Témoignage 26/12/2008 à 11h55

Face aux chômeurs, « nous faisons de l'abattage »


Ni fleurs, ni couronne et silence médiatique. C’est dans ce contexte que, réunis pour un premier Conseil le 19 décembre dernier, les administrateurs de Pôle Emploi ont proclamé la naissance de cette institution, officialisant ainsi la mort de l’ANPE et de l’Assedic.

Pôle emploi est un nom composé des mots pôle et emploi. Un pôle est un centre d’activité, d’intérêt. Un emploi est l’action, la manière d’employer une chose, sa destination. C’est l’occupation de quelqu’un, ce à quoi s’applique son activité rétribuée. Pôle emploi, c’est le lieu où convergent, se rencontrent, les offres et les demandes d’emploi. Un nom simple, immédiat, facilement mémorisable, puisqu’il recourt à un champ lexical partagé par tous, acteurs de l’emploi, mais aussi grand public et monde de l’entreprise.

Ne riez surtout pas ! L’Etat a donné 135 000 euros à une agence de communication pour le nom Pôle Emploi, et pour cette exégèse qui transcende les limites de la pensée humaine. Il y a bien sûr une réalité derrière la vacuité de ce pompeux verbiage. Elle est faite de contrainte et d’urgence, de mal être, de pression et surtout de contradiction entre la mission de traiter le chômage et la seule exigence du politique qui veut des chiffres comme unique preuve de résultat. C’est tellement facile à atteindre un objectif statistique dématérialisé qui ne prend sa réalité que par la magie de la saisie informatique.

Reçus par groupes de vingt

L’état des lieux au jour de la naissance de Pôle Emploi est consternant. On navigue à vue, dans un épais brouillard. La réglementation impose de recevoir dans les cinq jours toute personne ayant fait une inscription par téléphone ou internet. Depuis novembre, nous sommes en moyenne à trois semaines de délais pour rendre ce service. Quelles sont les priorités dans ce contexte ? Il s’agit de régler au plus tôt les situations financières, surtout en cette période de fin d’année. Les salariés font donc de l’abattage.

Un exemple à l’Assedic. On ne reçoit plus les gens individuellement. On les reçoit par paquets de 20 au détriment de la qualité du service. Souvent très irrités, les usagers acceptent en majorité ce mode de traitement quand on leur dit que c’est la seule solution pour qu’ils aient rapidement un déblocage de leur allocation.

En majorité, car cela ne se fait pas sans tension. Une collègue de l’Assedic d’Ile-de-France a récemment terminé sa journée de travail à l’hôpital suite à une agression physique d’une rare violence. Les autorités, qui craignent d’évidence un chaos social, ont demandé que les 100 000 dossiers d’allocation non étudiés depuis novembre le soient avant Noël.

Des moyens d’urgence ont été mis en place pour y arriver : fermeture ponctuelle des antennes au public. Fermeture de l’accueil téléphonique afin de gérer les dossiers en attente. Des CDD ont été prolongés et l’Unedic va en recruter 400 autres qui travailleront jusqu’à fin mars.

De la gestion de crise

Les problèmes sont donc réglés ? Nullement. C’est de la gestion de crise, de la fuite en avant. Tous ces gens qui ne sont pas accueillis, tous ceux qui ne sont pas pris au téléphone restent avec leur problème qu’il faudra bien traiter alors que les inscriptions sont en augmentation constante, autant que le nombre d’offres d’emploi subit une dégringolade inversement proportionnelle.

Fallait-il, dans ce contexte dégradé, accélérer la fusion de l’Assedic et de l’ANPE ? C’est une décision éminemment politique dans une perspective d’effet d’annonce. Il s’agit d’associer l’ANPE, qui n’a pas les moyens de ses missions, avec l’Assedic, qui souffre du même problème.

On les associe en mélangeant des métiers sans former réellement les agents. On va mixer les équipes et les sites de travail alors qu’il faudrait rassurer les usagers en renforçant l’existant pour gérer la crise. Les chômeurs vont donc souffrir autant que ceux qui doivent les accompagner dans leurs démarches car la création de Pôle Emploi n’intègre pas les données de la situation économique actuelle et la montée du chômage.

Nombre d’ex-agents de l’Assedic et de l’ANPE, maintenant salariés de Pôle Emploi, ont donc une requête à formuler à leur nouvelle direction. Vous avez beaucoup dépensé pour le nom et le logo de Pôle Emploi. Mettez maintenant l’argent au service des chômeurs et des entreprises. Et ne dépensez rien pour créer une devise, elle est déjà trouvée : « Pôle emploi : droits bafoués et droit dans le mur ».

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  • Naradamuni
    Naradamuni
    sans
    • Posté à 13h56 le 26/12/2008
    • Internaute 30050
      sans

    La petite phrase qui tue

    « Les réformes structurelles qui commencent par générer des coûts avant de produire des avantages, peuvent se heurter à une opposition politique moindre si le poids du changement politique est supporté dans un premier temps par les chômeurs. En effet, ces derniers sont moins susceptibles que les employeurs ou les salariés en place de constituer une majorité politique capable de bloquer la réforme, dans la mesure où ils sont moins nombreux et souvent moins organisés. »
    OCDE, « Stimuler l’emploi et les revenus » - Perspectives de l’Emploi 2006

    Assurance-chômage : une nouvelle convention au rabais...

    La baisse des cotisations toujours au programme

    Le patronat a nettement gagné la bataille des cotisations en accomplissant un double tour de force. D’une part, à la demande de Laurence Parisot, Matignon a reporté pour une durée indéterminée la hausse des cotisations vieillesse qui justifiait la baisse concomitante des cotisations chômage. D’autre part, si dans un premier temps le patronat s’est assis sur cette dernière, il a fait en sorte de l’obtenir dès que possible à la condition suivante : dès le 1er juillet 2009, une baisse des cotisations chômage à hauteur de 0,5 point par an pourra s’appliquer si le résultat d’exploitation de l’Unedic présente un excédent de 500 millions d’euros sur un semestre [4]...

    Le chef de file de la délégation patronale, Patrick Bernasconi (Medef), a plaidé que réduire les cotisations est « un besoin vital dans la situation de crise que traversent les entreprises ». En temps normal, à force de privilégier leurs actionnaires, elles font déjà subir depuis des lustres leurs choix économiques à la collectivité toute entière, évitant au maximum d’assumer leurs responsabilités vis-à-vis de l’emploi — qu’elles n’assimilent pas à une quelconque « valeur travail » mais considèrent comme une vulgaire variable d’ajustement — et des salariés — qu’elles licencient, précarisent ou foutent à la retraite anticipée. Plus que jamais, leurs lamentations revendicatives atteignent des sommets de cynisme ! Côté syndical, la seule organisation à ne pas être dupe et à refuser tout compromis (n’en déplaise à la CFDT…) est la CGT : quoiqu’il advienne, à court, moyen ou long terme, déshabiller les chômeurs pour habiller les retraités demeure « inacceptable ».

    La résignation, ou la rue ?

    Les syndicats, visiblement « déçus » et « amers », rendront leur décision comme suit : la CGT le 6 janvier (elle ne signera pas), FO « après le 6 », la CFDT le 8 (gravement stupide, tentée comme à son habitude de signer mais ne souhaitant pas le faire « toute seule », elle persiste et entend bien rallier à sa cause les autres syndicats « réformistes », malgré la sanction qui leur a été infligée lors des récentes élections prud’homales). La CFTC se prononcera le 12 et la CGC le 20.

    Dans ces conditions, pour 2009, on ne peut qu’espérer une seule chose : que les syndicats (hormis l’irrécupérable CFDT) accordent leurs violons et refusent, tous en bloc, de signer cet accord puis qu’ils fassent leur boulot, tous ensemble, et fassent monter la pression en vue d’une mobilisation générale — salariés, chômeurs, étudiants, retraités… — qui ne se limite pas qu’à la journée du 29, qualifiée d’inédite « depuis le CPE ». Puisqu’à cause d’un « syndrome grec » notre sarcome de Kapozy a émis quelques craintes au sujet de la paix sociale en France, afin, notamment, de le dissuader de régler à sa façon le dossier de l’assurance-chômage en cas d’échec d’un paritarisme collabo, c’est à la rue de prendre inévitablement le relais, et sans mollir s’il vous plaît. I have a dream today...
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  • Les Chats
    Les Chats
    En grève du zèle contre le (...)
    • Posté à 15h43 le 26/12/2008
    • Internaute 24526
      En grève du zèle contre le (...)

    « L’Etat a donné 135 000 euros à une agence de communication pour le nom Pôle Emploi, »

    C’est qui cette agence de com une copine à Sarko ? Payer pour ça ? On distribue encore le fric des contribuables pour des conneries ?
    C’est fou tout ce qu’on peut faire avec l’argent des autres :

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    Au passage une info comme celle ci-dessus aurait autrefois améné du monde sur Rue89, maintenant c’est le désert.

    • papy55
      papy55 répond à Les Chats
      prof. en province
      • Posté à 18h20 le 26/12/2008
      • Internaute 24237
        prof. en province

      135 000 € à une agence de com, c’est déjà une première réussite du pôle emploi, combien d’heures de travail salarié pour ce résultat, et combien dans la poche du créateur de cette agence ?

  • fâché.com
    fâché.com
    perdu
    • Posté à 22h20 le 26/12/2008
    • Internaute 57333
      perdu

    L’ANPE était une émanation verticalisée du bon vouloir du Ministère du Travail (vive les majuscules), les ASSEDICS, du MEDEF et des partenaires socia.

  • fâché.com
    fâché.com
    perdu
    • Posté à 22h20 le 26/12/2008
    • Internaute 57333
      perdu

    L’ANPE était une émanation verticalisée du bon vouloir du Ministère du Travail (vive les majuscules), les ASSEDICS, du MEDEF et des partenaires socia.

  • fâché.com
    fâché.com
    perdu
    • Posté à 22h46 le 26/12/2008
    • Internaute 57333
      perdu

    L’ANPE était une émanation verticalisée du bon vouloir du Ministère du Travail (vive les majuscules), les ASSEDICS, du MEDEF et des partenaires sociaux invités au banquet.
    Maintenant, la donne a changé encore, le Pole Emploi est directement piloté de l’Elysée et de nulle part ailleurs.
    Ce qui veut dire que très bientôt les nouveaux agents hybrides devront se plier aux commandes de l’Elysée qui, on le sait, voudra des chiffres glorieux de « mises à l’emploi ».
    En période de déconfiture généralisée, pas besoin de faire un dessin pour comprendre : il faudra redorer le blason de la Présidence (« ex-Européenne »), et comment ?
    C’est très simple :
    - Vous me radierez un « certain » nombre de fainéants qui ne veulent (ou ont oublié, ou ne peuvent pas..) pointer au Pôle Emploi. Il m’en faudra au mois 40 000 ou 50 000 par mois pour compenser les licenciements mensuels à venir. Voire plus, si la situation s’aggrave. Je ne veux voir aucun état d’âme dans cette période qui, vous l’avez compris , est difficile. Je souffre autant que vous, voyez-vous..
    - Je veux que tous les agents et partenaires de l’Emploi (avec un grand E) s’impliquent et s’engagent dans la bataille pour l’Emploi. Il faudra mettre le maximum d’énergie positive, et même vos tripes sur la table pour convaincre les employeurs d’embaucher. Il ne faudra pas hésiter à NEGOCIER des formules avantageuses pour ces mêmes employeurs.
    Maintenant, il faut que vous sachiez que nous avons tout l’arsenal juridique et réglementaire pour amener les entreprises à être intéréssées par une embauche massive de travailleurs Français. Il faudra bien sûr être performants, vous, le Pôle Emploi, pour être à la mesure d’un contexte de concurrence entre professionnels de l’Emploi.
    Vous m’avez bien compris et vous m’enlevez les mots de la bouche, en un mot, il va falloir travailler plus et sécréter de la bonne adrénaline dans un monde qui ne fait pas de cadeaux !

  • La dope
    La dope
    Un chomeur de plus !
    • Posté à 03h46 le 27/12/2008
    • Internaute 62824
      Un chomeur de plus !

    J’adore ce genre de texte :)
    C’est l’anpe qui vous transmet un copier coller ?
    Comme si ils se souciaient de leurs « clients » !
    Que ce soit « pôle emploi » ou « Assédic » ça change strictement rien pour les chômeurs si ce n’est l’accentuation de leurs obligation a rendre des comptes réguliers au risque de se voir sucrer ses allocations !
    ANPE et ASSEDIC n’ont qu’une seule vocation : faire baisser les chiffres coûte que coûte ...
    Je leur souhaite vraiment pas et je suis sincère mais on verra si ces gens ayant travaillé dans la communication et le soi disant « social » accepteront un travail de femme de ménage payé au minimum le jour ou ils se feront virer !
    Pour ma part j’ai refusé (oui on a le droit : 2 fois) une offre qui me demander d’aller casser du béton à coup de marteau piqueur alors que j’ai fais plus de 10 ans ... dans la logistique ... mais pour ma conseillère ce fut une offre très « convenable » que je ne « pouvais refuser » sous prétexte de ma condition de chômeur ! Merci !
    Bonne continuation au « pôle emploi » !

    • fâché.com
      fâché.com répond à La dope
      perdu
      • Posté à 10h14 le 27/12/2008
      • Internaute 57333
        perdu

      Désolé pour le copié-collé à répétition. Bien sûr je ne prends pas à mon compte les commandes de l’Elysée au Pôle Emploi.

    • Naradamuni
      Naradamuni répond à La dope
      sans
      • Posté à 11h47 le 27/12/2008
      • Internaute 30050
        sans

      – « ... se voir sucrer ses Allocations ! »
      Dites Indemnités et non location

      Voir >>> INSIGNIFIANCE ET TRAITEMENT DU CHÔMAGE ! ! !

      ... L’insignifiance investit particulièrement le champ lexical du chômage. Ainsi, l’expression de « demandeur d’emploi » caractérise le chômeur, qui en termes économiques constitue pourtant l’offre de travail. L’employeur, terme qui gomme efficacement les rapports de hiérarchie entre le patronat et la main d’œuvre, propose quant à lui des « offres d’emploi », alors que d’un point de vue économique, il représente la demande de travail. La demande devient l’offre, l’offre la demande, et le chômeur, de celui qui offre sa force de travail, devient celui qui sollicite l’exploitation de cette force comme un bienfait. Notons d’ailleurs comme, dans ce contexte, l’idée même d’exploitation paraît saugrenue. À la manière de la novlangue, le lexique de l’emploi euphémise les rapports de domination en nommant le signifié par son contraire.

      Dans le même ordre d’idées, les « indemnités chômage », qui représentent la réparation d’un préjudice subi réparation pour laquelle, rappelons-le, le chômeur a cotisé, deviennent « allocation chômage », aide généreusement allouée au chômeur... Les cotisations qui constituent un salaire indirect, salaire redistributif destiné à pallier à l’insécurité générée par le statut salarial, deviennent des charges que le chômeur, par son manque d’investissement dans l’effort collectif, fait égoïstement subir à la société, bien qu’en fait, ce soit lui qui paye la note. (18)

      L’UNEDIC est même allée jusqu’à tenter de ressusciter le contrat d’esclavage que Rousseau décrivait avec ironie dans Le Contrat Social : « Je fais avec toi une convention toute à ta charge et toute à mon profit, que j’observerai tant qu’il me plaira, et que tu observeras tant qu’il me plaira. » (19) Ainsi les chômeurs qui signaient un P.A.R.E. étaient-ils tenus de respecter leurs engagements dans le cadre de leur Projet d’Action Personnalisé, tandis que l’UNEDIC décidait unilatéralement de ne plus tenir ses engagements et de réduire leur durée d’indemnisation ! Les tribunaux ont jugé illégale cette procédure.

      De plus, il est exigé du chômeur une véritable mobilisation totale en vue de la recherche d’emploi, qui doit devenir l’unique dimension de son existence. Ainsi, les brochures de l’ANPE vont lui demander de travailler sur son savoir être. L’emploi est censé ne pouvoir être obtenu qu’à la suite d’une réforme de sa personnalité, ce qui n’est pas sans évoquer les pratiques et discours totalitaires, telle l’autocritique dans les goulags chinois. Afin d’éviter d’appréhender le chômage comme un problème politique et collectif, ce qui risquerait de provoquer une prise de conscience, le chômeur est poussé à une introspection autodestructrice.
      ....
      Lien

      * Dans toute guerre, économique dans le cas présent, la première bataille est celle du langage... ! ! !

      • fâché.com
        fâché.com répond à Naradamuni
        perdu
        • Posté à 01h34 le 28/12/2008
        • Internaute 57333
          perdu

        Nouveau terme de la novlangue, celui de « client » pour désigner le chômeur demandeur de prestation à son conseiller, façon peu subtile de masquer le rapport de domination de l’administration sur le chômeur.
        Mais ce terme de client est aussi une façon plus maligne, voire chafouine, de lier le conseiller ou le prestataire à des objectifs de « rentabilité » très spécifiques :
        - Faire du chiffre à tout prix, c’est à dire faire disparaître littéralement les demandeurs des listes DE (demandeurs d’emploi) pour ne pas gêner la communication présidentielle aux couches aisées de la population.
        - Pour ce faire, il ne faudra pas que le conseillerb hésite à radier sous le moindre prétexte les demandeurs d’emploi devenus clients indésirables dès qu’ils refusent une offre peu engageante.
        - La sous-traitance sera mise à contribution (agences d’intérim, opérateurs divers privés, etc..), quitte à faire baisser les critères d’éthique, à être en porte à faux avec le simple droit du travail, à créer une rivalité malsaine entre prestataires et le Pôle Emploi .
        - Le Pôle Emploi, comme les prestataires, devront ensemble ramer pour rassembler des offres d’emploi dignes de ce nom. Eviter les offres d’emploi esclavagistes et farfelues deviendra donc de plus en plus difficile.
        Nul doute que cette facette de ce vrai projet de société déjà bien entamé provoquera des grincements et des réactions imprévisibles.

  • A déménagé le 13-10-2012
    • Posté à 19h16 le 27/12/2008
    • Internaute 19357
      non connue

    A Saint Etienne , la Maison pour l’emploi est en construction , c’est grand , moderne , le chomage ne fera plus le malin quand ça va ouvrir ! !

  • Petite citoyenne
    Petite citoyenne
    Indépendante
    • Posté à 08h29 le 28/12/2008
    • Internaute 49432
      Indépendante

    Et ça continue sauf pour celui qui se fait son footing bien planqué au fond d’une plage au Brésil.

  • Captain Gregg
    Captain Gregg
    Fantôme
    • Posté à 09h15 le 28/12/2008
    • Internaute 63882
      Fantôme

    « Une collègue de l’Assedic d’Ile-de-France a récemment terminé sa journée de travail à l’hôpital suite à une agression physique d’une rare violence »...

    A Manosque, dernièrement, une fonctionnaire du CCAS chargée de notifier à un RMIste la fin de ses droits s’est vue jeter en pleine face un seau rempli de déjections animales.

    No more comment.

  • marie 75
    • Posté à 09h51 le 28/12/2008
    • Internaute 3563

    l’UMP et son pouvoir : les abattoirs de l’emploi ; des salariés et des acquis sociaux !
    Mais Monsieur ? Npot-Bon Ma

    • marie 75
      marie 75 répond à marie 75
      • Posté à 09h55 le 28/12/2008
      • Internaute 3563

      Suite et fin du message : le clavier est fluctuant ! ! ! ! sorry !

      Mais ...
      Not’bon Maître est en villégiature avec sa .... digne épouse ...
      dans un complexe de luxe au Brésil ....
      Alors tout va !

      L’abattoir, l’abattage ... on achève bien les chevaux !
      Revoir d’urgence ce film : on y arrive !

  • désenchantée
    • Posté à 10h58 le 28/12/2008
    • Internaute 43955
      aucune

    erfffffff : 135000 Euros pour un nom banalement simplet !
    enfin encore de l’argent soutiré sur les cotisations versés par le monde du travail....
    je comprends mieux pourquoi tout est dans l’apparence , qu’au moindre petit truc gênant dans l’ inscription et recherche d’emploi nombre de gens se sentent désarmés devant cette machine qui finit par laminer les plus pugnaces et les renvoient aux « calendes grecques ».... à savoir le chemin de l’errance qui se retrouvent à dormir et à mourir dans la rue ! et que des caméras bienfaisantes suivent les petits ministres qui se font fort de proposer une dérisoire aide d’urgence en les parquant dans un immonde lit d’une chambre d’hotel 3ème catégorie, un gymnase ou autre et qui s’épommonnent choqués interloqués, vexés que ces hommes et femmes refusent la main tendue car leur dignité d’humain n’a pas été entendue dans ce qui leur est dû : un travail ! !
    rien à redire le pouvoir politique a de la suite dans les idées et non des idées pour empêcher que les salarés se retrouvent complètement déshabillés devant la pauvreté qui les attend !
    Merci Messieurs Mesdames de votre généreuse idée de combattre le chôm’dû en un nom si flatteur qu’à défaut de boulot on se sente revigorés d’avoir pointé au Pôôôôôle en poiiiiisssss cassé ! !

  • Galuel
    Galuel
    Entrepreneur
    • Posté à 15h30 le 29/12/2008
    • Internaute 62855
      Entrepreneur

    « Les chômeurs vont donc souffrir autant que ceux qui doivent les accompagner dans leurs démarches »...

    Mais l’effort n’est pas la mesure du travail ? L’effort serait exempt de souffrance ? Vous voudriez quoi ? Travailler sans effort sans aucune souffrance ? Où serait le résultat d’une activité sans aucun effort ?

    Si l’homme souffre c’est parce qu’il subit dans un premier temps, et que dans un deuxième temps il fait des efforts pour dépasser sa condition.

    Le repos n’est jamais qu’une étape avant de nouveaux efforts à faire.

    • Matteo Rozzano
      Matteo Rozzano répond à Galuel
      Auteur(e) de l'article .
      • Posté à 09h54 le 30/12/2008
      • Internaute 60476
        .

      Cher Galuel
      Vous semblez confondre l’effort et la souffrance, notions premièrement ontologiquement différentes et secondement, dans le propos qui nous concerne ici, absolument pas interchangeables. Le souffrance évoquée ici est celle qui implique contre le chômeur le poids d’une mécanique absurde, qui contraint, qui surveille, qui impose, et qui, comme l’indique fort bien un autre contributeur, inverse les responsabilités, les causes et les conséquences. Pour ce qui est de la souffrance de ceux qui doivent travailler au service des chômeurs, elle est dûe en partie au manque de moyens et à une exigence de production de statistiques, de multiplication de services qui ne peuvent pallier l’absence d’offres sur le marché et qui ne sont souvent que des cautères sur des jambes de bois.
      Pour ce qui est de l’impossibilité d’obtenir quoi que ce soit sans effort, c’est une autre histoire. Et on pourrait d’ailleurs longuement discuter de ce culte de la souffrance. Lire ou relire Les héritiers de Bourdieu. Dans ce pays on peut devenir conseiller général d’un très riche département, devenir même président d’un groupe politique, sans formation, sans expérience, par le fait du prince (j’omets délibérément la majuscule) et bien sûr sans la moindre souffrance. Et je vous pase d’autres exemples.
      Cordialement
      Matteo Rozzano

  • Doc Cornélius
    Doc Cornélius
    Ecumeur
    • Posté à 23h47 le 29/12/2008
    • Internaute 63821
      Ecumeur

    il y en a qui ont de la chance (si on peut dire) d’être reçu par une personne
    Pour les intermittents par exemple depuis plus d’ 1 an tout ce passe par téléphone et plus aucun contact avec qui que ce soit.
    Aprés quelques minutes d’attentes surfacturées si vous utilisé votre portable un(e) standardiste vous répond , qui la plus part du temps ne comprend pas de quoi l’on parle.
    Une fois votre problême exposé il est transmis au service qui vous rapellera.
    A ce moment là l’aventure commence car dans mon entourage je conné quelques personnes dont le dossier est en attente depuis plusieurs mois et évidement aucune allocations chômage ne vous est versées pendant ce temps.
    Ce qui arrive à cette catégorie d’activité pourrait bien être les prémices de qui va arrivé à l’ensemble des chômeurs.
    Vous avez dit services publics ?

    • delco
      delco répond à Doc Cornélius
      (pole emploi)
      • Posté à 16h45 le 30/12/2008
      • Internaute 64202
        (pole emploi)

      Personne ne parle de la fusion de ces 2 institutions et cela pour une raison simple : c’est qu’elle est nécessaire dans une logique de service client. Cela évitera que chacun des 2 acteurs se renvoient la balle en disant, ce n’est pas moi, c’est l’autre !

      En ayant posé le postulat que la fusion est une nécessité : 2 points m’ulcèrent en étant de « l’intérieur » :

      - l’absence de réflexion sur la condition de chômeur (mot banni d’ailleurs remplacé par celui de demandeur - ce qui renforce la position de dominant/dominé dans la relation entre un conseiller et son DE (demandeur d’emploi). On sait - par toutes sortes d’études faites que la durée du chômage peut se prédire dans les tous premiers jours de l’entrée en chômage, c’est à dire souvent pendant la période du préavis non effectué.

      Donc, tout devrait être fait pour que l’accompagnement de ces tous nouveaux DE soit démarré très tôt et que surtout il soit spécifique et personnalisé. Hors justement rien n’est fait pour cela. Le délai (officiel) de 5 jours est passé à un mois avec des réceptions collectives de DE. Tout est fait pour que la personne en situation délicate par rapport au travail soit encore plus fragilisée par son entrée dans le système. Et ensuite, lorsque le suivi ex-ANPE commence, là, il faut attendre encore un délai de 4 mois avant le début du suivi. A ce stade, on peut parier que le DE est entré dans le chômage, qu’il a déjà recherché une activité, qu’il s’est déjà vu opposer des refus, qu’il est donc bien entré dans une situation de demande plus que d’offreurs de compétences. Pourtant, dans une logique financière, si le DE est pris en charge rapidement, mis rapidement en condition positive d recherche de job, il coûtera au final moins cher au système.

      - mon 2ème point de vigileance concerne la compétence collective de nos managers. Nous sommes à quelques jours de la réalité de la nouvelle institution et nous ne savons toujours pas comment cela va se passer concrètement. L’ANPE est tellement embourbée dans ses méthodes de gouvernance alliant information/consultation des organisations syndicales - pouvoir de direction et LE statut des agents, qu’aucune communication fiable, présentant objectif, stratégie et moyens d’actions n’est réalisée - dans tous les cas, pas au niveau local.

      Les seules informations qui circulent sont des tracts des syndicats qui ne sont pas d’accord, qui négocient séparément et qui appellent à faire grève - pas le même jour !

      L’impression générale que cela donne aux salariés, c’est que l’entreprise pour laquelle il investit son temps, n’a que dédain et absence de considération pour lui.

      J’ai toujours entendu dire que dans le cas d’une fusion, il fallait accompagner les salariés (et dans le cas d’une société de services, les clients aussi), leur expliquer où on va et comment on y va. Aujourd’hui, seule l’objectif du nombre de sites mixtes à échéances juin est connu. Et encore, tellement de précautions entourent l’information que d’ores et déjà, on sait que le résultat ne sera pas obtenu dans les dates.

      Ceci étant, mes « plaintes » vont s’arrêter là car il vaut toujours mieux être dans ma position que dans celle de ceux qui sont dans la nécessité de chercher un emploi. C’est un argument qui n’a pas été encore avancé par notre chère nouvelle institution mais qui va bientôt l’être. Qui est totalement démagogique et aussi totalement réel. et c’est bien pour cela qu’il va être utilisé ou par les syndicats ou par nos managers s’ils ne peuvent pas (ou ne veulent pas) répondre nos questions.

      Alors, à bientôt dans une antenne ex-assedic ou une agence ex-anpe. Tiens au fait, l’agence de communication payée si chèrement pour trouver un nom de sous division d’une grande entreprise ne nous a pas dit si nous allions travailler dans des agences ou dans des antennes. Espérons seulement que les chômeurs sauront eux où aller..