Décryptage 19/12/2008 à 13h34

Récession : vous avez aimé 2008 ? Vous adorerez 2009

François Krug | Journaliste Rue89



Devant un kiosque parisien le 7 octobre 2008 (Charles Platiau/Reuters).


On l’a évitée de justesse cette année. Mais cette fois-ci, selon l’Insee, c’est sûr : en 2009, la France entrera en récession, pour la troisième fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Eco89 tire les leçons de l’histoire pour comprendre ce qui devrait nous attendre dans quelques mois.

Méfiance, cependant. Mi-novembre, à la veille de l’annonce des chiffres trimestriels de la croissance, économistes et journalistes avaient déjà préparé leurs diagnostics et leurs titres alarmistes. Le PIB allait enchaîner deux trimestres de baisse, soit la définition officielle de la récession. Le lendemain, déception : l’Insee avait annoncé une petite hausse de 0,1%.

Elle a désormais abandonné tout optimisme. Selon les prévisions publiées ce matin, le PIB devrait reculer de 0,8% au quatrième trimestre 2008, puis de 0,4% au premier trimestre 2009. Pire : il baisserait encore de 0,2% au deuxième trimestre, et toute l’année prochaine serait dans le rouge.

Concrètement, le taux de chômage grimperait à 8%, et la production, les investissements, les exportations et la consommation s’effondreraient. Comme lors des deux précédentes récessions, en 1975 et 1993. Eco89 a demandé à Xavier Timbeau, économiste à l’OFCE, de comparer les situations de l’époque à celle d’aujourd’hui.

1975 : le pétrole et les prix s’enflamment

« C’était à la fois un choc pétrolier et une période d’inflation élevée. Ça a commencé avant 1975 et ça a duré pratiquement dix ans, jusqu’aux années 80. La différence, c’est que le choc actuel n’est pas pétrolier, mais financier. Mais ce sont deux crises mondiales, et qui marquent la crise d’un modèle de régulation de l’économie. A l’époque, celle des politiques keynésiennes, et aujourd’hui, celle de la régulation par le marché, qui est arrivée à une contradiction : elle est incapable d’assurer la stabilité qu’elle promet. »

1993 : l’Europe à la ramasse

« Il y a eu une petite bouffée d’inflation à la fin des années 80, avec des politiques monétaires restrictives pour la juguler, ce qui a déclenché l’éclatement des bulles immobilières. Mais à partir de 1992, la croissance reprend aux Etats-Unis. L’Europe, elle, a dû gérer la réunification allemande, et la France a ancré son taux de change sur celui de l’Allemagne. Elle s’est imposée une politique anti-inflation alors qu’elle n’en avait pas besoin. Pendant ce temps, la croissance du reste du monde a continué. Mais cette fois-ci, la crise est mondiale et risque de durer, alors qu’à partir de 1995, l’Europe avait pu se rebrancher sur la croissance mondiale. »

Et si on revenait en fait à 1929 ?

« En régime normal, quand une entreprise fait faillite, c’est dans l’écologie normale de l’économie. Quand il y a des faillites en chaîne, il y a des conséquences à très long terme sur le capital industriel et sur les individus. Ça nous ramènerait au mécanisme de 1929. Cette fois-ci, on ne règlera pas la crise en investissant dans des infrastructures. Ce qu’il faut, c’est diminuer les impôts et augmenter les dépenses sociales, par exemple les allocations chômage. »

Une petite raison d’espérer : tout en annonçant la récession, l’Insee rappelle que « des aléas importants entourent cette prévision ». Ces aléas encore difficiles à évaluer, ce sont l’impact réel des plans de relance (en France, il ne se ferait pas sentir avant le deuxième trimestre 2009), le redressement des banques et la poursuite de la baisse des prix des carburants, qui pourrait soutenir la consommation.

Mais le message de l’Insee est clair : en 2009, il faudra s’accrocher.

Photo : devant un kiosque parisien le 7 octobre 2008 (Charles Platiau/Reuters).

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  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 14h03 le 19/12/2008
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    Mais le message de l’Insee est clair : en 2009, il faudra s’accrocher.

    oui, mais s’accrocher à quoi ? ?

    tout dérape, rien n’est stable.

    les mots ne sont que des mots, et si l’on étudie bien, les actions européennes ne sont pas concertées, ou timidement.
    Les actions franco françaises sont trop faibles. le moteur bancaire n’est pas nationalisé pour forcer une politique volontariste d’investissement.

    On ne sait même pas comment le monde va s’organiser pour réagir, et si l’on va continuer avec la même organisation. Que du flou..chacun a sa vérité. un peu comme dans chaque naufrage.

    on se rendra compte qu’il n’y a pas assez de bateaux de survie pour tout le monde...

    mais c’est le moment ou jamais, où des profiteurs aigrefins sous couvert de la crise, vont licencier, dégraisser, délocaliser, faire faillite avantageuse, etc etc...les seuls bénéficiaires vont-être les magouilleurs comme toujours dans chaque crise.

    • demilune
      demilune répond à pablico
      • Posté à 16h46 le 19/12/2008
      • Internaute 22444

      S’accrocher à quoi ? Voyons, mon cher Pablico, on peut s’accrocher au propos rassurant de Christine Lagarde, notre ministre de l’économie qui nous promet une croissance de 0.2 à 0.5%.

  • TARPON
    • Posté à 14h12 le 19/12/2008
    • Internaute 27263

    on va se faire une paire en or.Avec le yoyo des valeurs boursieres,on va se regaler ,en jouant sur des grosses betes.regardez la Socgen,elle n’arrete pas de monter et descendre.On passe à la caisse toutes les semaines,un regal.Un an comme ça,vive la crise !

  • Naradamuni
    Naradamuni
    sans
    • Posté à 14h38 le 19/12/2008
    • Internaute 30050
      sans

    Pourquoi employez-vous « récession » , je n’y entend que « récession économique » ?
    De plus, pas pour tous ; Car, la nouvelle aristocratie en profite un maximum... elle !
    En essorant le peuple économiquement, mais aussi entre autres comme » par exemple au niveau des libertés, « récession du droit commun » qui date elle, des années 80, au non de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme », quand la présomption d’innocence a été occultée du langage des médias entre autres !

    Où étiez-vous lorsqu’ils ont assassiné la Démocratie et imposé par la force un Etat policier ?

    Le 11 décembre dernier, Noël Mamère et d’autres élus ou intervenants de la société civile ont réuni une conférence de Presse, dans les locaux même de l’Assemblée Nationale. Ils y ont lancé des accusations extrêmement graves contre le gouvernement français.

    Le Président de la Ligue des Droits de l’Homme, en particulier, a démontré l’illégalité des pratiques policières actuelles - et de celles de certains magistrats.

    Une semaine après, toujours rien dans la Presse ! Quelques entrefilets ici ou là, mais AUCUN traitement réel de cette information cruciale. La salle était pourtant loin d’être vide, comme vous pourrez le constater en visionnant les films.

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    Où êtes-vous journalistes ?
    Sur « Expression direct », Hasard de calendrier ?

    Récession journalistique ?
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    Si vous avez la force, nous avons le Droit !
    Victor Hugo

    • pablico
      pablico répond à Naradamuni
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 14h45 le 19/12/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      chat échaudé craint l’eau froide.

      si cette crise n’était qu’une nouvelle bulle (négative) ?

      pour dégraisser les économies, les usines, les banques ?
      rendre les pauvres plus pauvres et les riches plus riches ?
      avoir de l’énergie , et matières première à moindre cout ?
      casser les mécanismes sociaux, casser les retraites, casser la protection de la santé ?
      peut-être autre chose pas trop démocratique du tout ?

      d’ailleurs c’est ce qui risque d’arriver..au bout de la crise.

      à force de nous créer des bulles, on fini par voir des bulles partout.
      car à chaque fois qu’elles éclatent, on a perdu quelque chose.

      on est bulleophobe…

      • Naradamuni
        Naradamuni répond à pablico
        sans
        • Posté à 15h27 le 19/12/2008
        • Internaute 30050
          sans

        La bulle étant le principe de formation des ouragans...

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        Adaptation fût, est, et sera toujours une grande valeur pour toutes espèces, humaine et autres !

    • Juan Pablo de Tagéna - bloqué
      • Posté à 14h45 le 19/12/2008
      • Internaute 60349

      Arrêtez de venir nous parler des bouffonneries de Mémère !

      • pablico
        pablico répond à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 14h48 le 19/12/2008
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        arrêtez de rester toujours au premier degré, c’est fatigant.

        il existe le second degré, et en le travaillant bien on peut progresser, comme dans les arts martiaux..

      • Naradamuni
        • Posté à 15h11 le 19/12/2008
        • Internaute 30050
          sans

        Halte aux fronts de la haine ! !

        Puisque comme les enfants, tu préfère regarder les images que lire... Cadeau :

        Lien

  • vol19
    • Posté à 14h45 le 19/12/2008
    • Internaute 13492

    Il s’agit là des données actuelles. Je me souviens avoir entendu dans une émission sur France Inter, Fréderic Lordon expliquant qu’après les subprimes d’autres types de prêts immobiliers sont sensé faire défaut de paiement ceci après la franchise de quatre ans des intérêts, les « alpha loans » (si j’ai bien compris) jusqu’en 2011. Ceux-ci auraient été accordés pour des montant aussi importants que les prêts à subprimes. Qu’en est-il, je n’ai pas vu l’information reprise ailleurs,ce qui voudrait dire que d’autres turbulences sont à attendre... ? ? ?
    Sinon oui, 1993 il y a bien eu une crise, sensible de fin 1992 à l’automme1995, les banques fermaient leurs lignes de crédits. Puis de nouveau une récession en 2001(fin de la bulle internet)

  • fâché.com
    fâché.com
    perdu
    • Posté à 15h03 le 19/12/2008
    • Internaute 57333
      perdu

    Ce qui est à craindre, comme dans les précédentes crises, c’est le durcissement encore plus inhumain des politiques sociales et sécuritaires, la fuite des capitaux vers des comptes secrets en attendant des jours meilleurs.
    Il ne faut pas s’attendre à une remise à plat de l’ensemble des politiques sociales, économiques , environnementales qui, comme tout le monde le constate, vont droit dans le mur.
    Bien au contraire, connaissant les responsables politiques et leur électorat, surtout en Europe, la politique de fuite en avant va continuer, hésitant entre privatisations et keynésianisme mal compris (l’Etat qui vient combler les trous).
    Donc, sans trop de risque de se tromper, il faut s’attendre à des troubles sociaux majeurs, puisque les populations sont maintenant sans perspectives et qu’elles ne croient plus aux messages des gouvernants.
    Le corollaire de cette détresse risque bien d’être une répression féroce et la tentation de nouvelles manipulations type bâtons de dynamite et complots ultra gauchistes téléphonés des services spéciaux.

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 15h35 le 19/12/2008
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Seule la Révolution, Economique et Sociale permettra la satisfaction des besoins - on vous l’avait bien dit ! -

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 15h37 le 19/12/2008
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    A propos : que devient le professeur Jean Matouk ?

    • Marie-Sophie Keller
      Marie-Sophie Keller répond à nemo3637
      Ex-Rue89 mais toujours fan
      • Posté à 16h17 le 19/12/2008
      • Internaute 26936
        Ex-Rue89 mais toujours fan

      Il n’est pas loin et publie comme un charme.
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  • jeanF31
    jeanF31
    ici
    • Posté à 17h33 le 19/12/2008
    • Internaute 60128
      ici

    Je crois que la récession actuelle reste incomplètement expliquée tant qu’on s’obstine à la comparer avec d’autres crises économiques. Or, c’est vers un autre genre de crise qu’il faut se tourner pour en expliciter les mécanismes de manière plus précise et surtout, comprendre son extrême gravité. Il s’agit bien sûr de la fameuse crise de la vache folle, l’analogie est frappante.
    En effet, d’une crise à l’autre, on retrouve, peu ou prou, les mêmes ingrédients, le même cynisme : les marchands de farines de l’époque faisant commerce de tout ce qui pouvait contenir du prion bovin ( farines animales, abats, regroupés sous le vocable de « matériaux à risque » ) exactement comme les financiers d’aujourd’hui l’ont fait avec les subprimes dits aussi « crédits à risque ». Dans les deux cas, on a recyclé de la pourriture et on a laissé diffuser le tout à la planète entière, via la mondialisation et l’absence de réglementation. Avec le Royaume Uni pour épicentre dans le cas de la vache folle, les États Unis occupant ce rôle dans celui des subprimes. Thatcher et Reagan main ( invisible du marché ) dans la main.
    Avec la vache folle, la (dé)raison économique l’a emporté sur la raison sanitaire. Idem pour la crise actuelle, sauf que ça se passe à l’étage supérieur : c’est la (dé)raison financière qui s’est essuyé les pieds sur la raison économique....( A SUIVRE )

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 17h55 le 19/12/2008
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Franchement, j’ai vraiment du mal à saisir l’économie. La différence entre 1.0% et 0.8%, c’est pas vraiment grave. Par contre, si on a -0.1% au lieu de 0.1% c’est grave ?
    Des fois quand je lis certains trucs, j’ai l’impression que c’est foutu, qu’on va tous crever, qu’on passera pas 2009.
    Mais ça vaut combien 0.0001 du PIB ?
    L’armée pompe 2.5% par an, il suffit de raboter un peu et voilà, on repasse en positif... ou alors c’est pas aussi simple ?

    On va tous crever, on va tous crever,
    Y’a la fin du monde qui nous guette et nous on fait la fête !
    On va tous crever, on va tous crever,
    L’apocalypse nous attend et nous on fait la fête tout l’temps !

    © Didier Super, On Va Tous Crever

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 08h23 le 20/12/2008
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    LES ŒILLÈRES DE l’INSEE

    Ce qui est symptomatique avec les dernières projections INSEE pour le premier semestre 2009, c’est qu’elles allient manifestement une analyse d’une situation économique assez catastrophique (difficile de faire autrement sans se décrédibiliser !) avec une volonté manifeste d’essayer de nier les conséquences les plus graves de cette situation catastrophique en les minimisant.

    Là en l’occurrence, l’INSEE essaie de contenir la crise au seul premier semestre 2009 en la limitant de surcroît à une simple récession, loin des meurtrières déflation et, pire, dépression.

    Le problème, c’est que cette méthode Coué, cette négation pseudo « volontariste » de ce que pourrait être la réalité, ne tient pas à l’épreuve des faits, notamment si l’on examine les précédentes prévisions INSEE pour 2008, systématiquement fausses !

    Ne rappelons par charité que ses ultimes prévisions d’octobre 2008 où la noble institution se refusait encore à parler de récession et tablait sur une décroissance limitée à 0,1% au troisième et quatrième trimestre de l’année. Prévisions immédiatement pulvérisées puisque rien qu’en ce dernier trimestre, le PIB français a toutes les chances de se contracter de plus de 0,8%.

    L’économie libérale repose sur deux piliers fondamentaux : l’un réel, la croissance ; l’autre, d’un ressort plus psychologique, la confiance. La croissance étant depuis déjà un bail aux abonnées absentes, essayons de nous accrocher vaille que vaille aux derniers rideaux en charpie de la confiance. La ministre Lagarde est passée reine dans cette discipline acrobatique qui finit par toucher au comique. Après avoir mangé son chapeau tout au long de 2008, ne vient-elle pas de nous claironner une prévision de croissance pour 2009 située entre 0,2 et 0,9%. On peut toujours rêver…

    Le problème, c’est qu’à trop rêver, on finit par se prendre la réalité encore plus durement sur le coin de la figure. À farnienter sous la couette des illusions, on en oublie de prendre les bonnes mesures qui s’imposent. Et à reculer l’échéance des bonnes décisions, on rend les catastrophes irréversibles. Nous en sommes là. Les derniers raouts du G20, les moult « plans de relance » à coups de milliards entièrement inventés pour l’occasion, ne sont qu’agitations impuissantes.

    Aujourd’hui, comme imprévu hélas par l’INSEE, le système financier mondial a durablement le nez dans la poussière. Les entreprises petites, moyennes et même grandes sont au bord de la rupture. En témoigne « le moral des industriels », à son plus bas en décembre. Et quelques amis banquiers, le nez sur des compteurs bien réels, ceux-là, m’expliquaient que seules les échéances de paiement, leurs reports conjoncturels reculaient encore l’heure de cette rupture. Mais que celle-ci ne pourrait vraisemblablement être contenue au-delà du premier trimestre 2009.

    La simple récession annoncée par l’INSEE pour « éponger les surplus de stock » a toutes les chances de se muer alors en déflation (baisse de l’indice des prix observée sur une période suffisamment longue, précisément parce que les stocks végètent). Et, faute de mesures énergiques prises à temps, étranglés par l’explosion du chômage et ses conséquences boules-de-neige (effondrement de la consommation et des rentrées fiscales), nous entrerons dans une extrêmement dangereuse période de dépression (diminution importante et durable de la production et de la consommation).

    Celle-ci, on sait quand elle commence (fin du premier semestre 2009 à mon sens), mais on ne sait pas quand elle finit, ni surtout COMMENT elle finit. Je ne suis pas persuadé qu’à ce moment-là, Mme Lagarde et l’INSEE chanteront encore dans les rideaux.

    • Mr_Quiconque
      Mr_Quiconque répond à Le Yéti
      • Posté à 15h48 le 21/12/2008
      • Internaute 53003

      Parce qu’il faudrait croire et souscrire aux discours et statistiques à l’intention du péquin moyen ?
      Lagarde est dans son rôle même si elle ne croit pas une seconde à ce qu’elle dit.

      Le think tank LEAP/E2020 publie un scénario (mis à jour mensuellement) de la crise depuis 2006 :

      Lien ! -Crise-systemique-globale-Nouveau-point-d-inflexion-en-Mars-2009-Quand-le-monde-prend_a2558.html
      « GEAB N°30 est disponible ! Crise systémique globale : Nouveau point d’inflexion en Mars 2009 ’Quand le monde prend conscience que cette crise est pire que celle des années 1930’
      - Communiqué public GEAB N°30 (16 décembre 2008) -

      GEAB N°30 est disponible ! Crise systémique globale : Nouveau point d’inflexion en Mars 2009 ’Quand le monde prend conscience que cette crise est pire que celle des années 1930’
      LEAP/E2020 estime que la crise systémique globale connaîtra en Mars 2009 un nouveau point d’inflexion d’une importance analogue à celui de Septembre 2008. Notre équipe considère en effet que cette période de l’année 2009 va être caractérisée par une prise de conscience générale de l’existence de trois processus déstabilisateurs majeurs de l’économie mondiale, à savoir :

      1. la prise de conscience de la longue durée de la crise
      2. l’explosion du chômage dans le monde entier
      3. le risque d’effondrement brutal de l’ensemble des systèmes de pension par capitalisation “
      (cliquer sur le lien ci-dessus pour lire la suite).

      Sinon un site déjà bien connu pour lire des analyses souvent intéressantes et surtout peu répandues dans les medias ‘mainstream’ :
      Lien

      Comprendre la crise, par Paul Jorion
      Lien

      Michel Aglietta : les salaires se sont déconnectés de la productivité
      Lien

      Radar 23 octobre 2008 : Quand le futur ruine le présent.
      Lien

      La fin du Consensus de Washington, par Michael Hudson & Jeffrey Sommers (Traduction).
      Lien

  • Anyway
    Anyway
    Humaniste
    • Posté à 18h24 le 19/12/2008
    • Internaute 56296
      Humaniste

    Voilà, expliquée de manière simple et lumineuse, l’origine de tous nos maux actuels.

    En France, elle remonte à Janvier 1973, lorsque l’état a décidé, de cesser de créer sa propre monnaie en en confiant l’attribution aux banques privées dont il devenait par la même occasion le premier débiteur de choix.

    Cette décision s’est propagée ensuite au niveau européen (article 104 du Traité de Maastricht en 93), l’Europe des états se tirant ainsi une balle dans le pied et se livrant pieds et poings liés aux mains des banquiers.

    Et tout fonctionne ainsi au niveau mondial...

    Il est grand temps que le grand public en soit bien informé et prenne conscience du système qui les ruine !

    Bonne lecture !

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  • tlaloc
    tlaloc
    Retraité
    • Posté à 19h14 le 19/12/2008
    • Internaute 47359
      Retraité

    Quelle croissance qund on importe 75% voire plus de produits manufacturés ?

  • spouny_boy
    spouny_boy
    Lynchez moi j'aime ça ! ! Mais (...)
    • Posté à 19h26 le 19/12/2008
    • Internaute 52117
      Lynchez moi j'aime ça ! ! Mais (...)

    Bon ben on est pas dans la merde !
    Enfin c’est ce qu’ils disent, mais concrètement je ne comprend pas pourquoi tous se vautrerai alors que ce sont juste quelque grosse compagnie qui on pas été très honnête, mais bon les USA et leur argent fictif l’ont un peu cherché ! Mais je ne vois pas comment on pourrai revenir comme en 29, les économie de 99,99% des gens n’ont pas disparue, les média nous font flipper pour pas grand choses j’ai l’impression ! Si quelqu’un veux bien m’explique car je me goure peut être

    Autre question, tous ces plans de restructuration ne sont ils pas une bonne manière de faire plaisir au actionnaire en prétextant la crise pour virer a tout va ? Ca serai fou qu’il n’y ai pas d’abus ne croyez vous pas ?

  • fâché.com
    fâché.com
    perdu
    • Posté à 19h26 le 19/12/2008
    • Internaute 57333
      perdu

    Personnellement, je pense que pour s’en sortir collectivement et non individuellemrnt, il faut faire machine arrière toute, dans presque tous les domaines,même si ce point de vue ressemble à une vision rétrograde des choses, tant pis !
    Cela ne veut pas dire qu’il faut revenir au passé, mais qu’il faut se résoudre à abandonner nos errements dramatiques actuels, c’est à dire que l’emballement doit cesser tout de suite.
    Sans aller vers le système An 01 qui partait d’une bonne idée de base : on arrête tout, on recommence, il faut reconnaître que la vitesse et les directions prises dans pratiquement tous les domaines sont anti-naturelles, voire mortelles à terme.
    Que ce soit le système financier qui récompense les prédateurs et les oisifs, l’environnement qui est saccagé partout à grande vitesse, la vie politique et les choix économiques qui suscitent l’écoeurement plutôt que la confiance...bref, nos sociétés modernes se sont égarées. Il faut maintenant le reconnaître, le temps presse.
    Pour ne pas attendre que des régulations naturelles et catastrophiques nous déciment, il faut bien commencer quelque part puisque les « régulations sociétales » auxquelles nous étions habitués ne marchent plus, la violence n’apportera pas non plus de solution.
    Pourquoi ne pas ralentir le rythme fou, la crise aidant, et se concentrer d’abord sur les injustices les plus criantes, le logement, les sans abris, les gens qui ont faim, les sans emploi, les prisons archi bondées, l’éducation de base pour tous.. ?
    Malheureusement, ce ne sera possible que si nous devenons super exigeants en terme de justice pour que les gens qui ont détourné l’argent public, fait des malversations de toutes sortes, se sont entendus sur le dos des contribuables, organisé l’évasion fiscale, et j’en passe, soient punis et bannis de notre société.

    Il faut qu’un esprit rigoriste (le mot fait peur) et droit redonne une colonne vertébrale au pays, cet esprit étant inspiré par la Constitution, elle même révisée dans le cadre d’une grande Constituante de crise. Vaste programme, direz-vous, mais est-il préférable de rester dans le cynisme impuissant, attitude très tentante à l’heure présente ?
    Je pense que partir d’un bon pied, même avec essais et erreurs inévitables, ne peut que donner de la pêche et de l’espoir à plein de gens déboussolés.
    Pour que ce socle tienne, il faudra évidemment travailler beaucoup, restreindre notre train de vie, penser de plus en plus local et toujours avoir la justice et le bien-être général en ligne de mire.
    Après seulement, il sera envisageable de penser vraiment à changer le principe de répartition, d’héritage, d’assurance, d’éducation, de système pénal intelligent. Il y a plein plein de choses à faire,qui sont inimaginables aujourd’hui, mais possibles après-demain. Nos enfants nous en seront reconnaissants comme nous ne l’entrevoyons même pas...

  • jpbe
    • Posté à 21h00 le 19/12/2008
    • Internaute 41264

    décidément je ne comprendrai jamais rien à l’économie :

    croissance négative ou récession positive ! ? ...

  • sitoihien
    • Posté à 00h03 le 20/12/2008
    • Internaute 21237

    Grosse différence avec la crise de 29 , c’est qu’en 1929 il n’y avait pas de minimas sociaux, pas d’associations de chômeurs qui existent depuis plus de 20 ans. Entre la crise de 29 et celles de 2009 il y a plus de différences que de points communs.

    Pour résoudre cette crise il vaudrait mieux innover et pour cela sortir des sentiers battus par la droâââte et la gôôôche comme la Croâââssance, le matérialisme, l’individualisme, le productivisme le consommationnisme ...etcl

  • fâché.com
    fâché.com
    perdu
    • Posté à 08h25 le 20/12/2008
    • Internaute 57333
      perdu

    Ce qui ne va pas du tout dans notre système actuel, c’est que des mégarchies de la fraude se sont constituées dans le secret et l’opacité la plus complète, grâce à une législation très laxiste.
    Très souvent même, la législation leur est ouvertement favorable, sinon pourquoi serait-il si difficile de s’attaquer aux paradis fiscaux, au secret bancaire ? Ce système est très proche du système mafieux, même s’il est habillé de justifications pseudo économiques.
    Ce système s’est mis en place depuis la suprématie des Chicago boys vers 1975-80 (avec Milton Friedman et ses amis de l’école de Chicago qui ont inspiré l’économie néo-libérale jusqu’à aujourd’hui). Cette économie a pu fonctionner longtemps, bien que secouée de crises récurrentes, grâce au dogme accepté du sacrifice des plus faibles.
    L’économie Chilienne a servi de laboratoire, elle s’est « construite » sur la répression féroce des opposants de gauche, par un choc économique volontaire. C’est à dire que l’Etat n’était plus le garant des libertés et de la redistribution des richesses collectives, mais l’outil des dérèglementations favorables aux intérêts privés et aux multinationales.
    Pendant que les classes pauvres payaient les pots cassés, une classe moyenne pouvait émerger dans le sillage de ces gros prédateurs . Une sorte de chaîne alimentaire cassée dans laquelle les petits ne s’y retrouveraient jamais.
    La différence aujourd’hui , c’est que les petits prédateurs qui ont profité des chocs sociaux pendant ces 30/40 dernières années sont maintenant laminés eux aussi par les métastases mafieuses : l’accumulation de faillites frauduleuses, de passe- droits, de transferts massifs de liquidités du secteur public vers le privé défaillant auxquelles nous assistons en ce moment même.
    Il n’y a aucune raison que cela s’arrête puisque les élites politiques se réservent le plus souvent les mêmes avantages frauduleux et ne veulent ni ne peuvent donc stopper le processus vicieux. Des grandes entreprises et grands intérêts financiers peuvent être et sont tentées d’en rajouter pour se refaire une santé avec l’argent public. Tels des lemmings ils se jetteront avec entrain dans la spirale des faillites frauduleuses.
    Il faut donc bien un outil juridique puissant, une volonté collective déterminée pour changer de direction, sinon tout va aller très vite.

  • Anyway
    Anyway
    Humaniste
    • Posté à 08h42 le 20/12/2008
    • Internaute 56296
      Humaniste

    Récession ? Récession ?

    Allons donc ! Pas pour tout le monde !

    Crise ou pas crise : ayons une pensée émue pour les milliers de jeunes traders à qui vont être distribués dans quelques jours des millions de dollars en bonus et commissions diverses !

    Du bon argent tout chaud sorti des poches du contribuable !

    Pour eux, la fameuse devise suivante s’avère plus vraie que jamais : « Pile, je gagne !
    Face tu perds ! »

    « Pièces à conviction » France 3 mercredi 17/12 : ..je revois « City Boy », le plus jeune retraité trader de Londres, qui s’est fait des c....... en or en officiant quelques années dans la « City » : 4 millions d’euros !

    Son coup de génie : il a su retirer ses billes avant la crise.

    4 millions d’euros : de quoi se ménager une bonne fin de vie !

    ...« City Boy » qui, à présent,milite dans un radio associative locale où il dénonce avec ironie le monde soi-disant « expert » de ses pairs de la finance :

    « On essaie d’employer un verbiage compliqué pour que vous n’y compreniez rien .

    En fait, tout ça est très simple : on ne faisait que compulser de la paperasse à longueur de journée et à nous les grosses commissions en fin d’année ! »

  • azerty69
    azerty69
    ExecutieveBranleur
    • Posté à 09h33 le 20/12/2008
    • Internaute 42089
      ExecutieveBranleur

    (1) Les futurologues se plantent sans arrêt, sauf qqs uns, parmis le paquet de futurologie contradictoire, qui tombe juste par coup de bol. ... Tout ça n’a que peu d’intérêts.

    (2) La finance est la grande variante entre les crises précédentes et celleS d’aujourd’hui.
    Avant, la bourse/finance suivait l’économie. Aujourd’hui elle créée les croissances/bulles et cracks/dépressions.
    La bulle internet et la bulle de l’immo/actifs financiers/matière première en sont les premières.

  • Illuminati
    Illuminati
    insurgé
    • Posté à 12h22 le 20/12/2008
    • Internaute 63113
      insurgé

    Le but avoué n’est il pas justement de foutre l’économie encore plus bas qu’elle ne l’est ? Comment les industriels arrivent à faire « des coups » ? En rachetant leurs voisins en faillite... Les financiers ? en rachetant des actions au plus bas... Les banques mondiales ? en prêtant aux états... Les pays riches ? en rackettant les pays pauvres de leurs matière premières...

    La crise profite au sommet de la pyramide...

    Les gens manipulé, dont le pouvoir d’achat baisse de jour en jour sont mis dans un climat de tension qui les fait s’accrocher aux peu d’acquis qu’ils ont. On n’en fait de la main d’œuvre docile et des consommateurs peu réfléchis.

    Tous ce qui entoure les politiques politiciennes fout la trouille ! Le fichage et l’incarcération à 12 ans... Le contrôle d’internet (ADOPI = ECHELON), Les pseudo plans vigipirate pour pouvoir installer des flics partout... Le système sociale mis en faillite pour mieux le privatiser... Le lobbying du gouvernent qui passe tout ce qui faut... (OGM, dérégulation, droit du travail...)

    Il est temps d’ouvrir les yeux !

    On n’en est plus à se demander pour qui voter et qu’elle politique sera la plus efficace, les dés sont joués.

  • Libelluless
    • Posté à 17h36 le 20/12/2008
    • Internaute 19697

    « Ce qu’il faut, c’est diminuer les impôts et augmenter les dépenses sociales, par exemple les allocations chômage. »

    Tout est dit sauf à savoir QUI doit bénéficier de ces baisses d’impôts ou d’augmentations des allocations chômage.

    Le système fiscale français est particulièrement injuste en la matière : une redistribution en forme de U privilégiant (si on peut dire !) les catégories sociales pauvres par une forte redistributivités des aides et une exonération fiscale quasi totale (sauf TVA) et à l’autre bout de l’échelle, pour les catégories très aisées, une fiscalités quasi indolore grâce aux nombreuses niches fiscales favorisant ainsi la rente au détriment du fameux méritant travail physique ou intellectuel effectif. Au milieu de ces deux catégories, une catégorie moyenne mais importante en nombre, qui ne bénéficie que peu ou prou de ces avantages ou aides fiscales. Cette même catégorie qui se voit supporter l’augmentation de la majorité des impôts et des charges fixes alors même que son salaire stagne, diminue (chômage technique) ou disparaît par le licenciement économique.
    Un exemple d’une mauvaise redistributivité : le bénéfice d’allocation familiale aux familles aisées ou le fait que certains traiders soient revenus en France pour toucher 7000€ d’allocation chômage (je pense au contraire que les allocations chômages devraient être plafonnées disons à 2000 ou 3000€ c’est déjà bien suffisant en attendant de retrouver un poste convenable).
    Il faudrait au contraire retoquer l’impôt sur revenu, plus de tranches élargie sur l’ensemble du patrimoine et du revenu tout en supprimant les niches fiscales. L’ISF sera inutile (il est déjà improductif compte tenu des avantages fiscaux existants).
    Faire ce même système de calcul pour les impôts locaux, taxes d’habitation et taxe foncière. En respect de notre constitution française qui dit que chacun doit payer l’impôt selon ses moyens.

    Il y a urgence à réétablir la progressivité de l’impôt sans favoritisme fiscal (excepté en faveur de l’environnement) sinon il aura un risque d’explosion sociale. En effet, il ne peut y avoir une minorité ultra protégée sur une croisière cinq étoile, avec en cave une majorité de salariés frustrés qui rament, et derrière le bateau, les pauvres qui boivent la tasse. Au fait, vous avez aimé le film Titanic ? (moi non)

  • fâché.com
    fâché.com
    perdu
    • Posté à 19h13 le 20/12/2008
    • Internaute 57333
      perdu

    Et ce n’est pas avec des Barroso, des Sarkozy, des Berlusconi, des Merkel que nous allons nous sortir d’affaire !

  • Corsaire du Peuple et de la Raison
    Corsaire du Peuple et de la Raison
    il parait qu'il faut penser (...)
    • Posté à 08h06 le 22/12/2008
    • Internaute 46482
      il parait qu'il faut penser (...)

    Plus le choix comme pour la crise de 29, il faut une guerre pour relancer l’économie mondiale...