Temoignage 28/12/2008 à 13h45

Mort d'Ilyes : étant infirmière, je mesure le drame de cette collègue


Un enfant de 3 ans est mort suite à une erreur humaine insoutenable. Les étapes du deuil seront déchirantes pour la famille et les proches. Le chemin vers l’acceptation ne se fera probablement pas. Notre empathie ne peut mesurer l’abîme dans lequel ils sont plongés face à la perte violente de cet enfant.

Etant infirmière, je mesure également le drame de cette collègue. Le sujet était au coeur de nos discussions au boulot ce matin. Nous nous sentons tou(te)s concerné(e)s et sommes forcément remué(e)s. Chacun se projette. « Et si c’était moi ? »

L’engagement humain de chacun(e) d’entre nous, infirmières, infirmiers, est basé sur la volonté de « faire le bien », d’accompagner, d’apaiser, de soulager les accidents de la vie et de soutenir au mieux face à la souffrance, à la mort. Aucune faute n’est tolérée puisqu’elle peut avoir des conséquences dramatiques, elle peut tuer.

Nous sommes conscient(e)s des risques liés à notre profession, de la portée de nos actes. Très tôt dans le cursus, un enseignement juridique nous est délivré. Notre responsabilité civile, bien sûr, est engagée, mais aussi notre responsabilité pénale :

« La responsabilité pénale a pour objectif de punir le comportement dangereux ou illicite d’un professionnel de santé du fait des dommages qu’il a pu causer à son patient ou du simple fait d’avoir fait courir un risque injustifié à celui-ci. »

Ainsi, lorsque involontairement, par imprudence, maladresse ou inattention, une infirmière cause la mort ou des blessures à un patient, celle-ci peut encourir des sanctions découlant des chefs d’atteinte involontaire à la vie ou d’atteinte involontaire à l’intégrité de la personne.

Par ailleurs, puisqu’il s’agit de sanctionner un comportement, des condamnations à des peines d’amende ou de prison peuvent aussi être prononcées, alors même que le patient ne justifierait d’aucun dommage, comme par exemple en cas de violation du secret professionnel, de non-assistance à personne en danger ou de mise en danger d’autrui.

En outre, ce qui particularise la responsabilité pénale est son caractère toujours strictement personnel : personne ne « couvre » donc jamais personne et chacun doit répondre de ses gestes (mais uniquement de ses gestes).

Ainsi, une infirmière a l’obligation de refuser un ordre qui serait manifestement illégal, car en exécutant un tel ordre, celle-ci se positionne comme « la main qui accomplie l’acte » et donc comme l’auteur principal de l’acte illégal.

Evidemment, chacun(e) d’entre nous a conscience de la rigueur et de la vigilance nécessaires à chaque instant pour ne pas basculer dans la tragédie. Mais la surcharge de travail (liée au manque de personnel), le stress, la fatigue exposent inévitablement à un moment d’inattention qui peut être fatal.

Une erreur est rattrapable dans bien des professions. Les conséquences seront des euros perdus, une engueulade du boss, une heure de rab, etc. Mais aucun dérapage n’est acceptable dans le domaine de la santé.

Il n’est donc pas permis de jouer aux funambules avec des équipes en sous-effectif, des horaires à rallonge qui favorisent la pression. Si les pouvoirs publics dorment sur leurs deux oreilles, la vie d’une famille est brisée, celle de l’infirmière incriminée l’est aussi.

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  • Cosette
    Cosette
    Délinquante amoureuse
    • Posté à 14h42 le 28/12/2008
    • Internaute 33774
      Délinquante amoureuse

    Bonjour Marina,

    C’est un drame ce qui s’est passé,bien sur je pense aux parents,c’est terrible de perdre un enfant !

    Mais il faut trouver un coupable,il faut que quelqu’un paye ....
    Alors « c’est » l’infirmière.

    Les infirmières sont surchargées (tout le monde le sait).
    Elles font un boulot formidable, sont à l’écoute,apaise,réconforte.
    Elles sont humaines !
    Aucune reconnaissance de la part du gouvernement pour elles.

    Le coupable c’est l’état qui supprime des postes, des lits ! !

    • Tinhinane
      Tinhinane répond à Cosette
      Médiatrice scientifique
      • Posté à 15h34 le 28/12/2008
      • Internaute 4901
        Médiatrice scientifique

      Je suis en accord total avec Marina et Cosette.

      J’ajoute pour ma part l’espoir que cesse le traitement, par les médias, de pareils drames avec autant de « légèreté ». Du pseudo factuel qui tait les causes et les conséquences de ce type d’événements.

      • zénon denon 84
        zénon denon 84 répond à Tinhinane
        Bonne
        • Posté à 16h31 le 28/12/2008
        • Internaute 30028
          Bonne

        est-ce de la légéreté que de dire les choses
        comme elles se passent .Comme elles sont ?
        Je ne le pense pas .Puisque nous sommes
        sur RUE 89 je ne vois pas ou se niche la
        « legéreté “ dans les mises en pages sur ce média .
        Pour les autres ,je ne sais ,mais ,diable
        n’ajoutons pas du plomb,voire de l’amalgame
        là ou il a un DRAME ; Pour lequel afin qu’il soit
        expliqué-apres coup- tous les parametres
        soit mis sur la table ...

    • Mon-Al
      Mon-Al répond à Cosette
      roturière : -)
      • Posté à 17h15 le 28/12/2008
      • Internaute 24219
        roturière : -)

      Bonjour Cosette, bonjour Marina,

      Je pense bien sûr d’abord aux parents puis à l’infirmière dont la vie sera sûrement bien difficile après ce drame. Mais il certainement trop facile de dire que c’était la surcharge de travail : j’ai vu que le petit était au service pédiâtrique et non aux urgences ( pour une angine ?), qu’il y avait 11 enfants hospitalisés en cette période de fêtes et qu’il y avait 7 personnels soignants ... par contre une mauvaise ampoule dans un mauvais endroit, un rangement mal fait ...

      Les infirmières font un boulot formidable, il me faut le répéter, malgré parfois une surcharge, mais elles restent toujours à l’écoute ...

      Il est bien dommage encore une fois de mélanger un drame humain, une erreur médicale certes, avec des directives gouvernementales ! L’infirmière a reconnu son erreur, elle est bien plus raisonnable que les médias qui comme d’habitude, s’emparent de l’affaire sans discernement.

    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à Cosette
      journaleux - blogueur
      • Posté à 01h48 le 29/12/2008
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur

      Suis comme Cosette (bonsoir au passage) et content d’avoir l’avis assez clair d’une professionnelle de la profession. Cela change d’un message tronqué à la téloche ou la radio.

      Cependant, un point me chagrine, Marina, lorsque tu parles de responsabilité pénale.

      Je sais que tu « n’es qu’une » auxiliaire de santé. Un médecin, en France, a une obligation de moyens et n’a pas d’obligation de résultats.

      Qu’en est-il d’une infirmière ? Ce bien entendu en règle générale, sans entrer dans un cas précis que nous ne connaissons pas et dont je lisais encore dimanche dans Rue89 qu’il était hospitalisé pour une angine (ce qui a été démenti samedi par Mme Vasseur), alors que nous n’avons pas les résultats de l’autopsie. Je ne parle pas d’un décès, mais des règles de ton travail.

      Merci pour ta réponse.

      • Zibel973
        Zibel973 répond à FabiendeMénilmontant
        (inquiète depuis le 6 mai 2007)
        • Posté à 17h25 le 29/12/2008
        • Internaute 40735
          (inquiète depuis le 6 mai 2007)

        Il ne faut pas confondre responsabilité civile et pénale, le « responsable mais pas coupable ».

        La responsabilité pénale intervient lorsqu’il y a INFRACTION, trouble à l’ordre public, le plus souvent intentionnel, mais pas toujours. Par exemple effectuer un acte médical quand on est infirmière (ça arrive car les lois sont en retard sur les pratiques !) ou exécuter une prescription aberrante (c’est plus compliqué car c’est en principe le médecin prescripteur qui ira au pénal, l’exécutante au civil) peuvent relever du pénal. Dans ce cas, on est jugé au pénal et condamné à une « punition ».

        Les infirmières sont la plupart du temps sous le coup de la responsabilité civile (dommage à autrui sans intention, même si parfois les conséquences sont gravissimes). Il sagit alors d’un jugement civil pour attribuer des « réparations ».

        Dans le cas présent, si j’ai tout compris, la prescription médicale était correcte, il s’agit d’une « erreur humaine » (le fait que l’infirmière ait donné l’alerte prouve que ce n’était pas intentionnel, même si « erreur » parait un terme disproportionné par rapport aux conséquences).

        Il n’est jamais vraiment question de « couvrir » le personnel, simplement quand les responsabilités sont partagées, floues, les causes sont « diluées » dans des défauts organisationnels (c’est toujours le cas : prescription non signée ? qui a rangé le flacon ? quel ratio de personnel ? quel étiquetage ? ...).
        Je peux vous assurer qu’en cas d’erreur même sans conséquences graves, même non percue par les malades, les « remontages de bretelles » et mise en question par la hiérarchie (et les collègues) ont bien lieu.

        Oui, les infirmières ont des cours sur la responsabilité professionnelle (terrifiants) mais ça ne fait pas de nous des personnes à l’abri d’une faute.
        Et on acquiert seulement avec l’expérience la force de dire « non » et de remettre en cause des prescriptions.

        Oui, ça m’est arrivé UNE fois (en seize ans) d’exercer un « droit de retrait “ en envoyant un fax à l’administrateur de garde pour ‘ dégager l’équipe de toute responsabilité car la sécurité des patients ne pouvait être assurée’. Le médecin avait signé aussi... c’est le cadre infirmier qui est venu assurer les soins en attendant de trouver une solution (un dimanche matin).
        Il faut savoir que la plupart des services fonctionnent au quotidien en ‘service minimum’. On ne peut pas faire un droit de retrait à chaque prise de travail !

    • manticone
      manticone répond à Cosette
      celibataire
      • Posté à 13h42 le 29/12/2008
      • Internaute 30389
        celibataire

      bonjour marina et cosette

      juste un eclairage particulier car j’ai ete hospitalise ado dans l’hopital dans lequel s’est produit le drame donc je connais bien le service de pediatrie.
      ce que je tiens a souligner c’est l’attitude tres digne du pere du gamin qui a de suite demander que l’infirmiere ne serve pas de bouc emissaire.
      j’ai passe 6 mois dansce service de pediatrie et certaines nuits il y’avait deux infirmieres pour 20 gamins ( j’etais hospitalise pour des problemes de croissances donc avec un traitement assez lourd) on s’est meme retrouve avec une journee avec pas assez d’infirmiere pour nous surveiller.
      ce drame me navre car je me rends comptes que des annees apres on en est au meme point ( j’ai maintenant 32 ans).
      que fitle gouvernement ?

  • caramel2012
    • Posté à 15h46 le 28/12/2008
    • Internaute 29413

    Je ne m’étalerais pas, il faudrait au moins 300 pages, pour lister les situation de NON ASSISTANCE à PERSONNE EN DANGER observer pendant + de 17 ans dans une structure public hospitalière.

    Et par conséquence un bon nombres d’erreur imputé aux patients ou familles sans le soutient nécessaire à surmonter les extrêmes souffrance de la vie

    Je comprends cette famille qui ressent l’isolement lorsqu’une ministre fait état de reprise de drame pour faire couler de l’encre, au lieu de soutenir dans le chagrin ces familles en souffrances
    car ce malheur n’est pas un cas isolé …

    Ce qu’il ce passe au travers de ce drame du petit Ylliès des milliers de personnes le vivent seuls, s’en aucun soutient des responsables
    à longueur d’années (dossiers disparu+++) et ces familles ou patients abattu ne ce font pas entendre, ou ne réagisse pas (moi même j’ai laissé couler des erreurs médicale imputé à ma personne) lorsque la douleur est si forte, le courage d’affronter ces administrations établit pour vous déstabiliser avant d’avoir prononcer un seul mot n’est même pas envisageable

    Les hôpitaux ordonne aux personnel de répondre aux familles meurtri d’adresser un courrier à la DIRECTION de CLIENTÈLE (patientèle, mieux approprié, non ? ?) de l’établissement

    Quel joli mensonge (même écrit dans les recueille remis aux patients lors d’une admission)

    Pour ce faire entendre une famille doit solliciter la DASS pour demander à effectuer une enquête, hors la DASS ne semble pas alerter.

    Pourtant au sein de ces hôpitaux des bouquins entier tourne dans les services pour culpabiliser (sensibiliser) les personnels sur les « plaintes » officieuse des patients ou famille …

    Mais trop de personne inefficace, planqué et choyé par les dirigeant (eux même proche ou actif en politique) laisse faire dans le mépris le plus total de l’humain, pour abdiquer lorsqu’un ministre de la santé (et des sports ? ? ?) affirme qu’un hôpital doit être gérer comme une entreprise afin d’y effectuer des bénéfices (Sénat, Bachelot, Septembre2008, réforme hospitalière)

    Une petite réponse quant à cette tragédie de flacon : La pharmacie finance les services de santé, entreprise actionnaire en bourse,de grands patrons amis de grand chefs
    Mais depuis des années les professionnels demande des codes couleur sur ces putains de flacon (tous aussi dangereux les uns que les autres) doit on rappeler que ce sont des produits chimique, qui détruisent plus qu’ils ne font du bien …
    Mais non, les conditionnement sont si similaire que des erreurs sont innévitable

    Ceci est une virgule comparé à toutes les distorsions rencontré dans cette belle (elle pourrait l’être) école de la vie

    l’anecdote la plus jolie que j’ai pu voir en live comme au guignol de chez C+ :
    X.Bertrant déboulant accompagné d’une garde rapproché (au moins 30 personnes, et 5/7 voitures + 3/4 motards) venant faire des promesses sous mes yeux à de proche collègue des urgences et ça c’était lorsqu’il était ministre du travail et que $N était à l’intérieur (ou finance ou bercy, je ne sais plus) soit peu de temps après les émeutes ayant provoqué des morts pendant les manifestations anti-CPE, oui oui mort

    Peu avant cette mascarade d’élection en mai 2007 (réplique de la réélection de bush il y a 4ans)

    Des acteurs, de la poudre aux yeux, des illusionnistes, le citoyen, les petites gens ils s’en tapent pour de vrai, ils attendent de payer l’ISF pour ce retirer dans un état « neutre » nous nous sommes au théâtre de la décadence

    le 29 janvier 2009 en cette neuve année il faut affirmer chacun sa colère,
    en attendant aujourd’hui il faut soutenir la famille de ce petit parti trop tôt suit à l’inconscience de nos gouverneurs …

    Soulevons nous, car la santé, l’éducation, la justice sont en voix de disparitions pour vous, nous citoyens lambdas … et pourtant ce son les piliers d’un bon fonctionnement sociétale

    Ce n’est plus le pays des droits de l’homme, lorsque l’on abandonne son corps à la santé pour ce faire tuer …
    Lorsque la France est régulièrement condamné quant à ses prisons
    Quand ils font des saloperies sur l’énergie des petites gens qui bossent pour faire encore la France

    PAIX
    ACTION
    RÉACTION

    Liberté
    Égalité
    Fraternité

    Soyons fort******************************************************************

    • fermtag
      fermtag répond à caramel2012
      • Posté à 21h13 le 28/12/2008
      • Internaute 31080

      « (...) doit on rappeler que ce sont des produits chimique, qui détruisent plus qu’ils ne font du bien … »

      N’oubliez pas de rajouter « s’ils sont mal utilisés », car ils sont forcemment utiles pour certaines pathologies, puisque la pharmacie centrale les a en stock.

      (que ces produits soient « chimiques », cela ne fait aucun doute puique, par définition, toute molécule – eau, glucose, chlorure de sodium, de magnésium, etc. – est chimique !

      Maintenant, à savoir s’ils sont suffisamment utiles dans un service de pédiatrie pour qu’il en soit doté localement, c’est une autre question. Peut-être s’agit-il d’une erreur de dotation de la PC, qui sait ; que ce flacon n’aurait jamais dû atterrir dans cette armoire ; que...

      Je vous rappelle, justement, qu’une enquête est en cours pour tenter de déterminer, entre autres, les responsabilités, donc ce genre de choses... et que nous n’en saurons rien avant la conclusion de l’instruction.

      • caramel2012
        caramel2012 répond à fermtag
        • Posté à 16h42 le 29/12/2008
        • Internaute 29413

        Produits Toxique, Oup’s, même bien utilisé
        Exemple : à l’hôpital public lorsque vous vous faites injecter un produit de contraste hautement toxique pour vous mais aussi votre entourage, et que ce personnel envahie par l’indisponibilité du temps ne vous expliquera pas les conditions à respecter à la suite de la dite injection ...
        Peut importe, l’absorption de ces substances n’est elle pas en meilleur place dans le business pharmaceutique (actionnaire de la santé et en bourse) ou simplement dans la consommation du Français lambda en constante hausse
        Je ne parle pas de bonne utilisation dans une pathologie en particulier, ou pédiatrie, ou psy, ou adulte, ou Réa, ou médecine ou que sais-je …
        Lorsque des lois, sois disant servent à veiller la prise en charge de la fin de vie dans le respect de la dignité et de l’intégrité de l’HUMAIN, que dans ces lieux on ne donne ni antalgique, ni perfusion, ni eau, ni information aux familles, ni rien, mais que le cout d’occupation préoccupe nettement plus certains, que le soulagement on pousse l’humain a trépasser avec en prime tous les faux semblant octroyé à l’euthanasie ou le droit à mourir dans la dignité qui dans les médias une fois par an cela soulève des polémique, alors que cela est déjà pratiqué sous le sceaux du secret médical depuis très très, très longtemps
        Lorsque le VIDAL* compte plus de produits que les pommes de terre « autorisé à la conception »
        Un commerce de plus sur la vie intime des petites gens qui ne peuvent s’octroyer les pratiques des meilleures, ou nouvelles influences du gouvernement sur les mutuelles et la sécu, ajouté aux pertes non perçue de certaines distorsions ? ? ? ?
        Aussi chacun peu le constater, sans forcément avoir été éduqué par la santé, qu’à l’hôpital prendre un produit en stock peut être déposé par erreur par n’importe qui, n’ importe où, n’importe quand, et n’importe comment dans ces stocks rarement « contrôlé » par la pharmacie hospitalière ou l’on débuche régulièrement des produits périmé
        Sauf la liste rouge, c’est fou, non ? ? ?
        Toute substance ne ce doit elle pas (dangereuse ou non) d’être soigneusement contrôlée (comme le bœuf, ou les œufs du super marché) dans ce genre de lieu ou toutes les 30mn vous êtes à la merci de la moindre pluie et qu’entre vos mains défilent des vies
        Un CODE COULEUR doit être obligatoire ce n’est pas compliqué de prendre en considération que dans un service ou l’urgence engendre l’inattention d’une fraction de seconde et que tant de paramètres sont à contrôler en 3 secondes (temps d’un cœur pour arrêter de fonctionner)
        Parce que rappelons le corps de la santé reste en grande parti des êtres humains
        Ok il y a toujours des pourris (ceux qui ce sentent supérieur au mépris de l’humain à soulager)
        Mais heureusement il y a aussi et toujours ces Maîtres (toutes qualifications confondu) qui affrontent H24 ces difficultés, pour ensuite ce sentir soulagé lorsqu’à la fin du service les catastrophes ont pu être évité
        Respect à eux car sans ce combat contre ce qui à gangréné la SANTÉ, soit l’appât de rentabiliser financièrement les dépenses d’une journée de Réa, bon nombre auraient trépassé devant la porte sans même entrer dans l’enceinte de l’établissement (comme j’ai pu le constater)
        L’hôpital, les supérieur, les chefs de clientèle qui empoche les primes de « rentabilisation » ordonne le mensonge, les couts bas, les petitesses de l’humain, il y a véritablement de gros personnages dangereux du début du maillon jusqu’à la fin les pires (ceux qui avec 15 ans d’études ou Titré n’auront aucunes excuses) de cette chaine d’exploitation de la santé, de l’humain
        L’hôpital n’étant pas un lieu ou le formatage à la grande distribution peut être appliqué, ce n’est pas les lieux préposés à la consommation de vie ou de mort, donc un lieu tout autant respectable que l’éducation ou la justice
        Hors à ce jour je crois savoir que les budgets défenses on éclaté tous les records, mais dois-je rappeler que plus de la majorité du Français Citoyen vit sous le seuil de pauvreté
        La Santé l’Education la Justice devraient être les priorités de tous gouverneurs d’un pays qui ce proclame dirigeant d’un peuple, des hommes de son pays
        Ces lieux de droits communs à tous qui éduquent encore l’homme à la LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ...
        Juste pour dire, que pour une fois qu’il y a une enquête, afin de rétablir plus d’une vérité bien camouflé par le Secret Médical,
        J’aspire à ce que cela engendre une sensibilité citoyenne de cette belle FRANCE, car nous, vous, ils, tous concerné
        Il en va de l’avenir de nos enfants
        Paix a toute ces personnes dans la douleur et l’espoir d’adoucir leur prochain matin ...

  • marie 75
    • Posté à 16h24 le 28/12/2008
    • Internaute 3563

    Merci pour elle et pour tous les hospitaliers qui bossent dans des conditions qui se détériorent depuis la prise de pouvoir UMP.
    25000 postes doivent être supprimés en 2009.

  • A déménagé le 25 octobre
    • Posté à 17h24 le 28/12/2008
    • Internaute 33755

    J’ai du m’allonger dans quelques lits d’hôpitaux bien des fois. J’ai eu à affronter l’insupportable attente des urgences car point de sang ne coulait de mon corps pourtant meurtri. J’ai du faire face à des « manquements », à des « oublis » mais je peux vous dire une chose : qu’est-ce-que ça crapahute dans ces couloirs blancs cliniques !
    À chaque fois qu’un docteur fini par vous recevoir, il est complètement essoufflé. C’est parfois à vous de lui demander : « qu’est-ce qui vous amène, cher docteur ? »...

    Mon frère enchaine nuit de garde sur nuit de garde, la semaine dernière il a bossé 110 heures : réparer, recoudre, rafistoler, soulager, parler, rassurer, réfléchir, peser, argumenter, je n’arrive toujours pas à comprendre comment il fait pour tenir, bien qu’ayant vu maintes fois de l’intérieur ce qu’il s’y passe.
    Quand vous lui demandez s’il n’est pas au bord de l’implosion, il vous répond machinalement que c’est son métier. Pas une plainte, pas un regard qui baisse. Idem pour mon ex-fiancée doctoresse. C’est un autre monde.

    Alors, tient, puisque vous êtes infirmière, Marina, je vous rends solennellement hommage ainsi qu’à toutes et tous vos collègues de tous les hôpitaux du monde.

    @ la ministre de la santé : pffff... triste.

    • Cosette
      Cosette répond à A déménagé le 25 octobre
      Délinquante amoureuse
      • Posté à 09h37 le 29/12/2008
      • Internaute 33774
        Délinquante amoureuse

      Bonjour Blaise,

      Bachelot a dit qu’elle avait confiance en l’hôpital public, etc....etc...

      Et là,que va -t-elle dire pour se justifier ? ? ?

      Un homme est mort faute de place !

      Lien

    • metallo
      metallo répond à A déménagé le 25 octobre
      amiantable
      • Posté à 21h32 le 29/12/2008
      • Internaute 61883
        amiantable

      Bel hommage et si vrai, blaise.

  • Juan Pablo de Tagéna - bloqué
    • Posté à 18h00 le 28/12/2008
    • Internaute 60349

    Le dévergondage compassionnel qui pollue nos coeurs si tendres et si disneylisés nous conduit à nier la notion de responsabilité individuelle. Je trouve cela abominable. Laissons faire la justice, faisons confiance à sa sagesse. Ce n’est pas à nous de condamner ou d’acquitter. Respectons cette infirmière qui doit traverser une dure épreuve !

    • fermtag
      • Posté à 21h28 le 28/12/2008
      • Internaute 31080

      Je plussoie : ce n’est pas à nous de juger mais à la justice !

      Je déteste ces mélanges de genres entre l’intérêt de la collectivité et les passions de l’opinion publique, qui vont rarement dans le même sens au lendemain d’un drame.

      Et l’intérêt de la collectivité DOIT l’emporter, car, dépassionnée, elle est la seule garante de la liberté, de l’égalité et, si besoin est, de la fraternité.

      Laissons faire la justice dont c’est le rôle et au diable les passions animales.

    • Route64
      • Posté à 12h57 le 30/12/2008
      • Internaute 3509

      Merci à toi, O Tagada.
      Et rappelons en choeur :
      APPEL A TOUS LES RIVERAINS :
      ADHEREZ AU FAN-CLUB de TAGADA

  • Pierrot287
    • Posté à 20h02 le 28/12/2008
    • Internaute 19703

    Je pense aussi beaucoup à cette pauvre infirmière qui doit être totalement accablée !
    Mais, s’il y a des comportements à condamner, je pense que l’état, qui réduit les budgets et les effectifs des personnels médicaux, porte une grande responsabilité. Il est à craindre que se manifestent nombre de catastrophes liées à cette politique d’économie à tout va !
    Comme pour l’éducation, la justice, le pénitenciaire, seules les économies comptent, il faut rétribuer les actionnaires et les riches, donc économies sur le social et le sur dos des Français ! Voilà le résultat de cette bête politique inconséquente et particulièrement irresponsable.

  • Compte supprimé le 4 janvier 3
    • Posté à 21h12 le 28/12/2008
    • Internaute 41144
  • Compte supprimé le 4 janvier 3
    • Posté à 21h13 le 28/12/2008
    • Internaute 41144
  • Compte supprimé le 4 janvier 3
    • Posté à 21h16 le 28/12/2008
    • Internaute 41144
  • Compte supprimé le 4 janvier 3
    • Posté à 21h15 le 28/12/2008
    • Internaute 41144
  • Compte supprimé le 4 janvier 3
    • Posté à 21h14 le 28/12/2008
    • Internaute 41144
  • Compte supprimé le 4 janvier 3
    • Posté à 21h14 le 28/12/2008
    • Internaute 41144
  • Compte supprimé le 4 janvier 3
    • Posté à 21h11 le 28/12/2008
    • Internaute 41144

    Encore une fois, je suis stupéfaite de la majorité des réactions sur ce site.

    « étant infirmière, je mesure le drame de cette collègue »

    J’ai envie de répondre aussitôt : « étant mère, je mesure le drame de ces parents » ! Car ce n’est pas un petit chat, qui est mort, c’est un petit enfant. Et il me paraît parfaitement légitime que la personne qui a injecté (involontairement, bien sûr) du poison dans les veines de ce petit enfant ait quelques ennuis avec la justice ! Vous estimez qu’elle devrait avoir droit à l’impunité ? Ce qu’elle a fait porte un nom, c’est un homicide involontaire, et dans tous les cas d’homicide involontaire il y a garde à vue, enquête et jugement (et très probablement condamnation).

    Si par inadvertance vous renversez un passant avec votre voiture, parce que vous êtes pressée ou stressée, vous serez AUSSI mise en garde à vue et en examen, même si bien sûr vous ne l’avez pas fait « exprès ». C’est normal, non ?

    Le drame de l’infirmière (c’en est effectivement un, j’en suis sûre) n’a quand même rien à voir avec le drame des parents de l’enfant !

    Qui n’a jamais, lors d’une hospitalisation ou d’un accouchement, été victime de négligences, d’impatience, voire de mépris de la part de certains soignants ? Qui n’a jamais appelé en vain pendant que les infirmières, nullement débordées, buvaient leur café en rigolant et en papotant ? Qui n’a jamais vu les soignants se dépêcher de faire un soin (en le rendant douloureux) pour aller plus vite boire ce fameux café ?

    Pour avoir malheureusement dû séjourner régulièrement à l’hôpital, je vous garantis que ce que je dis là n’est pas rare du tout, que je l’ai observé maintes fois, soit à mon égard soit à l’égard de gens qui n’étaient pas en état de se défendre...

    Il existe des soignants dévoués, consciencieux et merveilleux, j’en ai rencontré, mais ce n’est pas la majorité. Il y a des brebis galeuses partout, chez vous aussi.

    Je ne suis pas en train de dire que cette inflirmière était une brebis galeuse : je n’en sais rien. Mais vous ne savez pas non plus si c’était une sainte, et la réaction de tous les soignants depuis ce drame, me fait frémir : ça relève quand même du corporatisme éhonté !

    Un enfant est mort !

    • freakfeatherfall
      • Posté à 21h13 le 28/12/2008
      • Internaute 21024
        moonchild

      « Qui n’a jamais, lors d’une hospitalisation ou d’un accouchement, été victime de négligences, d’impatience, voire de mépris de la part de certains soignants ? Qui n’a jamais appelé en vain pendant que les infirmières, nullement débordées, buvaient leur café en rigolant et en papotant ? Qui n’a jamais vu les soignants se dépêcher de faire un soin (en le rendant douloureux) pour aller plus vite boire ce fameux café ? »

      Moi.
      D’autres personnes ici ?

      • fermtag
        • Posté à 22h04 le 28/12/2008
        • Internaute 31080

        +1

        Et une chose aussi est sûre : faut pas les prendre pour des c... imbéciles.

      • metallo
        metallo répond à freakfeatherfall
        amiantable
        • Posté à 21h37 le 29/12/2008
        • Internaute 61883
          amiantable

        Et moi ! Pourtant j’ ai « visité » quelques *boutiques* de soins. Hôpital et clinique privée. J’ ai pas du bien voir, c’pas béa !

    • poupipo
      • Posté à 21h29 le 28/12/2008
      • Internaute 63946
        blonde

      ah le café... et oui les soignants adorent le café, d’ailleurs on n’accepte de travailler que si la cafetière est en marche et on enchaine pause sur pause jamais dispo pour les patients...
      Vos réactions me font vraiment peur quand à mon avenir de médecin..
      C’est terrible d’essayer de se motiver après des réflexions de ce type.. On choisit quand même ce metier pour aider nos amis les hommes...
      des fois je me dis que j’aurais du faire véto....
      C’est terrible pour cet enfant, mais rien ne permet de revenir en arrière, et je doute que critiquer à tout va l’hôpital améliore la situation.. l’hôpital est un service public, qui assure le maximum possible dans les limites du possible...
      Il faut peut-être de temps en temps tounerla tête ailleurs, de part le monde, être malade dans un autre pays et se rendre compte que notre système est dans saglobalité plutot bénéfique à la population...

      • Compte supprimé le 4 janvier 3
        • Posté à 22h56 le 28/12/2008
        • Internaute 41144

        « je doute que critiquer à tout va l’hôpital améliore la situation.. “

        J’ai critiqué l’hôpital à tout va ?

        Je me suis contentée de rappeler que tout n’y est pas toujours parfait, et qu’il me semble normal que la mort d’un enfant déclenche une enquête.

         
        • A déménagé le 25 octobre
          • Posté à 04h39 le 29/12/2008
          • Internaute 33755

          CE SOIR, LA NUIT SERA BLANCHE

          Vous êtes d’une malhonnêteté intellectuelle, Béatrice, c’est incroyable !

          « Et il me paraît parfaitement légitime que la personne qui a injecté (involontairement, bien sûr) du poison dans les veines de ce petit enfant ait quelques ennuis avec la justice ! »

          Du « poison » ! Précédé de « involontairement, bien sûr ».
          Et vous vous étonnez que l’on vous tombe dessus.

          Non ma chère, elle n’a pas injecté de poison à cet enfant, mais c’est la dose administrée qui a fait du magnésium un poison dans le corps de cet enfant. Bien qu’il desservirait votre propos, un nuage de rigueur blanchirait votre respectabilité.

          Et toute énervée que vous êtes, s’ensuit votre description excitée de la machine à café des infirmières cul sur chaise qui dépassent largement les 3 percolateurs par jour... et nuit incluse !
          Béatrice, il ne vous est pas venu à l’esprit de passer au filtre vos réactions épidermiques : allez-vous trouver déplacé ce rapprochement entre manque de main d’œuvre et le fait de boire du café pour tenir le coup ?
          « Ce soir, la nuit sera blanche... » Voilà ce que me disait avec un sourire obligé mon ex-fiancée quand elle partait faire ses gardes, parfois au nombre de 5 par semaine, desquelles elle rentrait le lendemain matin en me disant « non, non, je vais très très bien, j’ai la forme ascendante » parce qu’elle avait bu 4 litres de café afin d’être en jambe pour soigner ses malades !

          C’est ainsi que je comprends parfaitement l’infirmière qui ne répond pas à vos appels parce qu’elle en a marre qu’une Madame Béatrice ne prenne pas assez de pisse-mémé !

          • Compte supprimé le 4 janvier 3
            • Posté à 18h58 le 29/12/2008
            • Internaute 41144

            Comme d’hab, c’est un spécialiste de la mauvaise foi qui met le sujet sur la table ! L’infirmière a bel et bien injecté INVOLONTAIREMENT à cet enfant un produit qui l’a tué : qui fut donc pour lui un « poison » ! Et il ne s’agissait pas d’une question de « dosage » mais bien de PRODUIT, comme vous le confirmera votre « ex-fiancée » si elle accepte encore d’adresser la parole à une telle enflure !

            • A déménagé le 25 octobre
              • Posté à 22h13 le 29/12/2008
              • Internaute 33755
            • A déménagé le 25 octobre
              • Posté à 22h11 le 29/12/2008
              • Internaute 33755

              De la part d’une « enflure » :

              « La semaine dernière, la mort du petit Ilyès, due à une surdose de chlorure de magnésium injectée par erreur par une infirmière... »

              la suite ici : Lien

              Un peu de whisky dans vot’ café, Béâ ?

              • Compte supprimé le 4 janvier 3
                • Posté à 01h41 le 30/12/2008
                • Internaute 41144

                Et bien c’est une erreur, ce n’est pas du chorure de potassium qu’on devait lui injecter, mais du glucose - du SUCRE. L’erreur était dans le PRODUIT, pas dans le dosage. Faut s’informer, mon vieux. On nous a expliqués en long et en large que le problème venait du conditionnement qui était trop similaire, si bien qu’on pouvait confondre les deux ^rpduits.

                Pas étonnant que votre « ex » soit une « ex !

                • A déménagé le 25 octobre
                  • Posté à 11h57 le 30/12/2008
                  • Internaute 33755

                  Quand je parle de « rigueur », et que je vérifie dans vos deux posts qui suivent qu’ils accumulent les « erreurs » (chlorure de magnésium et non potassium) en sus de votre déballage d’idées reçues et maintenant de haine primitive, je me demande quand vous allez arrêter de vous enfoncer.

                  AFP : « Selon le parquet, si le chlorure de magnésium n’est pas un produit dangereux en soi, il pouvait l’être pour un enfant de cet âge avec un goutte à goutte réglé sur la base du produit initialement prévu. »

                  Le Figaro : « Les résultats d’une expertise du sang du petit Ilyès, 3 ans, décédé mercredi après une erreur de perfusion à l’hôpital parisien Saint-Vincent-de-Paul, confirme que la mort de l’enfant est probablement due à une surdose de chlorure de magnésium. »

                  Ouest France : « Sans être totalement affirmatif, l’expert Gilbert Pépin, du laboratoire Toxlab, constate que le taux de chlorure de magnésium retrouvé dans le sang du petit Ilyès est supérieur à des taux qui se sont révélés mortels dans d’autres affaires. Ainsi, conclut-il dans le rapport adressé à la juge d’instruction, la mort de l’enfant de 3 ans, mercredi à Paris, est probablement due à une surdose de ce produit.

                  etc.

                  Donc les erreurs sont dans le produit (le magnésium) et dans la dose administrée (une goutte ne l’aurait pas tué).
                  Béatrice, jusqu’à ce que ce forum soit fermé, je ne lâcherai pas et vous dirai, non sans ironie, qu’une surdose d’orgueil nuit gravement à votre santé.

                  • Compte supprimé le 4 janvier 3
                    • Posté à 15h08 le 31/12/2008
                    • Internaute 41144

                    Mauvaise foi sans fond plus incapacité à la compréhension = Blaise 11 se couvre de ridicule.

                    Reprenons :

                    Je dis que l’enfant n’est pas mort suite à une erreur de DOSAGE(on ne lui a pas injecté 500 fois la pose prescrite du produit comme ça arrive (voir le cas des « sur-irradiés »), mais d’une erreur de PRODUIT (on lui a injecté le mauvais produit).

                    Notre enflure nationale (au niveau des chevilles, en particulier) me répond - c’est un spécialiste, il a le bagage médical nécessaire, puisque son « ex-fiancée » est dans le métier... Moi c’est le neveu du voisin de ma concierge, qui est médecin : je peux donc causer aussi - que j’ai tout faux, parce que ce serait une erreur de produit ET de dosage : « une goutte ne l’aurait pas tué » ! On imagine l’infirmière essayant de lui injecter UNE GOUTTE du mauvais produit pour voir le résultat !

                    Citation de l’AFP à l’appui, s’il vous plaît, parce que notre enflure est un modèle de RIGUEUR :

                    « AFP : “Selon le parquet, si le chlorure de magnésium n’est pas un produit dangereux en soi, il pouvait l’être pour un enfant de cet âge avec un goutte à goutte réglé sur la base du produit initialement prévu.

                    C’est-à-dire, en français courant : l’infirmière a donné la BONNE dose du MAUVAIS produit. Si elle n’avait donné qu’UNE GOUTTE (cad la mauvaise dose) du mauvais produit, il ne se serait peut-être rien passé, et surtout si ma tante avait des roulettes, on l’appelerait une bicyclette.

                    ‘Béatrice, jusqu’à ce que ce forum soit fermé, je ne lâcherai pas’

                    Mouaaarrrfff ! ! ! J’ai vaaaachement peur !

                    ‘et vous dirai, non sans ironie, qu’une surdose d’orgueil nuit gravement à votre santé.’

                    ‘Non sans ironie’ ! Il estime, du haut de sa suffisante, qu’il est plein d’ironie, le gros malin qui ne sait pas lire et s’embrouille dans ses histoires de ‘dose’ et de ‘produit’ !

                    L’enfant est mort parce que l’infirmière s’est trompée de flacon : elle lui a injectée la quantité prescrite d’un AUTRE produit.

                    Ne ‘lâchez’ pas, surtout, que je continue à rigoler...

                  • Compte supprimé le 4 janvier 3
                    • Posté à 16h00 le 31/12/2008
                    • Internaute 41144
    • fermtag
      • Posté à 22h00 le 28/12/2008
      • Internaute 31080

      Et donc, vous appelez à la vengeance ?

      N’êtes vous pas adulte ?

      Ne comprenez-vous donc pas la différence entre condamnation et punition ?

      [Je vais rester calme...]

      Dénigrer les gens qui vous soignent (ou simplement le leur faire sentir) a rarement un effet très positif sur le relationnel ! Elles vous soigneront, parce que c’est leur boulot, mais pour le reste, faut pas pousser. L’esclavagisme est aboli depuis un certain temps.

      Un bon conseil : la grosse « pouf » noire du service, celle qui traine des sabots parce qu’elle est trop grosse, avec son accent, trainant lui aussi, de la Martinique, la prochaine fois, essayez de l’avoir de votre côté ; la vie vous en sera grandement facilitée à toutes les deux. Si vous la méprisez, elle vous méprisera aussi, et elle connait les gens bien mieux que vous ne pouvez l’imaginer tant elle en a vu et côtoyés ; et si il y a un problème vraiment urgent, je vous garantie qu’elle vous battra largement au cent mètres, malgré son tour de taille !

      Ce sont les gens les plus rébarbatifs et les plus humains qu’il m’ait été donné de rencontrer.

      Enfin, bref, une chose est pratiquement sûre, « vos » infirmières ne sont pas celle qui a commis cette faute (est-elle d’ailleurs la seule responsable ?) : de quel droit vous permettez-vous de la juger et en plus de la condamner ? ! ?

      • Compte supprimé le 4 janvier 3
        • Posté à 23h16 le 28/12/2008
        • Internaute 41144

        « Et donc, vous appelez à la vengeance ? »

        Oh quand même, c’est un comble ! La justice, pour vous, c’est de la vengeance ? J’ai dit que je trouvais normal qu’il y ait enquête et procès quand un enfant meurt à l’hôpital, suite à une faute professionnelle. J’ai tort ?

        « la grosse “ pouf ” noire du service, celle qui traine des sabots parce qu’elle est trop grosse, avec son accent, trainant lui aussi, de la Martinique »

        Vous délirez !

        « de quel droit vous permettez-vous de la juger et en plus de la condamner ? ! ? »

        Où m’avez-vous vue la « juger » et « en plus » la « condamner » ? J’ai dit que je n’en savais rien, et vous non plus, mais qu’elle a indéniablement commis un « homicide involontaire » - c’est le chef d’inculpation, ça veut dire qu’elle a causé la mort de quelqu’un sans l’avoir voulu, évidemment - et qu’il est NORMAL qu’il y ait une enquête et un procès !

        C’est quand même un des principes de la République, que chacun soit amené à répondre devant la justice. Que faudrait-il faire, selon vous ? Passer cet enfant par « pertes et profits », et continuer comme s’il ne s’était rien passé ?

    • Utilisateur désinscrit 2
      Utilisateur désinscrit 2 répond à Compte supprimé le 4 janvier 3
      Auteur(e) de l'article nc
      • Posté à 22h19 le 28/12/2008
      • Internaute 19086
        nc

      Comme vous Madame, je suis bouleversée par la mort de cet enfant. Comme vous, il me semblerait impudique de comparer la douleur de la famille à celle de l’infirmière. En tant que professionnelle, je me suis identifiée, « mise à la place » de cette femme qui a donné la mort et ai évoqué mon ressenti.

      (Hors sujet, mais en réponse à vos propos. Lorsque les infirmières « papotent et boivent le café », quelques minutes plus tôt, elles tenaient peut être la main d’un mourant ou réalisaient un soin dont la simple vue pourrait vous soulever le coeur).

      • Compte supprimé le 4 janvier 3
        • Posté à 23h14 le 28/12/2008
        • Internaute 41144

        Je comprends, comme vous comprenez sans doute que je me sois « mise à la place » des parents de cet enfant. Je trouve que le concert des professionnels (sans parler de la politisation de l’affaire) a vraiment quelque chose d’indécent.

        J’ai dit aussi qu’il existe des gens extraordinaires parmi les soignants des hôpitaux, à tous niveaux, mais pas seulement. Comme tout le monde, j’en ai été maintes fois témoin (par exemple, de ce que le père a raconté - on a répondu à son angoisse « Mais oui, mais oui ! », en tournant les talons - ça m’a choquée car ça m’est arrivé, juste avant que je n’attrape moi-même la tête de mon bébé qui sortait au-dessus du vide. Dans un service très tranquille où on était deux à accoucher.)

        Quant à tenir la main d’un mourant ou effectuer des soins qui soulèvent le coeur, je suis désolée, mais ça fait partie du métier, non ?

    • A déménagé le 1-6
      • Posté à 23h39 le 28/12/2008
      • Internaute 61755

      à force d’asséner que tu es mère, j’en parviendrais à en douter...
      - un petit chat n’est pas un enfant
      - garde à vue, jugement et trés probablement condamnation...juge et partie la béate
      - on renverse par inadvertance un piéton...ah bon ?
      - le drame d’untel n’a rien à voir avec le drame d’untel...
      - qui n’a jamais été victime ? de quoi au juste ? d’incompétents qui se marrent pendant que d’autres souffrent ? là béate tu m’énerves...
      - pour avoir etc...témoignage invérifiable...
      - c’est une minorité les gens dévoués...
      - je ne suis pas en train...je n’en sais rien (bah, j’sais pas moi, je croyais que tu savais vu tes affirmations)
      - ca relève du corporatisme (language sakozyen) éhonté (language de cureton)...
      et tu voudrais faire pleurer avec ta conclusion...tu sais quoi ? tu es infâme...et tes potes multicomptes tu peux les « appeler » à l’aide, tu n’en restes pas pas moins une petite personne...

      pardon marina de m’emporter...mais face à de telles saloperies...la béate, c’est pas de soins dont elle a besoin, juste une une bonne baffe...les pseudo-victimes y’en a ras-le-pompon...

      • FabiendeMénilmontant
        FabiendeMénilmontant répond à A déménagé le 1-6
        journaleux - blogueur
        • Posté à 01h41 le 29/12/2008
        • Internaute 14145
          journaleux - blogueur

        entre le langage sarkozyste et celui de la curetaille, il n’y a souvent pas plus épais qu’une feuille de Job® (avec un J comme « zézette épouse X… ») ; pas la peine de poursuivre, je crois, avec cette personne.
        bien à toi.

      • Compte supprimé le 4 janvier 3
        • Posté à 03h05 le 29/12/2008
        • Internaute 41144

        Il est fascinant de constater à quel point on est moutonnier sur ce site ! Pas une tête qui dépasse, formez les rangs ! A ce point, c’est quand même rare.

        Ainsi donc, il est de mauvais ton de trouver la réaction unanime des professionnel hospitaliers un tantinet corporatiste, et de rappeler qu’un enfant est MORT, qu’il est donc légitime dans tout pays normalement constitué qu’il y ait enquête et procès. Pire : ça prouve qu’on est sarkozyste ou cureton ! ! ! J’en rirais si ce n’était si triste, moi la mécréante anti-sarkozyste !

        Et de me ressortir mes fumeux « potes multicomptes » (tous ceux qui m’ont si généreusement « toppée » ?), argument ultime des crétins, alors que vous êtes tous là à vous entre-complimenter ! QUELS « potes multicomptes », où ça, quoi ça ? Qui me dit que ce n’est pas TOI, le guignol, qui a publié tout ça sous des pseudos différents ? Et de me menacer de violences physiques, pour couronner le tout. Ah bravo ! Ah c’est du beau !

        Il y a vraiment des malades ici. En parlant d’infâmie...

         
        • alainlinda
          • Posté à 10h21 le 29/12/2008
          • Internaute 6156

          Chère Béatrice, restons calme ! Je suis maman et....infirmière à l’hôpital. Bien sûr, tout le monde n’y est pas beau et gentil. J’ai connu des grands patrons caractériels et puants et même des collègues entre les mains desquelles je n’aurais pas voulu passer ! Mais dans sa grande majorité l’hôpital est un lieu où on rencontre des HUMAINS plein de compassion et d’empathie pour les autres.Je garde de très belles lettres de patients ou de famille qui font chaud au coeur et compensent toute la dureté de ce beau mais difficile métier ( mal payé mais bon...).
          En ce qui concerne cette affaire, on ne sait encore RIEN de précis mais déjà les médias s’en emparent, analysent et jugent à la place des juges ! Laissons le temps de l’enquête qui prendra du temps.
          Par contre je connais mon quotidien.En Réa, une jeune collègue en CDD a travaillé 6 dimanches d’affilée, on doit 410 jours de repos au personnel de ce seul service et elles sont encore et encore réquisitionnées ! ! ! Ca n’excuse evidemment rien mais ça peut éclairer un monde que les gens ne connaissent pas.
          Autre problème en pédiatrie cette fois : bien souvent les dosages pédiatriques n’existent pas et les soignantes doivent adapter le conditionnement adulte à l’enfant . Pourquoi les labos ne règlent pas ce problème souvent évoqué ? Par souci de rentabilité sans doute.
          A qui la faute si, à présent , l’hôpital public doit être rentable, si tout doit aller plus vite ? Je reçois parfois 3 malades consécutifs dans un même lit avec tout ce que cela implique de paperasserie et d’informatique ! !
          Je vais arrêter là car je dois aller travailler et savez-vous ce que je ferai en arrivant ? ? J’irai boire un petit café si j’en ai le temps bien entendu !
          Sans rancune.

          • Compte supprimé le 4 janvier 3
            • Posté à 17h08 le 29/12/2008
            • Internaute 41144

            Je suis non seulement calme, mais en outre parfaitement d’accord avec tout ce que vous dites. Ce qui m’a valu de me faire traiter de « sarkozyste » et de « cureton », un comble...

            Il est normal que les médias s’« emparent » de la mort d’un enfant de 3 ans à l’hôpital parce qu’on lui a (involontairement bien sûr) injecté du poison. Il est vrai qu’il y a 50 ans, personne n’en aurait rien su, à cause de l’omerta totale qui régnait dans le corps médical - les patients estropiés (oui, ça existe !), les mères à qui on avait découpé le bébé pendant la césarienne, s’inclinaient respectueusement devant ce monde mystérieux et effrayant en disant « Oui, not’maître »...

            Le temps béni des notables intouchables est passé, les citoyens sont éduqués et connaissent leurs droits, plus personne n’est à l’abri, et personnellement j’ai plutôt tendance à m’en féliciter. Moi qui suis enseignante, je trouve parfaitement normal que les enseignants incompétents rendent des comptes - et bien entendu, comme toujours, je suis la seule : en cas de pépin, même très grave - je parle de faits avérés, pas de la première rumeurs, bien entend - tout le monde fait immédiatement bloc autour du prof. Moi je suis toujours du côté de l’enfant quand il est victime.

            Je suis bien sûr d’accord pour dire que cette pauvre infirmière doit vivre un drame terrible - mais je préfèrerais cependant MILLE fois être à sa place qu’à celle des parents de l’enfant... Je suis d’accord pour dire que nul n’est parfait, que personne n’est à l’abri d’une erreur, qu’il pourrait m’arriver à moi aussi dans un moment de stress de faire quelque chose de fatal (je ne suis pas infirmière, j’ai donc pris l’exemple de l’accident de la route), tout ça n’empêche - c’était juste ça que je voulais dire - qu’il est normal qu’elle ait été mise en examen, qu’une enquête ait lieu et qu’elle soit jugée. On est dans une société organisée où un adulte responsable doit rendre compte de ses actes. Mais la justice, qui n’est pas si mal faite que ça, ne va pas pour autant la comdamner à MORT ! Il y a tout un tas de gradations, et elle sera probablement condamnée à une peine légère avec sursis, la vraie peine, elle sera dans sa tête toute sa vie.

            Ce qui me choque depuis le début de cette affaire c’est la réaction en BLOC des professionnels : apparemment, la justice ne devrait pas se mêler de cette affaire, qui serait la faute de l’« institution ». Ca, ça me paraît grave.

            A part la contribution de la pharmacienne sur le blog de Maître Eolas, qui m’a paru extrêmement pertinente (la question d’une éventuelle réaction raciste inconsciente des soignants, tournant les talons devant des parents criant leur angoise, m’avait aussi effleuré l’esprit : car de ça aussi, j’ai été témoin à l’hôpital, il ne faut pas se voiler la face et faire d’angélisme, j’y ai même entendu des insultes envers un patient qui souffrait trop à l’heure... du café, oui).

            Donc comme je ne sais rien et comme vous ne savez rien, pourquoi ce tollé A PRIORI quand on demande à une infirmière responsable - même involontairement, personne n’a jamais dit qu’elle l’avait fait exprès - de la mort d’un enfant de rendre des comptes ?

            Je vous assure que pour quelqu’un qui est étranger au milieu, c’est choquant, et ça fait très corporatiste.

            • Lory _
              • Posté à 02h04 le 30/12/2008
              • Internaute 62220
                /

              De « cureton » ? ? ? ! ! ! C’est pas possible ! Ils sont cons à ce point ?

            • Jean de Lille
              • Posté à 14h59 le 30/12/2008
              • Internaute 21670
                psy

              Je lis depuis tout à l’heure vos réaction et le déluge qu’elle provoque. Je pense pas que ce que vous dites en réponse soit dénué de sens par contre je crois que ce qui irrite c’est votre première contribution dans laquelle vous faites le portrait de personnel peu soucieux des malades.
              C’est vrai que cela existe mais vous n’avez aucune notion de ce que c’est le travail en service hospitalier et des contraintes qui hélas se font de plus en plus nombreuses et surtout qui sont en contradiction avec l’annonce officielle qui les justifient soit disant : toujours moins de disponibilité et toujours plus de responsabilité. Il y a vingt ans on aurait d’abord incriminé l’hôpital et diligenté une enquête pour établir les responsabilité du service puis de qui dans le service, maintenant on accuse d’emblée le lampiste quel que soit la circonstance. C’est la raison de la levée de bouclier corporatiste, les gens ont peur car ils ne connaissent plus leurs malades et les malades ne les connaissent plus non plus. C’est cette situation qu’ils dénoncent aussi et ils n’avaient pas fait ce métier pour se retrouver dans cette situation.

        • marie 75
          • Posté à 12h53 le 29/12/2008
          • Internaute 3563

          Arrêtez de dire n’importe quoi !
          La mort de cet enfant est un drame.
          Mais ce drame ... est institutionnel également.
          Allez bosser une journée - et une seule - dans un hosto et puis, ensuite, revenez parler.

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