Bernard Kouchner, du sac de riz au sac de noeuds
Cherchez l’erreur ! Dans la liste du premier gouvernement Fillon, le nom de Bernard Kouchner est celui qui tranche le plus avec les autres. Le fondateur de Médecins sans frontières (MSF) au côté de Christine Boutin et de Brice Hortefeux ? Qui aurait parié un euro il y a peu sur un tel attelage ?
Parcours atypique que celui de ce « French Doctor », passé d’un combat humanitaire de terrain à l’action gouvernementale, d’abord dans des cabinets socialistes, puis au niveau international, et enfin dans un gouvernement d’une vraie droite décomplexée, selon l’expression désormais consacrée. Trahison de son « camp », comme ne manqueront pas de le dire bon nombre de ses anciens camarades ? Ou recherche désespérée d’action et de reconnaissance, motivée par une énergie sous-employée et un égo surdimentionné ?
Il faut remonter à cette année fatidique de 1968 pour retrouver les événements fondateurs de Bernard Kouchner, le joli mois de mai, certes, mais aussi la guerre du Biafra, boucherie africaine qui donne naissance au courant humanitaire indépendant, libéré des logiques étatiques ou diplomatiques. C’est l’aventure de MSF, puis de Médecins du Monde, des milliers de volontaires portés par un idéal généreux.
Fin de la guerre froide, nouvelle donne mondiale, Bernard Kouchner décide qu’il sera plus efficace au gouvernement, pour faire passer ses idées sur le « droit d’ingérence ». Avec sa « bande », il s’installe déjà dans les couloirs chargés d’histoire du Quai d’Orsay, dans l’espace que lui laisse Hubert Védrine, le chef -très realpolitik- de la diplomatie de Lionel Jospin. Cohabitation inconfortable, souvent orageuse, mais productive.
On retrouvera Bernard Kouchner au Kosovo, pour un passage réussi à la tête d’une délicate opération de gestion internationale. Il se prend à rêver d’une carrière dans les organisations internationales, mais, malgré le soutien de Jacques Chirac, il passe l’an dernier à côté de la direction de l’Organisation mondiale de la Santé. Battu par la candidate chinoise.
Au passage, l’aura de Bernard Kouchner aura pris quelques coups. Son soutien à l’invasion de l’Irak, plus par « désir d’ingérence » pour abattre un dictateur que par atlantisme, puis sa mission -payée- en Birmanie pour exonérer Total de tout crime, passeront mal à gauche. Electron libre, il est de moins en moins associé à la vie du Parti socialiste dont il est un membre par défaut plus que par passion.
Sa popularité constante tranche avec son inutilité politique croissante. Est-ce pour cela qu’il accepte aujourd’hui d’aller se commettre dans un gouvernement qui compte un ministère de l’identité nationale ? Que va donc pouvoir faire Bernard Kouchner dans un système où il sera tenu en laisse très serrée par l’Elysée et son nouveau conseiller diplomatique, Jean-David Levitte ? Où culturellement, il sera en terrain hostile...
Connaissant le caractère entier de Bernard Kouchner, est-il vraiment audacieux de pronostiquer qu’il ne fera pas long feu dans ce gouvernement où il apparait plus comme un gadget pré-législatives que comme un choix diplomatique fondamental ? Au passage, il risque d’y avoir perdu son âme.
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Enfin doit se dire le french doctor ! Enfin un poste à ma mesure..Les éléphants ne l’on jamais apprécié : trop brouillon, trop grande gueule..Ses positions sur l’Iraq et son allignement sur la politique de Bush laissent pressager du pire à propos de L’Iran (chantier déjà bien avancé par bush) ainsi que ses positions sur Israel et le moyen-Orient.Troublion de la politique ,kouchner n’a jamais su convaincre en tant que ministre. Tout cela prépare un beau souck,mais gageons que Sarkozi saura le faire taire et qu’avec son mauvais caractère il se fera virer sans ménagement dés que possible ! Ce qui lui donnera de nouveau l’occasion de se plaindre ! Quand a Okrent, sa femme, elle continuera sans doute son émission politique...




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