Polémique 16/01/2009 à 10h36

Lauvergeon et l'énergie : hors le nucléaire, point de salut

Non fiction"
Fanny Verrax | nonfiction.fr

Face au nouveau péril que constitue le réchauffement climatique, le nucléaire est la seule énergie qui pourra nous permettre de conserver nos niveaux de vie ; les énergies n’apportant pas de solution globale. C’est la thèse d’Anne Lauvergeon, présidente du directoire d’Areva, dans un ouvrage convaincant et pédagogique. L’argumentation est claire, et le lecteur le plus réticent est obligé de se rendre aux raisons d’« Atomic Anne », qui s’appuie sur de nombreux rapports reconnus pour étayer son propos.


Jaquette de ’La Troisième révolution énergétique’ (DR).

La plupart des arguments anti-nucléaires sont ainsi balayés : Tchernobyl ? Une catastrophe soviétique plus que nucléaire, due aux « erreurs humaines et [à] la déliquescence de la sûreté résultant de la fin de l’ère soviétique ».

Le risque d’un conflit planétaire découlant de la possibilité de passer du nucléaire civil au nucléaire militaire ? C’est l’inverse ! « Si prolifération il y a eu, c’est bien dans l’autre sens, du militaire vers le civil ! » : le développement du nucléaire civil n’a pas augmenté significativement le nombre de pays détenteurs de l’arme nucléaire, et au contraire, plusieurs pays (Brésil, Argentine, Lybie) ont mis fin à leurs programmes d’armement nucléaire afin de bénéficier du transfert de technologie permettant l’exploitation de l’énergie nucléaire. En outre, l’énergie nucléaire offre une alternative crédible aux hydrocarbures qui constituent « l’une des principales sources d’insécurité dans le monde ».

La question du démantèlement des centrales évacuée en un paragraphe

Un doute subsiste toutefois quant à la question du coût global de l’énergie nucléaire, dont il est répété à longueur de page qu’elle est la plus rentable. Ainsi la question du démantèlement des centrales est évacuée en un paragraphe.

Quant aux énergies renouvelables, si leurs mérites face au vilain CO2 sont bien soulignés, on a la désagréable sensation qu’elles ne sont pas regardées avec optimisme. Ainsi sur l’énergie solaire : « en l’état actuel des technologies, l’importance des surfaces nécessaires à l’implantation des installations constitue de fait, une limitation au développement de cette source d’énergie ». C’est un constat qui pourrait passer pour objectif, neutre, s’il ne contrastait pas avec un enthousiasme pour les progrès qui vont être réalisés dans l’énergie nucléaire.

Optimisme démesuré qui balaye d’autres craintes : les réserves en uranium ne sont pas illimitées. Mais si les réserves prouvées pouvant être exploitées à un coût raisonnable n’en ont que pour 88 ans de consommation avec la technologie actuelle, tout change si l’on arrive à extraire l’uranium contenu dans les phosphates, ce qui repousserait l’échéance à 700 ans. Les réacteurs de la prochaine génération seraient capables quant à eux de fournir 50 à 100 fois plus d’énergie avec la même quantité d’uranium (voire avec de l’uranium appauvri) ce qui pour la France équivaudrait à 5 000 ans de consommation énergétique !

300 millions dans la recherche pour le nucléaire, du symbolique pour le renouvelable

En attendant ces lendemains qui chantent, les politiques d’investissement font tout pour que l’avenir donne raison à cet optimisme pro-nucléaire. C’est ainsi qu’Areva investit chaque année 300 millions d’euros dans la recherche pour le nucléaire (principalement pour développer les générations futures, le projet ITER et la gestion des déchets) et soutient symboliquement la recherche sur quelques énergies renouvelables (notamment l’énergie houlomotrice à travers le programme SEAREV et la biomasse). Les différences d’investissement, de la part d’Areva mais également des politiques publiques et communautaires, à défaut de progrès significatifs sur le nucléaire, empêchent bien en tous cas les énergies renouvelables de se développer et de devenir compétitives, ce qui pourrait finir par donner raison aux prévisions d’Anne Lauvergeon, qui ne fait jamais que prêcher pour sa paroisse.

De même, les comparaisons, quelles qu’elles soient, se font toujours en faveur du nucléaire : ainsi le « palmarès des énergies propres » où le nucléaire arrive en tête, juste devant l’éolien. Le diagramme est parfaitement juste en ce sens qu’il ne prend en compte que « l’émission de CO2 par filière ». On ne peut toutefois se départir de l’idée un peu gênante que le CO2 est vraiment un bouc-émissaire rêvé pour l’énergie nucléaire et que, bien utilisé, comme c’est le cas ici, il fait partie d’une immense campagne de communication permettant au nucléaire de jouer, enfin, le rôle du « gentil ».

Enfin, même si le livre commence par un souvenir d’enfance de 1974 où la famille de la petite Anne avait dû baisser le chauffage, crise énergétique oblige, il est regrettable que les solutions envisagées soient majoritairement techniques... Quant au fait que nous serons nécessairement au moins 9 milliards d’énergivores en 2050, c’est une donnée qui n’est pas présentée comme dépendante de notre volonté. Si le sujet est encore plus controversé que l’énergie nucléaire, ne mérite-t-il pas d’avoir sa place dans un ouvrage qui se veut explorer toutes les options énergétiques et politiques ?

Publié initialement sur
Non fiction
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  • bonbon rose
    bonbon rose
    à croquer
    • Posté à 11h13 le 16/01/2009
    • Internaute 52604
      à croquer

    Quand maîtrisera-t-on le nucléaire ?
    Quand saura-t-on décontaminer une centrale électro-nucléaire sur son site ? décontaminer ses bétons, sa chaudronnerie, ses déchets ?
    Les centrales nucléaires construites l’étaient pour… 30 ans ! Certaines ont plus de 40 ans et fonctionnent toujours… et à plein régime !
    Toujours ça de gagné ! Toujours un peu d’électricité pas chère… Jusqu’à quand ?

    • kawouede
      kawouede répond à bonbon rose
      • Posté à 20h57 le 16/01/2009
      • Internaute 27995

      Oups, un article sur le nucléaire français sans référence au dernier scandale soulevé par le Réseau Sortir du nucléaire (voir édito du Monde il y a quelques jours) : la non fiabilité des laboratoires d’EDF
      Lien

      Voilà c’est réparé (je parle de l’oubli)

      « Défaillance généralisée des mesures de rejets radioactifs dans l’environnement : les laboratoires de toutes les centrales nucléaires EDF ont perdu leurs agréments ! »

      la suite en cliquant sur le lien...

  • meg
    meg
    • Posté à 11h22 le 16/01/2009
    • Internaute 12017

    Ca fait une semaine que la totalité des 19 ou 20 labos qui controlent les émission de radioactivité ont perdu leur agrément de l’etat . Il n’y a plus de contrôle de la radioactivité en France depuis une semaine et ca n’a fait l’objet que de quelques brèves ou depéches afp. On apprend donc que les contrôles sont mal faits depuis x années, que les émissions de radioactivité sont au dessus des seuils autorisés par la loi et cela depuis des années...

    • pablico
      pablico répond à meg
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 12h16 le 16/01/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      mais on n’a pas entendu cela dans les grands médias... il doit avoir de la radioactivité cachée dans les informations.

    • GGGG
      GGGG répond à meg
      (r)
      • Posté à 15h21 le 16/01/2009
      • Internaute 49060
        (r)

      De toutes façons on sait depuis des lustres (avec jeux de mot) que les boîtes mal-traitantes d’EDF fournissent des chiffres faux. Seuls les mesures faitent par la Criirad sont avérées.
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      • Pas lolo
        Pas lolo répond à GGGG
        fasciné
        • Posté à 09h05 le 17/01/2009
        • Internaute 29635
          fasciné

        Ben oui, c’est dans la logique capitaliste. A quoi ça sert qu’EDF s’emmerde à faire des mesures puisque de toute façon la criirad s’en charge sans qu’on la force à le faire..
        Ca va dans le sens de la transparence, tout le monde devrait s’en réjouir.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 12h14 le 16/01/2009
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Bon , exercice de style , je vais essayer d’ etre le plus soft possible afin que ce post ne soit pas censuré pour délit de je sais pas quoi .

    quand on y connait rien ou pas grand chose en mécanique , pour acheter une voiture d’ occasion , il y a une solution de secours : etre un peu psychologue et voir qui est la personne qui vous vend la voiture et si on peut lui faire confiance ..

    pour le nucléaire , c’est beaucoup plus grave , mais c’est le meme principe , si vous etes pas ingérieur atomiste , il reste à apprécier , en fonction de ce que vous avez lu , entendu ou observé a la télé sur les responsables qui vous vendent le truc .

    1) Anne Lauvergeon, donc ( pour rester objectif , j’ ai choisi la premiere photo sur recherche image google )

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    2) l’ omni président responsable de tout actuellement , Nicolas Sarkozy , dont le role de responsable politique en 1986 dans les ministeres au moment de Tchernobyl dont les radiations n’avaient pas atteint la France est , je crois , legérement sujet a caution , sussurent de mauvaise langues .

    Lien

    A vous de voir et de juger , en toute conscience , bien sur ..

    • pablico
      pablico répond à Numerosix
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 13h06 le 16/01/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      c’est difficile de juger..on n’y connait rien.

      Mais on peut se faire la réflexion suivante :

      n’est-on pas dans une logique de court terme ?

      Pour avoir de l’énergie peu chère à court terme, ne se pourrit-on pas le long terme pour longtemps ?

      gestion et profit en du court terme est un concept très capitaliste-libéral...

    • A déménagé le 1-6
      • Posté à 16h19 le 16/01/2009
      • Internaute 61755

      ne jamais se fier à un vendeur de voiture ! y’ a pas plus escroc...

  • unpticon
    unpticon
    passant
    • Posté à 13h03 le 16/01/2009
    • Internaute 62028
      passant

    oui en l’état actuel de la surconsomation débridée d’énergie le nucléaire est sans doute la seule solution. mais on n’a pas besoin d’autant d’énergie ! ! ! des dizaines de gestes simples permettraient d’en consommer moins et je ne parle pas des particuliers mais des industries, entreprises, et commerces qui n’éteignent jamais leurs locaux, leurs enseignes, qui font rouler des camions à vide... ; des Etats aussi qui éclairent tellement les villes et les autoroutes (pour rappel l’autoroute belge est entièrement éclairée ! !)

  • Adéménagé le 3 janvier 2011
    • Posté à 13h42 le 16/01/2009
    • Internaute 29846
      menuisier

    Et Three Mile Island ? C’est en Corée du nord ?

    Dans un premier temps on a drogué la société avec de l’ennergie peu chère issue du charbonet du pétrole, et maintenant que l’un commence à se faire rare et que les deux polluent comme le diable, quelle voie prendre ?

    Baisser notre consommation, être raisonnable, changer nos habitudes personnelles et collectives ?

    Non non dit la dame.

    On change rien du tout et on couvre la planête de chaudrons radioactifs, avec 80 ans de stock d’uranium.

    Parceque ces nouvelles technologies, elles sont au point, les conséquences de leur usage, on a fait le tour de la question ?
    Est ce qu’ ITER va fonctionner aussi bien que Super Phénix ?

    On n’en sait rien et la dame nous propose donc de sauter dans le vide en comptant sur des découvertes futures pour nous construire un parachute.

    Ces « managers » n’ont qu’un seul soucis : Les dividendes aux actionnaires.
    Peu leur importe les intérrêts collectifs.

    Nationnalisons l’énergie et les banques.

    • Jonas2
      Jonas2 répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
      Les mouches ne me trouveront (...)
      • Posté à 14h03 le 16/01/2009
      • Internaute 19359
        Les mouches ne me trouveront (...)

      Et après nous le dél... Euh ! et après Déluge pas grand chose à ajouter.

    • michel 13
      • Posté à 20h44 le 16/01/2009
      • Internaute 49378

      Oui déluge vous avez tout à fait raison. Areva ne pratique pas la philanthropie ni l’humanisme, mais uniquement une politique de profits. Et peu importe l’avenir de l’humanité, ce qui compte c’est le fric. Lauvergeon n’allait pas dénigrer le nucléaire, vu ce que cela lui rapporte !

  • A déménagé le 8-10-2011
    • Posté à 14h03 le 16/01/2009
    • Internaute 13512
      nc

    Je reviens justement d’un conseil municipal portant sur la possibilité de l’implantation d’un site éolien sur notre commune. Et le premier constat est que si ledit conseil n’est pas totalement convaincu par ce projet, il est, dans sa majorité, hostile au nucléaire (commune à très grande majorité de droite voire d’extrême droite au vu des résultats aux élections présidentielles) et cela est plutôt le signe que la propagande nucléaire ne fonctionne pas si bien que cela. Et là je dis tant mieux.

    Mais que faire pour éviter de consommer de l’électricité nucléaire ?

    Hé bien, je viens d’apprendre que l’on peut choisir un contrat énergie verte qui oblige le fournisseur à produire de l’électricité non polluante (le nucléaire serait-il donc plus polluant qu’on nous le dit ?) et qui si nous sommes très nombreux à exiger cela, obligera les producteurs à s’orienter vers l’éolien, le solaire, l’hydraulique etc ...
    C’est sans doute assez succinct comme explication et si quelqu’un a plus d’informations à ce sujet, je suis preneuse.

    • dalun
      • Posté à 14h11 le 16/01/2009
      • Internaute 29964

      nucléaire , nanotechnologie , ogm . ! la coupe est pleine . ! ! ! ! ! ..Ici Le conseil municipal vient de refaire l’école publique : sur les toits , des panneaux solaires ! et la géothermie ?

    • michel 13
      • Posté à 21h25 le 16/01/2009
      • Internaute 49378

      « je viens d’apprendre que l’on peut choisir un contrat énergie verte qui oblige le fournisseur à produire de l’électricité non polluante “. Effectivement, mais comment fera le fournisseur pour garantir qu’il s’agit bien d’électricité non polluante, car le fournisseur n’est pas forcément le producteur, et il peut même y avoir plusieurs producteurs pour un même fournisseur. Le producteur risque d’être EDF, et l’origine de l’électricité totalement inconnue.

      • A déménagé le 8-10-2011
        • Posté à 22h00 le 16/01/2009
        • Internaute 13512
          nc

        D’après ce que j’ai compris, il s’agit de pourcentage
        Nous demandons tant de kw verts à un fournisseur, ce qui correspond à un certain pourcentage de sa production, donc pour nous fournir, il doit justifier une production « verte » pour ce pourcentage.
        Cela s’appliquerait aussi à EDF, qui bien sûr nous fournit en énergie nucléaire mais est obligé de produire aussi « vert » pour contenter les clients exigeants que nous sommes ou que nous serons.
        Et là, d’après ce que j’ai compris, un organisme vérifie que ce pourcentage existe bien.
        Mais je n’ai eu ces informations que ce matin et si quelqu’un connait ce système, il est le (la) bienvenu(e) pour nous expliquer cela en détail.

         
        • michel 13
          • Posté à 00h33 le 17/01/2009
          • Internaute 49378

          Je suis prêt à vous croire, mais j’avoue être sceptique sur la fiabilité de l’origine réelle de l’électricité vendue.

          • Pas lolo
            Pas lolo répond à michel 13
            fasciné
            • Posté à 09h11 le 17/01/2009
            • Internaute 29635
              fasciné

            Les électrons verts ?

        2 autres commentaires
      • Peureux anonyme
        • Posté à 23h54 le 16/01/2009
        • Internaute 24415

        J’ai compris que lorsque l’on met en service une éolienne ou une centrale solaire (Espagne, Sud Ouest des USA ) on met aussi en service une centrale thermique (gaz, charbon ou pétrole) pour prendre le relais en absence de vent ou de soleil. La propreté de ces énergies vertes est donc toute relative.

        Dans le même esprit, il faut noter que les producteurs allemands d’électricité ont été priés de s’intéresser aux énergies vertes, et même de sortir du nucléaire. Résultat : l’Allemagne importe de France une part croissante de son électricité, de l’électricité nucléaire bien entendu.

        Il faut donc être très circonspect quant aux discours commerciaux sur les énergies vertes.

         
        • michel 13
          • Posté à 00h39 le 17/01/2009
          • Internaute 49378

          Je crains que les divers vendeurs d’électricité manquent un peu de scrupules et soient prêts à tenir n’importe quel discours pour pouvoir vendre leur camelote.
          Ce que vous dîtes de l’Allemagne est une contradiction de plus vis à vis de l’envie d’une électricité propre. Donc, prudence sur les discours des politiques et des distributeurs.

        1 autres commentaires
  • Anonyme

    Tiens, UNE bilderberger , l’atomic anne
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  • Peureux anonyme
    • Posté à 15h27 le 16/01/2009
    • Internaute 24415

    Il est clair que Mme Lauvergeon a raison pour ce qui est de l’énergie « fixe », utilisée dans les bâtiments. Le nucléaire est, avec l’hydraulique, la seule technique utilisant de l’énergie stockée (dans le combustible fissible) et activable à la demande. Le pétrole, le gaz et le charbon le permettent aussi, mais seront épuisés vers la fin du siècle. Le nucléaire nous fournira de l’énergie pour des millénaires,au moins, dans des conditions de maitrise des déchets inégalées jusqu’ici.

    Quant à l’énergie « mobile », pour faire fonctionner les véhicules, le problème reste posé. Les chemins de fer électriques, tramways, trolley bus et métro permettent de le résoudre en partie en se ramenant à la solution précédente. Reste la question du transport individuel, nécessaire pour certaines activités.

    En ces temps de difficultés économiques, il serait indiqué de tordre le cou à ces fumisteries ruineuses que sont le solaire et l’éolien. Si le livre de Mme Lauvergeon y contribue, elle aura fait œuvre utile.

    • projectionniste83370
      projectionniste83370 répond à Peureux anonyme
      opérateur-projectionniste
      • Posté à 18h00 le 16/01/2009
      • Internaute 25708
        opérateur-projectionniste

      Ca ne vous dérange pas trop de suggérer de « tordre le cou au fumisteries ruineuses que sont le solaire et l’éolien » depuis le confortable anonymat où vous croupissez ?
      Dénoncer dans l’anonymat, une spécialité française depuis Vichy, que vous pratiquez avec aisance visiblement.
      Tombez donc le masque Peureux anonyme, et venez donc nous braire vos âneries en pleine lumière, osez enfin signer même les pires inepties de votre nom si vous les avez pensées personnellement.
      Mais pourquoi voudriez-vous qu’on accorde le moindre crédit à ces pitoyables clabaudages de meute affolée dont vous vous faites le propagateur zélé ?
      Si votre position ne vous semble pas assez défendable pour que vous y hissiez vos couleurs, adoptez-en une qui vous en semble digne, ce sera le meilleur argument en faveur de votre conviction.

      • Hemenate
        • Posté à 18h43 le 16/01/2009
        • Internaute 856

        Reductio ad Hitlerum dès la deuxième phrase.
        La marque de fabrique des discours éclairés...

      • Peureux anonyme
        • Posté à 23h13 le 16/01/2009
        • Internaute 24415

        Les insultes et les propos fielleux constituent ils une réponse ?

        Je laisse aux lecteurs de Rue 89 le soin de se faire une opinion.

         
        • efji
          efji répond à Peureux anonyme
          • Posté à 11h15 le 17/01/2009
          • Internaute 24447

          C’est vrai. Il est idiot d’insulter un interlocuteur qui raconte n’importe quoi alors qu’il est si facile d’argumenter.

          Donc vous dites « Le nucléaire nous fournira de l’énergie pour des millénaires,au moins, dans des conditions de maitrise des déchets inégalées jusqu’ici. »

          On se demande bien où vous allez pêcher un tel optimisme. D’abord la production d’énergie nucléaire dans le monde couvre environ 2% de la consommation énergétique totale et 15% de la consommation d’électricité. Au rythme actuel on estime que les réserves d’uranium couvrent environ 100 ans de consommation, soit 2 fois plus que le pétrole et 2 fois moins que le charbon. Evidemment si on double la production d’electricité nucléaire, les réserves passent à 50 ans.

          Quant aux « conditions de maitrise inégalées », je pense qu’il est inutile de commenter. Le stockage pour 100000 ans en France fait déjà peur, et j’imagine à peine la même chose dans certains pays clients d’Areva, comme la Libye par exemple.

        1 autres commentaires
    • michel 13
      • Posté à 00h43 le 17/01/2009
      • Internaute 49378

      .

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 15h26 le 16/01/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    L’avenir, c’est tout le problème.
    Il faudra attendre facilement 20 ans, voire 30 avant d’avoir des systèmes solaires, éoliens, etc. qui soit vraiment performants et utilisables en remplacement du thermique et du nucléaire.
    Or en attendant il faut de l’énergie (enfin sauf si on se réfère aux lobbies de Lascaux : D).

    Si on continue sur le thermique, on va avoir les pieds dans l’eau et les poumons noirs (cool, on dirait mes vacances à la plage).
    Si on signe pour le nucléaire, on s’engage pour un long moment, et bien que je suis d’accord pour dire que c’est très bien tant qu’on fait pas n’importe quoi (les trois pauvres fuites de Tricastin, c’est de la petite bière comparé à 50 ans de pesticides), il restera toujours le défaut majeur et très embêtant : les déchets, pour qui ont signe pour 10 000 ans en l’état actuel des choses.
    Or s’il est évident de savoir qu’on peut les stocker pendant un siècle, mais personne ne peut dire ce que sera l’humanité dans 10 millénaires !

    Enfin c’est pas bien grave vu que dans 50 ans je serais mort et je donne le droit au monde d’utiliser mon corps pour en faire de la biomasse.

  • Un compte supprime
    • Posté à 16h10 le 16/01/2009
    • Internaute 21837
      nc

    Anne Lauvergeon, présidente du directoire d’Areva : et vous voudriez que je crois ce qu’elle raconte. ARRETER D’INSULTER MON INTELLIGENCE.
    merci

    • the cat
      the cat répond à Un compte supprime
      étudiant
      • Posté à 16h28 le 16/01/2009
      • Internaute 54940
        étudiant

      Enfin Homere, que de mauvaise foi ! !
      Présidente du directoire d’Areva n’est qu’un passe-temps, elle est tout-à-fait objective !

      En tout cas,

      Le nucléaire
      Est une mauvaise solution c’est clair
      Qu’à la bougie on s’éclaire !

  • stop-tht.org
    stop-tht.org
    webmaster stop-tht.org
    • Posté à 16h33 le 16/01/2009
    • Internaute 66228
      webmaster stop-tht.org

    Mme Lauvergeon est une bonne commerciale du nucléaire (quoique, il n’y a pas tant que ça de centrales vendues ces dernières années) mais elle et son entreprise mérite le zéro pointé sur les aspects environnementales (Tricastin, La Hague, ancienne mine d’Uranium, centrale en démantèlement à Brennilis, enfouissement à Bure, importation de déchets italiens...) et sociaux (mépris des Touaregs au Niger).

    Pour voir un autre avis sur le nucléaire, voir le dernier Article de Benjamin Dessus dans les Echos « Quand la bulle nucléaire éclatera ! »

    Manifestation contre les lignes THT à Mortain dans la Manche le samedi 31 janvier à 14h

  • caton l'ancien
    caton l'ancien
    ingénieur retraité
    • Posté à 17h45 le 16/01/2009
    • Internaute 46647
      ingénieur retraité

    Au sujet du livre de « Atomic Anne » (AA pour la suite)
    L’auteur de l’article affirme péremptoirement que : « L’argumentation est claire et le lecteur le plus réticent est obligé de se rendre aux raisons d’Atomic Anne, “.Désolé mais cette affirmation est complètement fausse et la rhétorique de AA suscite plus que des réticences dans la communauté de l’énergie : une opposition catégorique !
    L’auteur aurait dû avant d’écrire cet article prendre connaissance du jugement que porte sur l’ouvrage en question ,Benjamin Dessus, le Président de l’Association Global Chance et assurément l’un des experts les plus autorisés en matière d’énergie.
    B.Dessus analyse l’ouvrage dans un article de Politis(04/12/08) dont le titre est : ‘Pauvre révolution’.Le jugement qu’il porte est particulièrement sévère.Le livre de AA n’est à ses yeux rien d’autre ‘qu’un ouvrage médiocre de propagande pronucléaire’.Il dénonce ‘les approximations, définitions erronées, références défaillantes’ en plus d’une ‘bourde’ caractérisée !
    La démonstration de AA en ressort en lambeaux !
    On pourra trouver le texte de B.Dessus sur le site de Global Chance : Lien
    Lecture fortement conseillée aux habitués de Rue89 ainsi bien sûr qu’à Fanny Verrax.
    Il est par ailleurs intéressant de noter que les commentaires de Fanny Varrax dans le corps de son article démentent les appréciations fort élogieuses du début, donnant finalement le sentiment justifié que AA a plutôt quelque chose à nous vendre(du nucléaire parbleu) qu’à nous informer de la réalité de la question énergétique !
    Ajoutons quelques remarques.
    Selon AA, Tchernobyl n’était qu’un accident ‘soviétique’ . AA ne semble pas savoir que le CEA ne tarissait pas d’éloges sur l’excellence du nucléaire soviétique présenté comme un vrai modèle mais c’était avant Tchernobyl bien sûr !
    Si Tchernobyl était un accident soviétique qu’en était il alors de celui de Tree Miles Island. Un accident ‘libéral’ ?
    Sur la question de la prétendue supériorité économique du nucléaire selon AA. Cette certitude n’est pas partagée par tous les électriciens de la Panète, et surtout pas par l’Afrique du Sud qui vient d’annuler son programma nucléaire précisemment pour abscence de rentabilité de la filière. Un coup très dur pour Areva et EDF.
    EDF a dû recemment admettre que le coût du Kwh de l’EPR avait été nettement sous évalué : un bond de 0,42 à 0,53€.De toute façon, les composantes de ce coût ne sont pas rendus publics pour cause de ‘secret commercial’ ce qui est bien commode pour se soustraire au questionnement sur ces coûts. Tandis que le coût de l’EPR de Flamanvile et de l’EPR finlandais montait en flèche.
    L’industrie nucléaire et AA réitèrent les promeses féeriques de fourniture d’électricité pendant des millénaires, grâce au ‘recyclage’ des déchets.Le mythe surgénérateur resurgit avec les réacteurs de Génération 4. Cette industrie nous avait déja fait le coup dans les années 60-70 et ça s’est terminé avec le fiasco ruineux de Superphénix ! Ce réacteur que ‘le Monde entier nous enviait’ . Les gens qui ont de la mémoire se souviennent des prévisions délirantes du CEA de l’époque : 540 réacteurs de type Superphénix dont 20 au moins en France devaient être en service en l’an 2000 ! ! ! Et la caste nucléaire remet ça aujourdh’ui
    Alors les réveries de Madame Lauvergeon ne peuvent qu’inspirer méfiance et incrédulité.
    Caton

  • Tita
    Tita
    oiseau
    • Posté à 18h12 le 16/01/2009
    • Internaute 7659
      oiseau

    Pas convaincant du tout ! A lire l’article, Anne Lauvergeon nous fait une belle propagande pro-nucléaire en utilisant des techniques de manipulation à deux sous du genre, « les accidents, c’est chez les autres, etc.... » Parce que justement si Tchernobyl est un accident dû à une faute humaine, la France est aussi peuplée d’humains qui font aussi des erreurs (surtout si on les incite à des comportements à risque pour des raisons de rentabilité).

    De fait, le discours pue le parti pris et cela le décrédibilise totalement. Et si on en arrive à ce genre de propagande pour défendre le lobby nucléaire, c’est mauvais car cela signifie que les bons arguments se font plutôt rares.

  • Melinster
    Melinster
    Pédant galvanisé
    • Posté à 23h42 le 16/01/2009
    • Internaute 61559
      Pédant galvanisé

    Je ne comprend pas l’intérêt de cet article. Aucun fait, aucune explication, aucun argument.

    Sont exposés les idée de A.L sans les expliquer ni présenter sur quoi elles étaient fondés. Puis sont exposés les idées et contres-idées de l’auteur sans plus d’explication, et toujours pas d’argument.

    De fait, l’article n’apporte rien, absolument rien au débat. Tout ce qu’on lit, ce sont des idées risibles des 2 côtés. Risibles car sans aucune base. J’ai juste l’impression que l’une dit « le bleu c’est plus jolie et le magret de canard bien meilleur » pour que l’autre lui réponde « ah non le bleu c’est moche, je préfère le vert, d’autant plus que les coquilles saint Jacques c’est meilleur ».

    Moué ...

    • Fanny Verrax
      Fanny Verrax répond à Melinster
      Auteur(e) de l'article nonfiction.fr
      • Posté à 11h54 le 18/01/2009
      • Internaute 66154
        nonfiction.fr

      Cher Melinster

      2 remarques :
      D’une part l’article a été coupé par rapport à sa version originale sur nonfiction.fr : certains arguments sont passés à la trappe, et l’ironie de certaines phrases n’est plus si évidente.
      Je vous invite donc à lire l’intégralité de l’article avant de vous faire une opinion si tranchée.
      Par ailleurs, une recension d’ouvrage n’a pas pour objectif de rendre compte de tout un débat, surtout quand c’est celui, complexe et polémique, du nucléaire, mais de présenter les arguments de l’auteur en soulignant, le cas échéant, sa partialité. Ce que je crois avoir fait...

  • zorbeck
    • Posté à 00h25 le 17/01/2009
    • Internaute 9110

    A propos de l’interet economique du nucleaire...

    C’est une grosse foutaise, et ça peut se montrer assez facilement pour qui veut y réfléchir. Comment se fait-il à votre avis qu’aucune compagnie d’assurance (privée) n’ a jamais accepté d’assurer une centrale nucléaire ?

    Pourtant, à ordre de cout de construction similaire, on assure bien des plateformes off-shore qui brulent, des supertankers qui coulent, des navettes spaciales qui explosent.

    La raison toute simple est qu’un accident majeur dans une centrale nucléaire aurait des conséquences sanitaires tellement énormes qu’elles sont impayables par une société privée. En d’autres termes, le risque associé à une centrale est trop important par rapport au bénéfice pour qu’une compagnie d’assurance puisse s’y risquer.

    Alors, parler de l’intéret économique du nucléaire, c’est faire comme si tout se passait bien dans le meilleur des mondes. Et c’est exactement le message P.R. d’Anne Lauvergnon. Bien entendu, je rassure tout de suite les actionnaires d’Areva sur la rentabilité de leurs actions : en cas de pépins, ce sera l’état Français - cad vous et moi - qui assureront les frais...

    • richy
      richy répond à zorbeck
      • Posté à 10h42 le 17/01/2009
      • Internaute 38388

      autre dérive que les assurances n’acceptent pas de couvrir, les OGM ! ! !
      OGM NUCLEAIRE méme combat

  • richy
    • Posté à 10h38 le 17/01/2009
    • Internaute 38388

    tchernobil : plus que nucléaire, due aux « erreurs humaines et [à] la déliquescence de la sûreté résultant de la fin de l’ère soviétique ».
    le probléme est que le capitalolibéralisme commetra les mémes erreurs ;
    cette dame a t elle compris qu’a l’heure des comptes,quand l’accident aura lieu car il aura lieu elle devra rendre des comptes personnellement ? ? ! !

    • richy
      richy répond à richy
      • Posté à 10h40 le 17/01/2009
      • Internaute 38388

      et comme le dit poutine, » il faudra aller chercher les responsables jusqu’au fond des chiottes « 

  • richy
    • Posté à 10h46 le 17/01/2009
    • Internaute 38388

    cette dame n’est que la communiquante du LOBBY nucléaire !

  • richy
    • Posté à 10h53 le 17/01/2009
    • Internaute 38388

    et qu’en est il des ouvriers interimaires cachés !
    ceux qui travaillent réélement au contact des instalations et que l’on jette aprés quelque heures parce qu’ils ont pris leurs doses de rem ! ! !
    parce que a unm moment il faut y aller et ce ne sont pas les ouvriers de areva ou de edf qui vont au contact
    ca permet de ne pas comptabiliser ces maladies et ces décés !

  • richy
    • Posté à 11h16 le 17/01/2009
    • Internaute 38388

    il faudrait que certains partis politiques prennent leurs responsabilités,
    a savoir : toutes les personnes (députés ,responsables politiques,responsables financiers,etc...),impliquées dans la proliférations des ogm, du nucléaire etc...
    seront poursuivie sur tous leurs biens cachés et officiels quand l’accident aura lieu et que ce partis accédera au pouvoir et ces loi seront rétroactives !
    ca devrais commencer a en faire réfléchir certains !

  • affreuxjojo
    • Posté à 11h41 le 17/01/2009
    • Internaute 29421

    L’un des problème posé par le nucléaire est son manque d’adaptabilité à la demande. L’hydraulique est propre et souple, mais a atteint son développement maximum en France (hors micro-centrales, utiles localement mais sans impact réel sur la production nationale). Lors des pointes de demande énergétique la France devient donc massivement importatrice d’électricité. Il s’agit alors d’électricité produite pour l’essentiel dans des centrales à charbon Allemandes productrices de CO2. Malgré cette réalité, le pro-nucléaire Français nous explique doctement que grâce au nucléaire la France est peu productrice de CO2 contrairement à l’Allemagne. Vu l’interconnection, l’argument ne vaut strictement rien.

    Un autre argument pro-nucléaire et anti-éolien revient souvent : « pour chaque kw éolien produit, il faut parallèlement créer une centrale au charbon pour les périodes sans vent. C’est faux. Les centrales aux énergies fossiles ( gaz, charbon,pétrole) sont obligatoires compte tenu du manque de souplesse du nucléaire (voir paragraphe précèdent). Donc, chaque kw éolien et solaire produit évite la production d’un Kw d’origine fossile.

    Le lobby pro-nucléaire dispose de moyens et de relais énormes, nous arrose d’arguments techniques bidons, enfume les esprits et pollue le débat sur l’énergie.

  • Filgyr
    Filgyr
    Citoyen, client, actionnaire d' (...)
    • Posté à 16h04 le 18/01/2009
    • Internaute 66396
      Citoyen, client, actionnaire d' (...)

    Au Québec, le MSQN (Mouvement Sortons le Québec du Nucléaire) est en campagne pour développer un débat public sur le projet de reconstruction de la seule centrale nucléaire québécoise (Gentilly-2) . Ce projet a été annoncé le 19 août dernier en catimini (conférence de presse privée pour les « amis » par Hydro-Québec avec la bénédiction du gouvernement libéral en place qui a refusé jusque maintenant une commission parlementaire sur ce dossier trop ... radioactif !). Ici aussi c’est la loi du silence qui prévaut : moins on en parle, mieux se porte le puissant lobby nucléaire canadien et ses comparses Hydro-Québec et le gouvernement libéral.
    La déclaration du MSQN du 21 novembre résume bien le contexte nucléaire québécois actuel :

    Contexte global.

    Le 19 août 2008, en conférence de presse privée à Bécancour, M. Thierry Vandal, président-directeur général d’Hydro-Québec et Mme Julie Boulet, ministre des Ressources naturelles et de la Faune, annonçaient que la décision avait été prise de lancer le projet de la réfection/reconstruction de Gentilly-2 (G-2) à un coût estimé à 1,9 milliards de dollars.

    En ce moment, sur le site du réacteur nucléaire se trouvent 2500 tonnes de déchets de combustible irradié hautement radioactifs provenant de 25 années d’exploitation du réacteur. Après la réfection/reconstruction éventuelle de G-2, le prolongement de la fission nucléaire sur 25 années supplémentaires produira 2500 tonnes de plus de ce type de déchets radioactifs, pour un total de 5000 tonnes, Nos enfants et petits-enfants hériteront de ce fardeau « radioactif » dont le coût est estimé entre 2 et 5 milliards. Ces activités léguées aux générations montantes devront de plus inclure tous les autres déchets radioactifs produits à G-2.

    Une estimation « prudente » du coût du projet incluant uniquement la réfection/reconstruction et la gestion permanente des déchets radioactifs de combustibles irradié produits à G-2, en tenant compte des dépassements de coûts habituels du nucléaire, est d’au moins 8 milliards de dollars. Un tel montant entraînera une hausse de l’évaluation du coût de production de l’électricité à environ 30 cents le kilowattheure, ce qui correspond à trois fois le coût de l’électricité éolienne.

    Le Bureau des audiences publiques en environnement (BAPE) avait jugé en 2005 que la décision de procéder à la réfection/reconstruction éventuelle de G-2 devrait être « ’un choix de société’’. Cet avis d’esprit démocratique devrait d’autant plus s’appliquer puisque les québécois et québécoises sont collectivement propriétaires d’Hydro-Québec.

    Anti-démocratie

    Contrairement à l’esprit démocratique, Hydro-Québec et le gouvernement libéral ont procédé en catimini dans ce dossier. Sans consulter les citoyens et sans aucun avis sur le déroulement d’opérations préliminaires à la réfection/reconstruction de G-2, ils ont déjà “ engouffré ” des centaines de millions de dollars. Ces engagements financiers, accomplis dans le plus grand secret, vont à l’encontre de l’échéancier stipulé par le gouvernement du Québec dans son décret du 27 juin 2007. Celui-ci reconnaissait que le gouvernement accordait son autorisation en faveur d’Hydro-Québec de réaliser dans un premier temps les travaux d’agrandissement de l’aire de stockage nécessaires à la poursuite de l’exploitation de la centrale sans la réfection. De plus, pour les phases subséquentes, le gouvernement stipulait que les démarches seraient entreprises après que le gouvernement aurait fait connaître sa position sur la réfection de la centrale.

    Deux autres faits illustrent le manque d’esprit démocratique du gouvernement actuel. Rappelons en premier lieu que le 12 août 2008, une lettre cosignée par quelque 45 organisations écologistes avait été adressée au Premier ministre Jean Charest et demandait que la réfection/reconstruction de G-2 fasse l’objet d’un débat public à l’Assemblée nationale. En date du 20 novembre 2008, le Premier ministre, M. Charest, n’a pas répondu à cette lettre. Rappelons également que le 15 octobre, suite à la demande de Mme Rita Dionne-Marsolais, alors députée PQ de Rosemont, de convoquer Hydro-Québec sur le dossier de G-2, le gouvernement et les représentants libéraux de la Commission parlementaire de l’économie et du travail ont refusé formellement d’ouvrir ce dossier.

    Par contre, nous devons reconnaître le fait que le 30 octobre 2008, une motion a été adoptée à l’unanimité et sans débat, par l’Assemblée nationale concernant “ l’interdiction de l’enfouissement de déchets et combustibles irradiés en provenance de l’extérieur du Québec ” sur le territoire du Québec. Nous devons cependant souligner que cette motion entre en contradiction avec le fait qu’Hydro-Québec, membre de la Société de Gestion des Déchets Nucléaires Canadienne, a accepté au nom du gouvernement du Québec, que le Québec puisse être désigné récipiendaire du seul site canadien de gestion permanente des déchets radioactifs de combustible irradié. Afin d’éliminer toute ambiguïté, cette motion adoptée à la sauvette devra être améliorée et confirmée par voie législative.

    Pour le Mouvement Sortons le Québec du Nucléaire, la seule façon cohérente et responsable pour le Québec de résoudre cette contradiction et de palier à ces manques d’éthique de la part de notre gouvernement et d’Hydro-Québec, nécessite l’annonce du déclassement de G-2 et l’arrêt de la production de nouveaux déchets radioactifs à la fin de la vie utile de G-2 annoncée pour décembre 2010.

    En conclusion

    Le Mouvement Sortons le Québec du Nucléaire présente un défi pour chaque québécois et québécoise, peu importe leur allégeance politique. Nous nous devons de manifester ouvertement notre désaccord avec les manœuvres non-démocratiques qui ont eu lieu dans le dossier de G-2. La décision de sa reconstruction, prise en catimini, est inacceptable.

    La présence à Bécancour des 2500 tonnes de déchets hautement radioactifs ainsi que l’existence du réacteur devenu très radioactif, nécessiteront, sur place et pendant des décennies, l’attention des travailleurs nucléaires. Et ce, même si le réacteur n’est pas reconstruit.
    Le maintien des emplois nucléaires ne nécessite pas de gaspiller plus de huit milliards dans la réfection/reconstruction de G-2 et de doubler le fardeau de déchets radioactifs à léguer à nos enfants et nos petits-enfants pour des générations à venir.

    Nous demandons à tous les québécois et québécoises d’agir pour que cette décision malheureuse d’Hydro-Québec et du gouvernement libéral soit révoquée.

    (s) Le Comité de Coordination/Mobilisation et le Comité Aviseur de M.S.Q.N. :

  • Filgyr
    Filgyr
    Citoyen, client, actionnaire d' (...)
    • Posté à 16h23 le 18/01/2009
    • Internaute 66396
      Citoyen, client, actionnaire d' (...)

    Suite à l’émission Enquête de Radio-Canada sur les isotopes médicaux : Un géant aux pieds d’argile
    En novembre 2007, l’arrêt du réacteur de recherche principal d’Énergie atomique du Canada limitée (EACL) provoquait une pénurie mondiale d’isotopes médicaux, utilisés pour diagnostiquer certains cancers.

    En s’intéressant de plus près aux raisons de cette interruption, les journalistes d’Enquête ont découvert autre chose : EACL serait au bord du gouffre. Une dimension économique s’ajoute donc à la crise puisque des milliers d’emplois et des milliards de dollars sont en jeu.

    Pendant 20 ans, la bonne gestion de cette société d’État, qui était pourtant le pilier de l’industrie nucléaire canadienne, aurait été négligée par les gouvernements qui se sont succédé à Ottawa.

    Depuis novembre 2007, le gouvernement Harper s’efforce d’aider EACL à reprendre le dessus... Mais la sollicitude d’Ottawa sera-t-elle il suffisante ? EACL réussira-t-elle à reprendra sa place sur le marché mondial ?
    Visionnement sur :
    Lien

    L’industrie secrète du nucléaire au Canada

    Lien

    Une idée du chroniqueur du développement durable du journal Le Devoir :
    Pourquoi pas des réservoirs Hybrides ?

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  • Filgyr
    Filgyr
    Citoyen, client, actionnaire d' (...)
    • Posté à 16h23 le 18/01/2009
    • Internaute 66396
      Citoyen, client, actionnaire d' (...)

    Suite à l’émission Enquête de Radio-Canada sur les isotopes médicaux : Un géant aux pieds d’argile
    En novembre 2007, l’arrêt du réacteur de recherche principal d’Énergie atomique du Canada limitée (EACL) provoquait une pénurie mondiale d’isotopes médicaux, utilisés pour diagnostiquer certains cancers.

    En s’intéressant de plus près aux raisons de cette interruption, les journalistes d’Enquête ont découvert autre chose : EACL serait au bord du gouffre. Une dimension économique s’ajoute donc à la crise puisque des milliers d’emplois et des milliards de dollars sont en jeu.

    Pendant 20 ans, la bonne gestion de cette société d’État, qui était pourtant le pilier de l’industrie nucléaire canadienne, aurait été négligée par les gouvernements qui se sont succédé à Ottawa.

    Depuis novembre 2007, le gouvernement Harper s’efforce d’aider EACL à reprendre le dessus... Mais la sollicitude d’Ottawa sera-t-elle il suffisante ? EACL réussira-t-elle à reprendra sa place sur le marché mondial ?
    Visionnement sur :
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