L'edito 06/01/2009 à 12h11

La diplomatie et la guerre de Gaza, ou le ballet des hypocrites

Pierre Haski | Cofondateur Rue89

Quinze jours avant de quitter la Maison-Blanche avec la réputation d’avoir été le plus mauvais président des Etats-Unis de mémoire humaine, George Bush a donné lundi son blanc-seing à la poursuite de l’opération israélienne à Gaza. Dans le même temps, Nicolas Sarkozy effectuait une gesticulation diplomatique dont il a le secret et dont l’impact risque d’être plus fort sur les journaux de 20 heures en France que sur le déroulement du conflit.

Symbole de cette urgence à ne pas se presser, le Conseil de sécurité de l’ONU, vous savez ce « machin » à New York qui est censé garantir la paix dans le monde, qui s’est réuni lundi pour décider de se revoir... mercredi. Même agitation stérile dans cet autre grand cénacle de la sagesse internationale : la Ligue arabe. Surtout ne pas se presser, le rythme de la diplomatie n’est pas celui des F-16.

Les Gazaouites seuls au monde

Surprenant ? Non, pas vraiment. Il est clair qu’aujourd’hui, les Gazaouites sont seuls au monde, victimes d’un assez large consensus pour laisser Israël « finir le boulot » contre les islamistes du Hamas.

Un consensus qui mêle l’administration Bush (celle à venir d’Obama on ne sait pas puisque le Sphynx se tait jusqu’au 20 janvier), l’Europe à quelques nuances près, malgré les appels au cessez-le-feu de Paris, une partie du monde arabe, à commencer par l’Egypte, qui a suffisamment de soucis avec ses Frères musulmans pour avoir beaucoup d’indulgence pour ceux du voisin palestinien.

Ce consensus remonte en fait à la victoire du Hamas lors des élections législatives palestiniennes de janvier 2006. Pris par surprise (le Hamas aussi, il est vrai !), les Occidentaux ont décidé d’établir un cordon sanitaire autour du mouvement islamiste, qui avait pour corolaire de rendre la vie des Gazaouites plus infernale encore : il n’y a pas de limite à la descente aux enfers.

La logique était que les 1,5 million de Gazaouites se rendraient compte que voter Hamas leur rendait la vie difficile, et ils se révolteraient contre leurs nouveaux maîtres qui, de surcroit, avaient évincé le Fatah par les armes. Ce scénario ne s’est pas produit, l’endurence des Gazaouites est légendaire et ils ont subi en silence.

Erreur de calcul

Pour comprendre l’erreur de calcul, hier comme aujourd’hui, lisez l’interview, dans Le Monde, de Salah Abdel-Jawad, un professeur de l’université palestinienne de Bir-Zeit. J’ai rencontré Salah il y a vingt-cinq ans, à Ramallah.

Fils d’un ancien maire de cette grande ville de Cisjordanie, ce jeune universitaire d’alors m’avait servi de guide entre les collines de Cisjordanie, au milieu des colonies juives qui naissaient, érigeaient leurs barbelés, leurs projecteurs, leurs routes parallèles, réduisant chaque jour un peu plus le périmètre des Palestiniens.

Retrouvant Salah Abdel-Jawad vingt-cinq ans après dans le Monde, je ne suis pas surpris par ses propos, juste par sa modération persistante malgré un quart de siècle de désillusions, de frustrations vécues par sa génération. Il explique très bien pourquoi, comme le titre d’ailleurs l’article, « les Israéliens s’illusionnent s’ils tablent sur un renversement du Hamas par la population ». Et avec eux George Bush, Bernard Kouchner, Hosni Moubarak, et quelques autres.

On peut argumenter à l’infini sur qui a rompu la trêve, les lanceurs de roquettes ou le blocus israélien... On peut s’interroger sur la « disproportion » (c’est le mot soft de la novlangue diplomatique pour parler des bombardements aériens) de la riposte israélienne... On peut aussi, bien sûr, se demander comment faire cesser les tirs de roquettes aveugles sur les populations civiles du sud d’Israël.

Internationaliser le problème

Mais à l’arrivée, on n’échappera pas à la question plus globale de la séparation entre Israéliens et Palestiniens, de la négociation avec tous les acteurs, y compris les moins sympathiques, et de l’internationalisation du problème (voir à ce sujet les propositions faites lundi par l’International Crisis Group de Bruxelles, qui propose d’envoyer une force multinationale d’interposition et une présence de l’Union européenne à Rafah, au point de passage entre Gaza et l’Egypte) qui verra le monde imposer une solution à un conflit le conduisant vers un « conflit de civilisations » qui n’a rien d’inéluctable.

En attendant un improbable messie diplomatique -on voit mal Hillary Clinton dans ce rôle, hélas-, le ballet des hypocrites va continuer, et l’enfer des Gazaouites se poursuivre.

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  • napakatbrax
    • Posté à 12h32 le 06/01/2009
    • Internaute 23966

    « Séparation entre Israéliens et Palestiniens », effectivement une question cruciale... Mais dans quelles conditions ?

    En vert, ci-dessous, l’évolution du territoire palestinien depuis 1946...

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    • citrouille
      citrouille répond à napakatbrax
      gerboulade permanente
      • Posté à 12h32 le 06/01/2009
      • Internaute 33365
        gerboulade permanente

      Comment as-tu fait pour inserer la carte ? Merci.

    • noubliepas
      noubliepas répond à napakatbrax
      medecin
      • Posté à 12h51 le 06/01/2009
      • Internaute 65025
        medecin

      il manque une carte : celle de la Palestine de 1922 

      En 1921 ou 1922 Winston Churchill amputa la Palestine de toute la région se trouvant à l’est du jourdain et s’étendant jusqu’aux frontières de l’Irak actuel et de l’Arabie séoudite et en fit cadeau à l’Émir Abdallah en remerciement de ses bons et loyaux services au cours de la guerre 14 -48.

      L’état ainsi constitué devint la Transjordanie.

      En 1949 la cisjordanie fut annexée par le Roi Abdallah et la Transjordanie devint : Jordanie avec Amman pour capitale. Et pas Jérusalem ( pas fou le Roi Abdallah !)

      • iconoclaste07
        iconoclaste07 répond à noubliepas
        chargé d'etudes stats
        • Posté à 13h31 le 06/01/2009
        • Internaute 59929
          chargé d'etudes stats

        Où voulez vous en venir ? Il me semble comprendre...

    • teych
      teych répond à napakatbrax
      insoluble dans le libéralisme
      • Posté à 12h52 le 06/01/2009
      • Internaute 36309
        insoluble dans le libéralisme

      Les cartes, particulièrement la dernière, sont assez éloquentes pour qu’on mesure la volonté d’Israël quant à la création de « l’état palestinien viable » dont se gargarisent les diplomates.

    • Le Zébu
      Le Zébu répond à napakatbrax
      Jusqu'à + soif
      • Posté à 13h00 le 06/01/2009
      • Internaute 61291
        Jusqu'à + soif

      Celui qui veut border la question du conflit devrait toujours avoir en tête cette carte. Et celui qui dit qu’Israël veut la paix et un état palestinien mériterait bien quelques claques. Durant toutes les périodes de négociation, Israël n’a cessé de coloniser les territoires palestiniens. C’est ce que disaient les idéologues juifs sionistes : s’emparer du maximum de terre de façon à ce que qaund viendra le temps des négociations, il n’y aura plus rien à négocier.

      • BernardN
        BernardN répond à Le Zébu
        • Posté à 13h52 le 06/01/2009
        • Internaute 64955

        N’est-ce pas Arafat qui a fait capoter les négociations avec Barak ?

        Arafat, homme de guerre mais pas d’état ?

         
        • SB68
          SB68 répond à BernardN
          • Posté à 16h29 le 06/01/2009
          • Internaute 24192

          Non, ce n’est pas Arafat. Lisez Charles Enderlin.

          • BernardN
            BernardN répond à SB68
            • Posté à 18h12 le 06/01/2009
            • Internaute 64955

            J’ai entendu Madeleine Albright qui était présente et non la presse.

        • khalid00000-
          khalid00000- répond à BernardN
          Résistant au sionisme
          • Posté à 18h47 le 06/01/2009
          • Internaute 64495
            Résistant au sionisme

          La Tribune

          Les événements actuels en Palestine démontrent une nouvelle fois le traitement partial de l’information. Même les journalistes qui se veulent objectifs se laissent imprégner malgré eux par l’idéologie distillée sournoisement depuis près de 60 ans par les alliés et les tenants du grand Israël.

          Voici quelques exemples à partir de faits réels et objectifs de cette désinformation, le plus souvent par omission, ce qui facilite une apparence d’objectivité.

          Il y aurait eu ces derniers mois un « cessez-le-feu “ entre Israël et le Hamas, arrêt des opérations militaires du Hamas et levée du blocus israélien de Gaza. Or, les Israéliens ont maintenu le blocus, 1,5 million de personnes ont été privées régulièrement d’eau, d’électricité, de soins médicaux, de médicaments et de nourriture selon le bon vouloir de l’État israélien. Le Hamas a donc repris ses tirs de roquettes sur Israël avec l’efficacité que l’on connaît.

          Ce qui bien sûr met en danger l’existence de l’État démocratique et religieux d’Israël, alors qu’il s’agit d’actes de désespoir. Le résultat est facile à mettre en évidence : 4 morts israéliens et 400 chez les Palestiniens. Les médias arguant le droit à la légitime défense parlent plus souvent des 4 morts israéliens que des 400 palestiniens tués, dont de nombreux enfants. Les Palestiniens, eux, n’ont pas droit à la légitime défense, ils ne sont pas juifs, mais simplement arabes et de plus musulmans, des citoyens de seconde zone. Pour le Canada et les États-Unis, la réponse militaire israélienne n’est pas excessive.

          On reproche aux Palestiniens du Hamas, élus démocratiquement, de ne pas reconnaître l’État d’Israël. Mais Israël reconnaît-il l’État palestinien ? Depuis 60 ans, quelle décision constructive, précise et positive a pris l’État d’Israël en faveur des Palestiniens (‘ il s’agit de dissoudre le peuple palestinien comme entité économique, sociale, et politique indépendante , Ariel Sharon, juin 2004) ?

          Le blocus de Gaza, les bombardements répétés, les destructions des infrastructures civiles et administratives palestiniennes, les assassinats ciblés avec ses multiples victimes collatérales, l’emprisonnement de plus de 40 000 Palestiniens depuis la seconde intifada, en septembre 2000, et de 10 000 prisonniers politiques palestiniens, dont plus de 800 femmes et mineurs, sont des signes de reconnaissance de l’État palestinien. La Résolution 242 du Conseil de sécurité de l’ONU, de novembre 1967, exige l’évacuation par Israël des territoires occupés en échange de la reconnaissance par tous les États du Proche-Orient (confirmée par la résolution 338 du 22 octobre 1973).

          Ainsi la plupart des roquettes tirées par les Palestiniens tombent sur des territoires illégalement annexés par Israël et au sein de colonies d’implantation juive illégale. Autre exemple, on nous rappelle sans cesse qu’Israël est une démocratie, pour ses citoyens... juifs.

          Les israéliens arabes, 20 % de la population, ont le droit de vote, mais subissent quotidiennement de multiples discriminations. Voici donc quelques données qui peuvent éclairer notre jugement dans ce dossier complexe des relations israélo-palestiniennes.

          Gérard Schmutz,

          Sherbrooke

          • JAMES-TK
            JAMES-TK répond à khalid00000-
            Célibataire
            • Posté à 03h16 le 07/01/2009
            • Internaute 36241
              Célibataire

            Tu as raison de soulever cette question,mais qu’importe,la
            propagande sionistes et des « sionisants » n’est plus crédible
            depuis au moins un quart de siècle,et le discours rodé et seriné
            depuis des années ne passe plus ! J’en prends pour preuve la
            réaction de la population Française Catholique ou protestante
            dans les manifestations quand il s’agit de défendre les droits
            légitimes des Palestiniens,et désapprouve totalement le silence
            dans un premier temps de leur gouvernement,puis dans un
            deuxième temps la tardive et non moins scandaleuse réaction
            l’ « arrêt des violences » ! ! ! J’omets volontairement de citer le
            nom de celui qui est à la tête de l’État pour ne pas lui faire trop
            d’importance,car je ne peux oublier ce qu’il avait déclaré,et ce qui est devenu dans la bouche de certains hommes politiques et chefs d’États comme un passage obligé et avec emphase : « je suis l’ami de ... ».Par lâcheté et je ne sais quelle peur,ils sont incapables d’avoir la même solennité et faire pareillement avec
            les Palestiniens qui en ont tant besoin et même plus que d’autres ! ! !

          • Stéphane Cohen
            • Posté à 22h20 le 08/01/2009
            • Internaute 12787

            Votre analyse est pertinente, Monsieur, votre colère compréhensible, mais je crois que vous tombez dans le manichéisme : le Hamas, le Hezbollah, l ’Iran, par leur fanatisme et leur bellicisme, ont aussi leur part de responsabilité dans cette tragédie. N’avez-vous pas lu, par exemple, la « Charte » du Hamas, texte intégriste, guerrier et antisémite ? La révolte face à la situation vécue par les Gazaouites est légitime, mérite notre recueillement, mais pensons aussi aux Israéliens qui vivent tout près d’un pays, l’Iran, dont le président négationniste ne cesse de souffler sur les braises du conflit en appelant à le destruction d’Israël. Faisons attention à ne pas céder aux manipulations et au simplisme.
            Le cynisme règne dans toute cette affaire, de toutes parts, des innocents, le peuple palestinien en particulier, en font les frais et ce n’est malheureusement pas nouveau.

          • Stéphane Cohen
            • Posté à 22h20 le 08/01/2009
            • Internaute 12787

            Votre analyse est pertinente, Monsieur, votre colère compréhensible, mais je crois que vous tombez dans le manichéisme : le Hamas, le Hezbollah, l ’Iran, par leur fanatisme et leur bellicisme, ont aussi leur part de responsabilité dans cette tragédie. N’avez-vous pas lu, par exemple, la « Charte » du Hamas, texte intégriste, guerrier et antisémite ? La révolte face à la situation vécue par les Gazaouites est légitime, mérite notre recueillement, mais pensons aussi aux Israéliens qui vivent tout près d’un pays, l’Iran, dont le président négationniste ne cesse de souffler sur les braises du conflit en appelant à le destruction d’Israël. Faisons attention à ne pas céder aux manipulations et au simplisme.
            Le cynisme règne dans toute cette affaire, de toutes parts, des innocents, le peuple palestinien en particulier, en font les frais et ce n’est malheureusement pas nouveau.

        6 autres commentaires
    • AlfredoGarcia
      AlfredoGarcia répond à napakatbrax
      Rien
      • Posté à 13h45 le 06/01/2009
      • Internaute 47461
        Rien

      La première carte correspondrait à quoi ? Au protectorat (cela signifiait quelque chose comme une colonie sans intérêt économique) anglais , à une province ottomane, une province syrienne, au Royaume Chrétien de Jérusalem, à une province byzantine, à la Syrie Palestine (romaine), là a Syrie Judée (Romaine), à la Judée, Israël (historique), province assyrienne, phénicienne, babylonienne égyptienne, le Pays de Canaan, ou quoi ?
      À un rêve de politique-fiction occidental (même pas arabe, en ayant chacun des pays frères des vus sur des morceaux de la région) rien à voir avec quelconque réalité historique ou politique.

      Plutôt proche du projet anglais de décolonisation à l’époque ; soucieux de faire un signe après avoir donné la Transjordanie (actuelle Jordanie), territoire à 95% palestinien aux Hachémites.

      Si on prend en compte qu’en 1946 les juifs nés dans la région représentaient (sans compter les immigrants) 1/3 de la population et que pendant la domination arabe et ottomane ils étaient traités comme « citoyens » (plutôt sujets) de deuxième zone, il ne faut pas trop y réfléchir pour remarquer l’absurdité de cette carte.

    • marie 75
      marie 75 répond à napakatbrax
      • Posté à 15h13 le 06/01/2009
      • Internaute 3563

      cette carte dit tout !

      • Metal
        Metal répond à marie 75
        .
        • Posté à 10h56 le 08/01/2009
        • Internaute 64708
          .

        Ton commentaire dit tout ! ! ! :)

    • max le rouge
      • Posté à 19h03 le 06/01/2009
      • Internaute 32219

      Bravo, cela se passe de commentaires. Propose ces cartes aux rédactions des journaux télévisés. Malheureusement je doute que ça plaise...
      La Palestine d’aujourd’hui ressemble à une multitude de petits ghettos qu’Israël a patiemment tissé depuis sa création.
      Mais il est vrai qu’Israël connaît la chanson en matière de ghettos.
      Vive la paix, Liberté pour la Palestine sans le Hamas ; mais aussi Liberté pour Israël sans leurs extrémistes.

    • le copain de fredo
      le copain de fredo répond à napakatbrax
      Un coup avec un coup sans
      • Posté à 20h53 le 06/01/2009
      • Internaute 60826
        Un coup avec un coup sans

      Au vu de cette carte on pourrait penser que la Palestine fût un jour un Etat. Ce qu’elle ne fût jamais. Et pour cause, cette région fût toujours placée sous domination étrangère : Romaine, Arabe, Ottomane ou encore Britannique. Elle vie aussi ses frontières maintes fois redessinés. Pour exemple Jérusalem, qui ne fût rattaché à cette région que sous l’empire Romain (2ième Siècle). C’est d’ailleurs de ses derniers que vint son nom (Syria Palæstina) - les habitants de cette régions lui préférant celui de Filastin.
      Lors de la première occupation Arabe, elle fût divisée en cinq district et seul un d’entre eux garda ce nom. Elle engloba des territoires important dont certains furent annexés ou rattaché à d’autres régions limitrophes. Le nom même de Palestine ne fût plus employé durant l’occupation ottomanes. Il le sera à nouveau sous le mandat britannique. Son territoire s’étalant alors jusqu’aux frontières de l’Irak et de l’Arabie Saoudite.

      • iconoclaste07
        iconoclaste07 répond à le copain de fredo
        chargé d'etudes stats
        • Posté à 22h16 le 06/01/2009
        • Internaute 59929
          chargé d'etudes stats

        Il ne sert à rien de remonter aussi loin dans l’histoire. Toute région du monde a subi de multiples invasions et découpages

    • Yawn
      Yawn répond à napakatbrax
      amateur d'eau
      • Posté à 02h32 le 07/01/2009
      • Internaute 35717
        amateur d'eau

      Merci pour cette carte. Elle mérite quand même quelques commentaires car elle pourrait induire en erreur :

      - la perte de territoires de la Palestine entre la carte n°2 et la carte n°3 est due à la guerre déclenchée par les nations arabes qui n’ont pas accepté le plan de partage de 1947.

      - la carte n°3 pourrait laisser croire que, de 1948 à 1967, la Palestine a pu exister. Il n’en est rien. L’Egypte avait annexé la bande de Gaza et la Jordanie avait annexé la Cisjordanie. Ces territoires auraient donc du apparaître comme appartenant aux Etats voisins. On peut se demander pourquoi l’Egypte et la Jordanie n’ont pas donné leur indépendance à la Palestine. Quelqu’un a une réponse parmi les riverains ?

      - la carte n°4 est étrange : elle laisse entendre qu’une partie de Gaza n’est plus palestinienne et que la plupart de la Cisjordanie non plus ? Pouvez-vous m’expliquer ? D’autant que la bande de Gaza a été restituée intégralement à l’Autorité Palestinienne.

      • leconcombrevert
        leconcombrevert répond à Yawn
        La vraie vérité > : -))
        • Posté à 15h49 le 09/01/2009
        • Internaute 8843
          La vraie vérité > : -))

        Bonnes questions, Yawn !

        Effectivement, (carte n°3) pourquoi la Jordanie et l’Égypte n’ont ils pas laissés se créer la Palestine indépendante avant la guerre de ’67 en Cisjordanie / Gaza ?

    • colyz
      colyz répond à napakatbrax
      psy
      • Posté à 19h52 le 07/01/2009
      • Internaute 64697
        psy

      Une question que je me pose :

      la palestine avant 1946 et même jusqu’en 1000 ou avant a-t-elle été un « état palestinien » ?

      La région géographique où il y a des palestiniens avant 1946 et même jusqu’en 1000 ou avant se limitait-elle à la zone que nous montre la 1ère carte ci-dessus. Les palestiniens n’étaient pas aussi dans une zone couvrant en partie ce qu’est aujourd’hui le liban (sud), la syrie (sud dont golan) la jordanie, l’égype (sinaï).

      La carte de 1946 n’est-elle pas déjà une carte tronquée par rapport au lieu où vivaient des palestiniens (dont les descendants vivent toujours en syrie, jordanie... je ne parle pas de ceux qui ont décidé de quitter la palestine israélienne première version 1947).

      Et avant 1946, et même jusqu’en 1000 ou avant ces palestiens de la palestine israélienne et les autres n’étaient pas sous des tutelles : ottomane ? anglaise ? ...

      En résumé : l’idée d’un état palestinien est né d’un sous groupe de palestinien quand israël fut créé.

      Il n’y a jamais eu un « état palestinien » dans l’histoire des palestiniens (de jordanie, de syrie, du liban, d’israël, des territoires...).

      Cet état reste à construire. Et il faut le construire.

    • Metal
      Metal répond à napakatbrax
      .
      • Posté à 10h53 le 08/01/2009
      • Internaute 64708
        .

      C’est quoi cette carte bidon ? ! Alors là je suis vraiment mort de rire !

      Bon soyons indulgent et répondons au sujet :

      1946 Palestine = Britanique (avant les Britaniques Palestine = Ottomane)

      1947 : plan de partage entre Juifs et ARABES (n’est pas = à Palestiniens car ne revêtait pas la même signification qu’aujourd’hui)
      En vert sur cette carte : Gaza = Egypte Judée samarie = Transjordanie puis Jordanie (1950)

      1967 après la guerre des 6 jours Israël prend les territoires en vert à l’Egypte et à la Jordanie

      La suite on l’a connaît éveil d’un nationalisme palestinien qui connaît un essors important jusqu’aujourd’hui. Reconnaissance des palestiniens comme un peuple, etc...

    • AlexMagnet
      AlexMagnet répond à napakatbrax
      (ingénieur)
      • Posté à 14h18 le 08/01/2009
      • Internaute 64505
        (ingénieur)

      Elle est super cette carte !

      Vous l’avez trouvez sur Almanar ou au centre de propagande islamique ? ? ?

      Je vous rappelle juste qu’il n’y a jamais eu dans l’histoire de l’humanité un état (royaume, pays, etc.) ARABE en Palestine à l’exception de ... Gaza ... !

      Les arabes ont même réussi l’exploit de s’approprier (coloniser ? ? =) le terme palestinien...

      Bientôt on nous dira asussi qu’il n’y ajamais eu de chrétiens au Liban, que la transjordanie ça n’a jamais existé , que Septembre noir, c’était une éclipse du soleil et que Arafat était pro Israel.

  • dalun
    • Posté à 12h22 le 06/01/2009
    • Internaute 29964

    BALLET des hypocrites , cyniques , démagogiques ...Que de monde en TUETUE.................PAS DROLE .ce « théatre ».

  • chrisreal
    chrisreal
    Prof Université
    • Posté à 12h24 le 06/01/2009
    • Internaute 10866
      Prof Université

    « selon que vous serez puissant ou misérable »
    Chris

  • el Chiquito
    el Chiquito
    en promenade
    • Posté à 12h31 le 06/01/2009
    • Internaute 45214
      en promenade

    Bonne analyse !

    Sarkozy arrive au Moyen Orient en traitant le Hamas d’irresponsable, comment espère-t-il servir de médiateur en tenant de tels propos ? C’est bien une gesticulation médiatique de plus !

    L’objectif d’Israel parait clair : rendre impossible la création d’un état palestinien.

  • Ga
    Ga
    Dessineux
    • Posté à 12h31 le 06/01/2009
    • Internaute 16780
      Dessineux
    • dalun
      dalun répond à Ga
      • Posté à 15h23 le 06/01/2009
      • Internaute 29964

      la puissance d’un dessin ! merci : GA .

    • Lugi
      Lugi répond à Ga
      • Posté à 10h49 le 07/01/2009
      • Internaute 28945

      Gaffe l’antisémite nazi ultragauchiste révolutionnaire négationniste. Tu as franchi les limites de l’indécence.

    • Metal
      Metal répond à Ga
      .
      • Posté à 11h02 le 08/01/2009
      • Internaute 64708
        .

      La puissance d’un dessin stéréotypé qui vise comme le fait les « propalestiniens » de base à retourner les valeurs avec le classique :

      « les victimes sont devenus des bourreaux » « les juifs sont devenus des nazis », « David est devenu Goliath ». Ce n’est pas de l’antisémitisme en soit mais ça emploi les mêmes technique !

      L’Histoire ne trompe pas !

      Pour ma part, après avoir lu beaucoup de commentaires et m’être bien documenté, je soutiens les Juifs et Israël car assez c’est assez !

  • Grégory
    • Posté à 12h40 le 06/01/2009
    • Internaute 12569

    Je voterai bien pour l’article mais j’peux point : sous Windows/Opera, les boules sont derrières les tags et donc pas clicables.

    • Souzix
      Souzix répond à Grégory
      Intermitent
      • Posté à 17h08 le 06/01/2009
      • Internaute 64419
        Intermitent

      J’utilise Mozilla firefox et ça fonctionne

  • marie 75
    • Posté à 12h44 le 06/01/2009
    • Internaute 3563

    (...)Au Proche-Orient, Sarkozy est un néophyte. Jacques Chirac avait sinon une « vision », du moins une réputation. Pro-arabe, pas commode avec Israël, très dur avec la Syrie de Bachar el-Assad. Sarkozy, lui, a peu d’idées préconçues. Défenseur intransigeant de la souveraineté d’Israël, certes. Mais autre chose l’anime, de plus fort, plus obsédant : l’envie d’imposer sa marque sur ce conflit séculaire.

    Or, le Proche-Orient n’est pas nécessairement sarko-compatible. Le temps et la discrétion, ingrédients cruciaux des Accords d’Oslo ou de l’Initiative de Genève, ne font pas partie du vocabulaire sarkozyste. (...) cf tribune de geneve

    Pour avoir suivi la conf de presse de SarKo en Syrie ... durant laquelle il a dit qu’il fallait faire quelque chose ... p

    • iconoclaste07
      iconoclaste07 répond à marie 75
      chargé d'etudes stats
      • Posté à 13h21 le 06/01/2009
      • Internaute 59929
        chargé d'etudes stats

      Chirac n’a rien fait en politique extérieure comme intérieure on peut guère faire pire.

      • norman
        norman répond à iconoclaste07
        • Posté à 14h13 le 06/01/2009
        • Internaute 23497

        Pire ? Si, se montrer en permanence pour exister à tout prix. Je gesticule, j’enfonce les portes ouvertes, je me confonds en nullités, mais je suis président, moi !

      • Azrael
        Azrael répond à iconoclaste07
        • Posté à 16h00 le 06/01/2009
        • Internaute 2074

        S’il n’y a qu’une chose à retenir de Chirac Président, c’est qu’il a su éviter d’impliquer « la France » dans le merdier irakien, et ça n’est pas rien.

         
        • Teberli
          Teberli répond à Azrael
          Enseignant
          • Posté à 23h21 le 06/01/2009
          • Expert 48108
            Enseignant

          Ce qui nous permet d’être dans le merdier Afghan jusqu’au cou.

          Ce qui nous permet aussi de ne pas intervenir de manière décisive pour forcer les Israéliens à respecter les humains qui essaient de survivre dans le camp de concentration géant à feu et à sang. Ces humains spoliés de leurs terres, de leurs maisons, méprisés, tués, blessés, écrasés par des soldats ivres de violence et aveuglés par la propagande des puissants et richissimes maîtres d’Israel et de l’économie mondiale, - ces humains nous interrogent sur le sens du mot humain, mais la seule réponse qu’ils obtiennent est l’indifférence barbare qu’il faudra bien juger un jour en même temps que les meurtres perpétrés à Gaza depuis onze jours par l’ armée Israélienne.

        • iconoclaste07
          iconoclaste07 répond à Azrael
          chargé d'etudes stats
          • Posté à 23h32 le 06/01/2009
          • Internaute 59929
            chargé d'etudes stats

          Je suis d’accord avec vous mais cela ne suffit pas à définir une politique. Par contre je ne suis pas sur que les américains n’aient pas atteint leur objectif : une présence permanente en Irak. Dans l’accord de départ des troupes américaines les USA conservent 3 bases permanentes. Elles pourront protéger Israel d’une attaque iranniene ou servir de base à une attaque contre l’Iran. Et si l’objectif américain était celui-là ? Bush ne peut revendiquer cette réussite mais elle est réelle pour les américains.

        2 autres commentaires
      • peut-être
        • Posté à 19h46 le 06/01/2009
        • Internaute 26676

        « Chirac n’a rien fait en politique extérieure...on peut guère faire pire. »
        Si on peut faire PIRE comme ces pays européens qui ce sont lancés dans le massacre de la population Irackienne an nom de la démocratie occidentale...

    • nilocas Zarkosy
      nilocas Zarkosy répond à marie 75
      Âne à la retraite
      • Posté à 15h20 le 06/01/2009
      • Internaute 13422
        Âne à la retraite

      Au Proche-Orient , Sarkozy est un néophyte ( pléonasme)

      Sarkozy est un opportuniste . Ce qu’il veut c’est qu’on le voie partout, qu’on parle de LUI dans le fenestron , qu’il se fasse mousser .
      Ca, c’est sa politique , le reste il n’en rien à secoué , ma binette partout et voilà tout .
      Ah il va être malheureux le lascard , quand Mr Obama sera investi Président , son ombre portée va le faire totalement disparaître . Ce qui explique ses gesticulations actuelles .

      • Lechat
        Lechat répond à nilocas Zarkosy
        esprit critique
        • Posté à 16h01 le 06/01/2009
        • Internaute 23925
          esprit critique

        Vous avez raison après l’investiture d’Obama Exit Sarkozy il va nous faire une dépression
        Surtout que son sommet international n’a visiblement pas beaucoup de succès

        Lien

        Le président français Nicolas Sarkozy réunira les 8 et 9 janvier à Paris un « sommet international » sur la réforme du capitalisme, qu’il co-présidera avec l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, a-t-on appris auprès de la présidence française.

        « Nouveau monde, nouveau capitalisme »
        Cette réunion rassemblera « plusieurs responsables politiques étrangers », ainsi que les économistes Joseph Stiglitz et Francis Fukuyama, pour réfléchir sur le thème « Nouveau monde, nouveau capitalisme », avait précisé vendredi dernier le secrétaire d’Etat français à la Prospective Eric Besson, chargé de son organisation.
        ....................

        Depuis quelques semaines je m’amuse je fais des recherches pour savoir qui va venir à son sommet INTERNATIONAL

        Lien

         ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

         
        • Teberli
          Teberli répond à Lechat
          Enseignant
          • Posté à 23h40 le 06/01/2009
          • Expert 48108
            Enseignant

          Comme si le capitalisme pouvait être réformé !

          Que ce soit Obama, Bankozy, les socialistes, les centristes, les socio-démocrates ou toute autre sorte de libéral-capitaliste, tous ont un but et un seul : essayer de maintenir dans le monde entier le système qui est basé sur le vol du fruit du travail de l’immense majorité pour le bénéfice et les coffres blindés de quelques uns.

          Le capitalisme est un mauvais système, il échoue dans tous les pays et sur la planète, il sème la mort (comme à Gaza en ce moment) et la misère.

          Pour réussir à se maintenir en place, il aide les fausses oppositions ( de « gauche ») et s’assure les services efficaces de la propagande déversée par les média aux ordres. Il combat farouchement toutes les tentatives de contestation et au besoin instaure la dictature.

          L’immense majorité des habitants de cette planète a tout intérêt à se débarrasser de ce système basé sur la loi du plus fort et à s’organiser pour mettre en place les outils (parti anticapitaliste par exemple, syndicat autogéré etc) qui leur permettront de gagner leur vie au lieu de la perdre à servir les maîtres de leurs destinées

        3 autres commentaires
      • Jean-Jacques Louis
        • Posté à 21h16 le 06/01/2009
        • Internaute 2277

        Je crains que tu te fasses des illusions à propos de Barack. Avant même d’être investi, il est déjà manœuvré. Je l’aime bien mais il n’aura pas d’autre choix que d’être, lui aussi, une marionnette du complexe militaro-industriel sinon ils le tueront. Quant à Clinton ? Rendez vous compte que c’est cette folle toujours en train de faire semblant de rire qui va succéder à Rice ! Je n’aime pas Rice mais elle avait au moins le mérite d’être intelligente.
        Ce ne seront probablement pas encore ces deux-là qui ombrageront les gesticulations du p’tit.

    • Diogène de Sinope
      • Posté à 18h22 le 06/01/2009
      • Internaute 58124

      Veuillez m’excuser, je suis dans l’ensemble d’accord avec ce que vous dites mais j’aimerai néanmoins nuancer votre propos :

      Les accords d’Oslo furent une ruine pour les Palestiniens. C’est précisément en les signant qu’ils ont courbé l’échine et accepté leur sort de sous-peuple, c’est à ce moment là qu’Arafat a choisi d’être le chef d’un pseudo-état plutôt que non-chef de pas d’état du tout. Les accords ont certes permis que les palestiniens prennent moins de bombes en pleine gueule mais économiquement et politiquement ils se sont fait avoir en beauté... et par ailleurs l’implantation de colonies juives en territoire palestinien n’a absolument pas été ralentie à l’époque, loin de là.

      Les Etats-Unis qui ont TOUJOURS soutenus Tel-Aviv dans sa démarche belliqueuse (rappelons les fait : les sionistes au pouvoir en Israël à sa création voulaient d’un pays allant de la Syrie jusqu’à Suez) en apposant leur véto dès qu’une résolution de l’ONU condamnait les horreurs de Tsahal, ne sont pas devenus pacifiste (ou du moins pro-arabes) avec Clinton.

  • TARPON
    • Posté à 12h44 le 06/01/2009
    • Internaute 27263

    Quelqu’un peut il me rappeller d’où vient le petrole qu’on met dans les chars ?

    • Diogène de Sinope
      • Posté à 18h34 le 06/01/2009
      • Internaute 58124

      Je crois qu’ils utilisent du bio-carburant.

      ...hum, pas très drôle ma blague.

  • MisterMagoo
    MisterMagoo
    Haut, bas et fragile
    • Posté à 12h48 le 06/01/2009
    • Internaute 30100
      Haut, bas et fragile

    On sent de la colère dans votre papier, Pierre, colère que j’ai l’impression de pleinement partager. Hélas, la médiocrité pour ne pas dire la nullité aussi bien des puissances occidentales que de la Ligue Arabe (on ne parlera même pas de la bêtise crasse des dictateurs -à commencer par l’inénarrable Moubarak- supposément modérés de la Région) sur le conflit israélo-palestinien n’est pas nouvelle.

    Dénombrer les « erreurs » depuis des années serait un exercice trop fastidieux. J’en note tout de même une qui fut particulièrement imbécile pour ne pas dire criminelle : que la communauté internationale, sous l’impulsion de l’administration Bush et le suivisme lamentable de l’UE, ait refusé de reconnaître le Hamas (organisation extrêmement complexe aux branches multiples) comme un interlocuteur politique valable suite à la dernière élection palestinienne dont le processus fut pourtant démocratique.

    A croire que les mots d’intelligence, de diplomatie, de stratégie, de pragmatisme aient été oubliés par la plupart des acteurs.
    Une consternation qui se paie au prix fort...

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