Critique 20/08/2007 à 08h20

Christophe Ono-dit-Biot, une histoire birmane

Karine Tuil | Ecrivain



Les écrivains voyageurs devraient recevoir des médailles, des billets d’avion gratuits, des logements de fonction pour incitation au tourisme par voie littéraire. Pour avoir écrit le flamboyant Birmane (éditions Plon), Christophe Ono-dit-Biot obtiendrait la jouissance exclusive d’une résidence à l’année à Rangoon sur une île paradisiaque au large des côtes birmanes.

On l’imaginerait volontiers en photographe fiévreux, en écrivain savourant une retraite paisible loin du tumulte parisien ou en aventurier hâbleur, peau patinée par le soleil, barbe de trois jours et regard enténébré, naviguant dans les eaux troubles de la Venise d’Extrême-Orient à la recherche du diamant rose. Hélas, la Birmanie est une dictature et après une telle charge littéraire, la junte militaire au pouvoir lui réserverait bien une suite, oui, mais avec vue sur l’enfer.

Car si Birmane est un roman initiatique, récit d’un voyageur amoureux d’une terre aux reflets chatoyants, qui nous entraîne au cœur d’une Birmanie magnifiée, il est aussi un texte engagé, au souffle lyrique, ni pamphlet politique, ni règlement de comptes, mais une critique acide d’un régime autocratique qui contrôle, soumet, enferme, tue, joue avec les peurs. Pour son quatrième roman, évitant tous les pièges du roman politique phraseur, Christophe Ono-dit-Biot jongle avec les codes littéraires, brouillant les pistes, renouant avec la tradition du livre d’aventure, du récit de voyage, de la grande épopée où chaque chapitre est porté par un souffle lyrique.

Mais à travers l’histoire de ce jeune journaliste français parti pour réaliser l’interview du siècle et rattrapé par la sensualité suave d’un pays et d’une troublante et énigmatique femme médecin, c’est une vision croisée de l’Asie et de l’Occident que l’auteur nous offre ici. Vision angélique, enchanteresse des Occidentaux soucieux d’exotisme, avides d’opium, de pierres aux éclats moirés et de filles aux allures virginales : « Vous voulez de l’aventure parce que vous vous ennuyez à mourir dans votre conformisme quotidien » , dit l’un des protagonistes de ce roman au charme vénéneux.

Critique aux accents houellebecquiens de ces touristes occidentaux, lunettes noires sur le nez et dollars américains plein les poches. « Ici, si tu n’as pas un attrait réellement sincère pour la beauté du pays, la façon dont les gens vivent… Si tu n’es pas vraiment –comment dire ça ? – mortifié par l’injustice politique qui sévit, tu finis par te prendre au jeu. La dictature, quand t’es occidental […], tu ne la vois pas, tu l’oublies, tu prends ce qui t’est offert. Le cul exotique, la peau couleur d’ivoire et la fleur de jasmin qui va avec. »

De sa plume acerbe, Christophe Ono-dit-Biot dévoile les contradictions d’un pays miné par la corruption et la violence et n’épargne personne, pas même les bouddhistes qui se soumettent ou la jet-set birmane qui se déchaîne à l’abri des bombes. « Tout le monde crève de peur, personne n’ose rien dire. » Mais c’est aussi la vision d’un Occident dévoyé, vilipendé, accablé de tous les maux que l’on sent poindre : « Les salauds ! Ils manquent de médecins, mais détestent tellement les Occidentaux qu’ils préfèrent laisser mourir leur peuple ! “ C’est vif, percutant. Sitôt le livre refermé, le lecteur n’a qu’une issue : l’offrir et réserver un vol pour le ‘ pays le plus sensuel de l’Asie’ .

‘ J’aime les endroits étranges, les pays dont on ne parle pas’ , lâche d’une voix feutrée le jeune et nouveau directeur des pages culturelles du Point. Dans son bureau jonché de livres, Christophe Ono-dit-Biot parle avec enthousiasme de sa passion pour la Birmanie qu’il a découverte à l’occasion d’un reportage. Longtemps grand reporter et critique littéraire, cet agrégé de lettres est connu pour ses romans dont le dernier, ‘Génération spontanée’, peinture au vitriol de la société du spectacle, a obtenu le prix littéraire de la Vocation. Mais ces deux dernières années, il a surtout été au cœur du cyclone politique, chargé de couvrir la campagne électorale pour Le Point.

En Octobre 2004, il suit Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget, à Washington, au FMI, pendant quatre jours : ‘ J’ai vu les prémisses, une vraie machine humaine dont on sent qu’un grain de sable pourrait l’enrayer.’

En septembre 2005, il est aux côtés de François Bayrou, carnet de notes à la main –visiblement subjugué : ‘ C’est une vraie personnalité, à rebours de son apparence. C’est le sabreur fou qui part seul, très courageux, jusqu’à la folie.’ Il évoque Le Pen, ‘ tout le temps dans l’autodérision. Une espèce d’anar de droite, comédien ringard aussi bon devant une salle pleine qu’une salle vide.’ Un prochain personnage de roman ? Ses influences, il faut plutôt les chercher du côté des Anglo-Saxons : ‘ J’aime le mélange de fiction et de réalité politique.’ Kessel (on s’en doutait), Pérez-Reverte, Graham Green, Le Carré, Giles Foden sont ses auteurs de référence. Et bien sûr, Une Histoire birmane de George Orwell…” Ce livre, il avoue l’avoir longtemps porté en lui : “ J’ai effectué de nombreux voyages et j’ai mis quatre ans à l’écrire.” Certains lui prédisent déjà l’Interallié. Il balaye cette idée d’un revers de la main. Ses projets immédiats : un voyage en Birmanie. Préparez vos valises ! Vidéo : Ophélie Neiman

“Birmane”, Plon, 441 pages, 21 euros.

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  • M. Panda
    • Posté à 11h51 le 20/08/2007
    • Internaute 11599

    CA 10h33, le lien que tu cites est effectivement édifiant. Plus largement, je ne comprends pas la teneur de la « critique » de Melle Tuil, plus proche du document publicitaire que de quoi que ce soit d’autre... Et puis lire un écrivain
    louer le directeur des pages culturelles du Point, ici, à rue 89 : l’effet est curieux.

    • Anonyme répond à M. Panda

      Ha bon...pourquoi...ne seriez vous pas un peu sectaire, obtu, coincée du bulbe !

      Rue 89 ne serait que de gauche (laquelle ..celle de 1,37%)par la gauche pour la gauche avec la gauche !

      Vraiment ... pathos grave (de gauche ..je vous rassure)

    • Anonyme répond à M. Panda

      Qui est cette Mme Tuil ? encore une qui veut une place au Point.

       
      • Anonyme

        ...si elle peut avoir une place tout court,
        Mme Tuil ! ...

        ...et merci Rue89 pour cette info révolutionnaire ! ...

        • Anonyme

          Ouais, meme au Fig mag ils font maintenant attention a ce qu’ils écrivent sur leurs petits copains ! ...
          Exercice littéraire mon oeil ! ...
          Ce que je ne comprends pas c’est l’intéret de Rue89
          dans l’histoire ...

      • Anonyme

        Vos réactions à l’égard de Karine Tuil sont avant tout politique.
        Elle n’est pas journaliste.
        Elle a ; à mon sens,écrit un article qui tient plutôt de l’exercice littéraire.
        Comme j’apprecie les romans de Karine Tuil, j’irai acheté le nouveau livre de Christophe Ono-dit-biot qui a l’air d’être un de ses coups de coeurs des romans de la rentrée.

        • Anonyme

          ...cela se lit qu’elle n’est pas journaliste !
          Maintenant, est-elle écrivain pour autant, ou serait-elle plus à sa place à l’Office du tourisme Birman, voire à passer les plats à la rédaction du point.
          Cela au moins elle sait faire...

        • Anonyme

          Non n’achetez pas ce roman, achetez vous plutôt un guide de voyage sur la Birmanie ou un Géo, spécial Birmanie. Car si vous aimez les romans, celui-ci n’en est pas un. Le romanesque n’est que velleité d’un mec doué et qui « sait » écrire, soit. Mais, les personnages sont archi-stéréotypés, on les a déjà lus et vus des centaines de fois. L’occidentale-expat mystérieuse, qui garde bien son secret, qui est en empathie totale avec ce pays qui souffre, et qui n’en finit pas de pleurer son beau révolutionnaire que les méchants ont tué.Une histoire d’amour tellement déjà vue qu’elle en devient inexistante, il l’aime, l’aime-t-elle ? elle qui « se donne », puis disparait, puis revient, puis repart, le tout à la convenance de l’auteur, qui s’en fout de ses personnages. Peu lui importe leur cohérence, il ne fouille surtout pas dans leurs têtes, tout occupé qu’il est à décrire les splendeurs de ce pays, et son histoire passionnante, c’est vrai. On aimerait bien que son anti-héros en soit vraiment un, qu’il soit vraiment couard et terrorisé comme il nous dit à longueur de pages qu’il est. Mais malgré cela et dans un pays hyper dangereux, il n’y a jamais de conséquences réelles aux bêtises qu’il commet par mégarde, ou par envie de faire un scoop. Car, et c’est follement original, notre anti héros ne vient en Birmanie que par désir de ramener un scoop qui ferait palir l’étoile dont jouit le grand reporter de son journal, celui qui est viril et qui tombe toutes les filles ....Ah vraiment Karine Tuil veut se faire bien voir ! Quelle flagornerie !

      5 autres commentaires
  • Anonyme

    On aurait mieux fait de le nommer directeur du Point : il écrit mieux que l’autre, fait moins vendeur de tapis, et est moins usé. Le FOG se répète inlassablement dans sa petite colonne éditioriale sur le « système social français que le monde nous envie », il radote. Faut dire qu’on se demande où il trouve le temps de diriger son journal quand on le voit vendre ses bouquins de Prisu sur toutes les antennes télé à la fois, chez ses petits copains. Et le temps qu’il passe à cirer les pompes de Sarko, tout en prenant des notes dans son petit cahier, mine de rien, pour l’assasiner dans un prochain bouquin. Il attendra pour cela bien sûr que ledit Nico soit un peu en disgrâce.
    Mais pour en revenir à ce Christophe, il a du talent et de l’humour, je reconnais..et une belle gueule. Sa lithanie de droite, il faut bien qu’il la serve dans le canard où il est salarié, c’est la règle du jeu. Il n’a peut être pas encore appris, comme son directeur, à retourner sa veste à chaque changement de pouvoir, laissons lui du temps.
    Quant à ses avantages touristiques, ils sont de mise pour tous les journalistes de ce secteur, à des degrés divers bien entendu, les plus malins ayant compris qu’il vaut mieux pour cela faire de la pub que de l’info dans ce domaine, l’exemple le plus typique est le Fig Mag : une page de tourisme= un publi reportage, et personne ne bronche.
    Alors, mieux vaut encore lire des articles et des bouquins bien écrits, ce qui est le cas de Ono-dit-Biot, ça change.

  • Anonyme

    Ouais, cela sent le copinage...
    Ce monsieur est venu nous « poser des questions »,
    sur place en Asie, tous frais payés (cela s’appelle une bourse...) alors bon, votre article débute mal...

    • NING
      • Posté à 17h33 le 20/08/2007
      • Internaute 13056

      Je serai interessé de savoir où Ono-dit-bobo a
      passé la durée de son séjour en Birmanie !

      Dans une » maison » birmane avec toit en tôle et
      sans conditionnement, en couchant sur le sol avec
      une simple natte,.....

      Ou a-t-il passé ses séjours dans des hotels
      birmans à 4/5 étoiles !

      De quel droit il croit parler au nom de l’âme
      birmane !

      Se prend -il pour R.Caillé qui a découvert
      TOMBOUCTOU en 1828 aprés s’être melé aux
      indigenes locaux pendant des années !

      NING
      (ancien Résident en Thailande pendant plusieurs années)

       
      • Anonyme répond à NING

        Je confirme, il est venu nous faire une petite visite sur place, se faire ballader comme un VIP et poser des questions sur les « filles », les moeurs, l’alcoolisme (et tout le tintoin) a tout le monde...avant de rentrer dans son bel hotel.
        Son livre doit etre un sacré ramassis de ragots !
        N’est pas Kessel qui veut...
        (un résident de la-bas...)

        • Anonyme

          Ca sent la désinformation.
          un résident de là-bas...
          c’est vachement précis : pas de date, pas de nom de ville, pas de nom d’hôtel...C nul

      2 autres commentaires
  • supercat
    supercat
    Paris
    • Posté à 20h17 le 20/08/2007
    • Internaute 14884
      Paris

    mais vous ssavez bien à quel point maintenant pour arriver à quelque chose il faut être journaliste. si vous ne l’êtes pas, vous ne serez pas entendu. c’est le lobby le plus puissant et il en devient un caste. regardez les écrivains, ceux dont on parle sont eux mêmes journalistes et ils se servent la soupe entre eux, comme le fait karine tuil avec christophe ono dit biot. son article est tellement élogieux qu’on en rirait presque. ceci étant je vais lire le livre et je vous ferais ma critique.
    quand au livre lancé par christophe ono dit biot, ce genre de témoignage est à double tranchant : pour lui c’est un coup éditorial, mais il y a aussi des gens qui vivent au rmi et sont vraiment dans la galère.
    de toutes les facons ce journaliste sera bien obligé d’être correct avec le nouveau gouvernement, c’est sûr qu’il fera un très beau portrait du livre de y.reza sur sarkozy ! ah ! parlez moi de démocratie ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

    • Anonyme répond à supercat

      Dans les émissions dites littéraires, les journalistes qui ont pondu un livre ( on ne parle pas de littérature)s’invitent en effet les uns les autres, on n’y voit qu’eux d’ailleurs. Un hasard ?
      Vous verrez à la rentrée la brochette de journalistes écrivains auto-proclamés...et couronnés entre eux. C’est ça la Culture ?

    • Anonyme répond à supercat

      Ce n’est pas parcequ’il aime Sarko que l’on ne doit pas lire ce monsieur, mais parce que ses bouquins ne valent absolument rien ! que dalle ! du vent ! ...(d’un point de vue littéraire s’entend ! ...)

  • Anonyme

    On est dans les pages culture ou dans les pages conso ? ...

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 12h31 le 20/08/2007
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    Eh oui, c’est toujours ça avec les « rentrées littéraires », le parisianisme y rapplique au galop. Rue 89 n’en semble pas exempt... mais reconnaissons une qualité à ce nouveau support : quand on n’est pas d’accord, on peut lui rentrer dans le chou ; -) !

  • Anonyme

    Mais oui, cher Yéti, pour le moment. Je te fiche toutefois mon billet que lorsque la viabilité de Rue 89 sera assurée grâce au ressources publicitaires, ce ne sera pas la même musique. Parce que c’est toujours ceux qui paient les violons qui la dirigent, la musique...
    Et concernant l’ancien directeur de Libération Pierre Haski, à l’origine de Rue 89, je ne me fais aucune illusion. Je n’oublie pas qu’il avait couvert les saloperies d’Armengaud à Libé, lorsque celui ci a pondu des tartines poure faire passer Chavez pour un antisémite.

    Heureusement, en ce qui te concerne, tu ne chantes pas en échange d’une gamelle de soupe, ce qu’on peut vérifier sur ton blog libre du parasitisme publicitaire.

    Lien

    Bien à toi

    Dav.

    • Anonyme

      Non mais ...voila enfin...le nouveau dieu CHAVEZ..le Kiri le clown des alters, gauchos.....etc

      Vous ètes tellement prévisible.... !

    • Pierre Haski
      Pierre Haski
      Cofondateur Rue89
      • Posté à 14h56 le 20/08/2007
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      @Dav,
      Bonjour le procès d’intention... Et voilà encore cette bonne vieille querelle sur Chavez qui ressurgit. Mon cher Dav, vous vivez dans un monde de complots, de gentils et de méchants, de cynisme... Jugez nous sur pièces, et sur la durée. Oui, nous aurons de la pub, mais avez vous une alternative à proposer si nous voulons que ce site reste d’accès gratuit ? Ce qui est possible pour un blog ne l’est pas pour un site. Ce n’est pas pour autant le signe que nous sommes vendus aux forces les plus obscures du capitalisme financier ! De ce point de vue-là, on a de la marge...

      • Xtophe
        Xtophe répond à Pierre Haski
        • Posté à 15h18 le 20/08/2007
        • Internaute 9665

        bonjour Pierre Haski
        on ne va pas revenir sur la vieille querelle de Chavez, vous avez raison... mais il y a quand même eu quelques Libé de mauvais goût...
        pour rue 89, nous jugerons sur le long terme, mais il est vrai que ce papier de Karine Tuil est quand même bien affligeant (pour ne pas être plus dur)...
        allez, bonne continuation car avec le canard, vous êtes un des rares médias lisibles, espérons que ça le reste

         
        • Anonyme répond à Xtophe

          je suis désolé de constater que la dictature intellectuelle qui nous a longtemps été imposée dans le cahier livre de Libé s’étend maintenant à certains commentaires ridicules. Un journaliste de droite a tout à fait le droit d’évoquer la Birmanie. De plus, Ono-dit-Biot est écrivain. Finalement, vos critiques me le rendent sympathique et m’incitent à acheter son livre. Je rappelle que l’on parle quand même d’un livre que personne ici n’a encore lu !

          • php
            php
            • Posté à 05h56 le 22/08/2007
            • Internaute 14533

            cesez de parler de dictature : des avis élaborés, des subjectivités argumentées, vous appelez ça de la dictature ? allez à la niche

            • Anonyme répond à php

              mais dis donc, quel vulgarité dans vos propos.
              vous qualifiez vos interlocuteurs de chiens.
              quel crédit donner à vos propos précédents.
              Drôle de dialogue ! ! ! ! ! !

          • Anonyme

            Si si je l’ai lu.Lisez ce que j’en dis dans un commentaire signé Courageux Anonyme (erreur de ma part, je ne suis pas courageux Anonyme mais mon commentaire est rentré dans ses réponses à lui...Et je m’en excuse auprès de lui) du 7/10 à 18h56

        4 autres commentaires
    • Anonyme

      De la pub, et alors ? C’est bien ce qui fait vivre la presse écrite à défaut d’avoir suffisamment de lecteurs. Les sîtes ont aussi besoin de pognon. Quand on veut tout avoir gratos, il faut bien en subir un peu. Au lieu de taper sur ceux qui font leur boulot et sortir de vieux rogatons, mieux vaudrait critiquer ls dirigeants actuels de Libé qui sont nourris par Rotschild et se pavanent dans les dîners en ville aux côtés des directeurs de rédacs de droite, histoire de se recycler en cas de coup dur, le tout bien entendu en se disant de gauche ( à 15.000 euros /mois + avantages de frais divers), c’est ce mec là qui va donner des leçons aux autres ? Alors, mieux vaut le critiquer, lui.

      • Anonyme

        Le même qui a vivement critiqué Sarko sur la bateau de Bolloré..et qui bouffe à la gamelle de Rotschild, quant il ne se goinfre pas dans les grands restos aux frais du journal Libé.

  • Anonyme

    J’ai relu deux fois la « critique » et je suis bien en peine de savoir de quoi il retourne, en dehors des clichés exotiques sur l’Asie sensuelle, bruissante,etc. L’auteur aurait fait 4 voyages en Birmanie. Je connais bien ce pays pour y avoir vécu presque sept ans. Les quelques phrases jetées par Mme Tull à notre sagacité m’ont laisé sur ma faim. Je me propose de lire ce livre pour les internautes de rue89.
    Quant à Pierre Haski, plutôt que de prendre la mouche à propos de Chavez, je lui suggère de se pencher d’abord sur le traitement de la culture sur son site, entre les critiques d’Antoine de B, qui fleurent bon le Libé coupé/collé sur internet, et le petit milieu Artus/Tull and co, qui ne rêvent que d’écrire dans Le Monde, le Point ou le Fig litéraire. De ce côté-là, ce n’est pas encore la révolution de l’info. En tous les cas pas la nôtre.

    • Pierre Haski
      Pierre Haski
      Cofondateur Rue89
      • Posté à 16h47 le 20/08/2007
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      Je vous prends au mot : lisez le livre et envoyez nous votre critique, nous la passerons évidemment. En revanche, je ne vous suivrai pas —mais cela ne vous surprendra pas...— sur le terrain du dénigrement des gens qui écrivent sur la culture sur ce site. Pourquoi ne pas nous donner, au contraire, votre conception au lieu de vous attacher aux personnes (au fait quand vous écrivez « la nôtre » à la fin de votre message, c’est qui ?). Cordialement.

      • Anonyme répond à Pierre Haski

        @ Pierre Haski

        Déja au dela des désaccords, bravo pour entreprendre, bravo pour le graphisme ingenieux, bravo pour intervenir dans ces forums... vraiment !

        Maintenant ce qui me dérange dans ce site ce n’est pas le journalisme d’opinion.. cela c’est une nécéssité, droite comme gauche ! Mais plutot le manque de vrais entretiens allant au dela d’un dogmatisme convenu et prévisible.

        C’est ce mélange entre infos et les réceptacles à tout et n’importe quoi (haine, jalousie,bêtise, ignorance....) que sont les forums qui leur sont adossés.

        Ok c’est une stragégie découlant des « débats participatifs » et autres gadgets populistes mis à la sauce blog. Business wise : smart.
        Pour déverser cela déverse (voir les nombreux sujets Sarkosy...et leurs clickeurs frénétiques ..bon pour les stats ..non ?)

        Mais il y a surement une manière plus fine et intéréssante d’avoir des input extérieurs (comme certains blogs du Monde ou du NYT entre autres)

        Maintenant vous revenez sur les pages culture.
        « Pourquoi ne pas nous donner, au contraire, votre conception »

        Tout d’abord qu’est ce donc la culture ? personnellement le chanteur kebab ou cette programmation fantaisiste du festival Pablo « Casales » n’ont pas leur place dans des pages culture.

        N’est ce donc pas la culture, cette chose qui constitue au travers de l’histoire l’indentité invisible des peuples , cette chose qui sera une référence (au hasard : Platon, Shakespeare, Joyce,Kerouac, La Fontaine,Molière, Rousseau,Bach,Mozart, Beethoven, Wagner, Schoenberg, Lachenmann, Piero della Francesca, Raphael, Monet, Van Goght,Bacon,Warhol,...etc )pour les générations à venir ?

        D’ou la nécéssité pour un journaliste « progressiste » de s’attarder à la CREATION et non au divertissement ou du moins à ne pas le ranger dans la même catégorie (le kebab et La nuit transfigurée de Schoenberg ...est ce vraiment la même chose ? ? ?).

        Création Création Création ! Vous avez aussi un devoir de pédagogie vis à vis d’un public à qui on fait croire que Zidane est un artiste ou encore que le rap serait de la poésie ! Politiquement cela devrait être un credo inevitable, qu’est ce donc qu’une société sans création ? Est cela que vous « défendez » ? Un journal qui ne valorise pas cela est evidemment d’un conservatisme convenu de gauche comme de droite !

        Pensez y !

        Bonne continuation

         
        • Anonyme

          Vous confondez Culture et Arts classiques, ces derniers étant immortels, pourquoi rejeter ainsi les épiphénomènes ? Faut-il en rester à Molière ou à Bach ? Il ne s’agit pas de comparaison mais d’observation. La culture doit-elle rester dans les musées ou à la BN ? Le rôle des journalistes de Rue 89, fussent-ils ceux des pages culturelles, est d’informer ; les lecteurs en font ce qu’ils veulent ensuite.

          • Anonyme

            Je ne vais pas vous faire une explication de texte...mais relisez svp cla évitera une certaine confusion dans vos propos !

            Ensuite est ce que le mot création n’évoque pas chez vous une certaine contemporanité ?

            Vous dites : « d’informer ; les lecteurs en font ce qu’ils veulent »
            Certes votre approche trés consumeriste peut contenter certains... néanmoins « informer » n’est pas une fonction physique qui oublirait connaissance, évaluation, analyse, transmission ?

            De plus quelles différences, quels liens, dites moi entre donnée, information et communication ? Qu’est ce que vous préférez ?

            • Anonyme

              Je vous que vous êtes de la partie, je ne polémiquerai donc pas ; je ne sais pas quel est votre pb, mais vous devriez aller vous défouler chez vos petits copains qui se trouvent trop élististes pour vous....une question : puisque ce sîte est si gerbant, qu’y faites-vous ?
              ps : citez donc un véritable écrivain contemporain , un musicien...qui ne soit pas hyper médiatisé au point de se confondre avec le divertissement...

              • Anonyme

                Cher 20H30

                Véritablement vous avez des problèmes de compréhension cher ami ! Prenez votre temps en lisant... !

                Ou avez lu que je trouvais ce site « gerbant » (c’est votre vocabulaire) ?

                votre question : « ps : citez donc un véritable écrivain contemporain , un musicien...qui ne soit pas hyper médiatisé au point de se confondre avec le divertissement... ?

                Musique (même si je ne suis pas certain que nous parlons de la même chose) : je vous invite à écouter par exemple “sur incises” de Pierre Boulez ou encore pour ne pas être taxé de sectaire élitiste, le plus accessible “city life” de Steve Reich, ou encore “Luci mie traditrici” de Salvatore Sciarrino ou bien entendu le quatrième quatuor d’Helmut Lachenmann...mais je n’ai que l’embarras du choix...

                Lire : “Le Grand Cahier” d’Agota Kristof (pas trés récent...mais rare ), “Pieces de guerre” d’Edward Bond ou encore 99 euros de Beigbeder...non je plaisante bien sur (pour Beigbeder).. sinon lisez ou relisez (ce n’est pas contemporain) “On the road again” de Jack Kerouac, le texte “primal” de 1951 vient d’être publié, ici du trés accéssible !

                Ceci vous convaincra peut être de la nécéssité de pédagogie des médias à moins bien sur que ces œuvres soient déja sur vos étagères !

          • Anonyme

            « Les écrivains voyageurs devraient recevoir des médailles, des billets d’avion gratuits, des logements de fonction pour incitation au tourisme par voie littéraire. »

            C’est de l’info ?

            Pour moi c’est la honte...

            • Anonyme

              c’est incroyable, c’est exactement ce que j’ai aimé dans l’article, ce mélange d’humour et d’esprit.
              Mais peut être n’avez vous pas d’humour ! ! !
              on parle surtout littérature et pas d’info au cas ou vous ne l’auriez pas compris.

          • Anonyme

            Il vaut mieux acheter le GUIDE DU ROUTARD que le
            bouquin de Onot-dit-Biot

        • Pierre Haski
          Pierre Haski
          Cofondateur Rue89
          • Posté à 23h00 le 20/08/2007
            éditeur
          • Journaliste 9
            Cofondateur

          A Courageux anonyme de 18h36 :
          Merci d’avoir pris le temps de me répondre. Et merci de vos encouragements (pour les clikeurs frénétiques, comme vous dites, on aurait plutôt mis du Britney Spears ou du Paris Hilton, qui arrivent en tête des requêtes Google, on s’est abstenu, comme vous l’avez peut-être remarqué...).
          Je suis d’accord avec vous sur la définition de la culture, à condition de ne pas exclure. Trop souvent, le journal où j’ai longtemps sévi a exclu dans ses pages culturelles, au lieu d’ouvrir. Je suis entièrement d’accord pour privilégier la création la plus exigeante et la plus authentique, mais de nous ghettoisons pas, ne devenons pas des prescripteurs sectaires qui détiennent la vérité. En attendant, continuez à nous critiquer, c’est le signe que nous sommes vivants, vous et nous !

          • Anonyme répond à Pierre Haski

            En attendant les spectacles cûûlturêêls sont les plus subventionnés, donc payés par nous tous, y compris les fans de Zizou...

            • Anonyme

              « les spectacles cûûlturêêls sont les plus subventionnés, “

              raison de plus pour y allez cher supporter de référant bondissant !

        • Anonyme

          Vous êtes vraiment très méprisant pour tous ceux qui ont envie et besoin de se détendre avec des divertissements et/ou qui n’ont pas les moyens diversd’aller au théatre, à l’Opéra...« Devoir de pédagogie », vous nous prenez donc pour des demeurés incultes auxquels on doit apprendre « à penser intelligent ». Aimer la Culture, s’y intéresser est une démarche personnelle et bien peu de journaux de droite ou de gauche sont à la hauteur de cette tâche ; ce ne sont certainement pas les médias qui poussent à la Culture ! il existe de véritables écrivains pour cela et une forme de vie qui s’y rattache, et les donneurs de leçons de votre genre illustrent cette formule si peu intello mais très vraie : la Culture, c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale...

          • Anonyme

            @ 23H51

            Allons le désir de connaissance devrait vous habiter ...non ? Alors pourquoi réagir aussi affectivement au « devoir de pédagogie » des medias ? Votre savoir est donc complet n’est ce pas ? Rien à apprendre ?

            Méprisant serions nous ? , parce que l’on vous dit que Zidane n’a rien avoir avec l’art et que le divertissement est autre chose que la culture ( entre autre une relation avec l’histoire). Etonnant... ! Rien ne vous interdit le divertissement mais ne mélangeons pas la culture , les arts ont d’autres dimensions...historique, politique, pédagogique, sociologique, identitaire... !

            La création est une nécéssité dans une société démocratique (rappelez vous que les dictatures suppriment l’expression artiste..l’URSS ce n’est quand même pas si lointain ..avez vous déja oublié ?)...d’ou l’importance d’avoir des médias qui au dela de l’information factuelle et autres « agenda de la semaine », développent, renforcent, défendent la création contemporaine (arts plastiques, littérature, musique...). Ceci afin de perpétuer ce qui est profondément européen...bien plus que la coupe d’europe de football !

            D’ou la notion de « Devoir de pédagogie » sinon évidemment il vous faudra vous satisfaire des millions d’ex de Harry Potter, des 10 millions de telespectateurs de Patrick Sebastien, des divers coupes du monde....etc

            Mais malheureusement il est à craindre que nous soyons déja dans « l’aprés culture »...et votre propos l’illustre...Pour l’Europe l’élitisme est nécéssaire à la culture ! C’est d’une certaine manière son économie et depuis des siècles !
            Pour vous documenter sur ce concept je vous invite à lire le trés fameux livre de George Steiner : In Bluebeard ’s castle (il doit exister en français).
            Mais peut être l’avez vous déja « visité » !

        12 autres commentaires
    • Hubert Artus
      Hubert Artus
      Rue89
      • Posté à 17h00 le 20/08/2007
        rédacteur
      • Journaliste 56
        Rue89

      Etant cité, ainsi que d’autres membres de la rédaction, dans votre réaction, Monsieur, je répond. Pour proposer ici quelque chose que j’ai déjà proposé dans mes articles récents, et rester dans la démarche évolutive de Rue89 , : les questions des lecteurs et lectrices de Rue89 aux romanciers et aux écrivains sont bienvenues. Si elles me sont transmises, elles seront posées aux invités, et diffusées ici. Cette semaine, les jeunes Mathieu Terence et Julien Capron (non soupçonnables de faire partie d’ « un petit milieu ») seront interviewés le cabinet de lecture de Rue89. Dont un article récent vous entretenaient de ces deux romans de rentrée. Il s’agit pour moi de jeter les bases d’interventions plus régulières qu’ailleurs des internautes dans les relations avec les auteurs… A bon entendeur... Pour ce qui me concerne, si j’accueille avec respect votre opinion, je la trouve néanmoins bien emplie d’un jugement hâtif. J’écoute votre avis, mais néanmoins je refuse tout jugement. Et je réfute le procès d’intention que vous me lancez (« petit milieu », « rêvent d’écrire dans Le Monde, etc ») qui n’engage évidemment que vous. Une évolution de l’info ne peut avoir lieu si une méfiance entre journalistes et lecteurs demeure... Si je travaille sur Rue89, et si je répond aux réactions, quand bien même elles sont féroces parfois, cela participe d’un effacement de cette distance, d’une volonté de prouver qu’ici on n’est pas dans un « petit milieu »... Cordialement.

  • Anonyme

    Christophe s’est vendu, sans grand style malheureusement. Dommage, il méritait mieux.

    Lien

  • Anonyme

    J’avais proposé à Backchich une palme d’or de la désinformation revenant à Christophe Onot-dit-Biot dans le Point pour un article intitulé « Un président amour, gloire et beauté », ode nauséeuse au style Sarkozy dont chaque phrase était une perle. Onot s’émerveillait notamment de ce président « passant des coups de fil en Ray-Ban en faisant ses étirements devant La Lanterne » et de la « transgression » que constituait le fait d’aller faire du shopping à Saint-Tropez ! Et ainsi de suite sur deux pages...

    Maintenant, je ne connais pas ce Monsieur et je n’ai pas lu son livre, mais je suis tout de même plus que sceptique sur le caractère « acerbe » de sa plume, et la « peinture au vitriol » de la société du spectacle de son précédent livre.

    Je suis surprise des qualificatifs dithyrambiques de l’article (acide,vif, percutant, épopée,charme vénéneux,souffle lyrique...)au regard du style (clichés faciles) et de la pensée (pour le moins conventionnelle) qui se dégagent des extraits cités.

    Mais cordialement et sans rancune,
    Marie

    • Anonyme

      Dans le Point, valet de Sarko, que peut-on dire d’autre ?

  • Webcitizen
    • Posté à 21h57 le 20/08/2007
    • Internaute 13896

    Putain, ça casse sévère ! !
    C’est vrai qu’un papier d’écrivain sur un autre écrivain, ça fait un peu complaisant, mais bon, l’avantage sur Internet, c’est que les points de vue ne s’excluent pas les uns les autres, ils s’accumulent, l’internaute pourra aussi nous livrer sa lecture de la Birmane de Christophe Ono-dit-Biot.
    Peut-être qu’une note en bas de page, précisant les liens s’il y en a, entre l’auteur du papier, et l’auteur commenté, aurait limité les procès d’intention et les accusations de copinage. Après si c’est un pote
    et qu’elle aime le boulot de son pote, c’est un droit, et c’est intéressant de savoir qu’on ne lit un auteur de la même façon quand on le connait ou qu’on le connait pas, bref.
    Bref, j’ai bien l’impression que la tendance soit au contexte éclairé. Ce qui compte n’est plus seulement ce qu’on dit mais d’où on le dit.
    Transparence, transparence, abracadabra, et voici ce que voilà.
    Ensuite, faire un procès à l’auteur en vertu de son travail journalistique, c’est hard. On peut être un mauvais journaliste et un bon écrivain, l’inverse étant vrai ( attention, je précise, parce que des fois, j’oublie de préciser et du coup on croit que je casse, je ne dis pas que c’est le cas d’ono-dit-biot, que j’ai pas lu).
    Quant à la vision un peu rigide de la culture, bof.
    des bises à la sciento ; -)

  • Webcitizen
    • Posté à 22h01 le 20/08/2007
    • Internaute 13896

    je pollue le fil, mais c’est pour dire que je vais me voter trois ronds.

  • Anonyme

    Il a un petit côté « B.H.L. » ce gars-là !

    Bientôt, pour le désigner, devra t-on dire « C.O.B. » ? (à ne pas confondre toutefois avec la « Commission des Opérations de Bourse »)

    Y a t-il que ce monsieur, charmant au demeurant, pour parler de cette « dictature invisible » ?

    Journalistes, à vos papiers !

    caphi

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