TRIBUNE 15/01/2009 à 21h03

Cuba : mais où est donc passé Fidel Castro ?

Una Liutkus | Agent de voyage à la retraite


Una Liutkus et Fidel Castro sur un bateau à Cuba en 1964 (DR)

Cela fera 30 jours que Fidel n’a rien écrit sur son « blog ». La dernière publication remonte au 15 décembre 2008.

Après avoir démissionné de la présidence de Cuba en février, depuis le 27 mars 2007, Fidel Castro publie régulièrement ses « Reflexiones » sept à huit fois par mois sur divers thèmes, surtout de politique étrangère.

Il s’y montre comme la « conscience de la Révolution » sans trop se mêler du quotidien mais sans se priver de rappeler le nécessaire respect des principes… pour que le régime ne disparaisse pas…

Or, deux évènements de toute première importance viennent d’avoir lieu. Au Brésil, les 19 et 20 décembre, Cuba a été admis à nouveau dans une conférence de tous les pays latino et centre-américains. Trente trois chefs d’Etat y ont accueilli Raul Castro, très amicalement si l’on en juge par les « abrazos » (et même les rigolades..) des photos publiées par les agences de presse internationales.

Le président brésilien Lula a souligné l’importance historique d’une telle réunion, qui n’avait jamais eu lieu depuis deux siècles sans la présence de l’Espagne ou des Etats-Unis… A cette occasion, c’est par un vote unanime, que l’ensemble de l’Amérique latine a exigé du futur président Obama la levée de l’embargo américain sur Cuba ! Un tel évènement capital n’a pourtant provoqué aucune réaction, en tout cas pas la publication, d’une « Reflexion del Commandante en Jefe » !

Une dizaine de jours plus tard, le 1er janvier 2009 Cuba a fêté très modestement le cinquantième anniversaire de la prise de pouvoir par les barbudos. Le message de Fidel Castro au peuple cubain publié à cette occasion n’a que douze mots !

Son dernier texte publié était consacré à l’écologie. A l’occasion de la récente conférence de Poznan, concluant que notre environnement est bien compromis, Fidel termine en se demandant si l’espèce humaine va pouvoir survivre à l’état calamiteux de notre planète...

D’ordinaire, tous ses textes sont publiés dans le quotidien Granma et archivés soigneusement à la queue-leu-leu sur son site Internet. Depuis le 1er janvier, il n’y a plus l’intégralité, mais seulement quelques publications récentes. Et sur le site de l’Agencia Cubana de Noticias c’est pareil !

La ronde des chefs d’Etat sud-américains

Raul Castro a dit lors de son discours du 1er Janvier :

« Cuba n’est pas seule ! »

A la suite de la visite le 4 janvier de Martin Torrijos, président du Panama et de celle du président de l’Equateur, Rafael Correa, qui a suivi, au cours des prochaines semaines de très importants visiteurs vont se succéder à La Havane.

La présidente de l’Argentine Cristina Fernandez de Kirchner arrive le 18 janvier et celle du Chili, Michèle Bachelet, la semaine suivante. Le mois prochain ce sera le tour président du Mexique, Felipe Calderon. D’autres vont suivre… Il faut souligner surtout, que c’est là leur premier voyage à tous à La Havane !

Alors que le cinquantième anniversaire de la prise de pouvoir par Fidel Castro n’a appelé que des commentaires très critiques et ironiques en France, l’étoile de Cuba n’a, semble-t-il, jamais été aussi forte en Amérique latine chez les chefs d’Etat : on est loin des militants et des guérillas !

Il s’agit là d’un message fort des pays latino-américains au futur président Barack Obama pour lui rappeler l’existence de l’Amérique latine, si négligée par le président Bush.

Sur le thème très peu satisfaisant des droits de l’homme à Cuba, rappelons cependant que Cuba, après l’avoir refusé pendant des années, a signé les traités de l’ONU et que l’Union européenne a repris en octobre l’ensemble de ses relations avec le pays en estimant « qu’il y a eu de légères avancées » et que le moratoire sur la peine de mort est maintenu. L’année prochaine sera décisive aussi dans ce domaine.

Lors de la campagne électorale, Barack Obama a promis de lever dès son installation à la Maison Blanche l’interdiction de voyager à Cuba plus d’une fois tous les trois ans mise en place par George Bush ainsi que de permettre les voyages de touristes américains !

Cuba est-elle prête à cet afflux, qui par ailleurs, renflouera les caisses publiques et privées, absolument vides, d’un pays qui a du mal à se relever des dégâts dramatiques (plus de dix milliards de dollars) causés il y a trois mois par les cyclones Ike et Gustav ?

Les ports de commerce texans sont déjà en ébullition

Sur place, Raul Castro, avance par des changements homéopathiques. Le 12 janvier, un décret publié au JO autorise les taxis privés et même les calèches à la campagne… Encore un tout petit pas vers le marché libre…

Par contre, Raul Castro a déclaré plusieurs fois sa disponibilité pour rencontrer le Président Obama sans aucune condition de part et d’autre, ajoutant même : et pourquoi pas à Guantanamo !

Il a également évoqué la possibilité de libérer des prisonniers en échange de celle des cinq cubains incarcérés aux Etats-Unis. La levée de l’embargo proprement dit implique de lourdes négociations juridiques à propos des nationalisations à Cuba et des graves gênes causés par celui-ci à l’économie du pays.

Ce sera donnant-donnant, mais lent. Le commerce entre les deux pays pourrait être dynamisé très vite ! Cuba qui a besoin de tout : frigos, voitures et alimentation… est un marché très proche d’une agriculture et d’une industrie américaine en crise. Les ports de commerce du Texas Galveston et Corpus Christi sont déjà en ébullition.

Le maire de la ville de Key West, à 90 milles de La Havane, annonce déjà une grande caravane de solidarité et de curiosité pour février ! Quant aux havanes, dont la commercialisation est maintenant entre les mains de British Imperial Tobaco (qui vient de racheter Altadis) ils sont attendus pour bientôt par des millions d’aficionados américains : ce sera une monnaie d’échange forte !

Et Obama dans tout ça ?

En juillet 2008, le quotidien officiel Granma publia sur une page entière un article pourtant peu remarqué à l’époque de Armando Hart, ancien ministre de la Culture et surtout président du centre de divulgation de la pensée de José Marti (l’apôtre de la patrie).

La thèse d’Armando Hart était que si Barack Obama gagnait les élections, Cuba serait face a un défi énorme :

« La visite à Cuba du million deux cent mille cubains résidents aux Etats-Unis serait certes une victoire contre le blocus américain, mais comment concevoir sur des bases culturelles propres une nouvelle confrontation historique avec l’impérialisme ! »

Dans une longue interview publiée le 5 janvier par l’influent quotidien mexicain La Jornada, Armando Hart reprend les mêmes thèmes en précisant :

« Cuba doit élaborer de nouvelles conceptions théoriques et divulguer mieux ses principes et leurs origines en démontrant l’union entre la pensée socialiste (sous bénéfice d’inventaire, car le socialisme réel est périmé) et le libéralisme latino-américain de Bolivar, Juarez et Marti. »

Hart ajoute que le président Obama « doit faire en sorte que les Etats-Unis cessent d’être ennemi de l’Amérique latine et deviennent son allié contre le modèle économique du néolibéralisme sauvage qui s’est autodétruit ». Visiblement, à Cuba on ne sait pas très bien où on va mais on a très envie de bouger !

Peut-être que Fidel ne veut pas voir l’arrivée de centaines de milliers de Cubains exilés et des touristes yankees. Va-t-il se contenter de bouder ? Ou bien sa santé est-elle réellement en train de décliner ? Une bonne raison pour se maintenir en vie : dès le 20 janvier, il connaitra son onzième président des Etats-Unis d’Amérique.

Les 12 et 13 janvier 2009, Granma a publié des extraits d’un discours de Fidel au Lion’s Club de La Havane du 13 janvier 1959, et un autre du 15 janvier 1959 devant le Rotary Club de La Havane.

Le thème principal : « Tout est négociable sauf la souveraineté de Cuba. » C’est précisément ce que les dirigeants cubain, Raul Castro en tête, répètent depuis quelques semaines. Le président Obama les entendra-t-il ?

Photo : Una Liutkus et Fidel Castro sur un bateau à Cuba en 1964. Una Liutkus, auteur de cette tribune, participait au premier voyage d’étudiants français à La Havane.

A lire aussi :
Les « Reflexiones » de Fidel Castro (en espagnol)
Tous les articles de Rue89 sur Cuba

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  • 50 réactions
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  • Les Grands Champs
    Les Grands Champs
    Retraité, le doigt là où ça (...)
    • Posté à 21h54 le 15/01/2009
    • Internaute 61722
      Retraité, le doigt là où ça (...)

    Lorsque le Cubains expatriés chez les Etats-uniens reviendront, même en touristes, les Cubains qui savent très bien dans quel marasme il sont auront envie, comme beaucoup actuellement, que ça change réellement !
    Quand aux équipements pour les familles, encore faudrait-il qu’il puissent ce les payer. Peut-être le feront-ils avec les vieilles guimbardes qui vont intéresser les collectionneurs.
    Mais dans tout ça, cela va être dur pour les pays d’Amérique du sud qui vont du troc avec les Cubains, par ex. : des médecins contre des denrées, plus besoin d’eux car les Etats-uniens le leurs enverront des denrées aux O G M !

    Les temps vont être « encore » plus durs pour les Cubains ! !

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 21h55 le 15/01/2009
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Le lider maximo, grand lecteur du duce, doit à présent pédaler de plus en plus dans la choucroute. Tout le monde s’en fout attendant qu’il crève pour tenter d’amorcer un renouveau.

  • hedona
    hedona
    retraitée
    • Posté à 22h11 le 15/01/2009
    • Internaute 49346
      retraitée

    Si c’est comme pour Franco ou Tito, il est peut-être déjà mort, mais on en serai informé que plus tard.

    La Havane est en complète décrépitude ; les cubains sont devenus fatalistes : ils ne réparent plus, bricolent un peu, ont faim mais n’attendent plus rien. QUel âge a le frère de Fidel ? Il faudrait peut-être trouver en Floride un opposant au castrisme et qui ait envie de redonner vie à Cuba, en exigeant des élections libres et ne plus accepter la géroncratie d’une fratrie.

    • machouf1
      machouf1 répond à hedona
      ingénieur
      • Posté à 12h13 le 16/01/2009
      • Internaute 66217
        ingénieur

      Ca c’est sur, qu’on fasse revenir les riches cubains exilés en floride et remettre de nouveau l’impéralisme américain

  • Emma Indoril
    Emma Indoril
    Nérévarine
    • Posté à 22h24 le 15/01/2009
    • Internaute 29462
      Nérévarine

    Je parie que Fidel est mort.

    • pierrox
      pierrox répond à Emma Indoril
      • Posté à 23h53 le 15/01/2009
      • Internaute 13797

      Quand Franco est mort, les autorités ont attendu 30 jours avant de l’annoncer car personne ne savait comment le dire.
      Quand Staline est mort, il s’est passé plusieurs jours avant que la nouvelle ne sorte : tous ceux qui savaient avaient peur d’être fusillés par ceux qui ne les auraient pas forcément cru...
      Fidel est mort depuis cet été il semblerait...

      • Grégory
        Grégory répond à pierrox
        • Posté à 10h09 le 16/01/2009
        • Internaute 12569

        Staline ou Franco pratiquaient le culte de la personnalité (statut, rues, affiches...). Castro, non. C’est un des raisons, parmi d’autres (comme : Castro se retirant de son vivant), qui fait que la question de savoir si Cuba est ou non une dicatature est toujours ouverte et débatue (en revanche, personne ne peut nier qu’avant Castro, c’était une dictature)

        Je n’en sais pas plus que vous mais je serais surpris que vous ayez raison. Ca n’a pas l’air d’être trop le style de la maison.

         
        • Emma Indoril
          Emma Indoril répond à Grégory
          Nérévarine
          • Posté à 17h59 le 16/01/2009
          • Internaute 29462
            Nérévarine

          Je suis d’accord aussi, sauf que le style, ça se change...
          Le style de Fidel, on connaissait (pas le culte de la personnalité ? ok, pas autant). Maintenant on va découvrir le frangin.

        • nemo3637
          nemo3637 répond à Grégory
          Déchoukeur
          • Posté à 19h07 le 16/01/2009
          • Internaute 44521
            Déchoukeur

          Il faut y avoir vécu ou au moins y avoir un peu séjourné, avoir connu des Cubains, si lon veut s’en faire une petite idée car la gauche française en a fait un emblème idéologique (tout comme les anti-castristes de Miami, d’aileurs...)

        2 autres commentaires
  • foldire
    • Posté à 22h56 le 15/01/2009
    • Internaute 63747
      -

    reflexione : et si pendant 50 ans j’avais fausse route, cette pensée mérite d’être longuement méditée avant d’être retranscrite sur mon blog.

    Fidel casse trop

  • Riboulbo
    Riboulbo
    Marche ou rêve
    • Posté à 23h00 le 15/01/2009
    • Internaute 48839
      Marche ou rêve

    Je m’y connais peut-être pas trop dans les affaires de Cuba, mais si le peuple crève de faim, c’est peut-être plus à cause du blocus des ricains que de l’idéologie prédominante, nan ?

    • pierrox
      pierrox répond à Riboulbo
      • Posté à 23h51 le 15/01/2009
      • Internaute 13797

      Si c’était aussi simple... Voici un exemple : nous sommes allés à Cuba en septembre, juste après le passage du cyclone. Air France autorise les voyageurs à prendre 46 kilos. La douane cubaine n’autorise que 30kg aux cubains qui viennent au pays, l’excédent est à payer au prix fort, ou à laisser entre les mains des douaniers, qui comme par hasard font partie des « nouveaux riches » de l’île. Il existe aussi un blocus à Cuba, mais c’est essentiellement de Cuba contre les cubains.

      • nemo3637
        nemo3637 répond à pierrox
        Déchoukeur
        • Posté à 04h10 le 16/01/2009
        • Internaute 44521
          Déchoukeur

        C’est exactement ça : le blocus américain a bon dos ! Qu’est-ce qui empêchait Cuba de commercer avec l’Europe ? Certains pays, malgré la distance, ne demandaient pas mieux. A part avec l’Espagne franquiste, le « lider » a refusé pendant longtemps les échanges avec les « états bourgeois ».
        Le seul mérite qu’on puisse quand même lui reconnaître c’est d’avoir mis presqu’en déroute l’armée sud-africaine, et ce au prix du sacrifice de 10000 soldats cubains, permettant, au bout du compte, la libération de Mandela.

         
        • Les Grands Champs
          Les Grands Champs répond à nemo3637
          Retraité, le doigt là où ça (...)
          • Posté à 06h54 le 16/01/2009
          • Internaute 61722
            Retraité, le doigt là où ça (...)

          Mouai...
          Et combien de Cubains sont mort en Angola ? !
          Le lider minimo en a envoyé 50 000, combien ont pu revenir plus ou moins en entier ?
          Des échanges existes avec des Etats d’Amérique du sud ; mais en tant que troc puisque les Cubains n’ont pas de quoi payer.

        • JP_JP
          JP_JP répond à nemo3637
          • Posté à 14h03 le 16/01/2009
          • Internaute 18274

          « Qu’est-ce qui empêchait Cuba de commercer avec l’Europe ? “
          Pour un enseignant, tu manques sacrément de culture !
          Moi quand je ne sais pas, je m’abstiens, mais bon, c’est un choix personnel.
          Tu n’es pas au courant que durant des dizaines d’années toute entreprise -où qu’elle se situe dans le monde- qui avait des échanges avec Cuba était immédiatement interdite d’échange avec les USA.
          En espérant pour nos enfants que tu n’enseignes pas l’histoire ...

          • nemo3637
            nemo3637 répond à JP_JP
            Déchoukeur
            • Posté à 19h01 le 16/01/2009
            • Internaute 44521
              Déchoukeur

            Faux.
            Cuba aurait pu commercer avec d’autres pays et sociétés « occidentales ». Ce fut le choix de la bureaucratie cubaine, liée au bloc soviétique, de refuser.
            Et les insultes n’y changeront rien : de belles légendes sont appelées ainsi à disparaïtre.

          • ChatNoir
            ChatNoir répond à JP_JP
            • Posté à 16h02 le 16/01/2009
            • Internaute 41122

            Quand une société a un marché avec des contraintes de ce style (risque de représailles américaines), elle fait du commerce en utilisant des sociétés intermédiaires. J’ai bossé dans une société qui vendait des équipements à Israël et à l’Arabie Saoudite. Deux sociétés différentes étaient utilisées, cela ne posait aucun problème.

            • JP_JP
              JP_JP répond à ChatNoir
              • Posté à 10h45 le 17/01/2009
              • Internaute 18274

              bon sang, mais qu’est ce qu’ils sont bêtes ces cubains !
              Dommage qu’ils n’aient tout simplement pas pensé à te demander conseil !
              Tu sais quoi ? l’Arabie Saoudite et Israel sont soutenus par les USA, alors évidemment qu’ils ne vont pas leur chercher des poux dans la tête.
              Des arguments dignes de la méthode Coué.

      • machouf1
        machouf1 répond à pierrox
        ingénieur
        • Posté à 12h16 le 16/01/2009
        • Internaute 66217
          ingénieur

        Ben voyons,

        faut savoir qu’avant la révolution, Cuba dirigé par le pantin dictacteur des USA tirait sa richesse de ses exportations de sucres.

        Du jour au lendemain, l’embargo a été décrété. Je vous laisse le soin de deviner la suite.

        Cuba a eu le mérite pour une fois dans ce monde de s’opposer aux politiques capitalistes des pays riches. Il l’a payé au prix fort.

         
        • nemo3637
          nemo3637 répond à machouf1
          Déchoukeur
          • Posté à 14h39 le 16/01/2009
          • Internaute 44521
            Déchoukeur

          ça c’est la légende de la gauche caviar.

        • Rafa
          Rafa répond à machouf1
          étudiant
          • Posté à 15h49 le 16/01/2009
          • Internaute 61201
            étudiant

          « Cuba a eu le mérite pour une fois dans ce monde de s’opposer aux politiques capitalistes des pays riches. Il l’a payé au prix fort. » Ta tout dit !

        2 autres commentaires
  • brothe
    brothe
    chercheur Postdoc
    • Posté à 00h02 le 16/01/2009
    • Expert 53510
      chercheur Postdoc

    Quand meme..... il aura connu 1/4 des presidents americains.

    • Les Grands Champs
      Les Grands Champs répond à brothe
      Retraité, le doigt là où ça (...)
      • Posté à 06h55 le 16/01/2009
      • Internaute 61722
        Retraité, le doigt là où ça (...)

      A quel prix pour le peuple cubain ! !

  • plaurenza
    • Posté à 07h52 le 16/01/2009
    • Internaute 4050

    Una ! Qu’as tu fais de ton film ?

  • tipoux
    tipoux
    écocitoyen
    • Posté à 09h50 le 16/01/2009
    • Internaute 56930
      écocitoyen

    Cuba s’ouvre et ’est tant mieux ,le pouvoir de Raul C ne résistera pas à la mort de Fidel C ,donc si il est mort ils attendent encore un peu pour l’annoncer.
    car avec F.Castro décédé c’est la fin d’un régime.
    ce régime est malheureusement devenu une dictature par la force de l’histoire
    et de son gransd voisin néo-libérale les E-U .

    Regardons aussi l’histoire politique ,sociale trés sanglante remplit de misére de l’amérique latine c’est 50 derniéres années.

    ne soyons donc pas trop partiaux dans nos jugements.

    Un citoyen du monde

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 10h02 le 16/01/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    L’arrêt du blocus qui paralyse Cuba depuis des lustres est une nécessité absolue.

    Il est vraisemblable que les choses continueront à être très difficiles dans un pays qui ne possède plus rien en terme d’infrastructures de communication, d’énergie, de logements habitables, de système de santé performant, d’industries, de technologie, d’activité halieutique, d’équipements mécaniques, de transports, de ressources liées à l’exportation, etc..et pour tout dire : d’argent !
    Il ne sera pas facile de tout remettre à plat dans un pays régi depuis des années par un totalitarisme global s’exprimant dans tous les domaines, et par l’absence d’un minimum de démocratie qui fait de n’importe quel anticastriste un renégat méprisable par l’Etat mais aussi par les autres citoyens, contraints et forcés d’aplaudir cette mise au ban.

    Il faut savoir que tout se serait passé autrement pour Cuba s’il n’y avait eu cette accident politique de la baie des cochons et cette tentative d’installation de missiles par Nikita KROUTCHEV aux portes de la plus grande puissance mondiale, les USA pour ne pas la nommer. Convaincu - je le suis - que Cuba aurait pu comme les autres pays, orienter sa politique vers un mieux être pour les peuples méprisés par la politique de Fulgentio BATISTA qui ne semblait avoir pour rôle que de mettre cette ile et ses habitants sous la coupe économique, politique, et militaire des USA. La base de Guantanamo est encore un « territoire US » sans avoir statut d’Ambassade ou de Consulat.

    Cuba, écologiquement, va très très mal, car >
    Les déboisements nécessaires aux familles (énergie archaïque mais basiquement incontournable) constituent un tel désastre que l’île s’achemine inexorablement vers une disparition de ses sols arables les plus riches, ce qui n’est pas loin de faire penser à ce qui arrive au voisin Haïti.
    Notez que la République Dominicaine, frontalière de Haïti (ils partagent de fait la mème île) ne connait pas ces ravages écologiques car jouissant d’une économie occidentailisé, même s’il n’y a as grand chose à dire de bon du sort des autochtones.
    Tout comme cela se passe à Haïti, les zones littorales de Cuba sont saturées d’alluvions qui n’aurait rien à y faire si les terres n’étaint pas emportées par les intempéries (nombreuses et brutales à ces latitudes dans les grandes Antilles) - cette saturation alluvionnaire détruit faune et flore sous marine, ajoutant au désastre agricole, un désastre maritime. La pénurie alimentaire n’est pas « soulagée » par les activites des pêcherie qui ne sont plus performantes, malgré la richesse originelle de ces eaux de carte postale.

    L’article écrit par UNA LIUTKUS qui relate la « quasi » disparition médiatique de Fidel CASTRO me fait penser à ce qui se passa en Espagne en 1875 lors du décès du Caudillo Francisco FRANCO dont le grand public n’a jamais vraiment connu la date et l’heure exacte du décès - mais c’est une chose politiquement compréhensible lorsque la transition doit se faire dans le calme et que les stratèges considère qu’il ne doivent pas la brusquer en annonçant un tel évènement sans la moindre retenue.
    Dans le cas de Fidel CASTRO que les citoyens ne considèrent plus depuis longtemps comme un Dieu vivant, il est étrange (supposition de l’auteur de l’article) que cet homme intrinsèquement mégalo puisse « briller » par son absence totale dans les médias.
    L’option de l’auteur, selon laquelle la volonté politique de Raül actuellement aux manettes ( ?) de ne pas annoncer l’indisponibilité du grand homme avant l’investiture de Barak Obama me paraît plausible. On peut penser qu’Obama (premier Président Noir élu aux USA) ne se coulera pas dans la politique de ses prédécesseurs dans ce cadre précis de l’embargo qui neutralise toutes les bonnes volontés cubaines.
    Il ne sera pas non plus très facile à Obama d’ouvrir les frontières sans réserve, au risque de favoriser une débandade sans nom du peuple pauvre de Cuba, et des Cubains émigrés aux Etats Unis, et plus particulièrement en Floride.

    * Une blague fait rire la communauté cubaine de Floride :
    - Pourquoi est on certain que les Cubains de l’île ne savent pas nager ?
    - Parce que tous les cubains qui savent nager sont déjà arrivés en Floride !

    C’est rigolo ? non ?
    * Surement pas ! .. car cela témoigne de la misère subie par les peuples lorsqu’on les prive de toute liberté de penser et d’agir.

    C’est ce paramètre qui doit disparaître de la politique cubaine et seule la levée de l’embargo permettra à ce peuple de se développer - car il n’est pas admissible qu’un état comme les USA puisse geler l’avenir des autres pays, selon son bon vouloir.

    • Grégory
      • Posté à 11h05 le 16/01/2009
      • Internaute 12569

      « un pays qui ne possède plus rien en terme d’infrastructures »

      Ca c’est quand même une énorme ânerie quand on parle d’un pays leader dans le secteur médical et qui a été capable d’aller faire la guerre de l’autres coté d’un océan à ses heures.

      Toujours dans le genre « rappel des faits », j’ai l’impression que peu de gens ici savent que le blocus n’est depuis Clinton plus que partiel, que d’ailleurs les USA sont le troisième pays fournisseurs de Cuba et lui achètent également des médicaments. Ce qui fait plutot mal, c’est l’embargo (pas plus d’un voyage tous les trois ans, merci Bush) sur le tourisme et sur le cigare, et bien sur l’impact de ce blocus dans le passé, notament à l’époque encore proche ou l’amérique du sud était écrasée sous l’influence US.

      Ce qui me semble certain c’est que Cuba est la plus magistrale démonstration de fourberie et d’immoralité de la politique étrangère étatsunienne. Maintenant comment les cubains vont ils vivre une hypothétique ouverture, quel impact celà aura-t-il sur leur niveau de vie, on ne peut que spéculer. Ceux qui prétendent que l’ouverture libérale les sauvera de tous leurs maux sont à mes yeux des crétins fanatiques oubliant à quel point l’histoire récente a démontré le contraire. Je note que l’amérique du sud, dans son ensemble, a l’air heureusement lucide et vacciné contre cette idéologie déclinante. Ceci posé, un peu d’ouverture ne ferait effectivement pas de mal, et tout le monde semble la souhaiter, y compris Raul. Alors il y a des raisons d’y croire...

  • Theophraste
    • Posté à 10h52 le 16/01/2009
    • Internaute 23868

    Cuba va mal, cuba n’a rien ... mouais il faut quand même relativiser. Ce n’est pas parcequ’il n’ont pas de grosses bagnoles, d’écran plat ou d’ipod que c’est la cata.

    La bas l’éducation et les soins pour tous sont encore une réalité (bien plus qu’en france) leur industrie pharmaceutique couvre 80% de leur besoin ce qui n’est pas si mal... C’est certain qu’il y a des manques (savons, petits consommables divers) et que le pays est facilement affaibli par des cyclones du fait de son autarcie en matière de ressources alimentaire (si les récoltes sont pas bonnes il est difficile d’importer etc.) mais bon personnellement pour y être aller dernièrement (et hors des gros sentiers touristiques) j’y ai moins vu de SDF ou de creve la fin qu’en France. Certes il y a beaucoup moins de « riches » mais il y a aussi beaucoup moins de « très pauvres » en cela les ticket de rationnement tout imparfaits qu’ils soient sont plus efficace qu’un RMI Français...

    Enfin pour ce qui est de la situation écologique il ne faut pas non plus déconner. Certes c’est une iles (problème au niveau de l’eau potable) certes de gros gâchis on été fait d’un point de vue des infrastructures touristiques fut un temps (Varadero, etc.) mais l’ile compte maintenant bon nombre de resserves naturelles (l’apport en capitaux de l’unesco et l’attrait du tourisme vert ne sont pas étrangers à ca mais c’est néanmoins positif)

    Bref tout ca pour dire qu’en effet la situation n’est pas rose la bas : des inégalités apparaissent de plus en plus entre cubains travaillant dans le tourisme et les autres, mais j’ai du mal a croire que l’intervention de cubain de miami ou plus généralement, la mise en place d’un gouvernement basé sur un modèle capitaliste seraient de bonne choses pour l’ile et pour l’ensemble de ses habitants. En tout cas je ne trouve aucun exemple appuyant cette théorie. La liberté d’expression pour tout c’est bien gentil mais ça n’existe nul part et ça ne remplit pas le ventre de tout le monde non plus.

  • Philippe Leclercq
    Philippe Leclercq
    dilettante
    • Posté à 11h02 le 16/01/2009
    • Internaute 64790
      dilettante

    On oublie peut-être un peu vite que Cuba faisait partie du COMECON, qui était aux pays communistes l’équivalent du Marché Commun : détaché de toute réalité.
    Quand le COMECON a disparu, Cuba s’est retrouvée confrontée à la réalité économique (exactement ce qui se passerait si les montants compensatoires, entre autres, disparaissaient subitement).
    Les effets du blocus américain se sont alors révélés.

    Cuba le dernier pays où se soit installée durablement une révolution.
    Même si des problèmes subsistent (et particulièrement dus au blocus américain), il faut quand même être conscient que la population cubaine vit mieux aujourd’hui que sous Battista (c’est à dire sous « l’ordre » américain). Les taux d’alphabétisation et de scolarisation y sont plus élevés qu’aux USA ; la couverture sociale (soins, suivi médical, retraite) plus étendue...
    Cuba est la preuve qu’une révolution, ça peut marcher !

    Je suis plus réservé en ce qui concerne Raul Castro. Sous des dehors progressistes, il cache une faim de pouvoir personnel : c’est le Sarkozy de Cuba...

    • Grégory
      • Posté à 11h14 le 16/01/2009
      • Internaute 12569

      « la population cubaine vit mieux aujourd’hui que sous Battista “

      Ca dépend lesquels ! Cuba était globalement bien plus riche sous Battista, et là je parle de la moyenne par habitant. L’ile était en fait en pointe sur la consommation de bagnoles, radios, etc. Pour 60% de la population, ça allait bien de ce coté. Reste que tout ce que vous dites est vrai, à savoir la mortalité, l’éducation, l’alphabétisation, et le nombre de pauvres problématiques alors que la révolution a, on est bien forcé de le reconnaitre, fait du pays un exemple sur tout ces points.

      Je dis ça non pour dénigrer la révolution cubaine, mais pour inciter à prendre en compte toutes les nuances et bannir des généralités déformantes sur le genre de ‘les cubains veulent... sont...’. ‘Les cubains’, tout comme ‘les Français’, ça ne veut rien dire. De même ‘mieux’ et ‘moins bien’ sont rarement très scientifiques. La verité c’est plutot que chacun voit des priorités différentes, ce qui ne pose pas de problème en soit - à condition d’en avoir conscience et de le reconnaitre.

    • nemo3637
      nemo3637 répond à Philippe Leclercq
      Déchoukeur
      • Posté à 19h14 le 16/01/2009
      • Internaute 44521
        Déchoukeur

      « Cuba le dernier pays où se soit installée durablement une révolution. »
      Cela dépend évidemment de ce que l’on appelle une Révolution.
      S’il s’agit de mettre sur pied une bureaucratie d’état où toute initiative de gestion démocratique à la base est impossible, c’est effectivement une réussite. Mais cela a (mal) existé dans les pays du « bloc soviètique » dont les régimes ont été assimilés fort justement à un « fascisme rouge ». D’ailleurs qu’est-ce qui différencie vraiment ces régimes du fascisme mussolinien ?
      L’anti-impérialisme est insuffisant pour qualifier de révolutionnaire un quelconque régime.

  • joëlle G.
    • Posté à 11h28 le 16/01/2009
    • Internaute 21421

    Salut,

    Fidel Castro a menti à son peuple pendant 50ans, pourquoi cela changerait aujourd’hui ?

    Cuba, on en parle ici :

    Lien

    A+

  • societe00
    societe00
    desabusé
    • Posté à 11h35 le 16/01/2009
    • Internaute 60668
      desabusé

    Je suis d accord avec Theophraste et campuliber.
    J ai parcouru egalement toute l ile. Certaines villes se portent mieux que d autres, par exemple Cien Fuegos montrant que le systeme n est pas aussi mauvais que les occidentaux le présentent. Batista avec les américains utilisaient l ile a des fins d enrichissement personnels et de debauche. Si on regarde les iles voisines, Haiti ou Jamaique - sous influence américaine, la situation est largement pire a tous niveaux : insécurité, santé, education. Pourquoi personne ne les critique ? Dans ces domaines Cuba est a mon avis une référence. Voir également la fin du film Sicko de Michael Moore, meme s il exagere un peu, avec l hopital ultra moderne de La Havane.

    Ce systeme n est pas a jeter entierement, le seul gros point négatif étant bien sur cette absence de liberté de sortir de l ile ou d expression contre le pouvoir.
    Contrairement a ce qui a ete dit dans un des posts, le blocus americain depassait largement les usa, puisque ceux-ci ont fait enormément pression sur l Europe pour qu elle le respecte egalement. L impact en est tres dur pour Cuba.

    Castro etait quelqu un de tres habile et de rusé, il a par exemple refusé de signer le protocole sur les brevets, ce qui permet aujourd hui d assurer la copie de médicaments et de contrer un peu les effets nefastes du blocus. Il a obligé chaque ville ou village a avoir un medecin, donc toute l ile est couverte.
    Sans blocus, peut etre que Castro aurait offert un meilleur niveau de vie (materiel) a ses habitants ?

    Les cubains travaillent officiellement un jour sur deux, ce qui assure du travail pour tout le monde.
    Pour ma part j ai été frappé de leur gentillesse pas seulement avec nous, mais entre eux, et surtout de leur sens du partage.

    • nemo3637
      nemo3637 répond à societe00
      Déchoukeur
      • Posté à 19h29 le 16/01/2009
      • Internaute 44521
        Déchoukeur

      Vous avez une vision superficielle des choses, ignorant les combats des Cubains à l’intérieur de leur pays pour tenter d’avoir un minimum de liberté d’expression, pour essayer d’organiser la vie quotidienne de façon rationnelle.
      Actuellement à Cuba des groupes multiples, présumant la mort du Lider Maximo, se réunissent pour faire la critique de ce régime tout en façade - qui a certes à son actif quelques réussites, comme le système de santé et l’éducation - non pas pour faire revenir au pouvoir les anti-castristes « libéraux » de Miami, mais pour enfin réorganiser sans carcan bureaucratique toute la société, notamment la production agricole.
      Encore une fois le blocus américain a été le prétexte servant à masquer la gabegie, notamment pour ce qui est de l’agriculture, à faire supporter la corruption et la nomenclature qui en profite.
      Ayant partagé le repas des Cubains - pas bien gros ! - et souvent discuté avec franchise, je ne peux que constater votre vision « touristique » de ce pays.

      • Rafa
        Rafa répond à nemo3637
        étudiant
        • Posté à 23h00 le 18/01/2009
        • Internaute 61201
          étudiant

        Si le le blocus américain est un si bon prétexte pour justifier les difficultés, et donc une excuse dont Castro se sert vis a vis des Cubains, pourquoi les USA le maintienne t’il depuis bientot 50 ans ? Alors que, selon vous, il suffirait de le retirer pour que le peuple Cubain réalise que les difficulté sont du au régie et non pas au blocus ? Si ce que vous dites est vrai, et que le blocus est un prétexte, il est donc totalement contre-productif ! Heureusement que vous etes la pour éclairer l’histoire de votre si grande inteligence paske les 10 présidents américain qui ont précédé Obama, ainsi que leur gouvernement et la CIA ont toujours cru (queskil son con !) qu’il fallait maintenir le blocus !
        Si le socialisme cubain est un système voué a l’échec, pourquoi les USA ne le laisse pas tenter sa chance honnetement avec les meme armes, et ainsi on pourrait voir au final ce qu’il en est !

  • pete sampras
    pete sampras
    étudiant
    • Posté à 11h41 le 16/01/2009
    • Internaute 48944
      étudiant

    on voit bien tout le mal que fait le communisme, qu’il soit castriste, guevariste, leniniste ou staliniste, ca ne marche pas ! point !

    Lien

    • machouf1
      machouf1 répond à pete sampras
      ingénieur
      • Posté à 12h22 le 16/01/2009
      • Internaute 66217
        ingénieur

      c’est sur que le capitalisme, libéralisme, c’est le pur bonheur

      Si vous l’etes l’auteur ce blog, on pourrait revenir des jours et des jours sur vos ecrits.

      Lien

      Il est pas mal celui-la ; ; ;

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 12h24 le 16/01/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    En général, quand un dictateur est mort mais qu’on veut faire croire qu’il est en vie et en bonne santé, on publie plein de discours sous son nom, on sort des vidéos et des photos, bref on fait croire qu’il est en vie.
    Là, c’est étrange qu’il ne dise plus rien. Peut être que personne n’ose parler à la place du roi des discours sans fin, de peur que ça se remarque immédiatement.

    En tout cas, Américains et Cubains ont intérêt à se rapprocher tout doucement, pour éviter le choc culturel et économique, autrement dit détruire les rares avantages des Cubains et finir de piller l’île, mais aussi politique.
    Car en ces temps de crises et de fermeture d’usine qui mettent toute une ville sur la paille, rejeter sa haine sur le communiste cubain et son agent infiltré le noir de DC risque d’être à la mode et de provoquer quelques troubles supplémentaires dans les couches les plus abruties de la population.

  • Waldeck
    Waldeck
    Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
    • Posté à 13h02 le 16/01/2009
    • Internaute 36864
      Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

    Mais qui c’est le barbu à côté de Una Liutkus ?

  • Gaspard.L-J
    Gaspard.L-J
    « jeune »
    • Posté à 13h47 le 16/01/2009
    • Internaute 52554
      « jeune »

    Je ne sais pas où est passé Fidel Castro, mais en tout cas on a retrouvé les signes de ponctuation que les écrivains contemporains délaissent progressivement. Faisons le compte ici.

     ! => 14
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    ... => 8

    Un article tellement dynamique qu’il réveillerait un lecteur déjà mort ! Peut-être même qu’il ressuciterait Fidel ^^

  • Rafa
    Rafa
    étudiant
    • Posté à 16h00 le 16/01/2009
    • Internaute 61201
      étudiant

    Il y a une chose très importante a ne jamais oublier lorsque l’on prend le risque de s’exprimer sur Cuba. Il s’agit d’un pays du « tiers-monde » comme on disait il y a peu ! Il faut donc le juger a cette aune la. De la meme facon qu’il est ridicule de juger Cuba avec les mêmes critères que les autres pays car aujourd’hui tout les pays sont entrés dans le capitalisme mondialisé, sauf Cuba. C’est donc impossible de juger Cuba sur des critères capitaliste car ce ne sont pas des critères opérant.
    Pour autant il y a des moyens de se faire un avis sur Cuba, personnellement je trouve intéressant de savoir que sur les 20 MILLIONS d’enfants qui meurent chaque année sur notre terre (sans que tout ces gens qui dénigre Castro et la révolution cubaine ne s’émeuve autant que sur le manque de libérté d’expression a la havane) pas un seul n’est Cubain ! A méditer...

    • nemo3637
      nemo3637 répond à Rafa
      Déchoukeur
      • Posté à 17h37 le 17/01/2009
      • Internaute 44521
        Déchoukeur

      Quelle est donc cette « aune » qui permet de juger de ce qui est bon pour un pays du Tiers-Monde et de ce qui ne l’est pas ? On déjà entendu cette rengaine ethnocentriste à propos des Chinois qui ne seraient pas « mûrs-pour-une démocratie-comme-chez nous ». Ignorance et mépris des peuples et de leur Histoires.

      • Rafa
        Rafa répond à nemo3637
        étudiant
        • Posté à 22h53 le 18/01/2009
        • Internaute 61201
          étudiant

        Il s’agit pas de juger ce qui est bon pour un pays du tiers monde ou pas ! Mon propos visait a souligner que Cuba n’est pas un pays riche et que donc il est stupide de dire « ils sont pauvre c’est de la faute de Castro : », car Castro n’est a la tete d’aucun autre pays du tiers monde et pourtant eux aussi sont pauvres. Il faut donc contextualiser la situation de Cuba avant de porter un jugement quelqu’il soit !

  • spirithom
    spirithom
    imageur 1temporel
    • Posté à 19h22 le 16/01/2009
    • Internaute 55031
      imageur 1temporel

    En vrac :
    - exemple de relation commerciale entre l’île et l’europe : veolia détient le marché du ramassage (et traitement vraisemblablement !) des déchets à La Havane.
    - beaucoup de récupération et de bricolages, on voit un grand nombre de véhicule (vieille américaine bien sûr, moto, tricycle, ...) être bricolé dans les rues. Exemples de récupération : un garagiste qui construit des joints (culasses, durites, ...) à partir de roues de char russe.
    - traffic divers, notamment d’essence : les véhicules d’état sont syphonés de leur carburant et revendu au marché noir.
    - pauvreté mais, à la différence de beaucoup de pays africain par exemple, des systèmes de santé, d’éducation, de sport qu’on peut comparer au pays du nord.
    - lorsqu’on demande au cubain de quoi il rêvent, la plupart te réponde : « ici et maintenant », à la différence là aussi de l’Afrique où la plupart rêve d’Europe. Pas de place pour un passé révolu ou un futur hypothétique, juste la « survie » maintenant. A rapprocher dans sa sécheresse à l’ici et maintenant de la méditation « asiatique ».
    Sinon ci joint un lien vers un blog collectif noir et blanc où je présente quelques images de mes deux voyages là bas avec un dessein « subjectif » (il ne s’agit pas de reportage même si j’ai effectué aussi des images plus « objectives ») et loin d’un certain cliché « sea, sex and sun » qu’on peut avoir sur cette île :
    Lien

  • maxime vivas
    • Posté à 10h31 le 17/01/2009
    • Internaute 21150

    A lire l’intervention de NEMO qui s’affiche fièrement comme enseignant, je me réjouis que mes enfants n’aient jamais eu un maître de son acabit et je pleure pour d’autres qui auront appris à travers lui ce qu’est la subtilité dans l’analyse et dans le choix des mots, pour parler d’une mort annoncée.

    • nemo3637
      nemo3637 répond à maxime vivas
      Déchoukeur
      • Posté à 17h51 le 17/01/2009
      • Internaute 44521
        Déchoukeur

      On peut aussi pleurer en pensant à des enfants qui ont certains parents...
      Je répéte donc : Castro est un dictateur.
      Il est également faux de dire que les Cubains sont heureux dans leur île et qu’ils ne veuillent pas en partir. Dès qu’ils le peuvent, sur de frêles embarcations beaucoup d’entre eux tentent en effet de s’enfuir malgré tous les dangers que cela représente.
      Il y à présent des centaines d’« opposants » emprisonnés à Cuba - je mets des guillemets car souvent ils n’ont même pas mis en cause le régime mais simplement proposé quelques réformes - que celui-ci traite de « mercenaires ».
      Combien ont été tué, assassiné à petit feu ? Et ce n’était en rien des bourgeois.
      Et ce que je dis là, à votre grand dam - mais vous pensez bien que je m’en contrefiche - je le dis aussi, sans aucune fierté, à mes élèves et à vos enfants si j’en avais l’occasion.

      • maxime vivas
        maxime vivas répond à nemo3637
        • Posté à 11h16 le 18/01/2009
        • Internaute 21150

        Nemo : Et ce que je dis là, [...] je le dis aussi, sans aucune fierté, à mes élèves et à vos enfants si j’en avais l’occasion ».

        Ce qui me conforte dans mon jugement : vous êtes un redoutable iignorant indigne d’exercer votre beau métier. Si vous enseigniez après avoir appris, vous sauriez par exemple que le nombre de Cubains qui cherchent à quitter l’île est plus bas aujourd’hui que jamais, que des dizaines de milliers de Cubains travaillent en mission à l’étranger et retournent de leur plein gré chez eux, que le nombre d’« opposants » emprisonnés ne se monte pas à des centaines, même d’après les organisations anti-cubaines les plus extrémistes de Miami. Mais vous avez raison, il y en a trop. On devrait toujours trouver la solution pour ne pas emprisonner des individus jugés dangereux pour le pouvoir (chez nous, les Basques, les Corses, les gens de Tarnac...), là-bas, ceux qui se vendent aux représentants des USA à La Havane.

        Némo : quand on est infoutu de la moindre rigueur dans les chiffres, on tombe dans la polémique politicienne, laquelle n’a rien à voir avec la connaissance.

        Espérons que certains de vos élèves s’abreuveront à d’autres sources qu’aux vôtres et découvriront quel type d’enseignant vous fûtes pour eux. Il suffit d’aller voir les études de l’UNESCO, l’ONU, Amnesty, l’OMS, le FMI, la Banque Mondiale pour découvrir que Cuba qui n’est pas un paradis (il serait bien le seul) n’est pas l’enfer sur lequel vous déversez votre bile.
        Et sinon, vous aimez quelqu’un ?
        PS. Dans un débat public, Ignacio Ramonet fut interpellé ainsi : « Et vous cautionnez les milliers de prisonniers politiques à Cuba ? » Ramonet répondit : « Vous auriez pu tout aussi bien dire : les dizaines de milliers, personne ne vous aurait contredit, même dans les médias ».

         
        • Aristippe
          Aristippe répond à maxime vivas
          au fond du couloir à gauche
          • Posté à 18h57 le 18/01/2009
          • Internaute 33767
            au fond du couloir à gauche

          Salut ;
          Il est difficile de savoir exactement combien il y a de prisionniers politiques. Ignacio doit connaÎtre le chiffre exact, il a ses entrées au palais. Plus difficile est de savoir combien voudrait partir, combien revienne aussi parce qu’il y a la famille. Une certitude,

        1 autres commentaires
      • Rafa
        Rafa répond à nemo3637
        étudiant
        • Posté à 23h10 le 18/01/2009
        • Internaute 61201
          étudiant

        d’apres le rapport d’human right il ya actuellement 62 prisonneir politique a Cuba.
        Autre chose ; le crime de conscience n’existe pas a Cuba, les gens emprisonnés sont des gens qui sont passé a l’acte, et encore une fois il faut re-contextualiser, Cuba est en guerre depuis 50 ans avec la 1ere puissance du monde qui se trouve a 150km de ses cotes... et qui finance activement des actions terroriste !
        Il est vrai que bcp de cubain on fuit leur pays par de petites embarcation notament pdt les année 90 au plus dure de la période spéciale, les fameux balseros. Une nouvelle fois il faut contextualiser, savez vous nemo qu’une loi américaine octroie de maniere automatique la régularisation a tout cubain qui parviendrait a rejoindre les USA ! Poser vous la question a présent, si demain la france offre la régalarisation a dison tout les malien ou tout les algériens, combien tenterer selon vous d’arriver en france et cela par tout les moyen ? Vous dever etre bien placer pour savoir que votre chere président sarkozy (dont je ne doute plus que vous soyer un fervent partisan...) a lui meme dit pour justiifer sa politique ignoble de quotas de reconduite a la frontiere , que la régularisation massive créait un appel d’air chez les candiadat a l’immigration ! Vous voyer que lorsque l’on cherhce a aller un peu plus loin que le discours des médias sur cuba il y a une situation bien plus complexe...

  • TonyLibertaire
    TonyLibertaire
    Lycéen section littéraire
    • Posté à 13h41 le 17/01/2009
    • Internaute 61258
      Lycéen section littéraire

    J’espère que la situation va s’améliorer à Cuba, et les cubains le mérite. J’espère aussi que le socialisme ne sera pas abbattu par la nouvelle politique, parce que ce serait un vrai gâchis : Cuba a une occasion historique de libéraliser sa politique, tout en maintenant son aura et ses principes socialistes.