03/01/2009 à 11h52

Photographie : le kitschissime Holga revient en Chine

Harold Thibault | Aujourd'hui la Chine


Le Holga (DR).


(De Pékin) Appareil photo d’un autre temps, le Holga revient à la mode en Chine continentale et à Hong Kong, où il avait vu le jour. A une époque où les appareils numériques à visée reflex se démocratisent, le Holga est pourtant clairement anachronique.

Ses pellicules, qu’il faut changer dans l’obscurité, ne permettent de faire que douze clichés, quand les nouvelles cartes mémoire en enregistrent plusieurs milliers.

Pire : péché capital pour n’importe quel constructeur d’appareils, la lentille du Holga est en plastique, de mauvaise qualité qui plus est, ce qui crée des aberrations de couleurs et empêche de faire le point.

« Ne pense pas, photographie ! »

Le Holga aurait probablement déjà disparu s’il n’était tombé entre les mains de jeunes photographes inspirés, en Europe, en Amérique du Nord et en Asie. Leur devise : « Ne pense pas, photographie ! » Ils s’autoproclament « lomographes », du nom d’un appareil soviétique, le Lomo LC-A avec lequel leur mouvement a été initié.


La lomographie a remis à la mode plusieurs appareils connus pour leur qualité médiocre, dont le Holga, et son confrère le Diana, élu par un magazine de photo « pire appareil jamais construit ». Pour les lomographes, il faut exploiter les défauts techniques des appareils à la recherche d’un rendu artistique et se libérer au passage des codes traditionnels de la photographie. Sans complexes, ils ont donc recours à la photo non cadrée, à contre-jour, floue, sur-exposée, etc...

L’histoire du Holga commence à Hong Kong, en 1982. Tout comme en Chine et au Japon, l’intérêt pour la photographie y est alors énorme. Au beau milieu d’une multitude d’appareils bénéficiant des dernières innovations techniques va naître un non-sens technologique.

L’objectif était simple : créer un appareil minimaliste à un prix défiant toute concurrence. Il permettrait aux étudiants en photo d’apprendre à se servir d’un appareil de moyen format et aux foyers modestes d’avoir des clichés de souvenirs.

Il allait être baptisé « ho gwong » en cantonnais, qui signifie « très clair ». Pas volé pour un appareil sur lequel il est conseillé d’ajouter une bande d’adhésif noir pour ne pas laisser entrer la lumière. Un petit effort d’européanisation du nom pour lui donner de la crédibilité sur le marché -et tenter de dissimuler son étiquette « made in China », et voila apparaître le « Holga ».

« Je l’aime parce qu’il réserve de nombreuses surprises »

Alors qu’il était sur le point de tomber dans l’oubli, au début des années 90, le Holga avec son look kitschissime lui donnant l’air d’un jouet en plastique, allait attirer le regard des lomographes. Le mouvement s’est rapidement imposé à Hong Kong, où le Holga est redevenu un objet culte, avant de gagner, à l’heure actuelle, la Chine continentale.

En 2007, la société lomographique Internationale a ouvert une boutique à Pékin, confirmant le succès du Holga. « Il se vend très bien. Il suscite de plus en plus d’intérêt en Chine », explique Liu Qiang, vendeur du magasin de Pékin. Le Holga séduit de plus en plus de jeunes Chinois.

« Je l’aime parce qu’il réserve de nombreuses surprises », explique Duo Duo, une lomographe pékinoise. Ce qu’elle préfère avec lui, ce sont les doubles expositions. « Et puis, très honnêtement, il n’est pas cher du tout », ajoute-t-elle.

Photo : le Holga (DR).

En partenariat avec :

  • 18949 visites
  • 42 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Cataphractaire
    Cataphractaire
    Keodedour ar bed
    • Posté à 12h03 le 03/01/2009
    • Internaute 58787
      Keodedour ar bed

    Personnellement, pour mon réabonnement aux inrocks, j’ai eu droit à un Diana F+ de Lomography. Les possibilités quasi-infinies de prises de vues du fait d’un fonctionnement purement mécanique.
    Envoutant.

  • imanol
    • Posté à 12h24 le 03/01/2009
    • Internaute 4128

    Fantastique appareil photo qui offre effectivement un nombre incroyable de prise de vues. Et en plus, vous passer pour un extraterrestre aux yeux des gens qui vous regarde étrangement quand vous louchez dans votre boîte en plastique.
    Seul bémol, si vous ne savez pas développez vos pellicules vous-même, vous êtes bons pour laisser une somme conséquente chez le photographe....pour un travail souvent de piètre qualité...une pellicule ? Ca existe encore ce truc là ?

    Yves >> Lien >> photographies urbaines

  • A déménagé le 9-8
    • Posté à 12h26 le 03/01/2009
    • Internaute 5710

    Je me souviens avoir eu un Lubitel 2, reflex 6 x 6, à la fin des années 60.
    Avec un agrandisseur Krokus, pour les tirages sur Ilford dans ma salle de bains.

    Avouez que ça avait une autre gueule qu’une MicroSD

    • DBL8
      DBL8 répond à A déménagé le 9-8
      Retraité
      • Posté à 13h10 le 03/01/2009
      • Internaute 19562
        Retraité

      AH ... les développements dans la salle de bain ...
      Et la lumière noire, pas triste les premiers temps.

      Mais le plaisir de « sortir » ses photos tout de suite en rentrant chez soit, est un plaisir sans bornes que peu, actuellement, peuvent ce rendre-compte.
      ILFORD HP3 puis HP4.
      Et leurs papiers ... une larme de versé.

      • A déménagé le 9-8
        • Posté à 13h19 le 03/01/2009
        • Internaute 5710

        Héééé, oui...le bon vieux temps....les photos noir et blanc dans la salle de bains, je les développais avec ma fiancée de l’époque....à tâtons....
        C’est vrai : une larme de versée ; -))

    • sefero49
      sefero49 répond à A déménagé le 9-8
      Soldat mugissant
      • Posté à 16h42 le 03/01/2009
      • Internaute 12260
        Soldat mugissant

      Le Lubitel ! ! ! !
      Seul problème : se souvenir si, oui ou non, on avait avancé la « pellicule » avant d’armer le déclencheur....
      Oui, une photo perdue.
      Non, une très originale double exposition...

    • michel 13
      • Posté à 19h05 le 03/01/2009
      • Internaute 49378

      J’ai gardé mon Lubitel 2 acheté en 1968, et je ne tiens pas à m’en séparer, il est comme neuf mais je ne l’utilise plus depuis longtemps. Comme agrandisseur ce n’était pas un Krokus mais un Rohen tout en métal et fabriqué en France, un excellent matos.

      • A déménagé le 9-8
        • Posté à 01h21 le 04/01/2009
        • Internaute 5710

        Y avait le Durst, à l’époque, aussi... BEAUCOUP trop cher pour moi....
        Ahhh, nostalgie...

  • Firenze
    • Posté à 12h44 le 03/01/2009
    • Internaute 51421

    En Europe, il est en effet très à la mode, et pourtant la pellicule continue de se raréfier (pire que l’achat, l’attente qui peut aller jusqu’à 4 semaines au développement en magasin, avec une patience perdue depuis le numérique). Les prix, quant à eux, suivent un autre chemin : ce bout de plastique magique atteint très facilement 70€ (le Lomo LC-A, lui, est encore plus cher, allant de 110€ jusqu’à 250€ pour un neuf)... Certains préfèreront sûrement les filtres Holga-like sur photoshop, personnellement ça sera plutôt le toujours surprenant appareil photo sorti d’une boîte d’allumettes (garanti autant d’expositions que vous le voulez)
    Lien

    Là, on vous regardera vraiment de travers.

    • jyr
      jyr répond à Firenze
      ou jean-yves rousson..artiste ? (...)
      • Posté à 13h10 le 03/01/2009
      • Internaute 60613
        ou jean-yves rousson..artiste ? (...)

      Je me souviens avoir eu un Lubitel 2, reflex 6 x 6, à la fin des années 60.
      Avec un agrandisseur Krokus, pour les tirages sur Ilford dans ma salle de bains.

      Avouez que ça avait une autre gueule qu’une MicroSD

      j’avais a peu pres le m^m programme..mais je suis plus jeune moi....
      mais je trouve que l’on peux facilement faire cracher ses pixels..a un numerique..il sufit de dehierachiser la technique au profit ; .de la sensualite creative..
      ouifffff faut que j’arrete la vodka moi..

      la

      Lien

      je...trancende..la mauvaise foie

      • Captain Gregg
        Captain Gregg répond à jyr
        Fantôme
        • Posté à 10h37 le 04/01/2009
        • Internaute 63882
          Fantôme

        Moi j’ai eu un Ktekon à giglopasgouilleur tuméfié force 7 qu’un brocanteur de Saint-Ouen m’a échangé contre une 4L décapotable. Qui dit mieux ?

         
        • meta-phorik
          meta-phorik répond à Captain Gregg
          VIE - jeune actif
          • Posté à 13h26 le 05/01/2009
          • Internaute 36335
            VIE - jeune actif

          J’ai rarement autant rit avec un commentaire... et ça continue. C’est con mais il fallait vraiment que je te le dise.

          Soit dit en passant ma soeur a un Lomo « méga-sampler » et j’adhère au principe du « Don’t think, shoot », je me devais aussi de le dire par honnêteté.

  • pmv
    pmv
    Photographe
    • Posté à 12h56 le 03/01/2009
    • Internaute 3712
      Photographe

    Il existe depuis plus d’un an un Lomo Shop à Paris où l’on peut trouver tout ces appareils pour des prix modiques (comptez 40 euros pour un Diana neuf). C’est dans le 10e, 6 place Franz Litz.

    • DBL8
      DBL8 répond à pmv
      Retraité
      • Posté à 13h06 le 03/01/2009
      • Internaute 19562
        Retraité

      Merci pour l’info

      • la panthère verte
        • Posté à 14h27 le 03/01/2009
        • Internaute 32620

        le problème c’est que ces appareils sont hors de prix pour ce qu’ils sont (du plastique et un fil de fer comme seul mécanisme de l’obturateur)
        si vous voulez renouer avec l’aventure photographique, essayer plutôt de vous fabriquer un sténopé ou une chambre basique ; pleins de plans trainent sur le net et à l’usage cela ne coutera pas plus cher qu’un Holga (vous pourrez utiliser du film 120 ou d’autre formats, selon l’appareil que vous fabriquerez).

         
        • Captain Gregg
          Captain Gregg répond à la panthère verte
          Fantôme
          • Posté à 10h34 le 04/01/2009
          • Internaute 63882
            Fantôme

          Pourquoi ne pas réinventer la gravure rupestre, tant qu’on y est ? Des pigments, de l’argile pilée, des os broyés mélangés à des racines, le tout humidifié à l’urine naturelle, les nuances étant obtenues au noir de fumée. Facile et ça occupe.

        2 autres commentaires
  • fatalyst
    • Posté à 13h17 le 03/01/2009
    • Internaute 24368

    @Harold Thibault
    Merci pour votre article intéressant (je ne connaissais pas le « Holga »).
    Étant moniteur de plongée, je me demandai s« il ne fabriquait pas un caisson étanche ? ; -)

    Non parce que, les japonnais eux, ils en sont à l’appareil étanche tout court.

    Photo
    Lien

    Lien

    SORTIE DE L’APPAREIL, AVRIL 2009

    • la panthère verte
      • Posté à 14h19 le 03/01/2009
      • Internaute 32620

      il existe des caissons pour différents appareils de la lomographie, mais vu la quantité de lumière nécessaire pour exposer, vous allez avoir besoin de beaucoup de lumière artificielle ! et bien sûr, il n’ y a pas de prise synchro-flash sur les holga, il faudra donc une lumière continue puissante et étanche !

  • lanterne rouge
    lanterne rouge
    à cheval sur mon yawl
    • Posté à 13h23 le 03/01/2009
    • Internaute 15178
      à cheval sur mon yawl

    les bobos vont adorer...

  • tibo.z
    • Posté à 15h00 le 03/01/2009
    • Internaute 64617

    Bonjour,

    le holga est un appareil qui a l’ air assez simple assez gadget, il n’ y a que 2 vitesse ~1/125s et pose B, pourtant réussir des photos comme avec son compère le diana dont il est plus ou moins inspiré, étant donné que le diana était sorti dans les années 60, ce n’ est pas vraiment chose facile.

    Imanol le développement ce n’ est pas si cher que ça, si vous faites comme bon nombre de photographe, qui ont du temps et peu d’ argent c’ est à dire scanner vous même vos films, environ 4 euros dans la plus part des laboratoires pour un traitement normal c-41,

    Tigerbil je vous comprend si je pouvais je n’ utiliserais que mon yashica mat 124G une vrai merveille, les TLR ont quelques choses que je n’ ai retrouvé dans aucune autre caméra et pourtant j’ en ai pas mal,

    De plus dans le courant lomographique une pratique très courante est le Traitement croisé ce qui donne ces couleurs un peu exubérante, mais aucun filtre photo-shop n’ aura le même rendu, car le traitement croisé dépend de plein de chose du film utilisé, de l’ exposition,

    Pour conclure l’ argentique est quelque chose qui ne disparaîtra je pense jamais, on n’ arrive pas encore avec des appareils numérique à égaler leur qualité enfin c’ est mon avis

    Tibo

    Lien

    • imanol
      imanol répond à tibo.z
      • Posté à 15h15 le 03/01/2009
      • Internaute 4128

      certes pour le prix de 4 euros pour un développement seul...mais pour quel résultat ? Des rayures partout sur le film, des traces d’agent mouillant au milieu du négatif !
      Perso, je préfère gérer toute la chaîne opératoire. Du développement au scan des négatifs. Si je merde, je sais qui est responsable !
      Le résultat : Lien

      • tibo.z
        tibo.z répond à imanol
        • Posté à 16h07 le 03/01/2009
        • Internaute 64617

        un résultat plus que correct, je n’ ai jamais été déçu. Enfin je parle pour des films couleurs, beaucoup plus difficile à développer, sans mini labs,

  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 15h11 le 03/01/2009
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    Suite à la lecture de cet article, je viens de subir une lomotomie et ne m’en sens pas plus mâle pour autant.

    • patrick.2
      patrick.2 répond à Jaycib
      new
      • Posté à 16h53 le 03/01/2009
      • Internaute 64623
        new

      les boitiers etanche, c’est pas nouveau ... voir les nikonos et nikonos Rs :)

      sinon, c’est un peu petit comme appareil, non ? :)
      Lien

  • Micka FRENCH
    Micka FRENCH
    Ecossaise, un corps de rêve (...)
    • Posté à 17h32 le 03/01/2009
    • Internaute 4614
      Ecossaise, un corps de rêve (...)

    Des nouvelles de l’Ecossaise...
    J’utilise personnelllement un Lomo russe à 4 objectifs, une pure merveille pour mes photos très personnelles...
    Avec les compliments de Micka FRENCH...
    Lien

  • Apeloig
    Apeloig
    observateur
    • Posté à 18h54 le 03/01/2009
    • Internaute 43585
      observateur

    La mode, la mode…
    c’est un éternel recommencement !

    Pendant de longues années depuis que N. Niepce s’est aperçu qu’on pouvait reproduire ce qu’on voyait avec nos yeux, sur un suport transportable, la photographie n’a cessé de se perfectionner.
    Et les photographes de se former pour réaliser des photographies les plus nettes possibles, les plus riches en détail. Ils ont, en même temps découvert le cadrage, le choix du sujet, le plan et toutes les dispositions pour faire de la photographie, un art.
    Mais, aujourd’hui, en art, le fin du fin, c’est de faire du flou, du mal cadré, du plan inexistant, enfin tout ce qu’on évite quand on se veut photographe.
    La même chose en cinéma (vidéo). Plus ça bouge, plus c’est flou plus c’est « art ».
    C’est « mode » !
    Alors ces appareils, ils vont faire le bonheur des « artistes » !

    • Captain Gregg
      Captain Gregg répond à Apeloig
      Fantôme
      • Posté à 10h51 le 04/01/2009
      • Internaute 63882
        Fantôme

      J’ai pris cet article pour un canular, tellement l’appareil représenté ressemble à un de ces jouets à un franc vendu dans les bazars quand j’étais môme.

      A la même époque, on se faisait des photos de balades en famille avec un Ultra-Fex à plash explosif équipé d’un film doublé de carton, ce qui donnait des clichés noir et blanc qui avaient déjà l’air d’appartenir au siècle précédent. On avait aussi une caméra Super-8 même pas sonore, qui fabriquait des petits films nécessitant un projo dont l’ampoule coûtait très cher, un écran repliable et beaucoup plus de place que celle dont on disposait.

      Aujourd’hui, pour moins de 150€, on a dix mille fois mieux que ça, avec le son, stéréo siouplaît, et de quoi en faire mieux encore, si nécessaire, au moyen de logiciels libres.

      Mais c’est trop parfait, et aux yeux de certains c’est peut être pas bien que la photo et le cinoche amateur se soient trop démocratisés. Alors les mêmes reviennent aux sources, histoire de se distinguer et de diversifier leur petite production promise aux galeries branchées de leurs petits copains investisseurs et aux commentateurs éclairés de Arte, France-Culture et Télérama. Nous on se contente de publier nos photos sur Flick’r, Picasa et autres galeries ouvertes au tout-venant qui ne nous rapporteront pas une thune, mais nous vaudront les compliments des comme-nous qui, autour de la planète, se contentent de se servir de leur APN pour saisir l’instant, de jolis paysages, une délicieuse paire de fesses, ou le coin de sa rue.

      • la panthère verte
        • Posté à 13h56 le 04/01/2009
        • Internaute 32620

        vous confondez tout, les appareils ne sont que des outils ; on choisit l’un plutôt que l’autre selon le résultat souhaité (ou espéré)...
        les effets de mode arty autour d’un appareil ne durent jamais longtemps (même si en l’occurrence les Lomo sont en vogue depuis une bonne dizaine d’année et les Holga depuis plus de cinq ans, mais cela tient plus de la manière de les utiliser que de leur rendu)
        vous dites « Aujourd’hui, pour moins de 150€, on a dix mille fois mieux que ça », certes on a quelque chose de plus efficace, mais le plaisir n’est pas le même et sachez que ce facteur plaisir lors de la prise de vue est primordial pour de nombreux photographes : on ne recherche pas forcément la performance technique.
        vous ajoutez « Mais c’est trop parfait », alors là je ne suis absolument pas d’accord, si vous recherchez un résultat performant, pour moins de 150euros, vous n’aurez que de la merde, si vous n’en n’êtes pas conscient, inutile de disserter sur la photographie et ses travers.
        quand au lieu commun selon lequel ces appareils « branchés » sont là pour satisfaire les artistes de vernissage en mal de reconnaissance bon ton, c’est une insulte à tout les amoureux de la photo qui n’ont que faire d’une quelconque finalité mais qui photographient par envie, par plaisir voir même par besoin.

  • Zadig974
    Zadig974
    internaute
    • Posté à 21h18 le 03/01/2009
    • Internaute 45144
      internaute

    Cet anachronisme est emblématique de la réussite de la Chine de maintenant. Avec des recettes éculées, elle fait son beurre.
    Les emplois sous-payés, les moyens de production dépassés mais rentables car ils ne nécessitent que très peu d’investissements, les conditions de travail dignes du XIX° siècle européen, l’absence de syndicats ouvriers, le muselage de la presse sont les procédés grâce auxquels la Chine assure sa croissance.
    Mais ses produits déçoivent, et tôt ou tard le chinois muselé, exploité, embrigadé dans des fabriques capitalistes dont il ne voit pas le profit améliorer sa vie quotidienne, endoctriné par un parti qui bafoue les droits humains élémentaires, tôt ou tard le Chinois s’éveillera.
    Car la Chine ne s’est pas éveillée : son appareil photo kitsh lui voile le réel.

  • kle54
    kle54
    retraité
    • Posté à 19h58 le 03/01/2009
    • Internaute 64535
      retraité

    C’est super comme appareil photo.La Cine,sans copier nos techniques.Produit un appareil photo préhistorique.Vivement le retour en arrière et on retrouvera l’age de pièrre

  • Musachi
    Musachi
    photographe
    • Posté à 21h20 le 03/01/2009
    • Internaute 52486
      photographe

    le lomo, c’est bien,

    le stenoflex, c’est mieux !

    Lien

  • unicolas
    unicolas
    Traducteur/photographe
    • Posté à 23h19 le 03/01/2009
    • Internaute 58290
      Traducteur/photographe

    Précision pour l’origine de la lomographie :
    Ce n’est qu’en 1991 que deux étudiants en marketing autrichiens ont découvert cet appareil sur un marché aux puces de Prague. L’appareil n’est alors plus en production. Sentant le potentiel commercial des images qu’il produit (voir les effets plutôt tendance déjà nommés), ils fondent la Lomographische AG. en 1992 et convainquent le directeur de l’usine Lomo de redémarrer la production, avec un contrat de distribution exclusive à la clé.

    Depuis, face au succès commercial, la Lomographische AG a décidé de vendre d’autres appareils-jouets (construits et vendus depuis des années à bas prix dans des anciens pays soviétiques ou en Chine) sous leur marque de Lomography (et pour un prix bien plus élevé) : citons le Holga, l’ActionSampler, le Pop 9, etc. Elle a créé le Supersampler, le Colorsplash et l’Oktomat.
    (source WIKI)

    Pour les films 120, il faut essayer de dénicher les stocks d’invendus, souvent bradés. J’ai trouvé à San Francisco, une boutique qui vendait des films périmés en indiquant « idéal pour le Holga ».

    Personnellement, j’ai testé le Super Sampler. J’ai cassé deux boitiers, le plastique résiste moins bien que l’acier d’un Leica... J’ai fini par prendre un Fish eyes en remplacement du deuxième Super Sampler, mais c’est un pur gadget et je le garde pour les soirée, les mariages en le mettant à disposition des gens pour qu’ils se prennent eux mêmes.

    Au prix des films, je préfère utiliser des appareils plus performants, Rolleiflex pour les films 120 ou Leica pour les films 135.

    Pour trouver des films pas chers :
    - à Paris Photostock Paris 19ème.
    - pour l’achat de pellicule onéreuse (exemple : Velvia 50), BH photo vidéo à NY, les meilleurs prix de tout le Continent nord américain.
    - à Bangkok, la petite boutique au rez-de-chaussée du centre commercial MBK.

  • Corsaire du Peuple et de la Raison
    Corsaire du Peuple et de la Raison
    il parait qu'il faut penser (...)
    • Posté à 07h07 le 04/01/2009
    • Internaute 46482
      il parait qu'il faut penser (...)

    En effet des amis jouent avec et en effet les effets rendus sont bizarres...

  • Vieux taxi
    Vieux taxi
    retraité
    • Posté à 07h46 le 04/01/2009
    • Internaute 54218
      retraité

    salut tout le monde !

    Si vous ne pouvez pas faire un tour à Berlin 1 fois par an pour le matos ou vous mettre en cheville avec un bon labo ( 4 à 5 fois moins cher que « PARISS »,
    allez sur ebay allemagne, révisez votre allemand et vous trouverez tous les films 120 et 220 que vous voudrez au prix normal....
    Il est temps de rappeler que la photo en France n’est plus que marketing et compagnie, ne parlons pas du désert Fnac où même les filtres Cokin sont mal vus... Les labos, je les fuyais déjà il y a trente ans pour cause d’incompétence( tireurs au smic sur machines mal entretenues), de prix délirants, de rayures, taches etc...
    Je sais de quoi je parle, j’ai longtemps tiré pour des galeries d’art japonaises et quelques artistes français (souffre, sélénium, platine et tutti quanti...)
    Maintenant je me repose en numérique ( tout manuel, bien entendu...)

  • Susanna
    Susanna
    Individu
    • Posté à 13h04 le 04/01/2009
    • Internaute 10099
      Individu

    L’Holga constitue effectivement un symptôme sur un marché de la photographie qui ne permet plus ni l’accident ni l’hésitation, le navrant slogan « dont think, shoot » pouvant d’ailleurs ironiquement s’appliquer au processus numérique.

    L’instrument pauvre a toujours eu sa place dans l’histoire de la photographie, avec des résultats convaincants. Dans les années 70 et 80 par exemple, des photographes américains ont récupéré le Diana pour produire des oeuvres réfléchies, sans doute mineures mais intéressantes (un excellent exemple en est proposé dans l’exposition sur la photo américaine à la BN).
    Peut-être parce que leur diffusion relève du phénomène de mode, L’Holga et le Lomo représentent en revanche un phénomène extrêmement régressif. On appuie sans comprendre, on fait des effets et jamais le geste n’est conscient de l’histoire ou des codes mis en jeu.
    D’ailleurs, parmi les usagers de ces appareils, vous pouvez toujours chercher ceux qui ont produit des images singulières.

  • MISTO1
    MISTO1
    Mac user
    • Posté à 13h57 le 04/01/2009
    • Internaute 64730
      Mac user

    une bonne crèmerie pour trouver cet objet sur le net, je suis preneur.
    l’imprévu, la surprise d’une photo argentique, j’adore.

  • albin
    • Posté à 16h50 le 04/01/2009
    • Internaute 11837

    Ces appareils sont vendus en France aussi
    Lien

    je n’ai pas compris l’article... comme s’il n’était présent qu’en Chine...

    • TARPON
      TARPON répond à albin
      • Posté à 18h14 le 04/01/2009
      • Internaute 27263

      J’ai toujours entendu dire « LA “ Holga, ,mais curieusement les photographes qui l’utilisaient ne s’en vantaient pas trop.,ll y a eu beaucoup de copies.on en trouve sur les marchés aux puces sur les etals sans marques distinctives mais c’est bien la Holga.
      Sans vouloir faire de peine à ceux qui les aiment,je dirais que les chinois reussissent surtout quand ils ne le font pas expres.
      Encore plus fort,le fameux Dirkon ,entierement en carton et qui bien sur fait de la photo :
      Lien chez nos amis Tcheques qui sont les rois du decoupage.

  • cassino
    cassino
    Auteur
    • Posté à 18h43 le 06/01/2009
    • Internaute 25023
      Auteur

    Le Holga est déjà un appareil extrêment sophistiqué. J’ai connu une allemande qui photographiait avec une boite de conserve . Un minuscule trou d’un côté et à l’autre bout une plaque de verre recouverte d’allogénure d’argent. Temps de pose de plusieurs minute d’où obligation d’utiliser un pied photo. Résultat des photos circullaires uniques dans leur genre.