A la Une 18/05/2007 à 09h36

Paul Wolfowitz jette l'éponge, nouveau revers pour Bush

Pierre Haski | Cofondateur Rue89


Manifestation contre Wolfowitz à Washington le 9 mai (Larry Downing/Reuters)

Nouveau revers pour l’administration Bush : Paul Wolfowitz, le neo-conservateur qu’elle avait imposé à la tête de la Banque mondiale, est contraint de jeter l’éponge. Le Président de cette institution internationale traditionnellement dirigée par un Américain, a finalement accepté de quitter son poste le 30 juin, en raison de sa conduite non-éthique dans l’affaire de sa maîtresse Shiha Riza.

Un rapport interne à la Banque mondiale avait conclu que « le contrat de Paul Wolfowitz, exigeant qu’il adhère au Code de conduite pour les membres du conseil et qu’il évite tout conflit d’intérêt, réel ou apparent, a été violé ». Pour lui sauver la face, le Conseil d’administration a estimé jeudi que le président de la Banque avait agi « de bonne foi ».

Pour la Maison Blanche, qui n’a eu de cesse de défendre son poulain controversé, c’est donc un nouvel échec, une crédibilité encore entamée. Notre blogueur Luc Lamprière faisait remarquer dans un récent post, que, de la même manière, Bush avait longtemps soutenu Donald Rumsfeld ... un peu comme la corde soutient le pendu.

MISE à JOUR : 00.30
Info ou Intox ? Le nom de Tony Blair circule comme candidat possible à la succession de Wolfowitz. Avantage : il est libre le 27 juin, trois jours avant le départ du président de la Banque mondiale. Inconvénient : il est européen quand la tradition diplomatique réserve ce poste à un Américain.

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  • 16 réactions
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  • Anonyme

    Pendant 45 jours restant avant son départ que va t’il magouiller encore,
    De combien va être son « Golden Parachute » à lui aussi.
    Ou le Bushé va t’il pouvoir le recassé, le refiler comme conseillé des démocrates au Sénat, ou peut être chez Zarko comme conseillé pour la future invasion de l’Iran, ou en magouilles en tout genre pour 2012

  • Este
    Este
    Policier
    • Posté à 10h23 le 18/05/2007
    • Internaute 4819
      Policier

    Je ne comprends pas, le texte se finit en queue de poisson et semble n’être pas retransmis en intégralité ? ? ? « Notre blogueur Luc Lamprière faisait remarquer dans un »

    Sinon, dans un des derniers numéros de Marianne on a pu lire que les Français faisaient tout ce que les américains sont en train de défaire. En voilà encore un exemple...

    • Pierre Haski
      Pierre Haski répond à Este
      Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
      • Posté à 12h05 le 18/05/2007
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      code html réparé, merci de nous l’avoir signalé ! PH

  • Anonyme

    Il serait pertinent à mon avis de proscrire l’emploi du terme « maîtresse » pour désigner Shaha Riza. Elle s’est fait sa place à la Banque Mondiale toute seule, ses compétences semblent être reconnues par ses pairs et rien ne permet d’affirmer qu’elle est une intrigante qui a extorqué ses avantages pécuniaires en l’échange de faveurs sexuelles ou d’une domination quelconque sur son compagnon. Ceci correspond donc fort peu aux connotations véhiculées par cette expression. On peut toujours jouer avec le dictionnaire pour trouver une définition non avilissante du terme « maîtresse », il n’empêche qu’il existe un grand nombre d’autres mots beaucoup plus neutres (compagnon, concubin, …).
    On perçoit assez facilement le « logiciel » qui explique ces tournures de phrases, mais il vient de la littérature pas de la réalité et c’est de cette dernière dont les journalistes doivent s’occuper. Dans le doute, il vaut mieux rester le plus neutre possible et éviter ce genre d’allusions grivoises.
    Certes, cela ne porte pas peut-être à grande conséquence ici sauf pour l’intéressée mais il faut se rappeler que dans le même genre, il y a eu les « notables » de l’affaire d’Outreau, qui comme ici, en disent plus long sur nos inconscients que sur la réalité de l’affaire.

  • Anonyme

    Bonjour !

    j’ai entendu une demi-phrase discrète et noyée sur france inter qui disait que le remplacant de wolfowitz ne serait pas nommé par un conseil représenetatif mais uniquement par les états unis ! ! ! je ne suis pas forécement anti-américain mais qu’est ce que c’est que cette histoire ! ! ! ! Comment se fait-il que ce ne soit pas une info primordiale qui fasse réagir tout le monde et surtout les politiques ! ! ! C’est n’importe quoi ! !
    S’il faut, comme beaucoup le dise, réformer les instances mondiales peut être est-il temps de lancer le débat sur un exemple concret ! ! !

    • Pierre Haski
      Pierre Haski
      Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
      • Posté à 12h11 le 18/05/2007
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      En fait, c’est une « tradition » diplomatique qui réserve le poste de la Banque Mondiale à un Américain, et celui du Fonds monétaire international à un Européen (longtemps un Français, Jacques de la Rosière puis Michel Camdessus, aujourd’hui un Espagnol, Rodrigo de Rato y Figaredo). Ces deux institutions soeurs ont procédé à ce Yalta des postes entre l’Europe et les Etats-Unis à une époque où le reste du monde ne comptait pas... Donc pour la BM, les Américains désignent un candidat et le font entériner par le Conseil d’administration. PH

    • Anonyme

      entièrement d’accord, et pour toutes sorted de bonnes raisons, je suggère une candidature asiatique à la tête de la World Bank..

  • Anonyme

    Il serait pertinent à mon avis de proscrire l’emploi du terme « maîtresse » pour désigner Shaha Riza. Elle s’est fait sa place à la Banque Mondiale toute seule, ses compétences semblent être reconnues par ses pairs et rien ne permet d’affirmer qu’elle est une intrigante qui a extorqué ses avantages pécuniaires en l’échange de faveurs sexuelles ou d’une domination quelconque sur son compagnon. Ceci correspond donc fort peu aux connotations véhiculées par cette expression. On peut toujours jouer avec le dictionnaire pour trouver une définition non avilissante du terme « maîtresse », il n’empêche qu’il existe un grand nombre d’autres mots beaucoup plus neutres (compagnon, concubin, …).
    On perçoit assez facilement le « logiciel » qui explique ces tournures de phrases, mais il vient de la littérature pas de la réalité et c’est de cette dernière dont les journalistes doivent s’occuper. Dans le doute, il vaut mieux rester le plus neutre possible et éviter ce genre d’allusions grivoises.
    Certes, cela ne porte pas peut-être à grande conséquence ici sauf pour l’intéressée mais il faut se rappeler que dans le même genre, il y a eu également les « notables » de l’affaire d’Outreau, qui comme ici, en disent plus long sur nos inconscients que sur la réalité de l’affaire.

    • Pierre Haski
      Pierre Haski
      Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
      • Posté à 12h13 le 18/05/2007
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      Dont acte, vous avez raison sur le qualificatif péjoratif de maîtresse. Elle a sa légitimité intellectuelle et professionnelle. Mais elle a bénéficié dans cette affaire des faveurs népotiques de son... amant ? compagnon ? « ami » ? ... PH

    • Anonyme

      Une maîtresse c’est celle profite de sa personne auprès d’un supérieur pour arrondir ces fins de mois, compétente ou pas, l’un n’empêchant pas l’autre
      Quand a qualifier « de compétence reconnue », si elle a gravi les échelons de la même manière qu’avec Wolfo, oui il faut de la compétence, car toujours choisir le bon cheval demande un certain talent.
      D’autant que Wolfo était jugé très honnête, et son job était de lutter contre la corruption, rien ne lui interdit de commencer par soi-même, mais pour avoir été designer par Bush et Cheney n’est certes pas un certificat d’honorabilité.
      Pourquoi favoriser l’une et pas les autres membres.
      Bon après tout elle en a profitée, ils se font piquer et payent cash c’était le risque et s’ils sont si intelligent, ils en connaissaient les conséquences possibles, ou se croyaient-ils au dessus des lois en tant que donneurs de leçons.
      Mais pourquoi vouloir encensé « un et une escroc », ou « une et un escroc » devons nous vivre dans un monde sans limite, dominé et dirigé par des escrocs.
      Utiliser le langage vrais serait-il déshonorant envers ceux qui contourne les règles.
      Ou est-il normal de travestir les faits jusqu’à faire passer des escrocs en victimes.
      Concubine, compagnon, non pas les mêmes significations que maîtresse, désolée cette dernière n’étant pas concubin(e) ou compagnon.

    • Anonyme

      Connaissant cette affaire de l’interieur, le terme maitresse est tout a fait approprie. Bien avant l’arrivee de son « amant », l’influence de ce dernier avait deja marque la carriere de celle ci a la Banque Mondiale. Par ailleurs, il faut bien comprendre que cette histoire n’est que le pretexte pour le depart de Wolfowitz pas la principale raison, mais « money talks » comme on dit aux USA, en d’autres temps meme Al Capone etait tombe pour fraude fiscale, pas pour ses nombreux autres crimes. Reza n’est pas une victime, elle a fautee par ses exigences illegales, elle a faute precedemment en acceptant un contrat de consultant aupres d’un contractant du Pentagone alors que cela est formellement interdit a tout employe(e) de la BM.

  • Sophia
    • Posté à 14h22 le 18/05/2007
    • Internaute 358

    Bon Débarras. Sauf que les néocons sont comme Alien. Il ont eu une résurrection en France avec Sarko...

  • Anonyme

    Excusez-moi, mais quelle est la différence de rôle entre la Banque Mondiale et le Fonds monétaire international ? Merci !

  • colas
    • Posté à 19h15 le 18/05/2007
    • Internaute 3249

    Sur ce sujet je vous recommende la lecture (en anglais)
    de Sacrificial Wolfie
    Lien
    Un article tres interessant qui met en perspective
    cette histoire : En fait la banque mondiale elle-même
    est une escroquerie grotesque, et une partie du battage mediatique autour du comportement révoltant de Wolfie sert à redorer le blason d’une institution plus que douteuse.

  • Anonyme

    Wolfowitz aurais du etre renvoyer comme un malpropre. Sa faute, puis sa defense faite de mensonge aurait du justifier son depart force depuis bien longtemps. Au lieu de cela, la Banque Mondiale a accepter de transiger dans un accord qui salit tout les monde, car si Wolfowitz demissione, c’est en posant des condition qui aurait du etre acceptable : Depars fin Juin et reconnaissance par la banque de son innocense.

    En acceptant cela, le conseil d’administration de la banque a fait plus de dommage a la reputation de l’institution que Paul Wolfowitz en a fait. On ne peut que le regretter.

    • Tophee
      Tophee
      en haut a gauche
      • Posté à 19h19 le 18/05/2007
      • Internaute 2159
        en haut a gauche

      Je voulais juste ajouter que ce message ne devais pas etre annonyme, j’en suis l’auteur.