01/01/2009 à 19h29

« Les malades mentaux sont plus souvent victimes que criminels »

Rémi Leroux | Rue89


Roland Gori dans son bureau, à Marseille (Rémi Leroux/Rue89)

La fugue d’un malade mental jugé dangereux à Marseille (finalement rattrapé pendant la nuit du Nouvel An) a relancé le débat sur la psychiatrie.

Le psychanalyste et universitaire marseillais Roland Gori revient sur cet événement et sur les mesures annoncées par le président de la République début décembre, après la mort d’un étudiant grenoblois poignardé par un malade échappé d’un hôpital psychiatrique.

Roland Gori est l’un des trente-neuf premiers signataires de « La nuit sécuritaire », une pétition qui dénonce ce plan pour la psychiatrie de Nicolas Sarkozy.

Un plan « aux conséquences dévastatrices » selon les praticiens, hospitaliers et universitaires, mais surtout révélateur de cette « politique de la peur » menée par le président de la République et son gouvernement qui, bien au-delà de la seule psychiatrie, usent et abusent du sensationnel et du fait divers pour « imposer des mesures sécuritaires ».

Sécurité et qualité des soins en milieu psychiatrique... est-il aujourd’hui possible de concilier les deux ?

Qu’il s’agisse du drame de Grenoble ou de l’évasion d’un fou dangereux de l’hôpital Edouard Toulouse de Marseille, je voudrais d’abord dire que nous sommes obligés de prendre en compte la souffrance des familles des victimes et des patients eux-mêmes.

Cependant, je ne vois pas très bien comment nos sociétés pourraient éradiquer ces événements. A moins de penser que l’on puisse supprimer la folie, ou supprimer les différents troubles liés à la souffrance psychique ou aux souffrances sociales.

La question alors est : quelles réponses peut-on apporter à ces situations ? Bien souvent, on assiste à des crimes fous, heureusement isolés et statistiquement peu fréquents. Les médias jouent un rôle dans ce qu’ils donnent à voir de ces événements. Ils ne sont pas seulement un reflet, ils en sont aussi les acteurs, les déterminants.

Enfin, ce n’est pas par hasard si l’on montre les monstres. C’est souvent au moment même où l’on a besoin de préparer et de fabriquer une opinion, c’est-à-dire de faire de la publicité et de la propagande pour imposer des mesures sécuritaires.

Vous dites « des crimes statistiquement peu fréquents »...

Si vous prenez le rapport de la commission « Violence et santé mentale », en 2005, sur 51 411 mises en examen dans des affaires pénales, 212 ont bénéficié d’un non-lieu pour irresponsabilité mentale, c’est-à-dire 0,4% des crimes et des délits. Statistiquement parlant, le nombre de crimes et délits imputables à des malades mentaux est donc très bas.

Ce que l’on sait aussi, c’est que la prévalence des crimes violents contre les patients malades mentaux est, elle, douze fois plus importante que dans la population en général... Manifestement, les malades mentaux sont beaucoup plus victimes qu’acteurs de délits ou de crimes.

Or, le gouvernement et le pouvoir politique à son plus haut niveau ont connaissance de ces chiffres. On ne dit pas aux malades mentaux : on va vous protéger des réactions de la société, ce qui est le rôle de l’Etat, d’être tiers. Non, on dit à l’opinion publique : nous allons vous protéger des malades mentaux.

Pourquoi alors instrumentaliser la maladie mentale ?

Aujourd’hui, le président de la République utilise le fait divers pour faire passer sa politique ? Pour moi, l’instrumentalisation se situe à ce niveau-là, et elle est dramatique : on fait comme si une politique pouvait s’établir à partir de faits divers.

On ne fait pas une politique du soins à partir d’un schizophrène évadé d’un centre psychiatrique ou d’un drame qui se produit dans un service d’urgence, de Samu, ou autre... C’est extrêmement dangereux pour la démocratie.

Ce qui m’inquiète, c’est cette exploitation des émotions collectives, particulièrement dans un contexte de crise financière et de crise économique, qui va avec un écrasement des classes moyennes.

C’est le grand bond en arrière...

On peut alors se demander si, quelque part, nous ne sommes pas face à un renouveau du grand renfermement, tel qu’il a été à l’origine de l’hôpital. Il ne passerait pas forcément par les murs, pas une réclusion géographique, mais davantage par un quadrillage des individus et des populations, qu’on suivrait à la trace, avec la possibilité d’une surveillance numérique qui irait jusqu’au marqueur biométrique de l’humain.

Il y a cette inquiétude face à la possibilité, grâce aux moyens technologiques qui sont les nôtres, de réaliser le rêve biocratique, le rêve de biopouvoir qui était celui du totalitarisme du XXe. S’il n’y a pas de réactivité du social, du politique, du culturel face à ce quadrillage numérique des populations, jusqu’au grain le plus ténu de leur existence, ce risque est grand.

S’agira-t-il alors d’une nouvelle forme de totalitarisme ?

Oui, d’un totalitarisme light, mou, mais bien d’une forme de totalitarisme dès lors qu’on veut bien considérer qu’elle a une visée totalitaire, c’est-à-dire lorsqu’il n’y a pas de possibilité de repli intime ni de pensée qui échapperait à la surveillance du pouvoir.

Nous sommes aussi dans une culture de la réaction immédiate. C’est la culture du nouveau capitalisme, pour parler comme le sociologue Richard Sennett, avec ses nouvelles valeurs. C’est la promotion d’un homme conçu comme micro-entreprise libérale, autogérée, ouverte à la concurrence qui, sur le marché de sa relation aux semblables, doit être réactif, flexible, mobile.

Ce qui est fou, c’est qu’on vient d’avoir la preuve que cette idéologie libérale née du milieu des affaires conduit dans le mur et on essaye pourtant d’introduire ces valeurs qui ont fait la preuve de leur inefficacité dans le soin, dans l’éducation, dans l’information, dans la culture.

Comment cela se traduit-il dans notre système de soin ?

Il ne faut pas faire croire aux populations qu’on va les préserver du meurtre, de la folie, de la délinquance, parce qu’on enfermera un peu plus de fous, en passant, par exemple, de cinq unités pour malades difficiles (UMF) à neuf.

On ne dit pas qu’on a fermé un nombre de lits faramineux, qu’on a accru les cadences des soignants, qu’on a recomposé leur conception du soin, qu’on les a enfermés dans un système qui les empêche de bosser.

Ce qui compte, c’est l’acte. L’homme est réduit à ses actes, à ses productions. Et pendant qu’on nous jette en plein visage les éléments les plus monstrueux, les réformes actuelles de l’hôpital conduisent à une conception mercantile de la santé et du soin.

► Début janvier 2009, Roland Gori lancera un « Appel des Appels » pour fédérer les différents « mouvements de résistance » dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la justice et de la culture et qui réunira, dans un premier temps, une centaine de signataires. (Ecouter l’appel)

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  • Chou marin
    Chou marin
    sal'bête plein'd'poils
    • Posté à 19h55 le 01/01/2009
    • Internaute 12261
      sal'bête plein'd'poils

    Tres marrant Mr Gori, Comment osez-vous vous exprimez sur le sujet ?

    N’est ce pas votre discipline qui a introduit le principe de semi-responsabilité, un concept réac qui a fait reculer la France d’un siècle en matière de gestion pénale de la folie.

    Internautes, faites une recherche google sur la responsabilité pénale de la folie en France vous comprendrez l’imposture.

    Récupération ? Vous en faites ! Allez-donc nous expliquer pourquoi les expertises psychiatriques sont aussi nulles ? Faute de bases théoriques valides peut-être ?
    Si vous saviez aider les malades on le saurait ! Grâce a vous et vos pairs la psychiatrie Française est dans la crise dont cet incident n’est qu’un symptôme. Votre incompétence fourbit les armes d’un gouvernement proche de vos mentalités dépassées.

    • pablico
      pablico répond à Chou marin
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 20h00 le 01/01/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      attention, on est toujours le malade mental, d’un autre malade mental.
      on est toujours le con d’un autre con.
      il faut faire attention à cela.
      Un malade mental n’a jamais choisi d’être malade.

      Un dépressif est-il un malade mental ? faut-il l’enfermer ?
      cela peut aller très loin et déraper vite fait..

      Il faut de la compassion, mais une compassion ferme qui protège comme même un peu.

      • Chou marin
        Chou marin répond à pablico
        sal'bête plein'd'poils
        • Posté à 20h13 le 01/01/2009
        • Internaute 12261
          sal'bête plein'd'poils

        100% d’accord avec vous, la compassion est la meilleure alliée du bon sens therapeuthique.
        Restons dans le sujet cependant SVP. Ce monsieur Gori n’est en pas en légitime position pour parler de ces sujets.
        Les vrais professionnels (non psychanalystes), oui !
        Ce sont eux qui ont une vision avertie de la santé mentale.

         
        • MisterKaplan
          • Posté à 20h38 le 01/01/2009
          • Internaute 8048

          Les vrais professionnels ? ? ? de qui parlez-vous ?

          • wam
            wam répond à MisterKaplan
            mwa
            • Posté à 20h52 le 01/01/2009
            • Internaute 11861
              mwa

            des gens qui soignent, avec des résultats ; ceux qui vous prennent en analyse pour 30 ans a 75 euros la séance sont nettement moins crédibles, tout ça pour vous annoncer que finalement peut être c’était votre relation avec votre mère qui éventuellement vous a mené la, mais bon on est pas surs non plus...

            jdis ça jdis rien

            cela etant dit, lisez des ouvrages de droit penal, chapitres sur la responsabilite ; puis lisez ce qu’ont apporte les psychanalystes (dont il faut rappeler sans se lasser que leur matiere n’est pas une science, qu’elle ne resiste pas a l’epreuve de l’evaluation scientifique de BASE) ; puis interessez vous aux experts « psy » aupres des juridictions francaises...

            bon, vais terminer ma wodka au miel au coin du feu

            • Jean de Lille
              Jean de Lille répond à wam
              psy
              • Posté à 21h33 le 01/01/2009
              • Internaute 21670
                psy

              C’est quand même très drôle cette façon de condamner une opinion parce qu’elle est issu d’une pensée psychanalytique.
              Il y aurait des choses à rectifier dans les affirmations à l’emporte pièce comme celle de dire que l’analyste vous dit que c’est votre relation avec votre mère... ça c’est le théatre, la littérature, la caricature, servies comme repoussoir par des gens qui n’ont aucune connaissance de ce qu’est une cure psychanalytique. Le psychanalyste ne donne pas la bonne parole, la vérité. Il se prête au patient pour que lui fasse son chemin.
              Les résultats contrôlé scientifiquement en psychiatrie même comportementaliste ça n’existe pas. Voyez donc ce que pensent certains éminent biologiste spécialiste du cerveau comme Jean Didier Vincent ou Alain Prochianz de ces affirmations à l’emporte pièce.
              Le procès en psychanalyse tourne toujours autour de cette vieille dichotomie entre le corps et l’esprit, or s’il y a bien une pratique qui justement ne met pas en opposition biologie et conduite c’est bien la psychanalyse, encore faudrait-il savoir de quoi on parle quand on en parle.
              Certes il y a bien eu, et il y a toujours, des pédants chez les psychanalystes qui n’ont guère rendu service ni à leur discipline ni à leur collègues. Lesquels collègues ont eu le tort de se taire pour ne pas en rajouter, mais ce faisant ils n’ont évidemment pas permis aux gens de savoir qu’il y en a quelques uns, qui même si ils ne font pas de bruit, font leur boulot dans leur coin et savent ce que parler veut dire.
              Il faudrait juste que de temps en temps on ne mélange pas systématiquement psychiatrie et psychanalyse pour faire effectivement une soupe infâme.
              Bref je ne suis pas d’accord avec ce commentaire mais au fond je sais qu’un partie de la profession est responsable de ce rejet, mais attention aux illusions scientiste qui contiennent en elles une bonne part de totalitarisme.

              • Chou marin
                Chou marin répond à Jean de Lille
                sal'bête plein'd'poils
                • Posté à 23h18 le 01/01/2009
                • Internaute 12261
                  sal'bête plein'd'poils

                Il est difficile et même désagréable pour moi de ne pas être d’accord avec vous, car votre argumentation est articulée et intelligente,il ne lui manque que d’être un peu plus informée sur la question de la psychiatrie Française.
                Le scientisme, c’est quoi ? Au mieux, une invention des Freudiens qui tremblent de se faire évaluer dans leurs pratiques d’un autre age, au mieux, la seule et piètre option pour aider les survivants de leurs échecs.
                Si on peut parler d’aide.

                Vivement la relève dans la profession, que les médiatiques Gori, Miller, Sueur, et autres Roudinesco prennent leur retraite et laissent la place a des soins humains et modernes.

                PS : comme vous dites, les « bons psys » n’ont pas su faire le ménage chez eux, c’est regrettable. On voit le résultat.

        4 autres commentaires
    • Servais-Jean
      Servais-Jean répond à Chou marin
      43
      • Posté à 07h24 le 02/01/2009
      • Internaute 4591
        43

      Merci d’illustrer si bien cette phrase de Lacan :
      « Je ne parle pas pour que les idiots me comprennent. »

      • dy
        dy répond à Servais-Jean
        • Posté à 21h38 le 03/01/2009
        • Internaute 47181

        Lacan...celui dont les seuls écrits « importants “ sont des retranscriptions de ces interminables séminaires où la parlotte est reine ?

    • marcelo
      marcelo répond à Chou marin
      • Posté à 13h37 le 02/01/2009
      • Internaute 24677

      Ce que vous écrivez est insensé. Vous ne connaissez rien à la maladie psychique !
      Non, ce n’est pas à cause de ce psychiatre et de ses pairs que la psychiatrie est en crise. C’est bel et bien à cause de la réduction des moyens en personnel soignant.
      Je me pose des questions sur votre santé mentale. Je ne voudrais pas être un de vos patients en kiné.

      • Chou marin
        Chou marin répond à marcelo
        sal'bête plein'd'poils
        • Posté à 11h08 le 03/01/2009
        • Internaute 12261
          sal'bête plein'd'poils

        Mais oui bien sur, c’est juste le manque de moyens le problème.
        Vous vous y connaissez super bien dis-donc.
        Mr Gori défend l’approche freudienne du soin, inefficace et donc inhumaine car conduisant a la camisole chimique, ou l’enfermement.
        D’ou le manque de moyens. Sortez de vos livres, renseignez-vous, même un soignant lambda comme moi en sait assez pour pouvoir dire la même chose que les psychiatres non-freudiens et leurs patients : ras-le-bol !
        On veut des vrais soins, pas du blabla abscons.

        Et le concept de semi-responsabilité, c’est grâce aux psychanalystes Français qu’il est entré dans le droit pénal, nous renvoyant au 19eme siècle (bah oui, pour eux,il n’y a pas de maladie mentale, c’est tout de notre faute) - googlez un peu enfin ! Ou ouvrez un livre de droit pénal général, chapitre responsabilité, j’invente rien !

    • Fabrice Leroy
      Fabrice Leroy répond à Chou marin
      Psychologue - Maître de (...)
      • Posté à 17h34 le 03/01/2009
      • Internaute 64486
        Psychologue - Maître de (...)

      Vous semblez - à travers tous vos messages, ici et ailleurs - avoir une dent particulière contre Roland Gori, ainsi qu’une haine manifeste de la psychanalyse, excédant (et excédante...) largement le seul niveau de la critique.
      L’anonymat est une protection parfois nécessaire (« Mon nom est Personne », disait le rusé Ulysse au cyclope Polyphème), surtout dans le panoptique généralisé que constitue internet dans notre époque sécuritaire et dont la « transparence » publique nourrit tant d’opacité intime.
      Mais si la psychanalyse est ce qui permet à un sujet de se reconnaître en son nom et en présence d’un autre, comme effet d’une parole (d’amour comme de haine) qui le traverse, le surprend, et insiste, l’anonymat d’internet semble permettre de proférer des paroles haineuses sans jamais en être le sujet, et de « vivre ensemble sans autrui » (pour reprendre l’expression de Jean-Pierre Lebrun). L’anonymat, de protection nécessaire, risque en permanence de devenir alors le masque d’une parole innommable trouvant là le moyen de se déchainer, et la lettre anonyme de ne situer son auteur - y compris et à commencer pour lui-même - que comme ... l’être anonyme.

      Fabrice Leroy

      • Chou marin
        Chou marin répond à Fabrice Leroy
        sal'bête plein'd'poils
        • Posté à 20h49 le 03/01/2009
        • Internaute 12261
          sal'bête plein'd'poils

        Poele au doigt.

         
        • dy
          dy répond à Chou marin
          • Posté à 22h56 le 03/01/2009
          • Internaute 47181

          A ce propos, j’ai un tuyau.

          • Chou marin
            Chou marin répond à dy
            sal'bête plein'd'poils
            • Posté à 18h15 le 04/01/2009
            • Internaute 12261
              sal'bête plein'd'poils

            une scansion inouïe, le « ’yau », de « comment vas-tu, ’yau de poele ? »
             ; -)

        2 autres commentaires
      • Chou marin
        Chou marin répond à Fabrice Leroy
        sal'bête plein'd'poils
        • Posté à 21h02 le 03/01/2009
        • Internaute 12261
          sal'bête plein'd'poils

        Vous éclaireriez le débat de lumières inconnues... sauf que
        « mais pourquoi tant de haine ? »
        c’est du réchauffé de chez réchauffé , z’etes sur qu’y a pas un copyright sur ce truc ?
        C’est dommage, tant de talent.

      • dy
        dy répond à Fabrice Leroy
        • Posté à 21h42 le 03/01/2009
        • Internaute 47181

        Je partage le point de vue de chou marin, sous-marin invisible, perceptible, anonyme et présent.

        J’adore votre prose, Mr Leroy.
        S’il fallait démontrer à quel point les théories psychanalytiques ne se posent et ne se reposent que sur des jeux de mots insensés sensés décrire les maux du je...alors vous l’avez fait !

        Les riverains internautes (interne-autre ?), anonymement protégés par leurs masques (à moins qu’ils ne soient masqués par leur protection anonyme ? ? ?), savent désormais que les schizophrènes, autistes et cérébrolésés de tout poil dont la fonction langagière est parfois voire bien souvent Hors-Service, devraient « s’en sortir » grâce à votre amour des mots et à sa thérapeutique influence... non- évaluable, non-quantifiable, non-critiquable, irréfutable.

  • zénon denon 84
    • Posté à 19h40 le 01/01/2009
    • Internaute 30028
      Bonne

    ça c’est un bon 1er janvier 09
    ça c’est une réplique saine,juste et réaliste
    à l’intervention du » mari de la chanteuse « d’hier soir .
    Enfin
    des hommes et des femmes qui en savent un peu plus
    que nous ,et qui se lèvent ...
    Honneur à eux .
    Honneur à vous Roland Gori.
    merci de parler pour moi,
    pour nous tous ! ! !

    Bonne année,à tous
    Malgré tout les drames .
    Sachez néanmoins que nous ne céderons
    pas à la panique ,voulue et entretenue ...

    CARPE DIEM !

  • antietatiste
    antietatiste
    médecin
    • Posté à 19h45 le 01/01/2009
    • Internaute 51870
      médecin

    L’avis de familles des victimes décédées serait aussi à prendre en compte notamment sur les modalités de retention et de libération des individus auteurs des méfaits leur ayant porté préjudice ... Mais le peuple est considéré come trop c... est il faut des esprits supérieurs pour prendre ces décisiions......Jusqu’au jour du ras le bol ou sera virée cette nomenklatura Etatiste de droite et de gauche (je pense a des elections )

    • A déménagé le 19-10
      • Posté à 02h44 le 02/01/2009
      • Internaute 58800

      Je ne sais pas si vous avez bien lu on ne parle pas de criminels qui font des crimes volontaires mais de malades.

      Un malade de la tête c’est comme un malade avec une jambe cassée, c’est victime de malchance et n’a pas à être punie mais soignée et protégée par la société.

      Un dément dangereux qui s’échappe c’est une mauvaise organisation des soins pas du laxisme. Et de toutes façons la majorité des personnes prises de démence se mettent souvent bien plus en danger elles mêmes qu’elles ne menacent les autres, relisez la loi sur l’internement d’office.

      En plus dans la société stressante où nous vivons, le pétage de plombs, c’est comme l’accident de voiture, ne croyez pas que çà n’arrive qu’aux autres.

    • William la révolte
      • Posté à 18h57 le 02/01/2009
      • Internaute 18458

      Monsieur, si on suit votre raisonnement, il ne resterais qu’un seul individu multiplié à l’infini par des clones.
      Quelle bêtise que vos propos ! Et ça se dit médecin.

  • Tinhinane
    Tinhinane
    Médiatrice scientifique
    • Posté à 20h00 le 01/01/2009
    • Internaute 4901
      Médiatrice scientifique

    Merci, Rémi Leroux et tous les collaborateurs de Marseille89 pour la manière dont vous avez traité jusque là les informations que vous nous avez permis de suivre, d’approfondir ou de découvrir.

    J’attendais l’occasion de vous présenter mes vœux, j’espère que vous gagnerez chaque jour quelques dizaines de lecteurs supplémentaires, dans les quartiers nord de Marseille, chez les supporteurs de l’OM et dans toutes les agglomérations avoisinantes ainsi qu« ailleurs, en France et hors de France, afin que le regard sur les Marseillais soit le moins caricatural.

    Bonne continuation à vous.

    Dans l’“Appel des Appels‘Roland Gori, donne rendez-vous, le 31 janvier 2009, à Paris, Où ? à quelle heure ? Je veux bien être tenu au courant, je signe des deux mains et m’engage à venir et à participer aux actions que nous déciderons j’espère ensemble.

    • Chou marin
      Chou marin répond à Tinhinane
      sal'bête plein'd'poils
      • Posté à 23h26 le 01/01/2009
      • Internaute 12261
        sal'bête plein'd'poils

      Attention quand même, ce n’est pas Mr Gori qu’il vous faut pour faire avancer les choses. Renseignez-vous un peu sur lui avant d’aller dans un de ces colloques aussi chaotiques qu’inutiles.

    • Rémi Leroux
      Rémi Leroux répond à Tinhinane
      Auteur(e) de l'article Rue89
      • Posté à 10h50 le 02/01/2009
      • Internaute 17622
        Rue89

      Bonjour Tinhinane, merci pour votre post qui nous encourage à continuer dans cette voie ! ! ! Bonne année à vous et aux riverains de Marseille89. En espérant parvenir à satisfaire encore en 2009 vos ententes et celles des internautes qui cherchent une info différente sur Marseille et sa région.
      Pour « l’Appel des Appels », le rendez-vous est fixé le 31 janvier dans les locaux de Paris Diderot/Paris 7, bâtiment Grands Moulins. Je ne sais pas l’heure, par contre...

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 20h40 le 01/01/2009
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    « Les malades mentaux sont plus souvent victimes que criminels »

    Rien que le titre , c’est l’évidence même .

    Même moi , qui essaye de rester critique , je n’ avais pas pensé à ça .

    La propagande de ce gouvernernent , et les médias qui la diffusent, c’est vraiment de l’ inversion maligne et je crois que c’est extrêmement grave ..

    • wam
      wam répond à Numerosix
      mwa
      • Posté à 20h45 le 01/01/2009
      • Internaute 11861
        mwa

      le message est bon, le messager n’est pas credible, ooooooh yé (passque j’écoute Lou Rawls the letter, là)

    • jexiste
      jexiste répond à Numerosix
      si, si
      • Posté à 22h10 le 01/01/2009
      • Internaute 53099
        si, si

      C’est pourtant logique.

      A partir du moment où tu es déclaré fou (peu importe que ce soit vrai ou non, on connaît la fiabilité des « experts » en la matière, ils ne sont jamais d’accord entre eux...), ta parole ne vaut plus rien, et tu ne peux plus te plaindre de rien, tout ce que tu dis ou rapportes étant automatiquement considéré comme délire paranoïaque ou hallucinatoire.

      Tu deviens donc une cible de choix pour tous les délinquants et criminels qui calculent leur prise de risque (judiciaire).

      • Chou marin
        Chou marin répond à jexiste
        sal'bête plein'd'poils
        • Posté à 22h24 le 01/01/2009
        • Internaute 12261
          sal'bête plein'd'poils

        Oui, c’est triste, mais statistiquement ceux qui sont le plus victimes de criminalité, c’est les « fous. »

         
        • jexiste
          jexiste répond à Chou marin
          si, si
          • Posté à 22h38 le 01/01/2009
          • Internaute 53099
            si, si

          Encore les statistiques ne tiennent-elles aucun compte de tous les crimes et délits réels et qualifiés à tort de « délires » de ceux qui les rapportent ou s’en plaignent.

        1 autres commentaires
    • A déménagé le 19-10
      • Posté à 02h52 le 02/01/2009
      • Internaute 58800

      Il va falloir m’expliquer comment on fait pour être criminel en étant malade.

      La France se rapproche de plus en plus des grandes heures de la psychiatrie soviétique, avec la confusion du soin et de la prison.

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 20h56 le 01/01/2009
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    Je reposte ceci
    ( Désolé pour le harcèlement visuel et j’assume le réchauffé, mais il faut ce qu’il faut !

    Et voici un petit lien à lire et éventuellement à signer si

    Vous n’acceptez « pas que la plus haute autorité de l’État répande de tels propos qui laisseraient croire que les personnes atteintes de troubles psychiques font bien plus souffrir la société que celle-ci ne les aliène. Vous n n’acceptez pas non plus que ces citoyens soient jetés en pâture à la vindicte populaire pour maintenir de manière forcenée, irresponsable, le ferment de la peur. »

    Lien « >

    et ce lien :
    à lire et éventuellement à signer si

    Vous n’acceptez “ pas que la plus haute autorité de l’État répande de tels propos qui laisseraient croire que les personnes atteintes de troubles psychiques font bien plus souffrir la société que celle-ci ne les aliène. Vous n n’acceptez pas non plus que ces citoyens soient jetés en pâture à la vindicte populaire pour maintenir de manière forcenée, irresponsable, le ferment de la peur. ”

    Lien

    see ya !

    Lien

    • Chou marin
      Chou marin répond à skalpa
      sal'bête plein'd'poils
      • Posté à 21h13 le 01/01/2009
      • Internaute 12261
        sal'bête plein'd'poils

      Je signe ce genre de pétitions avec plaisir !

      Deux choses sont en parallèle :
      le sentiment public vis-a-vis de la folie, utilisé par le populisme pénal de Sarko.
      Puis les causes : l’instauration d’une option de semi-responsabilité, cadeau de la psychanalyse dont se réclame Mr Gori. Car selon eux il n’y a pas de maladies, juste des choix.
      Comment peux-t’on choisir de devenir schizophrène, quelles théories obscurantiste promulguent ces visions débiles et dépassées ?
      Mr Gori, vous voulez causer, causez-donc !
      Qu’on rie, jaune. Pendant ce temps-la, les patients souffrent, en prison.

      • eagle
        eagle répond à Chou marin
        médecin
        • Posté à 23h14 le 01/01/2009
        • Internaute 60001
          médecin

        arêter de délirer d’où tenez vous que la psychanalyse s’est mêlé de « semi responsabilité » ou de dire que la schizophrénie est un choix, ?
        commencer par digérer les lectures difficiles ou lisez les bons livres avant de livrer vos avis trés péremptoires
        sinon parlez en à votre thérapeute car visiblement vous avez un compe à régler

         
        • Chou marin
          Chou marin répond à eagle
          sal'bête plein'd'poils
          • Posté à 23h34 le 01/01/2009
          • Internaute 12261
            sal'bête plein'd'poils

          Vous n’avez qu’a chercher vous-même, enfin !
          N’importe quel manuel de Droit pénal général, sous le chapitre responsabilité.
          Et désolé de vous l’apprendre, mais la misdiagnose de la schizophrénie est une spécialité Freudo-lacanienne, l’inspiration de beaucoup trop de « spécialistes ».

        1 autres commentaires
      • Jean de Lille
        Jean de Lille répond à Chou marin
        psy
        • Posté à 00h42 le 02/01/2009
        • Internaute 21670
          psy

        Avant de signer la pétition vous devriez aller voir qui l’a signée avant vous. Sinon vous allez voir votre nom acollé à ceux de tout un régiment de psychiatres de psychanalystes et autres psychothérapeutes de tout poil.
        Mais ce n’est pas ce devoir d’alerte qui me pousse à vous répondre une fois de plus. On ne doit pas connaître la même psychanalyse, si pour vous elle aboutit à la notion de choix (donc volontaire) de sa vie et de sa maladie. Il me semble au contraire qu’un des travers dans lequel beaucoup de psychanalystes sont déjà tombés c’est tout l’inverse : la déresponsabilisation totale du sujet en invoquant l’histoire avec le culte de l’événement traumatique déclenchant.
        En ce qui concerne la maladie elle est toujours présentée effectivement non comme quelque chose d’extérieur au sujet mais comme la tentative ratée de résolution d’un conflit inconscient. Ratée puisqu’elle ne résout rien, maintient la souffrance, demeure énigmatique et souvent insensée. le travail de soin outre le soulagement de la souffrance c’est aussi permettre à la personne de trouver un sens à ce qui lui arrive afin que cela ne soit plus insensé justement. Cela n’implique nullement de notion de choix mais plutôt un certain déterminisme de ce qu’on nomme la causalité psychique.
        Pour ce qui est de la notion de semi responsabilité, je ne sais pas si M. Gori en est l’adepte, c’est quelque chose que je ne maîtrise pas mais si elle se résume comme vous le faites, alors sur ce point je serais d’accord avec vous pour trouver cette notion étrange, floue et donc finalement assez dangereuse.
        Mais bon ce qui me semble encore plus dangereux c’est que la médecine et non la biologie soit appelée à la rescousse pour justifier une réglementation qui sous tend une normalisation des comportements. A travers les paroles d’experts il y a souvent une opération de prise de pouvoir et d’aliénation d’autrui. De nombreux psychanalystes se sont mis dans cette position en faisant croire que leur pratique leur donnait un savoir qui leur permettait de donner un avis sur tout. (Voir Mme Agazinski qui a distillé à son compagnon Jospin, un certain nombre de notions parfaitement contestable dans un domaine qui n’était pas le sien).

        Mais pour revenir à l’article il me semble que M. Gori s’occupe d’un champs qui le regarde comme praticien hospitalier. Pour une fois que les psy se mettent à défendre les malades je pense que ce n’est pas condamnable même si on n’est pas totalement d’accord avec ce Monsieur que personnellement je ne connais que de nom.

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 20h57 le 01/01/2009
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    LE TAG ASSASSIN

    Dans les tags figurant en fin de cet article sur les « malades mentaux, il y a “Marseille”, “psychiatrie”... et “Sarkozy” ! ! !

    Vous aussi, vous avez fini par faire le rapprochement ?

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 21h06 le 01/01/2009
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Allez je cafte tant pis : Un malade mental s’est réfugié à l’Elysée depuis le 7 mai 2007. Je suis volontaire pour vous donner un coup de main pour aller le chercher. Le temps presse, son égo s’est schizophréné... ! !

    Lien

  • siko
    siko
    capitaliste révolutionnaire
    • Posté à 21h07 le 01/01/2009
    • Internaute 38962
      capitaliste révolutionnaire

    Si on commençait par appliquer ce plan sur Sarko lui-même. Lui qui est reconnu par tous les psychiatres comme un cas clinique.

    • Thierry Seguin
      Thierry Seguin répond à siko
      Journaliste spécialisé
      • Posté à 23h17 le 01/01/2009
      • Journaliste 20610
        Journaliste spécialisé

      Tout cela me semble être un débat intéressant.

      Néanmoins, il faur rester proche du sujet. Imaginons que le malade mental en question ait tué l’amant de sa grand mêre tout simplement par vengeance. On peut imaginer qu’il ait pu subir, enfant, quelque cruauté de la part de cet adulte ou d’un autre, on ne devient pas schizo par hasard.
      Imaginons que, malgré leur grande expertise, mais l’étroitesse de leur temps disponible, les psy libéraux n’aient pas réussi à faire remonter les causes de ce passage à l’acte, et de la souffrance qui y a conduit.
      On déclare donc fou dangereux un type qui pourrait être sauvé simplement par un travail collectif. Un fou dangereux qui n’aurait plus rien à faire dans une sctructure d’enfermement. Dont il n’est sorti que pour se cuiter, comme tout le monde à cette époque de l’année, apparemment ! Donc il est peut être normal, mais personne ne prendra l’initiative de revenir sur une décision de justice.

      Maintenant généralisons.

      - Pourquoi la connaissance scientifique emmagasinée par les psy n’est t’elle pas mieux exploitée pour tracer les parcours qui conduisent à des situations de pathologie mentale courantes ? Ce fut le travail de Freud avant que la psy devienne une vraie discipline commerciale exercée dans un cadre libéral. Peut être que personne n’y a vraiment intérêt : plus il y a de fou et de malades, plus on gagne ! (j’ai vu une psy qui prenait ses rdv par téléphone pendant la consultation, et je suis pas le seul, les infirmiers qui travaillent dans les centres pourraient vous en dire plus sur les dérives des « tout puissant » médecins).
      Celui qui gagne le plus ou qui a le plus d’entregent universitaire est ensuite celui qui ira expertiser à grands frais pour les tribunaux. Il deviendra un référent alors que ce n’est pas forcément le plus honnête sur le plan intellectuel. Mais on sort du sujet...

      - Pourquoi le gouvernement ne demande t’il pas un travail de fond sur ces sujets aux psys et aux ex malades guéris afin de pouvoir déterminer les meilleurs parcours de guérison ?

      On le voit sur ces deux exemples. Ce qui compte avant tout c’est ’apprentissage à la vie collective, à la responsabilité, au respect de l’autre tout en restant vigilant qui font avancer le plus la société. La on nous sert une espèce de recette de gens en panne d’imagination, sans méthode, sans volonté de faire mieux. Pendant ce temps la les tribunaux enfourne les gens en taule ou en psy pour des babioles. Le dernier en date : 5 ans de taule pour 6 barettes de shit à 20 ans (1er récidive), autant pour 25 trentenaires qui avaient dealé les ballots de coke échoués sur la cote landaise ! (Freud aurait pris 25 ans).

      Le problème c’est aussi de se demander comment nous pouvons enfanter de tels monstres....

      • Chou marin
        Chou marin répond à Thierry Seguin
        sal'bête plein'd'poils
        • Posté à 00h03 le 02/01/2009
        • Internaute 12261
          sal'bête plein'd'poils

        « - Pourquoi le gouvernement ne demande t’il pas un travail de fond sur ces sujets aux psys et aux ex malades guéris afin de pouvoir déterminer les meilleurs parcours de guérison ? »

        Des rapports existent, des assoc de patients aussi, on sait ce qu’il faut faire, et pourtant, on continue de mal soigner.
        Rajoutez a cela un gouvernement comme le notre et on va bientôt faire fusionner asiles et prisons.

  • Quen_tin
    • Posté à 22h46 le 01/01/2009
    • Internaute 39496

    Une petite remarque technique.

    Sans vouloir critiquer la teneur générale des propos, auxquels j’adhère, je tiens à signaler que le traitement des statistiques est fallacieux.
    On dit :
    - 0,4% des crimes sont commis par des malades mentaux
    - les crimes envers les malades mentaux sont 12 fois plus importants qu’envers les personnes « normales »

    On met sur le même plan des statistiques qu’il est impossible de comparer sans connaitre la proportion de malades mentaux dans la population.
    Cette proportion est peut être de moins de 0,4%, et peut être même de 12 fois moins que 0,4%, en quel cas les malades mentaux seraient autant « plus agresseurs » que « plus victimes », contrairement à la conclusion qui est tirée.

    Ce mauvais usage des statistiques est typique de la manipulation d’opinion.

    • Quen_tin
      Quen_tin répond à Quen_tin
      • Posté à 22h54 le 01/01/2009
      • Internaute 39496

      Pour être précis il faudrait dire soit :
      - 0,4% des crimes sont commis par des malades mentaux
      - x % des crimes sont commis envers des malades mentaux

      ou bien :
      - les malades mentaux sont 12 fois plus victimes de crimes que les peronnes « normales »
      - les malades mentaux commettent x fois plus de crimes que les personnes normales

      Mais mélanger les deux est trompeur car la proportion de malades mentaux est relativement faible.

    • Chou marin
      Chou marin répond à Quen_tin
      sal'bête plein'd'poils
      • Posté à 23h03 le 01/01/2009
      • Internaute 12261
        sal'bête plein'd'poils

      Euh.. j’ai jamais été très bon en maths, mais multiplier par douze un pourcentage, quel qu’il soit, ça fait plus,non ?

      En revanche, la manipulation, je m’y connais, c’est un de mes sujets préféré, vous vous y essayez ou c’est une simple erreur de votre part ?

      • Jean de Lille
        Jean de Lille répond à Chou marin
        psy
        • Posté à 01h13 le 02/01/2009
        • Internaute 21670
          psy

        Pour aller dans votre sens (une fois n’est pas coutume) il y a une donnée qui n’est pas dites dans le texte quand on donne 0,4 % en tirant cette donne des statistique judiciaire dans lesquelles le prévenu à été déclaré irresponsable au moment des faits. Cette donnée est qu’à la suite de pression idéologique ce nombre a drastiquement chûté il doit y avoir 20 ans (peut-être est-ce ce que vous nommez la semi responsabilité), comme si il y avait beaucoup moins de malades mentaux maintenant qu’avant. Mais la questions de la pénalisation des malades a aussi été prise sous l’angle (à un moment donné) de l’intérêt des malades car irresponsable pénalement le malade aboutissait à un hôpital de force (H Collin Condillac, Sarguemines) d’où pour certain il était très difficile de sortir. Donc pour certains militants de cette époque le pénal était préférable , si toutefois il y avait des soins en prison, car là il y avait une échéance fixée par le tribunal.
        Il se trouve qu’effectivement les soins en prison sont de très mauvaise qualité, que les malades mentaux sont surreprésentés dans la population carcérale, que par ailleurs les hôpitaux sont dépeuplé de leurs patients et qu’à la fermeture des lits il n’y a pas eu d’ouverture de structure alternative de vie pour les malades comme cela avait été promis. Donc non seulement les malades sont en prison, mais souvent ils sont pas soignés si leur entourage familial n’est pas attentif, et ils sont nombreux à être SDF. ce qui rejoint une autre partie de l’actualité

         
        • jexiste
          jexiste répond à Jean de Lille
          si, si
          • Posté à 13h15 le 02/01/2009
          • Internaute 53099
            si, si

          L’ARGUMENT DE LA FERMETURE DES LITS EST FALLACIEUX.

          Pour vous en convaincre, je vous donne quelques chiffres connus en 2004 en vous précisant que la tendance ne s’est pas inversée depuis, elle est toujours la même.

          En 2001, selon les données de la DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques), le nombre de lits en psychiatrie était de 62349, avec un taux d’occupation de 86,3%.

          Le nombre des hospitalisés en psychiatrie à un instant t est donc sensiblement le même que celui des détenus, mais avec une durée moyenne d’hospitalisation en psychiatrie de 34,2 jours en 2001, le turn-over y est beaucoup plus important qu’en détention en établissement pénitentiaire (et le jugement préalable parfaitement inutile...).

          En parallèle à la diminution continue de la durée moyenne d’hospitalisation en psychiatrie (en 1970, elle était de 250 jours), le nombre des « patients pris en charge » sur une année n’a donc cessé de progresser, pour atteindre 1,2 millions d’adultes au début des années 2000, alors qu’il était de 708000 en 1989.

          Une étude de la DREES de 2004 montre que le taux de recours dans les secteurs de psychiatrie générale (nombre des patients vus au moins une fois dans l’année rapporté à la population âgée de plus de 20 ans du secteur) est ainsi passé de 17 patients pour 1000 habitants de plus de vingt ans en 1989, à 21 pour 1000 en 1995, et à 26 pour 1000 en 2000.

          Par ailleurs, je confirme ce que dit Chou marin sur les tendances bien plus répressives que curatives de la psychiatrie française, elles sont bien d’inspiration psychanalytique, au moins dans les discours qui les habillent, culpabilisant toujours des victimes afin d’éviter à l’ensemble du corps social de s’interroger sur son fonctionnement, ses dysfonctionnements, ses responsabilités.

          Les Américains n’étant pas aussi réticents que les Français à poursuivre et condamner délinquants et criminels, ils n’ont pas non plus besoin de ces contorsions psychanalytiques pour culpabiliser les victimes de crimes et délits non reconnus et les traiter contre leur gré.

          D’où, également, des soins plus adaptés pour les malades mentaux, les vrais, car débarrassés de toutes ces singeries.

          • Chou marin
            Chou marin répond à jexiste
            sal'bête plein'd'poils
            • Posté à 13h48 le 02/01/2009
            • Internaute 12261
              sal'bête plein'd'poils

            Et c’est la que se situe le problème : des soins plus adaptés.
            Je suis indigné car ce n’est pas ce Mr Gori qui veut aider la France a rattraper son retard en la matière, bien au contraire. Les patients souffrent et leurs familles aussi
            Vivement la relève !

          • jexiste
            jexiste répond à jexiste
            si, si
            • Posté à 16h11 le 02/01/2009
            • Internaute 53099
              si, si

            Il manque une précision dans ce que j’ai dit plus haut : la diminution drastique du temps moyen de l’hospitalisation en psychiatrie depuis les années 1970 résulte de l’évolution des traitements médicamenteux, de plus en plus costauds, aptes à réduire la crise psychotique ou à incapaciter le gêneur (selon les cas) sous un délai de plus en plus bref. Dans le même temps, le nombre de lits n’a pas diminué dans d’aussi grandes proportions, ce qui a permis un accroissement considérable du nombre de personnes psychiatrisées (à tort dans de nombreux cas).

            Alors que ce sujet complexe mériterait de longs développements et nombre d’explications très détaillées sur ses divers aspects, je fais des commentaires à la va-vite, un peu dans le désordre, en fonction des autres interventions et des opportunités de débat que nous offre ce site. Je renvoie ici le lecteur curieux à quelques unes de ces discussions récentes :

            Lien

            Lien

            Lien

            Lien

            Lien

            Le présent article portant essentiellement sur l’instrumentalisation de faits divers par le pouvoir en vue d’un tour de vis sécuritaire, je rappelle que la préparation de l’opinion publique dans cette optique a commencé avec le double meurtre de Pau du mois de décembre 2004, survenu dans la continuité d’une mise en lumière particulière d’interrogations et discussions dont l’essentiel se retrouve dans les trois textes suivants :

            Lien

            Lien

            Lien

            • XXXXXXXX
              XXXXXXXX répond à jexiste
              courageux
              • Posté à 17h20 le 02/01/2009
              • Internaute 22807
                courageux

              C’est à Bohars, à Bohars, à Bohars, c’est à Bohars qu’il nous faut !

              • jexiste
                jexiste répond à XXXXXXXX
                si, si
                • Posté à 19h58 le 02/01/2009
                • Internaute 53099
                  si, si

                Ah, Bohars... ses spirites, ses dessous-de-table tournants, ses pendus en série, ses proxénètes, violeurs et pédophiles... quel bouquet !

            • Chou marin
              Chou marin répond à jexiste
              sal'bête plein'd'poils
              • Posté à 18h27 le 02/01/2009
              • Internaute 12261
                sal'bête plein'd'poils

              Je suis plongé dans la lecture de vos liens, merci !

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