A LA UNE 07/01/2009 à 00h19

Meilleurs voeux de Bongo au Gabon : cinq opposants en prison

David Servenay | Ex-Rue89


Omar Bongo le 13 mars 2008 à Dakar (Finbarr O’Reilly/Reuters)

Les cinq « suspects » de Libreville
Grégory Ngbwa Mintsa, partie civile dans la plainte des biens mal acquis
Marc Ona, coordinateur de la coalition gabonaise Publiez Ce Que Vous Payez
Georges Mpaga, membre de PCQVP et président du Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG)
Gaston Asseko, journaliste à radio Sainte-Marie
Dieudonné Koungou, journaliste à Tendance Gabon

Omar Bongo a toujours eu le sens du timing. Mercredi 31 décembre, le président gabonais a donc profité du réveillon pour jeter en prison une brochette d’opposants de la société civile. Leur point commun ? Avoir porté ces derniers mois la cupidité du régime et de ses affidés devant la justice française. Une coalition d’ONG réclame leur libération.

A Libreville, la rumeur des maquis disait Omar Bongo furieux de la plainte lancée en France sur ses biens mal acquis. Une plainte relayée par plusieurs ONG, françaises et gabonaises. Comme celle de Marc Ona Essangui, Coordinateur de la campagne Publiez Ce Que Vous Payez(PCQVP), qui milite pour une gestion transparente des revenus des industries extractives.

Rue89 l’avait filmé à Paris lors d’une action symbolique menée devant un hôtel particulier du président gabonais. Marc Ona rappelait alors un « effet de la mondialisation, qui est que quand votre voisin pleure, c’est celui d’à côté qui prend le relais ».(Voir la vidéo)


Mercredi dernier, 31 décembre, la police a donc lancé un coup de filet contre trois acteurs de la société civile et deux journalistes. Tous incarcérés pour... un motif encore inconnu. Ils devaient être déférés au parquet dans la soirée de mardi.

En arrière-plan, la fortune de Bongo et les dérapages des huiles du régime

La garde à vue gabonaise
On pourrait en rire, mais c’est un porte-parole du ministère des Affaires étrangères qui a livré la précision : au Gabon, la garde à vue peut durer « cinq jours, hors jours fériés », week-end compris. Une particularité qui permet d’expliquer la longueur inhabituelle de la procédure en cours, puisque le 1er et le 2 janvier, puis le week-end, n’ont pas été comptabilisés.

Alertées dans la journée, les ONG françaises ont eu du mal à obtenir des informations durant le long week-end de trève de fin d’année. Vendredi 2 janvier, le ministère français des Affaires étrangères commente mollement l’affaire lors du point presse :

« Nous considérons d’une part qu’il faut respecter les procédures de justice mais d’autre part, nous rappelons notre attachement au rôle de la société civile.
Nous venons d’avoir notre ambassade qui suit attentivement cette situation pour tenter de comprendre ce qui se passe. Ces personnes font, semble-t-il, l’objet d’une garde à vue, nous attendons de voir comment les choses vont évoluer. Nous suivons attentivement cette affaire. »

En fait, les militants et les deux journalistes sont retenus au commissariat central de Libreville. Un lieu de sinistre réputation où les policiers ont parfois la main lourde sur les suspects. Sans compter l’effroyable dépôt du sous-sol, aux conditions d’hygiène déplorables.

Aucun avocat ne peut les voir. Leurs familles grapillent les informations au compte-goutte. L’un d’eux aurait été sérieusement tabassé par les policiers.

Voir le document

(Fichier PDF)

Lundi 5 janvier, Sherpa, Transparency international, Amnesty, la FIDH et cinq autres associations ont finalement décidé de dénoncer collectivement les « persécutions exercées sur ces personnes », dont « le seul tort est de réclamer l’application au Gabon des règles de bonne gouvernance édictées par les institutions internationales auxquelles le pays adhère, c’est-à-dire la transparence et la probité dans la gestion des deniers publics ».

De son côté, Survie condamne une « opération coup de poing » et une « prise d’otage » de la société civile.

Un régime à bout de souffle, sur fond de crise sociale profonde

Après 41 ans de règne sans partage, il est certain que le régime Bongo n’est plus au meilleur de sa forme. Depuis septembre, les enseignants sont en grève. Un mouvement qui est en train de s’étendre au reste de la fonction publique.

Pour Marcel Libama, membre du Front des organisations de la société civile pour la lutte contre la pauvreté au Gabon, les militants issus de la société civile ont donc remplacé l’opposition politique (inexistante) comme relais des frustrations d’une population confrontée à la crise. C’est aussi la raison pour laquelle Omar Bongo les a visés. (Ecouter le son)

Autre sujet d’inquiétude pour l’occupant du Palais du bord de mer : la (nouvelle) liberté de ton des médias numériques. Toutes les initiatives judiciaires et les enquêtes journalistiques relatant des faits de corruption ont trouvé asile sur Internet. Dans un pays où l’information a toujours été sévèrement contrôlée, cette liberté dérange.(Ecouter le son)

Le bras de fer va-t-il se régler à la barre d’un tribunal ? L’avocat parisien Thierry Lévy doit se rendre jeudi à Libreville, où il croisera peut-être son confrère Patrick Maisonneuve, l’avocat d’Omar Bongo.

Photo : Omar Bongo le 13 mars 2008 à Dakar (Finbarr O’Reilly/Reuters)

► A lire aussi :
Biens mal acquis africains, nouvelle plainte,
La carte des résidences de la Françafrique à Paris
Manifestation devant le Bongoland parisien

  • 10124 visites
  • 21 réactions
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  • EulChe
    EulChe
    Humaniste hère
    • Posté à 01h21 le 07/01/2009
    • Internaute 26715
      Humaniste hère

    jusqu’à quand, jusqu’où pourra-t-il aller tout en continuant à être protégé ? certainement très loin malheureusement s’il continue d’arroser consciencieusement ses « amis »...

    Et surtout que va-t-il se passer le jour où il sera remplacé ? toutes les richesses du Gabon vont attirer les convoitises et comme tout semble tourner autour de lui depuis si longtemps...

  • sehitam
    sehitam
    consultant
    • Posté à 04h36 le 07/01/2009
    • Internaute 53087
      consultant

    ce qui est sur, c’est que la machine est en train de s’enrailler, en plus il faut savoir que Omar Bongo n’est plus en tres grande forme, c’est le debut de la fin... Le temps, lui, continue son travail avec la patience qu’on lui connait, le peuple gabonais peut compter dessus au moins......Il faut juste esperer que le Gabon ne suivra pas le meme scenario chaotique que la plupart de ses voisins....Il faut s’en remettre a Dieu tout simplement...

  • Anna M
    Anna M
    Kanata
    • Posté à 05h53 le 07/01/2009
    • Internaute 48962
      Kanata

    Opposition politique inexistante ? Et l’UPG de Pierre Mamboundou ?

  • citoyen_75
    citoyen_75
    Employé de Banque
    • Posté à 10h41 le 07/01/2009
    • Internaute 64000
      Employé de Banque

    Un grand merci à toutes les puissances occidentales complices des dictateurs Africains.

    Les valises des contrats d’armements et de matière première ne sont pas près d’arrêter de circuler, au détriment des peuples et démocrates.

    Merci à tous ceux qui à droite comme à gauche contribuent à la « Francafrique » !

    Occident hypocrite, qui érige des barrières car il ne peut accueillir toute la misère du monde qu’il contribue par son cynisme à créer jour après jour.

  • ALLAIN JULES C@MMUNICATION
    • Posté à 10h57 le 07/01/2009
    • Internaute 18202

    Le Gabon reste et demeure, une dictature passive. Il est loin le temps où Bongo, pouvait tuer ses opposants et les amants de son ex femme, Patience Dabany, reconvertie en chanteuse à succès.

    Maintenant, il embastille. Mamboundou reste un opposant à la petite semaine. Même des historiques comme Mba Abessole, se sont couchés, c’est dire la puissance d’OB.

    Bref, il restera aussi puissant tant qu’il sera en vie. Il tient la France par la barbichette. Trop de secrets : de Elf à Total, e passant par ? ? ? ? Avec la richesse gabonaise, découvrir les « matitis’ (bindonvilles) quand on visite Libreville, on ne sait où va l’argent. Bon, oui, dans les palais de......retraites du Roi El Hadj Omar Bongo Ondimba.

    Il y restera (au pouvoir) jusqu’à sa mort. Le problème c’est son remplacement. Ali Ben, son fils, serait prêt.

    Lien

    • TARPON
      • Posté à 12h47 le 07/01/2009
      • Internaute 27263

      sans remettre en cause la longue histoire de David avec l’Afrique,somme nous aujourd’hui à travers une culture qui s’est depuis longtemps eloignée de cette Afrique qui voulait devenir un departement français à l’epoque où son petrole n’avait pas été encore decouvert,aptes à juger de ce qu’est reellement un opposant politique dont le but est toujours de devenir dictateur à la place du dictateur.Ce qui n’est pas l’exception sur ce continent.Bongo sert les interets de la France ,doit on aider à changer ce qui ne changerait rien ?

      • Azza
        Azza répond à TARPON
        Ingénieur en informatique (...)
        • Posté à 13h28 le 07/01/2009
        • Internaute 25467
          Ingénieur en informatique (...)

        Vous pouvez m’expliquez en quoi Bongo sert les interets de la France ?

        En payant une villa de reve a Andre Tarallo ?
        En corrompant allegrement la classe politique Francaise ?

        Vous avez surement des arguments pour etayer ce gros poncif qu’on nous sert depuis des annees.

        De mon point de vue, Bongo sert les interets de certains Francais et de certains Gabonais au detriment des interets de la majorite des Francais et de la majorite des Gabonais. Mais j’attends avec impatience que vous m’expliauiez en quoi ce point de vue est erronne.

      • ALLAIN JULES C@MMUNICATION
        • Posté à 15h17 le 07/01/2009
        • Internaute 18202

        Oui, sans aucun doute, Bongo ne sert que les intérêts de la mère patrie. En revanche, il faut noter aussi que, la découverte du pétrole et des richesses du sous-sol, est assez caractéristique de la « malédiction africaine ».

  • brami286
    brami286
    AIPL
    • Posté à 13h05 le 07/01/2009
    • Internaute 61382
      AIPL

    Le sens du timing, d’autres l’ont aussi, et même pire. C’est le cadeau sioniste de bonne année aux palestiniens : des centaines de morts. A côté, Bongo est un moindre mal ! ! ! !

    • Azza
      Azza répond à brami286
      Ingénieur en informatique (...)
      • Posté à 13h40 le 07/01/2009
      • Internaute 25467
        Ingénieur en informatique (...)

      Vous ne pensez pas que Bongo a profite du fait que le monde regarde ailleurs pour operer ?

      Quand au moindre mal, vous avez raison : Bongo n’est que le parrain Africain de la Francafrique, le gendre et complice de Denis et Sassou N’Guesso, lui meme boucher de dizaines de miliers de ses concitoyens...

      Mais c’est vrai que sur le marche mediatique du mort, le palestinien vaut toujours plus que le negre congolais ou gabonais !

      Ne vous trompez pas, je suis horrifie par la situation a Gaza, mais pourquoi croit-on toujours que les dictateurs Francafricains, parcequ’ils viennent regulierement serrer des mains a l’Elysee, sont de gentils papas ? Pourquoi les morts Africains n’interessent ils personne ? Pourquoi les centaines de civils massacres a la mitrailleuse du haut d’helicopteres par les milices de Sassou apres avoir ete affames pendant des jours dans les forets congolaises en 1998 ne comptent pas (un seul papier de quelques lignes dans libe a l’epoque, alors qu’ELF soutenait Sassou par des livraisons d’armes) ?

      Je pense que c’est parce qu’il est plus facile d’etre contre la politique des USA ou d’Israel que contre celle de la France en Afrique qui participe pourtant du meme mouvement de (neo)colonialisme, de mepris de peuples juges inferieurs ou en tout cas « pas murs pour la democratie » comme avait ose l’affirmer Chirac en sont temps (entre deux valises de pognons envoyees par Bongo justement)

      Bongo ne vaut pas mieux que Mugabe, Sassou, Compaore et consorts. Directement et indirectement, il est responsable de miliers de morts, d’une misere comparable a celle des palestiniens pour des millions d’Africains, d’emprisonements, de tortures.

      Franchement, votre expression « moindre mal » est vraiment mal choisie ! ! !

      • Mundélé
        Mundélé répond à Azza
        Blanc en lingala, langue (...)
        • Posté à 16h37 le 07/01/2009
        • Internaute 57448
          Blanc en lingala, langue (...)

        Bravo, pas mieux...

        Je suis extremement contant de voir qu il y a encore des gens qui ont les yeux ouverts, les oreilles affutées et la bouche en action...

        Les trois singes ne devrait JAMAIS se taire en afrique, car le salut de l afrique passe par une prise de conscience occidentale sur sa population ! ! !

        c est a mes yeux le seul moyen pour faire bouger les choses durablement en Afrique...

        La solution pour l afrique est ici chez nous est non labas...

        Car quel interret a l occident de voir une afrique independante,
        forte et autonome ? -> AUCUN ! ! !

        A partir de la, tant que la population elle meme ne se sente pas concernée par les conflits africains, il n y aura pas de changement de la politique occidentale africaine...

        Un exemple ?

        S. a jugé au debut de son mandat qu il fallait revoir la politique de la France en afrique...

        Réponse de Denis Sassou Ngesso a un journaliste sur ce sujet : « Voyons...(pause) ce n est pas serieux...(sourires, rigolades...) »

  • Alex Engwete
    Alex Engwete
    Consultant
    • Posté à 14h03 le 07/01/2009
    • Internaute 45440
      Consultant

    Je lis : « 41 ans de règne » — et ce n’est pas sorti d’un roman de Sony Labou Tansi ! Je comprendrais si un citoyen-kamikaze s’envoyait en l’air au passage du cortège de ce croulant concupiscent ! Je comprends aussi qu’on ne respecte guère les Africains en occident… Qu’attendent donc les citoyens gabonais pour prendre les armes ?

    • Azza
      Azza répond à Alex Engwete
      Ingénieur en informatique (...)
      • Posté à 14h24 le 07/01/2009
      • Internaute 25467
        Ingénieur en informatique (...)

      Vous avez raison, il n’y a pas assez de conflit armes en Afrique. Rajoutons en ! ! !

      Encore un revolutionnaire en charentaises.

      Pour avoir des armes, il faut de l’argent. Et pas qu’un peu.

      et habituellement, les marchands d’armes (USA, Russie, France, UK, Chine et Israel), n’en donnent qu’a ceux qui servent leurs interets. Or, l’interets de tous ces pourvoyeurs de mort est ardement defendu par Bongo, a coup de petrodollars.

      Ensuite, pour prendre les armes, il faut un projet politique. Donc une opposition politique organisee. Or, l’opposition politique en Afrique est la plupart du temps au fond des geoles des « Grands Amis de la France ». Avec le soutient logistique et diplomatique de nos gouvernements successifs. C’est d’ailleurs ce qu’annonce cet article.

      vous n’avez surement pas entendu parler de Yorongar au Tchad ?

      Et pourtant, malgre les intimidations, les tortures, les disparitions, il reste encore des centaines d’hommes et de femmes courageu(x,ses) en Afrique pour tenter d’empecher les dictateurs d’exercer en rond. Ces gens prennent des risques parfois enormes et payent souvent dans leur cher leur courage. Ils m’inspirent mille fois plus de respect que tout ce que j’ai vu en occident ces dernieres annees.

      Mais il se trouve toujours des gens qui de derriere leur ecran, dans leur petit salon confortable, se permettent de dire des anneries, et de legitimer les poncifs racistes habituels (les Africains sont des cons, soumis et incapables de se prendre en main), mais restent chez eux quand, en France meme, d’autres marchent dans les rues (comme lorsqu’il s’est agit de protester contre le scandaleux proces intente par ce meme Bongo contre Francois Xavier Verschave pour son livre Noir Silence il y a quelques annees)

      Alors, vos lecon d’insoumissions, elles ne revellent que votre ignorance de la realite concrete ce dont vous parlez. Ou alors, vous etes le prochain Thomas Sankara et dans ce cas, au boulot mon ami !

      Au fait, c’etait quand la derniere fois que les francais se sont souleves et ont reussi a renverser tout seuls un pouvoir opressif ? En 1944 (resistance ? pas sans les americains) ? En 1970 (Commune ? en non, rate !)....

      Je crois que ca doit remonter a 1848 ! ! ! Whaou !

  • Artmorik
    Artmorik
    Un peu de gauche
    • Posté à 20h57 le 07/01/2009
    • Internaute 58102
      Un peu de gauche

    Dans la famille : Droits de l’homme , je demande RAMA YADE
    Dans la famille bougez vous , je demande Nicooooooooolas

    Sans rire , ce Tartuffe , chie sur la démocratie

    • Azza
      Azza répond à Artmorik
      Ingénieur en informatique (...)
      • Posté à 13h57 le 08/01/2009
      • Internaute 25467
        Ingénieur en informatique (...)

      Lorsqu’on sait que Kouchner a ete « consultant » pour Bongo et Sassou, on comprend tout de suite en quoi Rama n’a pas son mot a dire sur ce qui se passe au Gabon !

  • Cédric Kalonji
    Cédric Kalonji
    Journaliste
    • Posté à 21h53 le 07/01/2009
    • Journaliste 59532
      Journaliste

    Bongo est un malade, comme d’autres qui s’accrochent au pouvoir en Afrique. Personnellement je suis tenté de les appeler les nouveaux colons. Après les « indépendances », au départ du colon blanc, les colons noirs ont pris la relève. Ils travaillent en étroite collaboration avec les colons blancs.

    Les principes de cette collaboration malsaine :

    - Le colon noir et le colon blanc exploitent les richesses du pays colonisé. Les bénéfices sont partagés entre les deux colons et rien à foutre de la population qui peut crever.

    - Le colon blanc s’engage en échange à soutenir le colon noir, de lui apporter une aide matérielle et militaire s’il le faut pour se maintenir au pouvoir le plus longtemps possible.

    - Le Colon blanc ouvre les portes de son pays au colon noir et à sa cour des facilités qui peuvent investir l’argent qu’ils récoltent en toute quiétude et sécurité. Ils peuvent acheter des hôtels, des appartements et des voitures luxueuses,…

    - Le colon noir et sa famille n’ont pas de problèmes de visa pour aller au pays du colon blanc. Les enfants du colon noir ont accès aux grandes universités des pays des colons blancs alors que les écoles et universités des pays colonisés ont peine à fonctionner.

    - La population des pays colonisés qui veut fuir la misère, conséquence directe des accords entre colons se voit fermer les frontières des pays des colons blancs.

    Arrêtons de tourner en rond et regardons les choses en face. Pour que les choses changent en Afrique, la colonisation doit vraiment cesser !

    Congolais
    Lien

  • zoul
    zoul
    voyageur conscient
    • Posté à 22h14 le 07/01/2009
    • Internaute 65234
      voyageur conscient

    En tout cas, ici en France, on a une alternative et deux possibilités.

    1 / Soit on se tait, et on est complice, et tout continuera comme avant.

    2 / Soit on se bat, et là on a deux possibilités :

    - Soit on perd la bataille, on se fait emprisonner, tout le monde se tait et ça s’arrête là.

    - Soit on se fait entendre peu à peu, on gagne des petites batailles, et peu à peu le scandale est connu, et peu à peu les choses changent.

    On oscille ces temps-ci entre ces deux alternatives.
    Plus on sera à bouger, plus on pourra mettre à terre ce système merdique mafiafricain.

    En tout cas, demain nous serons nombreux à essayer de squatter la baraque à 18 millions de Bongo :

    Lien

  • C. Creseveur
    C. Creseveur
    D'actualité, de dessin surtout
    • Posté à 10h10 le 08/01/2009
    • Internaute 7715
      D'actualité, de dessin surtout

    Nous comptons sur une vive réaction de l’impétueuse Rama Yade. Naturellement.

  • HUGOHUGO
    HUGOHUGO
    etudiant
    • Posté à 14h55 le 08/01/2009
    • Internaute 56850
      etudiant

    Lien

    L’avocat parisien Thierry Lévy, qui devait s’envoler ce jeudi matin en direction de Libreville (Gabon) pour y défendre les intérêts de plusieurs militants des droits de l’homme et opposants politiques arrêtés dans de troubles conditions fin décembre, a été empêché d’embarquer à l’aéroport Roissy/Charles-de-Gaulle, selon des informations recueillies de sources concordantes par Mediapart.

     ! ! !

  • Catal
    Catal
    Citoyen
    • Posté à 12h54 le 09/01/2009
    • Internaute 65414
      Citoyen

    J’ai vécu cinq ans au Gabon.
    Alors oui Bongo détourne allégrement des milliards. Clairement, ouvertement et de plus ça arrange tout le monde. Les Gabonnais inclus hein, allez po croire qu’il fait ça depuis plus de 40 ans en opprimant son peuple. Ils ne sont pas 700 000 dans ce pays et disposent pourtant de plus de ministres qu’en France, le taux de fonctionnaire est ahurissant. En clair ils sont trés trés nombreux a avoir un travail (pour l’Etat) et donc un salaire. Bas le salaire il est vrai mais d’un autre coté c’est open bar pour la création d’entreprise. Les gabonnais (comme les français) sont frileux (pour ne pas dire peureux) mais les Libannais et Camerounais l’ont bien compris eux et ils s’enrichissent rapidement.
    Au niveau des guerres il n’y en a pas depuis... heu beh y’en a pas.
    Les emprisonnements d’opposants ? Oui c’est une réalité.
    Il a du y en avoir au moins une centaine depuis que Bongo est au pouvoir (plus de quarante ans). C’est a dire ce que l’on trouve par semaine dans les pays voisins et par an dans les pays Europeens.
    Donc ? C’est un méchant ?
    Beh oui comme la plupart des hommes de pouvoir mais a choisir entre lui et pratiquement tous les autres hein....

  • Catal
    Catal
    Citoyen
    • Posté à 13h05 le 09/01/2009
    • Internaute 65414
      Citoyen

    J’ai vécu cinq ans au Gabon.
    Alors oui Bongo détourne allégrement des milliards. Clairement, ouvertement et de plus ça arrange tout le monde. Les Gabonnais inclus hein, allez po croire qu’il fait ça depuis plus de 40 ans en opprimant son peuple.
    Ils ne sont pas 700 000 dans ce pays et disposent pourtant de plus de ministres qu’en France, le taux de fonctionnaire est ahurissant. En clair ils sont trés trés nombreux a avoir un travail (pour l’Etat) et donc un salaire. Les salaires sont bas il est vrai mais d’un autre coté c’est open bar pour la création d’entreprise. Les gabonnais (comme les français) sont frileux (pour ne pas dire peureux) mais les Libannais et Camerounais l’ont bien compris eux et ils s’enrichissent rapidement.
    Au niveau des guerres il n’y en a pas depuis… heu beh y’en a pas.
    Les emprisonnements d’opposants ? Oui c’est une réalité.
    Il a du y en avoir au moins une centaine depuis que Bongo est au pouvoir (plus de quarante ans). C’est a dire ce que l’on trouve par an (voir par semaine dans cetains cas) dans les pays voisins.
    Donc ? C’est un méchant ?
    Beh oui comme la plupart des hommes de pouvoir.
    Je ne dis pas qu’il a raison d’agir ainsi mais je pense qu’il y a plus urgent au niveau des abus de pouvoir a dénoncer et sans besoin de changer de continent... ou même de ville.