Enquete sur l'industrie du disque 16/01/2009 à 17h19

Musique (1/4) : le CD, pas encore mort, déjà collector

LesInrocks.com"



Au 41e Midem à Cannes en janvier 2007 (Eric Gaillard/Reuters).


A l’occasion de l’ouverture du 43e Midem, Rue89 et Les Inrockuptibles s’associent pour une grande enquête en quatre volets sur l’industrie musicale française. Une semaine après la promesse d’iTunes de supprimer ses DRM, le point sur la mort annoncée du CD, le combat des majors pour survivre, les nouveaux acteurs et la musique bientôt gratuite.

Le refrain passe en boucle : « L’industrie musicale française est sinistrée. » Depuis cinq ans, les majors ont vu leur chiffre d’affaires s’écrouler, divisé par deux. Leurs effectifs et leurs budgets, diminuer comme peau de chagrin. Selon le Syndicat national de l’édition musicale (SNEP), le nombre de salariés permanents du secteur a été réduit de moitié depuis 2003.

Les ventes de CD ont chuté de 14% en 2008 selon l’institut statistique GFK, qui calcule les chiffres de l’industrie de la musique. Le SNEP avance, lui, un chiffre un peu supérieur, « de 15 à 20% », selon Hervé Rosny, son président. Les bénéfices TTC des ventes de CD sont, cette année, passés, selon GFK, sous la barre symbolique du milliard d’euros : de 1,066 milliard en 2007, à 914 millions d’euros cette année, avec 66,6 millions de disques vendus.

Le single, victime du téléchargement illégal

La crise est bien réelle, et pourtant, la musique n’a jamais autant été consommée. L’assassin notoire du CD, c’est bien sûr Internet, et ses possibilités infinies et gratuites de diffusion, téléchargement et reproduction. Pour GFK, selon des études basées sur des déclarations de consommateurs, le téléchargement illégal n’aurait pas tendance à augmenter.

« Mais cela reste l’une des principales causes de la baisse du marché », nous indique Laurent Pâtissier, responsable musique de l’institut. Car le téléchargement légal n’affecte, pour le moment, que très peu l’industrie du disque. Même s’il est en nette progression, avec un chiffre d’affaires de 65 millions d’euros en 2008. Soit une progression de 70% par rapport à 2007 :

« Cette croissance n’est pas encore assez rapide. L’annonce d’iTunes faite début janvier [sur la suppression des mesures anti-copie] promet cependant de dynamiser le marché. On s’attend à un fort développement en 2009. »

Vinyle, cassette, CD, puis Internet. Depuis trente ans, l’industrie musicale a encaissé les révolutions technologiques, douloureusement. A chaque fois, il a fallu laisser aux différents acteurs le temps de s’adapter. « Au début, l’industrie musicale a lutté contre le CD », rappelle Olivier Hascoat, DG de MySpace France. « On pensait que le son analogique était meilleur. »

Un comble : les distributeurs ne voulaient pas changer la largeur des bacs dans les magasins, adaptés aux vinyles. « Puis l’industrie s’est rendu compte qu’il y avait beaucoup d’argent à se faire avec le CD, en passant du tube à l’album ». A partir du milieu des années 80, l’ensemble du « music business » s’est replacé sur un marché rapidement dominé par le Compact Disc, jusqu’au début des années 2000.

Aujourd’hui, avec Internet, marche arrière toute. L’album est obsolète, les internautes consomment du titre. Le téléchargement se concentre sur le single, sur le hit. « Personne n’achètera plus quinze chansons pour n’en écouter qu’une ou deux », constate Olivier Hascoat. Le fameux « CD 2 titres » est ainsi devenu rapidement le support le plus vulnérable au téléchargement illégal. Hervé Rosny, l’actuel président du SNEP, va dans le même sens :

« Le single va mourir, parce que le téléchargement en est une parfaite substitution. Les tubes éphémères sont les titres les plus téléchargés. »

Les singles visent, en plus, les jeunes consommateurs, « ceux qui ont pris Internet en pleine figure ». Une disparition que confirme Bertrand Delrue, directeur des produits audio et vidéo à la Fnac :

« Le single, c’est un marché qui devient anecdotique. On en vend encore en hypermarché, mais c’est un support qui va être amené à disparaître. »

Le CD : un support musical obsolète ?

Pour certains, 2009 serait la dernière année du CD. Mais si le single est agonisant, n’enterrons pas trop vite l’album. Près de 80% des revenus sont encore générés par le physique. Pour Alan Gac, DG du label Cinq-7 (The Do, Dominique A…) :

« Le CD n’est certainement pas l’avenir, mais il reste une base indispensable. Dans cinq à dix ans, le physique ne représentera peut-être plus que 20% des ventes. Mais il n’y aura pas de rupture, c’est une transition. »

Une transition garantie par l’inertie démographique : une certaine tranche de la population, plus âgée, continuera à acheter des disques. C’est ce qui assure à certains genres musicaux leur pérennité sur support physique : « Les répertoires classique et jazz se portent mieux sur le marché », indique Bertrand Delrue.

Pour Michel Pampelune, fondateur du label indé Fargo, certaines bonnes ventes d’albums en 2008 (Fleet Foxes, Alela Diane) prouvent qu’il « existe encore des gens qui ont envie d’acheter des CD ».

A la Fnac, comme le précise Bertrand Delrue, « on a fait des meilleures ventes en décembre 2008 qu’en décembre 2007. Ce sont des signes positifs qui montrent que le marché du physique existe toujours. » D’ailleurs Pascal Nègre rappelle que le CD est un cadeau indémodable :

« C’est un cadeau qui fait toujours plaisir, d’ailleurs 60% des CD sont offerts. On ne peut pas offrir un téléchargement. »

Enfin, la mise à disposition gratuite d’albums sur Internet peut paradoxalement stimuler les ventes de CD. Selon le site américain Amazon.com, c’est l’album du groupe Nine Inch Nails, « Ghosts I-IV », qui a été le plus vendu au cours de l’année écoulée. Il était pourtant disponible gratuitement -et légalement- sur Internet. Vendu cinq dollars sur Amazon, cet album de 36 morceaux était sorti sous licence Creative Commons, c’est-à-dire que son partage intégral et sa réutilisation à des fins non-commerciales étaient autorisés.

« On ne peut pas dire aujourd’hui que le CD va disparaître, poursuit Hervé Rosny. Mais il finira par être résiduel, comme un livre d’art. On l’achètera pour posséder physiquement l’œuvre d’un artiste qu’on adore. »

Le CD, une œuvre d’art à posséder, comme un vinyle se collectionne

Les acteurs de l’industrie musicale l’ont bien compris, et proposent désormais pléthores d’éditions limitées et « collector », avec des bonus et des contenus exclusifs. Bertrand Delrue confirme :

« Le consommateur est prêt à dépenser de l’argent sur la valeur ajoutée. Ces contenus sont très vite en rupture de stock. »

Le disque n’est pas mort, mais la crise a diminué son espérance de vie. Pour Alan Gac, « le disque vit un cycle plus court, et connaît plus de mutations : des éditions limitées, puis des pochettes cheap premier prix… Aujourd’hui tout va plus vite. » Pour Laurent Pâtissier, « le CD, on ne le voit pas disparaître. On devrait atteindre un seuil minimum d’ici quelque temps. »

Selon Borey Sok, blogueur spécialiste de la musique 2.0, « le CD sera le vinyle de demain ». Et c’est tout le mal qu’on souhaite à la galette dorée : devenir un objet « vintage », de collection. Selon Nielsen Soundscan, qui mesure les ventes de musique aux Etats-Unis, le marché du vinyle se porte plutôt bien, avec 1,88 millions d’unités vendues outre-Atlantique en 2008. Un record depuis 1991.

Lire aussi :
MP3, livre électronique : des cadeaux pas assez « réels »
Midem 43e édition - du 18 au 21 janvier - Midemnet : les 17 et 18 - Palais des festivals de Cannes.

Photo : au 41e Midem à Cannes en janvier 2007 (Eric Gaillard/Reuters).

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  • EtreProprio.com
    EtreProprio.com
    annonces immobilières
    • Posté à 17h28 le 16/01/2009
    • Internaute 65162
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    Je ne pense pas que le CD deviendra un objet avec autant de valeur que le vinyle car ce dernier servait uniquement à la musique.
    Les CDs ? On en voit partout, pour de des jeux, des logiciels, et même des Cds vierge que l’on peut graver soi-même !
    C’est donc un objet beaucoup plus banal.

    Philippe B.

    • enildem
      enildem répond à EtreProprio.com
      Chercheur
      • Posté à 17h57 le 16/01/2009
      • Expert 55890
        Chercheur

      Exact de plus le vinyle à une réelle supériorité sur le CD c’est qu’il est gravé de manière physique et non numérique. La musique sur un CD est convertie en bits alors que sur un vinyle elle est gravée par la vibration d’une l’aiguille sur le masterglass, que le diamant restitue. Une magie que le CD n’offrira jamais à ces auditeurs tout comme le potentiel que révèle le vinyle par les dj’s.

      • nayko
        nayko répond à enildem
        Troubadour urbain
        • Posté à 18h09 le 16/01/2009
        • Internaute 14789
          Troubadour urbain

        et d’ailleurs :

        2008 Vinyl Album Sales Highest Since 1991

        The ArtistForce.com blog discusses Nielsen’s 2008 music sales figures and points out that vinyl sales are increasing :

        « On a surprising note, vinyl saw an increase this year. In fact, more vinyl albums were purchased in 2008 than in any other year since Nielsen SoundScan started paying attention back in 1991. Consumers purchased 1.88 million LP’s in 2008, a whopping 89 percent increase over 2007. »

        This doesn’t surprise me at all because, since Amazon launched its vinyl store, I’ve been watching all sorts of albums sell out before their release date and running into various online accounts of growing vinyl sales.

        For more 2008 sales figures, see The Nielsen Company’s press release with stats.

        Source : Lien

        Vive le vinyle ! ! ! !

      • Lp
        Lp répond à enildem
        situation
        • Posté à 12h03 le 17/01/2009
        • Internaute 60420
          situation

        Qu’on m’arrête si je me trompe mais vinyles comme cd sont « pressés » physiquement. On a un moule avec la forme des sillon (certes plus petits pour un cd !), on coule le PVC (polychlorure de vinyle d’’où le nom) ou le le PC (polycarbonate pour les cd) et hop un album de Céline Dion. Sans ce procédé il faudrais graver les cd (et les dvd) comme le fait un pc, ça prendrait des plombes.
        Cela dit je suis complètement pour le vinyle. Je pense même que tout l’intérêt des producters et de relancer la mode. Y’a de la place pour faire une très belle illustration sur la pochette, on peut pas le copier (enfin c’est possible mais faut commencer à être sérieusement équipé), c’est un bel objet qui matérialise avec bcp de classe la musique. Bon le problème ça va être de rééquiper les foyer en platines (qu’on peut rarement brancher sur les mini chaines en auxiliaire donc il faut un ampli en plus...). Puis comme on veut tous pouvoir écouter la musique en bagnole ou sur le mp3 il faut absolument ajouter avec le ninyle les codes itunes ou fnac ou je sais pas quoi pour pouvoir les télécharger (sans frais supplémentaires). Et pourquoi pas ajouter le cd aussi (sans la pochette en plastique moche). Comme ça on a trois supports en un. Je peux acheter des vinyles sans forcément encore être équipé et tout le monde est content.

        Ça peut-être une piste.

        A toute

      • Dominique52
        Dominique52 répond à enildem
        • Posté à 13h54 le 17/01/2009
        • Internaute 53166

        Pas tout à fait vrai : le CD aussi est gravé de manière physique : aussi simplement que la bande perforée des orges de barbarie ou des pianos mécaniques : des « marques » dans un support.
        La différence c’est que dans le cas du vinyle c’est de l’analogique directement proportionnel au son enregistré (modulation continue) alors que dans le CD c’est le message enregistré qui est numérique (0 et 1) qui nécessite une interprétation du signal à l’enregistrement et ensuite pour sa restitution.

        Sinon ,on peut être encore plus « effrayé “ par un constat de ce genre quand on pense à la photo. : imaginons un retour à l’age de pierre : l’image numérique est définitivement morte, alors que le négatif ou la diapositive pourront toujours être consultés et même diffusés par copie manuelle, l’interprétation et sa transposition se faisant par le cerveau et la main.

    • Captain Gregg
      Captain Gregg répond à EtreProprio.com
      Fantôme
      • Posté à 10h16 le 17/01/2009
      • Internaute 63882
        Fantôme

      Et les CD suspendus dans les arbres fruitiers et à la façade des immeubles pour éloigner la gent ailée malveillante ? Comme sous-verre ce n’est pas mal non plus un CD. A part ça, j’ai un microsillon que j’ai transormé en pendule. Je ne dirai pas de qui.

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 17h40 le 16/01/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    devant le progrès, il faut d’adapter, se remettre en cause ou mourir.
    Il n’y a pas le choix.

    demandez aux vieux mécaniciens, qui commencent à ne plus comprendre grand chose a l’électronique des voitures modernes.

    demandez aux vieux informaticiens qui doivent se recycler tout le temps...

    etc. etc..

    c’est triste, mais c’est comme cela... rien n’est pérenne, ni éternel..
    ..

    • Adéménagé le 3 janvier 2011
      • Posté à 17h52 le 16/01/2009
      • Internaute 29846
        menuisier

      L’obscolescence des formats est organisée dans un but commercial évident (changement des lecteurs et rachat des oeuvres sous le nouveau support), il n’ a rien, ni de « naturel » ni de « progrès ».

      Le passage du dvd au blue ray, par exemple.
      Moins de quinze ans d’existence « grand public »...
      Lorsque l’on voit certains pressages excélents comme le « Seigneur des Anneaux » ou le « Labyrinthe de Pan », le blue ray n’apportera rien sur 80% des installations.
      Par contre les industriels et les « Majors »....

      • enildem
        • Posté à 18h05 le 16/01/2009
        • Expert 55890
          Chercheur

        C’est clair que cette stratégie, permet avant tout de faire beaucoup de profit alors que l’on aurait très bien pu se passer des CD et garder les vinyles pour leur qualité.
        Tout cela servira les majors qui sont assez solides pour s’adapter aux changement de technologie qui sont toujours présenté comme un progrès alors qu’en fait le MP3 bon marché détériore la qualité du son.
        Mais bon pour la nourriture c’est pareil. L’industriel tue l’artisanat, et le produit en série tue l’œuvre d’art. Les artistes préfabriqués pour le marché monopolisé par les majors tue la culture, la diversité et réduisent la qualité et les exigences des auditeurs, alors que les artistes indépendants font vivre l’art, produise des œuvres originales de qualité pour la culture des auditeurs.
        Vive les artistes et les labels indépendants.

         
        • Adéménagé le 3 janvier 2011
          • Posté à 18h55 le 16/01/2009
          • Internaute 29846
            menuisier

          En ce qui me concerne, ce qui me choque est moins que les industriels fassent du profit, que le risque, par changements successifs de format de perdre des oeuvres (par la dématérialisation et les formats devenus illisibles).

          Il y a tout un rapport à la « bibliothèque » personnelle qui se perd également.

          • Patou355
            Patou355 répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
            Turco-italo-charento-limousin, (...)
            • Posté à 22h07 le 16/01/2009
            • Internaute 46857
              Turco-italo-charento-limousin, (...)

            D’où l’intérêt de défendre les formats ouverts comme
            - OGG Vorbis pour le son
            - Dirac pour la vidéo
            à la place des formats propriétaires.
            Les spécifications étant publiques et n’appartenant à personne, on saura toujours les lire.

          • A déménagé le 1-6
            • Posté à 00h13 le 17/01/2009
            • Internaute 61755

            d’où l’intêret de garder au chaud de bon vieux vinyls...et de bonne vieilles vhs...bon, c’est vrai qu’avec mes goûts doûteux, c’est pas demain la veille que les majors risquent de me proposer quelque chose de plaisant...perso le profit des industriels ne me choquent pas...mais je n’irai pas pour autant pleurer sur leurs tombes...

          • sefero49
            sefero49 répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
            Soldat mugissant
            • Posté à 09h59 le 17/01/2009
            • Internaute 12260
              Soldat mugissant

            Pas d’accord, il faut se rappeler que le CD à permit au compagnies musicales de ressortir des vieux enregistrements qui étaient devenus introuvables en vinyls. Elles l’ont fait dans un but commercial, c’est certain, mais l’arrivée du CD à au moins servi à certains de redécouvrir des vieux enregistrements oubliés.
            Quand à écouter un vieil enregistrement de jazz des années 20, désolé, mais je préfère la version sur CD remasterisé que le vieux 78 tours devenu presque inaudible.

        • kestiontoi
          kestiontoi répond à enildem
          travailleur forcé
          • Posté à 20h36 le 16/01/2009
          • Internaute 30798
            travailleur forcé

          Beaucoup de profit, ne sont -ils pas les mots clés ?
          Que penser du train de vie de nos artistes ?
          Doit-on les plaindre ?

          Quel beau métier, vous pondez « une oeuvre d’art » à reproduction illimitée et ne vous voilà-t-il pas rentier à vie grâce à la SACEM ?
          Que doivent penser les millions de travailleurs qui soutiennent ce système pour mettre un peu de beaume à leur vie ?

          • saintgui
            saintgui répond à kestiontoi
            • Posté à 23h45 le 16/01/2009
            • Internaute 16732

            Vivre de son travail, quand son travail est utilisé par d’autres, c’est ça que j’en pense.

            Et que certains gagnent beaucoup d’argent quand leur travail est beaucoup utilisé, c’est plutôt normal.

          • Holden-
            Holden- répond à kestiontoi
            Musician
            • Posté à 11h32 le 17/01/2009
            • Internaute 55467
              Musician

            Vous savez il n’y a pas que Johnny Halliday et Lorie dans la vie. Le train de vie de la majorité des artistes, contrairement à ce que vous pensez, c’est la précarité. Des groupes et artistes signés sur des petits labels indépendants courageux, qui ne vendent pas forcément 50000 ni même 10000 disques ni même parfois 1000 qui se bougent pour aller jouer partout où ils le peuvent, parfois (souvent ?) sans être payés ou sans être bien payés, peu déclarés (et une intermittence très difficile à obtenir) qui produisent leur disques avec des bouts de ficelle, et continuent malgré tout.
            Vous devez être diffusés énormément pour que votre « rente à vie » de la sacem vous permettent de vivre, et ce n’est qu’une infime minorité. Et rente à vie est inexacte, si vous déposer un titre qui est diffusé pendant 2 ans, je vous rassure, vous ne toucherez des droits que pendant 2 ans. Et c’est quand même normal que votre ouvre soit protégée, non ?

        • Anabase
          Anabase répond à enildem
          chti
          • Posté à 22h47 le 16/01/2009
          • Internaute 48813
            chti

          Gainsbourg était à l’eurovision, et tous les artistes « préfabriqués » promus par les maisons de disques n’ont pas gêné la création artistique ; l’appétit financier des maisons de disques , si : quand le vinyl coûtait 50fr, le CD était lancé à 130fr. Seuls les hypermarchés ont su vendre les CD avec suffisamment de marge pour garder le marché, les distributeurs indépendants ont été éliminés et l’offre réduite au minimum. Maintenant qu’une offre alternative existe, les « majors » boivent le bouillon, plus de gras, tant pis pour ces requins, vive le téléchargement, et l’on peut choisir dans un éventail énorme un album à la moitié du prix qu’il coûtait il y a quelques années.

        9 autres commentaires
    • Dominique52
      Dominique52 répond à pablico
      • Posté à 14h58 le 18/01/2009
      • Internaute 53166

      « ...demandez aux vieux mécaniciens, qui commencent à ne plus comprendre grand chose a l’électronique des voitures modernes.... »

      Mais... personne ne comprend grand chose a l’électronique des voitures modernes !
      On branche la prise diagnostique, on change le module ou la carte qui coute la peau des fesses, et le client règle la facture sur laquelle ont été ajoutés 3,41 euros de « petites fournitures ».

      Le progrès sert de plus en plus a faire marcher le commerce, la technologie de rechange est déjà dans la seringue et les « gens du marketing » surveillent la courbe des ventes, prêts à l’injecter sur le marché dés qu’il sera saturé. Parfois c’est un poil trop tôt et le progrès n’est pas tout à fait au top et alors les générations intermédiaires pleuvent sur le pauvre consommateur qui a vite l’impression de s’être fait entuber ( CF les lasers disque vidéo, la TNT qui devient HD et tous ces écrans plats déjà vendus qui ne sont même pas « ready », souvent on n’arrête pas le progrès, c’est le progrès qui nous arrête...)

  • sefero49
    sefero49
    Soldat mugissant
    • Posté à 17h40 le 16/01/2009
    • Internaute 12260
      Soldat mugissant

    peut être aussi que les jeunes des années 2000 sont moins « cons » que ce que nous l’étions dans les années 60/70 ...prêts à se priver de beaucoup de choses pour acheter le dernier 45 tours de Johnny (ou autre)..
    (La Suisse peut commencer à s’inquiéter, fini les riches chanteurs français en mal d’impôt. )

    • Captain Gregg
      Captain Gregg répond à sefero49
      Fantôme
      • Posté à 10h27 le 17/01/2009
      • Internaute 63882
        Fantôme

      Sauf qu’à l’époque, la sortie d’un disque était un véritable évènement, et cela se fêtait. Collégien, mon idole était Barry White. On échangeait les rumeurs, avec les camarades, sous le préau, autour de la date de sortie du prochain album. Le jour venu, on partait à vélo le chercher dans les bacs de la seule grande surface de la région, à vingt kilomètres de là. Puis on l’écoutait religieusement, le réécoutait, en faisait des copies (déjà) pour se le repasser partout sur nos magnétos à cassettes. Six mois après, l’évènement était toujours intact. Le disque, un peu moins. Et ce que je vous dis là était aussi vrai pour mon cousin, trentenaire à l’époque, qui adorait Eddy Mitchell, et pour des copains branchés Stones.

      A présent, un CD vient faire suite à d’autres CD, rares sont les singularités, les plages n’excèdent guère les quatre minutes réglementaires ou alors, si on est vraiment exigeant, il faut fouiller dans les bacs plus confidentiels pour trouver son bonheur, mais là, dès que vous balancez en société que vous écoutez du Cinematic Orchestra ou du Craig Armstrong, on vous fixe avec les yeux ronds que l’on réserve en principe au gogol de service.

  • Gerry
    • Posté à 17h51 le 16/01/2009
    • Internaute 25958

    quand on a une chaine suffisamment performante, la meilleure qualité du son d’un CD par rapport à un MP3, même haut débit, est évidente... depuis que j’ai les moyens, j’achète régulièrement en CD des albums que je possède déjà en MP3...

    • artbazz
      artbazz répond à Gerry
      Ingénieur
      • Posté à 17h59 le 16/01/2009
      • Internaute 8299
        Ingénieur

      Mouais... ça dépend en grande partie du débit du fichier : en MP3, jusqu’à 160kbps la différence peut être flagrante, en particulier sur des sons comme les cymbales ou sur du classique. En revanche, un format comme l’AAC 256kbps des fichiers « iTunes+ » est vraiment dur à mettre en défaut...

      Après il y a les formats sans perte (lossless) comme le FLAC ou l’Apple Lossless qui gagnent 50% de place sans la moindre déterioration du son. J’ai mis les symphonies de Beethoven sur mon iPod dans ce format, après avoir réalisé que l’AAC 128kbps les étouffait complètement.

      • Melinster
        Melinster répond à artbazz
        Pédant galvanisé
        • Posté à 22h49 le 16/01/2009
        • Internaute 61559
          Pédant galvanisé

        De ce côté là, la disparition du CD fait plutôt du bien, car s’il est meilleur que le MP3, il est obsolète comparé à un SACD (purement commercial mais meilleur), le top étant de télécharger la musique à un taux d’échantillonnage et une qualité bien supérieure. De ce coté là, vu la capacité de stockage de nos disques durs nous ne sommes plus limités par le format cd 16 bit.

  • artbazz
    artbazz
    Ingénieur
    • Posté à 18h03 le 16/01/2009
    • Internaute 8299
      Ingénieur

    C’est aux maisons de disque de « resacraliser » le support physique : ils savent le faire, ils l’ont montré avec des éditions collector comme Amnesiac de Radiohead ou l’album de Moriarty sorti il y a quelques semaines (après des mois de ventes en boitier plastique).

    La boite en plastique est une vraie honte, moche et qui craque à peine on la trimballe un peu. Que les majors sacrifient quelques centimes de leurs énormes marges, et l’attrait des CDs sera boosté !

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 18h08 le 16/01/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Personne n’achètera plus quinze chansons pour n’en écouter qu’une ou deux
    Le genre de propos qui méritent de se faire trainer au bucher...

    La construction d’un album est très importante ! L’album en son ensemble à un style, la succession des morceaux et la manière dont ils se suivent est très importante et donne toute son âme à l’album !
    Et la succession des albums permet de voir l’évolution du style d’un groupe.
    Peut être que les ploucs incultes coincés sur MTV n’achètent qu’un seul titre, parce malgré leur imbécilité ils sont capables de se rendre compte que le reste de l’album de merde sur lequel se trouve le morceau pourri qu’ils aiment est vraiment nul, et du coup ça chagrine tous ces vendeurs de daube, dont le seul mérite est de limiter la capacité de nuisance de leur gibier en réduisant leurs finances.

    Je ne vois pas comment on peut oser dire que Bababa de Samarabalouf (exemple car je l’écoute en ce moment) puisse se limiter à un morceau, il a un style propre qui le distingue de ses petits frères, et un morceau orphelin perdrait de sa beauté s’il n’avait personne pour l’accompagner, c’est comme manger des bonnes nouilles mais sans rien avec.
    Comme le disait si bien Léo de Vinci, « Les détails font la perfection, et la perfection n’est pas un détail ». Cela s’applique parfaitement à la musique : la note, la phrase, le morceau, l’album, la carrière....
    Certes c’est peut être le cas pour la fausse musique, le bruit techniquement mélodieux que pondent tous ces cancrelats chantants que l’on voit se prostituer à la télé ou sur les affiches, mais ce n’est pas une raison pour faire l’amalgame entre le fond de ce répugnant égout toxique d’où sortent ces misérables débris de l’humanité et la vraie musique « qui ouvre à mon âme un au-delà que je ne comprends pas » selon les mots de Reeves .

    Certes, le CD en tant que support physique sera peut être remplacé par un autre disque optique ou une carte mémoire ou je ne sais quoi, voir tout simplement transférer du serveur au lecteur (qui finira sur support physique statique pour préservation).
    On passera peut être de la pochette déjà faite à celle à imprimer soi même, avec contenu vidéo ou interactif comme cela se fait de plus en plus souvent.
    Mais aucun artiste digne de ce nom n’oserait se passer de la construction complexe de l’album.

    Et même si le single est passé de mode car remplacé par le morceau mis gratuitement à disposition sur le Net, il ne s’agit là que du simple principe de l’os à ronger pour faire patienter les fans et les mettre en appétit (exemple : Noir Désir, on est pas mort, on sort un album dans pas trop longtemps, en attendant on vous lâche deux morceaux).

    Mais quelle honte, mais dans quel monde vit-on ! Titre éphémère ! Mais comment un titre peut-il être éphémère ! Je vais vite m’acheter un 4x4 juste pour faire crever un peu plus cette humanité méprisable !
    Et dire à tous ces gens sans goût que télécharger c’est bien, car ça tue ces parasites ! De toutes façons un bon musicien vivra de ses concerts, et les gens achèteront ses disque, que ce soit à la Fnac, sur le Net ou à la sortie du concert.

    • stavroguine
      stavroguine répond à Keldan
      Imprimeur
      • Posté à 19h20 le 16/01/2009
      • Internaute 17629
        Imprimeur

      tout à fait d’aacord avec ces propos.....

      faut vraiment écouter que de la merde empacté pour dire qu’un album n’est fait que d’un tube et de bruit à vendre....

      Il y a encore énormement d’artiste « ceux là », qui construisent encore des albums...

      Seulement il ne passe pas sur NRJ.

      Si les majors nous disait la vérité, car tout ce qu’ils veulent au fond c’est continuer de s’engraisser sur le dos des artistes.

      Ca ne me dérange pas de payer 20 euros un disque sur un label indépendant (genre constellation) que de filer ne serais ce que 5 euros pour de la merde en tube.

    • PsyKoPatocH
      PsyKoPatocH répond à Keldan
      alcoolique pratiquant
      • Posté à 21h03 le 16/01/2009
      • Internaute 51567
        alcoolique pratiquant

      c« est là toute la différence entre la musique à écouter et la musique à vendre

    • Peureux anonyme
      Peureux anonyme répond à Keldan
      • Posté à 12h44 le 17/01/2009
      • Internaute 24415

      Si je vous suis bien, vous , vous avez raison et ceux qui ne sont pas de votre avis sont des « ploucs incultes coincés sur MTV ».

  • General Subverciòn
    General Subverciòn
    viva Makhnovchtchina
    • Posté à 18h17 le 16/01/2009
    • Internaute 47117
      viva Makhnovchtchina

    A quoi ça sert de collectionner des supports qui se dégradent aussi vite ? C’est franchement de la merde le cd ou le dvd alors que quand ils les ont sortis à la fin des années 80,ils disaient qu’on pouvait tartiner de la confiote dessus et les écouter avec...le futur,c’est pas le silicium mais le carbone,jusqu’à qu’on voie à quelle vitesse ça s’autodétruit...

  • TARPON
    • Posté à 18h25 le 16/01/2009
    • Internaute 27263

    Le probleme des CD est qu’is s’effacent avec le temps ,au bout de 3 ans,on a deja des problemes.

    • Melinster
      Melinster répond à TARPON
      Pédant galvanisé
      • Posté à 22h51 le 16/01/2009
      • Internaute 61559
        Pédant galvanisé

      C’est vrai, ce qui me préoccupe c’est que les disques durs valent à peine mieux.

      Peut être une partie de l’explication du retour au vinyle...

      • Gros_Lapin_Blanc
        • Posté à 16h55 le 17/01/2009
        • Internaute 18019

        L’intérêt du stockage numérique et du disque dur, ce n’est pas la longévité du support lui-même mais le fait qu’on peut le recopier à l’infini sans perte de qualité.
        Il suffit de faire des copies de sauvegarde ou mieux d’avoir redondé son disque dur (RAID par exemple), pour pouvoir passer sa collection de musique aux prochaines générations, mais en ayant changé entretemps une dizaine de fois de disque dur !

    • sefero49
      sefero49 répond à TARPON
      Soldat mugissant
      • Posté à 10h13 le 17/01/2009
      • Internaute 12260
        Soldat mugissant

      ...« Le probleme des CD est qu’is s’effacent avec le temps ,au bout de 3 ans,on a deja des problemes. »

      .Et les 45 tours, écoutés sur les « Teppaz » à longueur de journée...Au bout de trois mois, ils avaient déjà des problèmes .
      .
      Le premier CD que j’ai acheté (Je ne sais plus quand, mais c’était environ un an après la sortie des CD dans le commerce ) s’écoute toujours comme au premier jour, je ne peux pas en dire autant de tout mes vieux 33 et 45 tours...
      et je ne parle pas des cassettes audio...

      • Captain Gregg
        Captain Gregg répond à sefero49
        Fantôme
        • Posté à 10h35 le 17/01/2009
        • Internaute 63882
          Fantôme

        Très vrai. A condition de ne pas exposer les CD à l’humidité. On ne sait pas toujours quel est le climat à longueur d’année, là où on va vivre quelque temps. Les vinyles ne supportaient pas la chaleur mais tenaient bon à l’humidité. De toute façon, je ne crois pas à la durabilité des supports numériques. Un disque dur est hyper vulnérable à pratiquement toutes les formes d’agressions, j’ai des clés USB devenues inutilisables après quelques mois, ce type d’archivage ne me paraît pas très valable sur la durée, il est fait pour ce qui se produit actuellement, qui est le produit de la société dans laquelle nous vivons : media jetable, musique jetable, rien qui soit conçu pour braver les décennies.

    • 101.7
      101.7 répond à TARPON
      Promeneur
      • Posté à 13h25 le 17/01/2009
      • Internaute 59121
        Promeneur

      Je n’ai pas un seul CD qui s’est effacé et j’en ai depuis le début de ce format.

    • Lionel Gruénais
      Lionel Gruénais répond à TARPON
      Disquaire
      • Posté à 15h46 le 17/01/2009
      • Internaute 48497
        Disquaire

      Je ne sais pas ce que vous faites avec vos CD, mais j’en ai un grand nombre qui datent des années 80, que j’ai écoutés & réécoutés, qui ont subi plusieurs déménagements & qui sont aussi audibles qu’au premier jour.

      Si l’on prend soin de les ranger systématiquement dans leur boîtier après écoute, de les stocker dans lieu tempéré, à l’abri de la poussière & surtout ne pas les maltraiter trop souvent dans un lecteur de voiture (qui chauffe énormément), ils survivent très bien.

  • PhiPoePsy
    PhiPoePsy
    Etudiant-Chercheur
    • Posté à 18h28 le 16/01/2009
    • Expert 41171
      Etudiant-Chercheur

    Bon article, assez réaliste je pense.

    La priorité -concernant le format CD- est de réfléchir sur son statut d’objet d’art : même si le disque est plus banal que le vinyle, il est possible d’imaginer (comme le font déjà certains artistes) une pochette -ou un coffret- qui soit suffisamment attrayant et mystérieux -on peut y ajouter un beau livret-photo, voire des « perles » dédicacées distribuées au hasard, comme a fait J. Doré-... D’ailleurs, cela devrait être complémentaire : acheter des images en plus de la musique, acheter le lien qu’il y a entre les deux -au lieu d’acheter l’un OU l’autre, immatériellement, par téléchargement-... Dans tous les cas, c’est la scène, l’apport du spectacle vivant, qui marque et nourrit la vie de l’artiste...

  • Mystic Punk Pinguin
    Mystic Punk Pinguin
    www.liveinmarseille.com
    • Posté à 18h32 le 16/01/2009
    • Internaute 66252
      www.liveinmarseille.com

    L’experience d’un disquaire indépendant à Marseille qui a ouvert en pleine « crise » du disque :

    Lien

  • 101.7
    101.7
    Promeneur
    • Posté à 18h52 le 16/01/2009
    • Internaute 59121
      Promeneur

    Je viens de voir sur un site connu de vente en ligne.
    Un artiste bien dans le ton du moment.
    Album à télécharger 6,99 €
    CD expédié 7 €.

    Vaste arnaque le téléchargement à ce prix là. On ramasse quelque chose de dématérialisé avec un son pourri. Le MP3 compresse la musique et aussi les oreilles de quelqu’un qui a un minimum de respect pour ce qu’il écoute.

    Exemple : Un fichier CD donc format .wav pèse environ 10méga octets par minute, un fichier MP3 fait environ 1 mégaoctets par minute.
    Il n’y a pas comme un petit problème de qualité là ? On perd près des 9/10 des informations, même s’il existe des compressions moins destructives que d’autres.

    C’est comme à une époque la différence de qualité entre une vraie galette noire et une mini-cassette, le jour et la nuit.
    Différence entre une bande magnétique qui tourne à 17 cm seconde et une cassette qui tourne près de 5 fois moins vite sur une surface trois fois moins large.

    Il y a des gens qui téléchargent des MP3 et qui écoutent ça sur une une chaine HIFI (qui veut quand même dire haute fidélité)... fou non ?

    Pareil pour l’image, le MP3 est au CD ce que je JPEG est à la photo argentique. (par contre le .tif est non destructeur)

    Le MP3 est vraiment représentatif de l’époque, vite chargé vite consommé, vite oublié. Quid de la qualité d’écoute, du plaisir d’entendre les moindres fréquences ?

    Je comprends bien le problème actuel, à force d’inonder le marché de médiocrités les gens pensent qu’ils ne vont quand même pas payer pour ça.

    Je ne connais pas les chiffres des ventes d’albums, mais je suppose que les amateurs de musique doivent encore acheter des CD... bien sûr ça ne doit pas être les mêmes qui sortent un single ou une daube à la mode qu’on entend deux mois et qui passe à la trappe.

  • Pictulo
    • Posté à 19h20 le 16/01/2009
    • Internaute 23785

    Que le DG de Myspace France dise avec ironie « on pensait que le son analogique était meilleur » prouve qu’il est à côté de la plaque. Bien sûr que le son analogique est meilleur, puisqu’il est analogique et non compressé, ecrété comme le son numérique. Essayez, lors d’une soirée un peu importante, de diffuser du MP3, vous entendrez une bouillie inaudible...
    On connait trop la politique des « majors », leur plainte continuelle, alors qu’ils n’ont jamais cessé de produire une piètre musique destinée aux masses, du pré-mâché bien digeste et sans relief.
    Les musiciens se moquent éperdument des « maisons de disques », qui n’ont jamais été des « maisons de musique ».
    Pour l’enterrement des grandes majors, pas de fleurs ni de couronnes : seulement un concert gratuit et téléchargeable.

    • c0rt0
      c0rt0 répond à Pictulo
      etudiant
      • Posté à 02h18 le 17/01/2009
      • Internaute 66285
        etudiant

      Savez vous de quoi vous parlez quand vous critiquez la qualité sonore des formats compréssés ?
      Lien
      Il y a plusieurs qualité de mp3(voire d’autre formats ogg ?), et pour tous les goûts.

      • sefero49
        sefero49 répond à c0rt0
        Soldat mugissant
        • Posté à 09h45 le 17/01/2009
        • Internaute 12260
          Soldat mugissant

        Merci pour le lien...Le débat me rappelle les début des CD, ou certains disaient que la qualité était meilleure avec les vinyles...mais s’avéraient incapables de faire la différence à l’écoute « à l’aveugle », expérience vécue.

         
        • argiope
          argiope répond à sefero49
          chatouille ou pique, c'est selon
          • Posté à 12h33 le 17/01/2009
          • Internaute 34103
            chatouille ou pique, c'est selon

          Il faut encore prendre en compte sa propre audition (=oreilles)
          A quoi sert d’avoir un enregistrement qui restitue fidèlement les aigus jusqu’à 18 kHz alors qu’on est capable d’entendre jusqu’à 12 seulement ? diminution inévitable avec l’âge (Je parle ici des gens qui n’ont plus des oreilles d’adolescents, quoique ceux qui vont régulièrement en boîte ont de la chance s’ils entendent encore 8 kHz...)

        1 autres commentaires
      • 101.7
        101.7 répond à c0rt0
        Promeneur
        • Posté à 13h35 le 17/01/2009
        • Internaute 59121
          Promeneur

        J’ai suivi le lien, écouté et je suis très surpris que vous ne voyiez pas une grosse différence entre le wav et le mp3.
        Les médiums sont une bouillie de pixels, les aigus ressemblent à un concert de cigales, je ne parle même pas des basses qui se mélangent dans les basses fréquences.
        J’écoute sur mon ordi avec un casque Senheiser de milieu de gamme.
        C’est comme si vous ne voyiez pas de différence entre un film en 35mm ou 70mm sur grand écran et un DVD sur un téléviseur, même HD.
        Bon écouter un mp3 sur un baladeur avec les écouteurs livrés avec on peut comprendre, mais chez soi sur une chaine...

        A force de se contenter de peu la qualité de ce qui nous est offert se dégrade.

  • sinclair
    • Posté à 08h31 le 17/01/2009
    • Internaute 2580

    Les pleurs des majors font hurler de rire. Si les ventes de CD baisent c’est uniquement parce que le marché change ainsi ont disparu le 78 tours puis les 45 et le 33 tours, puis la K7 audio.

    En fait leur bénéfices sont en hausse il y a glissement vers d’autres support et médias c’est tout. Mais le coupable est toujours le même le cochon de payant, le mouton ou le veau (cela dépend des époques)qui gobe tout se qu’on lui dit.

    Effectivement les benefices seraient encore plus grand si le CD continuait a se vendre en quantité et si on pouvait resuciter en plus la K7 et le vinyl ce serait le pied.

    Accessoirement les differences de qualité entre un mp3 correct et un cd correct sont inaudible a l’oreille du commun des mortels, seul un spectre audio est capable de voir la difference et encore ? ,

    • Captain Gregg
      Captain Gregg répond à sinclair
      Fantôme
      • Posté à 11h15 le 17/01/2009
      • Internaute 63882
        Fantôme

      Les ventes de CD baissent aussi en raison de la piètre qualité des productions disponibles. L’argent facile a créé un modèle d’« artistes » interchangeables qui rivalisent dans la médiocrité formatée.

  • Syle
    • Posté à 08h31 le 17/01/2009
    • Internaute 27591

    « .. On ne peut pas offrir un téléchargement. »
    Cela est completement faux ! Il existe plusieurs sites de vente de musique en ligne qui proposent des cheques cadeaux...
    Je suis toujours aussi surpris par de tels debats concernant la musique et internet. Au dela de la comparaison Viniles/CD, il n’y a plus a debattre entre CD et internet puisqu’on parle alors de numerique uniquement. Seul le support change.
    ce qui moi me surprends c’est la lenteur avec laquelle le support « en ligne » se met en place ! ! Car si effectivement on trouve de plus en plus de musique a telecharger, La distribution est de tres mauvaise qualite. Je veux veux parler de qualite sonore mais aussi de presentation des morceaux. Les « pochettes » graphiques, nom des artistes, producteurs et autres information (metadata) sont souvent tres mal associes aux fichiers telechargeable. mais que font les majors ? ? ? Pourquoi aucune d’elle ne fait son boulot en mettant en place un reseau de distribution en ligne correct ! ! ! Pourquoi les proteger ? Elles ne meritent plus d’exister a mon avis, ou elles doivent laisser la place aux nouveaux venus et se contenter des miettes qui leur reste.

  • Scribouillard
    Scribouillard
    étudiant
    • Posté à 10h31 le 17/01/2009
    • Internaute 64259
      étudiant

    Il ne faut pas oublier deux facteurs importants dans cette diminution des ventes de CDs : d’abord, on nous vend de plus en plus de merdes formatées sans originalité, et que s’il y avait plus de créativité dans la musique mainstream actuelle, peut-être que les gens auraient envie d’acquérir les albums entiers plutôt que les un ou deux tubes qui surnagent au dessus de la médiocrité générale d’un album.
    L’autre élément à prendre en compte, c’est la bêtise des gens : le téléchargement illégal est merveilleux, c’est trop cool, mais dès qu’il s’agit d’aller payer pour les artistes qu’on aime, là bizarrement c’est moins cool. Faut quand même pas avoir réfléchi beaucoup à la question pour se rendre compte de l’aberration d’un tel raisonnement : si on aime un album de musique, on lui attribue une certaine valeur, il est donc normal de payer pour cette valeur. Si on allait dans une boulangerie et qu’on demandait une baguette gratuite, parce que tu vois c’est trop cool comme ça, je pense pas que ça se passerait très bien. C’est exactement pareil quand on télécharge illégalement un CD.
    Cela dit moi même je télécharge beaucoup de musique illégalement sur Internet, je m’en sers d’avantage comme d’un moyen de découverte, seulement quand quelque chose me plaît, je finis inévitablement par l’acheter. Je n’ai jamais acheté autant de CDs depuis qu’on peut télécharger gratuitement de la musique sur le net, et pourtant je suis en plein dans la tranche d’âge des jeunes qui téléchargent en masse (j’ai 21 ans). Il faut juste utiliser sa tête pour réfléchir un peu...

    • Peureux anonyme
      • Posté à 14h22 le 17/01/2009
      • Internaute 24415

      « L’autre élément à prendre en compte, c’est la bêtise des gens »

      C’est fou comme les gens sont bêtes ; Heureusement que ,vous, vous êtes intelligent.

      Les tyrans ont encore de beaux jours devant eux.

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