decryptage 14/01/2009 à 13h13

Les invendus valent de l'or : la recette de Vente-privée

Lise Barcellini | Journaliste



Les locaux de Vente-Privée.com, à St Denis (Audrey Cerdan/Rue89).


Plus besoin d’attendre les soldes pour faire des affaires. Grâce aux sites de destockage, on trouve des grandes marques à prix cassé toute l’année assis dans son canapé. Pionnier et leader du marché, le site vente-privee.com estime rendre service aux marques comme aux consommateurs. Sa recette pour transformer des rebuts en or.


Casser les prix

Eden Park, Calvin Klein, Princess TamTam, Longchamp, Nike, ou encore Panasonic... Autant de grandes marques proposées à prix cassés. Exemple : sur le textile, Vente-privée propose une décote moyenne de 65% par rapport au prix de vente en magasin. Le charismatique PDG au look hippie, Jacques-Antoine Granjon, se targue de proposer les « prix les plus bas possibles »… Mais « les plus bas » par rapport à quoi ?

« Les plus bas possible en accord avec la marque pour qu’elle destocke les quantités maximales, et pour que notre société réalise sa marge commerciale -qui lui permet de payer ses charges et de faire des investissements. »


Le PDF de l’enquête de la DGCCRF sur l’affichage du prix de référence sur 45 sites Internet.

Mais depuis que la DGCCRF a rendu public, début décembre, une enquête sur l’affichage du prix de référence sur 45 sites Internet, tout le monde s’interroge : Vente-privée fait-elle partie des 43 mauvais élèves épinglés par la DGCCRF ?

Ses conclusions sont sans appel : seuls deux sites sont en règle : (Lire le document ci-contre)

« Seulement deux sites ont été en mesure de prouver l’existence d’un prix de référence. Ils offraient des promotions soit sur des voyages, soit sur des produits de beauté. »

La DGCCRF se refuse à donner des noms. Et le PDG de Vente-privée a beau être intarissable sur la question, au final, il n’y répond pas. Il dit seulement qu’« il ne peut pas garantir qu’il est dans les deux (en règle) ». (Ecouter le son)


Une manière d’avouer qu’il ne fait pas partie des deux sites en règle ?


Rendre désirables les invendus

Vente-privée
en chiffres

Le chiffre d’affaires a atteint 610 millions d’euros en 2008 pour 12,5 millions de commandes. Le site annonce 1000 fournisseurs, quelque 1000 salariés dans des métiers variés (responsable de vente, musicien, webmaster, homedesigner, mannequin…) et compte embaucher 300 personnes en 2009.

Refourguer aux consommateurs des articles que personne n’a voulu acheter jusque-là : a priori, ça n’a rien de glamour. Mais c’est une valeur sûre : 2 à 10% des produits fabriqués ne sont pas vendus par le canal de distribution classique. Il faut donc les écouler différemment, et si possible discrètement. Car, pour les marques, avouer qu’elles ont des invendus envoie des signaux négatifs aux consommateurs : preuve qu’elles ont été incapables de produire les bonnes quantités, ou pire, que le prix de vente était trop élevé.

Conséquence : le destockage est une filière prospère, mais peu médiatisée. Avec Internet, la donne a changé. Car ce qui fait vendre, c’est justement les marques... Alors, pour attirer le client sans froisser les fournisseurs, Vente-privée a eu deux idées en or : les ventes flashs et la non-publicité sur Google. Il est en effet ultra important pour ne pas dégrader l’image des marques que cet écoulement de stocks ne soit pas rendu public et donc pas visible sur le premier moteur de recherche.



Jacques-Antoine Granjon, PDG de Vente-Privée, dans son bureau à Saint-Denis (Audrey Cerdan/Rue89).



Créer la rareté pour ne pas concurrencer les boutiques

Chez Tati, tant que tous les soutiens-gorge Chantelle affichant une décote de 60% n’ont pas été vendus, ils traînent dans les bacs sales et ça fait mauvais genre. Pas sur Vente-privée : la vente y est éphémère. Au bout de 48 heures ou 72 heures, que le stock ait été écoulé ou non, la vente-flash est « close ».

De plus, les ventes ne sont annoncées que deux à trois jours avant. Besoin d’un nouveau sac ? Impossible pour l’internaute de savoir quand, et si, une vente de sacs va avoir lieu. Un moyen, selon Jacques-Antoine Granjon, de ne pas concurrencer les boutiques, et donc, de ne pas s’attirer les foudres des marques :

« On n’est pas contre le réseau [de distribution classique], on est partenaire des marques et du réseau. »


Créer un club faussement privé

Autre astuce pour amadouer les marques tout en fidélisant le client : créer un « club privé ». Pour pouvoir prendre connaissance des offres, l’internaute doit être parrainé pour devenir « membre ». Une subtilité qui donne aux clients l’impression d’être un VIP (« very important person ») alors qu’il a sept millions d’égaux. Cet obstacle n’empêche pas le site d’enregistrer dix mille nouvelles inscriptions chaque jour. Jacques-Antoine Granjon lance :

« Bien sûr, ce n’est pas privé, je n’arrête pas de le dire ! Notre ambition, c’est que tous les internautes soient membres. Ce n’est privé que pour les marques. »

Explication : le caractère « privé » évite que les moteurs de recherche « voient » les prix et les gardent en mémoire. Ainsi, quand un sac Longchamp est vendu à 60% de sa valeur pendant une vente de 48 heures, la machine informatique n’en garde pas trace... De quoi rassurer les marques.



Les locaux de Vente-Privée.com, à St Denis (Audrey Cerdan/Rue89).



Valoriser les marques

A l’abri du « Big Brother » Google, Vente-privée veille à utiliser l’image des marques pour attirer le client. Son créneau : le luxe et le glamour. Donc, non contente de citer les marques, elle les met en scène : minifilms publicitaires, photos de mode... Les « invendus » redeviennent un objet de rêve. Dans leur jargon, ça s’appelle « produire une vente. » Cette « production » mobilise 350 personnes : du mannequin à la responsable des ventes, du homedesigner au responsable marketing, du photographe au webmaster. Pour transformer le listing informatique envoyé par le fournisseur en « vente », il faut quatre à cinq semaines. Une activité « créative » qui vise à attirer l’internaute mais surtout à le faire revenir. Jacques-Antoine Granjon explique :

« Qu’est-ce qui créé l’événement tous les jours ? Les infos, la météo, la bourse, l’horoscope... Ce qui fait que vous allez sur un site systématiquement le matin quand vous vous réveillez, c’est qu’il se passe toujours quelque chose. Pour nous, c’est pareil, si je ne crée pas l’événement, les gens ne reviennent pas. »

Ironie de l’histoire : Vente-privée, dont le cœur de métier est le destockage de marques, a réussi le tour de force de devenir elle-même une marque.



Les locaux de Vente-Privée.com, à St Denis (Audrey Cerdan/Rue89).



Résister à l’offensive des marques

Vente-privée fait-elle concurrence aux marques ? Jacques-Antoine Granjon a beau estimer que non, certaines enseignes restent sur la défensive et n’assument pas de faire appel à Vente-privée : elles demandent expressément à Jacques-Antoine Granjon de ne pas les citer. C’est le cas d’une grande marque française de maroquinerie. Mais c’est un secret de polichinelle, partagé par les sept millions de membres du site.

Autre cas de figure : les marques très haut de gamme, comme Chanel et Hermès, qui selon Jacques-Antoine Granjon, « ne sont pas prêtes à écouler leurs stocks sur Internet ». Elles n’en ont pas besoin. Elles préfèrent ne pas vendre tout leur stock plutôt que risquer de détériorer leur image très haut de gamme.

Enfin, certaines marques créent leur propre canal de destockage. Ce qu’a fait Peugeot. Citroën et Renault prévoient de lui emboîter le pas. Elles entrent donc en concurrence avec les sites de destockage multimarques comme Vente-privée. Rien d’étonnant donc à ce que Jacques-Antoine Granjon critique cette démarche. Il considère que ces marques se tirent une balle dans le pied en faisant ça, qu’elle signent l’arrêt de mort de leurs boutiques traditionnelles :

« C’est catastrophique, selon moi ça brouille le message. En faisant ça, elles cannibalisent leur clientèle. »

Avant de lancer son « webstore », Peugeot avait fait une vente flash avec Vente-privée. Le constructeur explique désormais :

« Cette vente était un cas particulier, et Peugeot entend au contraire s’appuyer sur la force de son réseau de concessionnaires car nous pensons que le contact direct avec le client est essentiel. »

Sur son site Internet de destockage, les voitures sont « disponibles », mais pas commercialisées : il faut donc encore passer chez un concessionnaire.


S’appuyer sur son propre grossiste en fins de séries

La « success story » n’a pas tout de suite été au rendez-vous. Pendant les premières années, Vente-privée a même failli mettre la clé sous la porte. Avec l’explosion de la bulle Internet, la méfiance des consommateurs, ça ne marchait pas. Et surtout, il fallait du temps pour avoir des membres. Beaucoup de membres. Car le concept n’est viable que si la demande est nettement supérieure à l’offre.

Vente-privée n’a commencé son décollage qu’en 2004, pour rencontrer le succès deux ans plus tard. Les premières années, c’était une autre activité, adossée à Vente-privée, qui faisait tourner l’entreprise : celle de grossiste en fin de séries, le métier originel des fondateurs de Vente-privée. Son PDG, Jacques-Antoine Granjon, avait 22 ans quand il s’est lancé dans le destockage, aujourd’hui il en a 46.

D’ailleurs, les fondateurs de Vente-privée ont gardé leur entreprise d’écoulement de stocks de gros : la Copad, qui travaille avec un réseau de boutiques discount comme Mistigriff. C’est grâce au carnet d’adresse de la Copad que Vente-privée a réussi à démarcher la plupart de ses fournisseurs. Vente-privée, c’est la poursuite des mêmes objectifs que la Copad, par d’autres moyens. Et encore aujourd’hui, certains des articles qui n’ont pas été vendus sur le Net sont écoulés via le grossiste. Vente-privée estime vendre en moyenne 70% des stocks confiés par une marque.

Lire aussi : Déstockage : le bon business des denrées presque périmées

Photos : les locaux de Vente-Privée.com, à St Denis, et le PDG de l’entreprise Jacques-Antoine Granjon (Audrey Cerdan/Rue89).

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  • EtreProprio.com
    EtreProprio.com
    annonces immobilières
    • Posté à 13h21 le 14/01/2009
    • Internaute 65162
      annonces immobilières

    Le concept a été également repris dans l’immobilier avec le site immo-prive.com, mais il semble qu’il ne rencontre pas le même succès ...

    Philippe.
    EtreProprio.com - Lien

  • TARPON
    • Posté à 13h43 le 14/01/2009
    • Internaute 27263

    Faux concept à la limite de l’arnaque .Aujourd’hui tout le monde connait les prix de reference et surtout le prix de la qualite.En matiere de textle ,par exemple,Calvin Klein offre la marque mais pas une garantie de qualite à la hauteur.Aujourd’hui,on trouve du Faux Lacoste de meilleure qualite que le vrai,alors ? 100 euros pour un croco qui s’effiloche ou 20 euros pour le faux qui tient la route ?

  • Hatamoto
    Hatamoto
    Vendeur de temps de cerveau (...)
    • Posté à 13h53 le 14/01/2009
    • Internaute 29766
      Vendeur de temps de cerveau (...)

    Vente privée m’a fait marrer pour la première fois à une blague plutôt mysogine (ma compagne s’y connectes tous les matins) :
    « Un homme est prêt à payer 20 euros un truc dont il à besoin mais qui en vaut 10. Une femme est prête à payer 10 euros un truc qui en vaut 20 mais dont elle n’a pas besoin ... »

  • Ellington
    • Posté à 13h56 le 14/01/2009
    • Internaute 27898

    Le problème du prix de référence n’est pas vraiment critique sur la plupart des produits grace en particulier à Google, qui donnera aisément quelques autres sites commercialisant les mêmes produits.

    Pour ma part, et spécifiquement pour Ventes-Privées que j’ai utilisé quelques fois, deux « points noirs », le SAV et le délai de livraison.

    L’absence de contact direct est également un soucis.

    D’autres sites ont suivi ma tendance, donc même là, jouer la concurrence est nécessaire.

    • Lise Barcellini
      Lise Barcellini répond à Ellington
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 14h13 le 14/01/2009
      • Journaliste 18428
        Journaliste

      @ Ellington,

      En effet, pas de contact téléphonique direct entre les clients et l’entreprise : la hotline est externalisée, en banlieue lilloise. Ils assurent que c’est là leur seule activité externalisée.

      Quel a été le délai de livraison ? Les avez-vous contacté pour vous plaindre ? Quelle a été leur réponse ? -(Et surtout, c’était il y a combien de temps ? ?)

      Cordialement

      • Ellington
        • Posté à 14h25 le 14/01/2009
        • Internaute 27898

        Les délais sont (étaient, car je les ai « black-listés » depuis un an) de l’ordre de 2 mois, ce qui était justifié par le fait que les commandes étaient passées au fournisseur à la fin de la période de vente, pour ensuite être traitées par la logistique de VP.

        Pour ce qui concerne le SAV, je n’ai pu avoir que des échanges « anonymes » via une messagerie « fermée et structurée », sans possibilité de dialogue. La seule proposition était « retour dans l’emballage d’origine pour remboursement » mais qui conserve ses emballages d’électro-ménager pendant la période de garantie ?

  • supprimé à la demande du riverain 23 mars
    • Posté à 14h34 le 14/01/2009
    • Internaute 26946
      x

    Je confirme ce que dit Ellington, j’ai arrêté depuis plus de six mois mes achats sur ce site à la suite de plusieurs problèmes notamment de qualité (vêtements abimés) sans compter les délais de livraison minimum1 mois et les soucis d’emballage des envois (j’avais mis des remarques sur le blog du site).
    Par contre, pour ce qui concerne les prix, il est facile de comparer et on trouve de vrais rabais notamment sur de grandes marques de lingerie.
    Le SAV pour les retours est aussi un problème.
    J’ai eu le sentiment d’avoir fait quelques belles affaires mais en comparaison j’ai eu trop de déceptions, ceci dit je pense que c’est inhérent à la VPC.

  • Galuel
    Galuel
    Entrepreneur
    • Posté à 14h49 le 14/01/2009
    • Internaute 62855
      Entrepreneur

    Gardez votre argent !

    La crise est due à une contraction sans précédent de la masse monétaire constituée de crédit-dette fausse monnaie (disparaît une fois payée) à 98% !

    Votre argent vaudra donc potentiellement 2 à 3 fois plus (vous achèterez 2 à 3 fois plus biens !) d’ici 1 an.

    Ne dépensez pas ce qui vaut de l’Or ! Laissez la masse monétaire s’effondrer, ne rentrez pas dans le jeu du crédit dette qui vous enchaîne !

    Oui à de la vraie monnaie, halte à la Pyramide de Madoff des Dettes infinies !

  • compte supprimé 22 janvier
    • Posté à 14h51 le 14/01/2009
    • Internaute 24826

    Je n’achèterai plus jamais chez Vente privée : j’avais acheté une machine à Café, il y a deux ans, machine ROBUSTA qui était défectueuse. Après renvoi, on m’adresse une machine d’une autre couleur dont je ne voulais pas.
    J’attends mon remboursement dont Vente privée à prétendu l’avoir fait et mon médiateur sur le net n’a rien pû faire malgré une demi-année d’échanges de courriers.
    Alors j’en ai tiré la leçon et je n’achète plus sur ce genre de site : je m’imprime le prix et je vais négocier au magasin et je suis sûr que le SAV est assuré.

    • Lise Barcellini
      Lise Barcellini répond à compte supprimé 22 janvier
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 15h19 le 14/01/2009
      • Journaliste 18428
        Journaliste

      Avec un peu de chance Saint Nicolas, la direction de Vente-privée va lire votre commentaire, et résoudre le problème. Ils sont très très forts en marketing ; .. et ils n’arrêtent pas de proner la « transparence ».

      Avant d’écrire l’article, je me suis renseigné auprès des associations de consommateurs, et aucun problème de livraison ou d’articles défecteux ne m’avait été signalé.

      Merci donc pour votre témoignage.

      • compte supprimé 22 janvier
        • Posté à 12h39 le 15/01/2009
        • Internaute 24826

        Vous avez raison : ils sont très forts en marketing, mais la comptabilité doit être elle en sous-effectif permanent ce qui leur permet de ne pas rretrouver les remboursements et de ne pas rendre l’argent pour des articles défectueux.

  • vente-privee
    vente-privee
    Webmaster
    • Posté à 15h34 le 14/01/2009
    • Internaute 66030
      Webmaster

    Beaucoup de sites ont voulu copier l’original (vente-privee.com) avec plus ou moins de succès …
    Mais depuis 3 ans, certains sites de ventes privées sont devenus de vrais challengers.
    Personnellement, et pour avoir passé de nombreuses commandes sur différents sites, j’évite à présent vente-privee.com pour la simple raison que ce site est victime de son succès : en 5 mn on ne trouve plus chaussure à son pied, et le délai de livraison (+ d’un mois) est dissuasif.
    Je recommande de bonnes alternatives à ce site comme Showroomprivé qui livre en quelques jours, Brandalley (livraison en 24h sur certaines ventes) ou encore Tooluxe qui livre en 72h.
    Derniers points lorsque l’on souscrit à ces sites, les annonces des ventes qui envahissent la boite email !
    Mais il existe une bonne solution pour suivre les ventes, perso j’ai adopté pour un simple flux RSS et me suis désinscris des newsletters … le bonheur
    Un bon flux RSS que je recommande car il ne force pas l’inscription et permet d’accéder directement aux ventes : Lien

  • m a i a
    m a i a
    aquoiboniste
    • Posté à 15h50 le 14/01/2009
    • Internaute 9081
      aquoiboniste

    Je suis une cliente de vente-privée.com. Je pense avoir réussi à éviter l’écueil de l’achat inutile : je me contente d’attendre des ventes de marques que je connais bien, particulièrement en prêt à porter, et pour lesquelles je suis à peu près sûre de la taille à commander. Les marques choisies par VP sont plus variées et plus attractives que les autres sites auxquels je suis pourtant inscrite.

    J’ai eu un seul retour à faire pour un article dont la couleur ne me plaisait pas, cela s’est passé très rapidement et sans problème, de même que le remboursement.

    Il est en revanche pénible que les articles soient épuisés en 5 minutes, cela crée des bugs sur le site (les produits apparaissent encore disponibles mais sont en réalité épuisés), mais vu le nombre d’inscrits je comprends mieux pourquoi je n’ai pas eu mes Kickers il y a un mois !
    Les délais de livraison sont un énorme point noir : un mois ou un mois et demi d’attente à l’ère où l’on peut souvent profiter de livraisons express, dessert énormément les ventes (acheter un manteau en février pour le recevoir au début du printemps, hum... on finit vite par renoncer !)

    Je pense que la clef pour le consommateur est de profiter des rabais importants (en l’occurrence, j’ai souvent eu l’occasion de constater que les prix de références étaient ceux que j’avais constaté en magasin ou sur les sites des marques, et pourtant en lisant Que Choisir, je me suis mise à douter...), sur des marques et des articles qu’il souhaite VRAIMENT acheter, tôt ou tard, même si l’achat tentation ou coup de coeur nous guette souvent.

    maia, compulsive guérie (ou presque !)

  • Nadja.R
    Nadja.R
    Clown lyrique
    • Posté à 08h36 le 15/01/2009
    • Internaute 19039
      Clown lyrique

    Venteprivee.com : je me suis désinscrite quand j’ai vu les délais de livraison (autant attendre les soldes quand on n’y est pas encore...pour attendre un article aussi longtemps c’est que vraiment on n’en a pas besoin). Je continue à recevoir leurs fidèles spams (1 par jour) malgré ma désinscription...

  • marie 75
    • Posté à 11h28 le 15/01/2009
    • Internaute 3563

    « Casser les prix ? ? ?

    Eden Park, Calvin Klein, Princess TamTam, Longchamp, Nike, ou encore Panasonic... “

    ....
    Bah voui, Mdame ! ! ! !

    Mais Buitoni, steacks hachés et pomme de terre ne sont pas déstockées.....
    Merci d’avoir participé !
    Et pourtant, cela devient des produits de luxe !

    • Lise Barcellini
      Lise Barcellini répond à marie 75
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 12h03 le 15/01/2009
      • Journaliste 18428
        Journaliste

      @Marie 75,

      La filière de destockage pour les produits alimentaires existe également.
      Sur ce sujet, vous pouvez jeter un oeil sur l’enquête que j’ai réalisée en juin dernier :

      Lien

      Cordialement.

  • marie 75
    • Posté à 12h12 le 15/01/2009
    • Internaute 3563

    merci de votre réponse.
    Adresses en RP ?

    • Lise Barcellini
      Lise Barcellini répond à marie 75
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 15h20 le 15/01/2009
      • Journaliste 18428
        Journaliste

      @ marie 75,

      Liste partielle de destockeurs alimentaires en France :
      Lien

      Cette liste est non exhaustive, puisque, comme je l’explique dans mon enquête publiée en juin, il n’existe aucun liste officielle.

      A ma connaissance, il n’y a aucun destockeur de ce type à Paris intra-muros.
      La raison ?
      Je vous l’avais fourni en réponse à l’un de vos commentaires (qui m’interrogeais déjà à ce sujet) en date du 19/06/2008. Je vous la copie-colle :

      26/06/08 à 13h43
      « @ Marie 75,
      Il est extrêment rare de voir des magasins de déstockage en ville. En faisant l’enquête, voici les trois raisons que j’ai identifiées :
      1) le coût du foncier en centre-ville : le déstockage a beau être un business florissant, il est un peu moins facile de prévoir son volume de vente et de chiffre d’affaire que dans un réseau de distribution classique (imaginez une semaine où aucun produit ne plait aux clients…)
      2) du coup, les déstockeurs sont généralement en zone commerciale B et C (le type A est plus grand standing), et situé à côté de distributeurs classiques type auchan, carrefour, leclerc. Ce qui, en plus, est un argument pour attirer le consommateur : car faire ses courses chez le destockeur ne suffit pas (il n’y a pas tous les produits)
      3) la réticence des municipalités : en février dernier, le destockeur Iperstore voulait s’installer dans un quartier Taverny (Val d’Oise), où il aurait remplacé la seule supérette qui avait fermé. Le maire était contre, critiquant un “ supermarché pour pauvre ” dans un quartier déjà discriminé. Résultat : le maire a gagné, alors qu’il n’avait légalement aucun pouvoir pour s’y opposer (car magasin de moins de 300m2). Mais la médiatisation et la mauvaise pub a fait fuir Iperstore (mais il est déjà implanté à Villiers-le-Bel). »

      Cordialement.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 16h58 le 15/01/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Faut être courageux ou inconscient pour commander quelque chose sur le Net, même si on y gagne la moitié du prix, on a une chance sur deux pour que ça ne soit pas la bonne taille, la bonne couleur, voire carrément pas le bon produit, ou qu’il arrive en petits morceaux...
    Ma mère était une grande fan de la Redoute et consort, et ça m’a vacciné de la VPC très tôt : D