Decryptage 11/12/2008 à 19h24

Envoyez la photo d'un objet, Amazon le trouve et vous le vend

Paul CORDAN | Décrypteur de la finance

On proclame qu’Internet va révolutionner en profondeur l’économie en détruisant un certain nombre d’intermédiaires, favorisant ainsi la globalisation. Mais, dans le domaine du commerce, les sceptiques, même s’ils reconnaissent la puissance du média, continuent à penser qu’Internet n’est qu’une élégante modernisation de la vente par correspondance.

Je crois qu’ils ont tort ; et Amazon, le grand site marchand, est en train d’en donner un exemple superbe. Amazon n’est plus seulement le vendeur de livres ou de disques que le public français connait bien. On trouve maintenant de tout sur le site américain, de la bijouterie au téléphone en passant par le golf ou les jouets. Et par exemple, via Amazon, l’offre du grand magasin Macy’s.

Le clic pille le « mortar »

Amazon vient de faire fort en annonçant une petite application téléchargeable sur Iphone (seulement aux US) qui permet bien sûr un accès simplifié au site mais dont la nouveauté est une fonctionnalité supplémentaire qui s’appelle « Amazon Remembers ».


Amazon vous propose de prendre une photo des objets qui vous intéressent, comme le sac d’une copine ou, plus malin, d’une chaise dans votre magasin de déco préféré et, dans les heures suivantes, après analyse de la photo, Amazon vous indiquera à quel prix vous pouvez trouver le même chez eux, probablement moins cher, ou un produit similaire chez leurs nombreux partenaires.

On comprend ici, d’un seul coup, comment Internet, allié au téléphone portable, devient bien plus qu’un outil de vente par correspondance, mais peut littéralement siphonner la clientèle des boutiques, en leur laissant le travail ingrat et couteux de la présentation physique mais en détournant le client, avec un prix plus attractif et souvent une qualité de service et de livraison irréprochables !

La puissance d’Internet atteint donc ici un nouveau palier, qui avait été annoncé depuis bien longtemps, mais qui ne devient crédible que parce que d’immenses progrès techniques ont été faits du coté des téléphones mais surtout grâce à une fluidité enfin acceptable des logiciels pour que Monsieur tout le monde puisse s’en servir.

Le Turc Mécanique

J’avais envie aussi de rendre hommage aux progrès de l’intelligence artificielle, qui permet d’analyser une photo et sait retrouver ainsi la référence d’un produit dans un catalogue. Dans le même esprit, il existe d’ailleurs sur l’iPhone d’autres applications spectaculaires comme Midomi, qui permet, après avoir sifflé ou chanté un air de musique, de retrouver le titre et l’auteur de la chanson originale (que vous pouvez bien sûr acheter).

Mais en vérifiant, je découvre avec stupéfaction que ce que les techniciens d’Amazon utilisent ici, et qu’ils appellent avec humour de « l’intelligence artificielle artificielle », ce sont en réalité des humains, qui vont analyser la photo et faire le travail.

Ceci semble compliqué, surtout s’il y a des millions de photos à analyser ! L’astuce d’Amazon, c’est qu’ils ont organisé la sous-traitance de ce travail en utilisant… Internet ! Grâce à un site étonnant appelé Le Turc Mécanique (mturk.com) tiré du nom du célèbre automate qui jouait et gagnait aux échecs. Il fit, à la fin du XVIIIe siècle, l’admiration des cours d’Europe, mais il masquait en fait, dans un compartiment secret, une place pour un assistant, bon joueur d’échec.

Le site mturk.com est aussi une révolution, car tout un chacun disposant d’un ordinateur et de temps libre peut, après le passage de tests concluants, devenir le contributeur de grandes opérations comme celle d’Amazon.

Ouvert depuis plusieurs années, le site alimente aussi d’autres entreprises, comme en ce moment un éditeur de Trivial Pursuit qui paye 25 cents pour toute nouvelle question originale.

Le site avait été utilisé, en vain, pour demander aux internautes de scruter les cartes du désert à la recherche de traces de la disparition de l’aviateur Steve Fossett.

Ce qui est spectaculaire, c’est la faculté ainsi offerte à Amazon d’acheter (à un prix très bas de l’ordre du centime) un travail fait par 10, 100 ou 10000 internautes. Le travail est totalement parcellisé, c’est la taylorisation parfaite des taches numériques. Mais une des forces du système c’est la mise aux enchères permanente de chaque tache, et ce au niveau mondial ! Ce qui garantit le prix le plus bas possible. Ford disait qu’il fabriquait des voitures avec l’objectif que ses employés les achètent. Amazon atteint cet objectif puisqu’il paye … sous forme d’un avoir sur les produits de son catalogue.

Amazon est donc en train d’innover et on peut se demander s’il ne devient pas l’un des rares concurrents crédibles de Google. Il propose ainsi par exemple à toutes les start-up du monde de leur louer ses ordinateurs qui, depuis peu, tournent plus pour des tiers que pour les sites d’Amazon…

Belle leçon de la façon dont Internet et la technologie peuvent réellement révolutionner le commerce et l’organisation du travail, en accélérant la globalisation. Le consommateur qui sera ravi d’avoir un choix plus grand et de payer moins cher, participe aux délocalisations induites mais peut aider à arrondir les revenus d’ un astucieux internaute dans un pays émergent.

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  • Cocoricooo
    Cocoricooo
    Chômeur ayant fauté
    • Posté à 19h45 le 11/12/2008
    • Internaute 54582
      Chômeur ayant fauté

    On voit qu’Amazon applique dans le domaine du commerce ce que les scientifiques ont depuis longtemps inventé pour leurs propres besoins : le calcul distribué. Voir le site Lien pour ceux qui voudraient mettre leur PC au service de la science.

    • SiDi
      SiDi répond à Cocoricooo
      En état de choc
      • Posté à 20h39 le 11/12/2008
      • Internaute 24795
        En état de choc

      Il y a une grosse différence entre une offre de web hosting et le calcul distribué .. ;)

      • foobar
        foobar répond à SiDi
        nabalzr
        • Posté à 09h04 le 12/12/2008
        • Internaute 27760
          nabalzr

        En l’occurrence, ce qu’offre amazon c’est plus que du hosting et ça se rapproche du concept de grille (comme boinc). En un clic on peut décider d’utiliser un paquet de processeur en plus.

        Lien

         
        • Tyb
          Tyb répond à foobar
          (par ici, par là)
          • Posté à 10h13 le 12/12/2008
          • Internaute 24914
            (par ici, par là)

          vous avez lu l’article ou quoi ?

        1 autres commentaires
    • siko
      siko répond à Cocoricooo
      capitaliste révolutionnaire
      • Posté à 23h09 le 11/12/2008
      • Internaute 38962
        capitaliste révolutionnaire

      Rien à voir... Mais vraiment rien !

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 10h32 le 12/12/2008
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    h

  • désinscrit-
    • Posté à 21h13 le 11/12/2008
    • Internaute 736

    Ben je vous propose un jeu, demandez à amazon de trouver certains des produits qu’ils vendent en ligne. Cas véridique ; commande sur amazon.fr d’un gps qui n’est jamais arrivé (ne se faisait plus d’après leur service) et toujours affiché à la vente 2 mois après.

    C’était mon dernier achat en ligne, dorénavant je reviendrai aussi chez le vendeur du coin ! !

  • TARPON
    • Posté à 21h49 le 11/12/2008
    • Internaute 27263

    Et les chats perdus ? les trousseaux de clés ?

    • loup.ma
      loup.ma répond à TARPON
      blasé
      • Posté à 21h57 le 11/12/2008
      • Internaute 37825
        blasé

      Eux ils ont des pouvoirs... les chats.
      Le pouvoir des chats ! ! (ahah)

  • mar_le
    mar_le
    Ni oui, ni non
    • Posté à 22h05 le 11/12/2008
    • Internaute 30377
      Ni oui, ni non

    Si les sites francophones et en particulier français pouvaient d’une part étoffer leur offre et d’autre part faire de la vraie vente en ligne professionnelle ce serait bien. Les vrais sites FR pros se comptent sur les doigts de la main.

    Par contre, un site très célèbre, après m’avoir laissé choisir ce que je veux pendant une heure m’annonce gentiment au moment de la commande qu’il ne déssert pas la Belgique (l’adresse IP devrait pourtant suffire pour le savoir, non ?). Un autre site demande après commande toujours, de faxer une copie de facture GDF EDF pour prouver l’identité (bande de cons, je me suis inscrit en tant que résident belge ! J’ai pas !).

    Un autre site vendant des ebooks , après commande toujours, me demande de faxer le bon de commande pour éviter les fraudes. Chouette : je me faisais une joie de lire les e-books le soir-même ! !

    Pas de bol, il est minuit, je suis à 800 km de chez moi en pleine cambrousse.J’attendrai de reprendre l’avion, trouver un libraire pour faxer le maudit papier.. Et, surprise, le numéro de fax mentionné sur le bon est... FAUX !

  • pierre eau
    pierre eau
    animateur
    • Posté à 11h23 le 12/12/2008
    • Internaute 46608
      animateur

    C’est assez troublant la façon dont vous vous extasiez devant un nouveau truc que les américains peuvent faire avec leur iphone avant de nous expliquer qu’ils ont pour cela recours à l’esclavage !

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 22h48 le 11/12/2008
    • Internaute 45067
      Littéral

    Amazon est un redoutable acteur de la distribution et du B to B, du service d’intermédiaire pour d’autres entreprises qui peuvent acquérir ainsi la visibilité qu’offre la place de marché virtuelle qu’est en fait Amazon.

    Il n’y aurait rien à redire si cette multinationale ne poursuivait pas un objectif ouvertement déclaré de dominer le marché mondial de la distribution en pratiquant dans chacune de ses filiales nationales des pratiques de ventes à pertes d’une part en contournant habilement les droits du commerce locaux grâce à une armada d’experts juridiques pour anéantir la concurrence des autres distributeurs et, d’autre part d’imposer à tous les producteurs de biens matériels ou immatériels sa politique d’achat à moindre cout.

    Amazon c’est des milliers de développeurs qui publient tous les jours des applications qui optimisent toute la chaine d’affaire d’Amazon.

    En ce qui concerne les biens culturels, Amazon est un vampire destructeur de qualité et de variété de l’offre.
    En effet, Amazon poursuit depuis le début une chimère invraissemblable qui consiste à appliquer aux marchés des arts et de la culture un modèle d’affaire dirigé par la demande.
    Alors que, malgré les commandes, les créateurs ont toujours proposé des offres sans tenir compte des désiratas et des gouts de leurs clients.
    L’indépendance du créateur de bien culturel ou artistique fonde le principe de meilleur valeur possible au risque de ne pas trouver preneur de ses œuvres.
    Mais tout commerce, par essence, ne comporte-t-il pas un risque ?
    En fait, Amazon dans l’art et la culture n’apporte aucune nouveauté. le modèle qu’il veut imposer existe depuis la fin du 19 ème siècle, c’est celui de la mode et du luxe.

    Quelques créateurs, très peu en fait, triés par des prescripteurs appartenant à l’élite sociale ou à des milieux influents en marge du monde du spectacle et des médias, ont la liberté d’inventer les tendances nouvelles qui seront reprises par une industrie de la reproduction à très faibles couts et à fortes marges d’objets de marque à haute notoriété.
    C’est le principe de la haute couture qui produit à perte des collections de prestiges. Ces couts seront compensées plus tard par les investisseurs lors de la production et la vente des produits dérivés avec le logo du créateur.

    Simplement, ce modèle pour les livres et les œuvres d’art, ça ne marche pas.

    • Tyb
      Tyb répond à egide
      (par ici, par là)
      • Posté à 10h22 le 12/12/2008
      • Internaute 24914
        (par ici, par là)

      Même si je suis aussi concerné par le monopole croissant d’Amazon, je ne peux pas vous laisser dire qu’ « Amazon est un vampire destructeur de qualité et de variété de l’offre. », on trouve sur leur site une liste de livres largement plus large que n’importe quel librairie, et avec les marketplace, approchant la taille du fond de milliers de bouquinistes.
      De même pour les disques
      De même pour les films
      De même pour les livres d’art

      Et il vaut bien avouer que ces deux dernières années ils ont énormément évolués du point de vue culturel :
      - mise en place (US) d’un service de vente de mp3 sans DRM en forçant la main aux majors
      - création d’un wiki culturel sur la musique permettant une sorte de wikipédia sur les différents groupes, courants, albums, etc...
      - aux US toujours, il existe un service permettant de publier à compte d’auteur et de vendre au client avec le système d’impression à la demande

      Et accessoirement on peut leur accorder par exemple de ne pas du tout modérer les avis des clients en ce qui concerne la qualité des différentes oeuvres vendues, malgré les pressions qu’ils doivent sans doute subir (je pense à l’affaire Spore)

      dernier point, il ne faut pas vraiment juger de la qualité du service d’Amazon à partir de Amazon.fr qui selon toutes les rumeurs et indications disponibles n’avait pas pour but principal de vendre des produits en France...

      remarquons tout de même que chez eux, il suffit au moindre pépin d’envoyer un mail pour être remboursé.

      • egide
        egide répond à Tyb
        Littéral
        • Posté à 21h12 le 12/12/2008
        • Internaute 45067
          Littéral

        Comparer Amazon à n’importe quelle librairie physique n’a pas de sens.

        A la différence d’Amazon, je trouve dans le réseau des librairies indépendantes de France des ouvrages qu’Amazon ne propose pas.

        Ceux des petits éditeurs qui publient des auteurs peu connus ou débutants dans des genres littéraires très artistiques et précurseurs.
        Un fond de librairie n’est pas ce que vous décrivez, un immense catalogue de livres d’occasions et les meilleurs ventes des éditeurs avec les parutions récentes. C’est la possibilité de trouver ce qui se fait de mieux dans l’édition. Et ça, Amazon n’en a rien à faire. Pas assez rémunérateur.

        Amazon négocient très durement avec les petits éditeurs pour que leurs livres soient référencés sur les sites d’Amazon et n’achètent que s’ils consentent des remises importantes.
        Amazon ramassent ainsi une bonne partie de la plus values des ventes, les éditeurs ont moins de fonds propres qui leur permettraient d’investir sur de nouveaux ouvrages novateurs.

        C’est le même principe pour tous les autres biens culturels. Pressurer l’éditeur ou le producteur pour améliorer la marge d’Amazon.

        Maintenant, je vous accorde qu’Amazon sécurise les transactions internationales en garantissant le remboursement éventuel d’un achat non livré malgré paiement.

        En ce qui concerne le market place, j’aimerais qu’Amazon ne devienne pas la seule place de marché virtuelle. J’aime tellement les web market places que je suis très heureux qu’il y en ait plusieurs !

        Maintenant soyons clair, tout le monde a le droit d’acheter ce qu’il veut sur les sites d’Amazon. Il n’y a pas à se culpabiliser.

        Simplement, en tant que lecteur littéraire, je n’achète pas de livre neuf par l’intermédiaire d’Amazon parce que cela contrevient à mes intérêts.

  • Dufduf
    Dufduf
    (savoyard tete de lard)
    • Posté à 03h03 le 12/12/2008
    • Internaute 62173
      (savoyard tete de lard)

    C’est tout de même curieux cette façon de toujours observer le web sous son angle transactionnel.

    1. Si le commerce de proximité n’arrive pas à créer de la préférence, il faudrait peut-êre passer à l’époque relationnelle et faire du service pour justifier le prix ou de la qualité.

    2. Internet n’est ni un média ni un silmple canal business, c’est un système global (relationnel). Qu’il offre une fonction marchande c’est normal, et on ne va pas blâmer les sociétés qui recueillent le fruit de millions $ investis dans la com et le marketing. Mais en même temps pour la liberté de la culture, de la presse ; -), de la création, des arts et autres sujets, il est aussi un véritable contre pouvoir à la vision du business-ROI à « tous » prix. Grace aux communautées digitales et à ce coté planet globale instantanée, il y a là une autre alternative.

    Aux consomacteurs de choisir.

    Et vive les bloggers libres !

    • egide
      egide répond à Dufduf
      Littéral
      • Posté à 12h05 le 12/12/2008
      • Internaute 45067
        Littéral

      Les commerces de petite taille sont condamnés à disparaitre en tant qu’acteurs indépendants de la distribution. Ils ne peuvent imposer leurs conditions d’achats aux fournisseurs.
      La seule planche de salut, essentiellement dans le commerce alimentaire, c’est la coopérative de vente de produits fournis localement.

      Effectivement, Internet est un outil de communication multi-support médias. Et le commerce est bien un échange qu’on ne peut contester.

      S’il est normal que des sociétés espèrent récupérer des retours sur investissements, ce qui n’est jamais une certitude, les seuls modèles d’affaires qui rapportent pré-existaient avant Internet.

      Vous semblez généraliser le problème de l’industrie musicale et cinématographique que vous qualifiez de business-roi à tous les biens culturels.

      Le problèmes des majors, c’est qu’ils ont laissé le soin de la distribution de leurs produits (cd et dvd) à d’autres acteurs spécialisés dans le commerce de détail de masse.

      Amazon, le dernier venu dans la grande distribution tente, en cherchant d’obtenir des situations monopolistiques ou à tout le moins très hégémoniques dans ce secteur, de capter le principal de la valeur ajoutée, d’une part en imposant ses propres conditions aux fournisseurs, d’autres part en organisant elle-même la cote des prix de ventes de détail aux consommateurs.

      Nous le savons déjà, la constitution d’une situation dominatrice dans quelque domaine économique que ce soit, se fait toujours au détriment du consommateur.

      Ce que vous appelez les consomacteurs n’ont pas de rôle particulier à jouer dans la constitution de l’offre de biens culturels. Au contraire. Chaque fois, qu’on essaye de créer un produit culturel qui plaira au plus grand nombre, on n’obtient pas une œuvre innovatrice et de qualité. Certes, si elle est faite avec professionnalisme, elle pourra séduire et divertir. Mais sa péremption arrivera très vite.
      Si on ne finance pas la création d’une façon ou d’une autre, on tarira la source des nouveautés dans le domaine des arts et de la culture.

      • Dufduf
        Dufduf répond à egide
        (savoyard tete de lard)
        • Posté à 22h25 le 17/12/2008
        • Internaute 62173
          (savoyard tete de lard)

        Il y juste un point sur lequel je ne vous rejoins pas. Lorsque vous dite : « si on ne finance pas la création d’une façon ou d’une autre, on tarira la source des nouveautés dans le domaine des arts et de la culture ».

        Je pense que le problème vient essentiellement de la volonter de monétiser l’art. On a perdu l’essence même de la création.

        Ce qui doit dicter la création c’est l’âme, l’envie, la passion, se besion de créer qui nourrit les artistes.

        Aujourd’hui on fait de l’art pour le vendre. La plus part des grands artistes (peintres entre autres) ont vécus pauvres et sont morts pauvres. Leur art ne les a que rarement nourrit et pourtant leur toiles aujourd’hui valent de l’or.

        La création pour exister n’a pas besion de finance, c’est l’artiste professionel pour vivre qui en à besoin.
        Mais est-ce encore de l’art ?

  • hlebret
    hlebret
    Ingenieur
    • Posté à 08h34 le 12/12/2008
    • Internaute 62177
      Ingenieur

    Bravo pour le message que la créativité reste forte dans l’internet. Ce sont bien souvent des start-up qui développent des idées folles reprises par les plus gros mais il faut reconnaitre que Amazon est souvent pionnière. Près de chez moi en Suisse, je côtoie des jeunes gens eux-aussi imaginatifs. Pour les curieux (et je n’ai pas d’intérêt personnel dans ces projets), je cite ainsi Lien, Lien, Lien. Oui l’internet a eu ses spéculations, mais c’est avant tout une formidable machine à essayer de nouvelles idées...

  • Corti
    Corti
    Onaniste Otaku
    • Posté à 10h13 le 12/12/2008
    • Internaute 46986
      Onaniste Otaku

    Croire que les petits commerces vont disparaître, c’est un peu comme croire que nos enfants sont de plus en plus nulles en orthographes et dissipés. Même Platon se plaignait de leurs lacunes.

    Sinon, vu l’infrastructure du net, il est probable que tous les sites commerciaux/bancaires aient de sérieux soucis dans les années à venir (cf Science et Vie de ce mois). Donc l’hégémonie d’Amazon risque de méchamment planté.
    Il ne faut pas oublier que le numérique a des capacités de disparition insoupçonné. Amazon pourrait très bien disparaître en un mois, si ce n’est du jour au lendemain.

    • Tyb
      Tyb répond à Corti
      (par ici, par là)
      • Posté à 10h25 le 12/12/2008
      • Internaute 24914
        (par ici, par là)

      « Sinon, vu l’infrastructure du net, il est probable que tous les sites commerciaux/bancaires aient de sérieux soucis dans les années à venir (cf Science et Vie de ce mois). »

      vous pourriez détailler ?

      • Corti
        Corti répond à Tyb
        Onaniste Otaku
        • Posté à 14h17 le 12/12/2008
        • Internaute 46986
          Onaniste Otaku

        En version courte, ça donne : « Les infrastructures du net n’ont jamais été conçu pour être sécurisées ».

        En gros, tous les protocoles de base du net sont ouverts à tout va. Pour sécuriser le tout, on a mis rustine sur rustine sur rustine pour que ça tienne. Et ça tient. A moitié. Comme tout le reste du net.
        Le souci, c’est que le net s’est développé de manière totalement anarchique. Il n’était pas prévu qu’il se développe autant. Du coup, il est bourré de failles intrinsèques à son propre code.

        Pour prendre un exemple (je fais ça de tête, je puis me tromper sur les termes exacts et les circonstances), les serveurs DNS (qui permettent de localiser les sites via les adresses IP), qui sont une des bases pour naviguer sur internet, sont situés en amérique. En agissant sur ces serveurs, on peut ainsi faire disparaître des sites, ou rediriger les gens sur de fausses pages, etc... L’exemple dans l’article parlait justement d’un pays/entreprise voulant interdire youtube et suite à une fausse manipulation, toutes les requêtes sur youtube étaient redirigés vers leur site.

        Après je passe sur la taille des adresses IP qui commencent à être trop petites, sur le fait que si le net tient encore le coup, c’est parce qu’il y a des types aux coins du monde qui corrigent les erreurs mais sans normes, ce qui fait que l’on a aussi bien des rustines en caoutchou que des rustines en verre mélangés avec des rustines en bois. C’est un joyeux bordel :)

        Sans compter les infrastructures physiques qui sont elles aussi à la ramasse mais ça, c’est habituel.

        Sans tomber dans la paranoïa excessive, plusieurs scientifiques créateurs du net commencent à se demander s’il ne faudrait pas tout recommencer de zéro pour incorporer la sécurité dans les protocoles du net. Bref, faire table rase du net, tel qu’il est connu. Ou lancer une vague internationale pour réparer ce dernier. D’autres pensent qu’il faut le laisser en état.

        Si je devais prendre une image pertinente, je dirais que le net est une toile d’araignée et que les araignées qui se baladent sur la toile représentent les données. 99% des gens font penser qu’on ne peut faire bouger les araignées comme on veut surtout qu’elles ont une sale tête. 0,9% savent les faire bouger et ne font pas de chose « méchantes ». Et 0,1% les dressent selon leur bon vouloir.

        Et là, je m’aperçois que mon exemple n’est pas pertinent.
        Bref, les protocoles de base du net n’ont aucune sécurité.
        Les sécurités sont des patchs mis sur ses protocoles mais ne seront jamais suffisant. C’est comme mettre du collyre dans l’oeil d’un cyclope. il voit mieux, mais avec ou sans collyre, si on lui perce l’oeil, le résultat est le même.

        Bon, y’a plus de gentils que de méchants, donc le net est relativement safe. Mais bon...
        Le net, c’est un peu un écureuil volant. Il vole, mais à la base, il était fait pour marcher. Avec le temps, il peut planer d’arbres en arbres, mais c’est pas pour ça qu’il volera. La sécurité actuelle du net, c’est le morceau de peau entre ses pattes qui lui permet de planer. Mais si on voulait que le net soit sécurisé, la logique serait de mettre une paire d’ailes efficaces dans le dos.

         
        • Tyb
          Tyb répond à Corti
          (par ici, par là)
          • Posté à 14h37 le 12/12/2008
          • Internaute 24914
            (par ici, par là)

          moui.. un peu alarmiste quand même non ?

          l’arrivée de l’IPV6 devrait régler quelques uns de ces problèmes

          et quant aux autres... le net est à l’image de toute structure humaine non ? certes les racines libertaires y sont plus présentes et ont eu quelques impacts sur les structures mais n’est ce pas justement par ses failles et sa permissivité (P2p, pornographie, ventes illégales stricto-sensu se fichant des frontières que sont les CDR et DVDR ou encore DVD de films non sortis ici bas achetés à l’étranger...) que le net s’est entièrement construit ?

          pour finir sur le net comme ailleurs, aucune sécurité, protocole, code de bonne conduite quelquesoit son niveau d’évolution ou de complexité n’est 100% infaillible, c’est croire le contraire qui serait dangereux !

        1 autres commentaires
  • flixp
    flixp
    Aboyeur
    • Posté à 12h54 le 12/12/2008
    • Internaute 34063
      Aboyeur

    J’enverrai volontiers une photo des talonnettes de Sarko pour savoir combien elles coûtent. Mais comme dois-je m’y prendre ?

  • unouveaucompte
    • Posté à 14h23 le 12/12/2008
    • Internaute 39715

    la fin de ce texte interroge véritablement !
    excellent tellement que je l’ai recommandé par mail mais voir ci-dessous

    est-ce ma messagerie - hotmail ?

    HS HS HS HS

    à améliorer l’envoi par mail
    voilà l’absence d’apostrophe enlève l’envie de continuer
    idée : coloriser le lien et/ou agrandir laisser un espace faire un cadre

    Eco89

    vous recommande le site Eco89
    Message :
    acheter c’est pratique

    Envoyez la photo d’un objet, Amazon le trouve et vous le vend
    par Paul CORDAN

    On proclame qu ? ? ? Internet va r ? ? volutionner en profondeur l ? ? ? ? ? conomie en d ? ? truisant un certain nombre d ? ? ? interm ? ? diaires, favorisant ainsi la globalisation. Mais, dans le domaine du commerce, les sceptiques, m ? ? me s ? ? ? ils reconnaissent la puissance du m ? ? dia, continuent ? penser qu ? ? ? Internet n ? ? ? est qu ? ? ? une ? ? l ? ? gante modernisation de la vente par correspondance.

    Cliquez ici pour en savoir plus

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 15h41 le 12/12/2008
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Je n’ai jamais été fan de la vente par correspondance, je préfère nettement roder dans les rayons, ça me permet de tomber sur des trucs que je n’aurais jamais pensé acheter autrement.
    Et puis je n’aime pas devoir attendre une semaine avant d’avoir mon achat.

    Mais il faut reconnaitre que la VPC est idéal dans un cas précis : lorsqu’on cherche un article donné. Un site comme Amazon avec ses milliers de livres et disques référencés est parfait pour trouver un auteur méconnu qui ne sera jamais dans les bacs.

    Et je trouve que c’est une bonne idée cette histoire de Turc Mécanique, car ça permet de centraliser et d’optimiser ce genre de traitement.
    Méthode qui est déjà employé pour classer les millions de photographies de galaxies qui ont été prises, car les machines ont beaucoup de mal à reconnaitre les types de spirale.
    En plus, c’est le genre de boulot qui fera plaisir à un étudiant, un gars qui glande chez lui ou un pauvre à l’autre bout du monde pour qui 10€ est une fortune.

    Mais bon, prendre une photo pour avoir la même chose, c’est bien un truc pour l’iPhone : conformisme, frime et inutilité : D

    • pierre eau
      pierre eau répond à Keldan
      animateur
      • Posté à 21h30 le 12/12/2008
      • Internaute 46608
        animateur

      vous dites « En plus, c’est le genre de boulot qui fera plaisir à un étudiant... »
      J’aimerais acheter ce fauteuil :
      pouvez vous me retrouver ses références, je vous paierais un centime d’euro via paypal, en espérant que cela vous fasse autant plaisir qu’à moi.