Enquete 19/01/2009 à 15h20

Musique (4/4) : à quand la gratuité légale ?



A la grand messe de l’électronique, l’IFA, à Berlin en 2005 (Arnd Wiegmann/Reuters).


A l’occasion du 43e Midem, Rue89 et Les Inrockuptibles s’associent pour une grande enquête en quatre volets sur l’industrie musicale française. Une semaine après la promesse d’iTunes de supprimer ses DRM, nous avons fait le point sur la mort annoncée du CD, le combat des majors pour survivre, les nouveaux acteurs. Aujourd’hui se pose la question de la musique gratuite.

Ecouter de la musique, comme on respire, gratuitement et sans limite. C’est le rêve de tout mélomane, aussi celui de Borey Sok, blogueur et auteur du livre « Musique 2.0 » :

« Je ne comprends pas pourquoi nous devrions payer pour de la musique, alors qu’on ne paye pas pour regarder Julie Lescaut, la pub paye pour nous ».

Sur Internet, deux modèles financés par la publicité existent.

Le « streaming » permet d’écouter de la musique en ligne, gratuitement, sans télécharger. Le site Deezer, fondé par deux Français, Daniel Marhely et Jonathan Benassaya, est le chef de file du modèle. Deux ans après sa création, Deezer est traduit en seize langues et compte quatre millions de membres mais son modèle économique est encore fragile. Le site, qui a signé un accord avec les majors et 3500 indépendants ainsi qu’avec la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem), reverse de l’argent aux artistes, à chaque écoute. « 6 à 8% de nos revenus publicitaires », explique Jonathan Benassaya, cofondateur du site.

Mais, sur le premier semestre 2008, le site n’a rapporté à la Sacem que 70 000 euros de recette, soit quelques centimes par ayant-droit. Les recettes publicitaires sont encore trop faibles, pour satisfaire l’industrie. éJe ne crois pas que Deezer pourra continuer à vivre sans passer par un système d’abonnement », confie Pascal Nègre, PDG d’Universal Music. L’année prochaine, le site va développer le couplage publicitaire audio et affichage. Un spot publicitaire sera accolé au titre. L’année 2009 sera décisive.

Le modèle d’Airtist va encore plus loin. Le site propose lui de télécharger des MP3 gratuitement, après avoir visionné une publicité de quelques secondes, en plein écran. « La possession est une attitude très latine et pas du tout anglo-saxonne. Ces deux types d’offres [Deezer et Airtist] peuvent coexister », assure Laurent Magnin, cofondateur du site. La plateforme compte aujourd’hui 125 000 internautes et 3000 artistes :

« C’est parti du constat qu’il n’y avait aucune offre légale et gratuite, financée par la pub, sur le modèle de la télévision ou de la radio. »

Mais le site ne fonctionne pas à plein régime dans toutes les régions. En Ile-de-France, de nombreux titres ne sont pas disponibles en téléchargement gratuit :

« Nous avons l’offre, mais nous manquons d’annonceurs prêts à investir sur la plateforme. Les gens du marketing sont finalement assez frileux. »

Le site a reversé 54 000 euros aux artistes sur l’année 2008 (0,12 centimes par titre). Mais Laurent Magnin est sûr de son coup :

« “Pour moi, le modèle Airtist est un des modèles du futur. Les annonceurs peuvent cibler les internautes en terme de profil et de géolocalisation.”

Les futures générations ne paieront pas

Borey Sok pense lui aussi que l’avenir est au tout gratuit : “Le téléchargement légal en hausse en ce moment, ce sont les gens qui achetaient des CD qui s’y mettent. Les futures générations ne paieront pas.” Mais Pascal Nègre, lui, s’insurge : “Attention à ne pas faire de jeunisme. Tokyo Hôtel et Sheryfa Luna vendent aussi des centaines de milliers d’albums !” Et d’ajouter :

“Je ne crois pas que la publicité puisse supporter le coût de toute la création : musique, cinéma, édition.”

Ces modèles gratuits trouveront probablement leur équilibre, à côté l’offre légale payante. “Derrière un titre, il y a des ingénieurs du son et des techniciens. En piratant, vous pouvez faire crever la filière”, explique Hervé Rosny, président du syndicat national de l’édition phonographique, le SNEP. Mais à quel prix ? L’urgence pour l’industrie est aujourd’hui de trouver le juste prix de la musique digitale.

Un fichier MP3 coûte certes moins cher qu’un CD, mais il a un prix : “Le prix de la production, de la commercialisation, du stockage. Mettre un titre en avant sur iTunes ou SFR coûte de l’argent”, explique Vincent Demarthe, manager de Rohff, dont les clips sont mis en avant sur le site SFR music. Hervé Rosny confirme :

“A l’avenir, il y aura les magasins, le système du ‘à la carte’, l’écoute en streaming, le modèle sur les forfaits téléphoniques de téléchargement illimité, tout ça c’est très positif. Mais la vraie question est combien vaut la musique. Quand on regarde le prix à l’acte de 0,99 cents, c’est relativement cher. Les forfaits illimités et le streaming génèrent beaucoup de trafic, mais sont peu chers par rapport à la réalité du prix.”

Selon lui, tant que le téléchargement illégal existera, faussant les mécanismes du marché, il sera difficile de trouver le juste prix de la musique en ligne.

En partenariat avec :

Photo : à la grand messe de l’électronique, l’IFA, à Berlin en 2005 (Arnd Wiegmann/Reuters).

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  • EtreProprio.com
    EtreProprio.com
    annonces immobilières
    • Posté à 15h23 le 19/01/2009
    • Internaute 65162
      annonces immobilières

    > à quand la gratuité légale ?
    C’est déjà possible sur jamendo.com !

    • litchee
      litchee répond à EtreProprio.com
      Etudiant réveur d'une société (...)
      • Posté à 17h58 le 19/01/2009
      • Internaute 44953
        Etudiant réveur d'une société (...)

      J’allais le dire !
      Jamendo.com est une alternative a la musique payante et souvent pourrie et commerciale.
      Sur jamendo on trouve de la vrai musique que les artiste ont CRÉÉ par PLAISIR et non par envie de thune ! ! ! Parce qu’il est la le vrai problème : certaine personne passe par la filière « être une “star” » pour gagner plein d’argent et être soi disant heureux.
      Mais la musique ce n’est pas ça et les major et autre universal musique etc... n’y connaissent rien. Ils ne savent pas ce qu’est la vrai musique, ils ne pensent qu’a l’argent qu’un pseudo artiste pourra lui faire gagner. Ce ne sont pas qu’eux qu’il faut interroger. Il faudrait aussi des artistes étant pour le téléchargement gratuit et légal voire même des artiste pour le partage (car piratage n’est pas le bon c’est juste une stigmatisation médiatique au profit des grosse industrie du disque) illégal.
      La musique était un artisanat il y a déja longtemps pourquoi on n’y reviendrait pas a cet artisanat ?
      Faire des concerts sans avoir besoin de donner des putain de sous a la putain de sacem, ni au sa major mais juste pour le PLAISIR de faire un concert pas cher avec un public qui ne vous connais pas forcément mais a qui vous aller faire aimer ce que vous faites !
      La sensation de PLAISIR dans la musique est trop oubliée ! ! ! !

      sur ce ... bon téléchargement

      • Shim
        Shim répond à litchee
        http://www.njaro.org
        • Posté à 19h02 le 19/01/2009
        • Internaute 15321
          http://www.njaro.org

        pas grand chose à dire de plus. Il existe d’autre modèles, encore faudrait-il s’y intéresser.

      • DBL8
        DBL8 répond à litchee
        Retraité
        • Posté à 19h45 le 19/01/2009
        • Internaute 19562
          Retraité

        Sur « Jamendo » ce sont des artistes qui ne trouvent pas d’éditeur et pense par ce moyen ce faire connaitre.
        S’il avaient pus être édités, ils ne seraient pas sur « Jamendo » !

        Cela n’empêche pas que ce site à déjà publier des chanteurs.

      • cassino
        cassino répond à litchee
        Auteur
        • Posté à 20h38 le 19/01/2009
        • Internaute 25023
          Auteur

        Eh Ducon ! T’es encore lycéen mais tu as de très bonnes idées ! Quand tu rentreras sur le marché du travail, dis que tu veux travailler pour le plaisir et ne pas être payé, c’est sûr tu trouveras du boulôt !

         
        • litchee
          litchee répond à cassino
          Etudiant réveur d'une société (...)
          • Posté à 18h11 le 20/01/2009
          • Internaute 44953
            Etudiant réveur d'une société (...)

          Excuse moi mec mais perso je ne considère pas la musique comme un boulot qui devrait rapporter des milles et des cents et faire passer des gens à la télé sous prétexte qu’ils vont être « l’idole des jeunes » (en CDD qui plus est) d’après des multinationales qui font ça pour gagner encore plus.

          Et puis tu aurais bien fait d’y aller au lycée, car apparemment comprendre ce que disent les autre c’est pas ton fort. Je n’ai jamais dit que les artistes ne devaient pas être payés mais qu’ils devaient jouer par plaisir avant de demander des thunes.
          Pour moi être artiste ce n’est pas un métier mais plutôt un loisir (voire une passion) qui peut permettre de vivre si les autres aiment ce que tu fais (et ça englobe la musique mais aussi tous les autre arts !). Ça n’appartient donc pas au marché du travail.
          De plus je connais plusieurs artiste qui ont un travail en dehors de la musique ce qui leur permet de faire des concert et des albums pour une somme modique.

          Sur ce viens me revoir quand tu sera passé dans un lycée on pourra peut-être discuter un peu plus intelligemment...

        1 autres commentaires
    • Captain Gregg
      Captain Gregg répond à EtreProprio.com
      Fantôme
      • Posté à 08h02 le 20/01/2009
      • Internaute 63882
        Fantôme

      Imeem, Reverbnation, Onvibes pour découvrir et télécharger des musiciens, groupes, DJ et ovnis sonores non-signés, et cette perle pour les amateurs de soul et de ses dérivés :
      Lien

      Airtist : j’ai testé. Pas grand chose de gratuit, en fait. C’est une accroche, pas une approche.

  • sup. à la demande du riverain 24.09.09
    • Posté à 15h45 le 19/01/2009
    • Internaute 30981

    Quelqu’un a t-il pensé à taxer les fournisseurs d’accès à internet ?
    Je paye 30€ / mois, où vont ces 30 € ?
    0,12 centimes par titre ça doit être faisable...

    • pima
      pima répond à sup. à la demande du riverain 24.09.09
      assis sur ses fesses
      • Posté à 19h06 le 19/01/2009
      • Internaute 39367
        assis sur ses fesses

      les 30 euros paient les gens qui t’assurent le service, l’entretien du réseau et les bénefs.
      comme toi ton salaire.

    • TOUFIOU
      TOUFIOU répond à sup. à la demande du riverain 24.09.09
      LIBERTE EGUALITE FRATERNITE
      • Posté à 21h07 le 19/01/2009
      • Internaute 61807
        LIBERTE EGUALITE FRATERNITE

      Le salaire c’est pas comme les bénéfs ou les dividendes, les dividendes c’est plus une prime, un extra, les actionnaires sont aussi des salariés dans un ou plusieurs conseils d’administration et plustot bien payé.

      On a pas besoin de payer les bénefs

      • pima
        pima répond à TOUFIOU
        assis sur ses fesses
        • Posté à 23h33 le 19/01/2009
        • Internaute 39367
          assis sur ses fesses

        alors.
        dans ton salaire, il y a ce qui te permet de vivre, et le reste.
        pour une entreprise, le reste ça s’appelle les bénéfices. pour toi, je sais pas. tu mets pas d’argent de côté de temps à autres ?

      • pima
        pima répond à TOUFIOU
        assis sur ses fesses
        • Posté à 23h33 le 19/01/2009
        • Internaute 39367
          assis sur ses fesses

        alors.
        dans ton salaire, il y a ce qui te permet de vivre, et le reste.
        pour une entreprise, le reste ça s’appelle les bénéfices. pour toi, je sais pas. tu mets pas d’argent de côté de temps à autres ?

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 12h28 le 20/01/2009
    • Internaute 45067
      Littéral

    Au fur et à mesure que des audiogrammes numérisés dont les droits seront dans le domaine public, on pourra les échanger gratuitement.

    Pour les œuvres sous régime du droit d’auteur et de diffusion, quelques modèles permettent de télécharger gratuitement et en toute légalité des fichiers audios/vidéos.
    Est-ce que l’échange est permis ?

    D’autres publient des sons en copyleft sous licence Creative Commons avec autorisation de diffusion.

    Si on renonce à traquer tout internaute pour l’empêcher de mutualiser son audiothèque.., il faudra bien trouver un mode de financement pour compenser les effets de la duplication et de l’échange des fichiers.

    L’inénarrable commission qui gère en toute indépendance les droit voisins afin de compenser le manque à gagner dû à la copie privée exception légale au droit d’auteur, avait contre la loi, commencé à compenser les pertes financières qu’on impute au piratage.

  • Denis Grognard
    Denis Grognard
    Prolétaire du flux
    • Posté à 16h03 le 19/01/2009
    • Internaute 56547
      Prolétaire du flux

    Marrant d’entendre Pascal Nègre parler de création, de Sheryfa Luna et de Tokyo Hotel dans la même phrase...

    C’est sûr qu’à force de produire de la musique jetable, on incite guère le public à payer pour consommer.

    • saintgui
      • Posté à 17h20 le 19/01/2009
      • Internaute 16732

      Musique jetable... C’est facile, le problème est que les gens ne veulent plus payer pour la musique enregistrée, la jetable ou la non-jetable. D’ailleurs la différence est difficile à faire de façon objective (si ce n’est celle qui te plait, ou celle qui ne te plait pas).

      Ce comme si on disait « à cause des industriels de l’agro-alimentaire, genre Fleury-Nichon, on a plus envie d’aller dans un grand restaurant... ».

      • Denis Grognard
        Denis Grognard répond à saintgui
        Prolétaire du flux
        • Posté à 18h42 le 19/01/2009
        • Internaute 56547
          Prolétaire du flux

        Non rien à voir avec Fleury-Michon, désolé.

        Il y a encore beaucoup de gens qui achètent des cds et/ou vinyles parce qu’ils sont passionnés et ces gens ne se retrouvent tout simplement pas dans l’offre proposée par EMI, Universal et consorts.

        De même, les ventes de musique classique ne faiblissent pas à ma connaissance, il y a donc une vraie de question d’offre musicale et de rapport à la musique proposée par les majors (matraquage publicitaire/radio, déclinaison en toutes sortes de supports misérables, formatage...) qui ne valorise pas la musique en soit.

         
        • saintgui
          • Posté à 23h39 le 19/01/2009
          • Internaute 16732

          Désolé, les ventes de musiques classiques baissent aussi... (s’effondrent).

          Comme toujours dans ce débat, vous ne parlez que des majors, comme si vous aviez des comptes à régler. Du coup, vous n’avez même pas vu que les producteurs « indépendants » disparaissent 2 fois plus vite. Sans parler des moyens de productions (les professionnels, les studios historiques, les éditeurs, etc.).

          Les artisans sont bien plus misérables que les industriels dans ces questions, mais tout le monde subit le même problème : on veut écouter de la musique enregistrée sans payer.

          Ce ne sont pas les ventes d’un millier de disques aux passionnées qui payeront le loyer d’une équipe d’artisans et, pour l’instant, ni les téléchargements légaux, ni la licence globale, ni la pub.

          Quant à Fleury-Nichon, lui aussi matraque sa pub à la télé et ne valorise pas vraiment la qualité. Je ne vois vraiment pas la différence, désolé (toujours)...

          • siko
            siko répond à saintgui
            capitaliste révolutionnaire
            • Posté à 02h40 le 20/01/2009
            • Internaute 38962
              capitaliste révolutionnaire

            Avec tout le pognon que se font les majors, je suis sûr que les petits pourraient vivre de façon très digne, le gâteau n’est pas partagé de façon équitable, et ce parce que les majors bouffent tout. On verra quand elles se seront effondré si ça ne fonctionne pas mieux pour les petits.

            • Captain Gregg
              Captain Gregg répond à siko
              Fantôme
              • Posté à 07h06 le 20/01/2009
              • Internaute 63882
                Fantôme

              Ouais, bon, et le public dans tout ça ? Je l’ai dit ailleurs et je le répète, s’il n’y avait pas des dégénérés, des insanes, des gagas, des gogols pour acheter, je dis bien acheter, la daube produite par les majors ? Parce que leur bénef, c’est pas en grattant des Rapido qu’ils se le fabriquent, ces oiseaux-là ?

              Un exemple vécu.

              Quelqu’un qui dit aimer le rock achète du Jauni mais ignore tout de Little Bob, et mieux que ça, ne veut RIEN savoir de Little Bob parce que Little Bob n’est pas Jauni, vu que Little Bob ne passe jamais à la télé et qu’à cause de ça, Little Bob ne peut pas représenter le code social, le symbole d’appartenance qu’est Jauni. On le voit pas à la télé = il n’existe pas, c’est pas valorisant d’écouter du Little Bob, on se fait pas des potes d’apéro au Bar des Sports de Sucy-la-Tringlette.

              Tout ça pour dire, selon mon humble avis, que la daube fourguée par les majors va au-delà de ses composantes, qu’il y a une culture derrière, une forme de lien social disons populaire, dans l’acception la plus vile du terme. C’est pas un hasard si on vous matraque avec cette daube dès que vous fichez les pieds dans n’importe quelle grande surface. C’est pas un hasard non plus si c’est cette daube qui vous déchire les tympans dès que vous vous pointez dans une fête dite populaire.

          • Denis Grognard
            Denis Grognard répond à saintgui
            Prolétaire du flux
            • Posté à 13h04 le 20/01/2009
            • Internaute 56547
              Prolétaire du flux

            Au sujet des indépendants, est-ce que c’est le téléchargement qui provoque leurs difficultés ou ne s’agirait-il pas plutôt de la concentration effarante des :
            - diffusions radios
            - diffusions télé
            - pages dans les magazines généralistes et/ou musicaux
            - publicités dans les espaces publics etc etc
            - programmation dans les salles/festivals subventionnés

            Honnêtement, j’ai l’impression qu’il y a 15 ans les médias étaient autrement plus pluralistes en terme d’offre musicale même si c’était loin d’être le Pérou (rien que voir la grille des programmes de M6, c’est assez éloquent).

            Attribuer au seul téléchargement les problèmes rencontrés par l’industrie du disque actuel (indé ou major), c’est éviter de réfléchir sur pas mal d’aspects, notamment la relation des gens à la musique.

        4 autres commentaires
    • TOUFIOU
      TOUFIOU répond à Denis Grognard
      LIBERTE EGUALITE FRATERNITE
      • Posté à 21h10 le 19/01/2009
      • Internaute 61807
        LIBERTE EGUALITE FRATERNITE

      je pense que la musique jetable c’est un peu le tube que l’on écoute pendant un mois et aprés il reste aux oubliettes

      • Luk
        Luk répond à TOUFIOU
        • Posté à 21h40 le 19/01/2009
        • Internaute 13394

        Qui est précisément ce que produisent les grosses maisons de disque. Cette industrie devrait disparaitre sans qu’on s’en soucie, comme les entreprises automobiles incapable de produire des voitures polluant peu et les banques incapables de financer le développement sans se foutre dedans.

      • Captain Gregg
        Captain Gregg répond à TOUFIOU
        Fantôme
        • Posté à 07h14 le 20/01/2009
        • Internaute 63882
          Fantôme

        Avec l’aide des media payés à faire la promo du truc. Pour ce qui est des oubliettes, oui et non. On nous recycle régulièrement la musique jetable d’il y a trente ans sous forme de reprise, de reprise de reprise, dans des compils réactualisées, dans des films pseudo-parodiques... Le « tube » c’est ce que naguère les gens du show-biz qualifiaient de « gros coup », et c’est un peu une loterie qui tient à des paramètres totalement imprévisibles. Exemple Patrick Hernandez et son « Born to be alive », qui à l’époque de sa sortie ne se distinguait pas spécialement de la floppée de tubes analogues. Sauf que... Sauf qu’une gamine qui serait connue plus tard sous le nom de Madonna faisait partie des girls qui se déhanchaient derrière le guignol, qui grâce à ça, continue à palper de la thune pour son hit devenu « inoubliable, ultime », et tout ce que tu veux.

  • tetsuhitoa
    tetsuhitoa
    dessinateur/projeteur
    • Posté à 16h27 le 19/01/2009
    • Internaute 65276
      dessinateur/projeteur

    quand on sait les some exorbitante qui on été demander a deezer par monsieur Negre et ses amis, pas étonnat qu’ils aient du mal a remonté la pente.
    Le prire c’est que les internautes sont pres a payer pour ce qu’il télécharge.
    Avec la license globale, mais on dit qu’on peut pas répartir car on ne sait pas se que les gens télécharge, mais par contre avec l’hadopi on est capable de savoir ce que les gens pirates, chercher l’erreur.
    Comme le chiffre de 40milliard de chanson télécharger illegallement, ça me fait doucement rigoler.
    La seul bonne innitative que j’ai vue des mejors, c’est la possibilité par certains concert d’acheter une clé USB avec le live que l’on vennait de voir, sympa comme souvenir.

  • Jhal
    • Posté à 16h35 le 19/01/2009
    • Internaute 29860

    Une des hyprocrisie du financement des offres legales est dans la rémunération des artistes.

    Sur le modèle du disque physique (CD), il faut compter le cout de l’éditorial, d’enregistrement de fabrication, de stockage, de transport, de diffusion, du commercant, en plus du cout artistique (grosso modo 8 à 10%), or sur 1 euro la chanson, le reversement des droits est calqué sur le même ratio alors que plus rien ne le justifie.
    La part belle au diffuseur qui recupere l’ensemble de tout l’equivalent des cout annexes, hors enregistrement/logistique/bande passante (encore que sur ce dernier point certains diffuseurs passent par un modele P2P, qui ne requiert qu’une faible bande passante en amont).

    C’est un veritable scandale que personne ne semble pressé de dénoncer.
    Il serait possible de proposer des modeles largement moins cher en respectant une répartition plus appropriée.

    • DBL8
      DBL8 répond à Jhal
      Retraité
      • Posté à 19h51 le 19/01/2009
      • Internaute 19562
        Retraité

      « scandale que personne »
      Pas parmi les internautes qui eux le dénoncent !

    • TOUFIOU
      TOUFIOU répond à Jhal
      LIBERTE EGUALITE FRATERNITE
      • Posté à 21h13 le 19/01/2009
      • Internaute 61807
        LIBERTE EGUALITE FRATERNITE

      les internauts ils n’ont jamais étaient mis autour de la table, encore une fois le consomateur n’a rien à dire.

  • guyome
    • Posté à 16h46 le 19/01/2009
    • Internaute 11884

    La SNEP, et consort finiront par comprendre que des licences dîtes « globales » sont la meilleur solution pour la survie de leur entreprises. Clairement la publicité n’est pas la solution ultime, surtout si on veut réduire sa présence... Quand a l’HADOPI c’est un monstre injuste (parce que sans juge) , inefficace (parce que centré sur le p2p), dangereux (la porte ouverte à tout les pishing) et liberticide (parce que le premier doit dans le filtrage d’internet). On aurai pu faire pire mais il aurai fallu aller en Chine.

    D’ailleurs, et à leurs corps défendant, ils comprennent que la musique gratuite est la seule qui marche (Lien).

    • saintgui
      saintgui répond à guyome
      • Posté à 17h26 le 19/01/2009
      • Internaute 16732

      Si la gratuité est la solution pour le consommateur (forcément, c’est moins cher)... je doute que ce soit la solution pour le créateur.

      La publicité est un vecteur promotionnel pour le commerce. Je doute que toutes les musiques se prêtent à une association publicitaire... Le droit d’auteur, lui, oui.

      • guyome
        guyome répond à saintgui
        • Posté à 18h18 le 19/01/2009
        • Internaute 11884

        alors, je dis que la licence globale permet de rémunérer les artistes et d’avoir des « produit culturelle » peut chère... Et que de toute façon, pour les Majors, c’est soit ça soit des recettes qui diminuerons sans cesse.

         
        • DBL8
          DBL8 répond à guyome
          Retraité
          • Posté à 19h53 le 19/01/2009
          • Internaute 19562
            Retraité

          Ben voyons, faisons payer tout le monde comme pour les supports enregistrables !
          Diluer dans tous ce sera moins cher ... SAUF pour ceux qui ne télécharge pas et achètent à l’étranger pour ne pas payer la taxe.

        • TOUFIOU
          TOUFIOU répond à guyome
          LIBERTE EGUALITE FRATERNITE
          • Posté à 21h18 le 19/01/2009
          • Internaute 61807
            LIBERTE EGUALITE FRATERNITE

          c’est un peu comme une mutuelle c’est t’es pas malade tu paye quand même mais le jour que tu as besoin tu n’hésite pas, c’est ça mutualiser les moyens et infiné cela réduit considérablement les coups.

          • guyome
            guyome répond à TOUFIOU
            • Posté à 10h00 le 20/01/2009
            • Internaute 11884

            On peut voir ça comme ça effectivement. Mais, j’aurai plus tendance a dire que la culture est un bien commun, et que donc il faut que la communauté participe à l’effort.

            La remarque précédente est aussi pertinente : si la licence globale est la meilleure solution théorique aux mutations en cours, comment la mettre en place ? La taxe pour la copie privée est un superbe bordel où toutes les raisons sont bonnes pour augmenter : « Comme le taux moyen de compression des nouveaux codec est meilleurs, donc il faut taxer plus », contre « Oui, mais le taux d’encodage augmente » sans oublier les question philosophique de genre : « comme on peut graver plusieurs fois sur un CD-RW, doit-on le taxe plus qu’un CD-R ? ? ». Et au final, c’est plus un gros tripotage de nouille qu’autre chose... Avec la licence globale, il me semble difficile de rémunérer les majors aux nombre de « ventes » a moins de mettre en place le même système de filtrage (passif cette fois) du réseau. La vrai révolution est peut-être là, arrêter de voir les œuvre de l’esprit comme des produits, mais comme des services...

        3 autres commentaires
    • saintgui
      saintgui répond à guyome
      • Posté à 17h27 le 19/01/2009
      • Internaute 16732

      ..

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 17h21 le 19/01/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Sur les sites web qui proposent soit disant de la musique gratuite, ce qu’on trouve ressemble étrangement aux bruits produits par mes toilettes un jour de gastro...
    McDo qui proposerait de la bouffe gratuite serait une bonne comparaison...

    La musique, ça s’achète quand ça vaut le coup, et surtout les trucs qu’on trouve pas sur le Net (en téléchargement hors-la-loi), surtout les petits artistes.
    Au pire si on a pas les moyens, on copie celui d’un pote et on achètera le prochain.

    Mais pour les artistes plus que célèbres ou morts (du moins à la retraite), je ne me gène pas et je les télécharge.
    Je vais quand même pas filer mon fric à la tueuse des Beatles et Lou Reed n’a pas besoin de moi pour se repoudrer le nez !

    • pima
      pima répond à Keldan
      assis sur ses fesses
      • Posté à 19h03 le 19/01/2009
      • Internaute 39367
        assis sur ses fesses

      donc tu fais acte de jugement financier ?
      si t’aimes pas : télécharge pas. si t’aimes, achètes. si un artiste a de la thune, c’est peut être parce qu’il le mérite. tu fais quoi comme taf ? tu aimerais que l’on te dise après ton mois de travail « ah euuuh, non, finalement j’estime que vous gagnez assez ailleurs, je ne vous paie pas »...

      • Keldan
        Keldan répond à pima
        Now future & karpe diem
        • Posté à 15h37 le 20/01/2009
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        Ça ne me dérangera pas trop le jour où j’aurais engraissé les vers ou celui où je serais millionnaire...

        Et si je n’aime pas, bien sur que je ne télécharge pas. Je suis pas maso. Du moins je télécharge pour essayer et je supprime vite fait bien fait.
        Enfin je n’essaye quand même pas n’importe quoi, et je n’écoute pas les avis de n’importe qui non plus.

    • guyome
      guyome répond à Keldan
      • Posté à 10h05 le 20/01/2009
      • Internaute 11884

      « Sur les sites web qui proposent soit disant de la musique gratuite, ce qu’on trouve ressemble étrangement aux bruits produits par mes toilettes un jour de gastro… »

      J’ai toujours aimer les personnes qui distingue la Vrai Culture de la fausse. C’est impressionnant comme du Zemmour.

      Perso, je trouve que Brad Suck (Lien) est très bien, mais ça n’engage que moi.

    • karl_wax
      karl_wax répond à Keldan
      Parisien
      • Posté à 10h13 le 21/01/2009
      • Internaute 66382
        Parisien

      [réponse au premier post de KELDAN]

      pffffffff lamentable

      tu est deja rentré dans un magasin et acheté des cd les yeux et oreilles fermées ? ? ?

      NON (je presume)

      Et bien la musique libre c’est pareil, faut trier, chercher, fouiller...

      Gratuit ou payant, ça n’ets pas un gage de qualité..

      encore un ignorant qui se prend les pieds dans le tapis.
      (si tu as besoin de conseil pour trouver de la musique libre, fait signe)

  • anonymous_coward
    anonymous_coward
    Commercial
    • Posté à 17h33 le 19/01/2009
    • Internaute 15503
      Commercial

    Pascal Négre répète son mantra encore et encore : tant que le téléchargement illégal sévira impossible de faire décoller le téléchargement légal.

    Vrai mais...

    La question est de savoir pourquoi nous devrions rémunérer d’autres personnes que les artistes et les sites qui permettent leur téléchargement ?

    Les rôles traditionnels des maisons de disques sont caducs :
    - La direction artistique ? A part une infime poignée d’artistes les autres sont issues du choix du public via la TV ou Internet. De plus les fils, fréres, soeurs, nièces, petites copines... des artistes ayant leurs entrées dans les maisons de disque sont cooptés pour sortir des disques (C.B. en est un des nombreux avatars).
    - La distribution : il faut arrêter avec le CD, c’est parce que l’accès au téléchargement est aussi compliqué (légal ou pas) que le CD existe encore, cet part de l’activité autrefois couteuse et compliqué (logistique...) se réduit tout les jours comme peau de chagrin.
    - Marketing : là les dépenses ne font qu’augmenter souvent pour rien (C.B. ?) et aussi pour dénoncer les pirates. Anciennes façons de faire du marketing pour la musique (on se repose sur Le Blockbuster).

    De plus l’argument souvent démenti vigoureusement par les maisons de disque sur le fait que la qualité musicale décline est vrai.
    Je vieillis et donc c’est vrai que la musique des jeunes ne plait forcément à mes oreilles de vieux. Mais il faut grandir. Avant la quantité de musique écouté par les gens décliné drastiquement après 25 ans. Ce n’est plus le cas. J’ai grandi avec un walkman sur les oreilles et je continue avec mon Ipod.

    Ce qui nous amène à la conclusion sur le prix.

    J’arrive avec ma collection de CD à remplir péniblement 3 gigas de mon ipod touch 16g. Et encore je met des albums entiers alors que seules 4 chansons en moyenne sont de vrai bonne qualité (googlez « marketing album cd » vous comprendrez pourquoi).

    Au final l’ubiquité de la musique a entrainé la baisse de sa valeur marchande Mr Négre. Vous ne pouvez plus vendre au même prix. Et surement pas travailler comme avant.

    • jjhb
      jjhb répond à anonymous_coward
      cosmonaute
      • Posté à 20h32 le 19/01/2009
      • Internaute 44957
        cosmonaute

      Et oui, si tous les artistes s’offraient les services d’un webmaster pour monter un site de téléchargement de leurs morceaux...

      Les distributeurs, le marketing et la direction artistique n’ont plus lieu d’être...

      mais faut pas rêver : (

    • Luk
      Luk répond à anonymous_coward
      • Posté à 21h36 le 19/01/2009
      • Internaute 13394

      Une précision sur le cd : ça peut être un joli objet, parfois nécessaire pour le fan, une matérialisation de la musique, avec en prime un message graphique pour compléter le propos de l’artiste.

      C’est un besoin limité, cela dit. Les albums dont j’ai envie d’avoir une copie matérielle sont en petits nombres.

      Pour le reste, tout à fait d’accord : le modèle payant actuel est complètement dépassé. C’est une méthode de brassage d’argent dont l’alibi a disparu.

      Autre élément essentiel : un groupe, un musicien, ça vit aussi par ses prestations scéniques.

      • saintgui
        saintgui répond à Luk
        • Posté à 23h50 le 19/01/2009
        • Internaute 16732

        Je me permets de relever cette erreur commune :

        « Autre élément essentiel : un groupe, un musicien, ça vit aussi par ses prestations scéniques. »

        1 : faire un disque et faire un concert, c’est aussi différent que faire un film et faire du théâtre. C’est autre chose.

        2 : sauf à être une grande star, les cachets touchés par les artistes lors de leurs concerts sont faibles (chiffres INSEE d’il y a quelques années, moins de 5000 euros par an en moyenne).

        C’est balllot...

  • pima
    pima
    assis sur ses fesses
    • Posté à 18h59 le 19/01/2009
    • Internaute 39367
      assis sur ses fesses

    eh ben une musique gratuite... payée par la pub... avec de bons gros morceaux de pub.
    un parallèle entre musique et Julie Lescault. ouadjia ! on voit le niveau des « mélomanes »

    je ne me reconnais pas du tout là dedans. la musique est le fruit d’un TRAVAIL. mes parents m’ont toujours appris à respecter les autres si je voulais l’être par eux. ça commence aussi par le respect de ce que les autres font.

    l’autre solution : la gratuité de tout.

    ah ben oui. du médecin, du garagiste, de la grosse béhème.

    autre point l’appellation « mort du CD3. ça c’est fort. violent brutal.

    j’ai horreur de ce genre de violence. quel est le nase qui a trouvé cette appellation ? et ceux qui la relaient sont ils plus futés ? ça me fait penser à une autre mort annoncée : le film argentique.

    chaque génération veut détrôner la précédente... on n’y peut pas grand chose, ’accord. mais merde ! faites le avec courtoisie !

    • jjhb
      jjhb répond à pima
      cosmonaute
      • Posté à 20h28 le 19/01/2009
      • Internaute 44957
        cosmonaute

      Vivement qu’il crève le CD parce qu’il pollue toujours autant et que c’est la grosse misère à recycler ! ! !

      • cassino
        cassino répond à jjhb
        Auteur
        • Posté à 20h51 le 19/01/2009
        • Internaute 25023
          Auteur

        Il n’y a pas que le CD qui pollue, la connerie aussi et on ne peut pas
        la recycler. D’ailleurs pourquoi recycler un CD ? Pourquoi ne pas
        garder qqch qu’on achète ? La principale pollution n’est-ce pas la surconsommation ? Toutes les chansons que j’achète en CD, aucune est en téléchargement gratuit, la merde c’est gratuit et on en trouve de partout.

         
        • Captain Gregg
          Captain Gregg répond à cassino
          Fantôme
          • Posté à 07h45 le 20/01/2009
          • Internaute 63882
            Fantôme

          Faux. La connerie se recycle, dans la pub, au ciné, dans la zique de variété, les radios FM, le tuning, la mode, la politique et surtout, surtout la télé commerciale en prime-time. La connerie est un business, Cassino, qui en terme de chiffre d’affaire rapporte sans doute autant, sinon plus, que le cul.

        1 autres commentaires
      • pima
        pima répond à jjhb
        assis sur ses fesses
        • Posté à 23h36 le 19/01/2009
        • Internaute 39367
          assis sur ses fesses

        ben alors ne les jette pas !
        et écoute une musique qui te donnera autant de plaisir à sa découverte que dans 20 ans.

  • SUTURAMA
    SUTURAMA
    cicatrisé
    • Posté à 19h01 le 19/01/2009
    • Internaute 54078
      cicatrisé

    Tout ça m’apparait toujours très « industriel », du genre comment se partager le futur gâteau du numérique...

    et le gratuit assaisonné de pub me fait doucement sourire...

    Le futur de la création musicale diffusée gratuitement (ou au prix qu’on veut bien y mettre) se trouve peut être dans ce genre d’initiative :

    Lien

    Pour l’anecdote, j’ai découvert Kristin Hersh, initiatrice du projet, dans les Inrocks, à l’époque du mensuel (1990-91)...

  • KlaxonsFive
    KlaxonsFive
    Rentier
    • Posté à 20h03 le 19/01/2009
    • Internaute 66349
      Rentier

    « L’urgence pour l’industrie est aujourd’hui de trouver le juste prix de la musique digitale. »
    Le mot « digitale » est en trop en plus d’être impropre (numérique conviendrait mieux). Il est vrai que la notion de la valeur de l’œuvre se trouve sérieusement malmenée par les nouveaux (enfin, plus tellement) modes d’accès à la musique.
    Le débat sur la gratuité est parfaitement stérile et il serait plus juste de dire que la valeur d’une œuvre musicale est de plus en plus réglée par la demande qu’elle suscite après le passage réussi de nombreux filtres.
    Jusqu’à présent, lorsque les médias étaient conquis (parfois après plusieurs mois d’assauts ininterrompus), le plus dur était fait. Mais voilà, désormais le public a plus de moyens pour opérer un tri puisqu’il peut écouter, de chez lui, immédiatement et sans même avoir à se déplacer dans un magasin, ce qui constituait le premier pas vers l’achat.
    C’est une situation nouvelle qui donne plus de latitude et de recul au public, moins d’emprise sur lui aux dispositifs marketing même si les prescripteurs médias restent globalement d’actualité. En clair, c’est devenu un peu plus imprévisible pour les maisons de disques et plus compliqué de faire admettre que l’ album d’un artiste ne comportant qu’un ou deux titres corrects a une valeur identique à celle d’un album duquel il n’y a rien à jeter....
    Il y a donc un défi consistant à relever le niveau de l’offre et les artistes sont à mon point de vue en première ligne sur ce challenge avec (parfois mais rarement) la possibilité de s’émanciper des carcans que représentent l’industrie musicale et les médias qui vivent de la publicité de celle ci.

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