Vos reactions 07/01/2009 à 18h37

Pilule et stérilité masculine : une question pas si ridicule


Avant de publier un article sur les conclusions de l’Osservatore Romano, journal officiel du Vatican, sur l’influence des femmes sous pilule sur l’écosystème et la fertilité masculine, nous ne connaissions pas Tom Roud, un de nos riverains expatriés, membre de la communauté « C@fé des sciences » et « sans grandes sympathies pour le Vatican ».

Actuellement en « post-doc » à New-York, il a réagi sur son blog à l’article d’un point de vue non pas sociétal (le discours de l’Eglise sur la contraception) mais scientifique. S’il reconnaît que d’autres chercheurs ont des conclusions différentes, il nous a permis de reproduire ici son texte.

(De New York) Si j’en crois Rue89 notamment, un article paru dans le journal du Vatican s’intéresse aux effets écologiques de la pilule contraceptive. On peut y lire notamment la déclaration suivante :

« Nous avons suffisamment de données pour affirmer qu’une cause non négligeable de l’infertilité masculine (marquée par une baisse constante du nombre de spermatozoïdes chez l’homme) en Occident est la pollution environnementale provoquée par la pilule. »

Branle-bas de combat et réactions outrées en commentaires : il est vrai que de vieux ecclésiastiques machos ne peuvent qu’être de mauvaise foi sur le sujet, n’est-ce pas ? Si je n’ai aucun doute sur les arrières pensées du Vatican (démontrer que la pilule c’est MAAAL), il n’est a priori pas scandaleux de s’interroger sur l’impact écologique de nos modes de contraception.

Loin du Vatican, une chercheuse du New Brunswick...

C’est en réalité le sujet de recherche de Karen Kidd, de l’université de New Brunswick. Il est en fait bien connu que les activités humaines ont des effets sur la différenciation sexuelle des poissons. Il semble qu’il y ait de nombreuses preuves scientifiques que les cocktails contenus dans les eaux usées « féminisent » les poissons et que cet effet soit dû aux oestrogènes contenus dans ces eaux. Dans un article assez connu paru en 2007 dans PNAS, Kidd a étudié l’impact sur le long terme (sept ans !) d’oestrogènes sur la population de poissons.

Kidd et son équipe ont « pollué » artificiellement un lac avec des concentrations d’oestrogènes comparables à ce qu’on trouve dans les eaux usées. Les résultats sont assez terrifiants : les oestrogènes dans le lac modifient considérablement la différenciation sexuelle des poissons étudiés, aboutissant à la quasi-extinction de certaines espèces de poissons, et partant, ont un impact sur les prédateurs de ces mêmes poissons comme les truites.

Attention, grand écart dangereux

Il est donc assez clair que nous rejetons des oestrogènes dans la nature, et que ces oestrogènes ont un impact écologique certain sur les poissons (disparition d’espèces, impact sur la biodiversité).

De là à blâmer la pilule comme cause majeure de la stérilité humaine, il y a un dangereux grand écart. Déjà, il n’est pas clair que nous absorbions des oestrogènes dans l’eau du robinet -mais si j’en crois l’article de Kidd, les traitements des eaux usées ne sont pas super efficaces pour retenir ces hormones.

Ensuite, il n’est certainement pas démontré que ces oestrogènes ont un impact similaire sur l’homme que sur les poissons. Je ne vois pas comment on pourrait faire une étude similaire chez l’homme en isolant spécifiquement le rôle des hormones femelles. Néanmoins ce n’est pas déraisonnable a priori de supposer qu’une hormone humaine a un impact sur le métabolisme humain même à très faible dose si la durée d’exposition est longue.

La question n’est pas si ridicule

Enfin, il ne faut pas oublier que les oestrogènes sont produits naturellement par les femmes, donc pilule ou pas, sont relargués dans la nature. Si je ne crois pas vraiment aux « preuves » de l’impact sur la santé humaine que l’auteur de l’article du Vatican prétend détenir, la question ne me semble pas si ridicule que cela, et il n’est pas clair du tout a priori que l’impact de la pilule soit négligeable.

Et que dirait-on sur Rue89 si les OGM avaient les mêmes effets sur les poissons que les oestrogènes que nous relargons ? ...

Pour aller plus loin :
► Un article de The Economist sur le sujet
► Un article du National Geographic sur le sujet

  • 7188 visites
  • 63 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Garp
    Garp
    citoyen d'en bas
    • Posté à 18h41 le 07/01/2009
    • Internaute 5083
      citoyen d'en bas

    En somme, vous dites que c’est dangereux pour les poissons, que nous ne sommes pas des poissons mais qu’il faut se méfier tout de même ?
    Raisonnement capillotracté ?

    • Tom Roud
      Tom Roud répond à Garp
      Auteur(e) de l'article
      • Posté à 19h14 le 07/01/2009
      • Internaute 18046

      Je dis :
      - que des oestrogènes sont relarguées dans la nature
      - que c’est dangereux pour les poissons (deux faits scientifiques confirmés par l’article de Kidd)
      - qu’il n’y a à ma connaissance aucune étude d’impact sur les humains
      - mais étant donné qu’il s’agit d’hormones agissant au départ sur les humains, on peut penser qu’elles peuvent avoir un impact sur la santé humaine si on en absorbe trop.

      Par ailleurs, nous ne sommes pas des poissons, mais nous avons avec eux beaucoup plus de points communs que vous ne semblez le croire. Des tas de gènes sont communs entre les deux espèces. C’est bien pour cela que les biologistes étudient aussi des modèles animaux (depuis la mouche jusqu’aux souris) pour comprendre la biologie humaine.

      • Garp
        Garp répond à Tom Roud
        citoyen d'en bas
        • Posté à 19h23 le 07/01/2009
        • Internaute 5083
          citoyen d'en bas

        Mais les hormones ne sont pas déversées directement dans l’eau, seulement après avoir été transformées par la physiologie humaine, non ?
        Donc il faudrait savoir quels composés, issus de ces hormones, sont évacués dans la nature .

         
        • Tom Roud
          Tom Roud répond à Garp
          Auteur(e) de l'article
          • Posté à 19h41 le 07/01/2009
          • Internaute 18046

          Je vous renvoie aux premières phrases l’article de Kidd et aux références contenues.

          « There is considerable evidence that fishes inhabiting waters that receive untreated municipal wastewaters or effluents from municipal wastewater treatment plants (MWTPs) are exposed to chemicals that affect reproductive endocrine function. Male fish downstream of some wastewater outfalls produce vitellogenin (VTG) mRNA and protein, associated with oocyte maturation in females, and early-stage eggs in their testes (1–3). This feminization has been linked to the presence of estrogenic substances such as the natural estrogen 17β-estradiol (E2) and the synthetic estrogen 17α-ethynylestradiol (EE2) (4). Natural and synthetic estrogens are not completely broken down in current MWTP processes (5), and, as a result, are discharged into receiving waters in both treated and untreated wastewaters and found in the aquatic environment at low parts per trillion concentrations »

          En résumé :
          - il y a beaucoup de travaux montrant que les poissons sont « fémininsés » du fait de l’exposition aux eaux usées
          - cette féminisation est liée à la présence d’oestrogènes naturelles et synthétiques
          - la dernière phrase de ce passage dit que ces oestrogènes ne sont pas complètement détruites par le processus de traitement, ce qui explique leur présence dans les eaux usées

          • Garp
            Garp répond à Tom Roud
            citoyen d'en bas
            • Posté à 21h48 le 07/01/2009
            • Internaute 5083
              citoyen d'en bas

            Le fait que les traitements destinés à rendre l’eau potable ( i.e, MWTP ) soient insuffisants à éliminer des traces de produits toxiques, ne signifie pas que les dérivés d’hormones absorbées par des humains ( et ne pas croire naïvement que, la question posée étant celle des produits contracepifs, est indépendant d’une remise en cause de libertés acquises par les femmes ) sont, eux, toxiques et susceptibles de causer les mêmes effets que ceux qui ont amené à leur prescription . Je ne suis pas certain d’être bien clair, mais la féminisation des poissons ne me semble pas une preuve de la toxicité des oestrogènes , même si je vous suis quant à une proximité de nos gènes communs.
            Pour terminer, je suis bien sensibilisé à l’inquiétude liée aux rejets de produits médicamenteux dans le milieu naturel, mais je reste très sceptique quand je vois qu’on remet en cause, par ce bais, les contraceptifs, plutôt que d’autres médicaments très largement répandus ( atb, anxiolytiques ou antidépresseurs ...)

            • Tom Roud
              Tom Roud répond à Garp
              Auteur(e) de l'article
              • Posté à 22h34 le 07/01/2009
              • Internaute 18046

              Ecoutez, l’article dont je parle, disponible gratuitement, et les citations que je vous ai données, sont sans ambiguité sur le fait que ce sont bien des oestrogènes, non détruits et présents dans les eaux usées, qui influent sur la féminisation des poissons. Et c’est le principe même de l’expérience de Kidd de 2007.

              Je serai le premier à dire la même chose sur les autres molécules si on trouvait quelque chose, des antibiotiques aux antidépresseurs. C’est pour le même genre de raisons que je suis à titre personnel reservé sur les OGM (impact sur la biodiversité, apparitions de resistances ...) et que je pense qu’on doit plus globalement s’interroger sur l’effet des molécules qu’on relargue dans la nature. C’est d’ailleurs exactement l’objet des recherches de Karen Kidd (Lien)

              Maintenant, il faut bien voir que c’est à la société de s’emparer des sujets scientifiques, de les discuter, de regarder ce qui est bon, mauvais, quels sont les choix collectifs que nous faisons et leur impact, etc ... Mon but ici est de tenter de pointer quelques faits scientifiques auxquels j’ai eu accès. Mais dans cette histoire, j’ai surtout eu l’impression que les gens cherchent par tous les moyens à ne pas discuter de l’impact écologique de la pilule sous prétexte que le sujet est utilisé par le Vatican. On ne nie pas des faits avec de la politique ou de la morale (spécialité du Vatican d’ailleurs).

              Ce serait exactement du même ordre de nier le réchauffement climatique parce que la voiture est trop importante dans notre mode de vie ou de nier les dangers du nucléaire parce qu’on en a besoin pour être indépendant énergétiquement ou lutter justement contre le réchauffement climatique. Dans tous les cas, la question sociétale est de savoir quelle pollution est acceptable, et qu’est-ce qu’on fait pour lutter contre cette pollution. On a parfaitement le droit d’estimer que la pilule est une question fondamentale de notre société, acceptons-en et assumons-en alors les conséquence plutôt que de les nier, et luttons pour améliorer les choses si on pense que c’est important (par exemple en construisant de meilleures stations d’épuration).

        3 autres commentaires
      • titeso
        titeso répond à Tom Roud
        en marge d'un monde que je ne (...)
        • Posté à 04h12 le 08/01/2009
        • Internaute 64303
          en marge d'un monde que je ne (...)

        je te rejoins sur ton article et les question qu’il soulève... cela dit je ne pense pas que le pilule soit véritablement une bonne chose pour le fonctionnement biologique naturelle de la femme... c’est une question que je n’ai pas vu...
        On parle de la fertilité masculine, mais avec le recul qu’en est-il de la fertilité féminine après une prise prolongée de pilule ?
        Ensuite on pourrait effectivement s’interroger sur un problème qui me semble tout aussi grave et dont on ne parle que très peu : les OGM ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
        Eux menacent la totalité des être vivants. Une française (pardonnez moi, j’ai oublié son nom...) a réalisé un docu sur Monsanto. Ce qu’elle filme est édifiant et devrait (à mon sens) bien plus nous alarmer que le problème de la pilule....
        J’ai peut-être tord, mais je crois réellement que cette histoire est encore un moyen de cacher des problèmes bien plus grave, mais qui rapportent trop d’argent pour qu’on en parle ouvertement...

         
        • Lugi
          Lugi répond à titeso
          • Posté à 10h17 le 08/01/2009
          • Internaute 28945

          Il paraît qu’après plus de 30 ans de prise de la pilule les femmes deviennent stériles dans la majorité des cas.

          • Sexus Empiricus
            Sexus Empiricus répond à Lugi
            • Posté à 11h15 le 08/01/2009
            • Internaute 6004

            Et après plus de 30 ans d’âge nubile, sans pilule, que se passe-t-il ?

        2 autres commentaires
  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 19h24 le 07/01/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    c’e sont surement les mêmes qui disent que l’homéopathie ça ne peut pas marcher...(trop de dilution, la mémoire de l’eau n’existe pas etc)

    on ne sait plus où est l’information, et la désinformation...

    Aucune église et religion depuis que le monde est monde, n’a jamais réussi à empêcher que les hommes ne se tuent gentiment entre-eux..

    se tuer entre nous c’est tuer le fruit de la procréation.

    alors qu’elles commencent à arrêter cela, et après on pourra parler de pilules et autres préservatifs.

    et après cela donne des leçons de probité, et demande des sauvegarder la vie au départ, pour mieux la « faire disparaitre’ plus tard…dans les conflits armés religieux. car ils sont toujours religieux de près ou de loin ..)

  • dalun
    • Posté à 19h02 le 07/01/2009
    • Internaute 29964

    déjà entendu des scientifiques sur ce sujet( avec quoi sont nourri les poissons de « ferme » ? ?).Se baigner par ici (Bretagne ) est peu intéressant, voir dangereux , pour qui boit la tasse ! ! ! ! ( Quand au fait que ce soit le Vatican qui relaye ça...cela n’aide pas la recherche et la prévention , réflexion .)...Les poissons et les habitants sous-marins , sont lessivés , usés , écaillés (la roche est « propre » ), le bar s’tire au large ! œstrogènes , nitrates , pesticides ,anxiolytiques, antibiotiques et autres joyeusetés inconnues ..L’homme voit ses bancs de spermatozoïdes » foutrent » le camp à tire d’aile ....

  • A déménagé le 13-01-2012
    • Posté à 19h07 le 07/01/2009
    • Internaute 18368

    « Les résultats sont assez terrifiants : les oestrogènes dans le lac modifient considérablement la différentiation sexuelle des poissons étudiés, aboutissant à la quasi-extinsion de certaines espèces de poissons, et partant, ont un impact sur les prédateurs de ces mêmes poissons comme les truites. »

    Où l’on apprend que les truites ne sont pas des poissons... enfin si, mais... euh, des poissons prédateurs de poissons auto-différenciés...
    donc des poissons auto-prédateurs différenciés...

     ? ? ?

    Schubert, HEEEEEELP ! !

    • Tom Roud
      Tom Roud répond à A déménagé le 13-01-2012
      Auteur(e) de l'article
      • Posté à 19h45 le 07/01/2009
      • Internaute 18046

      Mea culpa. Kidd et son équipe ont étudié une espèce de poissons ayant un cycle de vie court. L’impact sur le long terme sur des poissons ayant un cycle de vie long demanderait une étude beaucoup plus longue, mais les auteurs pensent qu’on verrait le même effet. (« This response implies that short-lived fish species may generally be at greatest risk from exposure to estrogens and their mimics, but chronic exposure of longer-lived species to these substances may result in the loss of these populations as well. »)

  • personne
    • Posté à 19h15 le 07/01/2009
    • Internaute 21725

    C’est pas vraiment nouveau comme débat, au moment des accords du GATT 92 ? 94 ? Déjà on agitait la menace des phyto-œstrogènes dans l’alimentation humaine, ce qui n’a jamais empêché sa consommation en Asie depuis quelques centaines d’années...

    Des œstrogènes on en mange déjà.

  • affreuxjojo
    • Posté à 19h17 le 07/01/2009
    • Internaute 29421

    Préférant me répéter que me contredire, je renouvelle un précèdent commentaire : « Quand le Vatican dénoncera avec vigueur la radioactivité, l’amiante et les pesticides,les gaz à effet de serre et les OGM, on commencera à croire à son discours écolo. D’ici là… »

  • sûrderien
    sûrderien
    paresseux
    • Posté à 19h21 le 07/01/2009
    • Internaute 35914
      paresseux

    quand je vois la tronche de ce Bénicio del toro

    et que regarde mon poster du Che

    eh ben j’ai honte de ce cinéma de merde

  • Rachitoune
    Rachitoune
    chimiste
    • Posté à 19h55 le 07/01/2009
    • Internaute 65216
      chimiste

    Réactions pas très constructives...

    Cet article est intéressant parce que c’est l’un des rares qui replace le problème dans un contexte qu’il n’aurait jamais du quitter : la science, et ce sur la place publique.
    Lorsque l’on critique quelqu’un, fut-ce le Vatican, on se doit d’être objectif. Or tout le monde dit : le Vatican attaque la pillule, c’est idéologique, c’est donc intégralement faux. Or tout le monde commet une erreur de rhétorique. Il se trouve que le Vatican a ici partiellement raison : la pillule est un désastre écologique. C’est stupéfiant que ceci soit si dur à dire, ou bien à avaler (la pillule ;)). Soyez de grâce honnêtes avec le Vatican pour être crédibles dans vos attaques justifiées !

    Ensuite, non tout ne se vaut pas, les pesticides, les hormones et le reste... La pillule est un choix de contraception parmi d’autres. On pourrait choisir d’en encourager d’autres. C’est un choix de société et chaque femme sous pillule qui nous lit, chaque conjoint aussi, a sa part, et son choix. Cette fois ci, personne peut se cacher derrière les agriculteurs, la World Company...

    Tom, une question, on sait que les femmes (en particulier enceintes) emettent beaucoup d’hormone avec ou sans pillule. As tu une indication de l’impact directe de la pillule elle même ? Cela semble un peu flou dans ton article.

    • Claire_Zoom
      Claire_Zoom répond à Rachitoune
      Citoyenne critique
      • Posté à 10h13 le 08/01/2009
      • Internaute 52943
        Citoyenne critique

      Ce qui n’est absolument pas constructif, c’est l’attitude du Vatican. La pilule serait toxique ? Alors utilisons des capotes ou des stérilets ! Mais non nous disent ces obscurantistes du Vatican ! Abstinence et rien d’autre. Cela s’appelle instrumenter un problème. D’autre part, Il est démontré depuis longtemps que dans les pertubateurs endocriniens, il n’y a pas que les estrogènes, mais aussi les pesticites (c’est une des raisons qui a fait interdire le DDT), certains médicaments dont le plus tristement célèbre est le Distilbène, et des adjuvants aux matières plastiques (retardeurs de flamme, Phtatlates...). Et pour revenir aux estrogènes, une femme enceinte en relargue dans ses urines une quantité incroyable, c’est comme ça que marchent les tests de grossesse. Cette concentration est tellement forte qu’on fabrique certains traitements de stimulation ovarienne à partir de leur urine ! On a exactement le même phénomène chez les animaux, agravés par leur alimentation. C’est pour cela que dans les pays où on mange beaucoup de poulets sans être regardant sur leur alimentation (Brésil par exemple), on retrouve des petits garçons avec des seins. Scientifiquement parlant, force est de constater que l’analyse du Vatican est biaisée, et que la solution proposée est à côté de la plaque.
      Ceci doit nous amener à analyser les propos du Vatican sur l’Assistance Médicale à la Procréation, et tout particulièrement le dons de gamètes et la gestation pour autrui. Chacun comprendra que leurs prétendues assertions ne reposent sur rien d’autres que des fantasmes bien mal projetés sur la réalité.
      Par exemple, le Vatican dit qu’une partie de l’infertilité pourrait être supprimée chez les femmes en évitant les MST. Outre le fait, que cela ne prend pas en compte les problèmes liés à l’absence d’utérus, on est quand même troublé que le Vatican ne pousse pas dans ce cas à l’utilisation de la capote qui est à ce jour la meilleure protection contre les MST.
      En conclusion, le Vatican essaye une fois de plus de nous baiser avec ses propos à la noix !

    • Tom Roud
      Tom Roud répond à Rachitoune
      Auteur(e) de l'article
      • Posté à 02h53 le 09/01/2009
      • Internaute 18046

      « As tu une indication de l’impact directe de la pillule elle même ? “
      Je vais chercher ça, mais j’ai bien peur que les commentaires soient fermés ici avant que je ne trouve l’info (il y a une référence dans l’article de Kidd à laquelle je n’ai pas accès)

    • Tom Roud
      Tom Roud répond à Rachitoune
      Auteur(e) de l'article
      • Posté à 03h01 le 09/01/2009
      • Internaute 18046

      « As tu une indication de l’impact directe de la pillule elle même ? “
      Je vais chercher ça, mais j’ai bien peur que les commentaires soient fermés ici avant que je ne trouve l’info (il y a une référence dans l’article de Kidd à laquelle je n’ai pas accès)

    • Tom Roud
      Tom Roud répond à Rachitoune
      Auteur(e) de l'article
      • Posté à 03h02 le 09/01/2009
      • Internaute 18046

      « As tu une indication de l’impact directe de la pillule elle même ? “
      Je vais chercher ça, mais j’ai bien peur que les commentaires soient fermés ici avant que je ne trouve l’info (il y a une référence dans l’article de Kidd à laquelle je n’ai pas accès)

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 20h12 le 07/01/2009
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    faut il changer plus souvent l’eau du bocal

  • anneclaudine
    anneclaudine
    ( prof retraitée
    • Posté à 20h34 le 07/01/2009
    • Internaute 63883
      ( prof retraitée

    Eh bien moi , je trouve seulement que ce n’est pas si grave que la fertilité des hommes baisse .....
    Ne sommes-nous pas déjà trop nombreux sur cette planète ? ? ? ? ,
    Alea jacta est !

  • Zibel
    Zibel
    (soulagée mais vigilante depuis (...)
    • Posté à 21h09 le 07/01/2009
    • Internaute 4355
      (soulagée mais vigilante depuis (...)

    « Enfin, il ne faut pas oublier que les oestrogènes sont produits naturellement par les femmes, donc pilule ou pas, sont relargués dans la nature. “

    Cette fin de votre article nous laisse comprendre que de façon naturelle les femmes tendent à rendre les hommes stériles...et donc à éteindre l’espèce ?
    Rooooh, les vilaines !

    Moi j’ai rien fait, juré : je mets mes oestrogènes au recyclage, (si, si, regardez bien, c’est le dernier container après ‘verres’ ‘papiers’ ‘plastiques’ ) ; -)

  • Charles Mouloud
    Charles Mouloud
    Bras gauche de la Vénus de (...)
    • Posté à 21h29 le 07/01/2009
    • Internaute 12542
      Bras gauche de la Vénus de (...)

    Avant de tirer la sirène,reste à prouver la frigidité de Cap’tain Igloo !

  • Ariane Deume
    • Posté à 21h10 le 07/01/2009
    • Internaute 35979

    « De là à blâmer la pilule comme cause majeure de la stérilité humaine, il y a un dangereux grand écart. “
    Bon ben voilà, déjà, tout est dit !

  • Adéménagé le 3 janvier 2011
    • Posté à 21h46 le 07/01/2009
    • Internaute 29846
      menuisier

    Dans une étude relativement récente portant sur les composés chimiques présents dans le sang de députés européens, a été mis en évidence la présence significative d’un nombre très important de mollécules issues des domaines phytosanitaires et de la chimie lourde, on sait la présence massive de résidus médicamenteux dans les viandes d’élevage, la lindane sur les bois de charpente, la dioxine près des incinérateurs.

    MAIS, le vatican, lorsqu’il se mêle d’écologie, parle de la contraception.

    Désolé pour l’auteur de l’article, mais ce serait à se pisser dessus si ce n’était pas dramatique.

    On est couvert de mollécules et de résidus de, dont on ne commence qu’à peine à chercher les effets sur la physiologie et la santé, mais on sait d’ores et déjà que cet instrument de liberté met en jeu la survie de l’espèce.

  • Di
    Di
    • Posté à 22h01 le 07/01/2009
    • Internaute 8231

    Mais puisque les œstrogènes rejetées par les femmes se retrouvent dans les eaux usées, nous pouvons alors estimer que la testostérone s’y trouve aussi, non ? Donc il y aurait équilibre, pas vrai ?

    • jean.pierre
      jean.pierre répond à Di
      • Posté à 22h04 le 07/01/2009
      • Internaute 27384

      nan les pilules, c’est bonus ! pour équilibrer faudrait que les hommes s’inscrivent dans des clubs de body building et absorbent des « compléments »

      jean.pierre ( en carafe)

      • anini
        anini répond à jean.pierre
        terrienne de souche !
        • Posté à 22h35 le 07/01/2009
        • Internaute 51759
          terrienne de souche !

        Je ne voudrais pas avoir l’air de vous critiquer mais il ya déjà beaucoup trop de testotérone chez certains et ça fait beaucoup plus de dégâts collatéraux que nos pauvres petites hormones !

         
        • jean.pierre
          jean.pierre répond à anini
          • Posté à 23h08 le 07/01/2009
          • Internaute 27384

          ya ça aussi que je prends au petit déj.......(lol)

          Lien

          jean.pierre Marsupilami

          • anini
            anini répond à jean.pierre
            terrienne de souche !
            • Posté à 23h17 le 07/01/2009
            • Internaute 51759
              terrienne de souche !

            Et la petite pilule bleue , vous la prenez aussi ?

            • jean.pierre
              jean.pierre répond à anini
              • Posté à 10h15 le 08/01/2009
              • Internaute 27384

              oui forcément, pour etre au diapason de mes muscles bandés ! ........

              Lien

        3 autres commentaires
  • lled
    lled
    (galérienne)
    • Posté à 00h08 le 08/01/2009
    • Internaute 45455
      (galérienne)

    Et les études portant sur les effets des phtalates, qui agiraient de la même façon que des oestrogènes et que l’ont retrouve dans la nature en grande quantité, mais aussi dans nombre de cosmétiques, qu’en fait-on ?

  • framboise92
    framboise92
    je choisis la campagne, la (...)
    • Posté à 06h59 le 08/01/2009
    • Internaute 24519
      je choisis la campagne, la (...)

    Vive la ménopause, parfois cela a du bon.

  • -Arno-
    -Arno-
    monteur-installateur meubles
    • Posté à 08h38 le 08/01/2009
    • Internaute 64460
      monteur-installateur meubles

    Pour ma part, je laisse le côté scientifique à ses professionnels,je suis trop néophyte en la matière. Mais une question me taraude l’esprit, que fait le Vatican de cette pollution qui le concerne :
    La pédophilie chez les prètres, pollution sournoise que l’on cache comme le nuage de Tchernobil. Voilà une pollution à laquellle il faut que l’on s’attaque ! ! Plutôt que les oestrogènes, pets de vaches et compagnie, car celle ci a une impacte directe sur nos enfants, aujourd’hui et non pas dans 30 40 ou 50 ans ! ! Je peux vous paraître aigri, mais voilà pour moi, ceci me parait plus important que ces pseudo-pollutions. Je tiens à rassurer les catholiques du monde entier, loin de moi l’ envie ou le désir de monter une kaballe contre l’Eglise, ce n’est juste qu’une question de priorité.

  • -Arno-
    -Arno-
    monteur-installateur meubles
    • Posté à 08h44 le 08/01/2009
    • Internaute 64460
      monteur-installateur meubles

    C’est un autre débat certes, mais parlons-en ! !

  • Aller à la page
  • 1
  • 2