Enquete 26/12/2008 à 16h31

Crise : les collectivités font des voeux au rabais

Hélène Franchineau | Etudiante en journalisme


A Nice le 21 décembre (Sebastien Nogier/Reuters)

Politiquement incorrects, les fastes des fêtes de fin d’année ? Matignon l’a demandé aux ministères : il faut veiller, en ces temps de crise, à éviter toute dépense inutile, y compris pour ce qui touche à Noël et aux traditionnelles cérémonies de vœux du Nouvel an. Une consigne que se sont également appliquées la plupart des collectivités locales.


Au conseil général de Seine Saint Denis, la question n’a pas fait longtemps débat. La cérémonie des vœux, qui représente une dépense annuelle de 900 000 euros, a été purement et simplement supprimée.
Au menu de l’édition précédente : des décorations, un traiteur de luxe, petits fours et surtout 3000 invités venant des forces vives, élus et associations, qui déambulaient dans l’hôtel du département.
Selon l’entourage du Président du conseil, Claude Bartolone (PS), l’annulation de la cérémonie a des raisons symboliques et économiques : « Il était indécent de manger des petits fours et de boire du champagne vu le contexte actuel. » Mais surtout, le 93 tient le triste record du département le plus endetté de France (800 millions d’euros), et 97% de ses emprunts sont des emprunts toxiques, provenant de montages financiers dangereux.
Ce genre de décisions est à la mode chez les élus : à Strasbourg (PS), à Marseille (UMP), dans les conseils généraux des Hautes-Alpes (UMP) ou de Charente-Maritime (UMP), on a aussi rogné de manière significative sur les dépenses.
Mieux vu encore, certains transforment ces soirées en œuvre sociale, comme à Montpellier. A la place de la cérémonie des vœux, la mairie invite toute la population à déguster vin et chocolat chauds. Double avantage : tout le monde peut participer et 50 000 euros sont économisés. Ils iront à des associations caritatives, et les voeux du Nouvel an seront envoyés par Internet.
Jean-Michel Pierre, directeur-adjoint du cabinet du maire Hélène Mandroux (PS), reconnaît que « la population et les corps constitués sont très attachés à ces cérémonies », mais estime qu’« il était mal venu de les célébrer cette année avec le même faste ».

« Lutter contre la sinitrose

D’autres ont décidé de maintenir les cérémonies des voeux, bon gré mal gré. “Pour lutter contre la sinistrose”, affirme Patrick Devedjian, à la tête du conseil général des Hauts-de-Seine (UMP), dans le Figaro du 23 décembre.
“C’est une tradition”, affirme-t-on à son cabinet, qui refuse pourtant de révéler le budget total alloué aux soirées.
A Neuilly, les six cérémonies prévues chaque année pour les forces vives, enseignants ou gardiens d’immeuble, sont toutes maintenues. Mais les temps sont durs aussi dans cette banlieue chic de la capitale.
Cette année la mairie a donc courageusement renoncé à faire appel à un traiteur prestige, et le champagne sera remplacé par un vin blanc à 3,80 euros la bouteille. Pour Philippe Cuesta, adjoint au directeur de cabinet du maire UMP Jean-Christophe Fromentin :

“Nous voulons prendre en compte le contexte national. La politique de Jean-Christophe Fromentin a une dimension sociale importante, ne donnons pas ce sentiment de décalage avec la société.”

Mais là encore, on ne communique pas de chiffres.

Le cas unique de Puteaux

Dans ce paysage de désolation festive, une ville brille toujours par le faste des évènements. A Puteaux (Hauts-de-Seine), ville de 42 000 habitants dirigée par Joëlle Ceccaldi-Raynaud (UMP), les décorations de Noël coûtent, cette année comme les précédentes, 1 million d’euros.
Sans compter les 900 000 euros pour l’animation Puteaux en neige, qui offre pendant deux semaines deux patinoires et quelques autres activités.
Les cérémonies pour les personnalités ont tout de même été annulées. Seule restera la soirée pour le personnel municipal : cette année, spectacle Buffalo Bill à Disney Village, pour un coût total de 84 000 euros.
La mairie veut tout de même faire preuve de bonne volonté : Puteaux en neige aurait dû coûter 1 million d’euros, mais cette année les petits Putéoliens ne glisseront pas sur de la neige importée des Alpes. Ils devront se contenter de neige artificielle.
Pour Christophe Grébert, conseiller municipal de Puteaux (Modem) et célèbre blogueur, “le maire réduit à la marge, une économie de 100 000 euros sur un million, ce n’est pas grand-chose. On est dans la gabegie”.
Sans compter le Monopoly à l’effigie de Puteaux, lancé le 16 décembre. La mairie y a investi 83 300 euros, et y laissera des plumes puisqu’elle n’en offre à la vente que 2000 exemplaires à 32 euros pièce.

“Ce n’est pas facile de tout changer

Finalement, cette vague de restrictions n’est-elle pas l’occasion de se poser la question qui fâche : à quoi servent réellement ces cérémonies ? De l’argent public dépensé à des fins électoralistes, diront les mauvaises langues.
A Montpellier, on défend la tradition : ‘Ce n’est pas facile de tout changer’, confie Jean-Michel Pierre. Au conseil général de Seine Saint Denis, on privilégie l’approche pragmatique :

‘Chaque euro dépensé doit être un euro utile aux habitants. De toutes façons, nos finances sont dans un très mauvais état.’

Le revers de la médaille, c’est que toutes ces cérémonies annulées représentent autant d’argent non réinjecté dans l’économie française : les artisans concernés font la tête, ces
commandes pouvaient représenter jusqu’à 10% de leur chiffre d’affaire annuel.

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  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 16h46 le 26/12/2008
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    au moins il y a un peu de décence.

    en plus cela sert à quoi les vœux ? ils se réalisent si rarement...
    mieux vaut mettre cet agent dans la caisse des nécessiteux.
    ce seront des vœux qui se réaliseront.

    • the cat
      the cat répond à pablico
      étudiant
      • Posté à 15h02 le 27/12/2008
      • Internaute 54940
        étudiant

      Ah mince on te l’avait pas dit !
      Les économies que l’Etat prétend faire, elles financent les niches fiscales, pas les besoins des plus nécessiteux. Ben oui, Sarko ne peut pas vraiment trahir ses électeurs, ils l’ont élu sur ce programme.

      En espérant me tromper...

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 17h22 le 26/12/2008
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    Dommage qu’il faille la crise pour en arriver là !

    Lien

  • la champenoise
    • Posté à 17h23 le 26/12/2008
    • Internaute 27942

    Supprimer les cérémonies de voeux sous prétexte de crise, tout ça est politiquement très correct et donne bonne conscience à peu de frais à tous ces élus qui, pendant ce temps-là, vont continuer à bénéficier de voyages SNCF gratuits, de logements de fonction, de voitures de fonction, de chaufeur, etc ...
    Mais, a-t-on en haut lieu pensé au revers de la médaille : tous ces artisans traiteurs dont le chiffre d’affaires va diminuer d’autant ?
    Et, en ces temps de crise, M. Fillon va-t-il arrêter de rejoindre la Sarthe en avion ? M. Sarkozy va-t-il passer ses vacances dans les résidences - entretenues à grands frais - de la Présidence de la République au lieu de vacances exotiques ?

    • Pseudo
      Pseudo répond à la champenoise
      Enfin libre : -)
      • Posté à 17h45 le 26/12/2008
      • Internaute 25947
        Enfin libre : -)

      Supprimer les vacances ? Vous n’y pensez pas !

      Lien

    • SERF
      SERF répond à la champenoise
      GUEUX
      • Posté à 11h17 le 27/12/2008
      • Internaute 63148
        GUEUX

      « M. Sarkozy va-t-il passer ses vacances dans les résidences - entretenues à grands frais - de la Présidence de la République au lieu de vacances exotiques ? »

      OUI d’après le journal « El globo »

      « Sarkozy et Carla Bruni sont en séjour à la station Txai, grand luxe, avec tous les jours, dans les 11 bungalows qui sont occupés par l’entourage, plus de US $ 2 millions. »

      Lien

    • zorbec
      zorbec répond à la champenoise
      retraité
      • Posté à 15h39 le 27/12/2008
      • Internaute 9945
        retraité

      Bonjour,
      D’accord avec vous pour les voyages ,les logements,les voitures,
      les chauffeurs,....
      Mais pour les buffets,les petits fours et tout ce qui va avec il suffit simplement de changer l’adresse du bénéficiaire,comme les Restos du coeur ou toutes autres organisations caritatives,pour une fois les SDF et autres titulaires du RMI seront contents et nous, pour une fois, on saura où est passé nos impôts !

      • Marcus-Aurelius
        Marcus-Aurelius répond à zorbec
        Cadre Paris
        • Posté à 20h33 le 27/12/2008
        • Internaute 34622
          Cadre Paris

        Impec ! ! Bravo !
        En plus on pourrais par exemple, décider de faire travailler les chômeurs ainsi que les sans abris de la commune pour ces occasions (encadrés bien sûr par les professionnels...) mais la encore comme la plus part des Bobo ! on s’étonnerait de voir que telle prestation ne vient pas d’un super traiteur connu ....Bref, on peut toujours espérer.....

        Et pour revenir plus centré à l’article, on s’en fous pas mal de la qualité des invités à ces soirées très dorées.....
        Noël est une tradition synonyme de bonheur, amour etc. ... Quelle commune osera un jour faire son JOB ? Avec peu de frais réunir ses administrés au tour d’un moment festif ? Et qu’on arrête de grâce de me dire que tout cela coûte un pognon fou ! ! .....Les idées, même en temps de crise ne manquent pas ! !

        On nous dit que tout cela est politique.....Quel média ose prétendre que son article à ce sujet ne l’est pas ? ......ou tout au moins orienté ? ....

        Alé, je retourne dans mon monde simple et réel ! !
        Bonnes fêtes à tous ! ! ; -)

  • Lardonfree
    Lardonfree
    maraîcher bio
    • Posté à 17h25 le 26/12/2008
    • Internaute 10979
      maraîcher bio

    Ces cérémonies ne servent à rien d’autre qu’à plaire à ces écornifleurs de contribuables et aux flagorneurs de tout poils et qu’à justifier un mandat ou une fonction.
    Si les électeurs que nous sommes boycottions ce genre de pince-fesses les collectivités arrêteraient de les organiser.

  • zénon denon 84
    • Posté à 17h30 le 26/12/2008
    • Internaute 30028
      Bonne

    « On priviliégie l’approche pragmatique “ ! ! !
    Mon dieu que c’est beau .
    Tant d’attention .Pour ne pas dire ...de peur !

    Eh oui quand on vous le disait ,nous vivons
    dans une société de la peur .Bien fabriquée au millimetre pres .
    Peur de TOUT .

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 17h35 le 26/12/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Après avoir fait élire le Président de la République dont le premier geste est d’ être allé faire la fête au Fouket’s , c’est tout ce qu’ ils ont trouvé pour retarder l’ insurrection qui vient ?

    Ce gouvernement et ces élus se foutent du monde ...

    • Frédéric Chevalier
      Frédéric Chevalier répond à Numerosix
      Conseiller municipal de Puteaux
      • Posté à 10h57 le 27/12/2008
      • Internaute 63783
        Conseiller municipal de Puteaux

      Et elle fera quoi votre révolution ? A-t-on déjà vu une révolution donner plus au pauvres ?

      • la champenoise
        • Posté à 12h37 le 27/12/2008
        • Internaute 27942

        Peut-être M. Chevalier mais cela ne justifie pas pour autant les dépenses somptuaires de beaucoup d’élus à la tête de ce pays.

         
        • Frédéric Chevalier
          Frédéric Chevalier répond à la champenoise
          Conseiller municipal de Puteaux
          • Posté à 17h00 le 27/12/2008
          • Internaute 63783
            Conseiller municipal de Puteaux

          Vous avez parfaitement raison. C’est d’ailleurs ce que j’écris dans ma note Lien.

          Ce n’est d’ailleurs pas un problème de conception gauche/droite des deniers publics. Quand on voit que le 93, jusqu’alors présidé par le PC dépensait 900 000 euros pour inviter 3000 personnes à une cérémonie de voeux, alors que c’est le département le plus endetté de France... cela donne a réfléchir.

          Qu’il s’agisse des entreprises ou des collectivités publiques, il y a deux catégories : celles qui ont une situation financière saine et qui peuvent dépenser en fonction de leurs moyens et celles qui ont une situation financière fragile et qui vivent au-dessus de leurs moyens. Les secondes sont assurément condamnables et, il est vrai que certaines collectivités publiques qui vivent sur l’endettement et sur la facilité d’augmenter les impôts ont perdu le sens de la mesure.

        • Christophe Grébert
          Christophe Grébert répond à la champenoise
          Conseiller municipal MoDem
          • Posté à 19h33 le 27/12/2008
          • Internaute 63844
            Conseiller municipal MoDem

          D’ailleurs, Frédéric Chevalier il y a quelques mois critiquait la mauvaise gestion du maire de Puteaux :

          Lien

          Il faut dire qu’entre temps, cet élu auparavant « indépendant » a rejoint l’UMP, c’est à dire le parti du maire de Puteaux.

          Il démontre qu’une certaine catégorie de politique change d’opinion comme de veste.

          On peut donc s’interroger sur le serieux et la sincerite de ses propos.

          • Frédéric Chevalier
            Frédéric Chevalier répond à Christophe Grébert
            Conseiller municipal de Puteaux
            • Posté à 20h12 le 28/12/2008
            • Internaute 63783
              Conseiller municipal de Puteaux

            Je trouve plutôt amusant le commentaire de Christophe Grébert, à défaut d’être tout simplement attristant. Et cela pour deux raisons :

            1. En matière de retournement de veste en politique, Christophe Grébert est un maître ! Il bat Olivier Stirn.
            Militant socialiste jusqu’en septembre 2007, il claque la porte du parti pour lancer un rassemblement citoyen sans étiquette, avant de le dissoudre en juin 2008 pour rejoindre le MoDem et tenter de mettre la main sur la section locale de Puteaux.

            Aperçu de son parcours :

            Militant socialiste, Christophe Grébert fait la campagne de Ségolène Royal et appelle à voter pour elle dès le premier tour en avril 2007 : Lien , puis pour Nadine Jeanne, candidate socialiste aux élections législatives à Puteaux.

            En juin 2007, il annonce sa candidature aux élections municipales de 2008 à Puteaux, sans se soucier de la décision de son parti.

            En septembre 2007, estimant qu’il n’a aucune chance d’obtenir l’investiture du PS, il claque la porte du parti, sans se soumettre au vote des millitants : Lien . Stéphane Vazia est alors désigné comme tête de liste par le PS. Christophe Grébert pousse même la mauvaise foi et la manipulation jusqu’à dénoncer le fait que les militants socialistes n’ont eu le choix qu’entre Stéphane Vazia et... Stéphane Vazia Lien . Un peu fort, de la part de celui qui s’est soustrait au vote des même militants, escamotant du même coup le débat démocratique au sein du PS local !

            Christophe Grébert entreprend de rassembler autour de lui une liste citoyenne sans étiquette, composée de personnalités divers gauche, du PS, des Verts, du centre (MoDem et nouveau centre), de l’UMP et de citoyens indépendants. Baptisée « Puteaux Ensemble, pour une ville qui nous ressemble », cette liste sur laquelle je figurais en 5e position, est arrivée en seconde position avec plus de 25 % en quadrangulaire au second tour, loin devant le PS qui n’a réalisé que 13%. Au soir du 16 mars 2007, Christophe Grébert, élu sans étiquette, devient donc le leader de l’opposition à Puteaux.

            Mais son ambition prend rapidement le dessus. Pour assurer son avenir politique, Christophe Grébert décide qu’il lui faut mettre la main sur un appareil pour disposer d’une base politique. Il jette son dévolu sur le MoDem et exclut sans ménagement tous ceux de ses colistiers qui émettent des critiques contre cette stratégie qu’il refuse d’expliquer, à défaut de justifier. Régis Sada, son directeur de campagne est le premier à en faire les frais. Il retracera d’ailleurs cette expérience douloureuse dans une note publiée sur son blog : Lien

            Au mépris de la charte éthique qu’il a lui même édictée et fait signer à ses colistiers, il décide alors d’entrer au MoDem, 3 semaines seulement après avoir juré devant les membres de son groupe au Conseil municipal qu’il était un homme de gauche, qu’il n’avait pas l’intention d’adhérer au MoDem et que ce n’était qu’affabulations et volonté de nuire que de lui en prêter l’intention.

            En réaction à son adhésion au MoDem, Evelyne Hardy (PS et 4e sur la liste Puteaux Ensemble) et moi-même démissionnons du groupe Puteaux Ensemble au sein du Conseil municipal : Lien

            C’est également, faute de combattants, la fin du projet d’association Puteaux Ensemble, que Christophe Grébert devait porter sur les fonds baptismaux deux jours après l’annonce de son adhésion au MoDem et dont il avait exigé d’être désigné président.

            3 chapelles politiques en moins d’un an, c’est du grand art !

            Le pire c’est que l’arrivisme de Christophe Grébert ne s’arrête pas là. Alors qu’il annonçait avoir rejoint le MoDem à l’invitation de Christophe Ginsty pour travailler à la mobilisation militante, il délaisse rapidement ce projet pour suivre Pierre Creuzet qui lui promet un poste de vice-président du MoDem 92. Mais aux élections départementales, les militants en ont décidé autrement. Premier échec.

            Christophe Grébert ne s’arrête pas là. Il tente alors de faire main basse sur le MoDem de Puteaux en envoyant au feu son ex-mandataire financier aux élections internes à la section locale de Puteaux. Deuxième échec.

            Furieux de cet échec, Christophe Grébert et son entourage déposent alors un recours contre cette élection, arguant de soi-disant pressions extérieures exercés par des blogs, dont le mien, qui ont soutenu le camp adverse et dénoncé leurs manoeuvres. Les élections internes viennent d’être confirmées par la Commission de Contrôle. Troisième échec.

            Ainsi, 6 mois après son arrivée au MoDem, Christophe Grébert, sifflé lors de la réunion du dernier Conseil départemental du MoDem 92, se positionne désormais comme étant dans « l’opposition » à la majorité et à la présidence départementale : Lien

            S’étant écarté lui-même du groupe de travail de Christophe Ginisty, espérant obtenir davantage d’une vice présidence promise par Pierre Creuzet, il n’a pas hésité à attaquer celui par lequel il était rentré au MoDem en dénonçant l’inertie du MoDem dans le chantier de la mobilisation militante sur Internet : Lien .

            Christophe Ginisty lui répond aussitôt dans un billet au titre explicite « les artisans et les bavards » Lien . « Quand j’avais besoin de lui, il a décidé de s’impliquer dans une autre bataille plus personnelle, et moi j’ai dû avancer, fin de l’histoire. », écrit Christophe Ginisty, avant d’ajouter « Dans “faire de la politique autrement”, il y a le mot faire et il y a l’idée de ne pas uniquement le faire pour soi-même. »
            Ce n’est ni moi, ni l’UMP qui le dit, c’est un élu MoDem proche de François Bayrou et cadre respecté de ce parti.

            Pour ma part, j’ai toujours revendiqué ma sensibilité politique UMP et mon appartenance à la majorité présidentielle. C’était même écrit sur les tracts de Puteaux Ensemble. Malgré sa haine vicérale de l’UMP, cette étiquette n’a pas dérangé Christophe Grébert, lorsqu’il m’a proposé la 5e place sur sa liste aux côtés d’autres candidats qui se réclamaient de l’UMP. Il avait besoin de nous pour se présenter devant les électeurs face au candidat investi par l’UMP.

            9 mois après les municipales, Christophe Grébert est aujourd’hui isolé à Puteaux. Il ne lui reste que 3 élus sur 5 et les autres élus de l’opposition, dont les élus PS refusent de le suivre. Il ne lui reste plus que la notoriété médiatique de son blog MonPuteaux.com repris avec complaisance par le Parisien et dans cet article de Rue 89.

            Christophe Grébert n’est pas celui qu’il prétend être. Créé de toutes pièces par l’acharnement aveugle dont l’ancien maire, Charles Ceccaldi-Raynaud, a fait preuve contre lui, il ne sert que ses ambitions politiques personnelles. Le blogueur contestataire a pris le dessus sur l’élu et il s’est engagé sur la voie de l’opposition systématique, de la manipulation populiste et de la désinformation permanente, faisant fi des responsabilités que lui confère le mandat accordé par les électeurs.
            Ma démarche se fonde uniquement sur l’engagement de transparence pris devant eux et sur le refus de cautionner les manipulations et l’imposture politique de Christophe Grébert.

            Je précise qu’à ce jour, je siège toujours en tant qu’élu indépendant au Conseil municipal de Puteaux et que je n’ai bénéficié d’aucun poste ou avantage en échange d’un quelconque ralliement. Les Putéoliens ont simplement droit à la vérité et en politique, il faut savoir reconnaître et admettre ses erreurs.

            –––
            2° En ce qui concerne la note que j’ai écrite le 12 mai dernier sur laquelle Christophe Grébert a fait un lien dans son commentaire, j’ai effectivement dénoncé à l’époque l’appel aux réserves financières de la ville pour abonder le budget primitif 2008.

            Christophe Grébert sait parfaitement que ces sommes ne seront pas dépensées. Le Conseil municipal a déjà adopté deux délibérations modificatives, prenant acte de recettes fiscales supérieures aux prévisions en ce qui concerne les droits de mutation et du report de certaines opérations à 2009.

            D’autre part, à cette époque, à peine plus d’un mois après le début de mon mandat, je ne disposais que des éléments d’appréciations fournis pas Christophe Grébert. Ceux-ci étaient biaisés. Cet argent a servi notamment à des investissements dans le nouveau centre Médico-social et dans les travaux de désamiantage de l’école de la République. Des investissements qui justifient parfaitement de puiser dans les réserves. D’autres villes ont recours à l’emprunt pour cela. Pour sa part, Christophe Grébert voudrait faire croire à la population que cet argent est utilisé pour financer les fêtes et cérémonies somptueuses de la ville, les « dépenses folles » du maire. Ceci est totalement faux.

            Je ne renie donc pas ce que j’ai écrit à cette époque. Je dis simplement qu’après approfondissement des dossiers, je suis très largement rassuré sur l’utilisation de ces fonds.

            Joëlle Ceccaldi a pris ses fonctions de maire en 2004, en cours de mandat. Elle a hérité d’une équipe et d’une organisation mise en place par l’ancien maire. Des dérapages budgétaires ont notamment eu lieu à cette époque sur le chantier de la médiathèque. Dans l’absolu, ce n’est peut-être pas un exemple de bonne gestion, mais ce sont aussi les vicissitudes d’un grand chantier mené à cheval sur deux mandats.

            Depuis mars dernier, elle s’est installée dans « son » mandat, avec ses équipes. Rien ne sert de juger son action à la lueur du passé, comme le fait Christophe Grébert. Pour ma part, je regarde et juge le présent et l’avenir, en toute indépendance. Et force est de constater que les décisions de gestions prises vont dans le bon sens.
            Je maintiens mon soutien à Puteaux en Neige et aux illuminations de Noël qui ne représentent que respectivement 0,3 et 0,4% du budget de notre ville qui n’a aucune dette et autofinance l’ensemble de ses investissements.

            Quant au sérieux de mes prises de position que Christophe Grébert met en doute, je vous laisse le soin de lire mes écrits, notamment la note publiée en réponse à cet article de rue 89 Lien , et les siens. Vous êtes seuls juges.

            • Christophe Grébert
              Christophe Grébert répond à Frédéric Chevalier
              Conseiller municipal MoDem
              • Posté à 21h04 le 28/12/2008
              • Internaute 63844
                Conseiller municipal MoDem

              Quelle logorrhée verbale pour justifier un très classique retournement de veste.
              Mon tort est d’avoir pu croire un instant en votre sincerite lorsque vous etes venu me voir pour faire partie de ma liste a l’élection municipale.
              Je serai la maire UMP de Puteaux, je me méfierais d’un tel soutien !
              Elle est prévenue !

            • Christophe Grébert
              Christophe Grébert répond à Frédéric Chevalier
              Conseiller municipal MoDem
              • Posté à 21h15 le 28/12/2008
              • Internaute 63844
                Conseiller municipal MoDem

              A propos de ses loooongues explications me concernant, dont le but est sans doute d’enfumer tout le monde sur le fait qu’il dit aujourd’hui l’inverse de ce qu’il affirmait il y a quelques mois :

              Pour résumer, je suis un ex-militant socialiste qui a quitté le PS pour rejoindre le Modem ! euh, je crois ne pas être le seul dans ce cas !

              Et je tiens à rassurer tout le monde : ca ne fait pas mal... :))))

        6 autres commentaires
      • Juan Pablo de Tagéna - bloqué
        • Posté à 13h11 le 27/12/2008
        • Internaute 60349

        Non, toutes les révolutions qu’on a vues se sont chargées d’appauvrir les citoyens , garantissant la misère pour tous, à l’exception d’une petite minorité d’apparatchiks qui se partageaient les bons morceaux ! Vive la révolution !

         
        • Frédéric Chevalier
          Frédéric Chevalier répond à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
          Conseiller municipal de Puteaux
          • Posté à 17h03 le 27/12/2008
          • Internaute 63783
            Conseiller municipal de Puteaux

          Bien souvent la révolution se limite à substituer un système à un autre. On change seulement de privilégiés du régime, mais les privilèges demeurent. L’exemple du bloc communiste n’est pas encore si loin pour qu’on l’ait déjà oublié.

        1 autres commentaires
      • zorbec
        zorbec répond à Frédéric Chevalier
        retraité
        • Posté à 16h11 le 27/12/2008
        • Internaute 9945
          retraité

        Bonjour ,
        Avec toutes les casseroles que vous trainez à Puteaux(votre ancien maire ,sa fille,etc...)vous ne semblez être les mieux placés pour discuter de ce sujet,toutefois vous n’avez pas tout à fait tort et il nous faut trouver,nous la gauche,un moyen pour vous empêcher de nuire ;
        En effet toutes nos critiques envers ce « président » semblent lui passer largement au-dessus de la tête(pas difficile vu sa taille,excusez-moi je n’ai pas pu m’en empêcher) il nous faut donc trouver un autre angle d’attaque,et j’en soumet un :
        -tous ses soutiens parlementaires qui eux aussi profitent largement du système engendré par leur cheffaillon me semblent beaucoup plus fragiles que lui,et doivent eux affronter les électeurs régulièrement,et pour eux perdre leur « fromage » est pire que de
        lâcher $arkozy,voyez à quelle vitesse ils ont lâchés Chirac,à qui pour la plupart ils devaient tout ,et il en est de même pour tous les élus où qu’ils soient
        L’autre avantage que je trouve à cette façon de faire est qu’elle nous éviterait de nous étriper entre nous alors que nous connaissons tous notre adversaire(ennemi) commun

         
        • Frédéric Chevalier
          Frédéric Chevalier répond à zorbec
          Conseiller municipal de Puteaux
          • Posté à 17h10 le 27/12/2008
          • Internaute 63783
            Conseiller municipal de Puteaux

          C’est étrange, mais on dirait que vous n’avez jamais entendu parler de la gauche caviar et des excès de l’ère miterrandienne.

          C’est un peu facile de reprocher à Nicolas Sarkozy ses vacances à l’étranger, mais un voyage privé à l’étranger ne coûte-t-il pas moins cher aux contribuables que des vacances au frais de la Républiques dans l’un de nos nombreux palais nationaux comme le fort de Brégançon.

          On lui a reproché ses vacances sur le Yacht de Bolloré après son élection. Mais, que je sache, il n’était pas encore entré en fonction et ses vacances n’ont pas été à la charge des Français. Je préfère un président qui s’offre des vacances de luxe par ses propres moyens (ou ceux de ses amis) à un président qui vit dans l’opulence aux crochets des Français. Le reste n’est qu’affaire d’envie et de jalousie.

          On condamne les hommes politiques pour cela, mais quand un joueur de foot amasse des millions d’euros pour des contrats publicitaires ou perçoit des salaires indécents par rapport à ceux d’un chef d’entreprise, le « bon peuple » les admire et les vénère...

          Décidément, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans le système de valeurs de notre pays.

          • la champenoise
            • Posté à 17h28 le 27/12/2008
            • Internaute 27942

            Vous oubliez que les résidences de la république sont entretenues, que le président s’y rende ou non. Il serait donc normal qu’il les utilise.
            Il n’est pas question d’envie ou de jalousie.
            Par ailleurs, s’il y a bien quelque chose qui ne tourne pas rond, c’est votre argument de mettre sur le même pied joueurs de football et président de la république.
            Le joueur de football ne représente que lui-même alors que le président représente la France. Et représenter son pays demande un minimum de sens de la retenue et là, il y a beaucoup à dire sur le président actuel. Ne restez pas dans votre bulle, allez donc lire un peu la presse internationale à ce sujet ....
            Quant à dire qu’il ne vit pas dans l’opulence aux frais de français, excusez-moi, mais tous les contribuables paient pour le loger, nourrir, blanchir, transporter etc...son indemnité de 20.000 € environ par mois, venant en plus. Je ne remets pas cela en cause mais c’est nous qui réglons la note il ne faut pas l’oublier.

          • zorbec
            zorbec répond à Frédéric Chevalier
            retraité
            • Posté à 17h43 le 27/12/2008
            • Internaute 9945
              retraité

            C’est étrange mais je ne vous ai jamais parlé du voyage de $arkozy,même si dans ce cas de figure c’est toujours le contribuable dont je suis qui paye.
            Je suis obligé de vous quitter car je vais à une manifestation pour soutenir un de mes amis que votre ami Hortefeux veut expulser,comme si la France lui appartenait ! ! !

  • zénon denon 84
    • Posté à 17h35 le 26/12/2008
    • Internaute 30028
      Bonne

    J’oubliais, votre père Noel devant le Negresco ,
    il se noie et appelle au secours
    ou il nous nargue sur sa plage déserte ?

    peut-etre qu’aussi il nous salue bien ... Allez savoir .
    En plus j’ai comme l’impression qu’il s’est fait piquer sa hotte .

    Vite une enquête MAM /que fait Estrosi ?

  • badoO
    badoO
    par là
    • Posté à 17h47 le 26/12/2008
    • Internaute 62523
      par là

    Le FMI et la Banque mondiale aussi font des voeux au rabais...

    Lien

  • foldire
    • Posté à 18h37 le 26/12/2008
    • Internaute 63747
      -

    changez de traiteur !

    Pour 900 000 euros au Restau du Coeur, vous nourrirez beaucoup plus de monde, et qui en ont sans doute davantage besoin.

  • antietatiste
    antietatiste
    médecin
    • Posté à 18h37 le 26/12/2008
    • Internaute 51870
      médecin

    Les ’mal investissements » expliquent les crises (Hayek)
    Les collectivités dépensent environ 200 milliards d’euros sans être vraiment responsables car ce n’est pas leur argent mais celui du contribuable ... Les marchés paraîssent plus elevés que si ils étaient passés par le privé (+30% ? ?)... Rhone-Alpes se vante de réaliser 70% des investissements ! ! ...Les opérations immobilières devraient être interdites aux collectivités ou de nombreux programmes vont d’aileurs mal se terminer (Nexiti) ... Les compétences sont mal définie et il y a des redondances ... La Crise aura la conséquence positive de priver de ressources ces collectivités dépensières (permis de conduire gratuit, « politique de la ville » : emplois bidons de médiateurs, personnel pléthorique surpayé, etc etc ...) .. Les ressources financières devraient être reservées a favoriser l’exportationn dans notre economie mondialisée (deficit du commerce exterieur croissant chaque année environ 60 milliards cette année alors que l’Allemagne ou Merkel laisse le prive faire son business sans que l’Etat mette son grain de sel a un solde positif de 160 milliards d’euros !)

    • the cat
      the cat répond à antietatiste
      étudiant
      • Posté à 14h59 le 27/12/2008
      • Internaute 54940
        étudiant

      T’as raison, supprimons tous les acquis sociaux, et regardons les pauvres se casser la gueule. Ça fera mal, mais au moins l’économie repartira ! !
      Bonne année !

      • Frédéric Chevalier
        Frédéric Chevalier répond à the cat
        Conseiller municipal de Puteaux
        • Posté à 17h15 le 27/12/2008
        • Internaute 63783
          Conseiller municipal de Puteaux

        Personne n’a jamais dit cela.
        D’ailleurs, à Puteaux, parallèlement aux dépenses que certains qualifient de « gabegie », on a une politique sociale exemplaire :

        Le nouveau Centre Médico Social Françoise Dolto, garantit à tous les Putéoliens un accès gratuit à des soins de qualité avec une mutuelle de base ou la CMU. Cet accès à tous a été dénoncé par le groupe Alternace Puteaux, qui préférerait une ploitique sociale restrictive, au détriement des classes moyennes particulièrement touchées par la crise. Plus de 1000 familles putéoliennes reçoivent une aide directe du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) en espèces ou sous forme de bons d’alimentation, ce que Sylvie Cancelloni (MoDem, n°2 du groupe Alternance Puteaux), administratrice du CCAS ne peut ignorer. En réaction à la crise, une banque alimentaire a été mise en place, en liaison avec une association, à l’initiative de la mairie. Cette année encore, des cadeaux ont été distribués par la mairie à tous les enfants de Puteaux, permettant aux enfants des familles les plus en difficulté de connaître la joie d’un cadeau de Noël et, durant les vacances, des milliers d’enfants et de jeunes qui ne sont pas partis peuvent profiter gratuitement d’activités hivernales de qualité à Puteaux en Neige. Une opération que Christophe Grébert et son groupe voudraient remettre en cause et troquer contre une petite patinoire sur la place de la mairie. Quant au Monopoly de Puteaux, également dénoncé par Christophe Grébert, vendu à 32€ seulement, contre 42 à 48 euros pour l’édition classique vendue en magasin, c’est une idée cadeau originale avec un coup de pouce au pouvoir d’achat pour un jeu à succès. Difficile de faire plus. Et si cela était possible, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, dont je ne saurais douter de la fibre sociale, le ferait sûrement. Encore faudrait-il que les critiques d’Alternance Puteaux cèdent la place à en propositions réalistes. A cela, il faut ajouter qu’avec 30% de logements sociaux, notre commune est à 1,5 fois le seuil minimal exigé par la loi.

        Puteaux est également une ville solidaire. Chaque année, elle contribue à hauteur de 17 millions d’euros au Fond de Solidarité Urbaine et aide ainsi les communes les plus défavorisées. C’est dans cet esprit de solidarité que Joëlle Ceccaldi-Raynaud a décidé de supprimer la cérémonie des voeux aux personnalité : « il serait choquant, en cette période de crise où les gens souffrent de faire venir les traiteurs et de servir une réception à 4000 personnes ». Elle a également fait un geste en réduisant les dépenses consacrées aux illuminations et à Puteaux en Neige. Par ailleurs, consciente qu’il faut se préparer aux incertitudes de l’avenir, elle a annoncé des mesures de régulation des dépenses et la mise en place d’une politique d’achat rigoureuse et répondant aux impératifs du développement durable. Le projet de budget 2009 nous dira, dans quelques semaines, ce qu’il en est.

        Croyez-vous que Puteaux en Neige ou que les décorations de Noël profitent avant tout aux riches ? Je vous invite à vous rendre dans l’île de Puteaux ces jours-ci et vous comprendrez vite qu’en supprimant cette opération « sociale », ce sera les plus démunis qui en souffriront le plus.

         
        • the cat
          the cat répond à Frédéric Chevalier
          étudiant
          • Posté à 18h25 le 27/12/2008
          • Internaute 54940
            étudiant

          C’est vraiment à moi que vous répondez ?
          Je ne vois pas le rapport avec ma critique de la vision libérale.
          Mais je suis content pour vous et votre ville. Si Puteaux est aussi bien que vous la décrivez, si vous faites autant d’efforts sociaux que vous ne le prétendez, nombre de villes devraient prendre exemple sur vous.

          • Christophe Grébert
            Christophe Grébert répond à the cat
            Conseiller municipal MoDem
            • Posté à 19h29 le 27/12/2008
            • Internaute 63844
              Conseiller municipal MoDem

            Bizarre, Frédéric Chevalier disait exactement l’inverse il y a quelques mois. voici une note dans laquelle il critique la gestion du maire de Puteaux :
            Lien

            Il faut dire qu’entre temps, cet élu auparavant « indépendant » a rejoint l’UMP, c’est à dire le parti du maire de Puteaux.

            Il démontre qu’une certaine catégorie de politique change d’opinion comme de veste.

            • Frédéric Chevalier
              Frédéric Chevalier répond à Christophe Grébert
              Conseiller municipal de Puteaux
              • Posté à 20h45 le 28/12/2008
              • Internaute 63783
                Conseiller municipal de Puteaux

              Je trouve plutôt amusant le commentaire de Christophe Grébert, à défaut d’être tout simplement attristant. Et cela pour deux raisons :

              1. En matière de retournement de veste en politique, Christophe Grébert est un maître ! Il bat Olivier Stirn.
              Militant socialiste jusqu’en septembre 2007, il claque la porte du parti pour lancer un rassemblement citoyen sans étiquette, avant de le dissoudre en juin 2008 pour rejoindre le MoDem et tenter de mettre la main sur la section locale de Puteaux.

              Aperçu de son parcours :

              Militant socialiste, Christophe Grébert fait la campagne de Ségolène Royal et appelle à voter pour elle dès le premier tour en avril 2007 : Lien , puis pour Nadine Jeanne, candidate socialiste aux élections législatives à Puteaux.

              En juin 2007, il annonce sa candidature aux élections municipales de 2008 à Puteaux, sans se soucier de la décision de son parti.

              En septembre 2007, estimant qu’il n’a aucune chance d’obtenir l’investiture du PS, il claque la porte du parti, sans se soumettre au vote des millitants : Lien . Stéphane Vazia est alors désigné comme tête de liste par le PS. Christophe Grébert pousse même la mauvaise foi et la manipulation jusqu’à dénoncer le fait que les militants socialistes n’ont eu le choix qu’entre Stéphane Vazia et… Stéphane Vazia Lien . Un peu fort, de la part de celui qui s’est soustrait au vote des même militants, escamotant du même coup le débat démocratique au sein du PS local !

              Christophe Grébert entreprend de rassembler autour de lui une liste citoyenne sans étiquette, composée de personnalités divers gauche, du PS, des Verts, du centre (MoDem et nouveau centre), de l’UMP et de citoyens indépendants. Baptisée « Puteaux Ensemble, pour une ville qui nous ressemble », cette liste sur laquelle je figurais en 5e position, est arrivée en seconde position avec plus de 25 % en quadrangulaire au second tour, loin devant le PS qui n’a réalisé que 13%. Au soir du 16 mars 2007, Christophe Grébert, élu sans étiquette, devient donc le leader de l’opposition à Puteaux.

              Mais son ambition prend rapidement le dessus. Pour assurer son avenir politique, Christophe Grébert décide qu’il lui faut mettre la main sur un appareil pour disposer d’une base politique. Il jette son dévolu sur le MoDem et exclut sans ménagement tous ceux de ses colistiers qui émettent des critiques contre cette stratégie qu’il refuse d’expliquer, à défaut de justifier. Régis Sada, son directeur de campagne est le premier à en faire les frais. Il retracera d’ailleurs cette expérience douloureuse dans une note publiée sur son blog : Lien

              Au mépris de la charte éthique qu’il a lui même édictée et fait signer à ses colistiers, il décide alors d’entrer au MoDem, 3 semaines seulement après avoir juré devant les membres de son groupe au Conseil municipal qu’il était un homme de gauche, qu’il n’avait pas l’intention d’adhérer au MoDem et que ce n’était qu’affabulations et volonté de nuire que de lui en prêter l’intention.

              En réaction à son adhésion au MoDem, Evelyne Hardy (PS et 4e sur la liste Puteaux Ensemble) et moi-même démissionnons du groupe Puteaux Ensemble au sein du Conseil municipal : Lien

              C’est également, faute de combattants, la fin du projet d’association Puteaux Ensemble, que Christophe Grébert devait porter sur les fonds baptismaux deux jours après l’annonce de son adhésion au MoDem et dont il avait exigé d’être désigné président.

              3 chapelles politiques en moins d’un an, c’est du grand art !

              Le pire c’est que l’arrivisme de Christophe Grébert ne s’arrête pas là. Alors qu’il annonçait avoir rejoint le MoDem à l’invitation de Christophe Ginsty pour travailler à la mobilisation militante, il délaisse rapidement ce projet pour suivre Pierre Creuzet qui lui promet un poste de vice-président du MoDem 92. Mais aux élections départementales, les militants en ont décidé autrement. Premier échec.

              Christophe Grébert ne s’arrête pas là. Il tente alors de faire main basse sur le MoDem de Puteaux en envoyant au feu son ex-mandataire financier aux élections internes à la section locale de Puteaux. Deuxième échec.

              Furieux de cet échec, Christophe Grébert et son entourage déposent alors un recours contre cette élection, arguant de soi-disant pressions extérieures exercés par des blogs, dont le mien, qui ont soutenu le camp adverse et dénoncé leurs manoeuvres. Les élections internes viennent d’être confirmées par la Commission de Contrôle. Troisième échec.

              Ainsi, 6 mois après son arrivée au MoDem, Christophe Grébert, sifflé lors de la réunion du dernier Conseil départemental du MoDem 92, se positionne désormais comme étant dans « l’opposition » à la majorité et à la présidence départementale : Lien

              S’étant écarté lui-même du groupe de travail de Christophe Ginisty, espérant obtenir davantage d’une vice présidence promise par Pierre Creuzet, il n’a pas hésité à attaquer celui par lequel il était rentré au MoDem en dénonçant l’inertie du MoDem dans le chantier de la mobilisation militante sur Internet : Lien .

              Christophe Ginisty lui répond aussitôt dans un billet au titre explicite « les artisans et les bavards » Lien . « Quand j’avais besoin de lui, il a décidé de s’impliquer dans une autre bataille plus personnelle, et moi j’ai dû avancer, fin de l’histoire. », écrit Christophe Ginisty, avant d’ajouter « Dans “ faire de la politique autrement ”, il y a le mot faire et il y a l’idée de ne pas uniquement le faire pour soi-même. »
              Ce n’est ni moi, ni l’UMP qui le dit, c’est un élu MoDem proche de François Bayrou et cadre respecté de ce parti.

              Pour ma part, j’ai toujours revendiqué ma sensibilité politique UMP et mon appartenance à la majorité présidentielle. C’était même écrit sur les tracts de Puteaux Ensemble. Malgré sa haine vicérale de l’UMP, cette étiquette n’a pas dérangé Christophe Grébert, lorsqu’il m’a proposé la 5e place sur sa liste aux côtés d’autres candidats qui se réclamaient de l’UMP. Il avait besoin de nous pour se présenter devant les électeurs face au candidat investi par l’UMP.

              9 mois après les municipales, Christophe Grébert est aujourd’hui isolé à Puteaux. Il ne lui reste que 3 élus sur 5 et les autres élus de l’opposition, dont les élus PS refusent de le suivre. Il ne lui reste plus que la notoriété médiatique de son blog MonPuteaux.com repris avec complaisance par le Parisien et dans cet article de Rue 89.

              Christophe Grébert n’est pas celui qu’il prétend être. Créé de toutes pièces par l’acharnement aveugle dont l’ancien maire, Charles Ceccaldi-Raynaud, a fait preuve contre lui, il ne sert que ses ambitions politiques personnelles. Le blogueur contestataire a pris le dessus sur l’élu et il s’est engagé sur la voie de l’opposition systématique, de la manipulation populiste et de la désinformation permanente, faisant fi des responsabilités que lui confère le mandat accordé par les électeurs.
              Ma démarche se fonde uniquement sur l’engagement de transparence pris devant eux et sur le refus de cautionner les manipulations et l’imposture politique de Christophe Grébert.

              Je précise qu’à ce jour, je siège toujours en tant qu’élu indépendant au Conseil municipal de Puteaux et que je n’ai bénéficié d’aucun poste ou avantage en échange d’un quelconque ralliement. Les Putéoliens ont simplement droit à la vérité et en politique, il faut savoir reconnaître et admettre ses erreurs.

              ———
              2° En ce qui concerne la note que j’ai écrite le 12 mai dernier sur laquelle Christophe Grébert a fait un lien dans son commentaire, j’ai effectivement dénoncé à l’époque l’appel aux réserves financières de la ville pour abonder le budget primitif 2008.

              Christophe Grébert sait parfaitement que ces sommes ne seront pas dépensées. Le Conseil municipal a déjà adopté deux délibérations modificatives, prenant acte de recettes fiscales supérieures aux prévisions en ce qui concerne les droits de mutation et du report de certaines opérations à 2009.

              D’autre part, à cette époque, à peine plus d’un mois après le début de mon mandat, je ne disposais que des éléments d’appréciations fournis pas Christophe Grébert. Ceux-ci étaient biaisés. Cet argent a servi notamment à des investissements dans le nouveau centre Médico-social et dans les travaux de désamiantage de l’école de la République. Des investissements qui justifient parfaitement de puiser dans les réserves. D’autres villes ont recours à l’emprunt pour cela. Pour sa part, Christophe Grébert voudrait faire croire à la population que cet argent est utilisé pour financer les fêtes et cérémonies somptueuses de la ville, les « dépenses folles » du maire. Ceci est totalement faux.

              Je ne renie donc pas ce que j’ai écrit à cette époque. Je dis simplement qu’après approfondissement des dossiers, je suis très largement rassuré sur l’utilisation de ces fonds.

              Joëlle Ceccaldi a pris ses fonctions de maire en 2004, en cours de mandat. Elle a hérité d’une équipe et d’une organisation mise en place par l’ancien maire. Des dérapages budgétaires ont notamment eu lieu à cette époque sur le chantier de la médiathèque. Dans l’absolu, ce n’est peut-être pas un exemple de bonne gestion, mais ce sont aussi les vicissitudes d’un grand chantier mené à cheval sur deux mandats.

              Depuis mars dernier, elle s’est installée dans « son » mandat, avec ses équipes. Rien ne sert de juger son action à la lueur du passé, comme le fait Christophe Grébert. Pour ma part, je regarde et juge le présent et l’avenir, en toute indépendance. Et force est de constater que les décisions de gestions prises vont dans le bon sens.
              Je maintiens mon soutien à Puteaux en Neige et aux illuminations de Noël qui ne représentent que respectivement 0,3 et 0,4% du budget de notre ville qui n’a aucune dette et autofinance l’ensemble de ses investissements.

              Quant au sérieux de mes prises de position que Christophe Grébert met en doute, je vous laisse le soin de lire mes écrits, notamment la note publiée en réponse à cet article de rue 89 Lien… , et les siens. Vous êtes seuls juges.

              • Christophe Grébert
                Christophe Grébert répond à Frédéric Chevalier
                Conseiller municipal MoDem
                • Posté à 21h19 le 28/12/2008
                • Internaute 63844
                  Conseiller municipal MoDem

                Quelle logorrhée verbale pour justifier votre très classique retournement de veste.
                Mon tort est d’avoir pu croire un instant en votre sincerite lorsque vous etes venu me voir pour faire partie de ma liste a l’élection municipale.
                Je serais la maire UMP de Puteaux, je me méfierais d’un tel soutien !
                Elle est prévenue !

                Le ver est dans le fruit...

        4 autres commentaires
  • N.MARECHAL
    • Posté à 19h08 le 26/12/2008
    • Internaute 9175

    Voila une bien mauvaise nouvelle pour les piques assiette.

    Et franchement ce n’est pas une perte ! ! ! En plus ce genre de sauterie coute la peau des fesses habituellement.

    Le pobleme a présent c’est de trouver des acheteurs pour ces mousseux douteux que l’on déverssait lors ces occasions.

    C’est bien de faire comme dit Sarkosy. Lui, il est au Brésil pour finir cette année de crise. Et vous, ou allez-vous ?

  • Juan Pablo de Tagéna - bloqué
    • Posté à 20h23 le 26/12/2008
    • Internaute 60349

    « Mais surtout, le 93 tient le triste record du département le plus endetté de France (800 millions d’euros), et 97% de ses emprunts sont des emprunts toxiques, provenant de montages financiers dangereux »

    Cet extrait est à mourir de rire quand on songe que le Conseil Général du 93 était Communiste ! Ce sont ces donneurs de leçons antilibérales qui ont souscrit ces emprunts. J’espère que ce sont les habitants de ce département qui paieront les dettes et pas les autres contribuables. Les contribuables versent déjà suffisamment pour ce département !

    • the cat
      • Posté à 17h21 le 27/12/2008
      • Internaute 54940
        étudiant

      Ce ne sont pas les habitants les coupables, mais les élus. Même si indirectement une relation existe.
      Votre raisonnement est aussi égoïste que débile.
      Vous critiquez les politiques des élus communistes qui vont à l’encontre de leur doctrine antilibérale (vous n’avez d’ailleurs pas totalement tort). Mais vous prônez en réponse le « chacun pour sa gueule ».
      Il y a plus de difficulté sociales dans le 93, donc laissons-les dans leur merde, chacun s’occupe de son département et la France ira mieux. Beau discours.Vous qui semblez croire en la France gaulliste, c’est-à-dire forte, unie, et rassemblée autour de son Président, pourquoi vouloir de cette décentralisation exacerbée ? Et ne pensez-vous pas que la Seine-Saint-Denis, en dehors de ses gouvernances locales, a souffert des politiques de l’Etat ? Notamment avec le pouvoir gaulliste favorisant l’implantation d’entreprises de production dans des régions à faible tradition industrielle, dont le 93. Ce qui a été le principal catalyseur de la montée du chômage dans le département suite à la désindustrialisation progressive de la région Parisienne. Et le développement urbain du 93, assez catastrophique, a souvent été plus subi que choisi par le pouvoir local, au détriment de certaines organisations extérieures, notamment les organismes HLM.

      • Frédéric Chevalier
        Frédéric Chevalier répond à the cat
        Conseiller municipal de Puteaux
        • Posté à 19h04 le 27/12/2008
        • Internaute 63783
          Conseiller municipal de Puteaux

        @ The Cat :
        Petite précision, les offices HLM sont soit municipaux, soit départementaux. Ce n’est pas l’Etat qui gère cela.

        En revanche, je partage votre avis sur la politique d’urbanisation désastreuse menée depuis les années 70. Mais elle n’est pas le fruit de la France Gaulliste. Le mal a été fait sous les septennats de Giscard et de Mitterrand. Il n’y avait pourtant pas besoin d’un doctorat en urbanisme, ni en sociologie urbaine pour comprendre qu’on fabriquait des ghettos et autant de bombes à retardement. La droite et la gauche ont dans cette affaire une grave responsabilité conjointe.

         
        • the cat
          the cat répond à Frédéric Chevalier
          étudiant
          • Posté à 23h11 le 27/12/2008
          • Internaute 54940
            étudiant

          Petite précision :
          Je parlais là de l’Office Interdépartemental de la Région Parisienne, qui est un organisme HLM contrôlé par la Préfecture de Région et la Ville de Paris.
          Ce n’est donc bien sûr pas de la responsabilité de l’Etat, mais toutefois ce pouvoir reste extérieur au département même.

        1 autres commentaires
      • Juan Pablo de Tagéna - bloqué
        • Posté à 19h50 le 27/12/2008
        • Internaute 60349

        Je ne suis pas très loin de ce que vous pensez...

         1 autres commentaires
    • Frédéric Chevalier
      Frédéric Chevalier répond à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
      Conseiller municipal de Puteaux
      • Posté à 18h59 le 27/12/2008
      • Internaute 63783
        Conseiller municipal de Puteaux

      A tel point que Claude Bartolonne, le nouveau président socialiste, ne trouve pas d’autre issue que l’idée d’aller en justice contre son prédécesseur.

      Est-ce à dire que les socialistes font mieux ? Eh bien non. Et non des moindre, puisque c’est leur première secrétaire, Martine Aubry elle-même qui a prévu la possibilité de faire appel à ce système pour la Communauté Urbaine de Lille :

      « L’information est passée inaperçue : le 25 septembre, le conseil de la communauté urbaine de Lille a voté la délibération “Réaménagement de la dette communautaire en 2009”. Vote à l’unanimité, sur la foi d’un rapport présenté par Martine Aubry. Le texte s’achève par cette phrase mystérieuse qui autorise la présidente de la CULM :

      “ A faire appel en cas de besoin à des index référencés en devises étrangères de pays n’appartenant pas à la zone euro, dans la mesure où ces devises présentent des taux attractifs et un risque de change maîtrisé, et dans la limite de 15 % de l’encours de dette au 31/12/2008. ”

      Taux “ attractif ” ? Risque de change “ maîtrisé ” ? C’est la deuxième fois que les élus autorisent la collectivité à prendre des risques sur les marchés financiers. Et pas n’importe lesquels : le même jour, dans la délibération “Recours aux instruments de couverture du risque de taux et de change en 2009”, un chiffre est lâché :

      “Au 31 décembre 2007 le portefeuille d’instruments de couverture comprenait 48 contrats représentant un montant notionnel de 955 068 669,46 euros, soit 57,40 % du stock de dette.” » - Source : Lien

      Vous avez raison : c’est à mourir de rire de voir les donneurs de leçons anti-libérales spéculer avec les finances publiques.

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 20h55 le 26/12/2008
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Pendant ce temps le Président de la République française se dore la pilule au Brésil et le premier ministre en Egypte. Elles sont où, là, les économies... ? ! !

    Lien

    • anini
      anini répond à Phil2922
      terrienne de souche !
      • Posté à 22h03 le 26/12/2008
      • Internaute 51759
        terrienne de souche !

      Les économies dites-vous ?
      Bof , elles vont « rapporter “10% , elles seront bien placées !
      C’est pas comme ça ? Ah bon ! J’ai pas tout compris !

  • désenchantée
    • Posté à 00h00 le 27/12/2008
    • Internaute 43955
      aucune

    vraiment dommage pour ces artisans mais cela aura le mérite d’ouvrir les yeux des citoyens payeurs de taxes diverses et variées (habitation, froncière et autre) prélevées allègrement pour quelques réjouissances qui ne profitent qu’aux mêmes ! !
    nos impôts ne doivent pas pour servir la régalade des élus mais pour financer les différents services et que le citoyen est en droit d’en attendre.....
    rien ne leur interdit de dépenser leurs propres deniers pour étaler leurs pouvoirs éléctoraux !

  • Gandijyn
    • Posté à 00h33 le 27/12/2008
    • Internaute 30465

    On pourrait peut-être proposer à la « Cour des comptes » d’éditer une liste avant et après les fêtes, des budgets « bouche », gastro-liquide, petits fours, traiteurs, de toutes les communes... histoire de bien rigoler, et de pouvoir comparer (réellement) ! ...
    Le budgets sont « convertibles et glissants et les jeux d’écriture (encore) fréquents.

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