Enquete 13/01/2009 à 18h08

Commissariat d'Enghien : harcelée mais déboutée

David Servenay | Ex-Rue89

Anne-Marie a dû occuper des fonctions incompatibles avec son handicap et subir des pressions. Sans recours possible.



Au commissariat de Nanterre, en octobre 2006 (Olivier Culmann/TF)

Elle ne parlera pas, car elle est frappée d’aphonies. Lorsqu’elle a franchi la porte de Rue89, Anne-Marie Martinez était accompagnée par une amie, incapable d’aller seule à un rendez-vous pour raconter son histoire : des années de harcèlement moral au commissariat d’Enghien-les-Bains, où elle était employée.

Difficile de déballer sa vie à un journaliste. A ceux qui seraient tentés de voir dans cette démarche une simple vengeance personnelle, elle répond par avance que le linge sale, elle a essayé de le laver en famille. En vain.

Tout commence par sa main gauche. Une main quasiment paralysée suite à une mauvaise opération au milieu des années 90. En 2001, elle se voit reconnaître par la Cotorep un taux d’invalidité de 50%. Anne-Marie Martinez est alors secrétaire administrative au commissariat d’Enghien-les-Bains, elle a toujours donné entière satisfaction dans son travail.

Le patron de l’époque lui aménage un poste sur mesure aux archives : avec l’aide d’un autre agent, elle trie, range, classe les dossiers du commissariat. Ce commissaire est mutée en octobre 2001, avant l’arrivée de son successeur.

Un premier épisode de harcèlement, par sa supérieure directe

Commence alors un premier épisode de harcèlement, sous la houlette du commandant C., une femme qui assure l’intérim à la tête de la centaine de policiers. Elle retire d’abord l’agent qui aide Anne-Marie, désormais incapable de faire son travail en raison de son handicap à la main. Puis elle la fait passer à l’accueil. Quelques mois plus tard, une jeune commissaire prend la tête du service et réaffecte Anne-Marie aux archives.

Le vrai cauchemar commence trois ans plus tard. Profitant d’un nouveau changement de patron, le commandant C. remet en cause les compétences d’Anne-Marie. Arguant de la fusion des deux commissariats d’Enghien et de Montmorency, l’officier exige plus de polyvalence, puis elle propose une mutation. Refus de l’intéressée : elle ne pourrait plus suivre ses séances de kiné pour sa main à l’heure du déjeuner.

Nouvelle mutation à l’accueil, nouvel arrêt maladie. Intimidations : le commandant C. vient la relancer à domicile : « Vous n’oubliez pas de passer par le médecin police. » Puis ce sont des coups de téléphone à répétition.

Retour au commissariat, nouvelle intimidation : « Vos certificats médicaux sont des faux. » Car entretemps, à l’accueil du public, Anne-Marie Martinez, dont le handicap ne lui permet pas de répondre au téléphone tout en prenant des notes, s’est vue refuser l’achat d’un kit main-libre, qu’elle réclamait pour pouvoir accomplir son travail... Une véritable entreprise de déstabilisation pour le président de l’association Harcèlement moral stop (HMS), Loic Scoarnec. (Voir la vidéo)


Le patron d’Enghien-les-Bains est aussi président d’un syndicat des commissaires

En poste depuis décembre 2004, le nouveau patron d’Enghien-les-Bains, Olivier Boisteaux, est aussi un nouveau hiérarque de l’Intérieur. Avec quelques commissaires de banlieue épuisés et révoltés par les émeutes de novembre 2005, il a lancé le Syndicat indépendant des commissaires de police (SICP), qu’il préside. Aux élections professionnelles de 2006, la nouvelle formation obtient 35% des voix.

Voir le document

(Fichier PDF)

Boisteaux est désormais un homme qui compte place Beauvau. A Enghien, il avalise toutes les décisions du commandant C. et contrairement à ses prédécesseurs, sur le cas Martinez, il fait la sourde oreille. Cette dernière reste donc affecté à l’accueil du public et au standard, alors qu’un avis du médecin de la prévention (l’équivalent du médecin du travail dans la police) stipule en janvier 2005 :

« Etat de santé compatible avec toutes tâches administratives, sur poste aménagé : sans contact avec le public ni standard téléphonique, sans port de charges. »

Face à la pression de sa hiérarchie, Anne-Marie Martinez décide d’alerter directement le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy (voir document ci-contre). Pour cela, elle s’appuie sur l’expertise de l’association HMS, qui l’aide à rédiger sa missive. La réplique est immédiate : conseil de discipline pour « dénonciation d’acte non fondée », car elle met en cause ses chefs directs !

Voir le document

(Fichier PDF)

La réponse du chef de cabinet de Nicolas Sarkozy, Laurent Solly, est d’ailleurs un modèle de langue de bois (voir document ci-dessous). L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) prend les choses en main. Cela peut paraître étrange, mais dans la police, ce genre de conflit au travail ne sort pas de la maison, là où ailleurs, les recours sont nombreux : inspection du travail, conseil des Prud’hommes.

Menacée d’une commission de discipline,
elle porte plainte au pénal

En novembre 2006, la policière dépose plainte pour « harcèlement moral et discrimination à raison du handicap ». Là encore, l’enquête est confiée à... l’IGPN. La victime est convoquée une seule fois par la juge d’instruction, des témoins ne sont pas interrogés, aucune confrontation n’est organisée. Qui plus est, son avocat, le ténor Francis Szpiner, lâche sa cliente en cours de procédure...

Résultat : un non-lieu prononcé le 1er octobre 2008 et l’administration qui, désormais, lui réserve les mines de sel. Comprenez une retraite anticipée. Pour Loic Scoarnec, tout cela est un cas d’école. (Voir la vidéo)


Le syndicat Snipat, qui a toujours soutenu la policière, ne comprend pas l’acharnement dont elle fait l’objet. Son secrétaire général adjoint, Georges Knecht :

« Oui, elle a été harcelée. Et l’administration n’a pas cherché de solution. Dès le départ, on savait que c’était le pot de terre contre le pot de fer... Mais il y a des choses que je ne m’explique pas. Il y a une ambiance particulière dans ce commissariat : l’enquête IGPN le fait apparaître par les témoignages, il y a une sorte d’omerta. »

Contacté, le commissaire Olivier Boisteaux s’est contenté de répondre : « Je vous invite à beaucoup de prudence sur cette affaire », tout en ajoutant n’avoir pas eu l’autorisation de sa hiérarchie de nous répondre en tant que chef de service.

Le président de HMS est formel : Anne-Marie Martinez n’est pas la seule policière harcelée à Enghien-les-Bains. Quant à l’intéressée, elle a récemment appris sa mise à la retraite d’office : 700 euros par mois, après vingt-six ans de police.

Photo : au commissariat de Nanterre, en octobre 2006 (Olivier Culmann/TF)

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Le site de Harcèlement moral stop
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  • 32692 visites
  • 160 réactions
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  • Dolores Messmaker
    Dolores Messmaker répond à jexiste
    Situation à géométrie variable (...)
    • Posté à 22h03 le 13/01/2009
    • Internaute 42602
      Situation à géométrie variable (...)

    C’est sans doute vos propos qui ont provoqué votre « effacement » de la Rue… pas votre « qualité » de « victime de harcèlement ». Et donc vous revoilà ? …

     
    • jexiste
      jexiste répond à Dolores Messmaker
      si, si
      • Posté à 09h35 le 14/01/2009
      • Internaute 53099
        si, si

      Mes propos sur le harcèlement et mon témoignage de victime.

      Les victimes n’ont la cote nulle part. Mais quand en plus elles sont femmes et ingénieurs, elles se font dégager au lance-flamme.

      • multicompte e
        multicompte e répond à jexiste
        eee
        • Posté à 19h32 le 14/01/2009
        • Internaute 65247
          eee

        Pourquoi ? tu travaillais chez les pompiers, jexiste ?

    2 autres commentaires
  • David Servenay
    David Servenay répond à Les Chats
    Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
    • Posté à 21h16 le 13/01/2009
    • Internaute 8946
      Ex-Rue89

    Remerciez plutôt nos merveilleux éditeurs.

  • Lucius Sergius
    Lucius Sergius
    Citoyen
    • Posté à 19h07 le 13/01/2009
    • Internaute 28239
      Citoyen

    Les cas de harcèlement dans l’administration ne sont pas si rares.
    Un chef de service ou des collègues pas trop à l’aise, parfois arrivés on ne sait comment à un poste d’autorité, ne maîtrisant pas bien tout ou pas grand chose, éventuellement dans un environnement difficile qui rend la moindre petite contrariété insupportable ; un subordonné direct ou un collègue plus diplômé, plus grand, plus beau, plus sympa ou plus n’importe quoi qui fait qu’« on » le trouve relativement pas à sa place, qui fait parfaitement bien son boulot en ne demandant rien à personne, souvent donc discret et ne devant rien à personne... Il suffit d’être un moment en état de faiblesse et c’est la curée. Les autres ou bien suivent le harceleur pour ne pas avoir d’ennuis à leur tour, ou bien trouvent un exutoire à leur jalousie ou leurs peines en allant dans le sens du vent... Et comme tout se règle en interne, et par voie hiérarchique, il n’est pas vraiment question de droit ou de justice... Si jamais la hiérarchie un cran au-dessus n’intervient pas avec perspicacité (parce qu’elle est mobilisée par d’autres soucis ou laisse tomber la neige, voire y trouve son compte pour supprimer un poste), c’est une descente aux enfers assurée.
    Quand ça va jusqu’au suicide, il y a toujours la formule bateau « il (elle) avait des problèmes personnels ». Peu importe que ces problèmes soient survenus consécutivement au « traitement » qu’on lui avait réservé...
    C’est bien dommage, en ce domaine l’Etat devrait être exemplaire...

    Delenda Carthago

    • jexiste
      jexiste répond à Lucius Sergius
      si, si
      • Posté à 20h57 le 13/01/2009
      • Internaute 53099
        si, si

      Bien vu.

      Idem dans le privé où ces situations foireuses peuvent dégénérer bien davantage du fait de l’absence de règles ou de glissières de sécurité pour l’ensemble des acteurs.

    • morlar
      morlar répond à Lucius Sergius
      nouvelle nuit du 4 aout
      • Posté à 23h13 le 13/01/2009
      • Internaute 40592
        nouvelle nuit du 4 aout

      il a tout a fait raison, il faudrait inventer les prud’hommes’ fonctionnaires, car contrairement au privé, les fonctionnaires ont moins de protection que les salariés.Au tribunal administratif cela peut prendre un certain temps (des années) avant d’avoir une réponse et encore quand elle est favorable.
      Les fonctionnaires paient cher,la garantie de l’emploi.
      Les supérieurs des supérieurs qui ne prennent pas leur responsabilité sont légions.Mais ils savent prendre les indemnités de responsable de service.
      Pauvre France
      vive la révolution

      • jexiste
        jexiste répond à morlar
        si, si
        • Posté à 09h36 le 14/01/2009
        • Internaute 53099
          si, si

        Les fonctionnaires restent bien mieux protégés que les salariés.

        Un salarié harcelé ne reste pas longtemps en poste, il perd son emploi et peut ne jamais en retrouver aucun si son ancien employeur continue à le harceler, ce qui se voit assez souvent.

        Certains patrons harceleurs ont suffisamment de poids (ou d’avantages à proposer, par exemple sous forme d’espèces sonnantes et trébuchantes) pour obtenir la participation aux faits de harcèlements de très nombreuses personnes employées par l’ANPE et divers autres services publics ou administrations, bref, quasiment toutes celles qui d’une manière ou d’une autre pourront nuire au salarié après la fin de son contrat de travail et poursuivre ainsi le harcèlement en en conjuguant diverses formes.

        Si la victime n’a pas trente ans quand tout cela lui tombe dessus, elle ne peut pas faire de vieux os - objectif atteint par l’employeur.

  • Méchantfrelonduvésinet
    Méchantfrelonduvésinet
    trolleur du dimanche
    • Posté à 19h28 le 13/01/2009
    • Internaute 65647
      trolleur du dimanche

    Elle ne peut même pas faire une main courante .

  • Hessenne
    Hessenne
    ***
    • Posté à 19h54 le 13/01/2009
    • Internaute 62436
      ***

    Le harcèlement dans le secteur public existe et est très difficile à traiter. Quasi impossibilité à licencier, omerta traditionnelle... Quand enfin un harcèlement est prouvé et attesté par l’administration publique, le harceleur est déplacé. Or, pour qu’il accepte la mutation, on la couple souvent avec une promotion. Ou comment fabriquer une hiérarchie incompétente...

    • Les Grands Champs
      Les Grands Champs répond à Hessenne
      Retraité, le doigt là où ça (...)
      • Posté à 20h01 le 13/01/2009
      • Internaute 61722
        Retraité, le doigt là où ça (...)

      Les loups ne ce mangent pas entre-eux ! !

      Une bonne danse de la part de la famille ferait-il un bon exemple pour les autres ? !

  • TARPON
    • Posté à 20h17 le 13/01/2009
    • Internaute 27263

    peut etre le commandant C avait elle peur qu’elle decouvre dans les archives des tas de choses interessantes ?

    • jexiste
      jexiste répond à TARPON
      si, si
      • Posté à 20h41 le 13/01/2009
      • Internaute 53099
        si, si

      C’est une possibilité qui ne peut être exclue.

      La victime de harcèlement ayant d’abord été victime d’une opération ratée, elle pouvait être plus sensible que d’autres aux problèmes similaires au sien, et plus généralement, se sentir plus proche des autres victimes que des délinquants et criminels, et le cas échéant, être tentée de « trahir » des collègues corrompus.

      Les candidatures pour des postes dans l’administration judiciaire de victimes connues comme telles (victimes d’actes délictueux ou criminels) sont presque toujours refusées pour cette raison.

    • Eleonore10
      Eleonore10 répond à TARPON
      • Posté à 04h07 le 15/01/2009
      • Internaute 23439

      Bien vu !

      Je ne vous dis pas comme, dans le cas de cette dame, je me serais mis quelques tites zaffaires » pas tristes au frais ... au cas où..

      J’aurais attendu un peu et.. hop ! au Canard...

  • einna
    • Posté à 21h47 le 13/01/2009
    • Internaute 6227

    La question du harcèlement moral est une question terrible car le harcelé doit faire la preuve du harcèlement et où le harceleur peut se donner à coeur joie pour décrédibiliser les compétences porfessionnelles de sa victime.
    Dans le cas présent, il est étonnant que l’avis du médecin de la prévention n’ait pas eu d’effet. Quid donc du droit du travail en ce cas ?

    • InitiativeDharman
      InitiativeDharman répond à einna
      Berger dans les nuages
      • Posté à 08h06 le 14/01/2009
      • Internaute 56651
        Berger dans les nuages

      Lors des commissions techniques paritaires ou des CHSCT, le médecin du travail ou l’assistante sociale n’ont pas de droit de véto, ils ont juste un droit d’expression mais n’ont aucun pouvoir exécutif, en tous cas dans la fonction publique.

    • tooms4444
      tooms4444 répond à einna
      p'tit con
      • Posté à 09h17 le 14/01/2009
      • Internaute 41634
        p'tit con

      « Quid donc du droit du travail en ce cas ? »

      Dans tous les cas, la même chose que ce qu’il est advenu le 1er mai dernier... On s’arrange !

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 22h15 le 13/01/2009
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Comme Moussa « mon voisin Malien » oublié des divers services de secours ou comme les doubles peines des handicapés en prison, Anne Marie fait partie de cette tranche de la socièté que l’on ignore.
    iI est bien connu que nous sommes un pays de valides qui ne demandent que de travailler plus pour gagner plus . Le handicapé est devenu au fil du temps un problème puis un boulet.
    Il est terrifiant de voir la vitesse avec laquelle le gouvernement recule devant la solidarité qui est un dû devant la détresse des parents, des enfants et des adultes en grandes difficultés .
    Faut il organiser un handicapéthon pour faire comprendre a nos très « très » chers élus qu’il existe d’autres problèmes budgètaires que les programmes militaires (Rafales, chars Leclerc et autres sous marins) et que la solidarité avec les plus fragiles de nos concitoyens est une priorité, un devoir.

  • trobador
    • Posté à 22h37 le 13/01/2009
    • Internaute 29340

    Quelle surprise ! La retraite a 700 Euros.
    c’est beaucoup (trop) pour un ancien flic.
    Je garde mes larmes pour les plalestiniens.

    • silvinho
      silvinho répond à trobador
      • Posté à 22h56 le 13/01/2009
      • Internaute 26240

      Quel intérêt ton témoignage ? ?
      As-tu lu ?

  • silvinho
    • Posté à 22h55 le 13/01/2009
    • Internaute 26240

    Nous vivons dans une république bananière...ce témoignage le confirme une nouvelle fois avec ses hiérarchiess pyramidales où copinage, malversations et j’en passe sont monnaie courante.

    Peu de choses nous sépare bientôt de pays comme le Brésil...

  • morlar
    morlar
    nouvelle nuit du 4 aout
    • Posté à 23h16 le 13/01/2009
    • Internaute 40592
      nouvelle nuit du 4 aout

    juste pour rectifier l’article, cette pauvre dame n’était pas secrétaire administrative mais adjointe c’est a dire catégorie C alors que SA c la catégorie B.

  • jabier
    jabier
    consultant dans les Landes
    • Posté à 23h22 le 13/01/2009
    • Internaute 31087
      consultant dans les Landes

    C’est la banale histoire d’une jeune femme handicapée exerçant une profession dans un milieu au départ favorable car la 1ère autorité est « normale ».
    Puis arrive ce gus du SICP, probablement en mission, dans un commissariat jugé « trop plan plan » aux yeux de certain, celui d’Enghien-les-Bains. L’handicap de la jeune personne parait incompatible avec l’image que se fait de la police le nouveau patron. Il est en vue place Beauvau et bien en vue car ce syndicat qu’il dirige correspond idéologiquement point par point aux thèses du ministre de l’intérieur de l’époque.
    Alors sur cette pauvre femme s’abattent : le machisme, puis la haine sourde d’Olivier Boisteaux qui ne peut absolument pas supporter, une seconde, qu’une jeune femme handicapée puisse lui tenir tête à lui qui tutoie son ministre.

  • Jean-Marie POËTTE
    Jean-Marie POËTTE
    retraité de la police
    • Posté à 00h24 le 14/01/2009
    • Internaute 65957
      retraité de la police

    ce que Mme MARTINEZ a subi,je l’ai vécu moi-même au sein d’un commissariat.

    Officier de Police judiciaire, Officier, nommé au mérite.23 ans de nuit.une carrière irréprochable.

    Cité à l’ordre National du Mérite, des actes de courage et de dévouement. Avoir maîtrisé SEPT forcenés dont TROIS avaient tué chacun une personne, pris en otage aucours d’un braquage par des malfaiteurs cagoulés, plus de 3 500 arrestations, à gérer toutes les violences urbaines dans les cités,une compétence départementale etc...etc....

    J’ai été évincé de mon poste de commandement et de mon lieu d’affectation en aout 96, du jour au lendemain , sans faute professionnelle et sans sanction disciplinaire.

    Cet abus de pouvoir a été reconnu par la Cour Adminisrative d’Appel de Paris ainsi que par le Directeur Général de la Police en poste qui avait donné instructions à ma hiérarchie de me réintégrer.
    Cette décision a été réitérée par deux fois par le Directeur Central de la Police.

    En raison de la mauvaise volonté et de la mauvaise foi de ma hiérarchie directe à obéir, j’ai été ’,placardisé’10 ans dans un commissariat, sans fonction, sans responsabilité,Je ne faisais rien de la journée. J’ai des attestations de collègues qui confirment mes écrits

    Mon bureau était dépourvu de matériel bureautique, pas d’ordinateur,pas de ligne téléphonique. J’ai tout connu, tout subi et cela au quotidien :

    la souffrance morale,au cours d’une réunion syndicale certains gardiens ,la minorité ont vôté mon évicton et celui de mon adjoint qui était adhérent à ce même syndicat , une dégradation dans mon travail, des paroles vexantes en publique,des humiliations, du mépris, des menaces d’intimidations et même de MORT. Ma carrière a été brisée,préférant un policier moins bien noté,plus jeune en âge et dans le grade,dépendant de l’alcool sur son lieu de travail( ce cas etait connu par tous les policiers et par sa propre hiérarchie) et ayant commis des agressions sexuelles sur une ou deux secrétaires, falsifications des instructions du DGPN , détournement d’un de mes courriers, mensonges dans des rapoports, bref et bien d’autres actes graves.Je ne peux vous décrire ici tout ce que j’a du affronter, c’est ignominieux : j’ai honte pour la police.
    Ces agissements et violences étaient gratuits.
    Dans ces moments difficiles, on pense au suicide !

    Heureusement ,j’ai rencontré le Président de HMS, Loic SCOARNNEC.

    L’Administration m’a placé en congé maladie longue durée à plein traitement, malgré l’ avis contraire du Professeur qui me suivait ,confirmé par un expert prés la Cour d’Appel de Paris.

    J’ai voulu faire appel à la justice,Institution indépendante, droite, honnête.Il s’en est suivi un long et douloureux combat juridique qu’il serait trop long de vous décrire ici, et dont le point d’orgue a été le refus par deux fois de m’auditionner d’un juge après le dépot d’une plainte contre x avec constitution de partie civile.

    Pourtant,le Procureur et le Vice-Président chargé de l’instruction avaient retenu les chefs d’inculpations suivants :

    Harcèlelement Moral, entrave à la liberté du travail,menaces et intimidations visant une victime,violences volontaires ayant entrainé une ITTsupérieure à huit jours.

    Ma plainte a été classée sans suite.

    Ce sentiment d’injustice profonde est aujourd’hui ancré en moi et partagé par les personnes auxquelles les vicissitudes de ma carrière démontrent que la France n’est malheureusement pas le pays des droits de l’homme, mais hélas celui du plus fort.

    Les syndicats de police ont brillé par leur absence, me laissant seul ,devant cette hiérarchie malhonnête, n’ayant aucun respect de leurs supérieurs.

    Je ne souhaite à personne de rencontrer DIEU qui est au-dessus des lois , notamment du code de déontologie, du Ministre ,du Président de la République !
    Voilà en autre , ce que j’aurai souhaiter dire au juge.

    • nemo3637
      nemo3637 répond à Jean-Marie POËTTE
      Déchoukeur
      • Posté à 03h31 le 14/01/2009
      • Internaute 44521
        Déchoukeur

      Edifiant quant à la prétendue morale de l’Etat !
      Après ça comment ne pas devenir révolutionnaire ?

    • jexiste
      jexiste répond à Jean-Marie POËTTE
      si, si
      • Posté à 10h48 le 14/01/2009
      • Internaute 53099
        si, si

      J’ai connu une mise au placard semblable mais de courte durée, au cours de laquelle mon employeur m’adressait chaque semaine au moins une lettre recommandée avec AR, parfois plusieurs, pour m’enjoindre de m’atteler à la tâche. Je n’avais ni bureau ni travail. C’est ce qui s’appelle une injonction paradoxale.

      Cet épisode est presque anecdotique en comparaison de tout le reste, j’ai fait l’objet de plusieurs tentatives d’assassinat.

      Et pour ma toute première audition comme partie civile, je me suis retrouvée avec un flingue sous le nez.

      Je n’en dis pas plus, ce serait trop long.

      Edit :

      Toujours pour l’anecdote : mes avocats qui m’ont tous lâchée moi aussi ont reçu de l’avocat du frappadingue une lettre par semaine sur une période de plusieurs années. Du pur harcèlement qui les faisait paniquer : comment ? leur confrère installé dans les beaux quartiers n’avait donc rien d’autre à faire ?

      • nemo3637
        nemo3637 répond à jexiste
        Déchoukeur
        • Posté à 18h08 le 14/01/2009
        • Internaute 44521
          Déchoukeur

        Il faut écrire quelquechose là-dessus, peut-être sous forme de roman auto biographique. C’est votre devoir.

         
        • jexiste
          jexiste répond à nemo3637
          si, si
          • Posté à 18h39 le 14/01/2009
          • Internaute 53099
            si, si

          Le premier devoir dans cette affaire s’impose à tous ceux qui continuent à se taire alors qu’il ne leur en coûterait rien de parler. Il y a déjà eu plusieurs assassinats, et ce n’est pas fini.

        1 autres commentaires
    • multicompte e
      • Posté à 00h25 le 15/01/2009
      • Internaute 65247
        eee

      Les plaintes dans le domaine sont pour la plupart classées sans suite, même si perception d’une consignation pour saisie par le Doyen des Juges d’Instruction...

      Les victimes doivent remballer leur souffrance et la porter comme une croix !

      • jexiste
        jexiste répond à multicompte e
        si, si
        • Posté à 13h01 le 15/01/2009
        • Internaute 53099
          si, si

        L’ennuyeux, pour un certain nombre d’entre elles, c’est que les harcèlements et agressions se poursuivent et ne cessent qu’au jour de leur décès.

  • enfant-de-marih
    • Posté à 02h05 le 14/01/2009
    • Internaute 13133

    Pas surpris des reactions sur ce sujet.
    C’est purement scandaleux. Ce qui est scandaleux c’est la reaction de sa hierarchie sur a sa lettre au petit caporal futur president.

    J’ai connu ce genre de situation alors que j’etais employe dans une ambassade. Le Conseil d’Etat m’a donne raison en condamnant le Ministere des AE, mais la ont commences mes ennuis....

    Il faut denoncer ces exces de pouvoir. Merci a rue 89 de permettre a cette femme de s’exprimer. Il faut savoir qu’il y a de nombreux agents dans des situations similaires qui n’osent pas denoncer les abus dont ils sont victimes, car ils ont peur de brimades voir de represailles.

  • Jean-Luc LUMEN
    Jean-Luc LUMEN
    en invalidité
    • Posté à 02h40 le 14/01/2009
    • Internaute 47198
      en invalidité

    Cette article démontre, ainsi que les commentaires, si cela était encore à démontrer, que tout mes messages concernant les exactions de certains (e) fonctionnaires, dérives, pouvant aller jusqu’à se faire tuer son bien réels,

    A plusieurs reprises j’ai demandé aux honnêtes fonctionnaires de dénoncer leurs collègues pourris, ce ne sera que comme cela que le ménage peut et doit se faire.
    pour une vrais justice, des citoyens civiles devraient contrôler l’exactitude de la dénonciation. et tous les médias devraient avoir une obligation de suivie et de diffusion, ce n’est qu’en informant que la lumière se fera.
    Jean-Luc LUMEN
    Résistant fils de Résistant

  • Artmorik
    Artmorik
    Un peu de gauche
    • Posté à 03h11 le 14/01/2009
    • Internaute 58102
      Un peu de gauche

    il ressemble à Lucas Brasi dixit Don Corleone junior

  • Hulk -bloqué-
    Hulk -bloqué-
    Gros con de droite
    • Posté à 03h31 le 14/01/2009
    • Internaute 65737
      Gros con de droite

    Soyons quand même prudents. Les gens ont toujours un vrai talent pour expliquer qu’ils sont Cosette persécutée par Thénardier.

    Je ne vois pas en quoi le refus de mutation pour cause de kiné le midi peut se justifier : il y a d’autres kinés, elle pouvait en changer...

  • Valerio_777
    Valerio_777
    pasuncanard
    • Posté à 08h34 le 14/01/2009
    • Internaute 64265
      pasuncanard

    C’est une mise à mort professionnelle puis sociale (se retrouver à 700 euros/mois !) organisée sans doute par des incompétents qui trouvent ainsi dans ce genre d’actes odieux validés par leur hiérarchie une démonstration de puissance qu’ils n’auraient jamais pu espérer autrement ! Un classique bien morbide et pervers... qui remonte et éclabousse en l’occurence jusqu’au chef de l’état qui était alors ministre de l’intérieur. Car comment imaginer que l’IGPN ait étouffé deux fois de suite (si j’ai bien compris) l’enquête sans des directives informelles voire une injonction inavouée (et qui ne le sera jamais) qui viennent d’en haut... C’est pas le pot de terre contre le pot de fer, c’est carrément une mise à mort collective et bien propre avec des moyens massifs !
    Comment ne pas voir que l’intérêt de tels actes collectifs odieux absolument pas isolés ne sont qu’une démonstration de force, une personnalisation absurde et diabolique du Pouvoir, pour dissuader quiconque de se défendre, bien faire comprendre à la valetaille de se taire et se résigner, que la compétence on s’en fout, qu’il faut obéir avant tout, même aux pires crétins... Comment un syndicaliste peut-il couvrir ça ! Ne serait-ce qu’en se taisant ?

    • jexiste
      jexiste répond à Valerio_777
      si, si
      • Posté à 16h18 le 14/01/2009
      • Internaute 53099
        si, si

      Je ne dis pas tout ce que j’ai subi, mais simplement que mon entourage professionnel, social, en a toujours été témoin, et sinon, informé par mes harceleurs eux-mêmes, qui souhaitaient faire de mon cas un exemple pour tous.

      Oui, c’est tout le groupe, la société qui sont ainsi tenus par la terreur.

      En ce qui me concerne, j’ai refusé de travailler pour la Mafia.

  • désinscrit à sa demande
    • Posté à 09h08 le 14/01/2009
    • Internaute 65988
      Entrepreneur

    Je reste très sceptique sur ce témoignage : j’ai nettement l’impression qu’on cherche à me manipuler. Il est vrai qu’ici le sport favori consiste à diaboliser systématiquement les fonctionnaires de police assermentés...

    • Jean-Luc LUMEN
      Jean-Luc LUMEN répond à désinscrit à sa demande
      en invalidité
      • Posté à 11h09 le 14/01/2009
      • Internaute 47198
        en invalidité

      non non pas n’importe quel fonctionnaire.....que la pourriture au sein des fonctionnaires et hauts fonctionnaires, qu’il soit assermenté ou pas.

      Que signifie assermenté pour vous et pour une pourriture....pouvoir faire ses exactions, ses meurtres en toute impunité.

      Qui êtes vous pour mettre cette phrase : « » j’ai nettement l’impression qu’on cherche à me manipuler » ».

      Jean-Luc LUMEN
      Résistant fils de Résistant

  • Jean-Marie POËTTE
    Jean-Marie POËTTE
    retraité de la police
    • Posté à 09h22 le 14/01/2009
    • Internaute 65957
      retraité de la police

    Ce que Mme MARTINEZ a subi, je l’ai vécu moi-même au sein d’un commissariat.
    J’ai commencé ma carrière comme gardien , j’ai été nommé Officier au mérite, je suis devenu Officier de Police Judiiaire après examen , 23 ans de nuit. Une carrière irréprochable.J’avais plus de cinquante policiers sous mon commandement, une compétence départementale , les bilans étaient toujours positifs, 3 500 arrestations,avoir maîtrisé 7 forcenés dont trois avaient tué des personnes,à gérer seul les violences urbaines dans les cités dites « chaudes’.. pris en otage lors d’un braquage par deux individus cagoulés.ETC ...ETC
    Cité à l’Ordre National du Mérite, médailé es actes de courage et de dévouement.
    J’ai été évincé de mon poste de commandement et de mon lieu d’affectation en aout 96, du jour au lendemain , sans raison valable, sans faute professionnelle et sans sanction disciplinaire.
    Cet abus de pouvoir a été reconnu par la Cour Administrative d’Appel de Paris, ainsi que par le Directeur Général de la Police en poste qui avait donné instructions à ma hiérarchie de me réintégrer. Cette décision a été réitérée par deux fois à ma hiérarchie par le Directeur Central de la Police.
    En raison de la mauvaise volonté et de la mauvaise foi de ma hiérarchie directe à obéir aux instructions qui lui étaient données par ses supérieurs, j’ai été placardisé 10 ans au sein d’un commissariat. Je ne faisais rien de la journée, je posais mes mains sur un bureau dépourvu de matériel bureautique, pas d’ordinateur, pas de ligne téléphonique , rien de chez rien.Des collègues ont rédigé des attestations confirmant mes écrits.
    J’ai tout connu, tout subi au quotidien, à savoir : des paroles vexantes en publique , une dégradation dans mon travail, certaines personnes ont falsifié les instructions du DGPN, une personne a détournée un courrier très important, des humiliations , du mépris , des menaces d’intimidations et même de mort, tout cela a provoqué un désiquilibre familial , ma carrière a été brisée , préférant un lieutenant moins bien noté, plus jeune en âge et dans le grade,dépendant de l’alcool sur son lieu de travail ( son cas était connu de tous les policiers et par sa propre hiérarchie) et ayant commis des agressions sexuelles sur une ou deux secrétaires.
    Je ne peux vous décrire ici tout ce que j’ai du affronter, c’est ignominieux, j’ai honte pour la Police.DANS CES MOMENTS LA ON PENSE AU SUICIDE ;
    Certains responsables de la Police n’ont pas hésité à utiliser tous les moyens fallacieux pour travestir la vérité.
    Ces agissements et violences étaient gratuits.
    Pendant ces dix années , je suis resté plus de cinq ans chez moi à plein traitement, récupération de plus de 1 000 heures , les congés et ensuite j’ai été placé d’office par l’administration en congé maladie longue durée , malgré les écrits du médecin Professeur psychiatre qui me suivait, confirmé par un expert psychiatre de la Cour d’Appel de Paris. Rien y a fait !
    J’ai voulu faire appel à la justice, Institution indépendante, droite ,honnête.
    Il s’en est suivi un long et douloureux combat juridique qu’il serait trop long de vous décrire ici, et dont le point d’orgue a été le refus par deux fois de m’auditionner d’un juge , après le dépôt d’une plainte contre X avec constitution de partie civile, alors que le Procureur de la République et le Vice-Président chargé de l’instruction avaient pourtant retenu les chefs d’inculpations suivants : Harcèlement Moral - Entrave à la liberté du travail - Menaces et intimidations visant une victime - Violences volontaires ayant entrainé une ITT supérieure à huit jours.
    Ma plainte a été classée sans suite , malgré mes deux appels en Cour d’Appel à la Chambre d’instruction.
    Ce sentiment d’injustice profond est aujourd’hui ancré en moi et partagé par les persones auxquelles les vicissitudes de ma carrière démontrent que la France n’est malheureusement pas le pays des droits de l’homme, mais hélas celui de la loi du plus fort.
    L’administration m’a pris en otage et séquestré pendant 3 650 jours.Les syndicats de police ont brillé par leur absence, aucun soutien de leur part.
    Aujourd’hui encore, je n’arrive pas à comprendre pourquoi j’ai eu cette fin d carrière pitoyable au regard des services que j’ai rendus pendant de longues années au sein de la Police Nationale.
    Le cas de Mme MARTINEZ ne m ’étonne absolument pas, il y en a d’autres dans notre cas hélas.
    Je ne souhaite à personne de rencontrer DIEU qui est au-dessus des lois (notamment du code de déontologie) du Ministre de l’Intérieur, du Président de la République, d’un arrêt de la Cour Administrative d’Appel.

  • julienlelien
    • Posté à 10h19 le 14/01/2009
    • Internaute 8829

    ...et la police qui s’étonne encore de souffrir d’une image peu populaire...

    Pour qui serait un poil sanguin, ce genre d’histoire donne vite envie d’aller déterrer quelques pavés...

  • Hlebon
    Hlebon
    étudiant en droit
    • Posté à 10h52 le 14/01/2009
    • Internaute 42634
      étudiant en droit

    Ca va ! !

    Vous savez combien ça coute un kitmain libre ? ? Elle voudrait pas une chaise pendant qu’on y est ! ! !

    Et puis la dénonciation il faut que ça soit la police qui en profite pas pas le contraire ! !

    Exactement le genre d’affaire qui me dégoute.

    Je souhaite du courage à cette dame et souhaite sincèrement que cet article va faire réagir....

    • Nemo Auditur
      Nemo Auditur répond à Hlebon
      Juriste expatrié
      • Posté à 12h32 le 14/01/2009
      • Expert 65923
        Juriste expatrié

      Bien qu’étudiant en Droit, il semblerait que vous preniez les seuls arguments d’une partie comme la manifestation de la vérité.

      Et la preuve dans tout ça ?

      Personnellement, je suis tout disposé à dénoncer les dysfonctionnements. Encore faut-il ne pas refaire un Outreau en se jetant sauvagement sur tout suspect dès qu’on le mot « harcèlement » est laché...

      J’espère très sincèrement que les faits dénoncés par Mme Martinez ont été confirmés par témoins ou par d’autres moyens de preuve...sinon, ce n’est plus du journalisme.

      • Hlebon
        Hlebon répond à Nemo Auditur
        étudiant en droit
        • Posté à 16h38 le 14/01/2009
        • Internaute 42634
          étudiant en droit

        Remettrez vous en cause les journalistes de Rue 89 ?

         
        • Nemo Auditur
          Nemo Auditur répond à Hlebon
          Juriste expatrié
          • Posté à 17h05 le 14/01/2009
          • Expert 65923
            Juriste expatrié

          Je ne juge que ce que je lis. J’éviterai l’écueil que je dénonce...le « tous pourris ».

          En l’occurrence, je ne remets en question que le présent article, je vous invite à lire mon commentaire plus bas.

          L’article ne fait état que des « revendications » et des « arguments » de Mme Martinez, sans pour autant que l’on sache ce qu’il en est de leur véracité ou de leur confirmation.

          Par exemple, quand le tribunal prononce un non-lieu (tribunal qui n’a aucune raison d’étouffer une telle affaire...surtout passée entre les mains d’un juge d’instruction, donc non (du moins pas encore) soumis à la hiérarchie de l’exécutif), en lieu d’explications on a droit à :

          « Qui plus est, son avocat, le ténor Francis Szpiner, lâche sa cliente en cours de procédure...

          Résultat : un non-lieu prononcé le 1er octobre 2008 et l’administration qui, désormais, lui réserve les mines de sel. Comprenez une retraite anticipée. Pour Loic Scoarnec, tout cela est un cas d’école »

          Ce genre d’allusion grossière selon laquelle la police, l’avocat et le juge auraient contribué à étouffer l’affaire aurait mérité d’être étayé...mais non, on n’aura droit qu’à un raccourci scabreux.

          C’est bizarre qu’à aucun moment ne soit évoquée la possibilité que le dossier soit simplement creux et que l’absence de preuve en est son principal défaut.
          Ca ne veut pas dire que le harcèlement n’a pas existé mais qu’à défaut de preuves, on évite de prendre un parti pris aussi tranché...surtout lorsqu’il sous-entend de remettre en question la probité de certains des acteurs concernés...

          • jexiste
            jexiste répond à Nemo Auditur
            si, si
            • Posté à 17h56 le 14/01/2009
            • Internaute 53099
              si, si

            Un dossier creux, pas de preuve... Quand on connaît l’ordinaire de ce genre d’affaire, ce n’est vraiment pas ce qui vient à l’esprit en premier lieu.

        2 autres commentaires
  • penabranca
    • Posté à 11h37 le 14/01/2009
    • Internaute 62583

    Qui n’a pas un bouc émissaire dans ses amis ? ... Si j’avais les moyens, je créerais le « face - bouc-émissaire.com “..succès garanti.

  • Jean-Luc LUMEN
    Jean-Luc LUMEN
    en invalidité
    • Posté à 11h38 le 14/01/2009
    • Internaute 47198
      en invalidité

    Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs les fonctionnaires honnêtes,

    1- j’espère que vous dénoncerez les exactions de touts genres.

    2- J’espère que quand un quidam se fera arrêté, puis tabassé,
    éventuellement laissé mourir dans un cachot. Vous réagiraient non plus en faisant esprit de corps avec la pourriture mais esprit de justice envers vous même et le peuple, en informant même anonymement les médias ou une vrais organisation de défense des citoyens.

    Jean-Luc LUMEN
    Résistant fils de Résistant

  • Ermite
    Ermite
    Consultant IT
    • Posté à 12h08 le 14/01/2009
    • Internaute 37758
      Consultant IT

    Quand donc la flicaille comprendra qu’à toujours se protéger « en famille », il ne faudra pas qu’elle vienne se plaindre quand elle se fera défoncer la gueule sans discrimination entre « bons flics » et « mauvais flics » le jour où la politique du Nain finira par définitivement embraser la France ?

  • Nemo Auditur
    Nemo Auditur
    Juriste expatrié
    • Posté à 12h19 le 14/01/2009
    • Expert 65923
      Juriste expatrié

    Voilà un journaliste qui me semble avoir parti pris.

    N’aurait-il pas été judicieux de développer les arguments adverses ?

    En outre, quelle est la raison du non-lieu ?

    Le lien un peu trop rapide est fait entre le désistement de son conseil et la décision du tribunal...aucun avocat n’est-il venu succéder ? Le dossier qui avait été constitué jusque là avait-il disparu ?

    Il y a des précautions d’usage à prendre lorsque l’on parle d’un délit ou d’un crime possiblement commis : prendre les opinions de l’accusation et de la défense et les retranscrire au public avec un tant soit peu de neutralité.

    L’article dégage une forte odeur de dénonciation de dysfonctionnements de la police et de la justice sans pour autant nous livrer les preuves irréfutables ou les faits incontestés étayant cet argumentaire.

    Une des hypothèses possibles est que le non-lieu eût été prononcé en raison de l’absence de pièces au dossier...et malgré cette absence, l’article tranche lui nettement en faveur de la culpabilité de la Police Nationale et du Commissariat d’Enghien.

    Etait-il la peine d’en faire un article ?
    On est à la limite du pamphlet...

    Et pourtant, il est possible que cette dame ait été victime du harcèlement qu’elle prétend...mais s’il suffisait de « prétendre » sans preuve pour que son accusation soit reprise dans la presse...

    Comme il a été dit, la preuve est certainement la pierre angulaire des affaires de harcèlement qui finissent bien souvent en points de suspension, se résumant à la parole de l’un opposée à celle de l’autre.

    Il eut été de bon ton de distancier le propos étant donnée la vacuité du dossier... ou alors, vous savez des choses que vous ne dites pas M.Servenay car pour le coup, cet article aurait pu être écrit par l’avocat de Mme Martinez...ça ressemblerait presque à une plaidoirie...

    A mon humble opinion, il n’est pas impossible que cet article soit qualifié de diffamatoire par un tribunal...

    • jexiste
      jexiste répond à Nemo Auditur
      si, si
      • Posté à 18h14 le 14/01/2009
      • Internaute 53099
        si, si

      « Comme il a été dit, la preuve est certainement la pierre angulaire des affaires de harcèlement qui finissent bien souvent en points de suspension, se résumant à la parole de l’un opposée à celle de l’autre. »

      NON.

      Des preuves, vous pouvez en avoir des tonnes, elles sont toutes rejetées, ignorées, voire détruites.

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