A débattre 07/01/2009 à 18h51

Sarkozy lance un plan d'aide aux banques qui fait grincer des dents

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

Lors de ses voeux devant les parlementaires, ce mercredi, Nicolas Sarkozy a officialisé un nouveau plan d’aide aux banques, d’un montant équivalent au précédent, soit plus de 10 milliards d’euros. Une « bonne affaire » pour les Français selon le Président. Ou pour les banques ?

Pour Serge Maître, président de l’Association française des usagers de banques (Afub), cette aide à l’économie financière n’est par une manière pertinente d’aider l’économie réelle. « C’est comme de mettre de l’essence dans un moteur qui est grippé », explique-t-il. (Ecouter le son)


Lors du dernier plan, l’Etat avait haussé le ton vis à vis des banques pour qu’elles répercutent sur les particuliers et les entreprises ces facilités de crédit. Un médiateur du crédit avait d’ailleurs été nommé en la personne de l’expert-comptable René Ricol afin que chaque entreprise qui se verrait refuser un crédit puisse disposer d’un droit de recours.

Selon les derniers chiffres communiqués par le site, arrêtés au 15 décembre, 2908 entreprises avaient saisi le médiateur. Notons qu’il s’agissait à 95% d’entreprises de moins de 50 salariés.

Sur le terrain, l’Afub constate aussi que les TPE (très petites entreprises) sont plus en difficulté que les PME. L’association reçoit « chaque semaine 50 témoignages d’entreprises qui se plaignent de l’attitude des banques, ce qui n’est rien en quantité mais significatif puisqu’il il y a un an c’était 5 à 10 par semaine ».

« Ces aides aux banques n’arrivent pas à leur destinataire final », remarque Serge Maître, très dubitatif sur les moyens qu’a l’Etat d’imposer aux banques de faciliter l’accès au crédit. Il craint que ce second plan n’ait qu’un effet « très relatif », comme le premier. (Ecouter le son)


Les derniers chiffres diffusés par la Banque de France disent que les crédits octroyés tant aux entreprises qu’aux particuliers ont augmenté : un taux de croissance annuel de 11,6% au mois de novembre pour les sociétés non financières et de 6,8% pour les ménages.

Mais pour Serge Maître, « la distribution de crédit n’est pas aussi généreuse en volume que ce que disent les statistiques ». Par exemple pour les particuliers, certes la demande de crédits immobiliers est en baisse, mais certains dossiers, qui auraient été acceptés il y a un an se voient aujourd’hui refusés. Et pour eux, pas de médiateur du crédit. (Ecouter le son)


Explication possible de ce hiatus entre ces bons chiffres des banques, agrégés par la Banque de France, et la situation critique vécue sur le terrain : les PME s’en sortiraient mieux que les très petites entreprises, ce qui gonflerait les statistiques et masquerait nombre de difficultés.

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  • jma14
    • Posté à 19h20 le 07/01/2009
    • Internaute 31729

    Le chiffre de 11.6% est bidonné. Je suis en contact avec beaucoup de société PME et TPE, tous sans exception sont excédés par le comportement des banques. Le sport national de quelques banques consisteraient depuis 2 mois à offrir des conditions de renouvellement d’autorisation de découvert tellement insupportables, que les sociétés seraient d’eux même obligées de refuser.
    De plus j’ai passé le jour de l’an avec comme voisin un chargé de clientèle professionnelle d’une banque que je ne nommerais pas, il m’a bien confirmé qu’il y avait une baisse de volume en terme de prêt. Sachant qu’il existe 5 autres banques françaises, ces dernières ont drolement bien compensé la première pour arriver à 11.6%.
    Et pour finir, je lui ai demandé comment allait faire le gouvernement pour contrôler les banques dans le détail, il a rigolé.
    Où sont les journalistes d’investigation pour faire éclater la vérité ?

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à jma14
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 19h25 le 07/01/2009
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Bonsoir, et merci pour votre commentaire. C’est justement parce que je pense, comme vous, que le chiffre officiel de la Banque de France ne reflète pas la réalité vécue par les entreprises que j’ai écrit cette article. J’espère qu’il fera réagir.
      Nous attendons justement des remontées du terrain, des témoignages d’entreprises, qui nous racontent ce que vous vivez dans votre rapport aux banques. Espérant que vous me contacterez pour me donner des exemples à publier, bien cordialement.
      Sophie

    • yoye-2000
      yoye-2000 répond à jma14
      se leve tard et travaille mou
      • Posté à 19h49 le 07/01/2009
      • Internaute 48274
        se leve tard et travaille mou

      le réveillon à côté d’un chargé de clientèle d’une banque !
      ouah ! 2009 s’annonçait bien.
      En même temps, parler en ce moment à un banquier (si on a pas un besoin urgent de tunes), ca peut être marrant, il devait avoir des tas de trucs amusant à raconter pour expliquer les dernières petites aventures qui sont arrivées en 2008 à nos triomphants capitaines de la finance..

      Bref, ceci dit je suis peut être malcomprenant, (et/ou sérieusement handicapé par le fait que j’ai des problèmes de son sur mon ordinateur), mais concretement, comment s’expliquent ces chiffres triomphants (qui vu la situation, sont quoi qu’il arrive plutot incongrus). Est ce qu’il y a des raisons objectives à ceci ? est ce que les chiffres donnés par la banque de France et consorts sont vérifiés, contrôles par un organisme quelconque ?

      Je connais peu de responsable deTPE, et, de toute façon, ils ont toujours gueulé contre les banques qui -à les entendre (mais ça correspond à mon idée de la chose)- ne connaissent rien à rien si ce n’est de betes ratios. Du coup, la crise tenderait à accentuer ce côté alors qu’elles deviennent encore plus indispensables.

      Lien

      • pablico
        pablico répond à yoye-2000
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 23h28 le 07/01/2009
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        les chiffres peuvent dire ce qu’on leur fait dire, mais le ressenti de tout un chacun ne se chiffre pas, il se vit..et là ce n’est plus de la ’com’.

        et nous qui étions certains, parce que affirmé, que les banques allaient être le moteur efficace de la relance......

      • jma14
        jma14 répond à yoye-2000
        • Posté à 11h04 le 09/01/2009
        • Internaute 31729

        Effectivement, j’aurais pu faire mieux que de me retrouver à côté d’un banquier. Ceci dit elle était fort agréable à regarder.

        Admettons que ce chiffre soit vrai.Je peux voir deux explications à cela :
        1/ plus personne ne s’en rappelle depuis que les gens ont été surppris (comme des lapins devant les phares d’une voiture) par krack de sept-oct 2008, mais la première crise boursière s’est passé en aout 2007 ! J’ai commencé à voir que le comportement des banques avait changé à partir de ce moment là. Il faudrait donc regarder et comparer le chiffre de novembre 2007 avec les années antérieures. Il se peut qu’une rupture se soit faite à ce moment là.
        2/ Qui a t-il vraiement dans ce chiffre de 11.6% ? Cela ne m’étonnerais pas qu’ils aient mis les autorisations de découvert. Qui par définition sont des crédits ? Faisont donc dire aux chiffres ce que nous voulons dans la joie et la bonne hummeur. Dans ce cas cela signifirait que les entreprises vont très mals. Que pour l’instant les banques ne pouvant rayer les lignes de crédit à court terme, essayent discrètement de pousser les sociétés en mauvaise santé. Ce qui rejoint ce que j’ai dit plus haut.

        C’est donc aux journalistes d’aller comparer et détailler ces chiffres (crédit à court, moyen et longue terme).

  • karlM
    karlM
    Précaire
    • Posté à 20h38 le 07/01/2009
    • Internaute 21378
      Précaire

    les banques sont de mauvaises gestionnaires et il leur file mon fric plutôt que de prêter directement aux entreprises TPE en difficulté (artisan du bâtiment par exemple).
    Ces élites me répugnent
    (1 enfants sur 10 est mal logé en France)

  • karlM
    karlM
    Précaire
    • Posté à 20h38 le 07/01/2009
    • Internaute 21378
      Précaire

    les banques sont de mauvaises gestionnaires et il leur file mon fric plutôt que de prêter directement aux entreprises TPE en difficulté (artisan du bâtiment par exemple).
    Ces élites me répugnent
    (1 enfants sur 10 est mal logé en France)

    • the cat
      the cat répond à karlM
      étudiant
      • Posté à 21h50 le 07/01/2009
      • Internaute 54940
        étudiant

      D’accord pour votre première remarque.
      Mais quel est le rapport avec les enfants mal-logés ?

      • taraking
        taraking répond à the cat
        collectioneuse de rosiers et (...)
        • Posté à 11h11 le 08/01/2009
        • Internaute 60516
          collectioneuse de rosiers et (...)

        le rapport,c’est la colère me semble t-il ?

         
        • the cat
          the cat répond à taraking
          étudiant
          • Posté à 12h04 le 08/01/2009
          • Internaute 54940
            étudiant

          Oui, la colère amène des fois à perdre la logique du raisonnement.
          Moi aussi, ces deux choses me mettent en colère. Même si il n’y a pas que les enfants qui sont mal logés, les adultes aussi, et c’est aussi grave.
          Cependant, quand un commente un article, il faut essayer de rester un minimum dans le sujet. Car si tout le monde parle de ce dont il est en colère, ça va faire des commentaires sacrément longs !

        1 autres commentaires
  • cirnafos
    cirnafos
    Chef d'entreprise
    • Posté à 20h45 le 07/01/2009
    • Internaute 65005
      Chef d'entreprise

    Il va être grand temps de passer à une économie plus juste avec le crédit social !
    Je suis aussi chef d’entreprise et ma banque m’a fait perdre plus de 30 000€ de bénéfices sur l’année 2007, donc rien à voir avec la crise, juste que le banquier a décrété que comme les autres entreprises de mon domaine d’activité ne s’en sortaient pas, il ne voyait pas comment moi je pouvais m’en sortir. Et ce malgré des contrats signés et d’autres bien engagés !
    Je rame depuis cinq ans pour enfin arriver à vivre correctement de mon activité, et mon banquier me coupe l’herbe sous le pied... et me prenant bien entendu énormément d’aggios...
    C’est plus rentable les aggios pour les banques que les intérêts des emprunts il me semble non ? bizarre bizarre...

  • la champenoise
    • Posté à 21h19 le 07/01/2009
    • Internaute 27942

    Et encore un cadeau aux banquiers ! Il attend quoi en retour le chef ? ? ?
    S’il leur donne encore de l’argent, il doit exiger des contreparties en les nationalisant partiellement afin qu’il y ait au minimum un droit de regard et de veto sur l’utilisation de l’argent.
    Il est impossible de donner de telles sommes sans aucun contrôle, en comptant sur les bonnes pratiques de banquiers qui viennent de prouver qu’ils n’en ont aucune !

    • paysan2
      paysan2 répond à la champenoise
      retraité actif
      • Posté à 16h13 le 08/01/2009
      • Internaute 35514
        retraité actif

      Il faudra bien un jour se persuader que ce Sarko-là n’a qu’un seul et unique objectif, et que tout ses actes vont dans ce même sens : en donner toujours plus aux riches, aux puissants qui ont déjà l’argent, mais qui en veulent toujours davantage. Cette affirmation peut paraître de l’anti-sarkozysme primaire, mais les faits sont là, chaque jour apporte une pierre à l’édifice qu’il est en train de bâtir, la machine à faire du fric et à protéger ceux qui en détiennent au détriment des autres.

      • la champenoise
        la champenoise répond à paysan2
        • Posté à 17h23 le 08/01/2009
        • Internaute 27942

        J’en suis bien persuadée. Ma seule est question est : que va-t-il en tirer en échange ?

  • Smaragdin
    • Posté à 21h20 le 07/01/2009
    • Internaute 31076

    Autres chiffres de la Banque de France, qui me semblent plus « parlants » : Stat Info, document publié le 09 décembre 2008, qui détaille pour chaque type de crédit - aux particuliers comme aux entreprises - les taux moyens pratiqués entre Octobre 2007 et Octobre 2008. La différence entre les taux demandés par les banques et le prix moyen auquel les banquiers se sont refinancés, c’est-à-dire à quel taux ils ont eux-mêmes emprunté l’argent prêté ensuite à leurs clients permet alors de calculer les marges brutes qu’encaissent ces établissements

    Particuliers :
    Découverts, crédits revolving : + 3,75 %
    Prêts à la consommation : + 19 %
    Prêts Immobiliers : + 486 %

    Entreprises :
    Prêts de Trésorerie : + 22,6 %
    Prêts pour investissement : + 143 %

    Ils étaient pourtant légion, les représentants des grandes banques venus retirer leur chèque à Bercy. Certes pas un chèque cadeau, puisque l’argent était prêté, et avec une contrepartie : il leur incombait de consentir des prêts à leurs clients.

    Or on apprend plus tard que non seulement les banques n’ont pas joué le jeu - dixit Mme Lagarde - bien évidemment pas en refusant franchement, ce qui eut été grossier, mais en acceptant de prêter à des conditions propres à faire fuir la plupart des demandeurs, d’où les marges ci-dessus, mais qu’en plus pour sanctionner ces trublions de la relance économique, l’Etat s’apprête à leur prêter à nouveau.
    En fin de compte, elles eurent été bien mal inspirées de se « prêter » au jeu.
    L’Etat ne ferait-il pas mieux de prêter - au même taux - directement aux clients de ces établissements ? On pourrait appeler cela « du producteur au consommateur »

    • Jacques de MildouzOuf
      Jacques de MildouzOuf répond à Smaragdin
      citoyen
      • Posté à 00h41 le 08/01/2009
      • Internaute 62364
        citoyen

      « L’Etat ne ferait-il pas mieux de prêter - au même taux - directement ... »
      Les malades peu fortunés qui ne peuvent se faire soigner en clinique, vont à l’hôpital public.
      Les parents qui n’ont pas les moyens de payer une école privée à leurs enfants, les mettent à l’école publique.
      Tous ceux qui n’ont pas les moyens d’emprunter auprès des banques privées – qui ne prêtent qu’aux riches ! -, devraient effectivement pouvoir le faire auprès de banques publiques qui, tout en rendant service en prêtant, rapporteraient de l’argent ( par les intérêts d’emprunt) à la collectivité.
      Oui mais voilà ! Impossible ! Voir le site de la dette publique : (Lien )
      La crise financière a montré l’importance des banques. Elles sont un service public indispensable…monopolisé par le privé !

  • TOUFIOU
    TOUFIOU
    LIBERTE EGUALITE FRATERNITE
    • Posté à 21h30 le 07/01/2009
    • Internaute 61807
      LIBERTE EGUALITE FRATERNITE

    Les banques faut les laisser se démerder, il fallait pas faire n’importe quoi ?

    à quand un vrai coup de pouce à la consomation pour les salariés comme qui travaillent dans l’autmobile et qui sont au chômage partiel et qui perdent 200 € par mois ?

    Nous nous attaquerons aux banques si il le faut mais on ne pourra tolérer plus d’injustice social.

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 07h22 le 08/01/2009
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    « Les derniers chiffres diffusés par la Banque de France disent que... »

    Moi, je serais journaliste, je regarderais ailleurs que sur les chiffres officiels publiés par les organismes officiels. Soit ce sont de mauvaises pétoires de guerre destinées à ressusciter artificiellement « la confiance », soit ils sont totalement dépourvus de signification, comme les chiffres de l’INSEE sur le PIB (Le PIB sur lequel se basent nos autorités pour clamer la résistance de l’économie française au troisième trimestre 2008 (+0,1%) mesure, comme son nom l’indique, la production intérieure brute, c’est-à-dire l’ensemble des richesses produites, existantes… y compris les stocks d’invendus comme ces millions d’automobiles qui végètent dans les parkings des constructeurs, et qui ne servent à personne !)

    Mes prévisions à moi sont basées sur le recoupement mathématique d’entretiens que j’ai régulièrement avec des acteurs économiques de terrain : directeurs d’agence bancaire, cadres de Chambre de commerce, notaires… et même un journaliste responsable d’un service économique d’une grande agence de presse française.

    Depuis deux mois, la Chambre de commerce de ma région enregistre deux à trois défaillances d’entreprises PAR JOUR (cerise sur le gâteau, les salariés de cette Chambre viennent d’apprendre que la caisse de retraite complémentaire à laquelle on les obligeait de cotiser faisait partie des victimes, qu’ils n’auraient donc pas de retraite complémentaire !)

    Le marché immobilier dans ma région est toujours atone avec un -70% du nombre des transactions (source notariale).

    Les garagistes de ma région n’ont quasiment enregistré aucune réaction significative après le bonus de reprise de vieux véhicules.

    Le dernier tiers de rentrées fiscales de la taxe professionnelle est désastreux. Les municipalités qui finissent toutes par avouer des placements hasardeux via Dexia, sont exsangues

    Les banques connaissent l’état des finances de tous les clients qui précèdent. Elles savent aussi les échéances qui vont tomber. Exemple : TOUS les prêts relais immobiliers vont très bientôt arriver à échéance et leurs bénéficiaires avec DEUX propriétés sur les bras seront incapbles d’en rembourser un centimes). Les nombreux reports d’échéances demandés par les entreprises aux abois vont forcément avoir un terme. Toute chose bien pesée, les banquiers prévoient un pic des défauts de paiement, donc des difficultés, à mars 2009.

    Pour faire face à ces difficultés, les consommateurs vont se barricader et les entreprises vont commencer à essayer de brader les surplus de stocks (déflation à la fin du premier trimestre 2009).

    Or rien, strictement rien dans l’économie ne peut permettre d’envisager une possibilité de reprise de la croissance (confirmé par mon ami journaliste économique qui sait parfaitement que TOUTES les branches de l’économie réelles sont atteintes et que la planche à billets qui tourne à pleins « plans de relance » fumeux, n’a JAMAIS rien sauvé, juste repoussé très brièvement les échéances fatales). La déflation se transformera donc peu à peu en dépression (mi 2009 si l’on prend en compte le jeu classiques des échéances trimestrielles).

    La différence entre les « experts » et nous, c’est qu’eux « rêvent » encore (ou essaient de nous le faire croire), sans apporter le moindre élément concret, à une reprise miraculeuse en juin. Ne rêvons pas, essayons juste de regarder et de comprendre.

    N’ayons pas peur. Ce sont les autres qui ont peur, eux qui ont tout à perdre. Qu’est-ce que vous avez à craindre, vous, avec votre découvert bancaire merdique récurrent, ou même vos trois francs six sous à la Caisse Écureuil ?

    Dites-vous bien que s’il n’y a plus de fric dans les banques, il y a toujours des champs pour faire pousser des carottes, des patates, des poireaux... Qu’il y a toujours des bœufs pour faire des steaks et des pots-au-feu, des poulets à rôtir, des poissons dans les rivières et les mers... Suffit juste de se servir, avec ou sans pognon.

    RAPPELEZ-VOUS QUE C’EST DANS CES ANNÉES DE CRISE QUE FINISSENT PAR ÊTRE OBTENUES LES PLUS GRANDES AVANCÉES SOCIALES (Front Populaire après la crise de 29, ordonnances du Conseil National de la résistance en 1945...)

    Ça va mieux ? Vous respirez ? Laissez ces imbéciles des hautes sphères se noyer (et même, aidez-les !). Il est temps de passer à autre chose de plus bandant, non ?

    Merci pour l’article, Mme Sophie.

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à Le Yéti
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 16h41 le 08/01/2009
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Merci pour le commentaire, cher Yeti, je ne dis pas que je fais confiance aux chiffres de la banque de France, et j’en appelle au terrain pour connaître la réalité de ce que vivent les Français, bien en décalage avec ces statistiques. Donc au plaisir de recueillir des témoignages venant de votre région et de les publier dans le détail sur Eco89.

  • fatalyst
    • Posté à 23h16 le 07/01/2009
    • Internaute 24368

    Très bon article, mais vous oubliez que NS a dit que la croissance passant par la consommation des ménages, c’est FINI ! Que Mitterand a essayé, que Chirac a essayé sans succès.

    Ce genre de discourt me fait de plus en plus peur, pas vous ?

  • totolarigo
    • Posté à 06h30 le 08/01/2009
    • Internaute 33239

    c marrant, le monsieur il fait comme aux states
    plutot que de donner l’argent au peuple pour qu’ils puissent rembourser leurs dettes, ils ont donne l’argent aux banques qui se sont renflouees et le peuple est reste endette...

    bon allez on est plus a 10 milliards pres, et si on en mettait dans le faux trou de la secu ( pour qu’on arrete de nous agiter cet epouvantail en nous faisant culpabiliser ) ?

    je demande la mise sous curatel du president.

  • A déménagé le 25 octobre
    • Posté à 10h39 le 08/01/2009
    • Internaute 33755

    Coincé entre la fin de votre article et les commentaires :

    Qu’est-ce-que c’est que ce foutage de gueule ? !

    • the cat
      the cat répond à A déménagé le 25 octobre
      étudiant
      • Posté à 13h42 le 08/01/2009
      • Internaute 54940
        étudiant

      En plus ces putains d’arnaqueurs à deux balles ne savent même pas écrire français.
      La solution « à » vos problèmes d’argent serait plus approprié. Grammaticalement parlant, car en vrai c’est pas une solution, c’est une arnaque.

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à A déménagé le 25 octobre
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 16h46 le 08/01/2009
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Cela s’appelle de la « publicité contextualisée » générée par les ordinateurs de Google, et parfois cela peut paraître déplacé, je vous l’accorde.
      Nous avons ajouté ces petits modules de pub car comme vous le savez il nous faut trouver des revenus là où ils existent en ces temps difficiles.

  • mariefpe
    • Posté à 10h59 le 08/01/2009
    • Internaute 17780

    A Sainte-Hélène ! ça suffit !
    MF Peteuil

  • Galuel
    Galuel
    Entrepreneur
    • Posté à 11h04 le 08/01/2009
    • Internaute 62855
      Entrepreneur

    Quel parti politique reprend les idées du SEUL Prix Nobel d’économie Français Maurice Allais ?

    Votons pour une BCE qui gère de la VRAIE MONNAIE pas des FAUX MONNAYEURS !

    CESSONS DE NOUS ENDETTER ! La valeur c’est nous qui l’avons avec notre travail nos biens et nos services ! Ne nous endettons plus, capitalisons, et voyons comment les Banques vont faire pour gagner de l’argent sans leur fausse monnaie !

    Lien

    • barbouille
      barbouille répond à Galuel
      surfeuse
      • Posté à 14h10 le 08/01/2009
      • Internaute 62861
        surfeuse

      euh mais ton capital tu le places ou ? dans une banque ..

  • Anyway
    Anyway
    Humaniste
    • Posté à 12h02 le 08/01/2009
    • Internaute 56296
      Humaniste

    ....Oui, un plan qui fait grincer les dents !

    Les banques ont clairement failli, elles ont, pour la plupart, peu ou prou, une responsabilité dans la crise financière.

    Mais, avec l’aide de l’Etat que vous évoquez, elles sont entretenues dans la poursuite de cet axiome, en toute impunité : « privatisation des profits, socialisation des pertes » !

    Et qu’est-ce qui leur permet cette arrogance ?

    La bénédiction de l’état, qui leur est livré pieds et poings liés par le boulet de la dette....une affaire très rentable pour les banques privées.

    Tant que l’on se contentera de coller des rustines sur le problème sans avoir le courage de tenter de refondre le système à partir d’une équation plus juste, nous tournerons en rond, la dette publique deviendra un puits sans fond et les banques privées continueront leurs opérations de finance casino avec la garantie publique et la bénédiction de leur meilleur client entièrement soumis : l’Etat.

    Une solution peut-être ? Que l’Etat devienne son propre débiteur/créditeur sans intérêts au moins pour tous les investissements d’intérêt public( écoles, hôpitaux publics...) sans devoir emprunter aux banques commerciales pour ce même type d’investissements.

    Oui mais pour cela il faudrait revenir sur les décisions prises, au niveau national d’abord en janvier 1973, d’interdire à l’état français de s’endetter auprès de la Banque de France,( c’est à dire en fait de créer sa propre monnaie), au niveau européen ensuite pour les états membres , même interdiction (article 104 du Traité de Maastricht)....

    ...Pas une mince affaire ! ! !

  • DANJOU
    DANJOU
    La france inquiète
    • Posté à 12h39 le 08/01/2009
    • Internaute 32845
      La france inquiète

    Dans ce jeu de rôle politico-économique, où les banquiers flagorneurs jouent à « qui perd gagne », ce sont les petites entreprises qui font les frais d’un second plan de relance dont on se demande encore à quoi où à qui à bien pu servir le premier plan de relance ! ? Car si les PME ont des stocks qui permettent de temporiser les rentrées de trésorerie, les petites entreprises elles, fonctionnent en flux tendus avec des effectifs diminués (par manque de commandes) pour atténuer les coùts de production, et sans pratiquement aucune trésorerie hors l’aumone que les banquiers leurs accordent du bout des dents ; à croire que l’argent de l’état, donc des Français dont ils ne sont que dépositaires, leur appartient ! ?
    Il y a un monde entre les statistiques prévisionnelles misent en avant par les banques, et les statistiques de redistributions effectives intéressées aux entreprises et aux particuliers.
    Il serait souhaitable et urgent que des pénalités confiscatoires (transfert à l’état de sanctions pénales ) soient envisagées à l’encontre des banquiers récalcitrants dans les plus brefs délais.

  • Anonyme

    Lienenvoyé par Lien

    • fhg
      fhg
      Voisin
      • Posté à 14h51 le 08/01/2009
      • Internaute 57839
        Voisin

      on comprend ce qu’il veut dire : le gros pouvoir n’est pas encore assez gros pour écraser totalement les petits pouvoirs. on n’est pas encore dans un état totalitaire mais on y arrive.