il s’agit d’un des secteurs où il y a de l’argent à se faire. Maintenant, si les certains ne vendaient pas 150% (ou plus) de leur CA leur laboratoire à des financiers la question ne se poserait pas.

        J’ai l’impression d’entendre le discours qui existait entre deux concurrents (les deux grands labos de seconde intention), lorsque l’un disait attention ce sont des financiers, nous nous sommes des biologistes... combien de biologistes ont pris des parts chez le second ? Conclusion le second appartient également à des financiers.

         
        • DUF
          DUF répond à Eliott
          Ce qui vient au monde pour ne (...)
          • Posté à 08h21 le 21/01/2009
          • Internaute 66575
            Ce qui vient au monde pour ne (...)

          Dites moi, tout les 2 : vous ne croyez pas que l’heure est à autre chose de plus important que cette pitoyable guéguerre public/privé ? Qu’il y a plus important que de se chamailler à coup de pathétiques réflexions caricaturales « golf vs café », « gentil sauveur de vie vs gros salaud qui ne pense qu’au fric » ? Non ?
          Ce ne serait pas plutôt l’heure d’informer et d’alarmer ? Bref ! D’offrir un spectacle un peu moins navrant et d’agir de façon autrement efficace ! ! ! En commençant par parler de ce problème dans sa vraie dimension : UN PROBLEME DE SOCIETE ! ! ! Et pas un problème de biologistes dont, il faudrait que vous le compreniez, tout le monde se fout ! ! !

          • Eliott
            Eliott répond à DUF
            • Posté à 15h55 le 21/01/2009
            • Internaute 24550

            Bien entendu, mais dans ce cas afin d’être audible et crédible, il serait peut être intéressant de revoir le problème dans sa globalité.

            Aujourd’hui, le discours tenu ressemble plus à une perte de privilège qu’à une véritable défense du système de santé.

            Il s’agit que d’un avis, mais ce problème de santé, et sa défense ne dépend pas uniquement des biologistes, mais de l’ensemble des professions concernées. A quand une prise commune de position, avec les syndicats de la profession et les syndicats salariés ? .

            Pensez vous que si vous aviez le Medef qui faisait une pétition, cette pétition aurait une crédibilité et une légitimité auprès de la population ?

            Aujourd’hui vu de l’extérieur, on a l’impression que le lobbying n’est pas suffisant auprès du gouvernement, et qu’on a besoin du petit peuple pour faire pression.

            D’un point de vu économique, les financiers ne se trompent pas. La biologie privée (mais pas uniquement) est très rentable en l’état et pourtant il reste tout à faire (restructuration, concentration...). Ils peuvent bien acheter les laboratoires à 150% de leur CA, sachant qu’en restructurant les laboratoires, ils retomberont sur leurs pieds très rapidement.

            Oui, il y a un risque d’ascendance du financier sur le médical. Mais il ne faut pas être dupe, aujourd’hui c’est déjà le cas aussi bien dans le public et le privé. A moins d’être naïf nous savons tous aujourd’hui que lors d’un acte médical, il doit être justifié économiquement et que les personnes sont notées sur de tels objectifs (malheureusement).

            La multiplicité des petites structures, et la faible syndicalisation (salariés ) qui en découle, fait que vous semblez dans l’incapacité de défendre votre cause sans le lobbying. Malheureusement le lobbying financier le remportera, et sans une prise de position commune de l’ensemble des acteurs du domaine, le grand public ne sera pas décisif.

            Je trouve qu’à un certain niveau l’histoire des laboratoires de biologie ressemble à la restructuration de la (grande) distribution.

            Il est évident que ceux qui vendent leur laboratoire à ces financiers, et qu’ils se croient encore indépendants sont probablement naïfs, et qu’ils contribuent à la faillite du système de santé français, mais si il y a des personnes à convaincre ce sont ses confrères. Pourquoi préfèrent-ils vendre à des financiers ?

            • DUF
              DUF répond à Eliott
              Ce qui vient au monde pour ne (...)
              • Posté à 08h07 le 22/01/2009
              • Internaute 66575
                Ce qui vient au monde pour ne (...)

              Farpaitement !
              Sans rire, entièrement d’accord.

              Les vrais problèmes sont ici la PERTE DE PROXIMITE, la PERTE DU SECRET MEDICAL et, pire, l’utilisation des données médicales pour « gérer le risque », la DEPERSONNALISATION des patients qui, dans d’énormes structures, ne seront vraiment plus que des tubes, alors que connaître ses patients est capital (les discussions, même courtes, lors de la prise de sang ou du rendu des résultats, permettent souvent de recueillir de très précieux renseignements aux bénéfice, in fine, du patient), la perte, abyssale, de la qualité au profit de la rentabilité pour remplir les poches de gens dont les seules « compétences » sont de savoir flairer les bons coups, d’avoir depuis bien longtemps compris qu’il est moins fatiguant, moins lourd en formation, études et responsabilités, d’investir sans la moindre compétence ici ou là plutôt que de travailler ...et de ne pas « avoir de figure ».

              Notre lobbying n’est pas insuffisant, il est inexistant ; ce n’est pas que nous ayons besoin de tout les français pour faire pression, c’est tout simplement que C’EST LE PROBLEME DE TOUT LES FRANCAIS ! ! ! Et un problème de taille ! Sauf, bien entendu, pour ces s........s de financiers incompétents en tout domaine n’ayant pas la moindre idée de ce qu’est le travail...

        3 autres commentaires
  • Bacterius
    Bacterius
    Biologiste
    • Posté à 13h20 le 20/01/2009
    • Internaute 66589
      Biologiste

    Non à un modéle de Santé à l’américaine, où trop de gens ne peuvent plus se soigner, car la carte bleue y a remplacé la carte vitale (qui n’existe pas aux USA) et les assurances santé, qui sont pilotées par les financiers, sont hors de prix pour une grande partie de la population.
    Conjuguer Santé et finance en France ne peut que conduire notre système de santé à la faillite sanitaire, morale et économique...les mêmes causes ayant les mêmes effets....
    Sarkozy est en dessous de tout, et complètement à contre temps sur ce dossier santé....le modèle américain est périmé.

  • YoshiL7
    • Posté à 14h59 le 20/01/2009
    • Internaute 29840

    Le gouvernement nous assomme en ce moment de son refrain favori « moraliser le capitalisme » et que fait ce meme gouvernement... il va encore plus lui en donner pour que ce capitalisme pompe jusqu’au bout ce que ces domaines pourront lui donner avant de s’éclipser pour d’autres domaines quand il n’y aura plus rien à en tirer et plus assez rentable... le capitalisme redonnera alors tout cela à l’état qui se démerdera... et le peuple payera...

  • LJ
    LJ
    Vache a lait
    • Posté à 15h38 le 20/01/2009
    • Internaute 51374
      Vache a lait

    Notons tout de meme le role que la certification COFRAC joue la dedans.

    Certification oh combien difficile, qui demande des investisement materiels considerables sans vraiment de retour sur investisement, une charge de travaille affolante et une mise en place hardue, surtout pour les labos qui travaillent avec une miriade d’infirmiers.

    Soyons clair : les heures des petits labo sont comptees

    Les gros groupes comme LabCo ou Unilabs jouent aussi la dessus car ils permettent aux petits labo d’etre integres dans leur reseau et ils s’occupent de l’accreditation (ils ont une batterie de qualiticiens dont c’est le seul travail), en changeant le role des labo en centre de prelevement, mutualisant les couts et, bon, privitisant les benefices d’une certaine maniere.

    Et pour le petit debat de savoir si les biologistes sont des fumistes qui jouent au golf plutot que de bosser, je me demande si nous parlons bien des memes personnes... Qui est chaud pour 10 ans d’etudes et bosser au labo du lundi au vendredi, avec horaires 06H45 - 13 H00, 14h30-20h00, le samedi de 06h45 a 13h00, bosser les week end sur les accrediations et prendre 2-3 semaines de vacances par an parce que les remplacants ne se trouve pas et qu’ils sont un gouffre financier ?

    Voila voila...

  • Jean François DEZIER
    Jean François DEZIER
    Pharmacien Biologiste
    • Posté à 16h22 le 20/01/2009
    • Internaute 66606
      Pharmacien Biologiste

    Il est facile de stigmatiser une profession pour éviter de considérer les vrais enjeux de ses « revendications ». Ainsi en va t-il aujourd’hui des biologistes libéraux directeurs de laboratoires d’analyses de biologie médicale dont l’inquiétude affichée devant les évolutions législatives et réglementaires à venir ne seraient que la manifestation d’un corporatisme visant à conserver un certain « train de vie ».

    Cette inquiétude est cependant bien réelle et porte sur le changement profond (en biologie on dira « mutation » dont on sait que certaines sont mortelles) de la profession de biologiste soignant que la réforme en cours va induire.

    Sous l’effet combiné de l’ouverture du capital de nos laboratoires (avec un risque de vassalisation d’un professionnel à un actionnaire, quand bien même ce dernier serait contraint de le rester pendant un certain temps), une accréditation (qui est une norme commerciale) obligatoire et la concentration voulue des unités de production (i.e. les entités physiques au sein desquelles sont réalisées les analyses), c’est une orientation délibérément marchande qui est prise dans ce secteur de la santé. A un soin éthique, se substituera une prestation de service normée qui sera, n’en doutons pas, très vite mise en concurrence.

    Il n’appartient peut être pas aux professionnels de santé que nous sommes de dire si la société a raison ou tort, au nom de la modernisation, d’abandonner un système de santé où des professionnels libéraux, sous le contrôle de leurs ordres, s’engageaient à pratiquer avec éthique et désintéressement leurs soins sans que les pouvoirs publics doutent de leurs efforts. Mais nous affirmons que cette confiance dans la relation triangulaire Patients-Soignants-Pouvoirs publics est bel et bien menacée par l’irruption d’une certaine marchandisation de la santé.

    Notre mobilisation dépasse alors et de loin la revendication catégorielle. Nous souhaitons alerter la population et les élus de la nation sur l’état de notre réflexion. A elle, à eux de s’emparer de ce champ éminemment politique ...

  • zorisse
    zorisse
    interne en biologie médicale
    • Posté à 17h53 le 20/01/2009
    • Internaute 66625
      interne en biologie médicale

    C’est marrant, un jour votre personnel soignant obéira aux ordres de jeunes cols blanc tout droit sortis de l’école de commerce.
    Lien

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 18h04 le 20/01/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    heu... depuis quand la médecine est un service public ? Les toubibs ne sont pas des fonctionnaires, c’est de notre poche qu’on les paye.
    Ok, notre santé est subventionné par la Sécu qui nous remboursent, mais les toubibs sont des prestataires de services comme les autres (enfin du niveau supérieur).
    Je veux bien croire qu’ils se préoccupent de ma santé, mais je ne peux m’empêcher de me dire qu’ils pensent aussi à leur comptabilité quand ils me demandent de revenir les voir pour ceci ou cela.

    En tout cas, même si ce n’est pas l’idéal, c’est sur que ce n’est pas une raison pour tout foutre en l’air. Là il ne s’agit pas d’essayer un nouveau truc, mais reproduire la catastrophe qu’est le système de santé américain, surtout qu’aujourd’hui tout le monde s’en plaint là-bas.

    Surtout qu’entendre parler de spéculateurs fait vraiment flipper, c’est encore pire que la notion d’investisseurs.
    Après tout, les toubibs ont déjà des investisseurs : toutes ces entreprises pharmaceutiques qui leur offrent des vacances (pardon, des séminaires de formation) pour qu’ils vendent un médicament plutôt qu’un autre.
    Tant que ce n’est que ça, ça peut aller, du moment que les médocs marchent et ne soient pas trop dangereux. Peu importe que cela améliore les stocks options de tels ou tels patrons.
    Par contre, si on commence à voir des dividendes, il faudra que le toubib fasse dans la productivité et la rentabilité, et donc sacrifie la qualité.

    En plus c’est une grosse arnaque que d’ouvrir aux investisseurs étrangers. Pour l’instant, je file un quart de mon salaire à un pauvre qui le file à un toubib qui me le rend indirectement en allant faire ses courses. Mais là ça va finir dans la poches d’un PDG à Tokyo et d’un vieux à Miami, et je ne verrais jamais mon retour sur investissement.

    • Totsaki
      Totsaki répond à Keldan
      • Posté à 19h22 le 20/01/2009
      • Internaute 7203

      La biologie médicale emploie 70.000 personnes en France.

      Les structures vont du « Mega Labo », employant 40/50 personnes, ou le biologiste s’assure un salaire pouvant avoisinner, dépasser les 15k /mois au « Petit Labo » de proximité, qui emploie deux personnes (vous savez celui qui se trouve a moins de 15 kms de chez vous), ou le biologiste, s’il est seul, assure ses 60h de travail hebdomadaires.

      L’ouverture du capital des labos aux investisseurs privés, associé à la baisse des actes de biologie médicale et aux nouvelles normes draconiennes vont avoir pour conséquences directes la fermeture de nombre de petites structures (avec les licenciements qui vont avec) qui assuraient jusqu’a present un maillage territorial plus que satisfaisant.

      Ajouter à cela la mise en place d’une politique commerciale agressive des nouveaux propriétaires (il va falloir compenser la perte par la quantité) qui aménera forcèment une augmentation des dépenses de biologie médicale..

      Encore une fois, sous le prétexte de la sacro-sainte Reforme, ils vont faire n’importe quoi alors que notre profession a deja montré et à de nombreuses reprises sa volonté de jouer le jeu : diminution de 100 millions d’euros des dépenses de biologie médicale, des controles de qualité nationaux uniques pour une profession médicale, des conditions d’exercice de plus en plus réglementées...

      Et comprenez bien que nous sommes les premiers, que radiologues, infirmiers, kinés, pharmaciens vont rapidement nous rejoindre..

      Ps : dernière chose, ils vont acheter nos laboratoires mais la responsabilité de l’acte sera toujours du ressort du biologiste.

  • Utilisateur désinscrit à sa demande le 2 janvier
    • Posté à 21h53 le 21/01/2009
    • Internaute 42903
      nc

    si ils le font , je deviens un terroriste =resistant .
    reveillez vous bordel , on attends quoi ?