A debattre 04/01/2009 à 12h21

Grandes écoles : quand les filles prennent le pouvoir par le savoir

David Servenay | Ex-Rue89

Plus studieuses, plus matures, mieux organisées, les étudiantes sont souvent majoritaires dans les établissements prestigieux.


La 83e promotion de l’ESJ Lille, après la réalisation d’un magazine sur Bruxelles (DR)

L’idée de cet article m’est venue en me retrouvant face à la 83e promotion des étudiants de l’ESJ de Lille. Un amphithéâtre de 56 étudiants avec seulement 13 pauvres garçons, faciles à compter au milieu de cette marée de filles.

A dire vrai, je me suis tout de suite demandé si l’autre moitié de l’humanité était bien en train de prendre le pouvoir par le savoir... Soulevez le sujet autour de vous et vous aurez droit à deux types de réaction :

  • Les filles et quelques garçons : « Mais c’est quoi le problème ? »
  • Les autres garçons, bravaches : « J’aurais préféré faire mes études aujourd’hui »

J’avais un peu oublié la question, lorsque je suis tombé sur les décrets publiant les listes d’admission des candidats à l’Ecole nationale de la magistrature (ENM), l’un des grands temples de la méritocratie républicaine. Alors là, record battu. Vous ne devinerez jamais combien de futures magistrates sortiront de l’ENM dans trois ans ?

  • Sur le seul concours externe, celui des étudiants, les filles représentent 82% des admis
  • Du coup, l’administration a visiblement tenté de corriger le tir, avec 6 garçons pour 17 admis au concours interne et sur dossier

Tous les professionnels du droit vous le diront : ces dernières années, les femmes ont massivement investi les tribunaux. La justice serait-elle une exception ?

Les filles s’imposent dans tous les concours de la République, sauf l’X

Visiblement, non. En vérifiant les derniers chiffres disponibles auprès des grandes écoles, il est facile de voir se dessiner un large mouvement. Jugez plutôt :

  • Après des décennies de conservatisme (voir les photos encravatées des promos des Trente Glorieuses, quatre femmes sur 48 étudiants dans la promotion de Jacques Chirac en 1959), la dernière promotion de l’Ecole nationale d’administration (ENA) est composée de 28% de filles
  • Tendance accentuée à l’Ecole normale supérieure (ENS), où en 2008 les admissions sur dossier sont dominés par les candidates : 51% dans les départements scientifiques et 47% dans les départements lettres.
  • En revanche, le concours de l’ENS, en sciences, tourne à l’avantage des garçons : 5/43 filles en maths-physique-info, 3/21 en physique-chimie, 0/8 en informatique et 12/21 en biologie(soit moins de 25%)) d’après les chiffres fournis par utilisateur-anonyme.
  • Le seul bastion à résister vaillamment aux hordes féminines est l’école Polytechnique, où elles ne constituent que 13,5% de la dernière promotion

Sur cette dernière exception, les études les plus sérieuses comme celle menée par l’OCDE en 2000, par l’Insee en 2003 ou par le ministère de l’Education nationale en 2008, ont mis en évidence -pour simplifier- la supériorité littéraire des filles et leur corrélatif manque d’intérêt pour les mathématiques. Le tout sur fond de tenaces clichés sur l’orientation dévolue aux uns et aux autres : aux garçons les choses sérieuses (les sciences), aux filles les futilités (la littérature).

En guise d’explication, Marie-Sophie Keller, notre experte des questions de genre, me renvoie à l’étude de Christine Guionnet et Erik Neveu, « Féminins, Masculins, Sociologie du genre » (éd. Armand Colin) :

« La difficulté récurrente de certains garçons face à la maîtrise linguistique s’explique en partie par un rapport distinct à l’école.

Souvent moins scolaires et appliqués, plus libres de sortir, ils consacrent moins de temps au travail à la maison que les filles, sauf dans certains milieux sociaux, où celles-ci doivent effectuer de nombreuses tâches domestiques et s’occuper des plus jeunes enfants du foyer (Hoff Sommers, 2000).

Si les moyennes dissimulent les puissants processus de présélection, les filles paraissent néanmoins mieux adaptées au “‘ métier’ d’étudiant(e). Elles sont plus studieuses, mieux organisées, plus assidues que les étudiants. Elles notent les cours avec plus d’application, demandent plus d’explications aux enseignants, adoptent des méthodes de révision plus élaborées.”

Pourquoi les filles ratent-elles l’oral d’HEC ?

Les données
de l’Insee
L’enseignante-blogueuse Agnès Lenoire, nous signale la dernière étude de l’Insee sur l’évolution des diplômés par sexe depuis 40 ans. Sa conclusion : “Sur 30 à 40 ans, on voit que la diminution du nombre des sans-diplômes est notable pour les hommes, et spectaculaire pour les femmes. Et que la progression du nombre des bacheliers sur la même période est un peu plus forte chez les hommes que chez les femmes.

Mais c’est surtout pour la progression des ‘bacheliers et plus’ que les femmes se distinguent avec un bond en avant impressionnant. Déjà en 2004, un rapport de l’Insee intitulé ‘Les difficultés des adultes face à l’écrit’, montrait que 4% des 18-24 ans, contre 19% des 55-65 ans, éprouvaient de réelles difficultés face à l’écrit.

Qu’en est-il lorsque l’on aborde les écoles du (vrai) pouvoir économique ? En scrutant les derniers résultats du concours 2008 des Hautes études commerciales (HEC), j’ai cru un instant que là aussi les filles étaient en train de gagner, à la force de leurs neurones, leur place au paradis des managers. A première vue, on peut le croire : sur plus de 4 000 candidats, les filles représentent 47% de la promotion de la prestigieuse école de commerce.

Mais, Guillemette Faure -qui dans une autre vie a fréquenté les bancs d’une grande école de commerce- m’a mis la puce à l’oreille. Elle m’assure que la part des filles s’effondre curieusement après les oraux, parce qu’elles font baisser les salaires de sortie, sur lesquels s’appuient les classements des écoles. Vérification faite, Guillemette soulève un vrai mystère. Suivez bien :

  • Au dernier concours d’HEC, il y avait 1 873 candidats et 2 154 candidates (53%)
  • Puis, parmi les 700 admissibles : 342 garçons et 358 filles (51%)
  • Pour arriver aux admis : 202 garçons et 178 filles (46%)

Questions : que s’est-il passé entre l’écrit et l’oral ? Les filles se sont-elles subitement liquéfiées ? Les garçons ont-ils révélé d’implacables qualités de businessman ? Les permanents de l’ESJ de Lille, qui font passer l’épreuve orale de leur concours, m’ont toujours assuré du contraire.

A cet âge -entre 22 et 25 ans- les femmes sont en général plus mûres, plus déterminées et plus volontaires que leurs petits camarades. Autre hypothèse : la direction d’HEC fait, sans le dire, un peu de discrimination positive en faveur des hommes.

Dans les universités françaises, 58% des étudiants en LMD sont des filles

En tout cas, le phénomène est bien plus massif qu’il n’en a l’air. Lisez bien : dans les universités françaises, en 2006-2007, la répartition par sexe des étudiants en LMD (licence, master, doctorat) s’établissait ainsi :

‘Sur un total de 1 191 170 étudiants, on recense 503 732 garçons (42%) et 687 438 filles (58%)’

Les grincheux pourront bien arguer que les hommes restent majoritaires au niveau du doctorat, l’évolution semble inéluctable. J’ai d’ailleurs dressé le même constat en corrigeant les travaux des étudiants lillois : les filles sont meilleures enquêtrices que les garçons. Avec mes cinq confrères masculins, nous avons d’ailleurs eu du mal à justifier l’absence de consoeurs à nos côtés.

► Le dernier rapport d’activité de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes de l’Assemblée nationale.

Addendum, le 4/01/08, à 20h : correction sur les chiffres des dossiers d’admission de l’ENS et sur celui du concours dans les filières scientifiques.

Photo : la 83e promotion de l’ESJ Lille, après la réalisation d’un magazine sur Bruxelles (DR)

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  • XavXav
    • Posté à 12h50 le 04/01/2009
    • Internaute 28444

    Un bémol : vous examinez des filières « sciences humaines », « sciences po » ou droit. Pourquoi pas les filières scientifiques ?

    La part des filles s’y effondre passé le bac, d’autant plus que la filière considérée est plus dominée par les maths. (des garçons en maths plus que physique, plus que chimie, plus que bio).

    Coté réussite aux concours fonction publique, doit-on parler d’une conquête des filles ou d’un abandon par les garçons ? Autrement dit, la proportion de filles augmente elle par fuite des garçons vers d’autres horizons plus rémunérateurs ? Est-ce qu’il ne s’agit pas d’un phénomène de dévaluation de la fonction de juge, en proie aux critiques des médias et de la droite sur les thèmes du corporatisme, tout en étant mal payé pour le niveau d’étude et le travail fourni par rapport aux sinécures du privé accessible à ce niveau d’étude. On peut faire la même remarque pour les profs : jadis fonction estimée, aujourd’hui largement méprisée (cf n’importe quel article du figaro sur l’EN), sous-payée par rapport au privé pour ce niveau d’étude et de sélection (quelques places annuelles dans certaines matières, concours comparativement plus dur que l’X ! ! !), et majoritairement féminine.

    Quant au journalisme, je vous laisse imaginer qu’il s’agisse encore d’une fonction de pouvoir. La presse est bien mal en point, et je pense que ça n’ira pas en s’arrangeant. S’agit-il donc d’une victoire des filles que d’être plus nombreuses dans un secteur économique en déclin ?

    On pourrait parler d’amélioration de la situation si la proportion de filles avait fortement augmenté aussi à l’X, à Centrale (Paris/Lyon/Lille/Nantes) et dans les cursus de chefs d’entreprises du CAC -cursus qui sont souvent internationaux-

    Bref, beaucoup moins d’optimisme de ma part que dans la première partie de votre article...

    • Bardamu
      Bardamu répond à XavXav
      difficile
      • Posté à 13h10 le 04/01/2009
      • Internaute 25491
        difficile

      Le phénomène que vous décrivez - féminisation d’une profession rimant avec dévalorisation - est réel concernant l’éducation nationale ou le droit, mais il a tendance à s’estomper.

      Les cursus d’études médicales se féminisent de plus en plus, par exemple, alors que « faire médecine » est toujours perçu comme synonyme d’ascension sociale.

      Il me semble que la réussite scolaire féminine est un mouvement général inéluctable.

      Dû en grande partie à la différence des âges de la puberté : la poussée d’hormones se déclenche à des périodes différentes, avantageant les filles.

      • anini
        anini répond à Bardamu
        terrienne de souche !
        • Posté à 14h06 le 04/01/2009
        • Internaute 51759
          terrienne de souche !

        Je ne comprends pas ce que la poussée hormonale vient faire dans les études !
        Autrefois , on avait tendance à dire que le désir d’enfant poussait les filles à se marier jeunes !
        Ce n’est bizarrement plus le cas de nos jours !
        (Depuis la contraception ? .... )

      • doutagogo
        doutagogo répond à Bardamu
        • Posté à 14h06 le 04/01/2009
        • Internaute 2789

        Bonjour,
        Non, ce n’est pas dû à la période différente pour la poussée de leurs hormones. Les hormones des femmes font beaucoup trop fantasmer....
        Déjà à l’école élémentaire,les filles sont plus studieuses et en réussite, les hormones ne les travaillent tout de même pas à l’avance. Si ?
        amicalement
        Agnès Lenoire

      • kevangel
        kevangel répond à Bardamu
        Chercheur
        • Posté à 15h34 le 04/01/2009
        • Expert 24356
          Chercheur

        Je crois que beaucoup de personnes se trompent en raisonnant en termes de valeurs (qui est meilleur que l’autre). En fait, les filles investissent massivement les filières littéraires (d’où écoles de journalistes et de magistrats) et les filières de sciences expérimentales (médecine, biologie, chimie,...) mais délaissent les filières des autres sciences (physique, maths,...) et la politique.
        Ce qu’on observe n’est donc ni une supériorité ni une infériorité, mais simplement une différence de GOUTS entres les filles et les garçons. D’où une majorité de filles dans certaines filières et une minorité dans d’autres, ceci INDEPENDAMMENT du prestige et du niveau des filières.
        Ensuite l’insertion dans le milieu professionnel et les discriminations, c’est une autre affaire et il ne faut pas tout mélanger.

         
        • jexiste
          jexiste répond à kevangel
          si, si
          • Posté à 10h53 le 05/01/2009
          • Internaute 53099
            si, si

          Ce n’est pas seulement une affaire de goûts, les pressions sociales sont énormes et viennent de tous côtés.

          J’ai déjà donné un témoignage partiel sur mon expérience de la prépa dans les commentaires sur cet article de Vol19 que je salue au passage :

          Lien

          Je le complète ici :

          Pour la toute première fois de mon existence, et à mon grand étonnement, j’y ai été confrontée au sexisme, celui d’une partie de mes camarades de classe n’admettant pas d’être concurrencés par des filles.

          Dans les classes de seconde, première et terminale que j’ai fréquentées (section C), les filles étaient majoritaires et obtenaient les meilleurs résultats, sans que cela ait jamais posé de problème manifeste pour les garçons.

          Nous étions au contraire très minoritaires en prépa, mais cependant, toujours les plus nombreuses dans le peloton de tête.

          Le rôle des parents est ici non négligeable. Ils ont toujours tendance à pousser davantage les garçons que les filles vers ces filières, et aussi, compte tenu du coût des études dans l’enseignement supérieur, à sacrifier celles des filles quand ils estiment ne pas pouvoir en faire autant pour chacun de leurs enfants. La « réussite » des garçons est plus importante à leurs yeux, le cas échéant elle est prioritaire, leurs représentations se conforment toujours plus ou moins aux modèles ancestraux.

          Même chose dans le corps enseignant.

          Pour l’anecdote, voilà l’un des éléments qui m’ont convaincue de faire une prépa plutôt que la fac :

          A quelques semaines du Bac, je suis allée faire un tour dans un salon spécialisé dans l’orientation des jeunes pour rencontrer des professionnels de tous horizons.

          Un prof de chimie enseignant à l’université était présent pour les filières scientifiques. Avant de l’aborder, je l’ai entendu répondre aux questions d’un élève de troisième qui s’intéressait aux mêmes métiers que moi. Très sérieusement, il lui a expliqué qu’il devait d’abord réussir à entrer en seconde C, puis en première et terminale C, et ensuite, préférer la prépa et les grandes écoles d’ingénieurs à un cursus universitaire. Ses arguments étaient convaincants. Arrive mon tour. J’étais déjà bien installée sur la bonne voie, il m’a ri au nez. A ses propres filles, m’a-t-il dit, il conseillait la fac. Largement suffisant pour une fille...

        1 autres commentaires
      • keta
        keta répond à Bardamu
        • Posté à 13h53 le 07/01/2009
        • Internaute 26369

        A mon avis et que cela n’engage que moi, le changement vient du fait de la considération de la femme.
        Je ne pense qu’il y avait de grandes différences entre la capacité intellectuelle d’une femme et d’un homme il y a 50 ans, mais tout simplement, c’est que l’on n’a pas laissé aux femmes les moyens de s’exprimer , de se faire valoir.
        La société a conçu la femme de la sorte que sa place soit au foyer. Les activités étant limitées, des activités n’ayant pas vraiment besoin d’effort intellectuel...Mais petit à petit les choses ont changé, non l’intelligence mais l’émancipation . Actuellement, les femmes sont un peu plus libres d’aller à n’importe quel université et choisir n’importe quelle filière, un peu car il y toujours les contraintes sociales car une femme doit se choisir une filière qui aura pour métier une activité assez stable, avec moins de déplacement par exemple, pour pouvoir assumer pleinement son futur rôle de mère et d’épouse. Et ainsi de suite, et en plus, il faut se mettre à l’évidence , c’est qu’à la base du calcul même , il y plus de femmes dans ce monde actuellement que d’hommes , donc,....

    • jck
      jck répond à XavXav
      • Posté à 13h17 le 04/01/2009
      • Internaute 27688

      l’article de ne dit pas combien de filles se présentent au concours de l’X (je rappelle qu’on doit encore y suivre une formation militaire)
      J’aimerais voir la même méthodologie dans toute les filières que pour HEC.

      • toots
        toots répond à jck
        void
        • Posté à 14h32 le 04/01/2009
        • Internaute 15123
          void

        La réponse est : peu.

        L’article est effectivement intéressant. Ayant une formation scientifique, j’aurai aimé voir ces études traités, car pour le coup des filles restent fortement minoritaires.

      • David Servenay
        David Servenay répond à jck
        Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
        • Posté à 14h39 le 04/01/2009
        • Internaute 8946
          Ex-Rue89

        Moi aussi, XavXav, j’aurais aimé trouver ces chiffres dans les statistiques publiées par Polytechnique.

        Ils n’y figurent pas.

         
        • Tom Roud
          • Posté à 15h23 le 04/01/2009
          • Internaute 18046

          Un autre chiffre intéressant serait la proportion de filles en classe préparatoire scientifique. Je suis à peu près sûr qu’on ne dépasse pas beaucoup les 13% de filles à l’X ;) .

          • kevangel
            kevangel répond à Tom Roud
            Chercheur
            • Posté à 18h36 le 04/01/2009
            • Expert 24356
              Chercheur

            Quand j’étais en prépa, c’était en province, donc pas un prépa parisienne élitiste, on était 39 garçons et 6 filles. Et pourtant, il n’y avait aucune discrimination. Par contre, dans les prépas littéraires, la proportion était inverse.
            C’est pourquoi les soi-disant discriminations en école d’ingé, ca me fait bien marrer. Tous les élèves ingénieurs disent qu’ils aimeraient plus de filles dans leur promo, je crois juste que les filles aiment moins les sciences (surtout les maths), c’est la nature qui est faîte comme ca.

            • jean.pierre
              jean.pierre répond à kevangel
              • Posté à 21h05 le 04/01/2009
              • Internaute 27384

              c’est a peu pres le même rapport actuellement en prépa maths actuellement sur toulouse

            • toots
              toots répond à kevangel
              void
              • Posté à 14h30 le 05/01/2009
              • Internaute 15123
                void

              Non ce n’est pas la nature. Dans d’autres pays, les filles sont bien plus présentes en Science.

              D’ailleurs jusqu’au Bac, elles réussissent en moyenne bien mieux que les garçons dans les fillières scientifiques.

              Il faut plutot regarder du coté de la pression sociale ambiante. Ce que les parents, les professeurs vont conseiller aux garçons et aux filles.

              Quand aux maths à proprement parler, il y a eu de grandes femmes mathématiciennes, et rien ne prouve qu’il y ait moins d’affinité avec les maths pour les femmes que pour les hommes, seulement que les femmes sont bien moins poussées à faire ce genre d’études.

              Et bien entendu, malgré l’absence de barrières, la situation se reproduit identique à elle-même, puisque l’état de fait pousse les gens à penser que c’est une situation « naturelle », et donc à la reproduire...

              • jexiste
                jexiste répond à toots
                si, si
                • Posté à 18h30 le 05/01/2009
                • Internaute 53099
                  si, si

                Le Grand Orient de France n’a aucune influence dans ces autres pays.

        5 autres commentaires
    • doutagogo
      doutagogo répond à XavXav
      • Posté à 14h17 le 04/01/2009
      • Internaute 2789

      Bonjour,
      Vous avez raison, dans les filières de « sciences fondamentales » il y a un faible nombre de filles. Extrait du rapport de l’Assemblée Nationale (lien en fin d’article de David) :

      –>Les femmes restent majoritaires, en particulier en langues (75,2 %),lettres-langues-sciences humaines (72,2 %) et en lettres sciences du langage-arts (73 %).
      –>En revanche, elles sont toujours minoritaires en sciences fondamentales et applications (27,3 %) et en sciences et techniques des activités sportives (31,7 %).

      Amicalement
      Agnès Lenoire
      Lien

    • lapin
      lapin répond à XavXav
      étudiant
      • Posté à 15h09 le 04/01/2009
      • Internaute 59117
        étudiant

      « La part des filles s’y effondre passé le bac, d’autant plus que la filière considérée est plus dominée par les maths. »

      Je corrige un peu, je fais parti d’une promo de master en mathématiques fondamentale, et il y a plus de filles que de garçons. L’exemple d’X est mauvais car si les filles l’esquivent, c’est parce que polytechnique est une école militaire, avec formation et stage dans l’armée. J’ai un copain qui a fait X et qui s’est retrouvé dans les paras avec un grade de troufion.
      Je ne suis pas sûr que ça fasse envie à une majorité de filles de se retrouver dans l’armée.

      • Pas lolo
        Pas lolo répond à lapin
        fasciné
        • Posté à 16h52 le 04/01/2009
        • Internaute 29635
          fasciné

        « L’exemple d’X est mauvais car si les filles l’esquivent, c’est parce que polytechnique est une école militaire, avec formation et stage dans l’armée. »

        Je doute. De toute façon, le véritable étalon du cursus sup/spé générale (ancien P’ / M’, honnêtement j’ai pas trop suivi l’évolution) c’est ENS Ulm. On refuse parfois l’intégration à Polytechnique pour intégrer Ulm, très rarement l’inverse.

        « J’ai un copain qui a fait X et qui s’est retrouvé dans les paras avec un grade de troufion. ».

        C’est clairement un cas. Les X ont la paye de sous-offs et sont aspirants d’office pendant leur période militaire. Pour ne pas être aspirant, et en même temps avoir les capacités physique pour faire les paras, je dirais qu’il y a un souci, voire une dissonance cognitive.

        En clair, des gens qui refusent l’X pour rentrer à Centrale Paris ou aux Mines, il y en autant que de ceux qui ont refusé l’X pour faire BEP plomberie. Ca paie bien aussi plombier.

      • XavXav
        XavXav répond à lapin
        • Posté à 20h29 le 04/01/2009
        • Internaute 28444

        Centrale n’est pas militaire, et le problème y est le même, on y trouve environ 1/5ème de filles, et combien iront en 3°année dans les spécialisations « porteuses » du moment ? (à mon époque : info et maths app, aujourd’hui ?)

      • clausius
        clausius répond à lapin
        • Posté à 23h05 le 07/01/2009
        • Internaute 24442

        Doublement faux :
        _ Les filles n’esquivent pas l’X à cause de l’armée. Ceux et celles qui refusent l’X pour cette raison sont généralement ceux qui sont antimilitaristes jusqu’au bout des ongles, et si peu de personnes apprécient vraiment l’armée, peu la détestent à ce point, et encore moins pour refuser l’X. De plus, un quart d’une promo a la possibilité de faire son service dans le civil (associations...)
        _ L’exemple de votre copain qui a fait l’X et qui s’est retrouvé avec un grade de troufion m’étonne, puisque un étudiant polytechnicien récupère automatiquement le grade d’aspirant (grade de base d’officier), sauf si il fait tout pour être déclassé, ce qui est peut être son cas, mais il l’aurait alors vraiment voulu et n’aurait pas de regret à avoir.

        La vérité, c’est que la proportion de filles à l’X est comparable à celle des autres écoles d’ingénieur, c’est à dire très faible.

    • News-addict
      News-addict répond à XavXav
      Consultant marketing
      • Posté à 11h37 le 06/01/2009
      • Internaute 64148
        Consultant marketing

      tout à fait d’accord avec XavXav : les filles ont pris d’assaut tous les métiers de la fonction publique (police, magistrature, enseignement, ...). elles accordent plus d’importance à la stabilité de l’emploi qu’à la rémunération, qui elle est privilégiée par les hommes.

      diplômé d’école de commerce, j’ajoute que le taux de féminisation diminue au fur et à mesure que l’on monte dans le classement des écoles de ce type, et inversement ! ainsi, si HEC compte 46% de filles, ce dernier taux atteint les 60-70% dès la 4ème ou 5ème école.

      en terme de filières, on peut remarquer que le marketing ou la gestion des ressources humaines sont très féminisés par rapport aux fonctions financières, or les salaires y sont là encore inférieurs.

  • abyssin
    abyssin
    immigre vers l'Amerique
    • Posté à 12h58 le 04/01/2009
    • Internaute 64725
      immigre vers l'Amerique

    un énorme paradoxe pourtant :

    d’après l’article, on pourrait penser que la gente féminine prend progressivement ancrage dans l’élite politique et économique du pays.
    au vu du ratio souvent favorables aux femmes, pourquoi parle t-on encore de discrimination féminine ? , elles dominent les facs, la médecine, les lettres, le commerce etc pas encore l’X.

    les femmes sont peut être majoritaires dans les études supérieures, seulement là ! car dans le monde professionnel il y a un fossé terrible qui ne reflète pas leur proportion dans les études.

    ce pays tolère les femmes pour étudier mais une fois leur diplôme en poche...c’est le désert, combien d’entre elles vont décrocher un job à la hauteur de leur qualification ou compétences ? très peu.

    on peut faire la même réflexion pour les immigrés mais pour eux, la méritocratie républicaine est un vrai mirage, une illusion.

    • jexiste
      jexiste répond à abyssin
      si, si
      • Posté à 14h40 le 04/01/2009
      • Internaute 53099
        si, si

      Les femmes ingénieurs sont toujours considérées comme des monstruosités - autant à droite qu’à gauche et vice versa - et finissent plus sûrement à l’hôpital psychiatrique qu’à la tête d’une société du CAC 40, car femme ET ingénieur, c’est de la schizophrénie.

      Les arguments les plus élaborés que j’aie pu entendre sont ceux-ci :

      - Les diplômes ne valent plus rien, la preuve, on en donne même aux femmes, maintenant !

      - Les femmes n’ont pas l’intelligence pour être ingénieurs.

      - Quand elles s’imaginent qu’elles l’ont, c’est bien la preuve qu’elles sont débiles et malades mentales, complètement folles !

      - Pour obtenir des diplômes, des postes et salaires d’ingénieurs, elles ont nécessairement couché avec tous leurs profs, employeurs et supérieurs hiérarchiques. Donc ce sont des putes.

      - Ces sales putes volent la place des hommes dans le travail.

      - Si on se laisse faire, bientôt on sera gouvernés par des femmes.

      • Pas lolo
        Pas lolo répond à jexiste
        fasciné
        • Posté à 17h04 le 04/01/2009
        • Internaute 29635
          fasciné

        Marrant, mais moi j’ai l’expérience totalement inverse.
        J’ai pu voir ce genre d’attitudes dans les entreprises de taille moyenne.
        Dans les grosses boutiques, on tombe plutôt dans le travers inverse du fait de la politique de promotion de la parité affichée dans les jolies tablettes polychromes « Nos Valeurs ». Comme il faut faire du chiffre, de l’indicateur, on peut voir quelques demoiselles faire des carrières météoritiques.
        Pour l’organisation cela n’a rien de réellement gênant, que le service soit géré par un manager féminin incompétent, ou un manager masculin incompétent ne change rien à l’histoire. Mais comme ils ont un peu de bourre sur les dits indicateurs, la période est propice aux dames.

         
        • jexiste
          jexiste répond à Pas lolo
          si, si
          • Posté à 11h04 le 05/01/2009
          • Internaute 53099
            si, si

          Les arguments que je donne ont été validés, confirmés et reconfirmés n fois par des décisions de justice.

          Pour les magistrats comme pour bien d’autres (***), les femmes ingénieurs n’auraient jamais dû exister. C’est une aberration du XXième siècle dont ils espèrent tous qu’elle ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir. Ils y travaillent. Rappelez-vous l’affaire du petit Lubin ou de sa mère, Magali Guillemot. Elle a été l’occasion de vastes campagnes de dénigrement des femmes ingénieurs, des monstres - voyez ce dont elles sont capables, ce ne sont même pas des femmes...

          • Pas lolo
            Pas lolo répond à jexiste
            fasciné
            • Posté à 11h23 le 05/01/2009
            • Internaute 29635
              fasciné

            Les arguments d’autorité, j’en consomme de moins en moins. Citez vos sources.
            Si tout ce que vous avez c’est une femme accusée d’infanticide soit disant parce qu’elle aurait un diplôme d’ingénieur, je rigole doucement et je ne saurais trop vous conseiller de vous limiter à des sujets que vous maitrisez sans doute mieux.

            • jexiste
              jexiste répond à Pas lolo
              si, si
              • Posté à 14h35 le 05/01/2009
              • Internaute 53099
                si, si

              Ce sujet-là, je le maîtrise parfaitement, c’est celui de ma vie.

              Avec l’affaire Guillemot, on a entendu de soi-disant psychologues expliquer en boucle durant des mois que les femmes ingénieurs ne savent pas communiquer parce qu’elles sont insensibles et n’ont pas d’émotions, pas de coeur, et aussi que cela se transmet de mère en fille...

              Conclusion : faites-les stériliser et le problème est résolu.

              Le gouvernement Jospin a légalisé la stérilisation des femmes décrétées malades mentales en 2001.

              Je devance ici votre demande de sources sur cette question :

              Lien

              Les femmes ingénieurs sont visées pour la raison suivante :

              Une bonne gagneuse ne reste une bonne gagneuse que tant que la rentabilité de son poste de travail n’est pas grevée par un congé maternité.

              Mais il y a aussi pour de nombreux tarés l’idée d’éradiquer le fléau que constitue pour eux l’arrivée de femmes ingénieurs dans le monde du travail.

        3 autres commentaires
      • jexiste
        jexiste répond à jexiste
        si, si
        • Posté à 21h17 le 04/01/2009
        • Internaute 53099
          si, si

        Ah, j’oubliais celui-ci, un vrai régal :

        Vous avez pu faire des études d’ingénieur, vous êtes donc une richissime héritière et n’avez pas besoin de travailler pour vivre. Vous travaillez donc en amateur, pas en professionnelle. Les professionnels travaillent pour vivre. On n’a pas besoin d’amateurs dans le monde du travail. Si vous voulez travailler, il vous faut d’abord devenir professionnelle, vous devez accepter de nous faire don de votre immense fortune ou de l’héritage de vos parents.

        Et n’essayez pas de nier, les commerciaux ont réponse à tout : si, si, vous avez de l’argent, vous portez des jeans, tous les riches portent des jeans pour cacher qu’ils sont riches, c’est bien connu, c’est une preuve, vous êtes bien une richissime héritière.

        Vous refusez toujours de donner ? Alors vous êtes infecte, on va s’occuper de vous...

         
        • Pas lolo
          Pas lolo répond à jexiste
          fasciné
          • Posté à 11h25 le 05/01/2009
          • Internaute 29635
            fasciné

          Je n’avez pas vu que vous aviez entamé un dialogue avec vous même.

          • jexiste
            jexiste répond à Pas lolo
            si, si
            • Posté à 12h10 le 05/01/2009
            • Internaute 53099
              si, si

            Je ne pouvais plus éditer mon commentaire de 14h40 pour le compléter, vu qu’entre-temps vous y aviez répondu.

            Vous arrive-t-il de réfléchir avant d’écrire ?

        2 autres commentaires
    • jexiste
      jexiste répond à abyssin
      si, si
      • Posté à 15h34 le 04/01/2009
      • Internaute 53099
        si, si

      Voyez-vous ça, pas une seule femme :

      Lien

      Risible.

      Et comment feront-ils pour se reproduire, tous ces fonctionnaires autistes, cupides, stupides, avides de pouvoir et d’honneurs, quand ils auront définitivement éliminé la Femme ?

      Des clones portés par des brebis ?

      Au moins n’auront-ils plus de difficultés à communiquer, ils auront tous la même langue maternelle : bêêêêêêêêê !

      Comme l’Agnelet, tiens...

    • kevangel
      kevangel répond à abyssin
      Chercheur
      • Posté à 15h41 le 04/01/2009
      • Expert 24356
        Chercheur

      « d’après l’article, on pourrait penser que la gente féminine prend progressivement ancrage dans l’élite politique et économique du pays. »
      En effet, elles progressent. Mais le problème c’est que les élites ont 60 ans de moyenne d’âge, et donc la composition des élites actuelles reflète la composition des étudiants de grandes écoles de 1968 !
      Il faudra en reparler dans 20 ans pour voir si effectivement la gente féminine a investi les élites.

      Par contre, ce qui est beaucoup plus inquiétant c’est la diversité sociale. En effet, hommes ou femmes, les grandes écoles ne sont composées que d’enfants de cadres, ce qui prédit une reproduction des élites pour les 40 prochaines années si on ne fait rien. Et bien sûr une efficacité économique bien moindre. Car comme dit Warren Buffet, cela revient à « sélectionner les futurs participants aux JO parmi uniquement les enfants d’anciens médaillés olympiques »

      • jexiste
        jexiste répond à kevangel
        si, si
        • Posté à 15h49 le 04/01/2009
        • Internaute 53099
          si, si

        « Il faudra en reparler dans 20 ans pour voir si effectivement la gente féminine a investi les élites. »

        Je peux déjà vous assurer d’une chose : je n’en ferai pas partie.

        J’ai été jugée trop compétente et d’une intelligence trop redoutable.

        Pour un homme, c’est déjà mal vu.

        Pour une femme, c’est totalement inadmissible.

         
        • Hemenate
          Hemenate répond à jexiste
          • Posté à 16h07 le 04/01/2009
          • Internaute 856

          Votre modestie et votre mesuration dans vos propos ont peut être également joué contre vous ; -)

          • jexiste
            jexiste répond à Hemenate
            si, si
            • Posté à 18h00 le 04/01/2009
            • Internaute 53099
              si, si

            Oui, c’est possible, je n’ai rien d’une commerciale ni d’une politique, ma rigueur toute scientifique, mon honnêteté intellectuelle, m’ont toujours cantonnée dans mes propos à ce que je pouvais étayer de preuves solides, même quand en réalité j’en savais beaucoup plus.

            Ce défaut primordial s’est encore et fort accentué chez moi au fil du temps et au fur et à mesure que j’ai pu apprécier ce que valait la parole d’une femme, c’est-à-dire strictement rien dans le moins mauvais des cas, parole du diable, du fou, ou de l’idiot du village le plus souvent. Les propos d’une femme ne sont que sottises, délires, ou méchancetés.

        2 autres commentaires
    • jexiste
      jexiste répond à abyssin
      si, si
      • Posté à 12h48 le 05/01/2009
      • Internaute 53099
        si, si

      Voir aussi :

      Lien

      Lien

  • Asse42-
    Asse42-
    Royaliste engagé contre le N.O.M (...)
    • Posté à 13h06 le 04/01/2009
    • Internaute 25124
      Royaliste engagé contre le N.O.M (...)

    On attend que la plus emblématique d’entre elles prenne le pouvoir en France ! : o)

  • I.P
    I.P
    Flat4
    • Posté à 13h08 le 04/01/2009
    • Internaute 25391
      Flat4

    J’adore les remarques du genre « les filles sont plus studieuses, mieux organisées, etc ». J’enseigne dans le supérieur et je peux vous dire que parmi les hommes et les femmes les gros pénibles et les accidents de recrutement sont uniformément répartis.

    • anini
      anini répond à I.P
      terrienne de souche !
      • Posté à 13h49 le 04/01/2009
      • Internaute 51759
        terrienne de souche !

      C’EST QUOI « LES GROS PÉNIBLES » ?

      • I.P
        I.P répond à anini
        Flat4
        • Posté à 16h11 le 04/01/2009
        • Internaute 25391
          Flat4

        Les gens qui hurlent ;)

    • vol19
      vol19 répond à I.P
      • Posté à 14h19 le 04/01/2009
      • Internaute 13492

      « gros pénibles et accidents de recrutement uniformément répartis ». De mon expérience entre 1988 et 2003, sur la formation initiale supérieure et continue, j’ai observé dans l’ensemble des modifications d’attitudes deux sexes confondus : moins d’attention/concentration et plus de comportement agressifs et de personnalités difficiles avec des effets de « bande ». J’ai observé l’émergence de personnalités très difficiles chez les filles et surtout chez certaines femmes managers en formation continue voire de cas de personnalités sans limittes chez les hommes à des niveaux de reponsabilités elevés. Toutefois, j’ai trouvé qu’en moyenne les filles étaient un peu plus sérieuses en formation initiale sur leur travail et qu’en moyenne la queue de peloton et de gros chieurs était constitué de garçons.
      Autre observation, le nombre croissants d’étudiants étrangers, plus matures en particuliers les Nords-Européens (en particuliers les Danois) et Allemands (que j’ai trouvé s’ouvrir au fil du temps), ce qui devrait peut-être questionner un jour notre système éducatif et questionner pourquoi cette crise sociale, morale, est plus violente en France qu’ailleurs.

      • I.P
        I.P répond à vol19
        Flat4
        • Posté à 16h36 le 04/01/2009
        • Internaute 25391
          Flat4

        Dans le cas de l’enseignement scientifique (là où je suis) avec grosso modo 1 femme pour 4 hommes sur une promo d’à peu près 200, il y a plus de femmes en queue de peloton qu’en tête. D’ailleurs j’ai beau réflechir je ne me souviens pas d’avoir vu une femme major de promo, alors que les redoublements de femmes ne sont pas si rares.
        Je vous rejoins sur le point de vue comportemental, les femmes, de 20-25 ans, qui se comportent en bande comme des chieuses de 15 ans et n’hésitent pas à utiliser leur physique comme moyen de réussite j’en vois de plus en plus. C’est vraiment navrant, et le pire c’est que ça marche. Elles ne se rendent même pas compte qu’à ce petit jeu là elles renforcent tous les préjugés machistes.
        J’en viens à préferer le « bon vieux » glandeur tête à claque, au moins il n’était pas méchant lui.

        Pour les étudiants étrangers je suis assez mitigé, globalement les ERASMUS viennent en vacances et se fichent complètement des cours. En dehors de ce cadre on arrive à avoir des gens serieux et motivés pour des stages.

         
        • doutagogo
          doutagogo répond à I.P
          • Posté à 18h16 le 04/01/2009
          • Internaute 2789

          Bonjour,
          Que les femmes soient « chieuses » fait partie des conséquences du combat pour l’égalité. Si les hommes ne l’acceptent pas, c’est parce qu’on leur a fait croire qu’elles étaient des anges. Si les chieuses « renforcent les préjugés machistes », c’est bien parce que le macho était déjà là, endormi, ne croyant pas une seconde qu’une femme fût autre chose qu’une fillette adorable. Je comprends que le réveil soit dur !
          Il faut apprendre à vivre avec des têtes à claques, des « chieuses », des intellectuelles, des sur ou sous douées, des gentilles et des mégères.... des êtres humains en somme.
          Agnès
          Lien

          • I.P
            I.P répond à doutagogo
            Flat4
            • Posté à 19h14 le 04/01/2009
            • Internaute 25391
              Flat4

            Passer deux heures à discuter sans arret au point que même les autres élèves se plaignent ça fait partie du combat pour l’égalité ?
            Sécher les cours et faire des remarques à haute voix « JE COMPRENDS RIEN » en TD c’est du féminisme ?
            Et pendant les oraux faire du rentre dedans aux profs c’est pour défendre leur dignité je présume ?
            Elle est bien bonne celle là, « je me comporte comme une conne mal élevée pour défendre l’égalité des sexes » on ne me l’avait encore jamais sortie.
            Je ne m’attends pas à ce que les femmes soient des poupées sages et bien élevées, je m’attends à ce que les gens aient le respect élémentaire de se taire et laissent les autres travailler, quitte à ne pas venir du tout en cours si ça les barbe tant que ça.

          • vol19
            vol19 répond à doutagogo
            • Posté à 19h21 le 04/01/2009
            • Internaute 13492

            « Il faut apprendre à vivre avec des têtes à claques... » certes, prendre le monde dans son imperfectibilité... Seulement ça fait tout de même beaucoup... Un enseignant est là pour élaborer, faire élaborer, passer des savoirs mais doit aujourd’hui de plus en plus contenir des crises psychologiques, libidinales, des stratégies, des résistances qui finissent par devenir très épuisantes, ceci avec de plus en plus de précarité et demoins en moins de reconnaissance... Entre les filles ou les femmes qui n’aiment pas les hommes et l’affirment, celles qui veulent jouer de la séduction entre les garçons ou adultes qui ne peuvent contenir leurs pulsions, leurs projections... Quelle est la solution ? Pour être polémique : cela veut-il dire que la figure de l’enseignant doit être désormais aussi la mère ? Une mère autoritaire... mais finallement plus consensuelle tant avec les filles (qui ne chercheront pas à la séduire), moins de rejet avec les filles qui n’aiment pas hommes, et tout aussi consensuelles avec tous les type de garçon ? C’est peut-être celà qui change aussi ?

            Bien sûr je développe là davantage des sciences humaines qui nécessitent interactivité et communication et moins les sciences dures ou « c’est juste ou c’est faux »...

          • anini
            anini répond à doutagogo
            terrienne de souche !
            • Posté à 19h36 le 04/01/2009
            • Internaute 51759
              terrienne de souche !

            Bien d’accord avec vous , les femmes savent être très chieuses et bien souvent , elles n’ont que ce moyen pour se faire entendre et surtout respecter ! En fait aussi chieuses que leurs équivalents masculins !
            Quant aux filles qui profitent de leur charme , pourquoi pas si les mecs continuent à y être aussi sensibles !

            • I.P
              I.P répond à anini
              Flat4
              • Posté à 19h43 le 04/01/2009
              • Internaute 25391
                Flat4

              Vous avez une drôle de notion du respect...

              • anini
                anini répond à I.P
                terrienne de souche !
                • Posté à 21h20 le 04/01/2009
                • Internaute 51759
                  terrienne de souche !

                Par notion de respect ,je ne veux hélas pas dire qu’on apprécie leur discours , je veux plutôt dire qu’elles fassent comme souvent les dirigeants et les politiques ,elles réussissent à se faire « entendre » en criant plus fort qu’eux , même si leurs arguments ne valent pas mieux !
                Si on n’écoute pas les femmes lorsqu’elles exposent leurs argumentations ,c’est bien souvent parce qu’on pense à priori que leur discours ne peut aboutir à quelque chose de constructif ,notamment en politique !
                Regardez donc les débats à la télé , les femmes sont pratiquement sous représentées et à part quelques unes , n’ont guère le droit de s’exprimer sans être interrompues ;

    • doutagogo
      doutagogo répond à I.P
      • Posté à 14h22 le 04/01/2009
      • Internaute 2789

      Bonjour,
      Les études ou rapports qui font les constats que vous réfutez (filles studieuses, organisées, en réussite scolaire) se mènent sur de grands échantillonnages et éliminent ainsi le biais du témoignage personnel. Cela ne veut pas dire que votre vécu personnel n’est pas réel, mais que, rapporté à l’échelon national, il perd sa pertinence.
      Amicalement
      Agnès Lenoire
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