03/01/2009 à 17h46

Politique-fiction : 2018, l'odyssée des « drogues propres »

Arnaud Aubron | Les Inrocks (et ex-Rue89)


Photo : Audrey Cerdan


(De 2018) C’était presque de la nostalgie. Il faut dire qu’une tonne de cannabis dans un go-fast, on n’avait plus entendu un truc pareil depuis un petit moment. J’en étais récemment venu à me demander si le Maroc exportait encore un peu d’or vert. La dernière saisie du genre doit bien remonter à une dizaine d’années, ça avait donné à Sarkozy, qui se remettait à peine de sa première élection à l’Elysée, une nouvelle occasion de pérorer.

C’est qu’aujourd’hui, les saisies de hasch se font rare. Comme les fumeurs d’ailleurs. Si l’on en croit le ministère de la Santé, en dix ans, les Européens ont divisé leur consommation par deux. Idem pour l’héroïne et la cocaïne.

Mais comme « un monde sans drogues n’existe pas » et que la nature a horreur du vide, dans le même temps, la consommation des désormais fameuses « clean drugs » (ou « drogues propres ») a, elle, sextuplé. Tout va très bien madame la marquise, dans la France de 2018, on se drogue toujours autant. Mais on se drogue légal. National. Médical.

Un demi-siècle après que l’expression fut forgée par Nixon alors que l’Amérique ramassait à la petite cuillère des GI de retour du Vietnam les valises bourrées d’héro, la « guerre à la drogue » aurait-elle finalement vu la victoire de l’Occident ?

Si les pays riches n’ont pas « éradiqué les plantes à drogues de la surface de la Terre », comme l’avait promis le président Clinton à l’ex-ONU en 1998, ils ont toutefois obtenu des progrès spectaculaires. Les plantations de cannabis, de coca ou de pavot à opium sont en recul dans presque toutes leurs zones de culture traditionnelles. Au point de poser de graves problèmes financiers dans des pays comme l’Afghanistan ou le Mexique, devenus de véritables narco-Etats dans les premières années du XXIe siècle.

Aujourd’hui, seuls quelques pays comme les Pays-Bas continuent à entretenir une production locale de cannabis. Mais à échelle artisanale, pour les nostalgiques et les touristes sexagénaires toujours friands du kit gouda-pétard-pute de leur jeunesse.

Orange pour danser, blanche pour se calmer, violette pour discuter...

Faites le test [ceci n’est qu’une expression, l’auteur de ces lignes ne vous encourage nullement à contrevenir à la loi, ndlr] : proposer un joint à un jeune de nos jours revient à offrir du foi de veau à un végétarien.

A tel point que l’interdiction de la vente libre du papier à rouler est entrée en vigueur l’année dernière dans l’indifférence la plus totale. A l’heureuse surprise du gouvernement.

Comment expliquer ce « miracle » ? Là où militaires et policiers se sont cassé les dents pendant des décennies, l’armée pharmaceutique a fait des merveilles.

Orange pour danser, blanche pour se calmer, violette pour discuter, bleue pour nager, noire pour sauter le déjeuner... à chaque moment de la journée sa « drogue propre », selon l’expression popularisée par les communicants de labos surfant sur la vague hygiéniste du début du siècle.

Inutile de demander à votre médecin, il ne peut qu’être pour. La fine fleur de la recherche française vous garantit des produits sans effets secondaires. Adieu bad trip, descentes cafardeuses et insomnies, tout est aujourd’hui pensé pour que le bien-être le dispute au bien-être.

Et puis, comme on dit : « Si ça faisait pas du bien, ce serait pas des médicaments, ce serait de la drogue » ; « ça se trouverait pas chez le docteur mais chez le dealer ». Les pilules sont aujourd’hui si discrètes, sûres et dosées au millimètre que l’on en vient à se demander comment la génération Kate Moss a pu se contenter de « lignes » de coke pleines de « grumeaux » et coupées au sucre vanillé. A la fin du XXe siècle, la cocaïne en vente dans la rue n’aurait contenu que 10% de cocaïne pure...

Ç’avait commencé avec les corn flakes à la Ritalin

En 2008, 10% des jeunes Américains étaient sous Ritalin, la première des « clean drugs » à avoir été utilisée à grande échelle, pour soigner des « troubles de l’attention ». Sa version moderne est aujourd’hui consommée par plus d’un enfant sur deux. Directement ou dans des éléments enrichis : les corn flakes à la Ritalin représentent désormais 27% des ventes de Kellogs dans le monde !

Pour les parents, l’objectif est clair : avoir la paix. Et le résultat est là : les trois quarts des parents d’enfants sous Ritalin disent ne plus avoir à s’occuper du tout de leur progéniture. Soit dix heures de loisirs en plus pour un couple avec deux enfants.

Impressionnant, lorsqu’on se souvient qu’il y a encore dix ans, la délinquance des mineurs était l’un des soucis majeurs des Français, et que les jeunes squattaient les cages d’escalier pour y vendre de la drogue...

Sur ce terrain-là aussi, les résultats sont frappants. La Ritalin semble avoir réussi à mettre un terme à l’agitation dans les banlieues plus sûrement que toutes les compagnies de CRS réunies.

Non seulement les drogues propres ont asséché un marché illicite déjà chancelant, mais l’engouement des jeunes désoeuvrés pour des produits capables d’annihiler purement et simplement le sentiment de lassitude ou de révolte, a permis de pacifier les barres HLM.


Photo : Audrey Cerdan

Idem pour le Viagra, « le » blockbuster historique des « clean drugs ». A New York, évoquer la perspective de rapports sexuels sans Erosa -la nouvelle formule du Viagra qui stimule non seulement l’érection chez l’homme mais également la libido chez la femme- soulève autant d’enthousiasme qu’une salade rutabagas-topinambours. C’est bio. Mais c’est pas bon.

Selon le magazine J’assume mes plaisirs, les Français auraient en moyenne des rapports sexuels deux fois plus fréquents depuis que l’Erosa est remboursé par la Sécurité sociale sans ordonnance (résultat d’un hallucinant « cadeau » du ministre de la Santé sortant à l’industrie pharmaceutique). Et le marché n’est pas prêt de se tarir : l’âge moyen de la première prise est tombé à 13 ans.

Jusqu’à 20% de productivité en plus

Au bureau, la pression sociale s’est également faite de plus en plus forte. Selon les résultats de plusieurs audits concordants, un salarié a une productivité accrue de 20% dans les six heures qui suivent une prise de Workfast, un dérivé d’amphétamine et de betterave synthétique, dernière née des drogues propres.

Avec deux prises par jour, un salarié peut donc assurer une journée moyenne (11,45 heures en 2017 en France) de production par semaine. Et pas besoin de perdre du temps à courir les pharmacies pour vous en procurer, depuis deux ans, certains médecins d’entreprise sont autorisés à les délivrer sur le lieu de travail.

Difficile, dans ce contexte, d’expliquer à votre patron que votre religion ou votre maman vous l’interdisent. Les syndicats s’en émeuvent. « Depuis la distribution de Workfast en entreprises, les heures supplémentaires ont triplé et les patrons n’ont plus besoin d’embaucher pour les surcroîts de travail », s’inquiète le leader de la Confédération du bonheur au travail (CBT).

La semaine dernière, un patron a obtenu gain de cause en Justice contre l’un de ses salariés qui refusait de monter sur un échafaudage après avoir pris du Workfast, prétextant que cela altérait son sens de l’équilibre. « A en croire la notice, rien ne laisse à penser que le Worfast altère un quelconque sens », a tranché la cour qui a condamné l’ouvrier à être déchu de ses droits au chômage et à la Sécu.

Pendant ce temps, à Palavas-les-Flots, un croupier de casino a tenu une table 72 heures d’affilée sans que quiconque ne s’en émeuve. Arrivé à l’hôpital, il a admis avoir ingéré trois tablettes de Workfast. Près de dix fois la dose prescrite !

Mais ces problèmes restent l’exception d’après des autorités sanitaires pas très soucieuses d’en savoir plus. Il faut dire qu’économiquement, c’est « la » poule aux oeufs d’or. Comme si toute l’économie des drogues avait, d’un coup de baguette magique, été réintégrée dans l’économie légale. Emplois et impôts à la clé.

Un cas unique de délocalisation, du Sud vers le Nord

Depuis le début du XXIe siècle, le renforcement progressif des frontières liés à la lutte contre l’immigration clandestine et le terrorisme a obligé les trafiquants internationaux à développer des trésors d’imagination pour atteindre les consommateurs du Nord. Et à dépenser de plus en plus pour s’assurer que les différentes forces de sécurité détournent le regard. Résultat de cette inflation sécuritaire : les prix dans la rue ont explosé.

Rapidement, les consommateurs se sont tournés vers des produits synthétiques dont le rapport coût/efficacité était devenu bien supérieur. Autre atout : l’ensemble de la production peut se faire au plus près des principales places de consommation, dans les grandes capitales du Nord.

Un plus depuis la hausse vertigineuse des prix du carburant. Peut-être les historiens de l’économie analyseront-ils un jour ce premier cas de délocalisation industrielle du Sud vers le Nord.

En moins d’une décennie, les cartels pharmaceutiques ont fait main basse sur le trésor des cartels de la drogue. Seules armes : le marketing, la recherche et développement. Et le droit, car l’interdiction de consommation de drogues issues des PTVD (les Pays toujours en voie de développement) n’est pas pour rien dans ce retournement du marché. Le jeu en valait la chandelle : le marché global était estimé par l’OCDE à 2000 milliards d’euros en 2017.

Dans ce paysage florissant, la France n’est pas en reste, grâce à la longue tradition de surconsommation d’anxiolytique et autres somnifères de nos concitoyens. Grâce aussi à une pyramide des âges qui surreprésente des sexagénaires riches, élevés à l’herbe et à l’ecstasy et qui cherchent aujourd’hui à se droguer « relax », sans speed ni risques, en regardant la télé ou pour maximiser ses performances au Scrabble numérique. Un marché en pleine expansion.

Cerise sur un déjà bien beau gâteau : le marché des substituts et des cures de désintoxication, entièrement contrôlés par les mêmes labos à destination des individus identifiés comme non-adaptés à la prise de drogues propres. Une cerise de 300 milliards au bas mot. Dont l’ampleur dépend quasi uniquement de l’ardeur répressive du gouvernement, premier prescripteur de cures obligatoires.

Toujours prêtes à s’adapter à des marchés par nature changeants, les mafias internationales, elles, se sont redéployées sur le trafic d’énergie, qui rapporte aujourd’hui plus que le sexe et les jeux réunis. Dans l’imaginaire populaire, les trafiquants de pétrole, charbon et autres matériels radioactifs ont désormais pris la place du méchant-que-l’on-aime-haïr jusque-là dévolue aux fils spirituels d’Escobar.

Reste le marché des contrefaçons de clean drugs, qui se sont un temps multipliées dans le Sud-Est asiatique. Mais la guerre des subventions aux exportations pharmaceutiques entre Bruxelles, Washington et Pékin rendent ce créneau beaucoup moins attrayant que par le passé.

Des gouvernements occidentaux euphoriques

Quarante ans après Christiane F. et les overdoses d’héroïne dans les rues, avoir « vaincu la drogue », ça fait chic sur un bilan gouvernemental ! Prière donc de ne pas noircir ce charmant tableau en abordant la question des dégâts potentiels de sociétés aujourd’hui totalement sous l’influence de l’industrie pharmaceutique.

Car côté santé, étonnamment, alors que le cannabis a été passé au microscope sous toutes ses coutures pendant plus d’un siècle sans qu’aucun résultat tangiblement alarmant ne soit jamais apporté, les pouvoirs publics ne semblent pas pressés de diligenter des enquêtes sur l’utilisation de clean drugs dont les « effets positifs sur le corps social » sont salués de Johannesbourg à Mumbai en passant par Paris.

Consécration l’année dernière : l’inventeur de la Ritalin s’est vu décerner le Nobel de médecine pour son « apport au traitement chimique des déviances et pathologies sociales ».

Mais si les prisons se vident, les hôtels psychiatriques, eux, se remplissent. Officiellement, personne n’a établi de lien de cause à effet entre l’abus de « clean drugs » et l’augmentation des cas de « burn out » et d’enfermements forcés consécutifs depuis une dizaine d’années. Et le serpent se mord la queue puisque les mêmes sont soignés grâce à d’autres clean drugs, aux effets tout aussi garantis par les fabricants.

En privé, les personnels psys sont formels : une majorité des clients qui leur sont envoyés par les forces de l’ordre moral ont pour point commun d’avoir, à un moment ou à un autre de leur vie, abusé de drogues décidément peut-être pas si propres.

Autre ombre au tableau, aux Etats-Unis, un grand procès pour discrimination doit bientôt opposer le cartel des industries pharmaceutiques à des associations d’aveugles et daltoniens victimes d’accidents liés à la prise de pilules de mauvaise couleur aux effets très différents.

A Kansas City, un avocat aveugle s’est mis à danser au beau milieu d’un procès pour meurtre après avoir confondu des pilules achetées la veille en club et sa dose de Workfast.

Pour étayer leur défense, les industriels travailleraient actuellement à des comprimés identifiables au toucher. Un enjeu de taille pour une industrie qui pourrait avoir du mal à se remettre de se voir condamnée comme un vulgaire dealer par la justice.

Photos : Audrey Cerdan.

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  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 17h58 le 03/01/2009
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    pour work y ont gardé la même couleur de poudre au cas ou , mais bon coupé a la betteraves, méfiance

  • blablablaetblablabli
    blablablaetblablabli
    patati et patata
    • Posté à 18h01 le 03/01/2009
    • Internaute 38523
      patati et patata

    Finalement je crois qu’on devrait légaliser le cannabis bi-cause les médicaments ça rend fou.J’imagine les industrielles entrain de couper le joint.Au pays de mon père ils machent du Cat, si par malheur il vient à en manquer c’est la pagaille et la nervosité qui s’empare de toute la socièté.

    • poltergheist atomique
      poltergheist atomique répond à blablablaetblablabli
      opposant chronique a tendances (...)
      • Posté à 10h49 le 04/01/2009
      • Internaute 58690
        opposant chronique a tendances (...)

      je crois qu en l etat actuel des choses, la cocaine serait légalisée avant le canabis...
      quoiqu’on en dise, cette drogue nee conduit pas son consommateur dans l etat de violence ou d’inconscience necessaire a son incarceration.
      je ne crois pas que sur les presque 115 femmes qui meurent par an sous les coups de leur homme, on ait pu trouver l un des assassins sous l’emprise du seul thc.
      Le reproche majeur qu lui font officiellement les gouvernements serait d’abrutir ses amateurs...
      mon idée est tout autre, et vous me direz peut etre complotiste.
      il me semble que dans un pays qui fait de la liberté de penser, de parler, d ecrire,de chanter un droit sacré et intouchable (en principe), il est utile et primordial de garder dans l illégalité un produit dont la consommation est globalement commune chez les artistes, les musiciens(musique d oppositions telles rap reggae chanson engagée), les poetes,humoristes certains philosophes, les ecrivains...
      car c’est garder une epée de damocles probable sur une categorie, qui cherche parfois a faire penser, agir,ou s’opposer, une partie plus large de la population...
      un étouffoir légal pour agitateurs potentiels...
      vous n etes pas condamnés pour vos propos citoyen !
      mais nous avons trouvé cette petite chose interessante contre vous....

      enfin, ce n est que mon avis.

  • TARPON
    • Posté à 18h24 le 03/01/2009
    • Internaute 27263

    « workfast » ,c’etait donc pour ça que cet article n’en fnissait pas...

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 18h50 le 03/01/2009
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    Olivenstein est mort....

    Adieu les drogués du XXème siècle...
    Lien

    Vive les drogués du XXIème siècle !

    Lien

    • blablablaetblablabli
      blablablaetblablabli répond à skalpa
      patati et patata
      • Posté à 19h04 le 03/01/2009
      • Internaute 38523
        patati et patata

      Super Scalpa du bon rock français ha j’adore ça .

    • peut-être
      peut-être répond à skalpa
      • Posté à 09h43 le 04/01/2009
      • Internaute 26676

      Merci de De skalpa

      Les Olivensteins- fier de ne rien faire excellent !

      Je le cherchais, je le cherchais ce morceau Keupon mais impossible de retrouver le nom de ce groupe Les Olivensteins.
      Jusqu’à maintenant je me contentait de la version des Sales majestés.

      Ciao (il faut que j’aille me repoudrer le nez)

      Keupon Toujours.

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 19h03 le 03/01/2009
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    et si on mélange ça le fait ou on gerbe

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 19h06 le 03/01/2009
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze
  • antonh
    antonh
    curieux
    • Posté à 19h34 le 03/01/2009
    • Internaute 50096
      curieux

    après les rouleurs à l’heure et les céréales killers : les gobeurs à l’heure

  • puresonic
    puresonic
    Contempteur irascible
    • Posté à 19h50 le 03/01/2009
    • Internaute 55211
      Contempteur irascible

    « pour les nostalgiques et les touristes sexagénaires toujours friands du kit gouda-pétard-pute de leur jeunesse »
    hum.... mon dernier voyage à Amsterdam remonte au années 2000 et j’y ai vu pléthore de jeunes Français pas du tout sexagénéres.
    De plus, la disparitons des dealers de quartier relève aussi de la fiction (en tous les cas à Lyon 1er)

    • blablablaetblablabli
      blablablaetblablabli répond à puresonic
      patati et patata
      • Posté à 19h58 le 03/01/2009
      • Internaute 38523
        patati et patata

      Pétard vous avez l’air d’être bien branché vous ? « pétard-pute ça alors racontez nous vos péripéties canaillesque.

      • puresonic
        puresonic répond à blablablaetblablabli
        Contempteur irascible
        • Posté à 21h05 le 03/01/2009
        • Internaute 55211
          Contempteur irascible

        méprise de votre part : j’ai juste cité l’auteur de l’article.

        Et en plus, j’ai arrêté le pétard en 2003, concernant le gouda ,je suis végétalien (pas de lait) et pour les p... , je suis largement vacciné, ayant vécu plusieurs années à Boulogne-billancourt (prés du bois)

    • patrick du 14-
      patrick du 14- répond à puresonic
      de plus en plus naze
      • Posté à 20h12 le 03/01/2009
      • Internaute 40667
        de plus en plus naze

      kit goudapétardputekesako

    • Arnaud Aubron
      Arnaud Aubron répond à puresonic
      Auteur(e) de l'article Les Inrocks (et ex-Rue89)
      • Posté à 20h20 le 03/01/2009
      • Internaute 77
        Les Inrocks (et ex-Rue89)

      Voilà, vous avez tout compris, il s’agit d’une fiction ; -)

      • puresonic
        puresonic répond à Arnaud Aubron
        Contempteur irascible
        • Posté à 20h49 le 03/01/2009
        • Internaute 55211
          Contempteur irascible

        Houla... oui, je n’étais pas bien réveillé (sommeil à rattaper) et j’ai lu l’article en diagonale. Ok c’est vraiment de la fiction

  • chaoslibre
    chaoslibre
    glandeur
    • Posté à 19h59 le 03/01/2009
    • Internaute 64646
      glandeur

    comment peut on ecrire que la production de drogue est en recul alors que l’on trouve de l’heroine a 20€ le gramme a lille. se baser sur les chiffres des saisies est idiot depuis que la police est passé au chiifre les policiers ne passent plus 6 mois pour resoudre une enquete si au bout de 3 jours pas de resultat au passe au suivant.le resultat de cette politique est que les traficants (les vrais) organiser depuis longtemps ont quasiment champs libre. on le voit par l’invasion de la cocaine depuis quelques années. en plus votre journaliste devrait savoir que pendant les crises les gens consomment plus de drogues.
    en bref que votre journaliste sorte la tete de son cul

    • Arnaud Aubron
      Arnaud Aubron répond à chaoslibre
      Auteur(e) de l'article Les Inrocks (et ex-Rue89)
      • Posté à 20h23 le 03/01/2009
      • Internaute 77
        Les Inrocks (et ex-Rue89)

      C’est très aimable à vous de me conseiller de « sortir ma tête de mon cul ». Mais si je peuis me permettre, je vous conseillerais de relire attentivement : il s’agit d’une fiction... Personne ne dit que la produciton de drogues est en recul. J’ai écrit cet article à la demande de Vox Pop, le sujet étant : comment les gens se drogueront dans dix ans. Ceci n’est pas la réalité. Vous devriez lire plus attentivement ! Sortir la tête de vos... réflexes conditionnés.

      • Lapin Bleu
        Lapin Bleu répond à Arnaud Aubron
        Journaliste n°89910
        • Posté à 22h05 le 03/01/2009
        • Journaliste 42116
          Journaliste n°89910

        Salut Arnaud,

        Je suis pas allé voir la mise en page de VoxPop, mais pour « défendre » les précédents posteurs n’ayant pas capté qu’il s’agissait d’une fiction, cela n’apparaît vraiment pas de prime abord tel que présenté sur Drogue News. Et ce malgré ton titre ’fiction’ et ton drapeau ’De 2018’. Il doit y avoir kekchose dans la forme qui fait croire que c’est vrai. Ou alors, c’est que Drogue News n’a pas habitué son lectorat à de tels téléscopages venus du futur...

        J’en sais rien, je trouvais ton texte bizarre mais pas surréaliste. Mais pour autant, je n’ai pensé à un fake qu’à partir du moment où tu évoques au passé l’interdiction de vente libre du papier à rouler. On lit et on se demande ce que t’as pris... avant de voir le côté fictionnel du truc. :)

      • Jean-Jacques Louis
        • Posté à 22h23 le 03/01/2009
        • Internaute 2277

        Arnaud, es-tu bien certain que c’est une fiction ?
        Dans les années 70, John Bruner écrivait des trucs pareils qui devaient arriver vers 2000 et la réalité est allée beaucoup plus loin. Alors, en 2018 ? Sarko XIV aura certainement rendu obligatoire le WorkHardAndGratos de 12 à 85 ans.

         
        • Arnaud Aubron
          Arnaud Aubron répond à Jean-Jacques Louis
          Auteur(e) de l'article Les Inrocks (et ex-Rue89)
          • Posté à 23h34 le 03/01/2009
          • Internaute 77
            Les Inrocks (et ex-Rue89)

          Rendez-vous dans dix ans ; -) Pour être tout à fait honnête, dix ans c’est à mon avis un peu juste pour des changements aussi radicaux. Mais mon idée était de dégager une grande tendance. Nous verrons bien.

        1 autres commentaires
  • Al-Ice
    Al-Ice
    -_-'
    • Posté à 20h04 le 03/01/2009
    • Internaute 54790
      -_-'

    sympa, dans le genre anticipation ;)

    mais... c’est quoi le rapport avec voxpop ?

    • Arnaud Aubron
      Arnaud Aubron répond à Al-Ice
      Auteur(e) de l'article Les Inrocks (et ex-Rue89)
      • Posté à 20h24 le 03/01/2009
      • Internaute 77
        Les Inrocks (et ex-Rue89)

      Pour leur premier anniversaire, ils ont fait un numéro sur ce que nous serons dans dix ans. Ils ont interviewé une voyante, essayé de repérer les tendances musicales... Et m’ont demandé d’écrire une anticipation sur la manière avec laquelle les gens se drogueront dans dix ans. Ce que j’ai fait avec plaisir.

      • patrick du 14-
        patrick du 14- répond à Arnaud Aubron
        de plus en plus naze
        • Posté à 20h30 le 03/01/2009
        • Internaute 40667
          de plus en plus naze

        la voyante , un nom et quoi qu’elle prends aujourdhui pour voir tout ça

      • Al-Ice
        Al-Ice répond à Arnaud Aubron
        -_-'
        • Posté à 21h54 le 03/01/2009
        • Internaute 54790
          -_-'

        Aaaaah... merci :)

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 20h12 le 03/01/2009
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Les amphétamines appelés « clean » drugs ? On vit vraiment une époque formidable ..

    l y avait moi, c’est à dire Alex et mes trois droogies, c’est à dire Pete, Georgie et Dim. Nous étions installés au Korova Milk Bar à nous creuser le rassoudok pour savoir où passer la soirée. Au Korova on sert du Lait plus, lait plus velocet ou Synthemesc ou Drinkrom. Nous, on en était au Drinkrom, ça vous affute l’esprit et ça vous met en train pour une bonne petite fête d’ultra violence. ..
    (Orange Mécanique)

    • antonh
      antonh répond à Numerosix
      curieux
      • Posté à 20h22 le 03/01/2009
      • Internaute 50096
        curieux

      ben c’était ça ou des potes alcoolisés et bourrés de cassoulet, prêts à avoir des rires gras et des gazs à effets collateraux en conséquence...
      allé, je reprend une personne que nous apprécions tous les deux je penses :
      retour au joints et à la bière, déssertion du rayon képi ! !

      N.B : j’ai toujours trouvé marrant que le houblon et le cannabis soient associés, il s’agit des 2 seules plantes de la famille des canabacées... ça n’a rien à voir...

      • A déménagé le 13-01-2012
        • Posté à 00h45 le 04/01/2009
        • Internaute 18368

        Brrrr... les musiciens sous « clean drugs » nous prépareront-ils un remix electro-OGM de « Solexine et Ganja » ?

    • kebra
      kebra répond à Numerosix
      Bisounours killa
      • Posté à 01h21 le 04/01/2009
      • Internaute 8550
        Bisounours killa

      Bon ben puisque c’est clean, je vais me reprendre trois petits coeurs rouges, deux fringanor, une lampée de laudanum et un demi valium, juste pour le stress de la montée et l’autre bout à la descente.

      J’adooooore le speed ball pharma...

      ...mais je sais fort bien que ce n’est pas clean du tout, du tout, du tout en cas d’abus prolongé ou de mésusage. Voir même franchement mortel !

      PS : tu l’as pas déjà utilisée ta balle rapide Drinkrom ?

    • Lemmy_Nothor
      Lemmy_Nothor répond à Numerosix
      - Gone fishing !
      • Posté à 09h26 le 04/01/2009
      • Internaute 12434
        - Gone fishing !

      Speed Kills.... !

      En 1967 / 68 , sur les chaines de radio Californiennes, Zappa faisait de la pub anti drogue....voici en gros ce que contenait le message. J’ai vainement chercher sur YouTube et autres sites le texte original, mais vu que ça avait été retiré des ondes assez rapidement, je crois que seule la famille detient les bandes originales.....bref

      Hi girls and boys, this is Frank Zappa . Please stay away from speed, as it will screw up your liver, your hair, your brain cells, you wil become paranoid, unable to sleep, incapable of maintaining an erection, you will suffer from profound disillusions, and it might even affect your credit rating.....in other words you will become like your parents.

  • pima
    pima
    assis sur ses fesses
    • Posté à 20h35 le 03/01/2009
    • Internaute 39367
      assis sur ses fesses

    héhé...
    la ruche d’elström.

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 20h39 le 03/01/2009
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Sarko, il prend quoi... ? !

    Lien

  • ladolcevita
    ladolcevita
    étudiante
    • Posté à 20h46 le 03/01/2009
    • Internaute 64650
      étudiante

    cette époque hygiéniste est vraiment à vomir, AU SECOURS ! Ceci étant, meme si je trouve qu’il y a un fond de vérité sur l’essor des « clean drugs » j’aimerais nuancer le propos du journaliste sur le recul des « drogues traditionnelles ». J’ai 23 ans, et autour de moi tout le monde ou presque consomme occasionnellement de telles drogues qu’elles quelles soient, dans les soirées parisiennes rien de plus facile que de trouver un gramme de cocaïne pour 60e ou un extasy pour une dizaine d’euros, ou encore un peu de MDMA, sans parler du cannabis. Donc je n’ai certes pas d’élément de comparaison avec les époques précédentes mais je ne suis pas certaine que l’on puisse parler de recul dans une large mesure de ces drogues au profit des « clean drugs », du moins dans ma génération. Et meme dans le milieu du travail (finance et cabinet d’avocats d’affaire, pour ne parler que de ce que je connais), la cocaine connait un net succès.
    En revanche, pour ce qui est de dénoncer l’hypocrisie gouvernementale qui consiste à légaliser certaines drogues et à mettre le haro sur d’autres, dont on est meme pas certain qu’elles soient plus nocives que celle qui sont légales, je suis totalement d’accord.
    Je propose un bon joint, et plus si affinités, pour fêter l’entrée dans ce millénaire de l’hygiénisme ! !

  • AlexG2008
    AlexG2008
    temporaire
    • Posté à 20h50 le 03/01/2009
    • Internaute 62913
      temporaire

    ’’’’Tout le monde dans l’État Mondial utilise du Soma. Le Soma est une substance apparemment sans danger qui peut, à forte dose, plonger celui qui en prend dans un sommeil paradisiaque. Le Soma n’a aucun des inconvénients des drogues que nous connaissons aujourd’hui. Il se consomme sous forme de comprimés distribués au travail en fin de journée. Cette substance est le secret de la cohésion de cette société : grâce à elle, chaque élément de la société est heureux et ne revendique rien. Les individus de toutes les castes se satisfont de leur statut par le double usage du conditionnement hypnopédique et du Soma.’’’’

    source : Lien
    –-

    Relire « Le Meilleur des mondes » d’Aldous Huxley, il faisaient encore plus fort avec une seule drogue, le soma pour tout faire.

    Quand au conditionnement hypnopédique, sauf ceux qui ne regardent jamais la tévéillusion, tout le monde y a droit :)

    BigBrother reviens... ils sont devenus fous !

    • puresonic
      puresonic répond à AlexG2008
      Contempteur irascible
      • Posté à 21h04 le 03/01/2009
      • Internaute 55211
        Contempteur irascible

      Sérieusement, le Soma de Huxley pourrait bien être la tasse de
      café dont un nombre astronomique d’individus ne pourraient se priver avant de commencer la journée.

      • AlexG2008
        AlexG2008 répond à puresonic
        temporaire
        • Posté à 21h49 le 03/01/2009
        • Internaute 62913
          temporaire

        Le café en effet ou aussi la bagnole, la tévéillusion, internet et les jeux vidiots, même le chocolat, et quelques autres encore :)

        Avec La Si Do, enfin une bonne gouvernance des masses...
        Le LSD Républicain ? la solution au problèmes d’exclusion, d’intégration, de la jeunesse, de la sécu, de la santé, du chômage, de l’armée, des hopitaux, des autoroutes, des ministères et même de la présidence.

        Plus de problèmes, une seule solution, La Si Do.

        « La Si Do » est un médicament, pas d’arrêt de l’utilisation sans un avis juridique... eeeuuuh... voire médical si vous insistez.

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 21h16 le 03/01/2009
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    tres bon article
    de la bonne anticipation
    les travailleurs en superrendement
    les banlieues tranquilles
    les chomeurs itout
    une drogue (légale) pour chaque chose

    juste un bug
    il faudrait trouver un truc a donner à sarko pour qu’il se tienne tranquille
    ho pas tout le temps
    juste de temps en temps
    que ça nous repose un peu

  • granola
    granola
    informaticien
    • Posté à 21h23 le 03/01/2009
    • Internaute 30567
      informaticien

    tiens c’est marrant mais moi je vois tout l’inverse.

    la prochaine décennie sera bio. On mangera bio, conduira bio, travaillera bio, s’habillera bio et on se droguera bio.
    Pour être tendance, faudra se droguer naturel. Des drogues sans additifs, conservateurs et cultivées en plein air (comme les poules).
    même les psychiatre vont s’y m’être. Vous faite une dépression, ne bougez pas, je vous donne des gélules et autres anxiolytiques 100% bio dans un emballage 100% biodégradable.

    Et comme c’est bio on peut gaiement se mettre minable car on craint rien, c’est que de naturel *sic*.

    Rika Zaraï, c’était une visionnaire....

  • Ouranos
    • Posté à 21h56 le 03/01/2009
    • Internaute 17760

    Très enlevé ... Voilà un solide background pour un roman de Sf politico-speculative, Parfait pour le Spinrad du « Printemps russe » ou de « Bleue comme une orange », par exemple. A moins que je ne décide de m’y coller comme un grand. Dans ce cas, soyez assuré que votre contribution sera dûment mentionnée sur la page de remerciements de mon best-seller ... ; o)

  • jexiste
    jexiste
    si, si
    • Posté à 00h19 le 04/01/2009
    • Internaute 53099
      si, si

    Il faudrait penser à remercier la LCR et ses militants ultra-violents qui auront fait taire depuis longtemps tous les empêcheurs de tourner en rond.

  • JSP
    JSP
    *
    • Posté à 00h48 le 04/01/2009
    • Internaute 64676
      *

    Contrairement à certains lecteurs, cette fiction me semble assez clichée et attendue, pour ne pas dire faignante. A titre d’exercice de fiction journalistique, il m’aurait intéressé d’y voir incluses quelques indications précises et chiffrées concernant le passé (qui serait notre présent), comme le nombre de personnes sous anti-dépresseurs, en France et dans le Monde, lesquels, par quelles firmes, dans quelles conditions, pour quelles sommes, et bien d’autres éléments intéressants du même ordre qui auraient pu avantageusement prendre place au sein d’une situation originale. Celle de cette « anticipation », du reste, ne l’est pas, comme suffit à le pointer la citation de Huxley proposée par d’autres commentateurs, et on pourrait aussi trouver d’autres modèles dans ce genre. Pourquoi, sinon par manque d’imagination, esprit grégaire et faignant, toujours aller creuser, sans brio, les voies depuis longtemps labourées (par la science fiction des 70s, et encore, le cinéma block-buster et un rictus branché falot fort éloigné des plus vives pointes de l’humour) ? Et si par exemple, vous étiez parti d’une maladie quelconque ayant dramatiquement atteint tous les plants de coca et autres opiacés en tous genres (je n’y connaît rien, et là n’est pas mon propos), de brusque maladies type Alzeimer ou Tourette se manifestant de façon foudroyante comme effet secondaire imprévu (ou non assumé) des diverses drogues « légales », à commencer par la ritalin mais aussi les viagra, antidépresseurs en tous genres... Je ne connais pas la suite, à vous d’inventer, pour 2028 peut-être, le temps nécessaire pour passer de blogueur sympa à écrivain-journaliste passionnant....

    • Arnaud Aubron
      Arnaud Aubron répond à JSP
      Auteur(e) de l'article Les Inrocks (et ex-Rue89)
      • Posté à 13h26 le 04/01/2009
      • Internaute 77
        Les Inrocks (et ex-Rue89)

      J’essaierais de me montrer digne de votre talent la prochaine fois, promis... ; -)

  • cabral amilcar
    cabral amilcar
    peureux célèbre
    • Posté à 00h52 le 04/01/2009
    • Internaute 29973
      peureux célèbre

    bon j’ai lu tout le fil je n’en ai vu qu’un qui a arrêté le gouda, il faut continuer, et comme le dit si bien patrick 14 il faut gouter avant de dire

  • kebra
    kebra
    Bisounours killa
    • Posté à 01h10 le 04/01/2009
    • Internaute 8550
      Bisounours killa

    La ritalin n’a rien d’une drogue propre ou nouvelle, c’est une métha utilisée en effet paradoxal sur des hyper-actifs. En, grattant les excipients et produit associés de la couche supérieure, on arrive au coeur de metha que la jeunesse américaine broie pour sniffer ou fumer. Rien de nouveau, les hippies bouffaient déjà de l’Ice. Il y a peu de différence pharmacologique entre le Yaba et la Ritalin.

    Les drogues légales existent déjà depuis longtemps mais elles ne sont pas propres du tout. Les sportifs de haut niveau sont, après les chimistes, les premiers cobayes, le résultat en terme de santé publique est désastreux, notamment avec les precripteurs d’hormones naturelles comme l’androstandiol. De manière générale, toute drogue pharmaceutique est plus propre que sa version de rue.

    La diamorphine est bien moins nocives pour le corps et spécialement les veines que le brow sugar. Le laudanum est moins agressif pour l’estomac et le foie que la rachacha. le sulfate de cocaïne pur fait moins de trou dans la tête et les poumons que le caillou de Stalingrad, une teinture mère de cannabis sera plus facilement titrable que de l’huile marocaine. Mais elles ne sont pas facilement disponibles, d’où le recours à la rue.

    Pourquoi vouloir jouer au apprenti-sorciers avec de nouvelles molécules instables ? Les versions purifiées de celles testées depuis des siècles, ou au moins des decénnies, peuvent arroser quasiment tout le spectre des sensations et des besoins récréatifs et médicaux. La plupart des usagers aimerait avoir accès à cette sécurité sanitaire et sociale. Pas jouer les souris de labo.

    Les smart drugs existent depuis longtemps, leur succès est relatif, explosif à l’ouverture des smartshops depuis largement recentrés sur l’ethnobotanique psyché. Actuellement le cannabis, la métha, le MDMA et la coke dominent le marché avec un retour de l’héro. Loin du DOB, TMA2, 2CB, MMDA... qui restent marginaux malgré leur facilité et leur discrétion de fabrication en chambre.

    La production de toutes les substances est largement délocalisée des pays traditionaux, seul la coke y échappe encore à grande échelle. Pour le reste, les usagers mais aussi les trafiquants produisent sur place une quantité importante de dopes. C’est cela qui va avoir la peau des go fast. Pas la pharma.

    Mais ce qui me dérange le plus dans ce texte n’est pas lié directement aux drogues. C’est plutôt la conviction que dans dix ans le marketing et les industries prédatrices seront toujours en mesure de manipuler la quasi-totalité de la population sans contrôle réel. Voilà un message sous-jacent de ce texte qui me semble très contestable et surtout bien peu révolutionnaire dans le concept. Au contraire, le peuple crève de ce fatalisme entretenu par une pseudo-élite revenue de tout, même du trip Heineken-Joint-Pute, le triathlon du red light district.

    Pour finir, je vais te donner la recette du sexe explosif de NY à Berlin, de Zurich à Milan, de Londres à Vienne, le blanc bleu soit un mélange de coke et de viagra agrémenté ou non de MDMA, en sniff (ouille le nez) , en shoot (ouille les veines) ou fumé (bonjour la quantité). Une bombe cardio-vasculaire, attention danger mortel pour les personnes fragiles ! Mais un franc succès, personne n’a besoin de la pharma pour s’éclater, le sildénafil coûte moins cher en Inde chez les fabricants de génériques...

    L’avenir est peut-être aux nouvelles substances mais à bien plus long terme. Le retour des drogues utiles dans la pharmacopée sous un régime contrôlé sera un pas bien plus décisif et j’espère bien plus proche. Nous devons faire la paix des drogues le plus vire possible. Cette guerre est un des facteurs majeurs de la peur qui nous gouverne si mal.

    • sûrderien
      sûrderien répond à kebra
      paresseux
      • Posté à 14h16 le 04/01/2009
      • Internaute 35914
        paresseux

      Kebra

      salut mec

      LES PSYCHOTROPES

      alcool , drogues « douces “ drogues dures ‘ médicaments , tabac.
      ne sont ABSOLUMENT pas l’avenir de l’homme . (son avenir, est
      la femme !) ( pour détendre l’atmos )

      Ce ne sont , au mieux , que des béquilles (je rappelle que les béquilles sont destinées aux INFIRMES !)

      Et en réalité , des CHAÎNES , qui n’engendrent que malheurs , souffrances ,abominations ., cessation du peu de liberté dont nous disposons .

      Un seul moyen pour modifier notre état de conscience, un seul
      pour nous permettre de bouger , pas vers l’arrière , mais vers la hauteur :

      La volonté de changer par

      L’ASCESE , LE TRAVAIL SUR SOI , LA MEDITATION !

      Les portes de la perception ouvertes grâces aux drogues
      sont une saloperie de LEURRE , qui a abîmé des millions de
      gens .

      Toutes les drogues sont de la merde !

      • kebra
        kebra répond à sûrderien
        Bisounours killa
        • Posté à 16h06 le 04/01/2009
        • Internaute 8550
          Bisounours killa

        Salut à toi,

        je n’ai jamais affirmé que les psychotropes étaient l’avenir de l’homme. Je constate juste qu’il n’existe quasiment pas de société qui n’en font aucun usage. Ils ont des usages thérapeutiques indéniables. L’opium et le cannabis soulagent les douleurs physiques et mentales de l’humanité depuis des millénaires.

        L’alcool, le peyolt, le kava ou le khat, entre autres, sont utilisé comme facteur de sociabilisation, autant que d’introspection, depuis des centaines d’années. Et ils ne posent problème qu’épisodiquement, toujours en combinaison avec des facteurs sociaux. La coca est une plante indispensable à la nutrition en altitude, sans parler de son aide précieuse à supporter le travail pénible en atmosphère à oxygène raréfiée. Et que dire du rôle religieux de l’alcool, du chanvre, de l’ayahuasca, du san pedro, de l’iboga, du psylo, etc... ? ? ?

        Il n’existe pas de drogue dure ou douce mais des usages durs ou doux, c’est l’usager qui fait la dangerosité d’une substance. On peut parfaitement faire un usage régulier (pas trop) et raisonnable de toute substance. C’est même le cas de la majorité des usagers. Il est indéniable qu’une part non négligeable sombre dans le mésusage et l’abus. Seule une meilleure connaissance de produits garantis et une vraie éducation à l’usage, avec un contrôle social réaliste et un dispositif d’assistance médico-social, peut largement diminuer la dangerosité des drogues.

        L’alcool en Occident est la meilleure preuve disponible. La prohibition a été un échec, c’est toujours le cas dans les pays musulmans avec un gros trafic d’alcool dans la bourgeoisie et l’élite, les mesures de restrictions et de contrôle de la qualité ainsi que les campagnes d’éducation sanitaire et de prévention ont porté leurs fruits. La consommation d’alcool pur par habitant est en chute libre sur cent ans, la violence associée et les pathologies, toujours très présentes, sont aussi en régression notables, la mortalité routière aussi. La problématique est plus l’alcoolisme aïgu (binge drinking et black out) que l’alcoolisme chronique de nos ainés.

        Reste que pour une partie importante de la population la seule solution soit dans l’abstinence. Il convient donc de maintenir le dispositif d’information et d’assistance pour le gros tiers des abuseurs chez qui cela semble la meilleure solution. Il n’est pas logique d’en faire l’unique promotion, comme ce fut le cas de trop nombreuses années. La Réduction des Risques a largement démontré sa supériorité sur la méthode zéro, c’est une des seules politiques de santé publiques avec un bilan aussi favorable. Mais je suis persuadé que la méditation et le travail sur soi sont des voix merveilleuses pour qui en arrive à ce besoin. Ce n’est pas le chemin de tous, il n’a pas fait ses preuves pour la majorité.

        Du coup, je préfère réduire les risques au maximum que nier la réalité à grand coup de pureté. Dans mon cas actuel, l’usage de dopes est à 70% médical, putain de tabac, j’ai longtemps carburé au 90% récréatif et 10% médical, je tends vers l’inversion, sans tabac. Mais je ne pourrais bien mieux vivre un usage moins risqué pour moi et la société.

        Si la pharma revennait à la diffusion des substances pures et basiques sans contrôle social abérant, pas sans cadre non plus, couplé à un système restrictif de production, de distribution et de consomation d’alcool, de tabac et de cannabis, nous pourions enfin sortir les drogues du rayon marronier et utiliser l’argent et la puissance publique à des tacjes bien plus constructive que la guerre aux dopés.

        « Les toxicomanes malades ont sur la société un droit imprescriptible, qui est celui qu’on leur foute la paix. » Antonin Artaud.

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