Sarkozy lance un plan d'aide aux banques qui fait grincer des dents
Lors de ses voeux devant les parlementaires, ce mercredi, Nicolas Sarkozy a officialisé un nouveau plan d’aide aux banques, d’un montant équivalent au précédent, soit plus de 10 milliards d’euros. Une « bonne affaire » pour les Français selon le Président. Ou pour les banques ?
Pour Serge Maître, président de l’Association française des usagers de banques (Afub), cette aide à l’économie financière n’est par une manière pertinente d’aider l’économie réelle. « C’est comme de mettre de l’essence dans un moteur qui est grippé », explique-t-il. (Ecouter le son)
Lors du dernier plan, l’Etat avait haussé le ton vis à vis des banques pour qu’elles répercutent sur les particuliers et les entreprises ces facilités de crédit. Un médiateur du crédit avait d’ailleurs été nommé en la personne de l’expert-comptable René Ricol afin que chaque entreprise qui se verrait refuser un crédit puisse disposer d’un droit de recours.
Selon les derniers chiffres communiqués par le site, arrêtés au 15 décembre, 2908 entreprises avaient saisi le médiateur. Notons qu’il s’agissait à 95% d’entreprises de moins de 50 salariés.
Sur le terrain, l’Afub constate aussi que les TPE (très petites entreprises) sont plus en difficulté que les PME. L’association reçoit « chaque semaine 50 témoignages d’entreprises qui se plaignent de l’attitude des banques, ce qui n’est rien en quantité mais significatif puisqu’il il y a un an c’était 5 à 10 par semaine ».
« Ces aides aux banques n’arrivent pas à leur destinataire final », remarque Serge Maître, très dubitatif sur les moyens qu’a l’Etat d’imposer aux banques de faciliter l’accès au crédit. Il craint que ce second plan n’ait qu’un effet « très relatif », comme le premier. (Ecouter le son)
Les derniers chiffres diffusés par la Banque de France disent que les crédits octroyés tant aux entreprises qu’aux particuliers ont augmenté : un taux de croissance annuel de 11,6% au mois de novembre pour les sociétés non financières et de 6,8% pour les ménages.
Mais pour Serge Maître, « la distribution de crédit n’est pas aussi généreuse en volume que ce que disent les statistiques ». Par exemple pour les particuliers, certes la demande de crédits immobiliers est en baisse, mais certains dossiers, qui auraient été acceptés il y a un an se voient aujourd’hui refusés. Et pour eux, pas de médiateur du crédit. (Ecouter le son)
Explication possible de ce hiatus entre ces bons chiffres des banques, agrégés par la Banque de France, et la situation critique vécue sur le terrain : les PME s’en sortiraient mieux que les très petites entreprises, ce qui gonflerait les statistiques et masquerait nombre de difficultés.
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Chef d'entreprise
Chef d'entreprise
Il va être grand temps de passer à une économie plus juste avec le crédit social !
Je suis aussi chef d’entreprise et ma banque m’a fait perdre plus de 30 000€ de bénéfices sur l’année 2007, donc rien à voir avec la crise, juste que le banquier a décrété que comme les autres entreprises de mon domaine d’activité ne s’en sortaient pas, il ne voyait pas comment moi je pouvais m’en sortir. Et ce malgré des contrats signés et d’autres bien engagés !
Je rame depuis cinq ans pour enfin arriver à vivre correctement de mon activité, et mon banquier me coupe l’herbe sous le pied... et me prenant bien entendu énormément d’aggios...
C’est plus rentable les aggios pour les banques que les intérêts des emprunts il me semble non ? bizarre bizarre...




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