Vos réactions 16/05/2007 à 20h34

N'écoutez pas le monsieur, restez assis, les enfants !

Nestor Romero | Ancien enseignant

Restez assis, un enseignant n’est pas un hiérarque quoi que prétende ce nouveau président : « Quand le professeur entre en classe, les enfants se
lèvent ! “, dit-il en effet.

Mais, n’était-ce pas ainsi dans ‘le bon vieux temps’ ? C’est vrai, nous nous levions dans les années cinquante, mais ce n’était pas le ‘bon temps’. Nous nous levions mais nous ne respections pas tous les professeurs, seulement ceux qui le méritaient. Comme aujourd’hui. Quant aux autres, nous faisions semblant, nous riions sous cape et nous leur en faisions voir de toutes les couleurs, parfois cruellement, comme aujourd’hui. Seulement nous étions moins nombreux, et moins divers aussi, mais ce n’était pas le ‘bon temps’. Surtout pour ceux qui quittaient l’école à 14 ans, toujours les mêmes. Comme aujourd’hui.

J’ai encore vu, au début des années soixante-dix, des enfants se dresser à l’entrée des professeurs ou aux premières notes d’un hymne national. C’était dans Cuba stalinisée et en Espagne franquiste. Ces enfants portaient l’uniforme. Comme le souhaite cette troïka de députés qui propose de masquer les signes les plus apparents de l’inégalité sous un uniforme ! C’est ainsi que par touches successives nous en arrivons à une cohérence dans l’effrayant : tentative de dépistage systématique des troubles de conduite dès 3 ans, enfants en uniforme qui se dressent, obligation de l’apprentissage d’un chant guerrier sans oublier la note de conduite et la pratique du b-a-ba. Faut-il montrer la cohérence entre le b-a ba et le ‘levez-vous ! ? La voici : ne cherchez pas à comprendre ! Et c’est ainsi que nous en arrivons à l’étouffement de la raison au profit de l’argument d’autorité. Car la première mission d’un enseignant n’est pas de faire preuve d’autorité’ mais de ‘faire autorité’. Faire autorité par son savoir et sa capacité à le partager. Non pas à user de l’autorité que lui confère sa fonction pour assener mais faire autorité par son savoir et son art à gagner l’estime de l’enseigné. Car nul n’apprend véritablement d’un enseignant sans estime pour celui-ci. La mission d’un enseignant ne consiste pas à contraindre sous la férule, mais à aider l’enfant à découvrir ses talents, et pour cela apprendre.

Et s’efforcer. S’efforcer dans cette quête sensée : tenter de se connaître. Se connaître, non pas sur le mode de l’égotisme mais pour, à travers soi, aller à l’universel. Ce qui exclut, on le voit, tout recours à l’argument d’autorité. Le recours à l’autorité en matière d’éducation est toujours un échec de l’éducation, de même que le recours à la force dans la démocratie est toujours un échec de la démocratie. C’est pourquoi, quand des enfants se dressent dans une classe, c’est la raison qui en rabat, l’école qui en frémit et la démocratie qui en vacille.

Nestor Romero (ancien enseignant),
‘L’école des riches, l’école des
pauvres’, éditions Syros, 2001.

  • 7831 visites
  • 75 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Anonyme

    Evidemment que l’autorite des profs se fait grace a leur pedagogie, a leur charisme et a la solidite de leur enseignement. Mais c’est justement parce qu’il faut aussi que les profs « losers » se fasse respecter que remettre au gout du jour quelques marques de respect ne serait pas de trop. En introduisant un signe de respect, on indique a l’enfant que meme si le type en face est moche, barbant et qu’il enseigne une matiere inutile, on doit le respecter par egard pour sa fonction et l’ecole republicaine. C’est donc a mon avis l’ecart de competence des profs qui justifie ce type de propositions. Et j’ajoute qu’il y a un tel fosse entre faire se lever les enfants a l’ecole et en faire des Fils de la Louve bis que votre pseudo-demonstration prend un peu l’eau, noyee dans son partisanisme a oeilleres. Sarko n’a meme pas evoque - ne serait-ce qu’effleure - la notion d’uniforme. Faudrait voir a pas caricaturer les idees adverses pour permettre un debat sain : cette tendance d’une certaine gauche a l’hyperbole ideologique est un peu gonflante. Et dans cette tendance, votre derniere phrase est un peu ridicule.

    • Antoine 92
      Antoine 92
      Psychologue
      • Posté à 11h47 le 17/05/2007
      • Internaute 3189
        Psychologue

      Ce n’est pas parce qu’un élève se lève qu’il respect son prof. Au contraire, mari de prof des écoles, je vois qu’il n’y a pas besoin de ça pour qu’une classe fonctionne parfaitement.

      De plus, si vous pensez que les élèves ne font pas la différence entre le paraître et la réalité, vous vous trompez lourdement. Un prof qui essaye de se faire respécter par des salamalecs, mais qui n’assure en rien derrière, ne sera de toute façon pas respecté et sera quand même un loser.

      Evidemment, même si c’est un loser, l’enfant ne doit pas manquer de respect et devra être puni si c’est le cas. Mais l’obliger à se lever devant un mauvais prof ne fera que renforcer l’irrespect qu’il aura pour son prof. De plus, cela voudrait dire que peu importe ce que l’on fait, que l’on soit bon ou mauvais, c’est la même chose. Doit-on mettre la même note à un élève s’il est bon ou mauvais ? Non, pour les profs c’est pareil.

      Au contraire, permettre à l’enfant de dire ce qui va et ne va pas dans la classe de façon respectueuse, permet à ce dernier de pouvoir prendre en compte ses failles et les combler. Mais il est vrai que certains profs sont à des années lumières de pouvoir faire ce travail, comme de très nombreuses personnes dans la vie de tous les jours.

      Le travail de professeur est un travail dur, fatiguant et demandant beaucoup de travail. La majorité font le maximum pour faire ce travail le mieux possible. Car il faut le faire en pensant que l’on fait ce travail pour les enfants, et que la parole de ces derniers apporte des enseignements énormes. Un enfant doit pouvoir dire quand quelque chose ne va pas, où qu’il n’a pas compris. Mettre des distances de forme entre le prof et les élèves entrave cette communication nécessaire pour tout le monde. Après l’obligation de se lever, pourquoi pas, le vouvoyement à la maternelle ?

      • égo
        égo répond à Antoine 92
        • Posté à 15h02 le 17/05/2007
        • Internaute 2540

        Responsable de ZEP durant 20 ans, je ne peux qu’adhérer à l’idée que l’autorité ne se gagne pas devant un parterre d’élèves à coups de fausses démonstrations de docilité ou de respect. Elle se gagne au travers de la connaissance et de la capacité de l’enseignant à transmettre ses savoirs. Mais surtout, et ce mot n’a aucunement été mis en avant par les nostalgiques d’une époque révolue, par le plaisir. Toutes les classes que j’ai visitées respiraient et celles où la réussite était au rendez-vous étaient celles où les visages et les attitudes des élèves rayonnaient de la joie d’apprendre et où l’on mettait en évidence les succès des élèves. Non, ce retour à une époque où le bon élève était l’élève obéissant, l’élève modèle n’a rien de réjouissant ni pour les enseignants, ni pour les élèves. Quant à la créativité et l’expérimentation, avec de telles simagrées, a-t-on l’intention de les étouffer ?

      • Anonyme répond à Antoine 92

        et si tout simplement il fallait voir dans le fait de se lever une marque de politesse ou de courtoisie !
        ces 2 notions semblent avoir disparues du quotidien et sont les solutions pourtant à beaucoup de problèmes ; solutions simples, ne nécessitant aucune connaissance particulière, et accessible à tous ... sans discrimination.
        joeque00

      • turonuscivis
        • Posté à 22h44 le 21/05/2007
        • Internaute 5139

        Pourquoi dites-vous « Bonjours » lorsque vous rentrez dans un magasin ? ? le pensez-vous ? ? avez-vous réellement l’intention de souhaitez aux personnes présentes une bonne journée ? ?

         1 autres commentaires
  • Anonyme

    l’école pourra enfin se moderniser, aller de l’avant, une école de l’excellence, une école du respect de l’adulte , ou l’enfant retrouvera sa place d’enfant ! ! !
    quand vous serez à la retraite, nostalgiques de mai 68 et de sa violence, de son anarchie, de l’adulte copain, de l’enfant au centre des apprentissages, du tout ludique, sans règles, de toutes ces réformes idiotes, de ces enseignants qui ne savent pas travailler en équipe, un peu limités, qui ne pensent qu’à leurs petits privilèges, et manquent de souplesse, accrochés à leur méthode, à leur classe qu’ils occupent depuis 20 ans, souvent bacheliés ou bac 2qui ne supportent pas les jeunes plus diplômés qu’eux qui ont des idées pour faire avancer les choses ! ! !
    quand vous nous laisserez dépoussiérer vos écoles,
    on pourra enfin travailler à ce beau projet d’une école des droits et des devoirs où l’enfant se construit, à des modèles dignes de ce nom où on répondra à la violence et à la maltraitance par de vrais solutions (prévention, soin, et protection) alors qu’aujourd’hui : non -ingérence dans les familles, techniques de l’autruche : si l’enfant est violent c’est de la faute aux enseignants ! ! ! , faire semblant qu’il n’y ait pas de pb, trop de tabous, tt le monde il est gentil ! ! ! !
    ras le bol de votre discours irresponsable ! ! !
    gil
    professeur des écoles à paris

    • Anonyme

      N’écoutez pas le monsieur, mais surtout, ne lisez pas Monsieur Gil professeur des écoles certainement sur-diplômé, mais incapable d’écrire trois phrases sans fautes d’orthographe.
      Françoise, bachelière, licenciée et professeur des écoles à la retraite.

      • Micka FRENCH
        Micka FRENCH
        Ecossaise, un corps de rêve (...)
        • Posté à 07h34 le 17/05/2007
        • Internaute 4614
          Ecossaise, un corps de rêve (...)

        Des nouvelles de Micka French...
        Lien

        Mon, Dieu ou Moi comme vous voulez !

        M.Gil, puisque ce monsieur désire défendre sa position, ce qui est la base de la démocratie, révèle par son poulet, l’un des problèmes les plus importants de l’emploi de personnel enseignant en école primaire et au collège de la République : le chômage aidant, on a repoussé très haut la barre pour accéder au respectable métier d’enseignant, éludant ce qui nous motivait à l’époque : la vocation.

        M.Gil et ses pauvres élèves qui doivent se soumettre à son orthographe défaillante et à sa syntaxe approximative, sont des victimes du système éducatif.

        Nous étions à notre époque formés à L’Ecole Normale d’Instituteurs, qui a été remplacée par les fameuses « IUFM » (A tes souhaits !).
        Un must d’incompétence.

        Mais, afin de diviser pour mieux régner, on a inventé le « Professeur des écoles », comme vous le dites, chère collègue, bardé de diplômes qui ne servent A RIEN pour enseigner en primaire ou dans le secondaire, qui a détruit (pas tout seul) le système éducatif...

        Il nous faut donc aujourd’hui non seulement corriger les fautes des gosses mais aussi celles des « collègues ».

        Nos anciens profs, nos anciens instits, nos Maîtres qui nous ont formés, fumaient, picolaient baisaient à bras raccourci, mais quels Maîtres...

        Je soulignerai également un autre facteur qui a détruit l’enseignement en France : l’école est morte le jour où le premier parent d’élève est venu y fourrer son nez...

        C’était Micka FRENCH, à vous les studieux...

         1 autres commentaires
      • jourdain
        • Posté à 10h35 le 17/05/2007
        • Internaute 4786

        question impertinente à Françoise :

        vous arrive-t-il de penser sans faute d’orthographe ?

         
        • Micka FRENCH
          Micka FRENCH répond à jourdain
          Ecossaise, un corps de rêve (...)
          • Posté à 13h49 le 17/05/2007
          • Internaute 4614
            Ecossaise, un corps de rêve (...)

          Des nouvelles de Micka FRENCH...
          Lien

          J’attendais la réponse de Françoise avec impatience.

          Cependant, j’aurais répondu à Monsieur Jourdain (juste après les Molières), si la question m’avait été posée, que pour « penser droit », il faut « écrire droit ».

          Ce qui hélas manque énormément à nos journalistes, ingénieurs, médecins, philosophes, présentateurs TV, hommes politiques, « décideurs » (je rappellerai qu’un décideur pense dix fois moins qu’un homme normal, c’est un sous-multiple), aujourd’hui à nos nouveaux « enseignants » technocratisés et à tant d’autres catégories « communicantes » malheureusement.

          Pour vous en convaincre, parcourez les « blogs » ou suivez les émissions et autres pubs télévisées dont les liaisons « mal t’à propos »
          sont le reflet du niveau orthographique et de pensée des con-cernés...

          Ce matin sur « Télé mâtins » de la famille « France-Machins » : « on ne sait z’où » par la blonde présentatrice du Festival de Cannes.

          Ou encore : « Bravo Christian, vous avez gagné “deux-cent(s) Heuros”.
          Car ils ne savent pas s’il faut une “S” ou bien.

          En tant que semi-Ecossaise, je puis vous dire que sur la BBC, on aurait joué au golf avec leur tête à St Andrews depuis belle lulure...

          Ne vous en faites pas, l’anglais est aussi massacré par les Uessiens, Aussies et autres “anglophones” dans le monde.

          Une conclusion assez simpliste : pour savoir lire il faut lire, pour savoir écrire il faut écrire.

          La civilisation “je polycopie donc je n’écris plus sur le tableau parce que c’est crevant et il faut venir au bahut à sept heures et donc ils remplissent les trous” a fait pas mal de casse dans le monde de nos “chères petites têtes blondes”...

          Ca, c’était là le rôle de l’école primaire.

          Vous imaginez : 53% de français qui auraient su lire un bulletin de propagande électoral. Un pur rêve utopique (et colégramme)...

          Or aujourd’hui, il est juste nécessaire de savoir compter les bénéfices et “gérer” les économies à réaliser sur le dos du gueux bien sûr, pour “réussir dans la vie”...

          C’était Micka FRENCH, à vous les studieux...

          • Anonyme répond à Micka FRENCH

            Micka vous venez peut être de mettre le doigt sur la clé de cette élection et par là même sur la dérive de notre civilisation....le triomphe de ceux qui savent compter sur ceux qui savent (seulement) lire....
            malheureusement ceux qui ne savent que compter ont gagné...aux dépens des autres.
            courage....

        2 autres commentaires
    • Anonyme

      à Gil
      Je suis une instit retraitée ; j’ai terminé ma carrière comme prof des écoles (quelle honte, cette promotion à l’ancienneté !) J’avais « fait l’Ecole Normale » comme on disait.
      A mon époque, on écrivait bachelier ; j’ai été bachelière et j’ai eu 2 ans de formation pédagogique.
      Au cours de mes dernières années d’enseignement, j’ai côtoyé des jeunes collègues ayant des maîtrises de droit, de sciences humaines ou autres... J’ai corrigé beaucoup de fautes d’orthographe dans les documents qu’ils (ou elles) laissaient près du photocopieur.
      De plus, nous (mes « vieilles » collègues et moi) avons souvent eu du mal à faire comprendre la notion de « service » (surveillance des élèves pendant les récréations)...
      Côté « travail en équipe », nous assumions.
      Nos élèves avaient plus d’activités sportives et culturelles que ceux des « jeunes »...
      Bien sûr, on ne peut pas généraliser et il doit bien y avoir des professeurs des écoles bons en orthographe, conscients de leurs responsabilités...
      Mais je m’adresse à vous, Gil :
      Où est votre ouverture d’esprit ? Connaissez-vous la tolérance ?
      Quelle est votre « école des droits et des devoirs » ?
      A la lecture de vos propos, je parie que vous êtes un (ou une) sarkozyste ! ! !

    • Anonyme

      C’est bien violent, tout ce verbiage !
      1°) Il y a qq idées justes dans votre discours(apprendre à travailler en équipe par exemple), mais l’exagération les dessert.
      2°) N’y a-t-il pas une contradiction entre la dénonciation de l’anarchie qui règnerait dans les écoles et celle de « l’enfant au coeur des apprentissages » ?
      3°) Croyez-vous que le Bled permette d’acquérir une orthographe correcte ?
      Si oui, servez vous en !

      Signé : un inspecteur qui a visité durant plus de 25 ans des centaines de collègues enthousiastes bien loin de votre amertume : les réformes passent ; les maîtres de qualité restent.

    • christila
      • Posté à 17h01 le 22/05/2007
      • Internaute 2055

      Dans cette rue 89 je vais de surprise en surprise.
      Voilà j’ai enseigné de 1960 à 2000 en collège et j’ai fait grève en mai 1968. Et voilà que Gil décrit mon passé dans lequel je ne me reconnais nullement. Je suis à la retraite et pas du tout nostalgique de mai 68 qui évoque pour moi un vrai combat et une vraie victoire. J’ai respecté mes élèves et surtout je les ai aimés et ils me l’ont bien rendu. Je les ai toujours tutoyés et ils m’ont toujours vouvoyée. Ces 40 années ont été des années de bonheur. Aujourd’hui j’ai gardé beaucoup de contacts avec mes élèves et certains m’appellent maintenant par mon prénom et me tutoient. Cela m’étonne parfois mais ne me choque absolument pas et même me fait plaisir. gil méprise ses collègues moins diplômés que lui. C’est vrai on rentrait dans l’enseignement avec moins de diplômes qu’aujourd’hui comme dans tous les métiers mais cela prouve-t-il que l’on enseignait moins bien ? Pendant ces quarante ans nous avons toujours oeuvré en équipe contrairement à ce que vous racontez. Et vieux moins diplômés et jeunes plus diplômés nous avons su travailler ensemble, préparant des cours et des contrôles en commun, échangeant nos élèves, emmenant nos scolaires en classe de neige, montant des pièces de théâtre ...accueillant les parents... Sortez de Paris. Allez voir ailleurs ! Ne me dites pas que l’école a tellement changé depuis 2000. Ma fille est enseignante, ma petite fille est en terminale S et je bûche les maths avec elle, rien n’a changé. Il est sûr que si vous méprisez les autres vous ne facilitez pas les contacts. Ma fille reçoit ses élèves de Terminale chez elle pour réviser leur bac. Il ne faut pas attendre les privilèges, ni jalouser ceux qui en ont, remuez-vous ou changez de métier. Des problèmes il y en a sans cesse et ce n’est pas en diminuant le nombre de professeurs que l’on pourra les régler. Votre discours ressemble à celui de Nicolas Sarkozy, vous avez choisi le mauvais cheval pour obtenir l’école dépoussiérée que vous souhaitez.

  • Flo
    Flo
    Chambres d'hôtes et gîte rural
    • Posté à 21h52 le 16/05/2007
    • Internaute 707
      Chambres d'hôtes et gîte rural

    Je ne sais pas ... c’est un peu difficile, délicat. D’un côté, il est évident que + de respect envers les profs ne ferait certainement pas de mal à notre école, et d’un autre, je crois que le respect doit se faire des 2 côtés.
    Les enfants méritent eux aussi le respect de leur professeur et je crois que ce respect mutuel sera atteint lorsque les « grands » montreront l’exemple.
    Cela dit, je crois que le système est trop mal fichu ... quand la mode du « concours » (capes ...etc)passera, peut-être aurons-nous des profs qualifiés et pas seulement diplômés ... être enseignant, c’est une vocation( à mon humble avis de jeune maman, qui s’inquiète pour l’école de ses enfants).

    • Anonyme répond à Flo

      SE lever n’est pas du « respect » , c’est un protocole archaique (comme tout les protocoles ) aboli en 68 (1968 ) par moi-meme et des millions de lycééns et lycéénes.
      Maintenant le respect , pour moi c’est devant le savoir ( à transmettre), et le respect de l’autre ( pauvre élève ignorant que je suis)....

      Je sais une chose , je sais que je ne sais rien.
      Un grec.
      gnoti seauton
      Un autre grec, peu etre le même...

    • Sorel
      Sorel répond à Flo
      • Posté à 19h49 le 18/05/2007
      • Internaute 2245

      Oui bien sûr tout cela est à reformater....
      En revanche le « reformatage » bleu horizon qui se pointe (à l’horizon) n’est certainement pas le bon.
      courage !

  • Anonyme

    Regardez le film de la guerre des boutons ou zéro de conduite, ou bien encore les 400 coups, vous vous ferez une idée de ce qu’était l’école de mes parents et de mes grands parents (qui ont témoigné dans ce sens) : M. romero a raison ; les enseignants n’étaient pas plus respectés.

  • Anonyme

    Bravo, surtout n’ecoutez pas, desobeissez, il vient d’installer le TRIUMVIRA a L’UMP, lui meme etait un « super branleur » qui a obtenu bac a la ristourne ? , qui est devenu avocat grace a une habilitation . Si les eleves et etudiants Actuels suivent son exemple, « on a pas le cul sorti des ronces “

    Pierre : Retraité ayant fait Mai 68 dans une garnison Allemande prete a débouler si Massu en avait donné l’ordre ! Pour autant tout n’est pas a jetter dans mai 68 a part les Pompidou, Giscard, Chirac qui ont tout fait a l’époque pour hater le depart de De Gaulle

  • Anonyme

    Bonjour, je ne pense pas que le fait de se lever à l’entrée de l’enseigant soit une marque de respect. En effet, travaillant dans ce milieu, je vois souvent des élèves afficher un respect de façade pour les adultes, plutôt qu’une réelle crainte de celui-ci. D’ailleurs, est il normal encore de craindre l’enseignant, parce qu’il représente l’autorité scolaire ? Etant aide-éducateur, puis assistant d’éducation, je me suis toujours fait tutoyer par les élèves, afin d’instaurer une sorte de relation de confiance, tout en posant les limites. Cette année, je suis dans un collège où l’on veut imposer le respect par le vouvoiement des adultes, ... et je peux vous assurer que ceux qui me vouvoient ne sont pas forcément les plus respectueux envers moi, au contraire de ceux qui me tutoient.

    Et puis bon, vous en connaissez beaucoup des écoles primaires ou des collèges dans lesquels l’enseignant arrive en classe après ses élèves ?

  • koakim
    • Posté à 22h44 le 16/05/2007
    • Internaute 2331

    le repect, il se gagne par ce que l’on est, plus que par ce que l’on fait. Un enseigant respecté, c’est celui que fixe des cadres et des règles, mais qui les explique surtout. Dans ces conditions, chaque enfant aura le sens de ce qu’on lui demande, et même les plus « rebelles » finiront par l’admettre, même si de temps en temps ils ne peuvent s’empêcher de tester ce cadre. Cette remarque vaut, je le pense,pour tous les élèves, y compris et surtout pour ceux des écoles de Z.E.P ; je les cotois tous les jours.
    Peut-être que plus que par le passé, on peut accorder aux élèves le droit de cette explication, de la discussion pour que le cadre ne soit pas arbitraire et sans fondement. On ne peut pas vivre dans une société du tout média, qui pose, de quelque façon que ce soit au questionnement, à l’ouverture, et d’un autre côté décider que les enfants n’ont pas le droit de réfléchir sur ce qu’on leur demande... ils sont souvent demandeur de ce dialogue qui ne peut que les responsabiliser.
    C’est à mon sens un signe de l’évolution du rôle de chacun, et le signe d’un société qui s’écoute et se parle entre les générations....une société qui n’a pas peur de ses enfants et ne cherche pas à les baillonner.Si le « père fouétard » revient à la mode, nous avons, je l’espère,encore le droit de s’y opposer.

  • Plouf
    • Posté à 00h10 le 17/05/2007
    • Internaute 2632

    « Et en plus, avec les chaises qui ne sont plus accrochées aux tables, ils en profiteraient encore pour faire du bruit ! ! » ,de la part d’une collègue pragmatique !

  • Anonyme

    Bonjour,
    Je m’en souviens, on se levait pour saluer le maître puis le professeur, on gardait les conversations perso pour la récré, on ne mettait pas les pieds sur les tables, on ne fumait pas, et encore bien d’autres horreurs. Croyez-le si vous le pouvez, je n’en suis pas mort, ni mes camarades je pense, et cela ne s’est pas trop mal passé par la suite.
    Il faut dire que nous n’avions pas clairement identifié que nous étions victimes de l’étouffement de la raison au profit de l’argument d’autorité. Nous n’avions pas réalisé pas non plus que nous étions staliniens ou franquistes.
    Franchement, vous pensez ce que vous écrivez ?

    Olivier Delmotte
    ancien éleve

  • penser.culture
    • Posté à 00h51 le 17/05/2007
    • Internaute 2280

    La vraie question est le fait qu’un politique profère une petite phrase « cliché » comme une solution à des maux complexes qui atteignent notre société depuis de très très nombreuses années. ça frappe les esprits mais intéressons nous au sens qu’une telle façon de poser les problèmes de notre société peut avoir.

    • Anonyme répond à penser.culture

      Décidemment, le sujet invite à la complication :
      proférer une petite phrase comme une solution, est-ce une façon de poser un problème ?
      Vous pensez vraiment ce que vous écrivez ?

      OD

    • jaucohes57
      • Posté à 20h51 le 17/05/2007
      • Internaute 5189

      La vraie question, comme vous le dites fort justement, est de comprendre comment les électeurs de Monsieur SARKOZI ont pu croire que ce dernier pouvait résoudre les problèmes que rencontre la société française, juste en l’écoutant les dénoncer à grands renforts de petites « phrases clichées » et de solutions clichées, elles aussi, ...

      La vraie question est de comprendre pourquoi les Hommes ne peuvent pas admettre que ces problèmes sont inhérents à l’humanité, qu’il n’y a là rien d’extraordinaire...et qu’ensemble, grâce à l’éducation, le sort de chacun peut s’améliorer.

      La vraie question est de comprendre pourquoi les sociétés occidentales sont écrasées par la peur, peur de perdre, quoi au juste ?

      La victoire du nouveau président de la République n’est que l’illustration de l’échec de l’esprit critique et c’est d’ailleurs très logique...Malheureusement, l’homme est ainsi fait qu’il va toujours vers la facilité et qu’il est, il semblerait, plus facile à certains de mes compatriotes, de haïr plutôt que de tendre la main, d’avoir peur plutôt que de risquer, d’essayer, qu’il en a toujours été ainsi et qu’apparemment, ça ne change pas, pour le moment ; mais il ne faut pas se décourager, le métier d’enseignant est un beau métier, nous rencontrons et travaillons avec des jeunes qui ont des quantités de choses à exprimer, et qui respectent les bons professeurs, ceux qui ont encore la force de se remettre en question et de ne pas prendre leur fonction trop au sérieux ! Et il y a beaucoup de bons enseignants, contrairement à ce que certains croient, qui sont juste un peu déboussolés et surtout pas préparés à ce nouveau métier d’enseignant...Car c’est une profession en pleine mutation, et croyez moi sur parole, je ne pense pas que cela flatte ou rassure la plupart de mes collègues, ou moi même, que nos élèves se lèvent quand nous entrons en classe... Bon, je relis et me rends compte que tout cela est un peu décousu, il y a tant à dire et à faire...Attendons de voir ce qui va se passer ces 5 années, et j’espère pour nous tous que cette mobilisation politique et sociale, que je perçois de plus en plus, accouchera de nouvelles idées, généreuses et de bon sens !

  • Anonyme

    Et si tout le monde arrêtait de se sursauter sur chaque nouvelle débilité lancée par Sarkozy cela serait je crois une preuve d’intelligence.
    Tout , je dis bien tout est manipulation, occupation des esprits. Cette stratégie Sarkozy la maitrise, la connait depuis ses débuts en politique.
    Moment crucial d une réelle intention politique où il fait de la cuisine politicienne en mitonnant son gouvernement. On saupoudre, on balance des petites noisettes au peuple qui s’empresse de détourner son esprit critique sur les faits qui comptent et tergiverse sur des banalités.
    Sarkozy veut tourner la page mai 68, il nomme Kouchner ministre ; Sarkozy se bat pour la France qui se lève tot, il se couche tard après une soirée bling-bling au Fouquet’s et des vacances bollodorées ; Sarkozy incarne la rupture avec Fillon 1er ministre, Bachelot à l’agriculture, Juppé au développement si la juge Simeoni veut bien le libérer,etc etc. Enfin Sarkozy veut de la morale avec Tapie, Carignon, Longuet, Juppé qui verra de temps en temps Chirac au Palais.
    Bref, une France résolument tournée vers l’avenir.
    Et vous et moi me direz vous ? Ben pareil que l an dernier à la meme date : boulot, impots, soucis...

  • Looping
    • Posté à 01h58 le 17/05/2007
    • Internaute 2928

    Même technique que d’habitude : Plutôt que de régler un problème (Manque « d’autorité » de certains profs ,soit dû au manque de compétence, d’expérience soit simplement au manque d’autorité, enfin de tout ce qui fait un bon prof)on pond une règle générale (Ces fainéants de chômeurs, d’intermittent, le coup du médecin référent...)
    Peut être faudrait il plutôt régler les problèmes :
    Vraiment bien former les enseignants ( ?)
    Ne pas faire des classes de 35 élèves, surtout dans les zones « sensibles »
    Vous trouvez normal que l’on paye les gens qui « éduques » nos enfants à peine plus qu’une chef caissière ? (Je n’ai rien contre les caissières)
    Je crois aussi qu’il est impossible de bien comprendre le métier d’enseignant sans avoir enseigné

  • Anonyme

    Je crois qu’il y a une confusion dans ce texte entre les personnes et les principes.
    Les personnes (les enseignants) sont respectés quant ils sont respectables.
    Mais qu’ils soient dignes de respect ou qu’ils en soient indignes, ils ne sont pas qu’une personne ils sont aussi les représentants de l’école de la République, et, à ce titre, je ne suis pas du tout choqué de ce que va mettre en place Nicolas Sarkozy, il était grand temps ! ! !

  • Anonyme

    Monsieur Romero n’apporte pas de solution, il fait partie du problème !
    J. (prof depuis 37 ans) ni franquiste ni stalinien !

    • guitarine01
      • Posté à 14h19 le 17/05/2007
      • Internaute 2977

      bonjour à toutes et tous
      je vais probablement dire une banalité....quoique , mais vous parlez de respect, le respect c’est quoi ? n’est ce pas de l’amour ? de la prise de conscience de l’autre ? Vraiment se parler, vraiment se voir ? je propose de façon simpliste peut etre mais essentiel à mes yeux plus d’amour envers les autres d’abord les profs devraient vraiment aimer leurs éléves et je crois ( enfin je crois...non j’en suis sure) que l’amour qui est du respect implique l’amour aussi
      biensur petit hic il ne faut pas feinter cette prise de conscience de l’autre... qui parle aujourd’hui vraiment aux autres ? qui s’interesse de façon réelle à l’autre ? ce dernier vote à montré plutot l’inverse
      alors pour moi les bases c’est cela... voilà
      bonne journée à toutes et tous

  • Hautpoul
    • Posté à 09h34 le 17/05/2007
    • Internaute 4089

    Je suis d’accord que se mettre debout ne veut pas dire qu’on respecte la personne. Par contre cette attitude fait partie d’un ensemble de règles, de codes de la société qui permettent de mettre un cadre dans les relations enfants - adultes. Tout enfant doit comprendre que vivre dans une société veut dire respecter des règles. Nous sommes à une époque ou les jeunes et même des adultes ne respectent aucune règle et des fois sont même condamnés pour des faits qu’ils ne pensaient pas répréhensibles.
    Il apprendra ensuite qu’on peut faire bouger ses règles, changer les mentalités mais cela doit être fait en respect des autres.
    Quand j’étais étudiant je me suis heurté à ces codifications ; encore plus lors du service militaire. J’ai vécu ces frustations mais j’ai compris que je devais vivre avec.
    Marc

    • douchka 06
      douchka 06 répond à Hautpoul
      • Posté à 17h54 le 17/05/2007
      • Internaute 2485

      D’accord pour des règles encore faut il qu’elles soient justifiées. Les élèves nous doivent le respect nous devons le respect aux élèves et je ne pense pas que se lever sera vécu comme un signe de respect mais souvent comme prétexte à un beau chahut de sièges. Les règles doivent être cohérentes et s’expliquer pour être comprises ; Ce même, je trouve scandaleux qu’on oblige la larme de crocodile à l’oeil les enseignants à lire la lettre d’un malheureux gamin qui va être fusillé pour avoir diffusé des tracts. Elle est où la morale de l’histoire ?
      Monsieur Sarkozy nous ramène bien au delà de Mai 68 avec sa morale de pacotille. Apprenons à nos enfants à réfléchir, à décoder les discours d propagande et peut être dans 5 ans les plus âgés ne se précipiterons pas dans les isoloirs pour voter pour un président qui fait référence à des règles sclérosés et rétrogrades. Hélas l’imagination n’est pas au pouvoir

      • Pibole
        Pibole répond à douchka 06
        auteur
        • Posté à 20h34 le 22/05/2007
        • Internaute 1365
          auteur

        Parlons plutot d’estime :
        si les profs estiment leurs élèves, en retour ces derniers les respecteront.

  • Anonyme

    Voilà comment se passent mes entrées en classe :
    - Si nous arrivons ensemble de la cour, je les salue ainsi : d’abord un par un quand ils entrent, pour leur dire que je les prends pour des personnes uniques, ensuite tous ensemble quand ils sont debout à côté de leur place, pour leur rappeler que ces personnes font partie d’un groupe exerçant ses droits et devoirs de groupe.
    - Si c’est moi qui arrive d’un autre cours, j’attends en silence à l’entrée que tout le monde se taise et me regarde. Et là je les salue. Mais ils ne doivent pas se lever : ça fait du bruit.

    Cette mesure n’est que du cosmétique. Plusieurs posteurs ont bien dit que le vrai respect vient d’abord de la compétence et de l’empathie (pas de la familiarité : je suis contre le tutoiement que je trouve démagogique, car dans la classe j’exerce sur les élèves une supériorité. Le tutoiement arrive parfois, et je l’accepte avec plaisir, chez les anciens élèves).

    Ajoutons que proposée par celui qui n’a cessé, depuis cinq ans, de critiquer, dénigrer la personne à qui il était censé obéir, cette mesure c’est vahiné, non, c’est gonflé.

    Surtout quand on lit, sous la plume d’une journaliste ralliée à son panache blanc (Catherine Péjard), un chant d’amour à celui qui « brise les codes et les règles ».

    PMB

  • gecils
    gecils
    retraitée pas en retrait
    • Posté à 10h41 le 17/05/2007
    • Internaute 419
      retraitée pas en retrait

    l’autorité serait devenue une valeur morale ? mais de quelle autorité s’agit-il ? celle du passé où un enseignant avait le droit de refuser un dialogue avec un élève, imposait une discipline militaire dans sa classe sans qu’aucun élève n’ait le droit à la parole. je n’ai que de mauvais souvenirs de l’école. Sarkozy nous renvoie à un passé détestable où, seulement avoir une idée, était condamnable ! pour se faire bien voir du professeur il fallait se taire. voilà le modèle de société qu’on nous propose, ou plutôt qu’on cherche à nous imposer ! alors oui c’est une rupture, mais avec la démocratie !

  • nelmezzodelcamin
    nelmezzodelcamin
    di nostra vita
    • Posté à 11h13 le 17/05/2007
    • Internaute 3956
      di nostra vita

    J’ai pu comparer plusieurs établissement au cours de ma brève carrière... certains où les élèves restent debout tant que le prof ne leur dit pas de s’asseoir, d’autres où ils s’assoient d’eux mêmes. Franchement ce n’est pas ça qui fait la différence question respect.
    Ce qui compte, pour beaucoup, c’est l’attitude des gens que les enfants (ados...) entendent chez eux, à commencer par les parents, et la société en général.
    Quand on entend dire du mal des profs et/ou des fonctionnaires à longueur d’année (rien que des planqués et des paresseux), que la famille répond de façon hargneuse au moindre mot sur le carnet de correspondance pour contester la version du prof et y préférer celle de son enfant (je crois qu’il faut prendre la parole d’un ado avec des pincettes), quand ce qui est célébré c’est le fric, et que la culture c’est des paillettes un truc qui ne sert à rien... quand même le ministre de tutelle (je pense à ce cher M. Allègre en particulier) débine ses troupes et donne prise au « diviser pour régner »...dur dur de trouver le respect.
    J’ai été très malheureuse dans un établissement chic où on se sentait rien de mieux que des larbins un peu plus instruits que la moyenne. C’est ce que certains appellent la violence symbolique, peut être moins dure que la violence des banlieues, mais violence quand même.
    Nous (les profs) avons besoin d’être mieux formés, la formation continue est ridicule dans l’EN. Nous avons besoin aussi que ceux qui s’investissent ne le fassent pas seulement pour le plaisir et pour l’amour de l’art (sans rémunération supplémentaire pour les projets divers et variés que beaucoup d’entre nous mènent en dehors des cours), et que les quelques-uns qui sont à sanctionner le soient (ceux qui maltraitent leurs élèves, ceux qui racontent leur vie au lieu de faire cours... mais il n’y en a pas tant que ça).

    @ un courageux anonyme : pouvez-vous me définir s’il vous plaît une matière inutile ? j’avoue que je ne vois pas bien ce que c’est, dans l’absolu. Pour moi, aucune n’a été inutile (sauf peut-être les maths... non même pas)

    Tiens, demain (ben non on fait pas le pont) j’irai lire à mes élèves la lettre du petit Môquet et leur expliquer que c’est super de se faire tuer à 17 ans pour sa patrie (et après on dénonce les enfants soldats en Afrique). Je suis sûre qu’ils vont trouver que c’est une bonne idée. Comme disait je ne sais plus qui (Cesare Battisti ?)il faut se méfier des gens qui sont prêts à mourir pour leurs idées, ils sont aussi prêts à tuer pour leurs idées...

    Ah au fait j’espère n’avoir pas fait trop de fautes d’orthographe, si oui vous me pardonnerez, ; je trouve ça un peu nul d’attaquer les gens sur l’orthographe, c’est comme de les attaquer sur leur physique... plutôt que sur leurs idées ! ! !

    • Anonyme répond à nelmezzodelcamin

      non seulement, c’est « super » de se faire tuer à 17 ans pour sa patrie...mais depuis l’adoption de la déclaration onusienne des droits de l’enfant, l’âge officiel pour servir de chair à canon à été...abaissé à 15 ans (Proposition évidemment adoptée par toutes les grandes *tousse* démocraties)

  • Anonyme

    Monsieur Romero énonce des vérités, que tout enseignant digne de ce nom connaît. Je suis enseignante et je sais que quand je fais preuve de ce qu’on appelle de façon abusive « autorité », ce n’est qu’une manifestation d’inquiétude, d’agacement, d’impatience, voire d’impuissance devant le problème que me pose l’élève ; en bref, un échec.
    Regardez un enseignant qui n’a pas eu besoin d’obliger ses élèves à une quelconque manifestation matérielle de soumission : c’est là qu’il se sait véritablement respecté. Que jamais un élève ne se lève quand j’entre, mais que toujours son regard s’éclaire quand je lui parle de ce qu’il ne connaît pas encore !
    Merci d’être intelligent et serein, Monsieur Romero.
    PS : l’orthographe française ayant été inventée pour servir de marqueur social, aux XVI et XVIIèmes siècles, en distinguant ceux qui savaient le latin des « femmes et des simples gens » (Vaugelas, de mémoire), il est symptomatique que les tenants des marqueurs de soumission rituelle et les tenants d’une orthographe « respectée » soient les mêmes. Penser est plus sérieux qu’orthographier.

    • Anonyme

      « il est symptomatique que les tenants des marqueurs de soumission rituelle et les tenants d’une orthographe “respectée” soient les mêmes ».

      Vous m’étonnez. Je veux dire :
      - Ne serait-ce qu’ici, chez le posteur de 21h22 adepte de l’ordre, celui de l’orthographe est bien malmené. C’est assez souvent que je m’amuse à dire à tel « sarksozyste » que le Pourfendeur du non-respect des règles, du haut de son Elysée, pourrait commencer par le pourfendre lui.
      - Nonobstant mon refus de ce néo-caporalisme, je suis un farouche défenseur de l’orthographe. En précisant que je n’en suis plus, avec d’autres, à déplorer qu’on ne sache plus écrire « nénuphar », mais à m’inquiéter de lire « les chien son beau » ou « Il avanca et je tombent* », « il » et « je » désignant la même personne au même moment, à constater que de plus en plus d’élèves ne comprennent pas ce qu’ils lisent et emploient un vocabulaire de plus en plus limité en quantité et en précision.

      PMB

      * Authentique

  • Anonyme

    Je serais assez d’accord avec cet article, et celui qui l’a écrit, sur le fait que faire se lever les enfants est d’un autre âge, et je pense surtout, viendrait comme un cheveux sur la soupe. C’est un signe fort que veut envoyer Sarkozy, trop radical d’emblé c’est clair.

    Pour ce qui est de l’autorité, l’auteur de l’article, écrit que lorsque l’on fait preuve d’autorité c’est l’échec de l’éducation. C’est une ineptie totale selon moi, je travail auprès d’enfants,d’adolescents, et l’autorité est UN des MOYENS de l’éducation. Ce ne doit pas être une fin en soi, se serait alors de l’autoritarisme, mais face aux enfants il FAUT savoir user
    de son autorité pour mener leur éducation. Le reste est utopique et effectivement trés post-soixante-huitard.

    • Art-35_Constitution-1793
      Art-35_Constitution-1793
      Pour une Republique Bonsensiste (...)
      • Posté à 11h54 le 17/05/2007
      • Internaute 4675
        Pour une Republique Bonsensiste (...)

      Vous avez parfaitement raison mais il n’y a pas d’autorité « efficace » sans competence (on vous obei en facade mais on sape le travail par derriere)

  • Art-35_Constitution-1793
    Art-35_Constitution-1793
    Pour une Republique Bonsensiste (...)
    • Posté à 11h51 le 17/05/2007
    • Internaute 4675
      Pour une Republique Bonsensiste (...)

    Le Respect, ça se mérite, ça vient tout seul avec la compétence .J’ai eu des profs qui etaient respectés, d’autres qui etaient craints, exactement la même différence qu’entre De Gaulle et Sarkozy.

  • boboétie
    • Posté à 12h04 le 17/05/2007
    • Internaute 2816

    un article salutaire !
    trop ne comprennent le mot ’respect’ que dans l’expression : ’tenir en respect’ ! ! !
    Quant au ’respectable’, il est variable, comme les goûts et l’intelligence du moment... Quant à la vocation... je pensais qu’on n’entendrait plus jamais parler de ’prédestination’... mais si ! selon un ’jeune’ chef, il y a même de ces qualités ’génétiques’ de compétences...

  • Art-35_Constitution-1793
    Art-35_Constitution-1793
    Pour une Republique Bonsensiste (...)
    • Posté à 12h07 le 17/05/2007
    • Internaute 4675
      Pour une Republique Bonsensiste (...)

    Je suis maintenant a la retraite mais je garde le souvenir d’un professeur de mathematiqes, qui « impressionnait » les eleves des leur entrée en sixieme.Il s’octroyait le droit de punir n’importe quel eleve (de la sixieme a la troisieme) alors qu’il n’enseignait qu’en troisieme . Pourtant cet homme etait totalement respecté car tout le monde savait qu’une tres grande majorité de ses eleves obtenaient leur BEPC ce qui n’etait pas le cas des autres profs. Il ne punissait pas les eleves qui ne reissisaient pas leurs devoirs, il leur demandaient seulement ce qu’ils n’avaient pas compri et les gardaient le soir, gratuitement , apres les cours quand C’etait possible pour reprendre avec nous les devoirs non réalisés

  • Anonyme

    Waouuh !
    Nestor semble s’être attardé dans les années 68...
    Ayant connu la blouse grise, le « garde à vous “, les coups de règles sur les doigts et autres ‘ grosses misères scolaires ; ayant quitté l’école après le certif, je ne me suis jamais senti opprimé, brimé et ai eu une carrière professionnelle ma foi par si pénible que pourrait le laisser penser Nestor quand on quitte l’école après un simple certif...pour moi, c’était le bon temps, n’en déplaise, et un petit retour sur certaines règles de conduite et de savoir-vivre ne conduiraient pas nos chers bambins en enfer ou dans la déprime.
    Hermann Mittelweg

  • Aller à la page
  • 1
  • 2