entretien 27/12/2008 à 19h57

« Thierry s'est senti trahi par Bernard Madoff »

Alexis Buisson | Journaliste

Après le suicide de son associé Thierry de la Villehuchet, le cofondateur d’Access International Advisors répond à Eco89. Patrick Littaye dénonce les « carences » de la SEC (Securities and exchange commission). Le gendarme de Wall Street serait passé à côté de « l’Affaire Madoff », qui a poussé Thierry de la Villehuchet au suicide.


Bernard Madoff à New York le 17 décembre (Chip East/Reuters)

Quand avez-vous rencontré Thierry de la Villehuchet ?

En 1969, nous étions à Paris tous les deux. Il était à BNP-Paribas pour vendre des obligations. J’étais en charge de « corporate finance » là-bas. Je suis parti deux ans après. Lui est resté jusqu’en 1981. Puis, il est parti pour les Etats-Unis.

Nous avons créé Access International Advisors en 1994. Nous l’avons lancée l’année d’après. On se rendait compte que la gestion alternative avait de l’avenir. La gestion alternative consiste à utiliser de nouveaux instruments et de nouvelles techniques de gestion, comme la possibilité d’emprunter des titres à découvert par exemple, pour développer les ventes de titre. Alors que la gestion traditionnelle consiste à acheter des titres, des valeurs et des obligations, et à faire un pari sur l’avenir […], avec la gestion alternative, le client gagne de l’argent dans tous les cas de figure.

Comment fonctionne Access International Advisors ?

On sélectionne des hedge funds, des fonds de gestion alternative, que l’on proposait aux différents professionnels que nous pouvions connaître, ou plutôt qui venaient faire leur marché chez nous. Les fonds étaient placés dans 25 comptes de courtage. Luxalpha (où étaient placés les 1,4 milliard de dollars confiés, via Access International, par de grandes fortunes européennes à Bernard Madoff, ndlr) était l’un d’eux. D’ailleurs, il est devenu le plus important.

Comment se sont passées les premières années ?

Nous avions du mal à trouver notre place. On est parti avec deux crayons et on s’est demandé ce qu’on allait faire. Il y avait 36 positionnements possibles dans un métier comme celui-là. Le nôtre consistait à être grossistes. Les détaillants étaient les fonds de fonds, les fonds de gestion de fortune, tous les gens qui parlaient aux particuliers... Nous avons progressivement construit une plateforme de fonds que nous donnions à gérer à d’autres.

A Bernard Madoff entre autres ?

Madoff représentait au départ 20% de ce qu’on avait. Mais au fur et à mesure que la crise économique s’est précisée, vers mars 2007, Madoff est devenu de plus en plus gros, jusqu’à gérer 80% des fonds de nos clients. Tout simplement parce que les autres fonds, les fonds normaux, avaient baissé fortement. Madoff était le seul qui ne baissait pas.

Quand avez-vous commencé à travailler avec lui ?

C’était en 1996. Ce qui nous impressionnait chez lui était sa régularité. Chaque année, il atteignait des performances de 7-8% (de retour sur investissement, ndlr) parfois beaucoup plus, en fonction de la conjoncture. Pour moi, Madoff voyait le marché mieux que les autres. En tout cas, c’est ce que nous pensions. Comme « market maker » (courtier ou banque qui achète des titres qui ne trouvent pas preneur pour les revendre, créant ainsi un marché), il passait, dit-il, entre 200 000 et 500 000 ordres par jour […] Il avait une vue de marché extraordinaire. [...] Je ne sais pas quand il a commencé à dérailler. Jusqu’au jeudi fatal (11 décembre, date de la révélation du scandale, NDLR), on le bénissait tous les jours.

Ces performances extraordinaires, même par temps de crise, ne vous ont-elles pas mis la puce à l’oreille ?

Non. Techniquement, tous les rapports décrivaient parfaitement comment il marchait. Rien, absolument rien ne laissait présager qu’il avait mis en place ce système de fraude. Par ailleurs, nous ne pouvions pas imaginer une seule seconde que le contrôle des pouvoirs publics américains connaitrait de telles carences. Ces contrôles étaient en place depuis la création de son entreprise en 1960.

Et Thierry de la Villehuchet lui faisait confiance aussi ?

Thierry lui faisait entièrement confiance. On n’avait qu’une trouille, c’est que Madoff nous mette à la porte. Franchement, j’aurais préféré qu’il le fasse.

Quels sont les contrôles que vous, Access, avez mis en place pour vous assurer de la régularité des transactions entre vos clients et Madoff ?

Ce n’est pas notre job de contrôler. Nous, on vérifie que les gestionnaires ne dérivent pas dans leur gestion. On ne voyait que les avis d’opéré (bordereau remis par l’intermédiaire financier à son donneur d’ordre pour l’informer que l’opération d’achat ou de vente a été réalisée, ndlr). On les épluchait et on pensait que la SEC (Securities and Exchange Commission) faisait le reste.

Donc il n’y avait aucun contrôle de votre part sur la manière dont les fonds étaient gérés par Madoff ?

Non.

Comment expliquez-vous que la SEC, le gendarme boursier américain, n’ait pas réussi à épingler Madoff malgré des contrôles répétés ?

Il faudrait leur poser la question. Comment les mecs ont loupé 50 milliards de dollars ? Ça pour moi, c’est sans doute le plus formidable des mystères. J’aimerais bien avoir la réponse.

Comment avez-vous réagi à l’annonce du scandale le 11 décembre dernier ?

Thierry m’a passé un coup de fil un soir, pendant un dîner. J’étais en Europe. Il m’a dit de prendre un verre d’eau. […] Pour nous, ça a été un désastre. Comme il (Madoff) avait été le seul à marcher en 2008, nous lui avions fait confiance. Thierry a eu un sentiment de trahison. Nous cherchions à l’époque des raisons de sourire. A partir du moment où tout le monde s’est fait avoir, nous n’avions pas plus de raisons que d’autres de désespérer. Mais un jour, Thierry a reçu un coup de fil : « Vous êtes grillés », lui a dit son interlocuteur. Je pense qu’il a eu le sentiment que toutes les portes s’étaient fermées.

Alors que cette « Affaire Madoff » prend une tournure tragique, que ressentez-vous ?

Je ne souhaiterais pas à mon pire ennemi de vivre ce que je vis. Je ressens une incompréhension totale. Une stupéfaction totale. Madoff abreuvait les gens de conseils… On ressent des moments d’angoisse. Mais il n’y a que les imbéciles qui n’ont jamais peur. Il faut souligner que tous nos investisseurs ont été fantastiques. La vie reprendra son cours tôt ou tard.

  • 29413 visites
  • 146 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • sam09
    • Posté à 20h04 le 28/12/2008
    • Internaute 783

    Vous dites :
    « Comment expliquez-vous que la SEC, le gendarme boursier américain, n’ait pas réussi à épingler Madoff malgré des contrôles répétés ?

    Il faudrait leur poser la question. Comment les mecs ont loupé 50 milliards de dollars ? Ça pour moi, c’est sans doute le plus formidable des mystères. J’aimerais bien avoir la réponse. »

    Il les aurait pas rincés, un peu ?

    Vous ajoutez :

    « On ressent des moments d’angoisse. Mais il n’y a que les imbéciles qui n’ont jamais peur. »

    En l’occurrence, les imbéciles se sont fait avoir.

    • pablico
      pablico répond à sam09
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 20h06 le 28/12/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      Madoff n’a volé que les crédules riches.

      Notre problème, c’est d’avoir pris les soit-disant spécialistes économiques pour des Dieux, des madame soleil, des chamans, et de les avoir cru..

      on était pendu à leur lèvres… même les politiques les ont cru et on adapté leur politique à leurs divagations.

      résultat : le mur.

      ce sont des trou-duc comme tout le monde…Ils sont pire que Madoff.
      Madoff n’a volé que les crédules riches.
      eux, ils ont mis leur joujou en morceaux, et nous dans la merde…nous : le Monde (avec un grand M), rien que cela. On ne peut pas faire plus gros comme escroquerie collective.

      • Lohiel
        Lohiel répond à pablico
        http://twitter.com/Lohiel
        • Posté à 22h32 le 28/12/2008
        • Internaute 38391
          http://twitter.com/Lohiel

        svp, pourriez-vous cesser de mettre le terme « chaman » à toutes les sauces ?

        la pratique du chaman exige une intégrité absolue : « que ta parole soit impeccable » (intégrité qui explique aussi leur discrétion dans cette société où tout le monde cherche à hurler plus fort que les autres, ce qui est pitoyable)

        si quelqu’un qui se dit chaman vous fait des prédictions, c’est tout simplement que ce n’est pas un chaman mais un imposteur qui se fait mousser avec ce terme, car un chaman sait parfaitement que l’avenir n’est jamais écrit

        merci

         
        • DBL8
          DBL8 répond à Lohiel
          Retraité
          • Posté à 07h06 le 29/12/2008
          • Internaute 19562
            Retraité

          EXACT ! !
          Mais pour beaucoup de beau parleurs ce mot est devenu générique.
          D’ailleurs, savent-ils ce qu’il veut dire « Chamane » ?

          Lien

          Pour « UN PEU » de culture.

        1 autres commentaires
    • DBL8
      DBL8 répond à sam09
      Retraité
      • Posté à 07h13 le 29/12/2008
      • Internaute 19562
        Retraité

      Il « parait » qu’il a été seul aux commandes de cette magouille !

      Personne n’y croit, mais qui aura le courage parmi eux d’assumer ? !
      Vont-ils assumer sur leurs fonds propre, quitte à ce retrouver à la rue ?

      Je n’ai même pas un souffle de doute à ce sujet, à part une peine de prison et une amande (les loups ne s’entredévorent pas) ... actuellement « Madoff “ est libre après le versement d’une caution, quelque soit son montant c’est difficilement acceptable pour les flouer ! (je n’en suis pas, et pour cause je n’en ai pas les moyens)

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 20h24 le 28/12/2008
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    « Thierry s’est senti trahi par... »

    MAIS DANS QUEL MONDE CES GENS VIVENT-ILS ? ? ? Une rentabilité à plus de dix pour cent ! ! ! Tout ça puait tellement la combine à plein nez que ceux qui s’y sont laissés piéger en étaient les actifs et aveugles complices. Cet associé d’Access International Advisors (sic !) tout autant que la triste victime. Tout autant que les gogos qui achètent sur pub ces amulettes de quincaillerie leur promettant santé, prospérité et vie éternelle.

    Madoff n’était pas un escroc. Madoff était LE SYSTÈME ! ! !

    Le système est mort. Thierry de la Villehuchet aussi. Je vous fiche mon billet que d’autres vont venir dans un très très proche avenir. Nous pouvons plaindre l’être humain. Pas l’inconscient qui, comme des centaines d’autres privilégiés boursouflés d’égoïsme et d’appât du gain, complètement indifférent au sort du reste de l’humanité, s’est laissé happer par sa propre machine infernale, son appétit obscène de pouvoir et de richesses.

    • in girum
      in girum répond à Le Yéti
      • Posté à 20h27 le 28/12/2008
      • Internaute 8170

      oh, Le Yéti, comme c’est bien dit. le système est mort, mais il bouge encore. qui l’achèvera ?

    • Le Yéti
      Le Yéti répond à Le Yéti
      yetiblog.org
      • Posté à 22h05 le 28/12/2008
      • Internaute 6095
        yetiblog.org

      Ah oui, oublié un « petit détail de l’histoire : imaginez qu’on ait consacré un article de une pour chacun des millions d’Africains victimes des grosses sociétés pharmaceutiques protégeant leur brevet sur les médicaments anti-sida...

      • désinscrit-
        désinscrit- répond à Le Yéti
        • Posté à 00h57 le 29/12/2008
        • Internaute 736

        Ces brevets faisant monter la valeur boursière des dits groupe pharmaceutiques : -s

      • jide
        jide répond à Le Yéti
        http://jide.romandie.com
        • Posté à 09h36 le 29/12/2008
        • Internaute 22641
          http://jide.romandie.com

        Un poil hors sujet, mais rappel salvateur. Tu es pardonné, Yeti...

        Quel historien comptera les morts directement provoqués par la doctrine du fric ?

        Lien

      • zénon denon 84
        zénon denon 84 répond à Le Yéti
        Bonne
        • Posté à 12h25 le 30/12/2008
        • Internaute 30028
          Bonne

        voyez le livre d’un merveilleux espion...

        « la constance du jardinier “
        Tout y est merveilleusement bien expliqué .
        Tragique ,,,,,,,et pourtant .Tout continue .

    • Bon Scott
      Bon Scott répond à Le Yéti
      • Posté à 11h21 le 29/12/2008
      • Internaute 24531

      La cupidité .... ils en veulent toujours plus .... ce n’est pas nouveau, comment les riches se font plumer ? ! Christophe Rocquencourt avait la solution ,

      « Christophe Rocquencourt, originaire d’un petit village normand, a grandi dans un orphelinat, ses parents ne pouvant l’élever.
      Très jeune, il partit pour Paris ou il vécut de petites combines dans des conditions précaires.
      A 22-23ans, il escroque des acquéreurs voulant investir dans la pierre.
      Se faisant passer pour un faux agent immobilier, il prépare de faux documents de vente, récolte l’argent et s’enfuie en Suisse.
      Là-bas, aussi, il sévira.

      A moins de 30ans, il part pour Hollywood espérant “faire fortune”.

      Jouant de noms usurpateurs comme Rockefeller, il parvient à soutirer des sommes importantes à des stars hollywoodiennes tels Mickey Rourke, pour investir, dit-il.
      Mais jamais ces victimes ne reverront leur argent.
      Bizarrement, aux États-Unis, les gens préfèrent ne pas porter plainte pour cacher à leurs proches la honte d’avoir été escroqué par un jeune européen.
      Le point faible de la jet-set hollywoodienne, c’est de se laisser trop facilement séduire quand quelqu’un vous vend du rêve.

      Il est évidement insolvable, l’argent lui ayant toujours brûler les doigts.
      Quand il sévissait à Hollywood, il logeait dans l’hôtel le plus cher à 20.000Frs la nuit, ce qui bluffait ses victimes, croyant investir avec un homme d’affaire immensément riche... “

      Demain, il y aura peut-être un autre ‘ artiste pour arnaquer d’autres fortunes ? !

  • jide
    jide
    http://jide.romandie.com
    • Posté à 20h09 le 28/12/2008
    • Internaute 22641
      http://jide.romandie.com

    Le point de vue de Paul Jorion :

    « combien de clients de Mr. Madoff ignoraient-ils que son fonds était une pyramide ?
    Ma réponse,[...] est qu’on peut les compter sur les doigts d’une seule main.
    [...]
    Mais [les clients de Madoff] ignoraient-ils vraiment ce qui se tramait ? Un fonds qui fonctionnait comme un mouvement d’horlogerie et rapporta pendant vingt ans 1 % par mois, qu’il pleuve ou qu’il vente ? Un fonds dont les journaux rapportaient depuis 1999 qu’il était une pyramide, après qu’un certain Mr. Markopoulos avait alerté sans effet la SEC (Securities & Exchange Commission), le régulateur des marchés financiers ? Non : pour participer au fonds, il fallait être parrainé, et ce que votre parrain devait vous glisser dans le tuyau de l’oreille, c’était ceci : “C’est l’ancien patron du NASDAQ, personne n’ira jamais voir !”

    Source : Lien

    Lien

  • millesime
    millesime
    retraité
    • Posté à 20h15 le 28/12/2008
    • Internaute 26299
      retraité

    si les riches avaient investi leur argent vers l’activité réelle au lieu de le confier à Madoff, tout le monde en aurait profité, les entreprises notamment, par exemple en R&D, alors que là il n’y a que les financiers qui se sont « gavés »
    voilà bien la différence entre l’économie réelle et la finance...surtout si celle-ci est véreuse...de sorte que personne n’est à plaindre....

    Lien

    • Patrick_C
      Patrick_C répond à millesime
      • Posté à 10h00 le 29/12/2008
      • Internaute 11820

      Je serais assez d’accord à un détail près : en France, dés que l’on parle d’actionnaires, on parle du diable (hormis au Fig éco, mais là on rentre dans une autre secte). Or, les actions sont de l’activité réelle, il s’agit bien d’argent mis à disposition des entreprises pour investir, pour avancer.

      Cela a été bien visible lors de la proposition de loi ridicule sur la compensation des pertes des actionnaires via l’impôt : la proposition de loi elle-même était suffisamment ridicule, il n’y avait pas besoin de beaucoup d’arguments pour la couler. Or on a entendu parmi les arguments des diatribes contre les actionnaires qui n’apportent rien aux entreprises par opposition au salariés qui apportent tout. Plein d’arguments pouvaient être mobilisé contre cette proposition de loi, mais celui-ci purement démago relève bien de cette haine ordinaire que l’on entretient en France contre l’actionnaire Belzébuth.

      • observateur01
        • Posté à 11h46 le 29/12/2008
        • Internaute 31882

        à Patrick_C
        Non un actionnaire n’apporte rien à l’entreprise. L’argent d’un actionnaire (au moment de l’acquisition) va à un autre actionnaire(vendeur).
        Exemple : si aujourd’hui, vous achetez 5 actions France Telecom (de l’ordre de 100 Euros), ce sont les vendeurs qui vont toucher vos 100 euros ( en fait ça vous coûte un peu plus : les frais qui vont directement vers les intermédiaires Idem pour les vendeurs).
        FT l’entreprise ne touche rien de cet argent.

        En revanche, une entreprise fait appel à l’argent du public via les obligations qui ne sont rien que des emprunts contractés auprès du grand public.

         
        • Strelok
          Strelok répond à observateur01
          Humain
          • Posté à 12h06 le 29/12/2008
          • Internaute 51074
            Humain

          Tout ceci n’est valable qu’une fois les actions émises (et encore, si tous les actionnaires vendent en même temps, il se passe quoi ? L’action ne vaut plus rien. L’entreprise ne vaut elle non plus plus rien).

          Par contre à la base, comment sont créées les actions à votre avis ? On les met sur le marché, et des salauds d’actionnaires les achètent. Et ça, c’est une injection directe d’argent dans l’entreprise. On fait confiance en l’activité de l’entreprise, et on lui donne de l’argent (dans l’espoir d’en retirer une plus-value ou des dividendes, bien entendu, c’est pas par philantropie).

          Alors arrêtons un peu de taper sur les actionnaires sans réfléchir. Sans bourse, il y aurait beaucoup, beaucoup moins d’entreprises et elles n’auraient pas les moyens de faire de la recherche, etc, et donc, pas d’emplois non plus...

          • ta klidya
            ta klidya répond à Strelok
            edition
            • Posté à 12h46 le 29/12/2008
            • Internaute 58888
              edition

            pour avoir travailler dans des entreprises « grosses boîtes » rachetées par des fonds de pensions se foutant pas mal de ce qu’il y a à l’intérieur de la boîte, mais combien elle peut rapporter. Se foutant aussi de quelle façon elle peut obtenir les fameux 10/12% nécessaires aux actionnaires, celui qui produit la richesse ne la voit pas mais doit chaque année faire plus pour nourrir le monstre qui menace de l’engloutir s’il n’y arrive pas.
            Voilà la réalité, mais tout le monde la connait, la subit, mais se dit que c’est comme ça, j’usqu’à quand ?

          • observateur01
            observateur01 répond à Strelok
            • Posté à 12h52 le 29/12/2008
            • Internaute 31882

            Certainement pas. Quand une entreprise est introduite en bourse (première cotation) l’argent soulevé va directement vers les anciens actionnaires point final. Exemple : les privatisations l’argent va directement dans les caisses de l’Etat (ancien actionnaire). L’entreprise privatisée ne touche rien. Il en va de même si les actionnaires (cas général et c’était le cas de la bulle Internet) sont des personnes physiques.

            En fait, il y a deux cas de figure ou l’argent des actionnaire sert l’entreprise :
            1. Cas d’augmentation du capital (il faut le reconnaître très rare)
            2. Si l’entreprise qui possède en tant que personnes morale une autre entreprise et qui l’introduit en bourse. cas d’orange avec FT. Ca cas correspond exactement à une entreprise qui vend (totalement ou partiellement) à aune autre entreprise une activité
            qu’elle possède.

            Monsieur, le principe du marché des actions est le suivant : il y a un acteur (ou des acheteurs) et un ou plusieurs vendeurs. Point final. l’argent se passe entre les acheteurs et les vendeurs + les frais des intermédiaires.

            Il y a un autre cas de figure ou l’entreprise utilise le marché pour rémunérer des cadres (actions gratuites) on sait où ça mène. et de toute façon c’est une façon de diluer le capital et donc de spolier les actionnaires.

            • Strelok
              Strelok répond à observateur01
              Humain
              • Posté à 13h13 le 29/12/2008
              • Internaute 51074
                Humain

              Sauf que dans 99% des cas, les entreprises profitent de l’introduction en bourse pour augmenter leur capital (c’est généralement pour ça qu’on s’introduit en bourse : pour lever des capitaux). Les privatisations d’entreprises publiques, c’est un cas très particulier.

              Quand à dire que l’actionnaire se fout de ce que fait l’entreprise tant qu’elle est rentable, peut-être dans certains cas, mais il veut tout de même qu’elle fonctionne, car elle ne lui rapportera jamais rien si elle ne tourne pas bien, et qu’il perdra tout si elle fait faillite...

        4 autres commentaires
  • blablablaetblablabli
    blablablaetblablabli
    patati et patata
    • Posté à 20h20 le 28/12/2008
    • Internaute 38523
      patati et patata

    Tronche de l’emploie qu’il a le mec ,c’est à gerber et dire que c’est à cause de ce genre de gus qu’on en est là . Bref un escroc au visage engélique et le pire c’est que ça courent les rues ce genre de personnage,mon banquier a presque la meme tronche ,si je l’écoute je sors avec le caddy.

    • Unstern
      • Posté à 21h19 le 28/12/2008
      • Internaute 26295

      À moins d’appartenir à sa famille ou au cercle de ses amis, il n’y a aucune raison particulière de s’émouvoir de la mort de Thierry de La Villehuchet. Après tout, ce monsieur est mort à 65 ans, après une existence de privilégié. C’est toujours moins pénible que le SDF qui, tout seul dans son coin, meurt de froid ou de faim (voire des deux) après une vie de merde, âgé de quarante-cinq ans mais en paraissant soixante.

      Dans cette interview, son associé voudrait nous faire croire que M. de la Villehuchet ignorait qu’il était en train de jouer à la roulette russe. Bref, qu’il était incompétent mais pas malhonnête (pour reprendre une expression fameuse d’Arnaud Lagardère). Son histoire aurait peut-être fait illusion l’an dernier. Mais en décembre 2008, cela fait plus de six mois que les mécanismes de la finance internationale (ou tout au moins leurs principes de base) sont exposés au grand jour, et il ne faudrait quand même pas nous croire plus cons que nous ne le sommes…

      Et surtout, il ne faudrait pas essayer de nous faire avaler que d’un côté il y a quelques ripoux genre Madoff et, de l’autre, la foule immense ( !) des financiers probes et irréprochables. En fait, c’est la quasi-totalité de la finance qui a des pratiques mafieuses genre Madoff. Cette « culture » toxique de la finance corrompt les politiques et constitue une menace pour l’ensemble de la société.

      Pour s’en convaincre, il suffit de lire l’une des récentes chroniques de Paul Krugman dans le New York Times, principal quotidien américain. Prix Nobel d’économie 2008 et prof à Harvard (ou à Yale ?), Krugman n’a certes pas le profil d’un copain de Besancenot ou d’un altermondialiste style Bové. Son analyse n’en est que plus accablante. Voici la quasi-totalité de cette chronique** :

      « Je ne suis sûrement pas le seul à poser cette question évidente : à quel point l’histoire de Madoff est-elle différente de celle de la finance dans son entier ?

      Le secteur des services financiers a obtenu une part toujours croissante des revenus de la nation durant ces 20 dernières années, ce qui a rendu les dirigeants de ce secteur incroyablement riches. Pourtant, à ce stade, il semblerait que la majorité des entreprises du secteur aient détruit de la valeur, au lieu d’en créer. Et ce n’est pas seulement une question d’argent : la grande richesse acquise par ceux qui ont géré l’argent des autres a eu un effet corrupteur sur notre société dans son ensemble.

      Voyons tout d’abord les salaires. L’an dernier, le salaire moyen des employés du secteur “valeurs mobilières, contrats sur les matières premières et investissements” s’établissait à plus de quatre fois le salaire moyen pratiqué dans le reste de l’économie. Gagner un million de dollars était banal, et même des revenus de 20 millions de dollars ou plus étaient assez communs. Les revenus des Américains les plus riches ont explosé depuis 20 ans, alors que dans le même temps les salaires des travailleurs ordinaires stagnaient. Les hauts revenus de Wall Street ont été l’une des principales causes de cette divergence.

      Mais ces superstars de la finance avaient tout de même fait gagner des millions, non ? Non, pas nécessairement. Le système de rémunération en vigueur à Wall Street récompense généreusement l’apparence de profit, même si ultérieurement cette apparence se révèle n’être qu’une illusion.

      Considérez par exemple l’hypothèse d’un gestionnaire de fonds qui fait jouer un effet de levier en ajoutant un paquet d’argent emprunté à celui apporté par ses clients, puis investit ce total dans des actifs risqués à haut rendement, comme ces titres douteux adossés aux emprunts immobiliers. Pendant un certain temps - disons, tant que la bulle immobilière continue de gonfler — il (c’est presque toujours un “ il ”) fera de gros profits et recevra de gros bonus. Puis, lorsque la bulle éclate et que ses investissements se transforment en déchets toxiques, ses investisseurs perdront gros — mais lui conservera ses primes. […]

      En quoi donc les pratiques habituelles de Wall Street sont-elles différentes de l’affaire Madoff ? Eh bien, M. Madoff aurait apparemment sauté quelques étapes, en se contentant de voler l’argent de ses clients plutôt que d’empocher de gros frais de gestion tout en les exposant à des risques qu’ils ne comprenaient pas. Et alors que M. Madoff était apparemment conscient de sa fraude, de nombreux gestionnaires de Wall Street croyaient en leur talent. Pourtant, le résultat final est le même (prison mise à part) : les gestionnaires de fonds s’enrichissent et les investisseurs voient disparaître leur argent.

      Il y a beaucoup d’argent en jeu dans cette histoire. Ces dernières années, le secteur financier représentait 8% du PIB américain, contre moins de 5% une génération plus tôt. Si ces 3% supplémentaires ont été obtenu sans raison — et c’est probablement le cas —, cela représente 400 milliards de dollars par an de gaspillage, de fraude et d’abus.

      Mais la facture de cette ère de l’Amérique des escroqueries pyramidales va certainement au-delà du gaspillage de dollars.

      Car bien évidemment les gains injustifiés de Wall Street ont corrompu et continuent à corrompre le monde politique, Démocrates comme Républicains. Depuis les fonctionnaires de l’administration Bush comme Christopher Cox, le président de la Securities and Exchange Commission, qui a détourné le regard lorsque s’accumulaient les preuves de fraude financière, jusqu’aux Démocrates qui n’ont toujours pas mis fin à la scandaleuse niche fiscale qui bénéficie aux dirigeants des hedge funds et des fonds privés d’investissements […], les hommes politiques ont répondu à l’appel de l’argent.

      Dans le même temps, à quel point l’avenir de notre pays a-t-il été compromis par cette fascination pour l’enrichissement rapide qui a attiré pendant des années bon nombre de nos jeunes les meilleurs et les plus brillants dans les banques d’affaires, au détriment de la science, du service public et d’à peu près tout le reste ?

      Plus encore, les grandes richesses gagnées — ou qui auraient dû l’être — par un secteur financier surdimensionné ont sapé notre sens de la réalité et altéré notre jugement.

      Souvenez-vous comment pratiquement tous les dirigeants n’ont pas su voir les signes annonciateurs d’une crise imminente. Comment était-ce possible ? Comment, par exemple, Alan Greenspan a-t-il pu déclarer il y a quelques années que “ le système financier dans son ensemble est devenu plus résilient ” — grâce à rien moins que les produits dérivés ? La réponse, pour moi, c’est que il existe une tendance innée chez l’élite à idolâtrer les hommes qui font beaucoup d’argent, et à en déduire qu’ils savent ce qu’ils font.

      Après tout, c’est la raison pour laquelle tant de gens ont fait confiance à M. Madoff.

      Maintenant que nous constatons les dégâts en tentant de comprendre comment les choses ont pu tourner aussi mal, aussi rapidement, la réponse est très simple : ce que nous avons sous les yeux, ce sont les conséquences d’un monde devenu fou… »

      Cette traduction française du texte de Paul Krugman a été réalisée et publiée par l’excellent site ContreInfo, dont je me permets de recommander chaudement la fréquentation(Lien). L’original est évidemment sur le site du NYT (Lien).

      ** Les mises en gras sont de moi.

      • Le Yéti
        Le Yéti répond à Unstern
        yetiblog.org
        • Posté à 21h25 le 28/12/2008
        • Internaute 6095
          yetiblog.org

        @ unstern

        Remarquable.

         
        • Unstern
          Unstern répond à Le Yéti
          • Posté à 21h32 le 28/12/2008
          • Internaute 26295

          Oui, ils font de l’excellent boulot chez ContreInfo. Krugman aussi, d’ailleurs : -)

          C’est d’ailleurs pour ça que je me suis permis de reproduire ici l’article in extenso (ou peu s’en faut).

          Ajoutons que ce genre d’articles manque cruellement sur Eco89, où l’on considère apparemment que la crise économique est soluble dans la dramatisation et le journalisme light…

          • padiran
            padiran répond à Unstern
            Chroniqueur Grolandais
            • Posté à 23h50 le 28/12/2008
            • Internaute 5159
              Chroniqueur Grolandais

            L’article est remarquable, juste une petite critique sur « ce genre d’articles manque cruellement sur Eco89, où l’on considère apparemment que la crise économique est soluble dans la dramatisation et le journalisme light… » c’est sans doute vrai, mais les médias français pratiquent rarement l’investigation contrairement aux médias anglo saxons. Ils se contentent ssouvent de dépêches de l’AFP ou autres et apportent leur propres visions ou analyses.
            Rue89 possède maintenant suffisamment de correspondants « éclairés » pour contribuer aux débats qui nous passionnent.
            Les contributions d’un prix Nobel d’économie ne sont pas encore, financièrement, à portée de fusil de Rue89, mais il ne faut jamais desespérer

            • Pas lolo
              Pas lolo répond à padiran
              fasciné
              • Posté à 06h38 le 29/12/2008
              • Internaute 29635
                fasciné

              « Les contributions d’un prix Nobel d’économie ne sont pas encore, financièrement, à portée de fusil de Rue89, mais il ne faut jamais desespérer »

              Hors de propos. Contreinfo a été hors ligne pendant quelques jours la semaine dernière du fait d’un dépassement de quota de bande passante (trop de fréquentation ces dernières semaines) et n’a pu être remis en ligne que grace à une aide financière pour payer l’hébergeur.

              La qualité des infos n’a pas grand chose à voir avec les moyens financiers.

              Et ils ne sont pas percutants que sur la crise financière.

              • Unstern
                Unstern répond à Pas lolo
                • Posté à 16h39 le 29/12/2008
                • Internaute 26295

                @ Pas lolo

                « La qualité des infos n’a pas grand chose à voir avec les moyens financiers. »

                Tout à fait d’accord ! Vous avez raison, également, de souligner que ContreInfo (dont je ne suis qu’un lecteur régulier) ne s’intéresse pas seulement à l’économie.

                Ah, si Rue89/Eco89 pouvait faire un effort pour ressembler un peu, ne serait-ce qu’un tout petit peu, à ContreInfo…

            • Unstern
              Unstern répond à padiran
              • Posté à 17h23 le 29/12/2008
              • Internaute 26295

              @ Padiran

              ▼ « …Les médias français pratiquent rarement l’investigation contrairement aux médias anglo saxons. Ils se contentent souvent de dépêches de l’AFP ou autres et apportent leur propres visions ou analyses. »

              Ce que vous affirmez est peut-être vrai (je n’en sais rien), mais en tout cas c’est hors sujet. Paul Krugman est un universitaire et un chroniqueur (columnist, en anglais US), certainement pas un journaliste d’ « investigation ».

              En l’occurrence, il s’est « contenté » (si on peut dire) de relier entre eux, par son analyse, des faits qui sont connus de tout le monde et qui, en leur temps, ont fait la une des journaux.

              On voudrait nous faire croire que les vérités fondamentales sur notre époque sont cachées, et qu’il faut beaucoup de temps et de moyens pour les révéler au grand jour…

              …Or pas du tout. Quelqu’un comme Krugman, (très) intelligent, (très) bon connaisseur de l’économie, doué de sens pédagogique et d’une excellente plume, a vite fait de repérer ces vérités, qui s’étalent au grand jour mais sont noyées dans la masse des infos inutiles (un peu comme dans La Lettre volée d’Edgar Poe).

              Ces évidences, c’est seulement le niveau insensé de « bruit médiatique » qui prévaut à notre époque qui nous empêche de les apercevoir.

              ▼ Par ailleurs, vous écrivez : « Rue89 possède maintenant suffisamment de correspondants “éclairés” pour contribuer aux débats qui nous passionnent. »

              Excusez-moi, mais ça me semble absolument faux. La meilleure preuve, c’est qu’il y a déjà un site qui fonctionne sur ce modèle du « tout le monde peut être journaliste ». Ce site, c’est AgoraVox, et il se distingue par une particulière pauvreté du point de vue informatif. Ressortir (sans les avoir toujours comprises) les opinions qu’on a pêchées dans la presse ou à la télé, ça ne relève pas du journalisme mais de la conversation de bistrot. Bref, c’est le « café du commerce » recréé sur Internet.

              Internet est un outil fabuleux, mais ça n’est qu’un outil… Même avec un excellent outil (par exemple l’interface de Rue89/Eco89), on peut obtenir des résultats décevants ou minables si on ne l’utilise pas (ou si on ne veut pas l’utiliser) comme il faudrait.

              Il me semble que l’objectif idéal d’un site comme Rue89/Eco89, ça ne devrait pas être de créer une bulle douillette où règne un pseudo-journalisme consensuel (comme chez Jean-Luc Delarue : « Vous êtes d’accord ou pas d’accord ? Exprimez-vous ! ») qui appauvrit ou même empêche la réflexion.

              Un article de Sophie Verney-Caillat, publié sur Eco89, basé sur un sondage foireux du Figaro et intitulé « Avec leurs dépenses, les Français adoucissent la crise », a d’ailleurs été récemment épinglé par le site Acrimed (Lien) Allez-y voir, on y a la confirmation que Rue89/Eco89 ne vaut pas mieux, parfois, que 20Minutes…

      • EntreprendreKESSDONK
        EntreprendreKESSDONK répond à Unstern
        Veilleur de Jours Meilleurs
        • Posté à 21h31 le 28/12/2008
        • Internaute 59268
          Veilleur de Jours Meilleurs

        remarquable
        sauf le début sur la mort de cet homme. Toute mort est scandaleuse.

      • in girum
        in girum répond à Unstern
        • Posté à 09h29 le 29/12/2008
        • Internaute 8170

        @ Unstern

        remarquable. merci

  • désinscrit-
    • Posté à 22h08 le 28/12/2008
    • Internaute 736

    avec la gestion alternative, le client gagne de l’argent dans tous les cas de figure.
    Euh, c’est sûr ça ? ?

    Il faudrait leur poser la question. Comment les mecs ont loupé 50 milliards de dollars ? Ça pour moi, c’est sans doute le plus formidable des mystères. J’aimerais bien avoir la réponse.
    Ben je les croyais libéraux moi ces gens, pas besoin de contrôle, le marché se corrige lui même : -D
    D’après Marianne, Madoff avait choisit un paiement « Fixe » sur les opérations qui l’exonérait des contrôles qu’il aurait eu a subir en optant pour un paiement au Pourcentage.

  • PsyKoPatocH
    PsyKoPatocH
    alcoolique pratiquant
    • Posté à 20h33 le 28/12/2008
    • Internaute 51567
      alcoolique pratiquant

    j’ai envie de respecter la mémoire de cette personne, et en même temps, je pense aussi qu’elle a contribué à son malheur.
    ce monsieur a, pendant des années, grassement vécu sur la bête( à savoir un système franchement dégueulasse ou le but premier est de se faire un max de thune, quelques soit les méthodes du moment que ça rapporte gros, sans morale aucune et au détriment de tous(c.f environnement, travailleurs pauvres occidental et esclavagismes des enfants par ex...)
    Au plus fort de la crise, il a continué à investir dans les soit disant bon plan d’un escroc, sans s’étonner des gains prodigieux que ce madoc proposai pour se faire encore plus de thune et toujours avec des méthodes financiero-mafieuse
    Désolé, si je ne verse pas une larme sur ce monsieur et ses collègues, avec leurs avidité et leurs méthodes,de voyous, je ne pense pas qu’ils en versent une eux, devant l’étendue de leurs désastres
    ...pour une fois que le mort il est du coté du manche...
    oui, je sais, c’est un peu salaud ce que je dit et vous pouvez me nasez ......mais merde...

    • trobador
      trobador répond à PsyKoPatocH
      • Posté à 21h18 le 28/12/2008
      • Internaute 29340

      La seule chose qu’on peut faire est de se tenir loin des fenêtres des banques, d’autres tomberont !

      • jide
        jide répond à trobador
        http://jide.romandie.com
        • Posté à 09h38 le 29/12/2008
        • Internaute 22641
          http://jide.romandie.com

        Pour une fois que le darwinisme social, cette idéologie puante, se retourne contre ses utilisateurs habituels...
        Qu’ils tombent, qu’ils tombent...

        Lien

  • sup. à la demande du riverain 29 juin
    • Posté à 20h50 le 28/12/2008
    • Internaute 58127
      bye bye ...

    la mort d’un homme est toujours tragique.

    Mais je ne plaindrais pas ceux qui ont tout perdu, particuliers ou « associations ». Car ils ont bénéficié pendant des mois sinon des années des rendements de cette pyramide. Leurs larmes actuelles ne doivent pas cacher ces faits.

  • trobador
    • Posté à 21h04 le 28/12/2008
    • Internaute 29340

    La malédiction des Sinophobes.
    Sur les 20 signataires de la pétition anti-Siné un est déjà ruiné (Wiesel - ce petit homme de paix qui faisait semblant de croire qu’il y avait des armes de destructions massives en Irak). Je jubile en pensant que les autres sont peut-être aussi tombé dans le panneau !

    • sup. à la demande du riverain 29 juin
      • Posté à 21h47 le 28/12/2008
      • Internaute 58127
        bye bye ...

      ce qui est amusant, c’est que la liste d’instituions, d’associations, d’entreprises est déjà assez conséquente (j’en connais au moins une cinquantaine) mais curieusement la presse ne publie pas de noms...
      pourquoi ?

  • WALTER le Suisse
    • Posté à 21h07 le 28/12/2008
    • Internaute 41252

    Quelle bande de blaireaux ! Ils vont réussir à nous faire pleurer.
    Et ce Madoff, qu’il finisse au gibet !

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 21h16 le 28/12/2008
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Je préfère encore croiser une personne d’apect louche qu’un financier dans une petite ruelle. Je crois que le financier, j’aurai peur de lui demander l’heure, il serait capable de me demander une commission sur le renseigenement....
    Je m’aperçois que mon raisonnement ne tient pas. En effet, vous avez déjà vu des financiers dans des petite ruelles... ? Quoique pour se suicider, j’en connais plein...des ruelles... ! !

    Lien

  • antonh
    antonh
    curieux
    • Posté à 21h17 le 28/12/2008
    • Internaute 50096
      curieux

    malheurs de riches qui exploitent le systeme et le malheur de la majorité pour le bonheur d’une minorité...
    pas de quoi pleurer...
    marx disait que le capitalisme se detruirait tout seul, si ça pouvait aller un peu plus vite, qu’on puisse passer à quelque chose de plus constructif pour l’humanité...
    il est plus que grand temps de passer à autre chose à la vue des enjeux futurs : démographie gallopante, dégradation accélérée des écosystèmes, réchauffement climatique...autant de problémes qui touchent les humains dans leur ensemble et non uniquement une minorité de grands capitalistes.

    • A déménagé le 25 octobre
      • Posté à 22h28 le 28/12/2008
      • Internaute 33755

      Depuis Hammourabi en passant par l’Empire Romain et la période du Moyen Âge, jusqu’à cet aujourd’hui qui date de la Révolution Industrielle, le capitalisme se construit.

      Il faut que les gens se mettent dans la tête que l’histoire économique prend une autre voie que l’histoire politique. L’économie ne connait pas de révolution mais des évolutions.

      • Avril
        • Posté à 22h48 le 28/12/2008
        • Internaute 24503

        Il n’y a qu’une seule Histoire, Blaise.

         
        • A déménagé le 25 octobre
          • Posté à 00h51 le 29/12/2008
          • Internaute 33755

          Ce qui n’empêche pas la pertinence de mon propos à caractère pédagogique.

          « Il n’y a qu’une seule Histoire, il n’y qu’une seule planète Terre, il n’y a qu’une seule race », moi aussi je peux dire des choses molles.

          Si vous êtes contre le capitalisme, vous êtes contre vous-même et on n’a plus qu’à tous se faire hara-kiri sur le champs.

        • A déménagé le 25 octobre
          • Posté à 01h35 le 29/12/2008
          • Internaute 33755

          Retrouvé !

          « Quand l’homme moderne se lève le matin et s’habille avec des vêtements faits de fibres textiles, quand il s’assied à sa table pour prendre son breaksfast sur une table recouverte d’une toile, garnie de verres et de poteries, quand il avance la main pour prendre un objet de métal (sauf de l’aluminium), quand il mange son pain, ou peut-être sa côtelette fournie par un animal domestique, quand il sort dans un véhicule porté par des roues, quand il entre dans un immeuble dont le porche est fait de colonnes, quand il s’assied à son bureau, prend une feuille de papier, sa plume, la trempe dans l’encre, inscrit une date, rédige un chèque ou un billet à ordre, un acte de location ou un contrat, quand il consulte sa montre dont le cercle est divisé en soixante divisions, quand il fait tout ceci, et encore beaucoup d’autres choses, ces choses sans lesquelles la vie moderne ne pourrait se poursuivre pendant plus d’une heure, l’homme d’aujourd’hui est l’héritier d’une civilisation cinq fois millénaire. »

          Edward Sheperd Creasy (1812-1878), le Nouveau Passé

          Cet être humain qui s’est brûlé la cervelle ne l’a pas fait parce qu’il était « capitaliste », mais parce qu’il a laissé à ses aspirations naturelles de veau spéculateur prendre le dessus sur son âme, parce qu’aucun État fort n’empêche ce massacre général et est, dans le même temps, incapable de réorienter les objectifs du capitalisme. C’est ce qu’on appelle la Décadence et celle-ci a déjà existé, Avril. Donc oui, il n’y a qu’une seule Histoire, mais encore faut-il être en mesure d’expliquer le sens aigüe de cette généralité.

        2 autres commentaires
      • antonh
        antonh répond à A déménagé le 25 octobre
        curieux
        • Posté à 08h26 le 29/12/2008
        • Internaute 50096
          curieux

        tu confonds le commerce et les flux de marchandises avec le capitalisme.
        je ne nie pas ces flux inventés bien avant l’argent (pour la petite histoire), et encore moins la propemtion naturelle de tout être humain à « capitaliser » (une maisons, uine famille...).
        mais la tendance à la thésaurisation, non seulment scripurale, mais en plus basée sur aucune production réelle (sauf à m’expliquer que les intérets des banquiers produisent quelque chose) relève de la malhonneteté intelectuelle, voir de l’arnaque planétaire.
        si je ne nie pas l’intéret d’un capitalisme « évolutif » tel que tu le décris, je suis effectivement pour la destruction de ce capitalisme parasitaire composé de gens qui ne produisent rien d’autre que des règles leur permettant de vivre comme des sangsues sur nos sociétés.

         
        • A déménagé le 25 octobre
          • Posté à 13h38 le 29/12/2008
          • Internaute 33755

          Je suis d’accord avec vous, antonh.
          Juste de préciser que je ne « confonds » rien : je lie les choses. Un capitalisme (soit une organisation économique, une méthode) a permis le commerce et les flux de marchandises. Ce sont les faits historiques qui parlent, révélés par les fouilles archéologiques.

          Je suis entièrement d’accord pour dire que le capitalisme financier d’aujourd’hui, institué par le libéralisme (depuis l’école de Manchester) tendant vers l’ultra libéralisme (depuis Reagan), a pervertit l’idée noble (sic) de l’échange commerciale.

          Mais il faut savoir que, après la Révolution sociale et politique qui se profile (et qui a déjà commencé, cf. les émeutes de la faim), débutera un nouveau capitalisme. Il n’est pas ce phœnix qui renaitrait de ses cendres, mais plus simplement un facteur économique en évolution permanente et toujours présent quelque part : il a déjà commencé dans les Pays du Sud.

          @ eco89 : plutôt que de s’apitoyer sur le sort de ce bipède d’une époque désormais révolue, informez vos lecteurs sur le futur économique. Je vous ai déjà envoyé plusieurs demande d’article concernant le capitalisme de Muhammad Yunus, il serait bon de se pencher sérieusement sur l’affaire, ne trouvez-vous pas ? cordialement. Blaise, libertarien de coeur, yunussite de raison.

          • antonh
            antonh répond à A déménagé le 25 octobre
            curieux
            • Posté à 21h21 le 29/12/2008
            • Internaute 50096
              curieux

            j’entends, bien mais pour moi ce raisonnement est faux dans la mesure ou les peuples antiques pensaient leur accumulation de richesses sous forme de pouvoir accru.
            le pouvoir pouvait être lié à la religion ou encore au savoir ou à laguerre.
            ces trois composantes essentielles de l’humanité se combattent ou s’entrelacent depuis l’aube des temps.
            des égyptiens antiques au siècle des lumières, des la saint-bartelemy à la shoa, les hommes cherchent le pouvoir sue leurs tiers, via une tribu, une caste, un peuple, une couleur de peau, une religion...
            m’expliquer que le capitalisme est une notion innée chez l’homme est erronné car ce concept n’a pas deux siècle d’une part, d’autre part, c’est nier que l’homme puisse évoluer vers un concept d’espèce humaine...

            • A déménagé le 25 octobre
              • Posté à 10h37 le 30/12/2008
              • Internaute 33755

              « c’est nier que l’homme puisse évoluer vers un concept d’espèce humaine… »

              euh... faites gaffe à ce que vous écrivez. Attention, je ne vais pas dire que vous êtes fachiste, mais ce propos l’est à 100 %. J’espère que c’était maladroit.

              « L’accumulation de richesse sous forme de pouvoir acrru » : très bien. Mais il faut une méthode pour cela, une organisation, et c’est ce dont je parle depuis le début : le capitalisme est ce facteur économique qui a permis « l’accumulation des richesses ». Vous confondez cause et conséquence.

              Vous ne trouvez pas ce raisonnement faux, du moins vous ne le montrez pas comme tel, mais j’ai l’intuition qu’il vous dérange. Que l’on puisse démontrer que le mot « capitalisme » était déjà présent dans l’esprit des hommes d’Ur, des romains ou des médiévaux, chacun à leur façon, n’est pas une donnée idéologique, rassurez-vous, mais une réalité économique et historique. Je ne peux prétendre en démontrer plus.

              • antonh
                antonh répond à A déménagé le 25 octobre
                curieux
                • Posté à 18h22 le 30/12/2008
                • Internaute 50096
                  curieux

                espèce humaine : homo sapiens sapiens, je n’ai aucun problème avec ça, ça n’est ni du racisme, ni de l’eugénisme.
                le concept de capitalisme me dérange car je pense qu’à partir du moment ou l’on veut faire passer ses propres intéréts, on nie à un niveau ou un autre ceux des autres.
                quitte à me répéter, les romains ou les médiévaux, n’avaient aucune idée de ce qu’était le capitalisme puisqu’il s’agit d’un concept transformé en philosophie.
                quant à la notion d’organisation sociétale, l’humanité est passé des religions matriarcales à polythéistes et enfin monothéistes. la notion d’accumulation de « richesses » a donc évolué indéniablement.
                après on peut parler d’inné et d’acquis, mais cette discussion commence à me fatiguer car stérile...

                • A déménagé le 25 octobre
                  • Posté à 19h19 le 30/12/2008
                  • Internaute 33755

                  « N’en avaient aucune idée », mais le pratiquaient...

                  Quand les Lombards ou les Juifs accumulaient des capitaux, avec jusqu’à 46% d’intérêts l’an, pour devenir les prêteurs des princes, que faisaient-ils ? du socialisme ?
                  Quand les Romains inventèrent les premières formes de banque quasi moderne, ils ne faisaient pas de finance ?
                  « la notion d’accumulation de “ richesses ” a donc évolué indéniablement. » : « évolution » ne veut pas dire « apparition », et je constate donc, de votre part, une certaine « évolution » dans votre conviction, ce qui n’est pas pour me déplaire et, au contraire de vous, je ne trouve cela absolument pas « stérile »...

                  Je n’essaie pas de faire passer des intérêts personnels, j’essaie d’informer quitte à « déranger », et plus je « dérange » plus je me satisfait de mon acte.

                  Pour votre descriptif de l’organisation sociétale et votre emploi du terme « philosophie » je vous renvoie à la première réponse que je vous ai faite : l’histoire économique ne connait pas de révolutions mais des évolutions. Elle se détache de l’histoire politique et sociale.
                  Remettriez-vous en cause les historiens ?

                  Et intéressez-vous de très prêt à la doctrine capitaliste de Muhammad Yunus, vous comprendrez pleinement le sens de mes propos...

                  Sur ce, passez une bonne nuit si la « fatigue » se fait trop ressentir.

        5 autres commentaires
  • Aller à la page
  • 1
  • 2
  • 3