A debattre 07/01/2009 à 21h53

Musique : Apple fait sauter les verrous et grimper les prix

François Krug | Journaliste Rue89


Un utilisateur d’iTunes Music Store dans un magasin Apple de Tokyo (Kiyoshi Ota/Reuters)

Apple et l’industrie de la musique sont enfin tombés d’accord. La plate-forme iTunes va supprimer les DRM, ces verrous anti-piratage qui restreignent l’utilisation des MP3. En contrepartie, le prix unique de 99 centimes va aussi disparaître. Vous pourrez écouter vos morceaux comme vous le voulez, mais ils risquent de vous coûter plus cher.

Le tournant semblait inéluctable. Les DRM, ou « Digital Rights Management », devaient mettre fin au piratage, en limitant la copie des MP3 achetés et leur transfert vers d’autres ordinateurs ou baladeurs. Un échec complet. Ces contraintes ont refroidi les internautes respectueux de la loi, et encouragé les autres à trouver des parades.

La situation est devenue franchement ridicule en février 2007, lorsque le patron d’Apple s’est prononcé en faveur d’une suppression des DRM, attribuant leur échec aux maisons de disques. Apple n’avait pourtant rien fait pour faciliter la vie du mélomane. Faute d’accord entre constructeurs sur un format commun de DRM, il était difficile d’écouter un morceau acheté sur iTunes ailleurs que sur un Mac ou un iPod.

Les concurrents d’iTunes vont suivre

Les deux camps se sont donc réconciliés. Selon le communiqué d’Apple, huit des dix millions de morceaux disponibles sur iTunes ont déjà été débarrassés de leurs protections. Les autres le seront d’ici fin mars.

Changement radical, également, dans la politique commerciale. Profitant de sa position de leader incontournable, Apple avait imposé ses conditions aux maisons de disques : un prix de 99 centimes pour tous les MP3. Désormais, les fichiers seront vendus 69 centimes, 99 centimes ou 1,29 euro.

Sans surprise, Apple assure que « beaucoup plus de chansons » seront proposés à 69 centimes qu’à 1,29 euro. Sans doute parce que les vieilleries, par définition plus nombreuses que les nouveautés, pourront être bradées. En revanche, rien n’empêchera le prix des tubes de grimper.

En France, deux concurrents d’iTunes, Fnac Music et Virgin Mega, avaient réussi une jolie opération de communication en 2007, en annonçant l’abandon des DRM sur la moitié de leurs catalogues. Sauf que ces accords, conclus avec des labels indépendants et la major EMI, n’engageaient qu’une petite partie de l’industrie musicale.

Aujourd’hui, d’autres majors sont prêtes à suivre. Chez Fnac Music, on annonce un accord avec Warner Music, et on en prévoit d’autres avec Sony BMG et Universal Music « d’ici la fin du premier trimestre ». Virgin Mega promet, lui, la disparition totale des DRM « d’ici quelques jours ».

Les maisons de disques face à leurs engagements

Thierry Chassagne, patron de la major Warner Music en France (Christophe Mae, Johnny Hallyday, Madonna...) estime que c’est « un bon timing » pour faire sauter les verrous numériques. Car d’autres verrous, législatifs cette fois-ci, devraient bientôt apparaître : la loi anti-piratage, adoptée l’automne dernier au Sénat, doit être présentée dans quelques semaines à l’Assemblée nationale.

La suppression des DRM « ne marchera que si c’est couplé avec une loi », estime Thierry Chassagne :

« Il faut être “friendly” avec les gens qui achètent de la musique, et pas laxistes avec ceux qui la volent. Il y aura toujours des gens qui pirateront, mais il faut que les proportions soient acceptables. Aujourd’hui, sur la musique digitale, c’est à 95% du piratage et à 5% du payant. »

La décision d’Apple ne va en fait qu’accélérer les choses. En contrepartie de la loi anti-piratage qu’ils réclamaient, les professionnels de la musique s’étaient engagés à abandonner les DRM. Puis ils avaient justifié leur lenteur à tenir cet engagement... par une mauvaise volonté d’Apple et des autres marchands de musique en ligne, trop attachés à leurs verrous.

La bataille entre les plates-formes va maintenant se jouer sur les prix. Chez Fnac Music et Virgin Mega, on refuse pour l’instant d’évoquer l’abandon du prix unique de 99 centimes. Thierry Cassagne, lui, voit d’un bon oeil le choix d’Apple : « Quand on fait du commerce, c’est toujours sain d’avoir de la souplesse dans les prix. »

Les internautes qui téléchargeaient déjà légalement, eux, en seront pour leurs frais. Que faire des morceaux déjà achetés, protégés par des DRM ? Les clients d’iTunes pourront les convertir au nouveau format, mais au prix fort : 30 centimes pour un morceau et, pour un album, 30% du prix d’achat.

Photo : un utilisateur d’iTunes Music Store dans un magasin Apple de Tokyo (Kiyoshi Ota/Reuters).

A lire aussi :
Piratage : une loi déconnectée des internautes
Bonne nouvelle : le patron d’Apple est vraiment malade

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  • 104 réactions
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  • I.P
    I.P
    Flat4
    • Posté à 22h12 le 07/01/2009
    • Internaute 25391
      Flat4

    Je me demande ce que les juristes de mauvaise foi à la Soufron, et son armée de suiveurs, vont pouvoir inventer ce coup-ci pour tenter de justifier le téléchargement gratuit.

    • jjhb
      jjhb répond à I.P
      cosmonaute
      • Posté à 12h02 le 08/01/2009
      • Internaute 44957
        cosmonaute

      Je demande une minute de silence pour feu napster : (

  • paradizzz
    • Posté à 22h30 le 07/01/2009
    • Internaute 28258

    Je vais peut être me faire verrouiller mon post ! ! ! !

    Quand vous achetez un morceau ou un album sur Itunes, c’est simple pour le convertir comme vous voulez :

    Vous gravez la chanson ou l’album sur un cd réinscriptible.

    Vous ressortez le cd une fois la gravure finie...

    Vous remettez le cd dans la tour (ou le mange disque de votre ibook adorée : -)....) Et là, itunes vous demande si vous désirez l’importer dans le logiciel, et donc, préférence (pomme virgule pour mac), importation, et là, au choix :

    AAC, MP3, AIFF, ou autre WAV....

     : -)

    • I.P
      I.P répond à paradizzz
      Flat4
      • Posté à 23h46 le 07/01/2009
      • Internaute 25391
        Flat4

      Ce n’est même pas illégal, connu depuis des lustres et vous avez bien fait de le rappeller. En prime vous n’avez même pas besoin d’un CD-RW, il suffit de créer une image disque que vous pouvez par la suite monter. Il n’y avait guère que les esprits chagrins qui prétendaient quand même que « iTunes c’est mal » (tm), alors qu’ils avaient le DRM le plus souple qui soit.
      En attendant c’est grâce aux vendeurs en ligne, dont Apple, que les majors ont fini par céder sur la vente en ligne à prix raisonnable avec l’abandon total des DRM. Pas grâce aux brasseurs de vent qui n’avaient à la bouche que le boycott des iPod, d’iTunes et d’Apple.

      • jjhb
        jjhb répond à I.P
        cosmonaute
        • Posté à 11h37 le 08/01/2009
        • Internaute 44957
          cosmonaute

        Juste un truc en passant...

        Il ne faudrait pas oublier qu’à ses débuts la musique, sur le web 0 (avant le 2) était diffusée, partagée, gratuitement, à l’ancienne, à pleine louche généreuse...

        Et puis les dinosaures de l’industrie ont voulu s’approprier, coloniser ces cybers contrées vierges de toutes transactions financières, ces majors tentèrent d’éradiquer la liberté de partager... jusqu’à ce qu’une grosse météorite arrive (au bon moment, et c’est quand elle veut)

    • softrain
      softrain répond à paradizzz
      • Posté à 23h13 le 07/01/2009
      • Internaute 39587

      Pas tres ecologique, et ce prix, je préfere garder une qualité sans perte an achetant le CD orginal et l’important à qualité désiré.

      De toutes façons pas difficile d’entendre que quelque chose ne tourne pas rond dans la mascarade imposée par les majors.
      Je suis pas sur qu’on ait à perdre de leur disparition contrairement au system financier verreux dont ils sont à l’image.

      • Sacha25
        Sacha25 répond à softrain
        • Posté à 10h53 le 08/01/2009
        • Internaute 24877

        ca permet effectivement une bonne écoute lorsqu’on marche dans la rue avec son téléphone mobile/mp3 (si on trouve l’endroit où insérer le CD, bien sûr)

         
        • softrain
          softrain répond à Sacha25
          • Posté à 14h06 le 08/01/2009
          • Internaute 39587

          Faut il vraiment vous expliquer comment importer un CD au format aac/mp3/Applelossless avec itunes ?

        1 autres commentaires
    • mar_le
      mar_le répond à paradizzz
      Ni oui, ni non
      • Posté à 00h39 le 08/01/2009
      • Internaute 30377
        Ni oui, ni non

      Ben oui, c’est même dans la documentation iTunes

      Mais avouez quand même que c’est casse-c***. D’autant que vous avez alors dans votre liste le morceau au format original (m4p) ET celui sans DRM.

      Non,franchement, je trouve la politique iTunes très désagréable surtout lorsqu’on est un des rares gogos à payer pour de la musique

      Des plateformes comme eMusic non seulement vous proposent des mp3 mais à un prix 3 fois inférieur à Itunes et consorts (et cest légal). Bien sûr, vous n’avez pas les blockbusters mais, justement, pourquoi des petits labels peuvent se permettre de proposer des MP3 à prix réalistes et pas les majors ?

    • elarips
      elarips répond à paradizzz
      • Posté à 11h26 le 08/01/2009
      • Internaute 19146

      salut paradizzz

      peux tu me dire comment un fichier mp3 peut être converti en wav ou aiff.

      un mp3 reste un mp3 ...NON ? ?

  • Anonyme

    les artistes touchent toujours des miettes...
    le numérique fait grimper les prix, alors que ce devrait être le contraire...
    le piratage survient quand les injustices sont trop grandes....

    • zorrino
      zorrino
      étudiant en sciences de la (...)
      • Posté à 00h58 le 08/01/2009
      • Internaute 35119
        étudiant en sciences de la (...)

      Il me semble que sur les plateformes de type iTunes, les artistes touchent plus car il y a beaucoup moins d’intermédiaires. Grosso modo marchand - label - artiste. à vérifier...

      L’autre bonne nouvelle, c’est que les morceaux sont désormais tous en 256kbps car le 128kbps d’avant était une vraie honte.

      et petite correction de l’article :
      « il était difficile d’écouter un morceau acheté sur iTunes ailleurs que sur un Mac ou un iPod. »
      les DRMs de l’iTunes store liaient les morceaux à iTunes et non au mac, donc ils étaient évidemment accessibles aux PCs. Par contre sans iPod point de salut.

      • totolarigo
        totolarigo répond à zorrino
        • Posté à 05h28 le 08/01/2009
        • Internaute 33239

        helas non
        quand il y a eu le passage du 78 tours au 33 tours, le pourcentage des artistes a baisse
        et a chaque fois pareil pour le passage au 45 tours puis k7 puis le cd et la musique en ligne.
        apple a meme eu des rappels pour ne pas avoir reverse les droits sur beaucoup de titres
        ce serait vraiment bien si les artistes touchaient plus grace a la vente en ligne mais helas non ce n’est pas le cas ( sauf pour les labels independants )

         
        • zorrino
          zorrino répond à totolarigo
          étudiant en sciences de la (...)
          • Posté à 09h35 le 08/01/2009
          • Internaute 35119
            étudiant en sciences de la (...)

          autant pour moi

          merci pour les précisions

  • global
    global
    dirigeant
    • Posté à 22h42 le 07/01/2009
    • Internaute 47514
      dirigeant

    Vous dites « Apple n’avait pourtant rien fait pour faciliter la vie du mélomane. »...je suis quelque peu etonne de cette remarque etant donne qu’Apple, a la difference du bizz franchouillard totalement incapable d’inventer un nouveau bizz model , a su proposer, developer et reussir cette innovation qui a sauve l’industrie musicale ici aux US : ITunes... !

    • jjhb
      jjhb répond à global
      cosmonaute
      • Posté à 12h03 le 08/01/2009
      • Internaute 44957
        cosmonaute

      Je demande une minute de silence pour feu audiogalaxy

    • François Krug
      François Krug répond à global
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 12h14 le 08/01/2009
        rédacteur
      • Journaliste 52034
        Journaliste

      Effectivement, iTunes a innové et transformé la musique. La phrase faisait surtout référence aux difficultés (ou à la mauvaise volonté, selon les points de vue) d’Apple pour parvenir avec les autres constructeurs à un système anti-piratage commun, et plus cohérent pour l’utilisateur.

  • louisderennes
    louisderennes
    juriste
    • Posté à 22h52 le 07/01/2009
    • Expert 49374
      juriste

    Vous commettez une erreur en déclarant qu’apple ne fait qu’accélérer les choses en mettant fin au DRM. En effet l’engagement qui avait été pris par les « majors » se réduisait à une simple déclaration d’intention, n’ayant aucune force contraignante, à laquelle ils n’avaient d’ailleurs pas du tout l’intention de donner suite.

    En réalité Apple ne fait que DEVANCER ce que la loi leur imposera dans un délai très court dès son adoption à l’Assemblée nationale.

    Il aura fallu l’insistance des sénateurs, et un amendement (Dieu bénisse ce sénateur), pour que le projet de loi « création et internet » impose de mettre fin au DRM dans un délai légal. Cet amendement a été adopté contre l’avis de la ministre de la culture qui estimait que la simple déclaration d’intention était suffisante ! Les mêmes sénateurs ont permis de limiter la casse en apportant deux limites non prévus par le projet initial ;

    - Ramener le délai de suspension d’accès à internet de 3 mois à 1 mois
    -Limiter la suspension par le FAI à la seule connexion internet, alors que les offres triple play sont légions. (Très difficile en pratique).

    Lien

    • I.P
      I.P répond à louisderennes
      Flat4
      • Posté à 22h57 le 07/01/2009
      • Internaute 25391
        Flat4


      En réalité Apple ne fait que DEVANCER ce que la loi leur imposera dans un délai très court dès son adoption à l’Assemblée nationale.

      Vous croyez sérieusement que le parlement français a une quelconque influence sur Apple et les majors ?

      • louisderennes
        louisderennes répond à I.P
        juriste
        • Posté à 23h00 le 07/01/2009
        • Expert 49374
          juriste

        oui

         
        • I.P
          I.P répond à louisderennes
          Flat4
          • Posté à 23h19 le 07/01/2009
          • Internaute 25391
            Flat4

          C’est beau le miracle la Foi.

        • totolarigo
          • Posté à 05h25 le 08/01/2009
          • Internaute 33239

          euh... jusqu’a present ce serait plutot le contraire :)
          ce sont plutot les majors et distributeurs qui proposent des lois « clef en mains » aux deputes allant meme jusque dans l’hemicycle leur distribuer des bons d’achat en ligne pour recuperer des morceaux de musique gratuitement ( avec meme le cd vierge qui va avec pour pouvoir sauvegarder ses morceaux )

        2 autres commentaires
    • François Krug
      François Krug répond à louisderennes
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 12h32 le 08/01/2009
        rédacteur
      • Journaliste 52034
        Journaliste

      Merci pour cette précision, louisderennes. Reste à savoir si l’amendement adopté au Sénat, effectivement contre l’avis de la ministre, survivra à l’examen du texte à l’Assemblée...

      Ce sénateur que Dieu devrait selon vous bénir est une sénatrice centriste, Catherine Morin-Desailly. Son amendement est devenu l’article 9 de la loi. Effectivement, il donne aux professionnels, une fois la loi adoptée par l’Assemblée, un délai de six mois pour se mettre d’accord.

      Le plus dur reste à faire : d’abord, faire adopter la loi (et cet amendement) par les députés, et ensuite, parvenir à ce fameux accord. Les négociations entre professionnels s’annonçaient difficiles, mais la décision d’Apple pourrait un peu les faciliter...

  • Emma Indoril
    Emma Indoril
    Nérévarine
    • Posté à 22h56 le 07/01/2009
    • Internaute 29462
      Nérévarine

    Pas mal... Et cohérent.
    Reste à voir si l’augmentation ajoutée au prix va à l’artiste ou à le Major.

  • personne
    • Posté à 23h06 le 07/01/2009
    • Internaute 21725

    Un article bourré d’approximations.

    « en limitant la copie des MP3 »

    Vous confondez le contenant et format, le mp3 est une norme de compression, contenu dans des fichiers wav qui ne supporte par la gestion des DRM. C’est pour ça que iTunes utilisent le format AAC dans des fichiers m4p et Microsoft le format WMA dans des fichiers... WMA. Chacun son codage, chacun son format de fichier, chacun ses DRM ou pas.

    Dans le doute parlez de fichiers musicaux, mais évitez l’excuse bateau du « ouimèleaimpétroatoulemondkompren ».

    « Les concurrents d’iTunes vont suivre »

    Sauf que non, c’est iTunes qui suit le mouvement instauré par Amazon et WallMart. Pour ne parler que de ceux qui ont un poids réel. La faute à iTunes qui a trainé à laisser filer les prix sur la musique, parce que son vrai business model repose sur la vente de matériel iPod.

    « “Quand on fait du commerce, c’est toujours sain d’avoir de la souplesse dans les prix.” »

    On peut créer autant de plateformes légales qu’on veut, tant qu’il n’y a que 3 majors qui se partagent 80% du marché on reste en situation de monopole.

    • louisderennes
      louisderennes répond à personne
      juriste
      • Posté à 23h16 le 07/01/2009
      • Expert 49374
        juriste

      Tout à fait d’accord avec vous sur le fond.

      Juste pour le plaisir de reprendre celui qui reprend les autres. On ne peut pas être en situation de monopole à trois. « Mono » signifiant « un seul ». Il s’agit d’une situation de concurrence imparfaite avec des risques sérieux d’entente entre les firmes. On parle alors d’oligopole.

    • glaurent
      glaurent répond à personne
      ingénieur info
      • Posté à 00h43 le 08/01/2009
      • Internaute 1516
        ingénieur info

      Sauf que non, c’est iTunes qui suit le mouvement instauré par Amazon et WallMart.

      Non, Apple a bien été le premier à vendre des morceaux DRM-free, en avril 2007 :

      Lien

      Amazon est arrivé après, en septembre :

      Lien

      Ce qui n’a rien d’étonnant vu que Jobs a toujours compris que les DRMs étaient une connerie :

      Lien

      Les DRMs d’iTunes sont l’os que Jobs a lâché aux majors pour que celles-ci lui ouvrent leur catalogue, ce qui explique qu’ils soient triviaux à contourner (cf. la méhode de graver un CD puis de le re-importer) et qu’Apple n’a jamais fait de très gros efforts pour parer aux cracks disponibles sur le Net.

      • Valentin_B
        Valentin_B répond à glaurent
        • Posté à 01h24 le 08/01/2009
        • Internaute 21999

        « Ce qui n’a rien d’étonnant vu que Jobs a toujours compris que les DRMs étaient une connerie .... »

        J’ai lu l’article de manière transversale sans trouver où il dit qu’il est contre le DRM. Pourriez vous citer le passage ?

        Parce que ça me parait un soupçon exagéré que de dire que Steve Jobs savait que les DRM étaient une connerie. Il a quand même vendu via iTunes pendant 4 ans des morceaux de musique incompatibles avec tous les baladeurs du monde (sauf l’iPod).

        Ce qu’il faut retenir, c’est que l’iPod a autant servi iTunes que les DRM et iTunes ont servi l’iPod (et Apple).

        Ce que l’on constate, c’est que Steve Jobs a vendu un produit prioritaire pour un prix au final complètement excessif (0,99€/morceau+30% pour leurs enlever les DRM).
        Les maisons de disque ont quand à elles eu ce qu’elles voulaient : les prix variables sur la musique digitale.
        Grands gagnants : Steve Jobs et les Majors
        Grand perdant : le consommateur

         
        • glaurent
          glaurent répond à Valentin_B
          ingénieur info
          • Posté à 09h17 le 08/01/2009
          • Internaute 1516
            ingénieur info

          J’ai lu l’article de manière transversale sans trouver où il dit qu’il est contre le DRM. Pourriez vous citer le passage ?

          « When we first went to talk to these record companies – you know, it was a while ago. It took us 18 months. And at first we said : None of this technology that you’re talking about’s gonna work. We have Ph.D.’s here, that know the stuff cold, and we don’t believe it’s possible to protect digital content. »

          ... ce qui est une évidence pour quiconque connaît un peu les technologies numérique. Bruce Schneier, expert en cryptographie, a bien résumé le problème : « vouloir faire rendre les fichiers numériques incopiables, c’est comme vouloir faire que l’eau ne soit plus humide ».

        1 autres commentaires
      • personne
        personne répond à glaurent
        • Posté à 01h50 le 08/01/2009
        • Internaute 21725

        Ouvert en septembre, mais annoncé en Lien, et avec un catalogue plus vaste.

        Que Jobs ce soit prononcé publiquement contre les DRM ne l’a pas empêché de les utiliser à fond y compris et même surtout pour verrouiller ses iPods.

        Il a légèrement précéder le mouvement mais parce qu’il savait déjà qu’il allait avoir des concurrents.

        Il peut toujours donner des leçons de morale, mais les clips, les séries et les films restent eux complètement verrouiller et ça ne l’empêche pas des les vendre.

         
        • glaurent
          glaurent répond à personne
          ingénieur info
          • Posté à 09h25 le 08/01/2009
          • Internaute 1516
            ingénieur info

          Ouvert en septembre, mais annoncé en avril, et avec un catalogue plus vaste.

          L’annonce d’iTunes en DRM free date du 2 avril (avec donc certainement des mois de préparation avant), pour une ouverture en mai, celle d’Amazon du 23 avril, pour une ouverture en septembre.

          Il peut toujours donner des leçons de morale, mais les clips, les séries et les films restent eux complètement verrouiller et ça ne l’empêche pas des les vendre.

          La décision de vendre ou non des films sans DRMs ne dépend pas que de lui. Et ça n’est pas une question de morale, simplement une question de business. Les DRMs emmerdent les clients et sont un coût supplémentaire pour eux, ils ont tout avantage à faire sans.

        • jjhb
          jjhb répond à personne
          cosmonaute
          • Posté à 12h04 le 08/01/2009
          • Internaute 44957
            cosmonaute

          je demande une minute de silence pour feu scour : (

        2 autres commentaires
    • Noun
      Noun répond à personne
      • Posté à 00h54 le 08/01/2009
      • Internaute 5295

      « le mp3 est une norme de compression, contenu dans des fichiers wav qui ne supporte par la gestion des DRM. C’est pour ça que iTunes utilisent le format AAC dans des fichiers m4p et Microsoft le format WMA dans des fichiers »
      C’est surtout parce que chacun est propriétaire de son format.
      Et serait un peu c** de leur part de payer pour utiliser du mp3 (un format qui ne leur appartient pas)...

  • Un vieux
    Un vieux
    retraité
    • Posté à 23h13 le 07/01/2009
    • Internaute 38946
      retraité

    Que voilà une ènième version de « plus de fric » qu’elle est belle... Surtout à ceux à qui ça rapporte, et je ne parle pas de ceux qui ont réellement travaillé sur la musique...

    A 1€ le morceau, l’album revient au même prix, sans support, sans emballage ni images... Il ne tient pas de place, le stockage est quasi-inexistant, et amenez la monnaie, il n’y a même plus de caisse... Alors, si ça augmente, ça passe de la petite arnaque à l’escroquerie...

    Et en plus, vendu en .MP3, compression destructrice, dont la qualité n’a rien à voir avec un format naissant tel que le .WAV, et que chaque conversion (MD, par ex.) déteriore un peu plus... Une bonne cassette bien enregistrée est meilleure qu’un MP3...

    Mais ce ne sont que les propos d’un vieux qui préfère encore un bon vinyl ou un Revox à l’écoute bien chaude, espèce qui tend naturellement à disparaître, pour être remplacée par des oreilles formatées au synthétique...

    Mais cela fera t-il disparaître les taxes sur les supports de stockage ? ? ?

    • softrain
      softrain répond à Un vieux
      • Posté à 23h24 le 07/01/2009
      • Internaute 39587

      D’accord, à la nuance que la technique de distribution (bande passante) et l’innovation se payent.
      Et voyons le systeme à moyen terme : chacun peut produire sa musique sans passer par les majors, puisqu’elles n’interviennent plus dans la distribution. Celles-ci se retrouveront très affaiblies et vraissemblablement disparaitront. Une concurrence reviendra et les prix deviendront plus abordables.

      En fait les majors s’ettouffent elles-memes en souhaitant controler le systeme. C’est juste comme la fin d’un reigne.

      • jaja75
        jaja75 répond à softrain
        étudiant
        • Posté à 23h48 le 07/01/2009
        • Internaute 64554
          étudiant

        sauf que les majors ont le pouvoir de la communication et peuvent facilement faire des opérations matraquages en nous harcelant avec leurs nouveaux artistes ce qui revient à un coût exorbitant pour les « autoprod’ » il y a donc bien un monopole (ou oligopole) des majors qui ne laissent pas les artistes indépendants se faire une place

    • I.P
      I.P répond à Un vieux
      Flat4
      • Posté à 23h42 le 07/01/2009
      • Internaute 25391
        Flat4

      Et bien n’achetez pas de musique en ligne, que vous dire de plus ?

    • totolarigo
      totolarigo répond à Un vieux
      • Posté à 05h40 le 08/01/2009
      • Internaute 33239

      certains artistes comme nine inch nails proposent leur album en ligne gratuitement au format wav ou flac en 24 bits / 96 khz
      pour comparer :
      un cd est de 16bits / 44.1 khz
      pour la dynamique sonore, on prend 6db par bit
      ce qui donne 96db pour le cd
      144db pour le 24 bits
      et je crois env 90db pour la bande magnetique
      un bon revox ou studer ou un bon vinyle ont une tres bonne restitution mais c’est incomparable avec le 24/96 ou 32/192
      fin des annees 90 je m’attendais a voir des albums sortir sur dvd au format 24/96 et se generaliser mais non... a la place on a eu droit au mp3 a 96kbps : (

      • Un vieux
        Un vieux répond à totolarigo
        retraité
        • Posté à 11h00 le 08/01/2009
        • Internaute 38946
          retraité

        Naturellement, tout dépend de l’oreille qui écoute... Félicitations à celui qui entend 25 000 Hz et supporte 144 dB, ce qui ne lui servira à rien... Nul doute qu’il aie recours au numérique... et à un portefeuille conséquent pour se payer la chaîne hi-fi qui lui reproduira tout ça...

        Si un Stradivarius est reconnaissable sur un CD .WAV, tous les violons se ressemblent en .MP3, mais on n’en goûte réellement les nuances qu’en analogique, et mieux, en direct...

        Je consomme moins de musique que je n’en fais, mais, avant d’acheter, il m’arrive de télécharger pour être sûr que mon investissement sera bon... Après, MP3 > poubelle, et achat CD, puisqu’il n’y a plus que ça...

        Hors technique, tous les créateurs - interprètes - techniciens sont des vaches à lait bien crémeux que les majors exploitent jusqu’à la dernière goutte...

        Un CD coûte très cher à sa sortie, sans prix fixe, puis se trouve soldé à vil coût, six mois plus tard... Dans les années 60, un 45 tours 4 titres, quel qu’il soit, coûtait 9 francs, tant qu’il restait dans les bacs... Idem pour les albums dont je ne me souviens plus du prix... Où va la différence ? ? Dans la poche des artistes ? ?

      • elarips
        elarips répond à totolarigo
        • Posté à 11h41 le 08/01/2009
        • Internaute 19146

        concernant nine inch
        numera vient de faire un bon article :

        « L’album le plus vendu sur Amazon en 2008 était aussi offert gratuitement »

        « Après ça, il sera difficile pour les maisons de disques de prétendre que les licences libres ou la gratuité tuent le marché du disque. Mais elles continueront à le faire puisqu’ici, aucune maison de disque n’a le moindre contrat avec NiN, qui encaisse la majeure partie du chiffre d’affaires en limitant au maximum le nombre d’intermédiaires. Ce qui lui permet de proposer un album de 36 chansons à seulement 5 $, lorsque la plupart des artistes touchent moins de 2 euros sur un album vendu 16 euros dans le commerce. A méditer. »

        source :

        Lien

    • elarips
      elarips répond à Un vieux
      • Posté à 12h05 le 08/01/2009
      • Internaute 19146

      @un vieux

      le vrai soucis c’est bien la rémunération de l’artiste
      combien touche un artiste sur du numerique ?
      et bin entre 0,3 centimes et 0,30 pour les plus gros

      apple n’est pas musicien mais un distributeur idem pour la grosse artillerie francaise universal.

      il devrait mieux ce concentrer sur la production et l’exposition de nouveaux artistes (talentueux) que de vendre aux jeunes des starlettes d’élevage genre star ac etc...

      une vrai discution sur la rémunération des artistes serait la bienvenue.

      et pour reprendre vos propos

      « qui préfère encore un bon vinyl ou un Revox à l’écoute bien chaude, espèce qui tend naturellement à disparaître, pour être remplacée par des oreilles formatées au synthétique… »

      personnellement j’ai bien aimé le son du DAT malheureusement la production de cassette enregistrer est resté faible voir inexistant à cause de son prix et de la casse des bandes lors de la duplication.

      20 ans après le naissance du cd le vinyl est encore debout (ou à genoux peut être ) mais il existe tj : -)

      • Un vieux
        Un vieux répond à elarips
        retraité
        • Posté à 13h13 le 08/01/2009
        • Internaute 38946
          retraité

        Les « artistes » élevés en batterie sont choisis pour un format de voix dont le timbre n’utilise pas certaines harmoniques non reproduites par le numérique... On formate...

        La réussite de ce système se voit dans la mise à l’écart de certain(e)s chanteu(ses)rs, excellents en concert...

        Mais les artistes-kleenex rapportent beaucoup... La musique est plus un business qu’un art... Les Brassens, Piaf... de demain sont encore à leurs galères pendant que de pseudo-stars touchent des milliers d’euros... Je ne crois pas que les buts de Pascal Nègre et d’Eddie Barclay soient les mêmes...

        Mais bon... C’est une autre époque...

        Un DAT n’était aussi que de belles sinusoïdes passées au hachoir de la numérisation... DAT ou CD, je les réchauffe sur une bande et ma chaine est à lampes... Un vieux... ce n’est pas usurpé...

        Mais courage... J’ai entendu murmurer que le vinyl pourrait repointer son nez...

        Quand au manque de rémunération de la chaîne artistique, il est certain... Un enregistrement rapporte plus à ceux qui ne connaissent pas une note de musique, ni le sens d’un vumètre...

  • mtlchris
    mtlchris
    Réfugié politique au Canada
    • Posté à 23h40 le 07/01/2009
    • Internaute 62363
      Réfugié politique au Canada

    Ce qui est tout a fait étonnant, c’est que au fur et à mesure que l’industrie de la musique comprend que les DRM favorisent le piratage plutôt que de le prévenir, l’industrie de la video et du film imagine chaque jour de nouveaux moyens de verrouiller le contenu (DRM Windows Media et FairPlay, HDMI, Blue-ray, etc...). N’ont-ils donc rien compris ?

    • I.P
      I.P répond à mtlchris
      Flat4
      • Posté à 23h43 le 07/01/2009
      • Internaute 25391
        Flat4

      N’oubliez pas l’industrie du jeu vidéo. Spore, le jeu avec le pire DRM de l’année, est aussi le plus piraté.

  • jjhb
    jjhb
    cosmonaute
    • Posté à 11h45 le 08/01/2009
    • Internaute 44957
      cosmonaute

    69 centimes pour une chanson rentrée dans le domaine publique et codée en 192 kbs... c’est la plus grosse escroquerie jamais connue !

    Je serai bien curieux de connaître la décomposition de ce chiffre sans queue ni tête.
    Quelle est la marge allouée à la distribution qui, comme tout le monde le sait, sur internet, est hors de prix.

    Numérisons les fonds de toutes les médiathèques de France et de Navarre et ouvrons le plus grand cyber espace culturel de la Terre.

    Récemment je suis tombé sur bopaboo, un site dédié à la vente de mp3 d’occasions.

    un mp3 d’occasion ?

    A quoi on reconnaît un mp3 d’occasion d’un neuf ?

    Le neuf a encore son emballage :)

    Je n’aime pas l’expression pirate.

    Je suis pathologiquement mélomane malgré moi. Disons que je préfère écouter de la musique que la Lien ou le souffleur de feuilles de mon abruti de voisin.

    Les artistes qui viennent se pavaner dans les médias,

    comme quoi ce disque,

    comme quoi ce livre...

    est un cadeau qu’il(elle) devait bien à ses nombreux(es) admirateurs(trices)...

    un cadeau, normalement c’est offert.

    Que les artistes se démerdent avec des bouts de ficelles pour poursuivre leur soit disante passion (financière) pour leur art. qu’ils fassent plus de petits concerts, de concerts, de festivals.

    Et merde à tous les distributeurs qui, avec internet, ne font que parasiter la relation entre le public et son artiste.

    Combien de bidouilleurs(es) informatiques, sans taf, ni fric, seraient prêts(es) à concevoir des interfaces personnelles de téléchargements pour les artistes ? Des milliards ! ! !

    Y a rien de plus pitoyable, pour un amateur de musique, de constater que les sites des artistes sont le plus souvent dénués de toute musique, on y trouve seulement des morceaux de textes, des photographies, des dates, une ambiance sonore trop répétitive, et quelques secondes généreusement offertes en téléchargement, merci, c’est très gentil, fallait pas : (

    L’apple est pourrie de l’intérieur, comme l’UMP !

    • Vianney
      Vianney répond à jjhb
      • Posté à 12h42 le 08/01/2009
      • Internaute 1973

      1ère remarque, les chansons à 69 centimes ne sont pas tombées dans le domaine public et elles seront codées comme les autres à 256 kbps

      Pour qu’une chanson soit tombée dans le domaine public, il faut qu’elle ait une ancienneté de combien ? cinquante, soixante, soixante-dix ans ?

  • siko
    siko
    capitaliste révolutionnaire
    • Posté à 01h03 le 08/01/2009
    • Internaute 38962
      capitaliste révolutionnaire

    Je vais peut-être vous choquer, mais franchement, j’ai pas besoin de musique pour vivre. Le silence me va très bien, pourtant je dois avoir quelques 20000 MP3 qu’ils m’arrivent d’écouter de temps en temps (genre une heure/sem). Comme si j’allais payer cette musique .... si c’était pas gratos, peut-être que j’aurais quelques K7 enregistré de la radio, mais bon, je paierai jamais un balle pour un enregistrement. Par contre, ça ne me dérange pas du tout de payer pour aller voir un concert (attention, pas plus de 20€), les artistes sont capables de vivre avec ça.

    • Valentin_B
      Valentin_B répond à siko
      • Posté à 02h09 le 08/01/2009
      • Internaute 21999

      Déjà, le fait que vous n’ayez pas besoin de musique pour vivre me frappe mais bon, après tout, c’est votre vie.

      Ensuite, que vous ne souhaitiez pas payer la musique que vous écoutez (lorsque cela vous arrive)...
      J’ai bien peur que vous soyez en dehors des réalités. Sachant que la grande majorité de la musique est produite par des professionnels, je vous laisse imaginer ce qu’il adviendrait si tout le monde raisonnait comme vous. Pas de sous pour les artistes = pas d’artistes du tout. A moins que vous ne pensiez être comblé qu’avec les talents de vos amis ou de vos connaissances. Soit.

      Reste les concerts, bravo. Moins de 20 euros - pas plus - pour un concert, c’est vraiment accorder beaucoup d’estime aux artistes.
      Ça ne leurs payera surement pas l’hôtel, les frais de transport (comme par exemple si ils viennent d’un autre pays), un bon matos pour faire un bon spectacle. Mais bon, vous leur faites déja trop d’honneur avec votre présence. Bref, je trouve que 20 euros, c’est vraiment déja trop. Vous auriez dû dire 10 !

      • totolarigo
        totolarigo répond à Valentin_B
        • Posté à 06h06 le 08/01/2009
        • Internaute 33239

        « Pas de sous pour les artistes = pas d’artistes du tout »
        arretez avec ca svp, on croirait entendre les enfoires lors d’une soiree france 2 avec la ministre de la culture pour « defendre les artistes du piratage »
        le jour ou les gens ne paieront plus la musique, les guitaristes poseront leur guitare et les chateurs ne chanteront plus ?
        petit rappel : ceux qui vivent de la vente de musique ce sont avant tout les distributeurs, commerciaux, et surtout les ayants droits et les artistes recuperent des miettes alors imaginez combien se font les autres qui savent meme pas plaquer un accord ( et s’en foutent royalement bien sur )

        le modele economique sur la vente de morceaux de musique en gros volumes au public est un systeme obsolete.

        le debat a lieu depuis le milieu des annees 90 et les majors n’ont toujours pas sorti leurs bureaux d’etude pour etudier de nouvelles possibilites, elles ont seulement beaucoup investi dans le lobbying pour faire passer des lois coup de baton.

        quels artistes se plaignent ?
        ceux qui passent a la tele et qui lundi quand ils vont au bureau de leur major on leur dit : « tu sais, pour le prochain album tu auras moins d’argent car c’est a cause des mp3 »

        de mon point de vue comme celui de certains autres est que les artistes devraient etre mieux remuneres par :
        - la creation personnalisee de titres pour de la pub, des creations personnalisees etc...
        - la prestation de service ( concert, evenement etc... )
        - la vente de leurs albums en tant qu’oeuvre complete de haute qualite sonore
        - la vente de merchandising

        la vente de cd devrait toujours exister mais sous forme d’oeuvre d’art non pas de produit de grande consommation.
        un album avec un son en 24/96 avec une belle pochette etc vaut le coup d’etre achete ( sauf si on la paye une fortune et que l’artiste touche 2% oui oui c’est a peu pres ca qu’ils touchent )
        mais la plupart des gens qui consomment de la musique « jetable » devraient pouvoir acceder gratuitement a ces morceaux qui pourraient etre remuneres par la pub ou par abonnement.

        par exemple :
        je propose un site web ou une radio sur lequel il y a de la pub
        la pub me remunere
        avec cet argent, je me paye un artiste pour qu’il me fasse un album rien que pour moi ( et je le paye tres cher )
        et les gens peuvent telecharger gratuitement l’album sur mon site
        et si je veux que l’artiste vienne me faire un jingle d’intro sur mon site, je le paye tres cher aussi et si je veux qu’il vienne pour l’anniversaire de mon gamin ou pour le seminaire de fin d’annee pour annoncer les ventes a mes actionnaires je le paye tres tres cher
        de plus, je peux organiser des concerts payants tout en payant aussi l’artiste tres cher

        la presence de l’artiste en personne est irremplacable et vaut tout l’or du monde ( je trouve que les artistes sont comme des demi dieux ) donc la presence d’un artiste devant soi lors d’un concert est comme une messe et c’est un des lieux ou les artistes sont mieux remuneres que la vente (proportionnellement ) mais je crois que les majors veulent maintenant recuperer une part du gateau qui jusque la leur echapait .....

        donc un point sur lequel je suis d’accord est que 20 euros pour un concert ne serait pas suffisant car on serait pret a payer beaucoup plus pour voir son idole et c’est tant mieux ( par contre il faut que l’idole touche un bon pourcentage et non pas sa prod )

        un truc qui pourrait etre pas mal genre radiohead ou autre pourrait le faire :
        un concert unique dans une petite salle avec l’entree aux encheres en sachant qu’il y a 200 places... a combien monterait la place ?

         
        • Denis Grognard
          Denis Grognard répond à totolarigo
          Prolétaire du flux
          • Posté à 13h51 le 09/01/2009
          • Internaute 56547
            Prolétaire du flux

          Si vous trouvez que les artistes sont des « demi-dieux » alors pourquoi les inféoder à des contraintes publicitaires ?

          Faire de la musique, c’est d’abord exprimer sa personnalité sans compromis, soumettre sa diffusion au bon vouloir d’annonceurs qui souhaiteraient bénéficier de son aura c’est plutôt considérer l’artiste comme une pute que comme un demi-dieu.

          La musique créée a une valeur en soi qui ne peut pas être réductible au simple bénéfice d’image d’un annonceur quel qu’il soit, désolé.

          D’autre part, vos propositions d’enchères pour des concerts vont dans le même sens : « se vendre au plus offrant ». Considérer l’artiste comme une « idole » pour laquelle le gogo serait prêt à enchérir sans limite, c’est vraiment se moquer des gens.

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