20/08/2007 à 12h12

Récidive des pédophiles : le Canada a choisi la prévention

Florent Daudens | Journaliste

(De Montréal)

Après le rapt d’Enis, un garçon de 5 ans enlevé et violé la semaine dernière à Roubaix par un homme sorti de prison en juillet, le gouvernement français se penche sur les risques de récidive des pédophiles. Au Canada, les autorités mettent l’accent sur la prévention.

« La gestion du risque et son corollaire, la réduction de la récidive, constituent le but ultime des services correctionnels canadiens » , écrit Kelley Blanchette, chercheuse aux services correctionnels du Canada, dans un rapport de recherche. Réduire les risques de récidive des 3400 délinquants sexuels derrière les barreaux passe par l’évaluation, le traitement et le suivi de ces derniers.

Les services correctionnels canadiens évaluent le cas des pédophiles dès qu’ils sont écroués. Armés d’une batterie de tests psychologiques et physiologiques, ils cherchent à choisir le bon traitement dans le bon établissement. Parmi les techniques utilisées, le test de phallométrie retient l’attention : des capteurs mesurent l’érection du prisonnier devenu patient lorsqu’il voit des photos d’enfants. Cette évaluation permet aux intervenants de dresser un portrait précis des types d’excitation du pédophile.

Kelley Blanchette justifie cette évaluation poussée par le fait que « les délinquants sexuels forment un groupe hétérogène dont les besoins en matière d’évaluation et de traitement sont variés » . Les recherches ont par exemple démontré que les agresseurs de garçons ou de filles exigent des traitements différents. Les soins sont aussi différents si le sujet est une femme, ou s’il s’agit d’un Amérindien. Une fois dans le système, le détenu est constamment évalué, même après sa libération.

Apprendre au délinquant sexuel à maîtriser ses pulsions

Les délinquants sexuels peuvent suivre un traitement, mais seulement s’ils y consentent. Les traitements varient selon les cas, du plus lourd au plus léger. Les centres psychiatriques spécialisés comme l’institut Pinel de Montréal accueillent les plus lourds. Cet hôpital a mis sur pied le premier programme canadien dédié aux délinquants sexuels en 1979. Une équipe de psychiatres, psychologues, sexologues et infirmiers y prend les agresseurs en charge pendant huit mois.

L’approche cognitivo-comportementale prédomine dans les traitements. En clair, les pédophiles tentent de déceler et de reconditionner leurs comportements sexuels déviants comme, par exemple, interpréter une simple bise d’un enfant comme un geste normal et non une invitation à un acte sexuel. Les traitements développent aussi la communication et l’empathie par des jeux de rôle ou des lettres fictives écrites à leur victime. Enfin, le délinquant sexuel apprend à prévenir une éventuelle rechute en décelant les signes d’une situation risquée et à maîtriser ses pulsions.

Une fois que le détenu a purgé sa peine, les services correctionnels canadiens le suivent de près. « Les délinquants sexuels ont plus de chances de se réadapter avec succès dans la collectivité, s’ils sont surveillés après leur peine d’emprisonnement » , précise le ministère de la Sécurité publique. Les conditions de libération conditionnelle sont strictes, entre autres l’interdiction d’approcher un enfant et des rencontres fréquentes avec un agent de probation. Le délinquant sexuel peut aussi profiter de programmes, auprès d’organismes communautaires spécialisés pour prévenir les rechutes. Des groupes de soutien comme les Sexaholiques anonymes complètent les moyens de guérison.

Le taux de récidive en net recul


Taux de récidive (ministère de la Sécurité publique du Canada)

Contrairement aux idées reçues, les délinquants sexuels récidivent moins que les autres types de prisonniers : 17% de récidive pour les crimes sexuels non traités, 51% pour les autres. Mais surtout, les délinquants sexuels traités récidivent dans seulement 10% des cas. 7 points de réduction, autant d’agressions évitées.

D’un point de vue financier, le choix de la prévention se révèle aussi payant. Selon les services correctionnels canadiens, un délinquant sexuel passe en moyenne quatre ans en prison, ce qui représente une facture de plus de 200000€. Un traitement revient quant à lui à 5200€ par an.

Rentable ou non, ce programme n’empêche pas l’opinion publique canadienne de réagir vivement lorsqu’un cas de pédophilie surgit dans l’actualité. Plusieurs voix s’élèvent pour réclamer l’instauration d’un registre des délinquants sexuels public, à l’image des Etats-Unis, afin que chacun puisse savoir si son voisin est un pédophile. Line Bernier, présidente du Regroupement des intervenants en matière d’agressions sexuelles, émet des réserves :

« L’opprobre est si forte dans l’opinion publique que les délinquants sexuels ont peur de révéler leurs crimes. Un tel registre accentuerait cette pression et pousserait les agresseurs à se réfugier encore plus dans le monde des enfants. »

Un registre canadien existe actuellement, mais seule la police peut s’en servir. Plusieurs provinces ont également instauré leur propre registre.

Dans les provinces, des dispositifs différents

Et bien qu’il soit cité en exemple, le modèle canadien s’applique seulement aux détenus condamnés à plus de deux ans de prison. Les provinces prennent en charge les autres délinquants, qui représentent la majorité des détenus, et les programmes qu’elles offrent ne sont pas tous à la hauteur de leur homologue fédéral. Le Québec a d’ailleurs adopté cette année une nouvelle loi sur son système correctionnel, afin de corriger le tir.

Cette province est d’ailleurs plongée dans l’émoi, à l’image de la France suite à l’agression du jeune Enis. Cédrika Provencher, une fille de 9 ans, a été enlevée au mois de juillet, probablement par un pédophile. Un mois avant, Nathalie Collard, du quotidien La Presse, expliquait dans un éditorial :

« La solution est bel et bien du côté des traitements. Nous n’avons guère le choix : pour la sécurité de tous, il faut aider les pédophiles à se contrôler. […] Pour développer des thérapies plus efficaces, il a fallu des années de recherche. Il faut poursuivre dans cette voie. Une fois toutes ces mesures appliquées, nous ne vivrons pas dans un monde exempt de tout risque, mais nous aurons au moins le sentiment d’avoir agi en société responsable. »

Malgré les thérapies, le silence continue d’empêcher la guérison, tant pour les victimes que les agresseurs. Les recherches estiment qu’environ 90% des viols et des actes de pédophilie restent secrets.

  • 20937 visites
  • 106 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Anonyme

    petite précision : la baisse de 17% à 10% de la récidive représente une réduction de 41%, et non de 7%. Soit un bien meilleur résultat !

    • Florent Daudens
      Florent Daudens
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 15h56 le 20/08/2007
      • Journaliste 10181
        Journaliste

      7 points de pourcentage serait plus précis. Désolé pour cette faute et merci pour le calcul ; -)

      • Anonyme répond à Florent Daudens

        Après Chirac, Sarkozy...Il nous faut nous habituer à des présidents qui agissent et réagissent en fonction de l´actualité et des faits divers... gageons que si dans quelques mois une autre affaire d´erreur judiciaire apparaissait (du style Outreau) il dirait exactement le contraire de ce qu´il dit aujourd´hui. Que dire des effets d´annonce sur une cellule psychiatrique à Lyon qui apparemment est prévue depuis plusieurs années et qui n´avait pas vocation a être « spécialisée » sur les pédophiles. Cette annonce sans concertation contribuera à restigmatiser un hôpital et ses patients (si c´est du Vinatier qu´il s´agit). Enfin, il y a tous les ans des centaines d´enfants transformés en bouillie par des chauffards alcooliques (et parfois récidivistes) ; parle t´on de leur mettre des bracelets qui sonneraient chaque fois qu´ils s´approcheraient d´un volant - ou d´un café-, ou de les enfermer à vie dans des hôpitaux après leur peine (si ils sont condamnés ?). Non, les chauffards ne font pas fantasmer, ce sont des monsieur tout le monde, capables de maîtriser leurs pulsions( !), pas comme ces « monstres » de pédophiles. Il y a des politiques qui s´adressent à la tête et pensent avec leur tête, et puis il y a les démagogues, qui pensent avec leur tête et s´adressent aux plus bas instincts de chacun d´entre nous, ceux qui mènent tout droit au lynchage...

        Lien

         
        • Anonyme

          Des Outreau, il est en train de s’en préparer. Ce qui a fait Outreau, c’est la précipitation, dans l’acharnement à trouver des coupables. Dans tout domaine, il faut éviter la précipitation. Or, qui, depuis hier, est en train de donner l’exemple de la précipitation ?
          Si ça continue comme ça, bientôt, on ne pourra plus prêcher la modération et la réflexion sans se faire traiter d’irresponsable, d’assassin, de monstre et d’anti-patriote. Non seulement les idées motivant le travail des Canadiens seront chez nous une hérésie passible du bûcher, mais quiconque sera suspecté de pédophilie sera automatiquement coupable, et le premier qui plaidera la présomption d’innocence sera suspecté de pédophilie.
          De Gaulle n’aurait jamais hurlé avec les loups, Sarkozy donne le signal.

          Thomas GREDAT

    • Anonyme

      C’est formidable !

      Ce que je relève, c’est que il y aurait donc un remede simple comme le bon dieu, qui plus est, existe déja dans d’autres pays.

      Mais, pourquoi donc, cette mesure ne faisait elle pas déja parti de la loi contre la recidive !

      Pourquoi n’ont ils, Dati et Nicholas, donc pas agi AVANT ce
      nouveau crime ? Pourquoi ont ils tant tardé ? Pourquoi avoir attendu la fin des vacances pour commencer les travaux sur une loi qui ne sortira qu`en novembre ! ! ! NOVEMBRE ! Pensez un peu aux VICTIMES TROIS MOIS DE PERDU - que dis-je - CINCQ !

      En somme, c’est bien Dati si non Sarkozy lui même qui sont pleinement responsable de ce nouveau crime abjecte qui aurait pu
      être évité, si ils avaient agi avec moin de précipitation avec la loi sur la recidive ! ! ! Au lieu de ça on s’occupe un peu de tout et de n’importe quoi. Mais, voyons, il y a des priorités dans la vie non ?

      Et, vous vous rendez compte, si le gouvernement avait fait son boulot au lieux de -si tôt élu - se prélasser lâchement au bord d’un yacht a Malte ou au bar de une maison du lac en amérique.

      Eh oui, la France disposerait déja de cette nouvelle législation, qui pourtant nous fait tant defaut, comme l’admet le président lui même.

      Mais que du temps perdu. Ou vat on en France ! ! !

      Mais, ou est elle, enfin, la rupture tant attendue des Francais ? ?

      Vous vous rendez compte un peu ?

      • Claude PELLETIER
        Claude PELLETIER
        Retraité dans son jardin
        • Posté à 17h23 le 22/08/2007
        • Internaute 10710
          Retraité dans son jardin

        Cher/e anonyme de 21h33 (le 200807),

        Votre façon de traiter, de signifier est intéressante. Peut-être que la « gauche » devraient s’en inspirer.

        J’ai commencé à le pratiquer. Un peu comme dans ces arts martiaux où l’on se sert de la force, l’action enrtreprise par l’adversaire pour l’amener à terre. Utiliser ses valeurs en poussant la logique à son terme. Mais c’est délicat à bien mener.

         
        • Claude PELLETIER
          Claude PELLETIER répond à Claude PELLETIER
          Retraité dans son jardin
          • Posté à 17h33 le 22/08/2007
          • Internaute 10710
            Retraité dans son jardin

          … Mais mais MAIS QUE FAIT SARKO ?

          IL nez nous parle que du récidiviste de soixante ans mais la plupart des pédophiles sont des parents……… IL faut faire quelque chose DANS LES FAMILLES !

          Moi je ne sais pas car je suis une sorte d’ OGM, je suis sous-doué génétiquement parlant en ce qui concerne le bon sens ! Mais SARKO en a, il devrait se remuer et réveiller ce gouvernement d’endormis que l’on n’entend presque jamais.

          Faut-il mettre un système de surveillance vidéo dans toutes les pièces, les caves, les greniers ? Ou un gendarme ?

          Le temps presse. Depuis que le Président est passé à la télé hier, je suis sûr qu’un nouveau forfait a eu lieu !

        1 autres commentaires
      • Anonyme

        La loi de Juin 1998 (Loi Guigou) s’inspire des méthodes canadiennes.
        La loi sur la récidive (outre d’être une loi pourrie) aurait encore moins été appliquable que la loi de 1998 parce qu’il avait déjà été condamné... et ce avant 1998.
        Au lieu de faire dans le sensationnel, le populisme et l’incompétence, NS (Notre Seigneur) aurait mieux fait de débloquer les moyens qui manquent tant à la Justice pour appliquer la loi de 1998.
        Mais non, on préfère garder l’argent pour ses amis riches et pondre une loi supplémentaire qui en plus d’être inutile ne sera pas plus appliquée que la loi de 1998.
        Ca va durer longtemps cette imposture de gouvernement ?

    • Anonyme

      Ce que je relève, c’est que il y aurait donc un remede simple comme le bon dieu, qui plus est, existe déja dans d’autres pays.

      Mais, pourquoi donc, cette mesure ne faisait elle pas déja parti de la loi contre la recidive !

      Pourquoi n’ont ils, Dati et Nicholas, donc pas agi AVANT ce
      nouveau crime ? Pourquoi ont ils tant tardé ? Pourquoi avoir attendu la fin des vacances pour commencer les travaux sur une loi qui ne sortira qu`en novembre ! ! ! NOVEMBRE ! Pensez un peu aux VICTIMES TROIS MOIS DE PERDU - que dis-je - CINCQ !

      En somme, c’est bien Dati si non Sarkozy lui même qui sont pleinement responsable de ce nouveau crime abjecte qui aurait pu
      être évité, si ils avaient agi avec moin de précipitation avec la loi sur la recidive ! ! ! Au lieu de ça on s’occupe un peu de tout et de n’importe quoi. Mais, voyons, il y a des priorités dans la vie non ?

      Et, vous vous rendez compte, si le gouvernement avait fait son boulot au lieux de -si tôt élu - se prélasser lâchement au bord d’un yacht a Malte ou au bar de une maison du lac en amérique.

      Eh oui, la France disposerait déja de cette nouvelle législation, qui pourtant nous fait tant defaut, comme l’admet le président lui même.

      Mais que du temps perdu. Ou vat on en France ! ! !

      Mais, ou est elle, enfin, la rupture tant attendue des Francais ? ?

      Vous vous rendez compte un peu ?

      • TITI14
        • Posté à 14h42 le 21/08/2007
        • Internaute 12902

        Il est vrai qu’il faut, une fois de plus en France, et c’est régulier, qu’un crime arrive pour que nos politiques agissent.

        J’aimerai simplement mettre le point sur le fait que la pédophilie, qui est tout aussi grave que le viol sur une femmee adulte, existe depuis de nombreuses années. Le cas est loin d’être récent.
        Il me semble que la faute n’est pas louable entièrement à notre président actuel. Les mesures auraient pu être prises par les gouvernements précédents, qu’ils soient de droite ou de gauche.

        Dans ce cas bien précis, les gardiens de prisons, comme les co-détenus étaient au courant de la volonté de ce pédophile de récidiver.
        Je pense personnellement que dans ce cas, la peine de prison purgée, il ne faille pas le libérer du jour au lendemain. Je rejoins totalement la vue de M SARKOZY qui va mettre en place des hôpitaux spécialisés avec des soins adaptés et pourquoi la castration chimique si le besoin s’en ressent.

        Je pense également que la prison n’a pas un rôle uniquement d’enfermement, de privation de liberté, mais aussi de réintégration et de soins. En effet, il pourrait être judicieux que l’hôpital, qui est un service publique comme la prison, se déplace dans nos prisons quelqu’en soit le prix à payer. Il s’agit de la sécurité de nos concitoyens.

        Pour terminer, je pense que la pédophilie et les viols en général ne doivent pas pour ses auteurs aboutir à des réductions de peine et ils doivent bénéficier d’un suivi plus importants que d’autres détenus.

         
        • Anonyme répond à TITI14

          Monsieur Sarkozy n’agit pas : il annonce, dans la précipitation, des mesures hâtives, de sorte que personne ne peut dire maintenant si elles seront efficaces, ou même applicables. La Justice doit prendre du recul, afin de pouvoir prendre sereinement les mesures qui s’imposent. Et comme le disait ce matin monsieur René Lévêque, Président de la Ligue des Droits de l’Homme, au lieu de faire des effets d’annonce, il faut donner à la Justice les moyens de travailler qu’on lui barguigne pour mieux en faire un bouc-émissaire.

          Thomas GREDAT

          • Jefff
            • Posté à 16h37 le 27/08/2007
            • Internaute 15278

            Pour Sarko Justice = Police = Répression.
            C’est tout.
            (Faut dire qu’il a eu son diplôme d’avocat dans une pochette surprise, qui plus est ras les fesses... et qu’il ne s’est occupé que de droit immobilier... mais pas pour défendre le commun des mortels)

        • Jefff
          Jefff répond à TITI14
          • Posté à 16h43 le 27/08/2007
          • Internaute 15278

          Avant de débiter des poncifs qui ne font que répéter bêtement les âneries de celui qui se croit notre Roi, renseignez-vous.
          La loi existe déjà, elle a été votée du temps d’Elisabeth Guigou.
          Votre chouchou n’a qu’à donner à la justice les moyens de faire son boulot au lieu de faire des efets de manche et de donner dans le populisme fascisant. (Les hôpitaux psychiatriques-prisons ça vous rappelle pas certains régimes ?)
          Et... Prison + Hôpital = double peine.
          Faut choisir, soit c’est un criminel, soit c’est un malade...

        3 autres commentaires
    • Anonyme

      Le problème de la pédophilie est envisagé sous l’angle unique des coupables mais que faire quand les présumés coupables (même condamnés) se révèlent être victimes d’une opinion publique des plus vile, de fonctionnaires (services sociaux, police) dilettantes pour le moins et souvent incapables, de juges manipulés et imbus de leur pouvoir, d’experts pontifiants ne connaissant rien au problème ?
      Que faire des innocents car il en aura des innocent mis en prison obligés de se soigner sans être malade. Il y en aura des innocents menacés, massacrés, agressés par une foule imbécile ivre de sang.

      Alors les innocents auront-ils le droit au repos ?

      HDG

    • Servais-Jean
      • Posté à 01h45 le 21/08/2007
      • Internaute 4591
        43

      Cognitivo-comportementale,phallomètre...
      Ils sont fous ces canadiens.
      Les Pédophiles sont des grands malades, autant que les schizophrènes ou les paranoïaques.
      Les deux derniers ne passent pas par la case prison, ils sont trop dangereux pour tout le monde. Mais les pédophiles passent par la prison, ils ne sont dangereux que pour les enfants.
      Deux poids, deux mesures !

      Les schizos et les paranos ne sortent de l’hôpital que lorsqu’ils sont stabilisés et parfois jamais. Ils ont en outre un carnet de soins où les visites périodiques et obligatoires chez le médecin sont consignées. S’ils manquent à l’une de ces visites cela est immédiatement transmis aux forces de l’ordre qui ont la liste de ces patients et ils sont reconduits à l’hopital.
      La même procédure peut trés bien s’appliquer aux pédophiles.

      Alors pourquoi tant de bruits, de lois qui ne résolvent rien ? N’importe quel psychiatre, s’il avait été consulté, aurait donné la solution.
      Mais peut-être est-ce trop simple et que ça de bouge pas assez d’air ! !

      • JRCW
        JRCW répond à Servais-Jean
        • Posté à 10h21 le 21/08/2007
        • Internaute 14108

        D’accord. Il faudrait les enfermer à vie (mesure de prévention). D’autant plus que personne ne parle des victimes qui, elles, supportent les conséquences de notre laxisme à vie.

  • Anonyme

    Il est triste de constater qu’il n’y a qu’en France que tout est mauvais (quelque soit l« opposition » en place), ou toute tentative de prévention est voué à l’échec par la critique systèmatique de penseurs patentés.
    Tout les résultat, ailleurs, sont toujours exellents et à en croire, la recidive quasi-inèxistante. Des pourcentages (par rapport à quoi et combien ?)qui sont d’interprètation libre(voir l’exemple de 12h34).
    Ne serait-il pas logique de penser que :
    Ces pays,qui ont donc connu les mèmes problèmes (liste non-exaustive des domaines recensés) n’ont-il pas, en leur temps, tenté une ou plusieurs solutions, parfois mauvaises au début mais rectifiées, avant de ressortir comme « modèle » pour les « critiqueurs à bon compte », qui ne souhaitent, chez nous, que de tout faire capoter par des contre-vérités à faire peur... Et d’attendre,lorsque c’est mis sur rail, que l’initiative soit insuffisante pour « se gargariser de“de trop mauvaise foi.

  • Anonyme

    Une bonne « prévention » de la récidive, serait la publication dans les mairies, et les journaux, de la liste de TOUS les prédateurs sexuels relachés ! Ainsi, les parents pourraient agir en connaissance de cause pour protéger leurs enfants. Ces pédophiles ne guérissent jamais, les traitements castrateurs peuvent faire diminuer leur libido, mais leur fantasmes se situent dans leur tête, s’ils ne peuvent assouvir leur bas instincts avec leur sexe, ils maltraiteront leurs victimes autrement, avec des objets ou en les tuant, car rendus encore plus dangeureux par leur impuissance ! Ils ne devraient JAMAIS sortir de prison, voire d’hopital psychiâtrique. JAMAIS !

    Mon-Al (grand-mère de 5 petits enfants)

    • Anonyme

      Vous dites : « Ces pédophiles ne guérissent jamais ». Sur quoi vous basez-vous pour affirmer cela ? L’article vient de démontrer le contraire ! Il ne parle d’ailleurs pas de castration... L’avez-vous lu ? Vous dites que le problème se situe dans leur tête, et c’est exactement ce que démontre le système canadien ! C’est la raison pour laquelle ils s’attachent à fournir des soins psychologiques... La « solution » que vous donnez est proprement horrible et inhumaine. Ce faisant, vous interdisez tout espoir de guérison à ces personnes, et ne leur laissez guère d’autre choix que le suicide. Ce que vous proposez est l’équivalent moderne du mur de la peste...

      • Anonyme

        Je ne suis ni horrible ni inhumaine. J’ai lu l’article. Et j’affirme que les pédophiles ne guérissent jamais. Les traitements ne font que diminuer leur libido et tant qu’ils acceptent de se soigner, ne sont plus actifs... pour un temps. Mais les fanstasmes qui se situent dans leur tête, comme le système canadien le stipule (mais ce n’était un secrêt pour personne) finissent un jour par revenir et alors c’est un enfant de plus qui est violenté. Vous dites que ma solution est inhumaine et que le suicide est le seul choix qu’ils aient ; dans ce cas, ne comptez pas sur moi pour verser UNE larme sur eux. Pardonnez ma virulence, mais je me sens très impliquée dès qu’un de ces monstres touche à un enfant. Je n’aurai JAMAIS de pitié pour ces individus, même s’ils ont été des victimes dans leur enfance.

         
        • Anonyme

          J’ai un affreux doute en lisant ce qui se donne à lire, à entendre, à voir, à s’imaginer, à fantasmer - et bien peu de certitudes.

          Premier doute : pédo-/pédé- est un terme qui dit l’enfant. Un pédiatre, une encyclopédie, la pédagogie.
          Paidia : enfant, être faible, dépendant, vulnérable. Ou enfant roi, être fort, indépendant, St-Nitouche ? Freud le réputait pervers et polymorphe. Piaget n’en a rien dit.

          Pédérastie : amour des enfants. Pédophilie : (XXX) des enfants ?
          Curieux ce terme, de -philie, où l’on chercherait en vain une trace de violence (cinéphile, philantrope, etc.), et qui a fini par je ne sais quelle opération du Saint-Esprit par prendre (depuis quand au fait ?) une acception juridique - mieux : criminelle ! , rivalisant avec les pires saloperies qu’on puisse imaginer. Les pédophiles, nouvelles sorcières (au masculin pluriel) de nos sociétés de l’Enfant-Roi, où le fait divers accède au statut de Crime de Lèse Majesté.

          Qu’appelez-vous pédophil(i)e ? Le fait que grand-maman effleure le sexe de son petit-fils dans la baignoire, c’est pas de la pédophilie ; si c’est grand-papa, c’est déjà plus litigieux : il y a des câlins, des bisous, où l’on touche ce qu’il ne faut pas touche. Entre
          cette touche et les attouchements, vous avez un critère discriminant ?

          Si j’ai bien compris Maniglier et Iacub dans leur Anti-manuel de sexualité, il me semble que les plus dangereux pédophiles sont... dans les familles. Grand-mamans, faites attention à votre mari, à votre gendre, à votre frère même lorsque vous pensez à l’innocence de l’un de vos 5 petits-enfants.
          Histoires de famille, dans combien de cas ? Les « pédophiles », c’est comme les serials-killers : on en voit plus à la télé ou sur internet, qu’en réalité.

          Au nom de ces fictions juridico-médiatiques, des grands-mamans bien intentionnées nous prépare des prisons pavés des meilleures intentions. Et le mari bouffant du Viagra qui part en voyage d’affaires sous les tropiques pour... - lui, il n’est pas dangereux, mais je crois bien qu’il est pédophile.

          Un dernier mot : le titre que j’ai choisi est polémique et politique - et j’ai pourtant horreur des polémiques. Je voudrais seulement savoir ce que les gens ont en tête, et en particulier une brave grand-mère, un brave père de famille, une brave maman, etc. lorsqu’ils entendent parler « pédophile ».
          S’ils me disent qu’ils se mettent à la place de la victime et de la famille des victimes, c’est que j’aurais écrit ces lignes un peu poussives... en vain.

        • Anonyme

          commentaire surprenant, vous ne pensez qu’aux victimes, mais pas aux pedophiles qui ont ete victimes enfants !

          N’est ce pas l’exacte demonstration que le traitment est possible et surtout desirable, puisque vous admettez que les victimes peuvent devenir pedophiles.

          Quand a placarder publiquement les noms, je me demande plusieurs choses

          d’abord y en aurait-il tant que ca ? Vous seriez sans doute decue

          ensuite beaucoup d’abus sexuel d’enfant se produisent dans le milieu familial, voudriez vous voir le nom de votre mari, votre fils, vos amis, probablement pas et en fait la plupart des victimes ne rencontrent aucune aide ou sympathie, parce que leur revelations sont destructrices.

          • Anonyme

            Bonsoir,
            (je ne suis pas la grand-maman des 5 petits-enfants, - ce qui ne m’empêche pas de vous répondre, si vous le voulez bien.)

            Lorsque vous avancez : « vous ne pensez qu’aux victimes, mais pas aux pedophiles qui ont ete victimes enfants », je crois cet argument très faible, car c’est s’enfermer dans un cercle... « vicieux », - celui de la monomanie victimaire. Un engrenage quasi « génétique », c’est-à-dire religieux au sens où certaines religions cristallisent autour de l’idée de fatum, fatalité, destin, prédestination etc. À ce compte-là, si l’Europe est chrétienne (idée au 3/4 fausse), alors il est européen d’incriminer Adam, sa côte et sa pomme (Dieu étant, en tout état de cause, au-dessus de tout ça).

            Placarder publiquement les noms ? Encore faudrait-il leur faire porter le nom, par un tatouage sur le front par exemple, car « LE pédophile » anonyme est plus dangereux encore que « LE pédophile » de notoriété publique. Porter une étoile jaune serait pas mal non plus : à surveiller, celui-là, louche comme tout et capable de tout. Et organiser des bûchers, non ? Pourquoi pas ?

            Si c’est une femme : « elle aime beaucoup les enfants », phrase qui ne mange pas de pain, la femme ayant un instinct maternel (voyez Elisabeth Badinter).
            Si d’un mâle vous entendez dire : « il aime beaucoup les enfants », attention ! attention ! attention ! C’est louche : un pédophile en puissance. Il cache son jeu ? Que va-t-il faire par-derrière ? Et en plus il a un casier judiciaire ? Sûrement un pédophile coutumier du fait ! Traitons-le, à titre préventif : il faut défendre la société !

            Voilà de quoi traitait à peu près Michel Foucault il y a trente ans : de judiciarisation de l’existence, de la sexualité comme dispositif, de viol(ence), de peine et de punition, de psychiatrie, de prison, de police et de bio-pouvoir...

            Enfin, lorsque vous posez la question : « y en aurait-il tant que ca ? », c’est justement la question à ne pas poser, sinon la moitié du battage médiatique est soufflé.
            Si une bonne maman s’inquiète de pédophilie, vous ne la rassurerez jamais avec des statistiques. Par contre, elle aura un peu le sens des réalités lorsque vous lui aurez répété gravement, les yeux dans les yeux :
            1. Gare à vos proches ! (La pulsion pédophilique est largement intra-familiale.)
            2. Gare aux voitures ! (La mort au tournant, ou sur le bord de la route, plus à craindre que la rencontre d’un pédophile multirécidiviste, pervers et libidinal.)

            Vive TF1, vive Europe1 et à mort les sorciers, yeah !

        3 autres commentaires
      • Anonyme

        Et en plus, c’est dangereux pour ses « 5 petits enfants » et ceux des autres : des pédophiles pourchassés et menacés d’une manière aussi inhumaine n’auraient qu’un seul but, échapper à la punition, ce qui leur ôterait toute chance d’être soignés.

        Mais bien sûr, puisqu’elle affirme qu’ils sont inguérissables...Les gens les plus ignorants sont les plus péremptoires.

      • Anonyme

        Désolée, mais je suis surtout du coté des victimes qui elles ne guérissent jamais.On ne leur laisse pas d`autre choix que le suicide......alors sympathie pour les pedophiles...ont repassera

    • SebOslo
      • Posté à 14h44 le 21/08/2007
      • Internaute 14282

      sachant que 90% des actes pedophiles ne sont jamais connus (et que la grande majorité se produisent au sein d’une meme famille), que « seulement » 17% des pédophiles (voire 10% après le traitement canadien) récidivent ; publier les photos de tous les pédophiles libérés n’éviterait que 1-1,7% des actes pédophiles en France et détruirait la vie de tous les non-rédivisistes qui essaient de se réinsérer.

      Aux USA, les pédophiles doivent se faire connaitre des voisins en allant frapper à leurs portes pour leur dire « je suis un pédophile ». Dans certaines villes, ils n’ont pas le droit de se trouver, à quelque moment que ce soit à moins d’une certaine distance de tous les lieux où des enfants peuvent se trouver (écoles, parcs, terrains de sport, etc). Ils se retrouvent donc à vivre sous des ponts loin de tout.

      Je ne pense pas qu’exclure quelqu’un de la société facilite la réinsertion et donc la protection des enfants d’agressions futures.

    • Anonyme

      que penser si un ou plusieurs de vos petits enfants était plus tard pédophile ? n’oubliez pas que le malheur est double pour les familles un malade est un malade,il doit avant tout être soigné ,les enfants protégés

  • Anonyme

    Le Canada apporte donc la preuve qu’un traitement des pédophiles peut s’avérer efficace. De ce que j’ai lu, il part d’une évidence : pour traiter un problème, il faut en connaître les causes afin de mieux en combattre les effets.
    Cela veut donc dire qu’il est possible de vivre dans une société où les enfants soient mieux protégés, parce que la réduction progressive des actes pédophiles entraîneront leur raréfaction, puis leur disparition.
    Que nous apprend on en France ? Que l’on naît pédophile, et que la seule solution est la répression, encore et toujours plus dure. Ce qui veut laisser entendre qu’il y aura toujours des pédophiles dont il faudra toujours se protéger dans une cité de la peur, ce qui fera le beurre de quelques charlatans prêts à lancer leur poudre de perlimpimpin pour rallier à leur cause les plus peureux et les plus ignorants.
    Je me demande si je n’irai pas m’exiler au Canada.

    Thomas GREDAT

    • Greg_Rivas
      • Posté à 14h28 le 20/08/2007
      • Internaute 14732

      OU est la preuve ? Quelques stats qui disent que seul un mec sur 10 qui s’est fait traité s’est fait reprendre après ? Ne jouons pas avec les mots : « tant de % de récidive » ça veut dire « tant de % de gens qui se font reprendre » et rien d’autre. Et quand bien même les résultats canadiens seraient aussi mirobolants (si on peut dire), qu’est-ce que ça change ?

      Le problème, c’est que pour les 8 qui soit disant ne recommenceront pas, il y a deux pourris ou plus qui vont s’en donner à coeur joie une fois dehors.

      Vive le pardon et la réhabilitation : sur 10 gus traités seuls 2 (houra) vont recommencer. Donc pour faciliter la vie à 8 anciens salopards qui regrettent vraiment, on va sacrifier 2 gamins minimum. C’est dommage hein, mais c’est le risque.

      On ne peut décemment pas laisser 8 ou même moins anciens coupables-nouveaux innocents repentis (ah ils regrettent c’est sûr, surtout de s’être fait chopper en général) croupir en prison pour 2 types irrécupérables, n’est-ce pas ? Ca serait indigne d’une société civilisée que de ne laisser d’anciens pédophiles repentants faire la preuve de leur vertu retrouvée.

      Et j’oubliais cette odieuse assertion : on nait hétéro, homo ou pédo etc. Quelle absurdité bien sûr. Les psys tout puissant ont bien sûr le secret pour transformer un pédophile en honnête hétéro ou homo, ou au moins en abstinant, tant qu’y a de la vie y a de l’espoir. Et le risque incompressible, les gosses qui trinquent pour les irrécupérables qu’on aura pas décelés ? Faut l’accepter, c’est ça l’humanisme bien pensant ?

      J’ai une fille de deux ans (les amis de ces malheureux simples victimes de leur pulsions ont-ils des enfants ?) et je le dis tout net : celui qui lui touche un seul de ses cheveux n’aura certainement pas l’occasion de recommencer avec un autre gamin si je l’attrappe avant les flics.

      A bon entendeur...

      • Xavtak
        Xavtak répond à Greg_Rivas
        Père de famille, bobo, parisien
        • Posté à 14h51 le 20/08/2007
        • Internaute 14855
          Père de famille, bobo, parisien

        Vous faites erreur. Vous traitez les pédophiles comme des malfaiteurs ou des bandits. Mais ne comprenez-vous pas que la plupart ne sont que des victimes ? Quand le « récidiviste de Roubaix » attend que les flics viennent le chercher, sans s’en étonner ni essayer de s’enfuir, tu crois que ce qu’il regrette, comme tu le prétends, est le fait de « s’être fait chopper » ? Bien sûr que non...
        Ce que tu ne comprends pas dans ton commentaire, c’est que le but ici est de comparer deux façons de faire.
        La première, celle du Canada, qui obtient des résultats qui sont ce qu’ils sont. Pas parfait, sans aucun doute.
        La deuxième, celle que l’on a en France, dont les résultats ne sont pas bons.
        L’une empêche la récidive, l’autre non. Pourquoi alors cracher sur celle qui fonctionne ? La prison fait peut-être peur, mais elle ne protège pas des pulsions. Et les pulsions, elles, dominent la peur.

        Au fait, pour répondre à votre dernier paragraphe, non je n’ai pas d’enfant. Il faudra encore attendre, oula... au moins 5 jours pour ça. Par contre, une des personnes qui m’est la plus chère a été victime, dans son enfance, d’un pédophile. Qui n’a jamais été inquiété par la justice. Cela n’empêche pourtant ni moi ni cette personne de désaprouver le tout repressif, et d’espérer une évolution « à la canadienne », où on croise des gens dans la rue en se disant « je ne crains rien » plutôt que « s’il arrive quelque chose, il ira en taule (mais mon enfant sera mort / violé / etc.) ». C’est ça, le principe de la prévention...

         
        • Greg_Rivas
          Greg_Rivas répond à Xavtak
          • Posté à 15h49 le 20/08/2007
          • Internaute 14732

          « vous faites erreur »

          Vous savez ce qu’on dit des opinions je pense (qu’on en a tous une etc...)

          « le récidiviste de Roubaix attend que les flics viennent le chercher »
          « avant tout des victimes »

          Vous êtes sérieux ? (au fait on se tutoie ou on se vouvoit, faudrait se décider...) On dirait bien...

          Il a pleuré aussi le pauvre ?

          Et le gosse qui était avec lui ?

          C’est qui la victime déja ? En vous lisant je commence à douter...

          ...

          Je dis une chose : si ce type avait été éliminé définitvement de la société plus tôt, un enfant nommé Enis ne serait pas marqué à vie par ce qu’il vient de subir. Ca me parait tellement évident que je manque de mots pour l’exprimer plus simplement.

          C’est justement à cause de ces foutaises qu’il y a de la récidive. Pas de mec libéré, pas de viol cette semaine, c’est compliqué à comprendre ?

          Je vous accorde une chose : ces types ont souvent eux-mêmes été des victimes dans leur enfance, et en reproduisant sur d’autres ce qu’ils ont subis, ils s’enferment eux-mêmes dans une spirale qui détruit leur vie. Mais en détruisant en même temps celle des autres ! ! ! Vous voulez dire quoi ? Aidons les malgré tout et tant pis pour les autres ?

          Monsieur l’ingénieur de Paris, il y a la première sorte de victimes, celles qui n’ont rien fait à personne. Et il y a la deuxième, celle qui a votre préférence, celle qui fait du mal, et celle là ne doivent pas être mise sur le même pied que la première qui mérite notre préférence. Je parle des enfants là vous suivez ?

          Allez donc débiter vos sornettes aux parents des gamins violés, enlevés, tués par ces ordures bons à jeter dans les chiottes.

          • Anonyme répond à Greg_Rivas

            Vous avez parfaitement raison, éliminons ces « ordures bons à jeter dans les chiottes », faisons comme Poutine allons « buter les Techétchènes jusqu’au fond des chiottes », débarrassons-nous des meutriers en tirant « la chasse des chiottes », détruisons ces « islamistes qui pourrissent même les chiottes »...Mettons tout le monde « aux chiottes » y compris le voleur de bonbons car :
            Qui vole un oeuf, vole un boeuf, qui vole un boeuf le tue, qui n’aime pas les animaux n’aime pas les hommes, qui n’aime pas les hommes, les tuent...
            Tout le monde aux chiottes...
            Décidément le degré zéro de la réflexion...c’est pitoyable ! ! !
            Sistheleus

          • Anonyme répond à Greg_Rivas

            « si ce type avait été éliminé définitvement de la société plus tôt, un enfant nommé Enis ne serait pas marqué à vie par ce qu’il vient de subir. »

            Attention, si on vous prend au pied de la lettre, il faudrait d’ors et déjà incarcerer cet enfant ! En effet, comme pour les enfants battus qui deviennent des parents bourreaux, des enfants violés deviennent parfois pedophiles violeurs. C’est ce que vous voulez faire subir à ce gamin, au nom d’une prévention qui ne prend aucun risque ?

          • anaïs.motif
            anaïs.motif répond à Greg_Rivas
            sonore
            • Posté à 14h41 le 30/08/2007
            • Internaute 11295
              sonore

            Vous êtes en colère.

            Et c’est également cette colère que lève le phénomène pédophile qui me semble intéressante. Quand un phénomène (car il s’agit bien d’un phénomène, et pas simplement de faits divers) lève les passions c’est sans doute qu’il vient cogner sur un démon collectif, un truc qui fait bien mal, un truc à éclaircir. Je ne pense pas que seul notre besoin de protéger nos enfants rentre en compte. Il y a un vrai questionnement sur la sexualité (et tout ce qu’elle signifie) de notre société à examiner.

            Somme-nous, nous, notre société en tant que collectivité résultant d’une histoire, avec ses mensonges, ses perversions, etc., sommes-nous clairs avec notre sexualité ? non ? alors ça donne ça. La pédophilie.

        • Anonyme répond à Xavtak

          Que lamajorité des pédophiles aient été victimes de sévices sexuels dans leur enfance, c’est un fait, mai celà ne les exonère en rien de leur responsabilité de leurs actes, la plupart des victimes de pédophiles ne le deviennent pas àleur tour. Ou alors s’ils ne sont pas responsables ils relèvent de la psychiatrie et non plus du pénal.

        • Anonyme répond à Xavtak

          Xavtak, rassures moi, si tu habitais les états unis et que tu déménageais, ton nom ne ferait pas parti de ceux qui sont placardes à la porte des mairies ? ? ?
          A la manière dont tu défends ces pourris et surtout ton explication « vécue de l’intérieur » sur leur sentiment de puissance devant un être fragile -pendant les années où ils ne sont pas encore connus sans doute- et leur « espoir » de voir surgir la police(comme tu l’explique si bien !), cà parait aussi vrai que nature

          • Xavtak
            Xavtak
            Père de famille, bobo, parisien
            • Posté à 12h35 le 22/08/2007
            • Internaute 14855
              Père de famille, bobo, parisien

            Empathie, ouverture d’esprit... Ces locutions vous disent-elles quelque chose ? A vous entendre, tous les psychologues et psychiatres devraient être malades mentaux pour comprendre leurs patients !

        • Anonyme répond à Xavtak

          Bonjour à tous
          Mon épouse a été victime d’un inceste avec son grand père. Avant que nous ayons le courage mon épouse et moi pour remettre la parole au gout du jour dans la famille.
          J’avais remarquer pendant le repas familliaux que les plus impliqués, les plus laches ’(ceux qui savaient et n’avaient rien fait), étaient ceux qui condannait avec la plus grande véhémance, la castration, la peine de mort et tout le toutim.
          L’inceste et la pédophilie demande beaucoup de courage pour les combattre au jour le jour dans le quotidien, très proche...

          En france nous avons des positions très ambigu, l’inceste n’est pas encore inscrit au code pénal...
          Il est surprenant de voir le chemin parcouru au Canada et en France, nous en sommes encore au droit de cuissage par rapport à eux face à ce problème.

          Et oui pourquoi ne pas agir avant ?

          Laurent

          • babayaga
            babayaga
            musique du monde
            • Posté à 21h13 le 20/08/2007
            • Internaute 7147
              musique du monde

            vous ne pensez pas que ceux qui condamnaient la castration etc avaient simplement peur que le grand père incestueux soit castré ?

            Leur lâcheté c’est de ne pas parler, d’avoir étouffé cet inceste pour qu’il ne sorte pas du cercle et ne rejaillisse pas sur la famille... et tant pis pour l’enfant, l’« honneur » avant tout ? C’est comme ça que ça se passe dans les familles.

        9 autres commentaires
      • Anonyme répond à Greg_Rivas

        « Pourris », « salopards », « irrécupérables ». Je t’aurais volontiers répondu sur tout ce que tu développes, malheureusement, vu ta capacité de discussion, c’est inutile. Je me demande même pourquoi tu as réagi à mon post : si c’était pour me balancer tes vérités indiscutables, ce n’était pas la peine.
        Tu caricatures, et tu le sais très bien. Contrairement à toi, je ne me permettrai pas de juger ton attitude. Je te poserai juste une question, à laquelle je n’attends même pas de réponse : de quoi as-tu peur ?
        A bon entendeur !

        Thomas GREDAT

         
        • Anonyme

          Je me permets de me joindre à votre conversation. Je partage une bonne partie des idées de votre interlocuteur. Et je répondrai donc à votre question : de quoi ai-je peur ? Et bien, tout simplement qu’un de ces « pauvres victimes devenus pédophiles à leur tour », reprenant « le cercle infernal », etc... s’attaque à mes petits enfants et à tout autre enfant en général. Dans un post que j’ai lu auparavent, un père signalait que si un de ces monstre s’attaquait à son enfant, et qu’il mettait la main dessus avant la police, il est certain qu’il n’aurait pas de récidive possible. Et bien, moi c’est pareil !

          Mon-Al

          • Anonyme

            Chère Mon-Al,
            Ce qui me gêne dans la réponse de ce monsieur est moins l’incrédulité que le refus de croire. Quant à moi, j’essaie de comprendre. Vous pensez que les pédophiles sont des monstres incurables, c’est votre droit. Je crois, et c’est confirmé par l’étude en question, que l’analyse du problème et le traitement psychologique amènent à des résultats, et c’est le mien. Il paraît, d’après celui que vous appelez mon interlocuteur (qui n’est que « locuteur » sans « inter », puisqu’il me parle sans m’écouter) que tous ceux, ici, qui s’appuient sur cette étude ne croient que ce qu’ils veulent croire et que ces chiffres ne prouvent rien. Dans ce cas, si d’autres chiffres disaient l’inverse, prouveraient-ils quelque chose ?
            C’est plus fort que moi, je suis un optimiste. Je veux bien admettre que j’ai tort, mais à une condition : qu’on me le prouve.
            A vous lire,

            Thomas GREDAT

            • Anonyme

              Ces individus ne sont pas des « malades mentaux » mais des pervers. Ils sont donc accessibles aux sanctions pénales. Lorsqu’ils sont emprisonnés, leurs fantasmes les aident à supporter l’incarcération et a attendre leur sortie. Leur libido est exacerbée par l’enfermement. Ce sont donc des prédateurs qu’on lache dans la nature. Les traitements qui pourraient leur être proposés (qu’ils doivent accepter !)font baisser leur pulsions sexuelles, mais leur direction sexuelle (les enfants) sera TOUJOURS la même. Dans ce cas présent, l’individu n’a bénéficié d’aucune erreur du système, il avait fait sa peine, et a été relaché avec obligation de suivi. Il n’a eu qu’à changer d’adresse pour y échapper. La question n’est pas de savoir s’il faut punir ou pas, mais de protéger les enfants de ces monstres. Je ne suis pas du tout optimiste car le danger est partout autour des enfants. Quant à vous le prouver ? Comment ?

              Merci de votre réponse.

              Mon-Al

            • Anonyme

              Ces individus ne sont pas des « malades mentaux » mais des pervers. Ils sont donc accessibles aux sanctions pénales. Lorsqu’ils sont emprisonnés, leurs fantasmes les aident à supporter l’incarcération et a attendre leur sortie. Leur libido est exacerbée par l’enfermement. Ce sont donc des prédateurs qu’on lache dans la nature. Les traitements qui pourraient leur être proposés (qu’ils doivent accepter !)font baisser leur pulsions sexuelles, mais leur direction sexuelle (les enfants) sera TOUJOURS la même. Dans ce cas présent, l’individu n’a bénéficié d’aucune erreur du système, il avait fait sa peine, et a été relaché avec obligation de suivi. Il n’a eu qu’à changer d’adresse pour y échapper. La question n’est pas de savoir s’il faut punir ou pas, mais de protéger les enfants de ces monstres. Je ne suis pas du tout optimiste car le danger est partout autour des enfants. Quant à vous le prouver ? Comment ?

              Merci de votre réponse.

              Mon-Al

              • Anonyme

                Comment me le prouver ? Si je le savais, je penserais la même chose que vous !
                Cordialement,

                Thomas GREDAT

          • Cirdec
            Cirdec
            Cadre qui commence à comprendre (...)
            • Posté à 17h40 le 21/08/2007
            • Internaute 8798
              Cadre qui commence à comprendre (...)

            Mon-Al, votre réponse n’indique qu’une chose : vous confondez la réponse de la société, que l’on assimile à la justice, et la réponse personnelle. La réponse de la société n’est pas la vengeance.

        6 autres commentaires
      • Anonyme répond à Greg_Rivas

        Oui, mais, ce n’est pas un problème nouveau, cette ricidive, c’est bien connu. Déja que l’ancien gouvernement, mais il a laissé pisser, si ! Et la Sarkozy aussi, il a gaffé. Faut le dire.

        Moi, je veux savoir, pourquoi que en plus, maintenant qu’on a Sarkozy, on l’a oublié quand on a fait cette nouvelle loi pour en finir avec les récidivistes. Vous vous rendez compte, ils-y avait pas pensé aux pédophiles, ou alors, c’était moins important que les reductions d’impôts peut-être ? Moi je dis, vite fait bien fait. - Eh oui, si non, c’est le début de la fin.

    • Anonyme

      Est-ce pour prouver l’implication pleine et entière de la médecine dans ces crimes -ou déviances si vous voulez-, que le médecin de la prison de Caen (il a reconnu le fait odieux) a prescrit du Remontant à cet individu pour l’aider dans sa mise à l’acte que tous ses gardiens craignaient.
      Il avait régulièrement à faire aux services de surveillance, pour montage et diffusion(eh oui, meme en prison dite spécialisée(la meme que le viagra)sur « son » site internet, c’est possible et il le faisait, il a écopé de petite contreinte puis des mini prolongations, mais il est sorti avec les armes pour mettre ses fantasmes en application.
      Que serait-il arrivé pour le petit Ianis si la rapidité des témoignages du barman et les lieux par le taxi n’avaient stopé sa course vers le crime de cet enfant, voir d’autres après.

      La question que l’on peut légitimement se poser lorsque l’on pense au nombre de délinquants sexuels qui sont passés par cet établissement et certains reconnus de récidives passage à l’acte :
      Ce médecin n’a t-il pas pu éxercer son art à d’autre reprises, sans que le hasard d’une fouille sur les lieux et en temps T fasse découvrir ce stratagème ? . N’aurait-ce pas été une déviance par personne interposée que pratiquait(a pratiqué)ce toubib en place discrète par nature ?

    • Edoal
      • Posté à 11h38 le 21/08/2007
      • Internaute 14401

      Que ceux qui prônent la prise en compte des modèles étrangers arrêtent de croire que tout se règle comme dans les Westerns, l’exemple canadien porte ses fruits et doit être étudié en vue d’être éventuellement appliqué en France. Il faut en tous cas le faire connaître !

  • Anonyme

    20 ans de réclusion criminelle+150000euros = article 311-8 du code pénal sanctionnant le vol commis avec arme (même sans usage)

    15ans de réclusion criminelle = article 222-23 du même code pour...un viol !

    quels sont les priorités du législateurs ? protéger les biens ou les personnes ? Le probleme n’est pas qu’une peine plus dure réduit le risque de crime, raccouci simpliste.
    Mais quel symbole !
    repenser es prisons et les condamnations,oublier le recours (parfois trop systématique) a la prison pour la délinquance,ne pas confondre médecins psy et matons...
    notre systeme judiciaire mérite bien une jolie réflexion d’ensemble.
    flo

  • Aller à la page
  • 1
  • 2
  • 3