Droit de suite 04/12/2008 à 20h52

Fillon : « Nous n'avons pas besoin d'un plan de relance »

Julien Martin | Ex-Rue89



Laurent Wauquiez, Christine Lagarde, François Fillon et Anne-Marie Idrac réunis à Paris le 18 août 2008 (Charles Platiau/Reuters).

Quelques heures après le discours de Nicolas Sarkozy, une phrase vient en résonance. Celle de son Premier ministre, prononcée le 18 août dernier : « Nous n’avons pas besoin d’un plan de relance, qui serait un plan de relance artificiel. »

La France venait d’apprendre qu’elle allait mal, très mal, en plein coeur de l’été : le PIB au deuxième trimestre est en baisse de 0,3%. François Fillon sort alors plusieurs membres du gouvernement de leurs vacances, convoque une réunion de crise et fait cette sortie en conférence de presse.

La suite de ladite conférence ne démontrera pas non plus de réels talents de prévisionniste économique :

« La conjoncture internationale nous la subissons, elle sera difficile quelques mois, c’est un cap à passer comme il y en a eu beaucoup. Nous pouvons raisonnablement espérer que les mesures prises pour l’emploi, pour le pouvoir d’achat, nous éviterons d’en ressentir trop lourdement les conséquences. »

La crise financière et les chiffres, hélas, le contrediront : le chômage est reparti à la hausse en août comme il ne l’avait plus fait depuis mars 1993 (+41300 chômeurs). Augmentation confirmée en septembre (+8000) et surtout en octobre (+46900).

Il n’avait donc certainement pas prédit non plus qu’il allait être totalement contredit quelques semaines plus tard par le chef de l’Etat, lorsqu’il déclarait : « Une relance par la dépense publique ne serait ni possible, ni souhaitable, j’allais dire même ni efficace, en France aujourd’hui. » (Voir la vidéo du Post.fr)



Or, c’est exactement le contraire que vient d’annoncer Nicolas Sarkozy dans son discours de Douai, qui prévoit l’établissement d’un plan de relance, justement par la dépense publique, de 26 milliards d’euros.

A « ceux qui m’disent ça coûte cher d’investir », Nicolas Sarkozy a répondu ce jeudi : « Nous n’avons pas le choix. Ne rien faire, comme ce fut souvent le cas, nous coûteraient beaucoup plus cher », en termes d’assurance chômage, etc. François Fillon a de quoi se sentir visé.


Article suivi : Plan de relance de Sarkozy : décryptage en direct et réactions

Photo : Laurent Wauquiez, Christine Lagarde, François Fillon et Anne-Marie Idrac réunis à Paris le 18 août 2008 (Charles Platiau/Reuters).

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  • compte supprimé 22 janvier
    • Posté à 21h22 le 04/12/2008
    • Internaute 24826

    et bien si maintenant on nous annonce encore que le paquet fiscal n’est plus d’actualité et que le salaire du président doit être revu à la baisse, alors là nous croirons effectivement le nouveau sarko-slogan : à situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle.

  • liberté_ en sursis
    liberté_ en sursis
    chercheuse de trèfles à quatre (...)
    • Posté à 21h30 le 04/12/2008
    • Internaute 54823
      chercheuse de trèfles à quatre (...)

    Le capital est malade,qu’il crève !

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 22h40 le 04/12/2008
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    « Nous n’avons pas besoin d’un plan de relance, qui serait un plan de relance artificiel. »

    Le ministre Fillon a dramatiquement raison : tout plan de relance est désormais totalement inutile, obsolète avant d’avoir été conçu. Il n’y aura pas de relance, je suis prêt à le parier. Tout juste, peut-être, quelques faux-semblants en formes de pétards mouillés !

    Nous avons aujourd’hui atteint un point de non-retour. Nous assistons médusés, hébétés, à l’effondrement en ralenti cinématoscopique de tout un système, de la civilisation capitaliste née de l’ère industrielle.

    Il n’y aura plus de retour à la croissance. Celle-ci nous condamnerait irrémédiablement tant elle a atteint les limites du supportable pour notre environnement et nos conditions de vie. Il n’y aura plus de croissance parce que nous n’en avons plus besoin. Nous avons TOUT, le minimum vital, le confort, et même ce superflu imbécile qui nous tue.

    De deux choses l’une aujourd’hui : ou nous mourrons ; ou nous gérons, nous répartissons ce que nous avons, en en éliminant le superflu suicidaire. C’est aussi simple que cela. Nous n’aurons pas à
    à attendre très longtemps pour savoir : l’année 2009 qui s’annonce pourrait être décisive.

    De quoi parlions-nous, déjà ? Du plan de relance annoncée aujourd’hui ? Pfff... un petit pet prétentieux, bien à la petite mesure de celui qui l’a prononcé, sans la moindre conséquence possible dans l’histoire de l’humanité.

    • pablico
      pablico répond à Le Yéti
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 01h06 le 05/12/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      la seule chose de positive, c’est qu’on va être spectateur et (acteur) de la naissance de quelque chose de nouveau au point de vue économique, social, et ’sociétal’ . On va être au cœur de cette naissance...

      • Etoile polaire
        Etoile polaire répond à pablico
        Bipolaire
        • Posté à 10h11 le 05/12/2008
        • Internaute 57421
          Bipolaire

        Puissiez-vous avoir raison ! !
        Moi je vois les grands « marionnettistes » partir dans l’autre sens, avec toujours « plus de la même chose »...

    • Jaycib
      Jaycib répond à Le Yéti
      Désagrégé de l'Université
      • Posté à 11h16 le 05/12/2008
      • Internaute 37053
        Désagrégé de l'Université

      Mon cher Yéti, si je suis en complet accord avec ton constat apocalyptique, je me dois de contester tes réflexions sur la croissance. Il ne s’agit pas d’abandonner la croissance en tant que telle, mais de substituer une nouvelle forme de croissance de l’industrie et des services à l’ancienne. Cette nouvelle croissance est facile à concevoir, du moins sur le papier. De plus, elle a l’avantage politique insigne de ne pas désespérer les couches laborieuses qui ont le plus à perdre à l’abandon pur et simple de l’ancienne croissance productiviste. C’est d’une RECONVERSION générale qu’il s’agit. Pour l’heure, nous ne disposons pas des capacités de production nouvelles qui vont tôt ou tard devoir s’imposer : où sont les nouveaux moyens de consommation et d’économie d’énergie (panneaux soiaires généralisés, exploitation des « vraies » ressources naturelles telles que le vent et la géothermie, transfert au plan local de la production d’énergie électrique destinée aux consommateurs locaux, nouveaux modes de transport, etc.) ?

      A mon sens, toute tentative visant à simplement restreindre la consommation au motif qu’elle est anarchique et superflue – ce que je ne conteste pas – est condamnée à l’échec. Car, envisagée du point de vue des plus déshérités, il y a « sous-consommation » dans le monde. Il nous revient de conceptualiser une redistribution des capacités, non d’abolir ces dernières. Cela implique naturellement un transfert massif de moyens non seulement vers les pays en développement, mais aussi vers les populations des pays développés qui en sont le plus dépourvues. Là se situe l’enjeu majeur. Le plan de Sarkozy ne s’inscrit pas dans la perspective d’une telle redistribution, cela va sans dire. Mais ça ne signifie nullement qu’il n’existe pas de nouveaux besoins à satisfaire d’urgence.

      Il existe une forme d’industrialisation de l’agriculture de base à laquelle on n’échappera pas dans les pays en développement. Nous ne pouvons nous permettre d’envisager un simple retour en arrière sur ce plan. Autrement, comment éviter les famines et disettes généralisées ?

  • Compte supprimé le 23 janvier 10
    Compte supprimé le 23 janvier 10
    en territoire apache
    • Posté à 23h24 le 04/12/2008
    • Internaute 2863
      en territoire apache

    PSSSS hep psssss
     ». Nous avons TOUT, le minimum vital, le confort, et même ce superflu imbécile qui nous tue. »

    heu moi ici dans ma zus avec ma compagne a temps partiel subi et mes
    1700 e avec deux gosses au college
    heu je sais je suis un nanti mais si ya un peu de rab de tout
    je suis preneur hein dis

    • Le Yéti
      • Posté à 08h33 le 05/12/2008
      • Internaute 6095
        yetiblog.org

      @ NAF

      Dans le commentaire que tu évoques, il est aussi parlé de « répartition » ; -)

      Maintenant 1700 €, plus (je suppose) le salaire « à temps partiel subi » de ta compagne, ça vous fait un peu plus de 2000 €. Donc vous êtes à peu près dans les 40% de ménages les plus riches de France (rappel du salaire médian français : env. 1400 €). Ça veut dire qu’il y en a 60%, donc un sacré paquet, qui touchent moins que vous et ont par conséquent un peu plus besoin du « répartie », hé hé !

      • r_v
        r_v répond à Le Yéti
        • Posté à 08h42 le 05/12/2008
        • Internaute 9634

        A voir quand même parce que faut voir quel est le pourcentage de ces personnes qui ont deux gosses a charge !

         
        • Le Yéti
          Le Yéti répond à r_v
          yetiblog.org
          • Posté à 09h48 le 05/12/2008
          • Internaute 6095
            yetiblog.org

          @ r_v

          A voir, bien sûr ! C’était une manière de clin d’œil que j’adressais à NAF, pas un jugement sans appel. Il ne fait pas partie des plus démunis, mais je ne me permettrais certainement pas de le qualifier de « privilégié ».
          D’ailleurs, question revenu, je suis un peu plus « privilégié » que lui ! NB : je n’en tire ni gloire, ni complexe de supériorité ; -)

          • Compte supprimé le 23 janvier 10
            Compte supprimé le 23 janvier 10 répond à Le Yéti
            en territoire apache
            • Posté à 10h32 le 05/12/2008
            • Internaute 2863
              en territoire apache

            yep , voir fin de mon intervention
            « oui je sais je suis un nantis “

            c est pourquoi comme précisé je me contenterais ‘ d un peu de rab’
            par ailleurs sans ‘ chouiner’ plus que de mesure je fais partie de cette frange gagnant un peu mais payant tout et n ayant droit a rien
            lol ! mais je vis en zone urbaine sensible je suis parfaitement informé
            de la pauperisation vous voudrez bien excuser ma nervosité mais
            cotoyer le precipice ajoute a mon alacrité naturelle

        2 autres commentaires
  • Di
    Di
    • Posté à 23h30 le 04/12/2008
    • Internaute 8231

    Hahaha ! S’il était médecin, ce Monsieur Fillon, il attendrait certainement que le patient soit mort avant de le déclarer malade !

  • eric667
    eric667
    Ingénieur
    • Posté à 23h49 le 04/12/2008
    • Internaute 61406
      Ingénieur

    Un plan de relance, c’est prendre de l’argent à des entreprises en bonne santé et en croissance, pour le donner à des entreprises malades qui se voient ainsi incitées à ne pas se réformer. Car il faut bien le financer un jour, et l’état lui-même ne crée pas de richesses.

    Je ne sais pas ce qu’il faut faire, mais un plan de relance sera nocif à moyen terme, comme il l’a été dans les années 30.
    Peut-être construire des crèches, car on génère là de la vraie croissance à long terme.

    • disco
      disco répond à eric667
      diligere
      • Posté à 14h17 le 09/12/2008
      • Internaute 61851
        diligere

      « l’État ne crée pas de richesses », voilà une affirmation bien pendue. Assurer tant bien que mal la sécurité par des forces de police, permettre aux litiges d’être soumis à la loi de la collectivité, en somme, assurer tout un cadre social cohérent pour permettre que le bizness fonctionne. Sans ces fondations qui semblent l’évidence, le marché n’existe tout simplement plus. Plus besoin de monnaie, de transactions, d’importations et d’exportations et de concurrence. Seule est suffisante l’obédience au capo mafia du moment. À voir l’état du monde actuel, je me demande si les multinationales n’ont pas réinventé ce mode de vie.

  • Philippe-Michel
    Philippe-Michel
    éleveur de tigres à Saint-Ouen
    • Posté à 02h25 le 05/12/2008
    • Internaute 59642
      éleveur de tigres à Saint-Ouen

    Enfin Mr Fillon tente une percée en solitaire... Mr Sarkozy va–t-il l’éloigner du pouvoir, comme il a toujours agit avec les voies dissidentes au sein de sa famille politique ? Va-t-il l’envoyer s’enterrer à l’ambassade de France en Californie ? Va-t-il engager des procédures judiciaires sur une affaire montée de toutes pièces ? Va-t-il ? Va-t-il ?

    Non, non, Mr Fillon n’est pas de taille à lutter. L’homme de paille ne sera toujours qu’épouvantail, jamais laboureur.

  • occor43
    occor43
    employe
    • Posté à 02h59 le 05/12/2008
    • Internaute 60877
      employe

    Plan de relance ? ? ?

    - en aidant les entreprises de l’automobile a investir dans la recherche et le developpement ? ? ?
    La recherche, pour des dirigeants d’entreprise responsables, n’aurait elle pas du etre financee au fil du temps par une partie des benefices au lieu de gaver des actionnaires feneants ? Qui est responsable de tout cela ?

    - en demandant aux entreprises aidees de ne pas delocaliser ? ? ?
    Ou ça ? en Tchequie qui fait partie de l’Europe ? Ou en Chine ou plutot maintenant au Vietnam ? Que vont retorquer a juste titre l’OMC ou les autres pays ? Protectionisme, concurence deloyale...

    - par la prime a la casse ? ?
    Pour inciter a acheter ces memes voitures que l’on demande aux constructeurs de remplacer par des voitures hybrides ou electriques en les aidant ? ? ? Achetez, braves idiots, faites baisser les stocks que nos dirigeants ont constitues au lieu de vraiment inover.....

    - par l’exoneration des charges pour les pme sur les nouvelles embauches a bas salaire ? ? ? ?
    Quels salaires ? ? ? Ceux du temps partiel ? Prenez un emploi remunere a 750 euros ! Ca me coute pas cher, ça fait baisser le chomage, ça fait 750 euros de pouvoir d’achat en plus pour la France et ça fait faire des economies a la secu (la CMU qui saute) Mais pour le travaillleur qui le prends( ou qui sera oblige de le prendre ) ça rapportera que dale meme pas de quoi vivre ou plutot survivre...

    On continue a prendre les français pour des imbeciles et tout le monde dit ’Amen’
    Si j’ai une pme et que je la gere comme ça je vais me faire massacrer par la concurence. Mais la France qui a une dette colossale la grossit encore plus, continue a suivre la communauté des nations dans le delire de ma mondialisation (la Chine qui nous pique les emplois donc notre richesse et nous augmente le deficit du commerce exterieur en nous gavant de sous produits) et donc s’appauvrit.

    Nos dirigeant, qu’ils soient politiques, financiers ou industriels sont irresponsables et incompetents et tehoriquement ils devraient etre virés manu militari de leurs fonctions ; N’oubliez pas ce qui vous arrive, citoyens, si votre compte est debiteur, si vous faites une boulette au boulot ou si vous ne respectez pas la loi ! ! !

    Pour moi il faut commencer a boycotter tous les produits d’importation inutiles, n’acheter en dernier recours que des voitures fabriquees en france, ne pus prendre de credits en se serrant un peu la ceinture quand c’est possible, vous verrez ça commencera a bouger. Je rapelle que le pouvoir c’est le consomateur qui le detient in fine - en juillet et aout soit avant la crise financiere, la baisse de notre consommation de carburant de 10% par mois avait amorce la baisse du prix du brut - donc c’est bien à nous, electeurs-consommateurs-salaries de tous bords de peser sur le systeme qui risque de nous bouffer.
    Honte aux irresponsables ! ! ! !

  • padakor
    padakor
    du tout
    • Posté à 06h28 le 05/12/2008
    • Internaute 46477
      du tout

    D’accord, Occord.

    Mais comment fait-on pour acheter français ? Avez-vous essayé de connaître le pays de fabrication de ce que vous achetez ?

    Il n’y a pas de transparence
    Nos belles voitures française sont fabriquées à partir de pièces importées. Les fringues : aucune indication de fabrication. La bouffe : c’est toujours « transformé en France », oui mais à partir de quoi ?
    Au mieux vous verrez sur certains produits un discret et pudique « made in RDC » parceque « made in China » ça fout la trouille.

    Quant à cesser d’acheter du superflu, de l’inutile, ce n’est plus une attitude politique depuis longtemps pour beaucoup d’entre nous, c’est juste que c’est tout simplement plus possible. Encore heureux si nous avons encore les moyens pour l’indispensable : manger !

    Ceci dit, ce serait intéressant de publier sur un site la liste des entreprises françaises qui ont délocalisé malgré des bénéfices pantagruéliques. Si les consommateurs boycottaient systématiquement leurs produits, ça les ferait réfléchir, non ?

    Il est temps que la peur change de camp !

    Mais j’ai entendu un jour que l’appel au boycott était formellement interdit. Un juriste pourrait-il confirmer ?

  • désenchantée
    • Posté à 11h26 le 05/12/2008
    • Internaute 43955
      aucune

    le plan de relance n’est en somme que de 3 milliards d’après ce qu’a été dit sur la 3 hier soir lors de l’émission « Ce soir ou jamais »...le reste était prévu dans le budget 2009 à venir....... mais ça viendrait
    rajouter au déficit qui serait de « environ 66/67% de déficit » ..... encore une fois ce que j’ai crû comprendre.....
    je me demande comment va t - on concilier la reprise du travail chez les Rmistes, en prolongeant la mise en retraite , l’allongement du temps de travail et la durée jusqu’à 70 ans ? et nos jeunes ils restent à la maison ou à la rue ? quelle politique de l’emploi pour eux ? j’ai entendu parler de formation ok mais bien mais tous ceux qui sortent des écoles avec bac +2 et bien plus, ils ne trouvent que des petits boulots précaires payés au Smic : comment vont-ils pouvoir construire leur vie d’Adulte : impossible ..
    je le sais car les miens sont dans cette situation.... et je ne suis pas la seule hélas......

  • les nouveaux sans culottes
    • Posté à 14h19 le 05/12/2008
    • Internaute 60682
      sans illusions

    oui le toujours plus est le probleme....
    les riches n en ont jamais assez...
    et pourtant
    on peut vivre heureux aujourd hui en france
    avec 1015 euros pour moi en assedic viré comme une vielle merde à 57 ans
    700 euros en assedic pour ma femme virée le mois dernier
    merci patrons vous pourrez changer de 4/4 en nous remplaçant par de jeunes couillons apolitiques et smicards....
    nous on est bien content de plus voir vos sales tronches de profiteurs.
    on a la chance de plus avoir de credit et de loyer.
    allez les jeunes ne vous laissez plus entuber.
    nous n aurions jamais admis ce que vous acceptez aujourd hui.
    ni dieu ni maitre.

  • riverain désinscrit à sa demande 28.01
    • Posté à 15h22 le 05/12/2008
    • Internaute 48942
      abcdef

    La bourse si prompte à réagir à tout plan de relance économique européen ou américain, chute vertigineusement le vendredi 5 décembre. A 15h00 le CAC 40 perdait -4,10%.
    Le CAC 40 a perdu -7, 09% en 1 semaine.
    La bourse ne semble pas agir favorablement au plan de relance de Sarkozy.
    Pourtant aucun économiste ne soulève ce problème dans les médias, alors qu’ils étaient les premiers à émettre leur opinion sur tel ou tel plan de relance. On se souvient des sarcasmes des économistes sur le plan Paulson, les prises de position de G.W Bush, et les premières mesures anti-crise des gouvernements européens.
    Puis les économistes dirent tout le bien qu’ils pensaient des nouvelles mesures prisent fin novembre 2008. Les bourses réagissaient positivement au dernier plan européen fin novembre 2008.
    Le 24 novembre 2008 le CAC 40 gagnait 5,31%, la perspective de plans de relance aux Etats-Unis et au Royaume-Uni propulsant le marché.
    Mais de constater que rien de tel ne se produit actuellement après les annonces de Nicolas Sarkozy sur son plan de relance.
    les économistes sont-ils devenus muets ? En tout cas la chute du CAC 40 ne présage rien de bon.

  • le passant qui passe
    • Posté à 19h59 le 06/12/2008
    • Internaute 36779

    « “Nous n’avons pas le choix. Ne rien faire, comme ce fut souvent le cas, nous *coûteraient* beaucoup plus cher”

    sans commentaire

  • touco
    touco
    social
    • Posté à 09h11 le 07/12/2008
    • Internaute 61465
      social

    Mr Fillon et sa garde avec christine lagarde.... mdr. Plus sérieusement, ils n’ont pas besoin d’un plan de relance, normal puisse qu’ils gagnent trés trés trés bien leur vie ces gens là ! ! ! ! loin des préocupations ds petite gens, qui n’arrivent même plus à subvenir à leur besoin ! ! !

    christine, nous sdisaient il y a peu de temps que nous ne serions pas récession. qu’elle aille faire un tour dans les locaux des assedics , ensuite on vera ! ! ! ! ! ! ! ! honte à à cette clique, élu sur la misère des francais. SARCO plus 240% et lui il va faire des efforts ! ! ! ! ! !

    un humain en colère !

  • kawouede
    • Posté à 12h55 le 07/12/2008
    • Internaute 27995

    Et si on parlait du fond ? La critique du plan de relance par la secrétaire nationale des Verts (qui vient d’être reconduite) vaut le détour : Lien

  • peretz1
    peretz1
    Retraité
    • Posté à 19h10 le 08/12/2008
    • Internaute 54383
      Retraité

    Tout le monde le savait, mais en général personne ne le disait : l’économie normale ne fonctionne que sur la valeur travail. C’est pour l’avoir oublié que nos classes dirigeantes nous ont enfoncé depuis des décennies. Elles ont poursuivi sereinement la politique de l’offre décrétée par les pays anglo-saxons (consensus de Washington) et appliquée également en Europe, en particulier en France depuis 1983 et confirmée par les traités européens.
    Seule la libre entreprise, dans un marché soi-disant autorégulé pouvait amener la prospérité aux populations..Certains pensent qu’il n’y aurait plus qu’à attendre que l’orage passe, pour réparer les dégâts, à la lumière de la dernière crise, retaper le système et à nouveau relancer la machine en faisant attention à freiner les mouvements de capitaux et autre excès financiers. Ce qu’ils appellent réguler. Tout le monde pense, et c’est possible, que si le système capitaliste disparaissait entièrement on aurait obligatoirement un système totalitaire à la soviétique. Les deux systèmes semblent désormais aussi dangereux l’un que l’autre.

    Il y aurait pourtant une solution, qui consisterait à instaurer un système intermédiaire, : entre le tout libéral, même régulé provisoirement, et le marxisme intégral. Cela consisterait à obliger les entreprises et le système financier à se rattacher à la valeur travail-temps : un vrai plan de relance dans lequel le pouvoir d’achat ne serait plus dopé artificiellement par le crédit facile comme il l’a été, mais par un crédit bien tempéré, comme l’indique l’expression « payer à tempérament » . Nécessaire mais pas suffisant.

    En effet, la soif du profit est inéluctable dans un système capitaliste où l’argent rapporte en tant que tel. Un vrai plan de relance consisterait à mener une politique de la demande, c’est-à-dire augmenter très sensiblement les bas revenus, immédiatement, ne serait-ce que pour parer à l’urgence. Seule façon de remplacer les liquidités manquantes à cause de la restriction du crédit, par un afflux de liquidités qui, comme on le sait, sont le moteur de la croissance économique.

    Cette crise pourrait être une occasion inespérée de réconcilier le social avec l’économique. Une certaine inflation pourrait en être la conséquence. Il suffirait alors de dévaluer le Franc, (réinstallé comme monnaie nationale, en plus de l’Euro comme monnaie internationale), dévaluation compétitive qui aurait l’avantage de réajuster notre économie réelle, notamment d’arrêter la course à la délocalisation.

    Inutile de demander à Sarkozy de prendre des mesures dans ce sens, même s’il le voulait (peu probable), il n’en a pas le droit, à cause des traités européens. Ils sont il est vrai déjà en partie transgressés (critères de convergence oubliés, aides aux banques). Ce qui confirme que les traités ne sont que ce qu’ils sont, des accords circonstanciels. Démonstration par l’absurde que l’Europe s’est engagée sur une mauvaise voie. Il n’est pas trop tard d’en revoir certaines dispositions, et la remettre sur les rails dans une bonne direction, à condition que nos politiciens en aient la volonté, ou, qui sait ? , qu’on les force à le faire, par exemple en adoptant, toujours en France, une nouvelle constitution qui redonnerait la main au peuple souverain grâce à l’Assemblée référendaire (Lien), Louis Peretz

  • peretz1
    peretz1
    Retraité
    • Posté à 19h10 le 08/12/2008
    • Internaute 54383
      Retraité

    Tout le monde le savait, mais en général personne ne le disait : l’économie normale ne fonctionne que sur la valeur travail. C’est pour l’avoir oublié que nos classes dirigeantes nous ont enfoncé depuis des décennies. Elles ont poursuivi sereinement la politique de l’offre décrétée par les pays anglo-saxons (consensus de Washington) et appliquée également en Europe, en particulier en France depuis 1983 et confirmée par les traités européens.
    Seule la libre entreprise, dans un marché soi-disant autorégulé pouvait amener la prospérité aux populations..Certains pensent qu’il n’y aurait plus qu’à attendre que l’orage passe, pour réparer les dégâts, à la lumière de la dernière crise, retaper le système et à nouveau relancer la machine en faisant attention à freiner les mouvements de capitaux et autre excès financiers. Ce qu’ils appellent réguler. Tout le monde pense, et c’est possible, que si le système capitaliste disparaissait entièrement on aurait obligatoirement un système totalitaire à la soviétique. Les deux systèmes semblent désormais aussi dangereux l’un que l’autre.

    Il y aurait pourtant une solution, qui consisterait à instaurer un système intermédiaire, : entre le tout libéral, même régulé provisoirement, et le marxisme intégral. Cela consisterait à obliger les entreprises et le système financier à se rattacher à la valeur travail-temps : un vrai plan de relance dans lequel le pouvoir d’achat ne serait plus dopé artificiellement par le crédit facile comme il l’a été, mais par un crédit bien tempéré, comme l’indique l’expression « payer à tempérament » . Nécessaire mais pas suffisant.

    En effet, la soif du profit est inéluctable dans un système capitaliste où l’argent rapporte en tant que tel. Un vrai plan de relance consisterait à mener une politique de la demande, c’est-à-dire augmenter très sensiblement les bas revenus, immédiatement, ne serait-ce que pour parer à l’urgence. Seule façon de remplacer les liquidités manquantes à cause de la restriction du crédit, par un afflux de liquidités qui, comme on le sait, sont le moteur de la croissance économique.

    Cette crise pourrait être une occasion inespérée de réconcilier le social avec l’économique. Une certaine inflation pourrait en être la conséquence. Il suffirait alors de dévaluer le Franc, (réinstallé comme monnaie nationale, en plus de l’Euro comme monnaie internationale), dévaluation compétitive qui aurait l’avantage de réajuster notre économie réelle, notamment d’arrêter la course à la délocalisation.

    Inutile de demander à Sarkozy de prendre des mesures dans ce sens, même s’il le voulait (peu probable), il n’en a pas le droit, à cause des traités européens. Ils sont il est vrai déjà en partie transgressés (critères de convergence oubliés, aides aux banques). Ce qui confirme que les traités ne sont que ce qu’ils sont, des accords circonstanciels. Démonstration par l’absurde que l’Europe s’est engagée sur une mauvaise voie. Il n’est pas trop tard d’en revoir certaines dispositions, et la remettre sur les rails dans une bonne direction, à condition que nos politiciens en aient la volonté, ou, qui sait ? , qu’on les force à le faire, par exemple en adoptant, toujours en France, une nouvelle constitution qui redonnerait la main au peuple souverain grâce à l’Assemblée référendaire (Lien), Louis Peretz