Enquete 29/12/2008 à 16h58

Mort faute de soins : que se passe-t-il à l'hôpital ?

Camille Polloni | LesInrocks.com

Après le décès d’un patient faute de place en réanimation, le Dr Pelloux affirme que « la sécurité n’est plus assurée ». Rue89 fait le point.


A l’institut Gustave Roussy (Audrey Cerdan/Rue89)

Les urgences saturées, c’est une vieille rengaine. Mais de temps en temps, un accident vient rappeler la consistance de ce refrain. Samedi soir, un homme de 57 ans fait un malaise cardiaque à Massy (Essonne). L’équipe du Samu qui a pris en charge ce patient vers minuit aurait cherché en vain pour lui auprès de 27 hôpitaux d’Ile-de-France une place dans un service de réanimation.

Une place ne se serait libérée que vers 6 heures, dimanche, à l’hôpital Lariboisière, à Paris, mais le patient est décédé au moment où il arrivait dans cet établissement, en provenance des urgences de l’hôpital de Longjumeau.

Branle-bas de combat. Hier, l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf), présidée par Patrick Pelloux, estime dans un communiqué que la « sécurité des patients n’est plus assurée dans les hôpitaux en Ile-de-France pendant cette période de fêtes ».

La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a demandé aujourd’hui une enquête pour retracer avec précision le parcours du patient depuis sa prise en charge par le Samu. La veuve du patient a porté plainte contre X pour « non assistance à personne en danger ».

Sortir les patients des urgences

Pour le professeur Frédéric Adnet, chef du service des urgences à l’hôpital Avicenne de Bobigny :

« Ma plus grande crainte est que ce type d’accident arrive dans mes urgences. Bien sûr on fait tout pour l’éviter mais la probabilité n’est pas nulle. »

Le problème : sortir les patients des urgences, où ils reçoivent les premiers soins. Une fois stabilisés, ils doivent être orientés vers les services spécialisés des hôpitaux : réanimation, cardiologie, etc.

Les médecins urgentistes font eux mêmes la démarche de téléphoner pour trouver un lit à leur patient. Romain Dufau, médecin-urgentiste à l’Hôtel Dieu, à Paris, raconte :

« C’est très chronophage de trouver des lits. Les médecins, dans les services, veulent parler à des médecins, discuter de la gravité des cas. Parfois il faut une demi-heure ou une heure pour trouver une place à quelqu’un. Soit mon interlocuteur me dit : ’Je n’ai pas la place’, soit : ’Raconte moi ton histoire’. On essaie d’abord dans notre hôpital, puis en priorité dans les services de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris et enfin dans les hôpitaux périphériques. »

Pour des raisons de sécurité, chaque infirmière dans un hôpital est en charge d’un nombre fixe de lits. Une pour deux lits en réanimation, une pour trois ou quatre lits dans d’autres services. En période de congés, la seule solution est de fermer des lits pour ne pas manquer de personnel et respecter ce ratio. A l’hôpital Avicenne en ce moment, 99 lits sur 400 sont fermés.

« Rouvir des lits grâce à des intérimaires »

C’est là que le phénomène d’engorgement prend vraiment corps. La période de Noël est une époque d’intense activité aux urgences (vague de froid, abus des fêtes, gastro-entérite), avec moins de possibilités de trouver des « lits d’aval » aux patients. Frédéric Adnet décrit les conséquences de cette pénurie :

« Pour l’équipe soignante, c’est du stress supplémentaire, pour le patient un manque de confort et un défaut de surveillance. C’est gravissime. Il faudrait rouvrir des lits grâce à des intérimaires. Mais avec les restrictions budgétaires, on ne peut plus prendre d’intérimaires. On est à la limite de l’implosion. Dès lors que le patient n’a pas le niveau de soins que requiert sa pathologie, il y a une probabilité non nulle qu’il arrive un accident grave. »

L’Amuf demande le déclenchement des plans blancs, qui permettent de faire face à une situation critique de régulation des urgences hospitalières, en Ile-de-France. Déclenché normalement en cas « d’afflux massif de blessés dans les hôpitaux », un Plan blanc permet la réquisition de médecins, des personnels soignants et l’ouverture de lits supplémentaires.

De son côté, le Pr Philippe Juvin, secrétaire national de l’UMP et chef du service des urgences de l’hôpital Beaujon, à Paris, a mis en garde « contre la récupération politicienne » autour de cette affaire. Dans un communiqué, il affirme :

« La vérité est que l’hôpital manque cruellement de pilote. Par exemple, aussi incroyable que cela puisse paraître, personne ne centralise aujourd’hui les fermetures de lits pendant les vacances. Chaque hôpital décide dans son coin. Sans se préoccuper des besoins de la population et de ce que fait l’hôpital voisin. »

La semaine dernière, la mort du petit Ilyès, due à une surdose de chlorure de magnésium injectée par erreur par une infirmière, avait déjà mis en lumière les difficultés du secteur hospitalier. Depuis début décembre, plusieurs syndicats de médecins urgentistes sont en grève, dénonçant l’insuffisance de moyens.

Une infirmière, qui souhaite garder l’anonymat, nous raconte son quotidien aux urgences d’un hôpital de province :

« Nous avons environ 170 entrées par jour, pour un effectif de six infirmières par tour de garde. Dans ces conditions, nous ne pouvons assurer aucun suivi des patients. On travaille sans filet, en voyant un patient toutes les dix minutes. Se tromper de médicaments, comme cette infirmière à Saint-Vincent-de-Paul, oui, on a toutes peur que ça nous arrive. Ça pousse à vérifier doublement ce qu’on fait. »

► Actualisé le 29/12/2008 à 17h24, l’épouse de l’homme décédé faute de soins ayant déposé une plainte contre X pour « non assistance à personne en danger ».


Dessin de Ga

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  • djfranky2000
    djfranky2000
    Chef de Cuisine
    • Posté à 17h10 le 29/12/2008
    • Internaute 63949
      Chef de Cuisine

    Bonjour, je reagis a votre reportage , c est pas un scoop la mort d une personne dans un hopital ! ! ! !

    • anini
      anini répond à djfranky2000
      terrienne de souche !
      • Posté à 17h52 le 29/12/2008
      • Internaute 51759
        terrienne de souche !

      Ce qui est un scoop , c’est de penser que l’on doit même à Paris faire 27 hôpitaux avant de trouver une place !
      Que peut-il se passer en province ?

      • jack-no
        jack-no répond à anini
        • Posté à 16h22 le 30/12/2008
        • Internaute 3371

        ce n’est pas une aglomération, ni un département, ni une région, mais plusieurs régions.

        ex. : Nantes, Angers, Tours, Poitiers ou Bordeaux.

        calculez le kilometrage et le temps de route après avoir trouvé un lit d’accueil.

        je fais davantage confiance aux propos de Pelloux qu’a un secretaire arriviste UMPiste.

        depuis le temps que le signal d’alarme est tiré ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

        honte à la France ou plutot à ses dirigeants responsables, mais pas coupables.

        jacques

         
        • Ga
          Ga répond à jack-no
          Dessineux
          • Posté à 17h11 le 30/12/2008
          • Internaute 16780
            Dessineux
        1 autres commentaires
    • jexiste
      jexiste répond à djfranky2000
      si, si
      • Posté à 22h22 le 29/12/2008
      • Internaute 53099
        si, si

      Pour un vrai reportage sur ce sujet, il eût fallu commencer par consulter les associations d’usagers de l’hôpital et de victimes d’erreurs médicales ou d’aléas thérapeutiques.

      Or, ce n’est fait à aucun moment...

  • flixp
    flixp
    Aboyeur
    • Posté à 17h28 le 29/12/2008
    • Internaute 34063
      Aboyeur

    Ce qui et ahurissant est que la période de Noël est une période pourtant « riche » en accidents comme le sont les week-ends. Visiblement le système est pourri jusqu’à la moelle.

    A l’époque de la canicule, ce type de dysfonctionnements avaient déjà été constatés et on constate aujourd’hui que rien n’a changé. Et cela semble encore pire encore. Les chiffres annoncés dans l’article sont plus que flippants.

    Ensuite ce type d’événements fait aussi dans un sens du bien à la politique gouvernementale. Après avoir massacré les services publics on montre à quel point ils ne fonctionnent pas et qu’il serait bon de réorganiser tout cela.

    • Unstern
      Unstern répond à flixp
      • Posté à 17h57 le 29/12/2008
      • Internaute 26295

      @ flixp

      « Après avoir massacré les services publics on montre à quel point ils ne fonctionnent pas et qu’il serait bon de réorganiser tout cela. »

      C’est exactement ça.

      Comme dit un vieux proverbe : Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage.

      • Jonas2
        Jonas2 répond à Unstern
        Les mouches ne me trouveront (...)
        • Posté à 18h51 le 29/12/2008
        • Internaute 19359
          Les mouches ne me trouveront (...)

        En vertu du dogme selon lequel le privé gère mieux, le gouvernement organise la pénurie des services publics et les sabote jusqu’à ce que les usagers soient convaincus de leur inefficience et applaudissent à leur privatisation.

        Agissements en tous points conforme à l’analyse de Christian Morrisson dans le cahier de politique économique N° 13 de l’OCDE :

        « Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population. » »
        La faisabilité politique de l’ajustement - Christian Morrisson
        (Lien)

        Petit conseil :

        Si un jour vous faites un infarctus, dites que vous vous appelez Clavier, peut-être bénéficierez vous ainsi de mesures exceptionnelles. Sinon, bon courage.

         
        • Unstern
          Unstern répond à Jonas2
          • Posté à 20h29 le 29/12/2008
          • Internaute 26295

          Intéressant, ce document… et assez effrayant.

          Et ça date de 1996 !

        1 autres commentaires
    • Lucius Sergius
      Lucius Sergius répond à flixp
      Citoyen
      • Posté à 20h46 le 29/12/2008
      • Internaute 28239
        Citoyen

      « Ensuite ce type d’ évènement fait aussi dans un sens du bien à la politique gouvernementale. Après avoir massacré les services publics on montre à quel point ils ne fonctionnent pas et qu’il serait bon de réorganiser tout cela. »

      Que ça fasse du bien ( ?) à une politique, peut-être.
      Mais si on se promène sur le net, ça ne fait absolument pas illusion : rejeter de manière grotesque la responsabilité d’une politique sur des sous-fifres ne fait pas seulement lâche, cela fait passer les puissants pour des idiots qui croient bien mener leur monde.
      S’il s’agit effectivement d’une logique qui met volontairement les citoyens en péril pour promouvoir une politique économique conforme à des intérêts particuliers et à l’idéologie d’une minorité d’abrutis, l’histoire jugera. Peut-être même plus vite que prévu. Jouer avec la bête en période de forte tension, et avec l’année qu’on nous annonce pour qu’on accepte mieux les grosses pilules à avaler, ce n’est pas sûr que ça passe toujours bien...

      Hypothèse : si le malade avait été d’une famille puissante, grosse fortune ou politique de premier plan comme un(e) ministre, il n’y aurait pas eu une prise en charge plus rapide selon de bons gros privilèges ?
      Bien sûr que non, la « libéralisation » respecte évidemment les principes : liberté, égalité, fraternité, nous sommes bien-sûr tous des citoyens et encore en République, quel mauvais esprit...

      Delenda Carthago

  • zénon denon 84
    • Posté à 17h11 le 29/12/2008
    • Internaute 30028
      Bonne

    Mort ,faute de soins ...à l’hopital !
    Comment voulez-vous recevoir une telle info :
    En pleine gueule /et ça fait trés mal .
    Voilà un bilan ,comment dire ,qui se passe de commentaires ! ! !

  • jide
    jide
    http://jide.romandie.com
    • Posté à 17h15 le 29/12/2008
    • Internaute 22641
      http://jide.romandie.com

    A l’école, à la Poste, à la SNCF, aux impôts..., c’est pareil, sauf que les gens ne meurent pas.

    Lorsqu’un gouvernement aura enfin compris qu’un service public ne doit pas nécessairement être bénéficiaire pour remplir son rôle (apporter une plus-value de bien-être, de soin, d’éducation...), nous aurons fait un grand pas en avant.
    Pour l’instant seul le bilan comptable compte, et ces faits-divers tragiques sont des victimes collatérales du libéralisme, une sorte de coût externalisé du système politique...

    Lien

    • Hemenate
      Hemenate répond à jide
      • Posté à 17h33 le 29/12/2008
      • Internaute 856

      « qu’un service public ne doit pas nécessairement être bénéficiaire pour remplir son rôle (apporter une plus-value de bien-être, de soin, d’éducation…), nous aurons fait un grand pas en avant. »

      Je suis bien d’accord avec vous, mais l’Etat doit il nécessairement être déficitaire à la fin de l’année ?
      Parce que la dette se creuse, et il faudra bien passer à la caisse à un moment ou à un autre...

      • jide
        jide répond à Hemenate
        http://jide.romandie.com
        • Posté à 17h38 le 29/12/2008
        • Internaute 22641
          http://jide.romandie.com

        La dette, si l’on ne considère que les passifs (financier) n’a pas de sens.
        Un population en bonne santé fait partie des actifs d’une société, tout comme un réseau ferré en ordre de fonctionnent, ou des enfants bien éduqués...

        Lien

         
        • Hemenate
          Hemenate répond à jide
          • Posté à 18h38 le 29/12/2008
          • Internaute 856

          Que doit-on en déduire quant au fait que la dette publique augmente dangereusement ?

          • elLolo
            elLolo répond à Hemenate
            • Posté à 18h48 le 29/12/2008
            • Internaute 27714

            Que vous regardez trop la télévision ?

          • jide
            jide répond à Hemenate
            http://jide.romandie.com
            • Posté à 18h52 le 29/12/2008
            • Internaute 22641
              http://jide.romandie.com

            Que le gouvernement met de l’argent (qu’il n’a pas) pas au bon endroit ?

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          • Compte supprimé le 21 janvier 2
            • Posté à 20h56 le 29/12/2008
            • Internaute 17993

            Que peut-être le paquet fiscal c’était pas une bonne idée ? Que les exemptions de charges sociales aux entreprises (des 10zaines de milliards), c’est pas une bonne idée ? Que les déductions d’impôts parce qu’on met son yacht en location à la Guadeloupe, ou qu’on achète un studio à sa fille, c’est pas une bonne idée ?

        4 autres commentaires
      • anini
        anini répond à Hemenate
        terrienne de souche !
        • Posté à 17h57 le 29/12/2008
        • Internaute 51759
          terrienne de souche !

        Plus de place pour les pauvres , ils ne font que coûter et ne rapportent rien ! même chose pour les malades , les handicapés , les retraités et les fonctionnaires en général et bonne année à tous !

      • Unstern
        Unstern répond à Hemenate
        • Posté à 18h03 le 29/12/2008
        • Internaute 26295

        @ Hemenate

        « Je suis bien d’accord avec vous, mais l’État doit il nécessairement être déficitaire à la fin de l’année ?

        Parce que la dette se creuse, et il faudra bien passer à la caisse à un moment ou à un autre… »

        Pour commencer, on pourrait déjà abroger la scandaleuse loi du « paquet fiscal ». Ça ferait déjà 15 milliards de plus qui rentreraient chaque année dans les caisses de l’État…

        Et on pourrait aussi augmenter la fiscalité sur les revenus supérieurs, non ?

        Et, tant qu’à faire, faire la chasse aux niches fiscales (il y en a de plus en plus).

        Voilà des moyens réalistes de réduire le déficit public. Je me demande bien pourquoi l’actuel gouvernement n’y pense pas ?

         : -)

         
        • flixp
          flixp répond à Unstern
          Aboyeur
          • Posté à 18h10 le 29/12/2008
          • Internaute 34063
            Aboyeur

          15 milliards.... 1,36% de la dette ? ? ? ?

        • Hemenate
          Hemenate répond à Unstern
          • Posté à 18h34 le 29/12/2008
          • Internaute 856

          Pour les niches fiscales il me semblent qu’il devrait bientôt y avoir un peu de ménage, sinon il me semble qu’il va être compliqué de trouver près de 80 Miliards en taxant simplement les revenus supérieurs.
          Ce qui de plus ne permettrait que de rétablir l’équilibre en sachant qu’il restera 1270 Md à rembourser...

          • Unstern
            Unstern répond à Hemenate
            • Posté à 18h42 le 29/12/2008
            • Internaute 26295

            @ Hemenate

            « Pour les niches fiscales il me semble qu’il devrait bientôt y avoir un peu de ménage… »

            Ben non, justement. On en a supprimé quelques-unes (peu juteuses) et on en a créé d’autres, en nombre supérieur.

            S’il y a des gens dont l’actuel gouvernement se soucie, ce sont bien ses électeurs…

            Et si on ponctionnait un peu les insolents profits des banques et des pétroliers ? Ça mettrait un sacré morceau de beurre dans les épinards du pays, non ?

        3 autres commentaires
      • spartacus1
        spartacus1 répond à Hemenate
        • Posté à 18h41 le 29/12/2008
        • Internaute 26095

        @Hemenate qui dit : « Je suis bien d’accord avec vous, mais l’Etat doit il nécessairement être déficitaire à la fin de l’année ?
        Parce que la dette se creuse, et il faudra bien passer à la caisse à un moment ou à un autre… »

        Je propose une mine importante d’économie pour diminuer le déficit. Les élus vivent dans un luxe invraisemblable, un élu national français coute 7 fois plus qu’une élu allemand au niveau fédéral. Alors, cessons d’entretenir sur un pied princier tous ces gens là, par exemple, s’il n’est pas réélu, il touche son indemnité pendant 5 ans ! Le chômeur au smic lui se voit traiter de parasite, de profiteur, etc.
        Entre les deux, qui est vraiment le profiteur ?

         
        • Hemenate
          Hemenate répond à spartacus1
          • Posté à 18h45 le 29/12/2008
          • Internaute 856

          Je suis d’accord avec vous mais je ne suis pas sûr qu’on puisse réaliser 80 Md d’économie là dessus, je ne vois donc pas en quoi cela dispense de limiter la casse dans la gestion des services publics.

          • Unstern
            Unstern répond à Hemenate
            • Posté à 20h36 le 29/12/2008
            • Internaute 26295

            Dans les années 80, quand on critiquait le système soviétique, on avait droit à la réponse suivante : « L’URSS n’a pas encore poussé assez loin son effort. Il faut encore plus de communisme ! »

            Tout aussi intelligemment, vous êtes en train de dire : « Pour remédier aux problèmes du capitalisme néo-libéral, il faut le rendre encore plus libéral en liquidant ce qui reste du service public. »

            C’est ça, vraiment, que vous appelez « limiter la casse » ?

            Vous vous payez la gueule de qui, là ?

            • jide
              jide répond à Unstern
              http://jide.romandie.com
              • Posté à 20h54 le 29/12/2008
              • Internaute 22641
                http://jide.romandie.com

              voila, tout est dit !
              merci !

              Lien

            • Hemenate
              Hemenate répond à Unstern
              • Posté à 00h06 le 30/12/2008
              • Internaute 856

              @ Unstern

              C’est triste de voir à quel point l’incapacité à répondre à une remarque autrement que par un procès d’intention est fréquente sur rue89.

              Je ne suis en aucun cas un apôtre du néo-liberalisme, je suis au contraire pour un encadrement strict de l’économie par les Etats.

              Je ne vois simplement pas en quoi la suppression du paquet fiscal, etc... devrait dispenser d’une réflexion sur les finances des services publics.

              Dernièrement l’Allemagne a eut du mal à emprunter 7 Milliards d’euro...
              La survie des services publics passe par une réduction importante du déficit, parce que le jour où, à force de dépenser sans compter, on ne parviendra plus à trouver des prêteurs pour financer ces services publics, il sera trop tard.

              En ce moment on parle du scandale Maddof, pourtant rembourser des emprunts en empruntants à d’autres c’est exactement ce que font les Etats... et ce sont les générations futures (au mieux) qui trinqueront, La solidarité, ça passe également par une solidarité à l’égard de l’avenir.

              • TToon
                TToon répond à Hemenate
                les financiers à la lanterne
                • Posté à 11h55 le 30/12/2008
                • Internaute 53284
                  les financiers à la lanterne

                Nous sommes d’accord sur ce point. En adoptant un point de vue purement monétariste tel qu’est celui de nos dirigeants actuellement, point de salut.

                C’est assez désespérant d’ailleurs. Rêvons d’états qui diraient : messieurs les financiers, aller vous faire f***. La dette jamais vous n’en verrez jamais un seul centime. Maintenant nous produirons nous même notre monnaie. Si intérêt ou inflation nous produisons, ils auront comme contrepartie des actifs appartenant à nos peuples, comme des infrastructures, des réductions de temps de travail, une meilleure santé, etc, etc...

                On peut toujours rêver effectivement.

                Mais dans le monde dans lequel nous vivons, nous avons toujours la dette au dessus de nos têtes, et encore plus que cela, le remboursement au quotidien des intérêts. Donc point de salut, tant que la finance sera pourvoyeuse de fond de roulement des états, ceux-ci seront toujours obligés d’aller à la chasse aux économies. Petit à petit nos services publics vont tomber en lambeau sans que nous puissions y faire quoique ce soit.

                On aura beau faire des gains de « productivité » et de la chasse au « gaspi » (quelle horreur tout de même lorsqu’on parle d’école ou de santé), ces économies de bout de chandelle ne suffiront jamais. Les trentes glorieuses, nos parents l’ont vécu et l’ont vu disparaître. La croissance du PIB mondial grâce à la financiarisation, pure vacuité du pourcentage d’intérêt, nous l’avons connue et elle est morte. Point de salut cette fois ci. L’épuisement des ressources et l’effondrement écologique ne permettront pas de repartir.

                Alors que faire dit vous vis-à-vis de cette dette. Une seule réponse : il n’y a rien à faire car il n’y a pas de solution. C’est cuit. Mais nous allons vivre la mort lente de tout ce qui avait été durement acquis : droit du travail, santé, éducation, etc...

        5 autres commentaires
  • funambule19
    funambule19
    défenseur du service public
    • Posté à 17h23 le 29/12/2008
    • Internaute 64067
      défenseur du service public

    Nous assistons aujourd’hui à la destruction programmée de nos hôpitaux publics. La logique économique est maintenant le seul concept qui soit valide.
    Nous sommes soumis à la T2A (tarification à l’activité). L’hôpital public se transforme en entreprise. Chaque année, les tarifs de la T2A baissent. Ceci entrainant une course aux économies.
    La presque totalité des hôpitaux est en déficit. Ce ne sont pas les hôpitaux qui « jettent » l’argent par la fenêtre. L’état devient le fossoyeur d’un hôpital au service de tous les citoyens.
    La seule ressource d’économie est la baisse de la masse salariale. Il nous faut signer des contrats de retour à l’équilibre (CRE). ainsi la destruction programmée de l’hôpital commence.
    On supprime des postes de soignants et la qualité de prise en charge des patients s’altère.
    Que font les syndicats ! ! ! !
    Au lieu de défendre des petits enjeux locaux (vous savez que les présidents de CA sont les maires des communes en général), ces syndicats feraient mieux d’alerter la population générale des graves dangers qui vont détruire nos hôpitaux.
    En janvier 2009 il devrait y avoir normalement la création des ARS (agence régionale de santé) qui vont avoir encore un pouvoir plus important.
    Il serait temps que tous les citoyens prennent en mains le devenir de leurs écoles, de leurs hôpitaux et de leurs services publics en général.

    • Yabepp
      Yabepp répond à funambule19
      Un nordiste en exil, à Paris
      • Posté à 18h22 le 29/12/2008
      • Internaute 32803
        Un nordiste en exil, à Paris

      Oui, on assiste à la destruction de l’hôpital, de « nos » hôpitaux.
      Oui, la seule logique qui tienne est la logique économique.
      Mais qu’ont à proposer les acteurs de ce systèmes ? Des demandes de moyens, uniquement, comme si la seule manière de réagir ne pouvait passer que par le moyen.

      Personne ne réagit sur la cause : Personne ne trouve aberrant qu’un système aussi épuisant puisse encore perdurer ? Personne pour repenser la manière ? Personne pour évaluer des choix moins couteux ?

      Par exemple, est-ce que les urgences ont le droit de refuser des gens ? Ben oui, aujourd’hui tout le monde va aux urgences pour un petit bobo. (je généralise un peu , mais certaines urgences deviennent littéralement des unités de bobologie). C’est une « vraie » question : je n’en sait rien, mais j’ai connaissances de plusieurs personnes qui abusent du système.

      Y’a-t-il moyen d’envisager des médecines efficaces (ailleurs) mais considérées ici comme alternatives pour les intégrer dans la prise en charge hospitalière ? Y’a-t-il seulement un moyen de les évaluer ? Ces médecines sont souvent moins chères que nos spécialités, et nécessite moins d’équipements technologiques : cela libérerait des « créneaux » d’utilisation, et puis « comme ces techniques marchent pas », elles pourraient être réalisées par les infirmières qui seraient alors moins dépendantes d’un médecin. Pareil, pour moi c’est une « vraie » question.

      Y’a-t-il un moyen de relier la gestion des hôpitaux, et de dépasser les problèmes d’égos pour donner la main à de vrais spécialistes de l’organisation du travail, extérieurs à la réalisation de la pratique médicale et de son organisation hiérarchique, et qui verraient certainement le tout d’un oeil neuf ?

      • Henri Brevat
        Henri Brevat répond à Yabepp
        • Posté à 23h45 le 29/12/2008
        • Internaute 10456

        Cette interrogation est pertinente.
        Mais lorsqu’un ministre de la santé s’allonge devant un ministre de l’économie pour dire : le Red Bull, je suis contre, mais je n’y peux rien...
        C’est déjà l’ordre ( au sens de l’aberration ) des ministères qu’il faut changer.

        Mais mon petit doigt m’a dis qu’on n’y pouvait rien.
        Il n’y a que dans Sarko que l’on voit le bien.

        Rappelez vous Jean Marc Sylvestre...qui abat le chien qui l’a sauvé...

      • Vingtras
        Vingtras répond à Yabepp
        Membre des 47%
        • Posté à 23h56 le 29/12/2008
        • Internaute 8509
          Membre des 47%

        Chaque « amélioration » de l’organisation mise en place par Sarkozy est en fait une restriction budgétaire déguisée. Pour le dissimuler aux yeux du plus grand nombre, c’est emballé dans une pseudo optimisation que les pubards vendent avec le slogan « réforme ». Ceux qui ne sont pas d’accord sont étiquetés « archaïques » par les mêmes pubards.

        Parmi les Français qui sont d’accord, il y a disons deux groupes :

        1) Les plus friqués. Dans l’absolu, ceux-là ont raison d’être d’accord : sarko leur rapporte du pognon. Ils sont ultra-minoritaires en France.

        2) Et puis il y a les autres, qui ont des mômes scolarisés, qui vont à l’hôpital des gens normaux, qui ont un livret A à la Poste et qui ont du mal à payer leur facture de gaz. Ceux-là se font entuber dans les grandes largeurs par les slogans ci-dessus, tressant la corde pour se pendre.

        Au-delà, il y a ceux qui ne gobent pas la campagne de pub du gouvernement, qui se font entuber aussi et qui en plus ont la haine parce qu’ils s’en rendent compte. Ça, c’est (entre autres) la majorité des riverains.

    • Honnecourt
      Honnecourt répond à funambule19
      • Posté à 11h17 le 30/12/2008
      • Internaute 23879

      Merci de votre commentaire Funambule19 qui met les choses à leur vraie place. Et qui montre bien qu’à tous les niveaux les politiques sont totalement disqualifiés pour trouver des solutions. Mais lorsqu’il s’agit de casser, de démanteler, de geler, de supprimer les moyens et les effectifs ils ne se gênent pas. C’est leur unique moyen d’existence.
      Et que dire des syndicats qui à part quelques vitupérations de façade semblent bel et bien être complices du pouvoir.
      A propos de complicité avec le pouvoir , le JT de France 2 de 13h le jeudi 29décembre a fait fort. Présenter le Pr Juvin comme seul chef se service et ne pas préciser qu’il est membre de l’UMP et à ce titre thuriféraire et complice d Bachelot, est un acte de servilité journalistique.
      Aux armes médecins, infirmières, profs,cheminots, et citoyens de toute condition publique ou privée........... ! ! ! ! ! IL faut que nous prenions notre destin en mains .

  • PB2N
    • Posté à 17h27 le 29/12/2008
    • Internaute 41146

    En ile de de France, ne pas trouver de place parmi 27 hôpitaux !

    Imaginons le même cas en province ...

    Je ne souhaiterais qu’une seule chose, que nos « politiques » (de n’importe quel bord) ne soient plus admis au Val de Grâce » mais dans le premier hôpital venu pour qu’ils se rendent compte dans quel état ils ont mis le système de santé.

    Passez aux urgences sans prévenir et sans journalistes, et il ne vous sera plus nécessaire de diligenter une commission pour deviner ce qui se passe !

  • Clodomir
    Clodomir
    Cadre en retraite
    • Posté à 17h29 le 29/12/2008
    • Internaute 52523
      Cadre en retraite

    J’ai entendu sur France-Inter Roselyne Bachelot dire, au sujet de l’enfant de 3 ans mort à l’hôpital St-Vincent de Paul la semaine dernière : « Il n’était pas aux urgences, il était dans un BON service »

    Patrick Pelloux a certainement apprécié.

  • delalo
    delalo
    Anti A.G.C.S
    • Posté à 17h31 le 29/12/2008
    • Internaute 26064
      Anti A.G.C.S

    petition contre la Loi HSPT qui risque d’aggraver encore un peu plus l’état de santé de l’hopital public
    Lien

    • funambule19
      funambule19 répond à delalo
      défenseur du service public
      • Posté à 17h40 le 29/12/2008
      • Internaute 64067
        défenseur du service public

      Le lien pour la pétition ne semble pas bien fonctionner. Je n’arrive pas à m’y connecter.

  • Cinsault
    Cinsault
    Graine de rosé
    • Posté à 17h37 le 29/12/2008
    • Internaute 24720
      Graine de rosé

    Pourtant le ministère avait tout bien organisé dans sa circulaire interministérielle N° DSC/DGS/DUS/DGAS/DHOS/2008/320 du 23 octobre 2008, page 8
    « Suivi de l’activité de soins :
    Les ARH disposent de serveurs régionaux de veille et d’alerte (SRVA) permettant d’assurer un suivi quotidien notamment de l’activité des structures d’urgence, des disponibilités en lits hospitaliers d’aval (par discipline) et des décès survenus dans les établissements.
    Afin d’anticiper les situations de tension et d’adapter l’offre de soins au sein du territoire de santé, une veille quotidienne est exercée par l’ARH pour ce qui est de l’activité dans les établissements de santé, auprès d’établissements sentinelles, ainsi que via les données adressées aux SRVA.
    Les différentes structures des échelons régionaux et départementaux (ARH, DRASS, CIRE ,DDASS) se coordonnent afin d’assurer le suivi quotidien et la qualité des données des serveurs régionaux de veille et d’alerte dans le but d’identifier les situations de tension.
    Si la demande de soins dans les établissements de santé dépasse la capacité d’adaptation territoriale, malgré le déclenchement gradué de mesures conjuguées citées au §2.4, l’ARH informe le CORRUSS de la situation et des mesures prises à l’adresse alerte@sante.gouv.fr. »

    On se demande bien où ça a pu merder !

    • shillom
      shillom répond à Cinsault
      • Posté à 08h29 le 30/12/2008
      • Internaute 22134

      Oserais-je supposer que les fermetures de lits liées aux congés ne sont pas prises en compte sur les SRVA ?

      Je m’interroge aussi sur les « 11 lits disponibles » cités par Roselyne Bachelot, situés apparemment à moins de 20 minutes du domicile du défunt. Existaient-ils vraiment ?

      • Cinsault
        Cinsault répond à shillom
        Graine de rosé
        • Posté à 11h06 le 30/12/2008
        • Internaute 24720
          Graine de rosé

        Non non ça tient justement compte des fermetures de lits.
        Voir page 6 de la même circulaire (Lien)
        « Programmation des capacités d’hospitalisation et de la disponibilité des personnels en période de congés :
        Il est rappelé aux directeurs des ARH que la programmation des capacités d’hospitalisation et de leur adaptation en fonction des fluctuations saisonnières fait l’objet d’une réflexion anticipée et coordonnée au plan régional et au sein de chaque territoire de santé. La vigilance doit être renforcée pour que la coordination des établissements, notamment pendant les périodes de congés, soit assurée sous l’égide de l’ARH, afin de garantir un équilibre dans les disponibilités en lits et les besoins, conformément aux dispositions définies par la circulaire n° DHOS/O1/2005/214 du 29 avril 2005. »

        Il est probable que cette circulaire n’est qu’un simple parapluie administratif du ministère. Ces ARH, SRVA, CORRUSS existent-ils vraiment ? ont-ils le personnel, les moyens nécessaires ?
        Si même le chef de service des urgences de l’hopital Baujon ne connait pas leur existence, on peut se demander quelle réalité il y a derrière.

    • marie 75
      marie 75 répond à Cinsault
      • Posté à 12h17 le 30/12/2008
      • Internaute 3563

      plan général de » désimplification » de l’hosot public

  • tox
    tox
    http://www.dessins-tox.com
    • Posté à 17h41 le 29/12/2008
    • Internaute 10208
      http://www.dessins-tox.com

    « Une injustice faite à un seul est une menace faite à tous. »

    Montesquieu

  • Julien_du_66
    Julien_du_66
    Citoyen, moi pas grand chose
    • Posté à 17h46 le 29/12/2008
    • Internaute 64068
      Citoyen, moi pas grand chose

    Bonjour,

    Pour l’anecdote, bienvenue en Sarkozie :

    Philippe Juvin, que vous citez à la fin de votre article, était présent au JT de France 2 ce midi. Il s’est plu à nier les affirmations de M. Pelloux en répétant en substance le même argumentaire sur l’absence de pilotage (même au sein de son propre hôpital, ce que ses collègues et supérieurs apprécieront) et il a présenté les bienfaits du projet Bachelot.

    Il a été présenté comme Chef du Service des Urgences à l’Hôpital Beaujon, mais surtout pas comme secrétaire national de l’UMP !

    À quand l’admirable Frédéric Lefebvre comme quidam dans un micro trottoir ?

    Bientôt il faudra le trombinoscope des secrétaires nationaux des partis politiques pour savoir à qui on a affaire comme « expert ».

    Merci Rue89 de votre précision.

    • kevangel
      kevangel répond à Julien_du_66
      Chercheur
      • Posté à 19h19 le 29/12/2008
      • Expert 24356
        Chercheur

      J’ai aussi vu cette intervention ce midi, et je me suis dit à moi-même que ce médecin devait être un fervent supporter de bachelot. Voilà la preuve.
      Pour aller plus loin, en tant que téléspectateur régulier du JT de France2, j’ai remarqué que la complaisance à l’égard du gouvernement a décuplé depuis le passage de la loi sur la Tv publique. Les journalistes tiendraient-ils plus à leur boulot qu’à leur éthique ?

    • Juan Pablo de Tagéna - bloqué
      • Posté à 19h59 le 29/12/2008
      • Internaute 60349

      Le problème, c’est que Monsieur Juvin a raison. Il faudrait en finir avec tous les mensonges sur l’insuffisance des moyens alors que nous sommes le pays qui dépensons le plus pour la santé ! Evidemment, si tous les employés hospitaliers partent en congés en même temps, l’hôpital public ne peut fonctionner. Ne prenez pas cet air condescendant quand vous parlez de Monsieur Lefèvre : il est aussi respectable que vous et que toute la clique de gauche !

      • Bernard_du_Nord
        • Posté à 20h37 le 29/12/2008
        • Internaute 4766

        Ce qui est regrettable, c’est que Monsieur Juvin soit un faux nez. On l’a présenté comme urgentiste en omettant de donner son rôle (important) à l’UMP. Je ne lui reproche pas d’intervenir, je reproche à FR2 de ne pas nous avoir tout dit. Serait-ce le début de l’ORTS ?

        Pour le problème des vacances, le personnel hospitalier a aussi droit a ses congés au moment des fêtes. Rassurez-vous, ils ne partent pas tous en vacances en même temps.
        Les hôpitaux doivent serrer les budgets et un service de réanimation coûte cher, donc on ferme des lits et on met du personnel en congé.

        Je vous signale que sur E1 ce soir trois médecins ont affirmé (après avoir vérifié) que Madame Bachelot avait menti lorsqu’elle a affirmé qu’il y avait des lits de disponible.

      • Nishi
        • Posté à 20h58 le 29/12/2008
        • Internaute 55213
          postdoc

        « nous sommes le pays qui dépensons le plus pour la santé »

        C’est complètement faux, les dépenses de santé aux USA représentent deux fois plus que la France en pourcentage du PIB, et pourtant globalement la santé des américains est moins bonne que celle des Français.
        Ah bien sûr si l’on ne compte que les dépenses publiques et pas les assurances privées que doivent se payer les américains comme nous les mutuelles, les chiffres ne sont plus les mêmes... Mais est-ce bien honnête de comparer deux choses non comparables au lieu de comparer le coût global de la santé ?

      • Dessine-moi un mouton
        • Posté à 01h55 le 30/12/2008
        • Internaute 64116
          utopiste toujours

        Vous avez bien raison. Heureusement que la tête de l’Etat montre l’exemple : Sarkozy au Brésil, Fillon en Egypte, Borloo au Maroc ; ils partent tous en congés en même temps.
        Petit détail que vous ignorez peut-être : la gauche ne gouverne plus ce pays depuis belle lurette ; pourquoi vous en plaindre face à la magnifique réussite de le droite ? Nous n’avons plus de pauvres, à l’exception de quelques fainéants qui meurent dans la rue ou dans les hôpitaux, mais il ne s’agit bien sûr que d’une « manipulation politique » : ils ne sont pas vraiment morts. C’est pour de faux, les journaux mentent, à la botte des socialo-communistes.
        Je suis comme vous, j’espère que le très respectable Francis Lefèvbre sera un jour président de la République parce qu’il a un vrai sens de l’Etat et, entre nous, notre président, je le trouve un peu mou. Pas vous ?

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