A la une 16/12/2008 à 15h31

Course à pied ultra : une quête spirituelle

Christophe Moëc | Journaliste

La part des coureurs pratiquant « l’ultra distance » ne cesse d’augmenter en France. Le marathon, comme « défi ultime », cède peu à peu la place à des épreuves plus haletantes tels les raids nocturnes. Avec un record d’épreuves et des nouveautés (urban trail, championnat de France ultra trail), 2008 restera une année charnière pour le sport d’endurance.



Trail de Tiranges en Haute-Loire (65 km). Sa huitième édition aura lieu les 9 et 10 mai 2009 (Ultrafondus).


La France compte environ 2,5 millions de joggers selon la Fédération française d’athlétisme. Son vice-président André Giraud se réjouit :

« 2008 marque un tournant dans la pratique hors stade, avec un nombre record d’organisation de trails (plus de 700), et l’instauration du premier championnat de France ultra trail qui s’est disputé sur un total de huit épreuves de plus de 80 kilomètres chacune (il y en aura douze en 2009). Ainsi, la France est un des rares pays à posséder son équipe nationale d’ultra trail ! »

Une exception française qui s’explique en partie par la biodiversité de notre territoire, propice au développement de cette discipline. Mais pour la première fois, le trail s’est aussi invité dans la ville. Son organisateur Michel Sorine explique :

« La première édition de l’Urban Trail de Lyon le 2 novembre dernier est une nouveauté en Europe. La topographie lyonnaise, avec deux collines et deux fleuves, est particulièrement adaptée à ce type d’événement. Nous avons attiré 2 600 participants, c’est un succès qui prouve bien que les coureurs recherchent des courses à concept, originales et “extrêmes”. »

Tracé au cœur de la ville historique, le Lyon Urban Trail, course de 42 kilomètres, comprend plus de 6 000 marches et près de 1 300 mètres de dénivelé positif. La prochaine édition aura lieu le 7 juin 2009.

Un désir d’évasion et de mise en danger de notre société

Pour Joël Doux, du magazine Endurance, « c’est par l’aspect trail que la course à pied ultra se développe » :

« L’Endurance book 2009 recense plus de 800 trails tout confondus. La quête du bien-être coïncide souvent avec l’envie de bouger, de faire de l’exercice et d’être en contact direct avec la nature, d’où le succès croissant du trail. »



Yiannis Kouros, légende vivante de l’ultrafond, aux 48 heures de Surgères (Ultrafondus).


Bruno Heubi, deuxième de la septième édition de la Transe Gaule en août (1150 kilomètres sur dix-huit jours) et vainqueur en novembre des 24 heures d’Aulnat en parcourant 242,382 kilomètres (record de l’épreuve), souligne quant à lui, « une demande de la société qui cherche à dépasser ses limites et à s’évader du quotidien » :

« L’ultra distance suscite l’intérêt de tous ceux qui ont le goût du risque, car même si tout est encadré, il y a toujours une part d’inconnu qui donne du piment à ce sport. »

La course à pied ultra, un défi de plus en plus accessible

Selon Philippe Billard, du magazine Ultrafondus, « on est passé en cinq ans de 25 000 à plus de 40 000 pratiquants ayant terminé au moins un ultra dans l’année » :

« Alors que le marathon était le but ultime depuis les années 70-80, le grand défi, il devient de plus en plus un cap, qui mène soit vers des trails longs, soit vers le 100 kilomètres… Et souvent, ce n’est là que le début d’une grande aventure qui peut mener à des trails beaucoup plus longs, se déroulant sur plusieurs jours. »

Sept médailles
pour les tricolores
sur les mondiaux
ultra distance 2008


Mondiaux 24h en Corée, les 18 et 19 octobre 2008 :

Les femmes ont pris les trois premières places ! Anne-Marie Vernet (239,685 km), Anne-Cécile Fontaine (239,252 km), et Brigitte Bec (229,818 km). Ainsi, elles remportent haut la main le classement par équipe (avec 708,755 km), devant le Japon et l’Allemagne.

Fabien Hobléa se classe second en individuel (267,074 km), derrière le Japonais Sekiya Ryoichi (273,366 km). La France se classe également deuxième par équipe (773,635 km), derrière le Japon (785,432 km).

Mondiaux 100 km en Italie, le 8 novembre 2008 :
En individuel, Christophe Buquet réalise le cinquième temps (6h 57mn 59sec), assurant ainsi à l’équipe de France la médaille d’argent (21h 44mn 40sec), derrière l’Italie (20h 35mn 26sec).

Certaines courses jouissent d’un tel engouement que les inscriptions sont closes en moins de vingt minutes ! C’est le cas par exemple de l’UTMB à Chamonix (166 km, plus de 9 400 mètres de dénivelé positif), avec 2 300 participants. Pour faire face au mécontentement de tout ceux qui se sont vus refuser l’inscription, l’organisateur a décidé de procéder par tirage au sort pour 2009... Kilian Jornet a créé la surprise cette année en remportant l’UTMB en 20h 56mn 59s, non pas tant pour son chrono que pour ses 20 ans. L’espagnol succède en effet au double tenant du titre, l’italien Marco Olmo, âgé de 60 ans, alors que la moyenne d’âge en ultra oscille entre 35 et 40 ans.

Six ans après sa création, l’UTMB est victime de son succès. « Ils sont de plus en plus nombreux à venir pour jouir de la notoriété de la course et établir une perf, sans se soucier forcément de la beauté du paysage », confie un membre de l’organisation. C’est pourquoi, Michel Poletti, le directeur technique de l’UTMB, a lancé cette année une nouvelle épreuve : La Petite Trotte à Léon (17 000 mètres de dénivelé positif). Un raid de 220 kilomètres sans classement, par équipes de trois indissociables, en autonomie complète avec ravitaillement et repos dans les différents refuges traversés. Son créateur explique dans Ultrafondus (n° 53, septembre 2008) :

« Cette épreuve nous tenait particulièrement à cœur, parce qu’elle est porteuse des valeurs auxquelles nous croyons le plus, telles que le respect, l’autonomie et la solidarité. C’est une espèce de retour aux sources. »

Le trail, une aventure humaine plus qu’une randonnée sportive

« L’ambiance dans un trail n’a rien à voir avec celle d’un marathon, témoigne Christine Cailhol (42 ans) passionnée de course à pied, qui a déjà participé à huit marathons :

“C’est plus convivial, il y a moins l’esprit de compétition, on peut s’arrêter. En trail, seule la tête de la course est à bloc.”

Après son marathon des sables effectué en trio en avril (230 kilomètres en autosuffisance alimentaire), elle retrouve ses deux amies sur la SaintéLyon le 7 décembre pour un raid nocturne de 69 km.

“C’est vraiment extraordinaire de courir la nuit, on était vraiment heureuses de se retrouver et de courir à nouveau ensemble au même rythme.”



La SaintéLyon, doyenne des courses ultras, relie Saint-Etienne à Lyon en environ 7 heures sur 55% de route et 45% de sentier (M. Molle/Arc-en-ciel).


Laurent Jalabert, qui a tout connu durant ses quatorze années de carrière cycliste et qui s’est même essayé en 2007 au triathlon Ironman (9h 19mn à Hawaï, 76e place), a participé au Grand raid de la Réunion en octobre, plus connu sous le nom de “Diagonale des fous” (150 kilomètres avec 8 700 mètres de dénivelé positif). “ Au départ de ce genre de course on est toujours néophyte, avoue l’ex numéro un mondial 1995, 1996, 1997, et 1999, on ne sait pas si on va rentrer” :

“A l’inverse du cyclisme ou du triathlon, il ne s’agit pas d’un combat contre les autres, mais d’un défi pour aller jusqu’au bout de soi-même. La solidarité est un élément essentiel, puisqu’il s’agit avant tout d’une aventure humaine où il faut apprendre la gestion de course à plusieurs. Personnellement, comme je n’étais pas suffisamment préparé, j’ai eu de terribles douleurs (ampoules, tendinites, etc.), mais j’étais content de pouvoir aller au bout et de découvrir mes limites.”



Laurent Jalabert, 716e place en 47h05’, dans la Diagonale des Fous (laurent-jalabert.com).


L’ultra triathlon, un effort surhumain ?

L’ultra triathlon compte environ 200 licenciés au monde, dont une dizaine de français. Le moindre fait de course devient ici un morceau de bravoure et toutes les valeurs de l’ultra sont exacerbées (humilité, connaissance de soi, solidarité). “Il m’est arrivé d’être en tête la nuit et de m’arrêter car un mec était tombé de fatigue”, se souvient Pascal Pich, multiple champion du monde, en 2000 sur Déca Ironman (38 kilomètres de natation, 1 800 de vélo, 423 de course) :

“En 1995, quand j’ai enchaîné treize Ironman d’affilée en treize jours, j’ai eu des problèmes au genou à partir du 140e kilomètre à pied. Il avait tellement gonflé que le médecin n’était pas certain de pouvoir sauver mon genou si je continuais à courir. Alors je suis allé au bout en marche sportive sur près de 400 kilomètres.”



Badwater, une des courses ultras des plus dures du monde en raison de la chaleur : 217 km non stop dans la Vallée de la Mort (Ultrafondus).


Mais le plus difficile à gérer sur ce type d’épreuve est sans doute la gestion du sommeil, comme l’explique le détenteur de neuf records du monde :

“En moyenne, je dors 1h50 à 2 heures par nuit. Le problème, c’est qu’il est difficile de s’y préparer. Six mois avant un objectif, je m’astreins à effectuer une nuit blanche par semaine en décalant les jours.”

Pour 2009, Pascal Pich s’est lancé un nouveau défi : effectuer les vingt-et-une étapes du Tour de France en triathlon…

Sur ce genre d’épreuve, où le plaisir est d’aller jusqu’au bout, tout le monde s’encourage, il y règne un esprit d’entraide incomparable. Malheureusement, ces athlètes ne sont pas reconnus par la Fédération française de triathlon. “Nous lui faisons peur ! Pour elle, nos distances ne s’apparentent plus à du sport, déplore Emmanuel Conraux, multiple champion du monde depuis 2001 (deux fois sur Double, deux fois sur Triple, une fois sur Quintuple avec record, et une fois sur Déca) :

‘Pourtant, ce n’est pas si surhumain que ça. On se blesse moins qu’en foot. Il n’y a jamais d’accident, sauf des tendinites.’

85% des champions du monde sont français, mais ils sont très peu médiatisés. Or, si près de 1 500 personnes ont connu le bonheur de gravir l’Everest, seulement 90 gaillards au monde sont parvenus à ce jour à terminer un Déca Ironman ! Sur le plan financier, ‘c’est une passion qui coûte plus cher qu’elle ne peut rapporter’, explique Emmanuel Conraux, par ailleurs directeur d’un Mc Do :

‘Il faut compter environ 2000 euros, pour l’inscription, le voyage, et l’hébergement, sans compter une personne pour l’assistance.’

Le 16 novembre, lors du Déca Ironman au Mexique, où le français a terminé à la huitième place en 257 heures 42 minutes 56 secondes, la prime pour le vainqueur était d’environ 1 000 dollars.



La Trans Aq’, 250 kilomètres en Aquitaine en six jours en autonomie ; ici la dune du Pyla (Dunes Organisation).


Photos :
- Trail de Tiranges en Haute-Loire (65 km), dont la huitième édition aura lieu les 9 et 10 mai 2009 (Ultrafondus).
- Yiannis Kouros, légende vivante de l’ultrafond (303,506 km sur 24 heures en 1997 et 20h25 au Spartathlon (246 km) en 1984) ; ici aux 48 heures de Surgères, épreuve hors norme disputée sur une boucle longue de 300 mètres (Ultrafondus).
- 8 500 coureurs ont pris le départ cette année de la SaintéLyon, doyenne des courses ultras, qui relie Saint-Etienne à Lyon en environ sept heures sur 55% de route et 45% de sentier, avec 1 300m de dénivelé positif (M. Molle/Arc-en-ciel).
- Laurent Jalabert, 716e place en 47h05’, dans la Diagonale des Fous, raid de 150 km et 8 700 m de dénivelé positif sur l’île de la Réunion, tout près du piton de la Fournaise (laurent-jalabert.com).
- Badwater, une des courses ultras des plus dures du monde en raison de la chaleur : 217 km non stop dans la Vallée de la Mort (Ultrafondus).
- La Trans Aq’, 250 kilomètres en Aquitaine en six jours en autonomie ; ici la dune du Pyla (Dunes Organisation).

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  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 15h43 le 16/12/2008
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    merci , sans moi

  • A déménagé le 27-01-2012
    • Posté à 16h00 le 16/12/2008
    • Internaute 19993
      nc

    C’est vrai que ça doit être très gratifiant pour soi-même d’arriver à finir un triathlon Ironman, et encore plus Deca Ironman !

    Bravo à ces gens qui savent vivre leur passion :)

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 16h16 le 16/12/2008
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    le dépassement de soi dans ce genre de sport de fond, même le fond à petit niveau, c’est quand le physique et le mental se rejoignent pour y arriver. et une certaine ’spiritualité’ nait à ce moment...(rien à voir avec la religion, mais se sentir ’terre’ ,’immortel’ à ce moment, la sensation de courir dans sa vie et pas à coté )

    Mais il faut le vivre pour le sentir...c’est inexplicable. chacun doit vivre quelque chose de personnel.

    c’est l’adrénaline et les andomorphines qui font cet effet...il faut avouer..

    • puresonic
      puresonic répond à pablico
      Contempteur irascible
      • Posté à 18h50 le 16/12/2008
      • Internaute 55211
        Contempteur irascible

      « “la sensation de courir dans sa vie et pas à coté ‘’

      Ouai.... si il leur faut courir 250km sans dormir pour en arriver là ,
      ils doivent être bien ‘à coté de leurs pompes’ au départ.

      • pablico
        pablico répond à puresonic
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 01h02 le 17/12/2008
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        pas à ce niveau, les fondeurs normaux...le joggeurs normal...c’est déjà pas mal.
        Pour eux c’est à l’arrivée qu’ils sont à coté de leur pompes, pas au départ.

        Ils ne souffrent pas : ils se dépassent...

        c’est ce que nous avait dit un capitaine, quand j’ai fait mon service militaire, et j’ai mis longtemps à comprendre cette subtilité oratoire. Mais c’était vrai
        . il avait dit littéralement :
         » vous n’allez pas en chier ici, vous aller vous dépasser. »

        se dépasser : c’est là la drogue...

  • reveric
    reveric
    Rillard
    • Posté à 16h37 le 16/12/2008
    • Internaute 31706
      Rillard

    et pour se « finir » le soir il regarde la téloch debout ?
    .

    • puresonic
      puresonic répond à reveric
      Contempteur irascible
      • Posté à 18h51 le 16/12/2008
      • Internaute 55211
        Contempteur irascible

      non ! ! ! accrochés la tête en bas avec une paille dans le c... pour s’alimenter

  • Tita
    Tita
    oiseau
    • Posté à 16h57 le 16/12/2008
    • Internaute 7659
      oiseau

    Il parait que moins on fait de sport, moins on a envie d’en faire. Si c’est vrai l’inverse est vrai aussi : plus on en fait, plus on a envie d’en faire. Ce devient vite comme une drogue. Et si un marathon n’est plus suffisant, alors on invente des courses toujours plus longues. Addicted au dépassement de soi ? à quelques endormorphines ? Peu importe finalement : c’est une drogue qui ne présente pas tous les dangers des autres drogues ; et en plus, ce sont des drogués qu’on peut admirer ! ; -)

    • puresonic
      puresonic répond à Tita
      Contempteur irascible
      • Posté à 18h56 le 16/12/2008
      • Internaute 55211
        Contempteur irascible

      « une drogue qui ne présente pas tous les dangers des autres drogues “

      Oui... bien sur... ils ne sont pas dopés.... du tout...
      Pour les dangers, demandez au médecins du sport : tendons déchirés, cartilages usés prématurément, problèmes cardiaques.....

      • pablico
        pablico répond à puresonic
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 00h53 le 17/12/2008
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        et faire du fauteuil devant sa télé une bière à la main, ce n’est pas dangereux pour les problèmes cardiaques, la colonne plus musclée, donc les douleurs à répétions, s’essouffler en montant un escalier, etc et j’en passe. ?

    • reveric
      reveric répond à Tita
      Rillard
      • Posté à 22h35 le 16/12/2008
      • Internaute 31706
        Rillard

      c’est pas une drogue c’est de l’abrutissement.
      de l’abrutissement pour occidentaux « gavés ».
      un repenti.

    • boboétie
      boboétie répond à Tita
      • Posté à 22h54 le 16/12/2008
      • Internaute 2816

      Mon écureuil aussi court de plus en plus vite dans le petit tambour de sa cage : est-ce parce qu’il a, lui aussi, pris toute la ridicule mesure de sa cage ?

    • reveric
      reveric répond à Tita
      Rillard
      • Posté à 23h22 le 16/12/2008
      • Internaute 31706
        Rillard

      Enfin tant qu’on a de l’essence à mettre dans la oiture pour aller s’exploser au quatres coins de la Terre dans la « biodiversitude » des paysages sauvages à portée d’autoroute pourquoi pas.
      Mais avec à chaque foulée cette petite soif inassouvie de « Reconnaissance » .
      Ah la Reconnaissance « médiatique » .
      le Spirituel.
      L’Humilité.
      la Contemplation.
      Amen. Bloup.

    • reveric
      reveric répond à Tita
      Rillard
      • Posté à 00h03 le 17/12/2008
      • Internaute 31706
        Rillard

      « moins on fait de sport, moins on a envie d’en faire ».
      je confirme.
      Donc je fais maintenant de l’activité physique obligatoire.
      c’est pas la même chose.
      Tous les jours d’abord
      2 x3/4 d’heure.
      soit 30 km/jours sur mon vélo-de-vile pour me TRANS-sport-er. Au turbin.
      Mon toubib adore.
      fini la dope.
      la fatigue.
      Le stress.
      fini les tendinite.
      les déchirures.
      la voiture.
      Mon osthéo is poor. Mais bon.
      Comtemplation aussi mais uniquement à pied et au pas.
      un repenti

    • pedrolitas
      pedrolitas répond à Tita
      • Posté à 22h05 le 18/12/2008
      • Internaute 52254

      chère Tita, je vous le confirme : plus on en fait, moins on peut s’en passer. Commencé il y cinq ans par 20 mn par ci par là. C’était ingrat, pénible. Me suis botté le cul. J’en suis aujourd’hui à 4 séances hebdomadaires en club, ai connu un pic à 6 séances par semaine. Me suis calmé un peu. C’est une drogue, douce.
      On se sent planer ensuite.
      C’est excellent pour la tête.
      Mais j’ai pas l’impression qu’on m’admire.
      Et peu importe !
      ciao

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 17h51 le 16/12/2008
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Ça c’est vraiment des grands malades !
    Le pire c’est que tout de suite je me dis qu’ils sont dopés à fond, mais vu la médiatisation et la rentabilité de la chose, j’en doute.
    Ça doit être des camés à l’endorphine, y’a pas d’autres explications possibles...

    Par contre, le coup de courir en ville, ça me fait un peu rigoler. La santé ? Alors qu’en une demi-heure on absorbe autant de saloperie qu’en fumant un paquet de clope !

    Enfin plutôt que l’ultra trail, je préfère l’ultra déchirage de tête.
    Ca commence le 31 au soir, et ça se finit pas avant le 6. Soit 7 jours de teuf non stop, avec seulement des pauses pour dormir, mais seulement un minimum au moment où on s’effondre sur le trottoir (donc environ 20h de teuf).
    Toute substance autorisée, alcool et cannabis obligatoires tous les jours, drague permanente et baise dès que possible, on alterne les épreuves soirées privées avec les sorties publiques, avec des spéciales comme le resto où il faut se tenir bien alors qu’on est déchiré à mort ou la séquence 24h/24 bars.
    Pour y arriver, il est fortement conseillé de se préparer physiquement et mentalement : aucune drogue pendant 2 semaines (j’y inclus l’alcool), limiter la clope (arrêter c’est pas possible : D), manger plutôt équilibré (des légumes !), dormir un maximum, ne pas niquer (les hormones ça aident à tenir), regarder des films de mise en condition (Human Traffic, Las Vegas Parano, etc.) et ne sortir que le strict minimum de chez soi.
    Ceux qui tiennent jusqu’au bout auront le droit de se considérer comme des maîtres de la décadence, les autres pourront ramper jusqu’à l’hôpital le plus proche. Et tout le monde aura le droit de comater pendant une semaine après ça.

    • puresonic
      puresonic répond à Keldan
      Contempteur irascible
      • Posté à 18h58 le 16/12/2008
      • Internaute 55211
        Contempteur irascible

      la grande bouffe....

    • Les Grands Champs
      Les Grands Champs répond à Keldan
      Retraité, le doigt là où ça (...)
      • Posté à 20h03 le 16/12/2008
      • Internaute 61722
        Retraité, le doigt là où ça (...)

      Le malade ne serait pas plutôt ceux qui ne comprennent pas qu’il existe des personnes qui ne pense pas et n’agissent pas comme eux ?
      Accepter la différence ... et la vie est plus belle.

      • Keldan
        Keldan répond à Les Grands Champs
        Now future & karpe diem
        • Posté à 12h34 le 17/12/2008
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        Grands malades, barjots, dingues, c’est comme ça que je qualifie les types qui font du ski extrême, du surf au pied des volcans, qui roulent à Mach 1 ou qui traversent le Sahara à pied, bref une manière d’exprimer l’admiration et de contempler ces actes spectaculaires qui sont totalement déments.

    • deecurl
      deecurl répond à Keldan
      • Posté à 14h06 le 17/12/2008
      • Internaute 13077

      supprimé par l’auteur

  • jonwoodamb
    jonwoodamb
    Ultrarunner
    • Posté à 17h56 le 16/12/2008
    • Internaute 62676
      Ultrarunner

    C’est un bon article, d’habitude on nous présente comme des fous. L’auteur a su puiser dans des sources assez diverses et somme toutes équilibrées. Dommage qu’il rate un peu l’aspect communauté en ligne qui amène de nombreux traileurs néophytes sans passer par la case FFA. Car de l’avis des pratiquants, pas beaucoup de points commun avec les routards dans l’approche.
    Un prochain article plus branché sociologie avec une analogie mouvement spiridon des années 70-80 svp M. Moec ?

    Akuna
    Lien
    Lien

  • jean.pierre
    • Posté à 17h58 le 16/12/2008
    • Internaute 27384

    Compostelle c’est pas mal non plus.
    beaucoup le font non pas par idolatrie religieuse mais pour se retrouver avec eux mêmes. beaucoup pour rerouver un sens à leur vie ( des cadres bancaires, oui oui !) , femmes douloureusement divorcées, des gueules cassées et des doux dingues bien sur.... mais une majorité de gens bien sympathiques ne cherchant pas l’exploit sportif bien que ce le soit pour des gens « tout le monde »

  • vicens
    vicens
    catalan
    • Posté à 18h17 le 16/12/2008
    • Internaute 62426
      catalan

    lorsqu’on lui demandait le secret de sa forme W Churchill répondait « no sport »

    • Les Grands Champs
      Les Grands Champs répond à vicens
      Retraité, le doigt là où ça (...)
      • Posté à 20h00 le 16/12/2008
      • Internaute 61722
        Retraité, le doigt là où ça (...)

      Il aurait pu ajouter :
      Fumer et boire ! !
      Comme gainsbourg.

  • Les Grands Champs
    Les Grands Champs
    Retraité, le doigt là où ça (...)
    • Posté à 12h42 le 17/12/2008
    • Internaute 61722
      Retraité, le doigt là où ça (...)

    Samedi dernier, il y a eu au Burundi un marathon de la paix.
    Qui en a entendu OU lu quoi que ce soit ?

    Ce marathon a été fait pour réconcilier les habitants après une guerre civile très sanglante qui a durée 12 ANS.
    Infos donnés par le 1er secrétaire de l’ambassade lors de l’exposition sur le 160 ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage (à Romainville) ; en plus de celle qu’il nous avait donné lors d’un entretient.

    Pourquoi n’en a-t-on pas entendu parlé ?

  • Bicshow
    Bicshow
    Traileur bloggueur bicshow.com
    • Posté à 21h12 le 16/12/2008
    • Internaute 62704
      Traileur bloggueur bicshow.com

    Très bon article sur l’ultra, j’ai fait mes deux (voir trois) premiers ultras dont Courmayeur Chamonix 100km avec 5500m de Dénivelé positif. C’est vraiment une quète ça demande une vraie préparation minutieuse et longue. le patron du Mc Do à part la salade il ne doit pas beaucoup manger dans son resto ; -)

    Et puis pour finir une précision sur la SaintéLyon ce n’est pas 850 mais 8500 concurrents au départ cette année.

  • DIOPZO
    • Posté à 21h40 le 16/12/2008
    • Internaute 24613

    Un soir tiède de printemps, sur la terrasse, un verre de Chambertin, le chat sur les genoux. L’extase.

    • jean.pierre
      jean.pierre répond à DIOPZO
      • Posté à 22h28 le 16/12/2008
      • Internaute 27384

      en les voyant passer en se déhanchant, suant, la pipette d’eau tiede dans la bouche, le moule bitte bien collé,..........bien sur................

      • jean.pierre
        • Posté à 22h31 le 16/12/2008
        • Internaute 27384

        j’oubliais l’odeur de camphre pour calmer les crampes........

    • deecurl
      deecurl répond à DIOPZO
      • Posté à 11h05 le 17/12/2008
      • Internaute 13077

      j’attendais des commentaires de ce genre. ridicules.

      rien ne dit dans l’article que les ultrafondeurs n’apprécient pas eux aussi ce genre de plaisir.

      ce n’est pas les « gens qui savent vivre » contre « les drogués du sport à tout prix »...

  • ankou
    • Posté à 21h42 le 16/12/2008
    • Internaute 32743

    Pratiquant l’ultra trail depuis 10 ans, je n’ai jamais été blessé, jamais malade, jamais déprimé ..., J’y ai trouvé l’équilibre du corps et de l’âme, je connais mes limites psychologiques et physiques. Je sais qui je suis. D’autres pratiquent la méditation ...

    • jean.pierre
      jean.pierre répond à ankou
      • Posté à 22h29 le 16/12/2008
      • Internaute 27384

      le chemin de croix quoi.........

      • reveric
        reveric répond à jean.pierre
        Rillard
        • Posté à 23h50 le 16/12/2008
        • Internaute 31706
          Rillard

        ..mais il sait qui il est....
        moi je cherche toujours qui je suis.
        le veinard.

  • el roumi
    el roumi
    ingé d'acide
    • Posté à 00h04 le 17/12/2008
    • Internaute 56067
      ingé d'acide

    C’est vrai que le sport national (j’allais dire religion) ici c’est le fautebale

  • benzitoune
    benzitoune
    réveillez moi !
    • Posté à 03h26 le 17/12/2008
    • Internaute 61576
      réveillez moi !

    J’ai couru... lorsque j’etais « jeune », je comprends ce que ressentent ces competiteurs.
    Ce qui me fait vraiment marrer c’est cette facilite qu’ont les gens a se moquer de l’effort en general... Qu’il soit physique, moral, intellectuel.
    Completement tarres ces avaleurs de kilometres ? Peut etre mais en tout cas ils font un truc qui les font vibrer, et se foutent pas mal de ce que vous en pensez vous les amuses ! !
    J’aime le titre, qui evoque une recherche spirituelle.
    Ce n’est pas le seul exemple de recherche spirituelle sans cesse croissante dans nos societes modernes... Bah ouais le fric et encore le saint fric, ce n’est pas ce qui repait un homme....
    Rien a comprendre, tout a experimenter, se sentir puissant, et courir-voler dans les sous-bois, au coucher du soleil, je vous assure que ca vaut le coup.

    (desole pour les accents, j’ai pas un clavier francais !)

  • C@ssoulet
    C@ssoulet
    glandeur
    • Posté à 09h09 le 17/12/2008
    • Internaute 62746
      glandeur

    Je suis assez admiratif devant ce genre de performance. Et plus encore en imaginant la préparation nécessaire pour en arriver là. Tant de volonté et d’abnégation force le respect. Après, on peut toujours disserter sur la tournure d’esprit un peu particulière de ces sportifs de l’extreme, mais je pense qu’on peut en dire autant de tous les gens profondément passionnés. Le terme « passion dévorante » peut s’appliquer à bien d’autres domaines.

    J’aimerais simplement ajouter que la course à pied n’est pas forcément une pratique extreme. On peut se faire plaisir en courant une heure, et relever avec un tout petit peu d’entrainement des défis beaucoup moins extremes en en retirant tout de meme un grand plaisir personnel.

  • Simca 1100
    • Posté à 09h34 le 17/12/2008
    • Internaute 62752
      AM

    Cette année, ce n’est pas 850 coureurs, mais 9200 qui ont pris le départ de la SaintéLyon.

  • axel1979
    axel1979
    citoyen
    • Posté à 10h02 le 17/12/2008
    • Internaute 48556
      citoyen

    Fou ou athlete hors du commun ?
    Pourquoi juger ces genS ? Des que quelqu’un à une pratique différente, ultime on ne peut s’empecher de le juger en bien ou en mal.
    Je crois que la « liberté » qu’ils eprouvent en courant suffit à leur bonheur mais quand on me parle d’ultra trail , l’everest, quelqu’un l’a franchi depuis longtemps et il s’appelle jamel balhi.
    Courir, spiritualité, vie alternative : je crois que son chemin et le but poursuivi en courant peut caracteriser cette soif de dépense, cette réécriture de son propre chemin.
    Je v ous conseil d’aller sur son site.
    Et il n’a pas l’air d’être blesssé !

  • did84
    • Posté à 10h40 le 17/12/2008
    • Internaute 29054

    pour moi une course ultra, c’est un semi-marathon... c’est dire ! J’y suis arrivé une fois... je crois. Maintenant, je vais exploser mes limites, je vais tenter de courir 25 voire 30 km (je sais, je suis fou !). Tout ça pour dire que les coureurs de courses ultras ont sans doute besoin de courir autant dans des conditions parfois périlleuses (cf le grand raid), tout comme moi à qui il faut 1h à 1h30 de course. Chacun donne SA propre définition de la course ultra.

    • deecurl
      deecurl répond à did84
      • Posté à 11h10 le 17/12/2008
      • Internaute 13077

      j’aime la course à pied car chacun à un corps et un point de départ différent, chacun à son propre défi et on ne se bat pas contre les autres, on se dépasse soi-même.

      celui qui chausse des runnings pour la première fois, celui qui termine sa toute première course de 10km, celui qui termine son premier marathon, celui qui termine son premier ultra...

      à l’arrivée d’une course, tout le monde se félicite, s’encourage, le dernier qui arrivé est autant encouragé que le premier qui a fini depuis longtemps. il y a une convivialité rare dans la communauté des coureurs.

  • fabcentkm
    • Posté à 11h47 le 17/12/2008
    • Internaute 21731

    Vous auriez pu ajouter les Trans-Continentales telles la TransAmérica, la TransAustralia ou la TransEurope, courses organisées avec réglement et classement général et rien à gagner (au moins en ce qui concerne la TransEurope) sinon la fierté d’être allé au bout, courses qui ressemblent aux grandes épopées médiatiques que sont le Vendée Globe Challenge ou la Route du Rhum en voile.
    Le paradoxe est qu’un coureur qui traverse un continent de manière « non officielle » (sans chronométrage ni classement) devient vite un héros alors que d’autres qui ont fait la même chose en compétition sont vite oubliés (quand bien même on ait jamais parlé d’eux).
    à+Fab****

  • Patico
    • Posté à 13h53 le 17/12/2008
    • Internaute 38346

    Un marathon, c’est le résumé d’une vie.

    D’abord, c’est facile. Une sorte de naissance. On rencontre plein de gens joyeux qui plaisantent, et on se dit que ça va durer longtemps comme ça. L’enfance de l’art.

    Ensuite on arrive au semi. C’est la moitié de la course et tout va bien. C’est difficile, mais on a trouvé son rythme. Souvent on court avec des inconnus qui ont la même foulée. On échange un regard amical, quelques mots d’encouragement et, cadeau suprême, on se tend une bouteille d’eau, et puis on se perd de vue dans la cohue d’un ravitaillement. Le sens de l’amitié, et le goût de l’effort partagé dans la plénitude de la maturité. Tout va bien. La machine tourne à fond.

    Et puis on arrive au 35ème kilomètre, ou bien un peu avant ou alors juste après. Les jambes commencent à faire mal. On est seul. Le doute s’installe. Et si on était allé trop vite ? ...Et si c’était à refaire ? ...vais-je atteindre mes objectifs ? ...Vais-je y arriver ? ...Mais arriver où au juste ? et pourquoi ? ...Qu’ais-je fait de ma vie ?

    Au 40ième, c’est devenu atroce. On a mal partout. On a envie de pleurer. C’est trop dur. Encore 100 mètres et j’arrête. Je me jette parterre, c’est trop difficile...Non, encore 100 mètres, et puis encore 100 mètres. La vieillesse est un naufrage. Pas que la vieillesse, une fin de marathon aussi. Autour, c’est la bérézina. Des éclopés, des types qui sont assis au bord de la route et qui se tiennent la tête dans les mains. Pour eux, c’est déjà fini. Alors pourquoi continuer à souffrir ? quel est le sens de tout ça ?

    Au loin, on devine la ligne d’arrivée, 42km195. C’est l’alerte rouge. Les clignotants s’affolent. Il y a déjà longtemps que l’on court au mental et plus avec ses jambes. Les autres autour ont tous une tête à faire peur, grimaces de douleur et souffle court.. Encore 195 mètres, pour rien, pour le panache, juste pour avoir de la gueule devant le public qui nous regarde sans savoir que nous sommes presque tous morts. La ligne d’arrivée à fond. On en double vingt qui sont à l’extrème limite de leurs forces, et celui dont j’entends le souffle rauque juste derrière moi, il ne me dépassera pas...

    C’est fini ...La ligne d’arrivée est passée depuis trente secondes. Les arrivants se raccrochent aux barrières de sécurité et se regardent, incrédules. Alors ça y est, c’est fini ? Une sorte de paradis des coureurs. Les autres souffrent encore, mais nous c’est fini. Sentiment de bonheur, la plénitude totale, et des souvenirs en pagaille.

    Alors, fous les coureurs ? Non. Ils vont au paradis, tout simplement.

  • Charle ayrton
    • Posté à 16h39 le 17/12/2008
    • Internaute 39416

    « Une exception française qui s’explique en partie par la biodiversité de notre territoire »
    Courir après la faune et la flore pour des shoots d’andormorphine, c’est un peu extrême tout de même...

  • NIKOS76
    NIKOS76
    Rustique
    • Posté à 20h42 le 17/12/2008
    • Internaute 62865
      Rustique

    Bonsoir,
    Ces UltraFOndus se font plaisir, c’est le principal.
    Ils véhiculent des valeurs, qui sont importantes pour certains :
    - Le courage, l’abnégation, le dépassement de soi.
    Et puis chacun ses limites.
    Perso, j’ai fait mon premier marathon à La Rochelle en Novembre. Et l’idée de faire un Ultra pour voir me titille.

  • Olivier91
    Olivier91
    Ingénieur
    • Posté à 23h52 le 17/12/2008
    • Internaute 62889
      Ingénieur

    Quelques réactions bien étranges, bien agressives ! Pourquoi tant de haine ! ; -))
    Nous serions pour eux des malades ou des personnes avides de reconnaissance ? ? ?
    Et pourquoi pas tout simplement des personnes qui prennent du plaisir dans ce qu’ils font, pour lesquelles la course de grand fond fait un bien fou, que cela se sache ou non. D’ailleurs franchement, si on voulait de la reconnaissance, on choisirait une activité plus médiatique !
    En tout cas, je suis ravi d’apprendre par reveric que je suis abruti. Mais as de problème, j’en suis fier ! !
    Pour les autres, n’hésitez pas à vous plonger dans ces courses de grand fond qui vous permettent de longs moments d’introspection, de longues périodes où la sensation de vivre plus fort, plus près de la nature, plus en accord avec vous-même vous saisit et ne vous lâche plus.
    N’hésitez pas à rejoindre une activité où les pratiquants vivent de grands moments de convivialité et de partage.

    • NIKOS76
      NIKOS76 répond à Olivier91
      Rustique
      • Posté à 20h35 le 18/12/2008
      • Internaute 62865
        Rustique

      Il paraitrait qu’il y en a qui font 3 heures de voitures par jour, dingue non ?

  • pedrolitas
    • Posté à 21h57 le 18/12/2008
    • Internaute 52254

    N’serai pas aussi lyrique que l’ami Patico. Quand j’ai franchi la ligne d’arrivée de mon deuxième marathon (le 1er en 3h13, le 2e en 3h07), dans les instants qui ont suivi j’ai cru que j’avais sauté sur une mine, me sentais comme une marionnette désarticulée. Impossible d’avancer sans me tordre, j’étais exsangue : mal de partout, même aux yeux, la lumière et les sons me faisaient mal.
    500 mètres avant l’arrivée je voulais dire aux gens de se taire, de ne plus crier, de ne surtout plus faire de bruit.
    La distance, c’est le problème, certes, mais le plus dur à tenir, c’est le rythme - la vitesse. Et on peut en baver autant sur 10 km que sur marathon.
    J’ai aussi fait un trail de 25 km (autant dire une paille, pour les habitués) avec 1000 mètres de dénivelée positive, on évoluait avec les mains sur les cuisses dans les pentes.
    Pourtant, j’en ai jamais autant bavé que sur du plat.
    PS : ce qu’on sécréte ce sont des endorphines !
    C’est vrai, une course longue distance doit résumer une vie : tout y passe, en panoramique...