Decryptage 04/12/2008 à 21h55

Plan de relance de Sarkozy : la part du pipeau


Automobile, logement, infrastructures... les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy étaient souvent déjà prévues.


Discours de Nicolas Sarkozy à Douai (Eric Feferberg/Reuters)

Selon l’économiste Thomas Piketty, proche du parti socialiste, les chiffres lancés par Nicolas Sarkozy dans son discours de Douai sont en grande partie fallacieux :

« On prétend injecter 26 milliards d’euros dans l’économie, alors qu’en vérité il ne s’agit que de un ou deux milliards d’argent frais. »

Piketty note ainsi que la grande masse des dépenses annoncées étaient déjà prévues : le Président se contente d’accélérer certaines dépenses (ce qui n’est pas mauvais, en soi).

Le plan a été évalué à 26 milliards d’euros sur deux ans. Environ 15 milliards portent sur l’année 2009. Cette enveloppe comporte deux grands postes : 11,5 milliards d’avances de trésorerie aux entreprises (des sommes qui leur leur sont dues de toute façon) et 10,5 milliards pour des investissements publics (programmés jusque là sur une plus longue période).

C’est un plan tourné vers les entreprises et l’investissement. La part réservé à la consommation (et particulièrement les ménages modestes) est très faible : la prime de 200 euros aux bénéficiaires des minima sociaux ne représente qu’une dépense limitée, 760 millions d’euros.

Une « correction utile mais pas un new deal » résume Alternatives économiques. Malgré l’audace affichée par le chef de l’Etat, c’est un plan de relance assez classique, d’inspiration néokeynésienne, mais enjolivé par des mesures qui étaient déjà dans les tuyaux ou qui, pour certaines, auront un impact concret très limité. Gare aux déceptions, donc.

Pour évaluer la « part de pipeau » du plan, nous avons passé au peigne fin quelques annonces phares. Evidemment, il est très difficile de tout vérifier. C’est tout l’art de ce type de communication : face à cette avalanche de chiffres et d’annonces, il est complexe, sauf à prendre énormément de temps, d’avoir un regard critique sur chaque détail, de faire la part des chose entre véritables nouveautés, repackaging d’anciennes annonces, ou promesses sans lendemain possible.

Nous commençons ici avec un bel échantillon, que nous complèterons au fur et à mesure (avec votre aide, nous l’espérons).

L’Automobile

1) La « prime à la casse »

L’annonce. L’Etat versera 1000 euros aux automobilistes qui se débarrasseront d’une voiture de plus de dix ans et qui en achèteront une n’émettant pas plus de 160 grammes de CO2. La mesure a déjà été expérimentée dans les années 90, sous les gouvernements Balladur et Juppé. Elle s’appliquait alors à plus de véhicules (vieux de plus de huit ans), mais était moins généreuse (572 euros). Elle avait effectivement relancé les ventes.

Une efficacité médiocre. Pour Bernard Jullien, directeur du Gerpisa (Groupe d’études et de recherches permanent sur l’industrie et les salariés de l’automobile), l’impact sera très limité. Le budget prévu est de 200 millions d’euros, soit 200000 voitures ou encore 2% des véhicules de plus de dix ans circulant en France. Selon le chercheur, un quart de ces voitures aurait été de toute façon acheté.

Pire, cette mesure ne profitera pas aux usines françaises :

« Les acheteurs vont se tourner vers les modèles qui se vendent déjà le mieux (Twingo, 107...). Le problème, c’est qu’ils ne sont en général pas fabriqués en France.

“Pour les ventes, la mesure peut être intéressante. Mais pour l’industrie, elle n’aura aucun effet. On peut estimer qu’elle ’sauvera’ 35000 voitures dans les usines françaises, alors que la production totale en France est de 2 millions.”

2) L’aide aux sous traitants

L’annonce. Un “fonds de restructuration” de 300 millions d’euros viendra en aide aux sous-traitants. Il sera abondé à la fois par l’Etat (à hauteur de 100 millions) et par les constructeurs.

Efficacité limitée. Le gouvernement n’apportera pas d’argent frais, il ira le chercher auprès du Fonds stratégique d’investissement, le fonds souverain créé par Sarkozy en novembre. Verdict de Bernard Jullien :

“Ça peut donner un petit peu d’oxygène à des boîtes qui vont mourir. Mais ce n’est qu’une mesure d’urgence, sans véritable stratégie industrielle.”

3) La relance de l’achat à crédit

L’annonce. Pour relancer les ventes, l’Etat va ouvrir une “ligne de refinancement” de 1 milliard d’euros aux organismes de crédit de Renault et PSA.

Une piste sérieuse. “C’est sans doute la mesure la plus sérieuse et la plus attendue par les constructeurs”, juge Bernard Jullien. En effet, les analystes n’accordent pas aux filiales de crédit des constructeurs la même crédibilité qu’aux banques et aux autres sociétés financières. Renault et PSA ont donc du mal à réunir les fonds nécessaires pour accorder des prêts.

Mais le diagnostic dressé par Sarkozy à Douai laisse à désirer. Le chef de l’Etat a justifié la mesure en rappelant que trois voitures sur quatre étaient achetées à crédit. Exact, sauf que tous ces crédits ne sont pas accordés seulement par les constructeurs.

Le logement

1) Le prêt à taux zéro

L’annonce. En 2009, le plafond du “prêt à taux zéro” (un prêt complémentaire accordé par l’Etat aux primo-accédants aux revenus modestes) sera doublé pour tout achat dans le neuf. Les prêts vont ainsi passer, pour un couple, à 33000 euros (45000 euros en région parisienne). Le montant du prêt pourra atteindre 30% du prix du logement (contre 20% auparavant).

Efficacité faible. Le doublement du plafond est réservé à l’achat d’un logement neuf. Or, les acheteurs de logements anciens représentent les deux tiers des bénéficiaires actuels du prêt.

2) Les 100000 nouveaux logements sociaux

L’annonce. Le Président a annoncé la construction de 70000 logements en deux ans. Ils s’ajoutent aux 30000 logements annoncés en octobre. Sur les 70000, 30000 seront des logements sociaux, 40000 à loyer intermédiaire.

Une annonce bienvenue. C’est un changement d’approche qu’il faut saluer (le gouvernement, dans le projet de loi de finance, prévoyait un budget en baisse de 30% pour le logement social). En revanche, le pouvoir rechigne toujours à utiliser un levier simple : obliger les communes qui refusent de construire des logements sociaux à le faire.

Toutefois, le groupe socialiste au Sénat s’interroge : “Comment comprendre l’annonce de construction de 100 000 logements sociaux supplémentaires alors que le budget pour 2009 en prévoit déjà 120 000, dans un contexte de baisse des subventions ?”

Les marchés publics

L’annonce. Le seuil de passation des marchés publics va passer de 206000 euros à 5,15 millions d’euros, qui est le seuil européen.

Une simple obligation européenne. En réalité, la France n’a pas le choix et elle a déjà aligné ces différents seuils, en vertu des plus récentes directives européennes sur le sujet.

La vraie nouveauté concerne les collectivités locales, où le niveau d’exemption totale de procédure va passer de 4000 à 20000 euros. Plus une rallonge possible de 50% d’une commande, sans faire d’appel d’offres. L’argument du Président : favoriser les entreprises locales.

Commentaire de l’expert des collectivités locales Michel Klopfer : “Il n’y a pas de raison pour qu’une collectivité achète de la papèterie localement si elle est moins compétitive qu’ailleurs.” S’il salue la volonté d’assouplir les procédures, l’expert nuance la portée de cette mesure :

“D’un côté, bien sûr, il y a de la paperasserie -la procédure de la double enveloppe à l’heure d’Internet- et une sorte de dictature des services de marchés publics. On préfère parfois garder le même fournisseur à cause de la procédure. De l’autre, il faudrait les faire évoluer vers une vraie fonction achat, qui n’existe pas dans les collectivités. On pourrait aussi créer des centrales d’achat communes aux collectivités.”

En résumé, l’effet escompté ne sera pas forcément au rendez-vous.

Les infrastructures

Le Président promet une “accéleration” de l’investissement public, via les contrats de Plan Etat-Régions, la loi de programmation militaire, le patrimoine, les hôpitaux, les prisons : “Pour 2009-2010, cette accélération représentera pour l’Etat un effort de l’ordre de 4 milliards d’euros.” C’est un chiffre lancé, qu’il faudra vérifier... dans deux ans. Merci de nous y faire penser.

1) Les quatre lignes de TGV

L’annonce. “Cet effort s’ajoutera à celui consacré aux grands projets qui vont s’échelonner sur les années à venir tels que le plan campus, les TGV, le canal Seine-Nord, la liaison Lyon-Turin. Ils représentent un
effort sans précédent depuis bien longtemps. C’est ainsi qu’entre 2010 et 2014, c’est quatre lignes de
chemin de fer à grande vitesse qui seront construites en parallèle.”

Rien de nouveau. Les 2000 km de lignes à grande vitesse figurent déjà sur la carte ci-dessous. Ils font partie des dispositions arrêtées à la suite du Grenelle de l’Environnement et débattues au Parlement cet automne avant d’avoir été adoptées.


2) Le tunnel Lyon-Turin

Le montage financier du tunnel Lyon-Turin reste à construire. Actuellement, seules les galeries d’accès sont percées. Le coût du percement des 65 km de la partie internationale (comprenant le tunnel de base de Modane et celui de Bussoleno) a été réévalué à 7,6 milliards en janvier 2006. Le mémorandum franco-italien prévoit que la France et l’Italie financeront à 50/50 l’ensemble de la ligne. C’est en 2010 que les modalités de financement devront être fixées, selon le calendrier établi jusqu’à présent. Avec pour objectif une mise en service à l’horizon 2020.

3) Le Canal Seine-Nord

Son ouverture est prévue à horizon 2012.

4) EDF

Sarkozy évoque probablement la construction du 2e EPR, dont il a déjà parlé.

5) Gaz de France

Gaz de France n’existe plus, la société a été remplacé par GDF Suez (il faudrait le lui dire).

6) La RATP

Des tramways pour compléter la petite ceinture qui contourne Paris (prévus pour 2012). La rocade souterraine (métro) Arc Express en grande couronne, dont le premier tronçon dans le sud-est parisien n’est pas attendu avant 2020. Un train Roissy Express, mais sur ce dossier rien n’est encore arrêté.

Les exonérations de charges

L’annonce. “Les charges patronales seront totalement compensées par un versement forfaitaire pour les nouvelles embauches en 2009 dans les entreprises de moins de 10 salariés. Cette exonération totale au niveau du Smic serait dégressive jusqu’à 1,6 Smic.” Une aide à l’emploi de 700 millions d’euros.

Une efficacité limitée. La CGPME n’est pas extatique : “Les exonérations de charges sociales favoriseront l’embauche dans les TPE, à condition toutefois que les carnets de commandes le permettent.” Les représentants des PME regrettent au passage que les annonces du ministre du Budget sur la possibilité de reporter le paiement des charges sociales n’aient pas été confirmées...

Par ailleurs, il est très difficile d’évaluer l’effet d’aubaine d’une telle mesure (des petites entreprises embauchent de toute façon, crise ou pas) et donc l’effet sur l’emploi.

Enfin, des exonérations totales ou partielles de cotisations sociales patronales existent déjà dans de nombreux cas particuliers : pour les entreprises dans les ZRU (Zones de redynamisation urbaine) et ZFU (Zones franches urbaines) ; pour les entreprises embauchant un apprenti ou un salarié en contrat aidé ; ou encore pour les entreprises pouvant bénéficier de la “réduction Fillon” (qui vous donne droit à un allègement des cotisations patronales de sécurité sociale).

La TVA

L’annonce. Sarkozy a une nouvelle fois promis de tout faire pour que la TVA passe de 19,6% à 5,5% pour certains produits : restauration, disques, produits propres.

En attendant Bruxelles... C’est un engagement qui n’engage à rien, puisque toute baisse en-dessous du minimum autorisé en Europe, 15%, nécessite l’accord de Bruxelles et des autres Etats-membres. Et cette autorisation semble encore lointaine. Le chef de l’Etat a simplement élargi la gamme de produits qu’il souhaite soutenir.

En tout cas, le Président n’a aucune intention de suivre l’exemple de Gordon Brown. Pour relancer la consommation, le Premier ministre britannique a en effet opté pour une mesure radicale : une baisse générale du taux de TVA de deux points, en la ramenant au seuil minimum de 15%.

G.B., D.S, F.K, J.M, P.R.

A lire : le discours de Douai.

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  • Chris.A
    Chris.A
    Ni pour,ni contre,bien au (...)
    • Posté à 22h53 le 04/12/2008
    • Internaute 32905
      Ni pour,ni contre,bien au (...)

    Vous êtes bien gentil Pat’ . Je pensais à une autre chanson genre « mais qu’est-ce qu’on attend pour foutre le feu ? “

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 22h13 le 04/12/2008
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    Rien que pour le titre et la photo : chapeau !

    Et pour l’article, bravo !

    Quand à Sarko.....

    Lien

    • hycare
      hycare répond à skalpa
      Gigoteuse d'univers
      • Posté à 23h56 le 04/12/2008
      • Internaute 8129
        Gigoteuse d'univers

      « Rien que pour le titre et la photo : chapeau !

      Et pour l’article, bravo !

      Quand à Sarko….. »

      Une seule réponse :

      « Dégage, pauvre con ! »

      Je ne fais que citer le président de la république française que tout le monde a entendu et vu à la télé lors d’un quelconque rassemblement de super vaches !

      • FabiendeMénilmontant
        FabiendeMénilmontant répond à hycare
        journaleux - blogueur
        • Posté à 10h11 le 05/12/2008
        • Internaute 14145
          journaleux - blogueur

        Si l’on se tient à ce tableau de l’Insee :
        Lien
        (dur de faire plus officiel), la prime de 5 000 FF de 1993 vaut aujourd’hui… 950 €.

        Il a inventé quoi, notre brave monsieur ? un « bonus » de 50 € pour une voiture qui en vaut dans les 20 000 ? C’est plus pitoyable que l’augmentation de 6,9 % du minimum vieillesse « d’ici 2012 » (si vous votez bien en 2009 et 2010, Elysée-moi).

         
        • sefero49
          sefero49 répond à FabiendeMénilmontant
          Soldat mugissant
          • Posté à 14h20 le 05/12/2008
          • Internaute 12260
            Soldat mugissant

          Et encore... compte tenu de l’inflation (monétaire et du prix d’achat des voitures ), que représenterait 5000 F de 1993 ? sans doute plus de 1000€ ;

        1 autres commentaires
      • athénaïs
        athénaïs répond à hycare
        • Posté à 18h45 le 07/12/2008
        • Internaute 30637

        mais non, Hycare, c’était « casse toi,pov’ con ! »

  • malpoli
    malpoli
    Homme de paille
    • Posté à 22h23 le 04/12/2008
    • Internaute 37834
      Homme de paille

    Hier il a supprimé la pauvreté,
    Aujourd’hui il sauve l’économie
    Demain, il guérit les lépreux ?

    De plus en plus mystique cet homme...

  • Citoyenne_lambda
    • Posté à 22h15 le 04/12/2008
    • Internaute 35943

    les mesures annoncées du personnage en question ... gnagnagna ... et gnagnagna... et regnagnagna

    franchement, c’est lassant !

    Ciao

  • Anonyme

    quand on aura fini des donner des milliards aux responsables de la crise et a ceux qui licencient a tour de bras, on pourra commencer a distribuer des miettes aux gens qui se se font triplement enc... durant ce spectacle ? ? ?
    les coupables sont récompensés, les pauvres, les travailleurs, les gens quoi, sont punis par un systeme qui les dégoute, et qui leur interdit toute contestation, toute initiative.
    la crise comme la croissance profitent aux élites ! et les médias collaborent au mensonge tant qu´ils ne désignent pas cette escroquerie par son nom !

    • Syphys
      • Posté à 11h08 le 05/12/2008
      • Internaute 12942

      Oui le plan de relance ne met pas assez de fond à la base pour relancer l’économie mais l’économie ne peut pas être relancé en l’état des choses... :

      Surtout avec le système d’assurance, les banques pourraient profiter de l’aubaine pour se faire des spéculations : ils n’ont pas été responsables comment peuvent-ils s’auto-réguler (avec une assurance qui leur donne patte blanche) ? Comment pouvoir refaire confiance aux banques qui sont toujours elles, en train de se regarder les unes les autres avec méfiance !

      Comme la révélation des véritables déprofits est en suspens grâce à monsieur Brown et (encore !) grâce au grand personnage qui a dit : « casse toi pauvre con », qui dilapide la télévision nationale, qui a fait des réductions d’impôts pour les plus riches (alors que l’écart des salaires a atteint un niveau jamais égalé !), qui a contribué au sentiments de mal être en voulant revaloriser le travail alors qu’on apprend aux futures dirigeants : « La classe ouvrière n’a pas conscience de son exploitation » ( avant on disait mon travail me donne peu : je lui rend bien ! cqfd) J’en passe...

      Les solutions :

      1, Prise de participation dans le capitale mais aussi dans le fonctionnement des banques par l’état...
      2, La divulgation et la transparence des comptes des banques (si elles se portent bien elles peuvent montrer leur compte ;) ) tant qu’à faire : en profiter pour demander la transparence des comptes des entreprises :)
      3, Soulèvement des peuples car comme tu dis les injustices ne peuvent pas continuer et car elle est prévu par Karl en cas de chute du système que les dirigeants renomment crise systémique pour minimiser le phénomène...

      Je ne dis pas le 3 pour inciter à la rébellion mais juste pour faire savoir que cela sera une solution naturelle à la crise si les dirigeants ne font pas ce qu’il faut : nationalisation des banques ou si les banques gardent leur comptes opaque.
      Comme ils ne le feront pas comment penser l’établissement d’un ordre nouveau pendant ou après le soulèvement ?

      Un site Français/Anglais/Chinois/Japonais/Russe... pour réfléchir sur la révolution future (2009-2010 ?) et essayer de trouver les moyens de lui donner une humanité dans sa marche... ? Je précise bien que ce site n’appellerait pas à la rébellion mais essayerais de mettre des bases humanistes sur une « révolution » probable... Les puissants ne sont pas raisonnables : au peuple de l’être : s

  • Gigiss
    Gigiss
    Etudiant
    • Posté à 22h27 le 04/12/2008
    • Internaute 40965
      Etudiant

    On peut regretter l’époque où les présidents ne pouvaient qu’inaugurer les chrysanthèmes...

  • delalo
    delalo
    Anti A.G.C.S
    • Posté à 22h31 le 04/12/2008
    • Internaute 26064
      Anti A.G.C.S

    moi, jai retenu une phrase qui me fait craindre le pire c’est la suivante : « nous devons rattraper le retard de COMPETITIVITE que la france à prit ces trente dernieres années. » on sait ce que cela veut dire...le reste ne concernait que les industriels : le theme du discours etait essentiellement axés sur la relance des investissements.
    Lien

  • Marie7777
    • Posté à 22h33 le 04/12/2008
    • Internaute 24851

    Etrangement, pendant ce discours (visionnable intégralement sur le site Lien), Sarkozy s’est indigné que le TGV n’arrive pas encore à Strasbourg... Il me semblait bien pourtant qu’une inauguration en grande pompe du TGV Est avait eu lieu l’année dernière... Et il a déjà dit la même chose il y a quelques jours au congrès des maires. Bizarre et inquiétant !

    • Vinny
      Vinny répond à Marie7777
      • Posté à 00h38 le 05/12/2008
      • Internaute 26623

      Parfaitement, j’habite Strasbourg et je peux te confirmer que la ligne TGV est bien en service depuis quelques temps.

      Par contre, à décharge de Notre Président, la ligne n’est pas équipée pour fonctionner à grande vitesse jusqu’ici. On pourrait donc éventuellement dans un excès de clémence dont je n’ai pas la force, lui accorder le bénéfice du doute en considérant que c’est de cela qu’il parlait.

      Si ça se trouve, il essaie encore de caresser l’électorat du FN dans le sens du poil, on en a plein comme ça par chez nous et ceux-là ne sont peut-être même pas au courant que le TGV Est est en service... (j’avoue, la fin sent un peu le troll, pardon aux familles tout ça...)

      • argumenteur
        argumenteur répond à Vinny
        plumitif oiseux
        • Posté à 01h43 le 05/12/2008
        • Internaute 58952
          plumitif oiseux

        « La ligne n’est pas équipée pour fonctionner à grande vitesse jusqu’ici. » Je ne suis pas sûr de saisir pleinement le sens de cette phrase.

        Ce qui est sûr c’est que la ligne à grande vitesse ne va pas jusqu’à Strasbourg elle s’arrête bien avant et à ce moment là les TGVs rejoignent la ligne classique. Le projet étant de construire la centaine de kilomètres de LGV manquant entre Baudrecourt et Vendenheim (une 30 de minutes gagnées sur des trajets type Paris-Strasbourg).

        Bref Sarkozy, pour une fois, n’est pas totalement dans le faux, ni dans le vrai.

         
        • jabier
          jabier répond à argumenteur
          consultant dans les Landes
          • Posté à 08h56 le 05/12/2008
          • Internaute 31087
            consultant dans les Landes

          Dans le même ordre d’idée, le TGV Atlantique n’est TGV que jusqu’à Poitier. Pas encore à Bordeaux, ni Toulouse.
          N$ déconne, mais ce n’est pas nouveau. C’est un péché véniel en rapport aux plus grandes saloperies qu’il nous prépare.

        • Marie7777
          Marie7777 répond à argumenteur
          • Posté à 18h52 le 05/12/2008
          • Internaute 24851

          Oups, c’est vrai, je suis allée un peu vite... mais on monte quand même dans un TGV à Paris et on se retrouve en 2h20 à Strasbourg, ce qui est un énorme progrès, alors que tout le discours sur le plan de relance était construit autour du fait que la France serait scandaleusement en retard par rapport aux autres pays en matière d’infrastructures.

        2 autres commentaires
  • Que dites vous
    Que dites vous
    je n'en crois rien !
    • Posté à 22h33 le 04/12/2008
    • Internaute 61390
      je n'en crois rien !

    Que du pipeau ! pft on a pas fini d’en chier !

    • caczéro
      caczéro répond à Que dites vous
      retraité obligé
      • Posté à 13h22 le 05/12/2008
      • Internaute 58714
        retraité obligé

      1789.....2009 il y aura du 9...pardon du neuf

  • Anonyme

    Bonsoir, au dela des promesses et de la pluie de milliards habituels,il faut décrypter ce qu’il a vraiment dit

    La crise que nous traversons n’est pas une crise passagère. Ce n’est pas une simple crise
    conjoncturelle dont les traces seraient appelées à être vite effacées.
    Cette crise, je persiste et je signe, est aussi structurelle. Elle va transformer pour longtemps
    l’économie, la société, la politique.

    Le monde qui sortira demain de cette crise sera profondément différent de celui d’hier

    La crise va changer les équilibres du monde. Elle va changer les comportements, les idées,
    les valeurs.

    Parce que la crise va tout changer, notre réponse doit préparer le changement
    Nous avons la responsabilité historique de lui faire prendre le tournant de la révolution numérique, des
    technologies propres, de la croissance verte.

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    • delalo
      delalo
      Anti A.G.C.S
      • Posté à 22h40 le 04/12/2008
      • Internaute 26064
        Anti A.G.C.S

      une dictature écologique, c’est ce qui nous pends au nez ....Sarkozy c’est pas Yves Cochet....

      • Anonyme répond à delalo

        1. Maintenir l’humanité en dessous de 500.000.000 individus en perpétuel équilibre avec la nature
        2. Guider la reproduction intelligement en améliorant la forme physique et la diversite
        3. Unir l’humanité avec une nouvelle langue vivante
        4. Traiter de la passion , la foi , la tradition et toutes les autres choses avec modération
        5. Proteger les personnes et les nations avec des lois et des tribunaux équitables
        6. Laisser toutes les nations régler leurs problèmes externes et internes devant un tribunal mondial
        7. Evitéz les lois et les fonctionnaires inutiles
        8. Remplacez les droits personnels par des devoirs sociaux
        9. Primer la vérité , la beauté ,l’amour en recherchant l’harmonie avec l’infini
        10. Ne pas être un cancer sur la terre , laisser une place à la nature

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        A bientôt

  • Patrick C
    Patrick C
    Professeur de SES
    • Posté à 22h37 le 04/12/2008
    • Expert 59276
      Professeur de SES

    Un élève de 1ère ES pourrait facilement dire à M. Sarkozy que son plan n’a aucune légitimité économique.

    En 2007, la France avait une surproduction de 13,6 milliards d’euros selon l’INSEE. Ce qui signifie que les entreprises et administrations françaises produisaient beaucoup plus que ce qui était consommé. En 1992, l’année précédent la grande dépression de 1993, la situation était identique. Cela signifie simplement que les entreprises ont des capacités de production excédentaires. Ils ont plus de capital productif de tout type qu’il leur est nécessaire pour produire. Par conséquent, ils n’ont pas besoin d’investir en 2008. Et encore moins d’embaucher. C’est d’ailleurs pour cette raison que les embauches au premier trimestre 2008 étaient 4 fois inférieures à celle du premier trimestre 2007, toujours selon l’INSEE.
    Proposer des aides aux investissements et aux embauches à destination des entreprises est donc une façon d’agir inappropriée en la circonstance.

    Peut-être que l’investissement public peut alors changer les choses ?
    Proposer un plan de relance par l’investissement public a une vertu, certes, celle d’enclencher un phénomène dit de multiplicateur keynésien. En lançant l’investissement public, on embauche une partie de la population au chômage. Cette population peut donc consommer, ce qui apportera des revenus à d’autres entreprises, et par effet de cascade, la production peut reprendre.
    Dans le cas actuel, le plan de relance par l’investissement public est très faible, (merci à l’article de très bien le montrer par ailleurs) donc l’effet multiplicateur le sera également. Il y a peu de chances que les emplois publics créés aient beaucoup d’effets positifs sur le reste de l’économie.

    Que faut-il alors faire ? Il ne reste qu’une solution, à la fois pertinente économiquement (car ce n’est pas l’investissement qui fera grand-chose) et symboliquement (car tout le monde ne parle que de cela et que c’est un moyen de montrer concrètement le pragmatisme économique et non l’idéologie). C’est relancer la consommation. Agir pour augmenter la consommation concrètement, à l’instar du gouvernement britannique qui a diminué la TVA pendant les 2 ans à venir. Ce faisant, on redonne un dynamisme à l’économie : les entreprises auront à nouveau une demande à laquelle répondre. Et l’investissement aura dans ce cadre, mais dans ce cadre seulement, un intérêt pour les entreprises.

    Sans relance de la consommation, il n’y aura pas de reprise de l’économie française. Nous sommes partis pour une belle dépression, c’est-à-dire un taux de croissance négatif, pendant au moins plus d’une année.
    Les marchés financiers ne s’y trompent d’ailleurs pas. A 12h, heure de début du discours de Nicolas Sarkozy, le CAC40 était coté à 3220, en remontée depuis l’heure d’ouverture en attente des mesures. A 14h, une heure après la fin du discours, il était coté à 3110. Une perte de 110 points. En effet, à quoi bon être propriétaire d’une entreprise qui ne fera pas de ventes ?
    On pourra me dire que les cours ont remonté à 3600 à la fin de séance. Certes, mais les entreprises qui ont vu leur cotation augmenter sont toutes les banques (+8% pour le Crédit Agricole), qui ont profité de l’annonce de la baisse des taux de la BCE (et non du plan de relance français). Et les entreprises qui ont vu leur cotation baisser sont les entreprises de production de biens, ce qui confirme le constat précédent. La plus mal classée : Rexel (production de matériaux liés à l’électricité) avec -8% et Peugeot avec -5% de valorisation.

    Triste constat

    • isnogood
      isnogood répond à Patrick C
      • Posté à 00h01 le 05/12/2008
      • Internaute 39364

      Oui son plan sera un coup d’ epe dans l’eau.

      Mais le votre n’aura pas plus d’avenir.

      Ce n’est plus un problème d’ajustement, et l’analyse économique dans votre espace n’a pas plus de sens, pire en tentant de conserver votre modèle, les économistes posent une chape empêchant l’éclosion des solutions.

      En gros sauvez l’économie par un TGV (keynt) (ou 1million de plus en bagnoles !), devenir leader ou a gauche donnez 2 points de pouvoir d’achat, plutôt en rire ! .

      La bulle « web », les actions pourries : le 10% pour que votre machin fonctionne, disons suffisament de miette au peuple, qui trique.

      Le développement durable Borloo, et la sainte innovation, le leader comme la solution.

      Le système capitaliste était un moyen efficace, mais comme le communisme, il aboutie a l’aberration, ils se rejoignent dans le gachis.

      Comme quand on a finit sa maison on se repose, il serait temps, et Besancenot a raison dans sa redistribution, mais son chant des travailleurs est dépassé.

      L’asservissement du peuple est multiple, les ajustements des économismes serait de travailler jusqu’a 70ans alors qu’on vire a 50ans.

      La solution sera soit choisi soit imposé : la faillite, la brouette de billet pour sa baguette.

      Remettre l’humain au centre, du Chinois pour vous ? .

      La mission de l’entreprise a été de sortir l’age de pierre, d’équiper, puis en déviant a exclusivement faire de l’argent en paupérisant le peuple, il faut lui définir sa nouvelle mission ....

      La politique c’est un plan, ca veut pas dire communiste ni économisme.

      IsnoGood

    • Juan Pablo de Tagéna - bloqué
      • Posté à 09h22 le 05/12/2008
      • Internaute 60349

      Allons allons ! On sait bien que les cours de sciences économiques sont des cours de dénigrement de l’économie de marché, de l’exaltation du marxisme, c’est-à-dire d’une théorie qui a plongé les peuples dans la misére, la flicaillerie et le malheur. Je ne crois pas qu’un prof de SES soit le mieux à même de venir nous dire ce qu’il faut faire par temps de crise. Un peu de modestie, petit monsieur !

      • tipoux
        tipoux répond à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
        écocitoyen
        • Posté à 10h24 le 05/12/2008
        • Internaute 56930
          écocitoyen

        voilà un raccourcis pour le moins surprenant .
        qui tend à démontrer votre adhésion idéologique au système néo-capitalo-libérale .
        une réflexion malheureusement partagé par le gouvernement de néo gaullien de droite actuellement en poste et un grands nombre de français qui se laisse berner par des discours partisans et trés bien ficelé en terme de communication.

        pour vous ,en dehors de ces deux modèles économiques il semble qu’il n’y ais point de salut.

        et surtout une critique gratuite d’un enseignement qui laisse libre à chaque enseignant de jouer sur la pluralité de vision pour de nouveau modèle et la recherche d’autres voies à développer pour l’étudiant.
        évidemment dans cette espace de libre enseignement certains enseignants appuient sur le dogme marxiste,et d’autres sur le dogme néo-libérale.
        reste que le plus grand nombre travail chaque jour pour ouvrir les esprits et les rendre critique et prêt à analyser.

        un éducation de qualité doit ouvrir les esprits et leur donner les outils pour construire une société solidaire,humaine ,démocratique et laïque ou le pilier est l’éveil et l’ouverture au monde de l’esprit et des réalités en faire un citoyen du monde avec un sens des responsabilités et du respect de l’autre ,et lui donner un bagage intellectuelle suffisant pour qu’il s’épanouisse et pour qu’il évite les écueils du tout pré- réfléchis et des facilités intellectuelle qui lui seront présenté au quotidien .
        Pour qu’il soit dans un rôle d’acteur citoyen pour affronter les manipulateurs et les prédateurs qui forme une classe qui se veut dominante intellectuellement sur ses idées et pouvant devenir fascisante si nous n’y prenons garde.

         
        • Juan Pablo de Tagéna - bloqué
          • Posté à 10h27 le 05/12/2008
          • Internaute 60349

          Merci ! Vous êtes la preuve vivante de la véracité de mes assertions ! Encore merci de venir apporter de l’eau à mon moulin !

        1 autres commentaires
      • kwadracircus
        • Posté à 10h38 le 05/12/2008
        • Journaliste 60089
          journaliste

        dis donc, c’est de l’humour ou quoi ? ne t’inquiètes pas de toutes façon, l’enseignement public n’en a plus pour longtemps. Et puis tu as raison, l’économie de marché, telle que nos gourvernants la pratique, n’apporte pas la misère pour les peuples, ni la flicaillerie et le malheur... je ne crois pas qu’on vive sur la même planète.

      • Patrick C
        Patrick C répond à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
        Professeur de SES
        • Posté à 11h36 le 05/12/2008
        • Expert 59276
          Professeur de SES

        Sans doute.
        Je cherche juste à réfléchir et comprendre si oui ou non le plan de relance est vraiment un plan de relance. Si on peut appeler un chat un chat ou non.
        De là à dire que la baisse de la TVA est LA solution pour la France, je n’en sais rien. Mais rien ne permet non plus de dire que c’est le plan actuel qui le fera.
        Enfin, si les gens pensent que ma réponse avalise un système capitaliste néfaste, etc. etc. ils ont tout à fait le droit. Si d’autres pensent que je suis en train de lui couper l’herbe sous le pied, ils ont aussi le droit. Mais personnellement je n’en dis rien. Ce n’est pas l’objet de ce message. Et on ne peut pas me reprocher de ne pas en parler. Je ne suis pas en train de répondre à la question : « est-ce qu’il faut un plan de relance ou laisser le capitalisme s’autodétruire », question politique ; mais simplement : « est-ce que le plan de relance est un plan de relance », question de sciences économiques et sociales.

      • JJLF-
        JJLF- répond à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
        citoyen mitoyen
        • Posté à 00h18 le 06/12/2008
        • Internaute 60031
          citoyen mitoyen

        E revoila le gentil monsieur au patronyme hispanisant qui a réponse à tout. Qui traite quelqu’un qui se donne la peine de faire partager son savoir et son point de vue de « petit monsieur ». Et ceci à quelle fin ? Pour déverser son maigre vomi idéologique, toujours le même, et s’exalter tout seul contre le « marxisme » père de tous les maux et notamment de l’immense crise du capitalisme, doublée d’une débâcle écologique, qui est en train de saper la planète sous nos pieds. « Petit monsieur » ? Mais si l’internaute que vous attaquez est un petit monsieur, ça fait quoi de vous ? Un acarien ? Une paramécie ? Vous adulez un nain, vous êtes un nain. C’est un peuple. Au secours !

      • anini
        anini répond à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
        terrienne de souche !
        • Posté à 21h50 le 06/12/2008
        • Internaute 51759
          terrienne de souche !

        ENCORE VOUS !
        On vous attend comme le messie pour nous prêcher la bonne parole et nous conduire vers le renouveau !

    • mimi34
      mimi34 répond à Patrick C
      • Posté à 09h54 le 05/12/2008
      • Internaute 17052

      Rectificatif concernant REXEL c’est un distributeur de matériel electrique, il fabrique du matériel mais par l’intermédiaire de ses filiales, son Chiffre d’affaire dépend de la construction et de la réhabilitation de logements.

    • Xavier Denamur
      Xavier Denamur répond à Patrick C
      Restaurateur
      • Posté à 10h29 le 05/12/2008
      • Internaute 48550
        Restaurateur

      Sans vouloir vous faire la leçon mais affirmer qu’il ne reste qu’une solution : imiter les britanniques en baissant la TVA pour relancer la consommation, est symptomatique d’un manque d’analyse objectif sur ce sujet. je vous recommande de lire mes petites contributions sur le sujet.
      Lien
      Lien
      Comme je l’ai déjà écrit si on n’oriente pas une relance consommation vers le « durable » cela revient à consommer plus pour détruire plus donc à appauvrir nos enfants...
      Vos analyses du CAC n’engagent que vous mais à la même heure, suivant la même courbe, la baisse des futures américaines étaient donc liées aux propos décevant de notre Président ? Pour info la cotation de Rexel était la même à 10H30 qu’à 14H environ 5.50 euros

    • Xavier Denamur
      Xavier Denamur répond à Patrick C
      Restaurateur
      • Posté à 10h44 le 05/12/2008
      • Internaute 48550
        Restaurateur

      Sans vouloir vous faire la leçon mais affirmer qu’il ne reste qu’une solution : imiter les britanniques en baissant la TVA pour relancer la consommation, est symptomatique d’un manque d’analyse objectif sur ce sujet. A ce propos,je vous recommande de lire mes petites contributions
      Lien
      Lien
      Comme je l’ai déjà écrit si on n’oriente pas une relance de la consommation vers le « durable » cela revient à consommer plus pour détruire plus donc à appauvrir nos enfants...
      Vos analyses du CAC n’engagent que vous mais à la même heure, les futures américaines suivaient la même courbe que le CAC. Les propos de notre président auraient eu une influence sur Wall Street Pour info la cotation de Rexel était la même à 10H30 qu’à 14H environ 5.50 euros et si l’action à fini à 5.30 euros à 17H étayer votre raisonnement sur les fluctuations journalières d’une action ou du CAC d’ailleurs comporte quelques risques bour(de)siers...

      • Syphys
        Syphys répond à Xavier Denamur
        • Posté à 16h43 le 05/12/2008
        • Internaute 12942

        Nos dirigeants nous disent des trucs gentils parce qu’ils pensent que la crise se résorbera par un sentiment de confiance qu’ils s’efforcent de faire naître... C’est voir à quel point il se fourvoient !

        Les bénéfices engendré par l’augmentation de la TVA ne devrait pas être utilisé mais « investi » pour les générations futures : plantations d’arbres, financement pour la recherche construction de four solaire ou même créer un « compte » pour la future génération (dommage que la destruction pure et simple ne servirais à rien (mais si quelqu’un voit un alternatif) pour impacter le cout de la surconsommation sans en faire profiter un quelconque fond spéculatif pourri !)

    • Anastaze
      Anastaze répond à Patrick C
      inconsolable
      • Posté à 21h59 le 05/12/2008
      • Internaute 53186
        inconsolable

      Pour augmenter la consommation, il faut soit :

      - augmenter les salaires (mais les pauvres inquiets vont thésauriser)
      - diminuer les taux de crédit (mais les banquiers inquiets vont freiner des 4 fers)

      et si ça ne suffit pas, et si Lien, il faudra demander à Castaldi d’acheter 7916 baguettes de pain par jour et à Bolloré 94992, et ainsi la boulange sera sauvée.

      Même choses avec les nouilles, les patates, le loto, et les écrans plats etc.

    • honolulu38
      honolulu38 répond à Patrick C
      Ni en lutte ni assoupis
      • Posté à 14h29 le 06/12/2008
      • Internaute 21630
        Ni en lutte ni assoupis

      Et que faites-vous de l’objection selon laquelle ce sont en grande partie des produits d’entreprises étrangères qui bénéficieraient d’une relance de la consommation ?

    • anini
      anini répond à Patrick C
      terrienne de souche !
      • Posté à 21h43 le 06/12/2008
      • Internaute 51759
        terrienne de souche !

      Je sais que je suis hors sujet mais désirant approuver votre intervention ,je vous ai mis une boule de moins alors que normalement vous auriez du avoir 34 votes à la cinquième boule !

      Ce n’est pas la première fois que cela se passe et je ne comprends pas pourquoi mon intervention ne donne pas le résultat escompté !

      Quelqu’un peut -il m’éclairer , je ne vais plus oser m’exprimer !

  • Suzanne Citron
    Suzanne Citron
    Historienne et auteure
    • Posté à 22h44 le 04/12/2008
    • Internaute 6159
      Historienne et auteure

    Il serait intéressant de nous éclairer sur la question de la TVA. Quelles sont les raisons de ne pas faire comme Gordon ? Quel est le point de vue d’économistes de gauche comme T. Piketty ou Daniel Cohen ?

    • Patrick C
      Patrick C répond à Suzanne Citron
      Professeur de SES
      • Posté à 22h48 le 04/12/2008
      • Expert 59276
        Professeur de SES

      A priori, je ne vois qu’une seule raison, non économique (cf. mon précédent message).
      La question du pouvoir d’achat est tellement tendue à l’heure actuelle - la faute à qui ? - que le gouvernement aurait du mal à légitimer une nouvelle augmentation de la TVA passés les effets de la crise.
      Comme la crise ne risque pas de finir avant au moins deux années, nous nous retrouvons en 2010-2011. Remettre la TVA à son seuil antérieur - c’est-à-dire dans l’esprit public l’augmenter - à une année de la nouvelle présidentielle semble difficile à soutenir politiquement quand on s’est présenté comme le « président du pouvoir d’achat ». Donc autant ne pas la baisser tout de suite.
      CQFD.

      • Patrick C
        Patrick C répond à Patrick C
        Professeur de SES
        • Posté à 22h56 le 04/12/2008
        • Expert 59276
          Professeur de SES

        J’ajoute juste. Pourquoi remonter la TVA d’ailleurs ? Simplement parce que la TVA est l’impôt qui rapporte le plus au budget de l’Etat, et contribue donc au non accroissement du déficit public dont le seuil est fixé à 3% du PIB.
        Simple rappel : en 2006, selon l’INSEE, la TVA représente 131 milliards d’euros de prélèvements obligatoires sur les 792,5 qui ont eu lieu, donc 18% environ à lui tout seul. Baisser la TVA, c’est diminuer les ressources publiques et augmenter le déficit.

      • Suzanne Citron
        Suzanne Citron répond à Patrick C
        Historienne et auteure
        • Posté à 23h22 le 04/12/2008
        • Internaute 6159
          Historienne et auteure

        Merci. Votre message pas encore paru quand j’ai envoyé le mien. La baisse de la TVA aurait répercussion sur les notes d’électriricité, de téléphone etc. en plus des produits de consommation. Mais évidemment Gordon équilibre la diminution de ressources par l’impôt sur les plus fortunés.
        On espère que les réactions critiques de la gauche s’accompagneront de contre-propositions...

         2 autres commentaires
  • ysengrimus
    • Posté à 22h58 le 04/12/2008
    • Internaute 12674

    Il se calme, cest criant, il se calme...

    Lien

    Il n’est rien et en prend graduellement conscience...
    Paul Laurendeau

  • Spiripotain
    Spiripotain
    promeneur écoutant
    • Posté à 23h06 le 04/12/2008
    • Internaute 49037
      promeneur écoutant

    Il n’y avait plus d’argent dans les caisses, maintenant il y en a.
    Sarko a compris et intégré le système Chirac : ce sont les mots qui comptent, pas la réalité. Sarko est donc déjà, au bout de quelques mois, définitivement chiraquisé. Et si quelqu’un prenait le temps de vérifier ses promesses ?
    Pour l’instant le score en est à :
    Sarko : 0 / Réalité : 1

    • honolulu38
      honolulu38 répond à Spiripotain
      Ni en lutte ni assoupis
      • Posté à 14h36 le 06/12/2008
      • Internaute 21630
        Ni en lutte ni assoupis

      Attention à un tout petit détail quand même :
      Beaucoup de gens semblent oublier une toooouuuute petite nuance :
      Il y a une différence entre « je te prête 10 milliards (que je vais donc pouvoir emprunter) » et « je te donne 10 milliards »...

  • papy55
    papy55
    prof. en province
    • Posté à 23h18 le 04/12/2008
    • Internaute 24237
      prof. en province

    En fait un exercice de com’ de haut niveau, ce plan de relance.....un peu comme les valeurs virtuelles de la bourse qui n’apparaissent qu’en disparaissant lorsqu’elle s’effondre (la bourse) !

    Moi j’ai décidé qu’à ma modeste place, je participerai à la relance de l’économie en payant mes impôts locaux dès le 15 de ce mois, j’avais un temps envisagé d’en conserver le montant sur mon compte......., je demande qu’on m’applaudisse !

    C’est un peu ce qu’a fait Sarko, « distribuer » virtuellement des milliards en embrouillant savamment les chiffres, avez-vous remarqué la préparation médiatique qui a précédé ces annonces ?

    Du grand art !

  • Servais-Jean
    • Posté à 23h28 le 04/12/2008
    • Internaute 4591
      43

    Dans mon coin j’ai essayé cette technique à mon petit niveau et devinez quoi, je suis interdit bancaire.

    Sacré sarko, aprés avoir été la risée du monde à tel point que Medvédiev l’imite il va devenir le premier chef d’état interdit bancaire s’il trouve un banquier assez fou pour lui préter l’argent qu’il demande, à moins qu’il hypothèque la France auquel cas nous sommes vraiment dans de sales draps.

  • Anonyme

    Les propositions alternatives du PCF :

    Nous vivons l’une des plus graves crises économiques de notre histoire. Aux États-Unis, les pertes du système de retraite privées avoisine 2.000 milliards de dollars (20% des retraites sont parties en fumée) et deux millions d’américains se retrouvent à la rue.
    Et la crise s’étend, elle est mondiale. L’effondrement des bourses et de grands établissements financiers vont avoir des conséquences redoutables. Si l’on ne fait rien, c’est toute l’économie qui va être touchée, les salaires, l’emploi, les retraites, le logement, l’accès à la santé, les services publics. En bref, c’est la vie quotidienne et l’avenir de chacun d’entre nous qui est en jeu.

    Face à cette situation, il est clair que les gouvernements ont perdu le contrôle : le mini sommet de Sarkozy n’a pas calmé la fureur des marchés. Pire, pour renflouer quelques spéculateurs, ils dilapident des milliers de milliards d’euros, et continuent d’alimenter l’incendie financier. L’ampleur de cette catastrophe est telle que les héros du libre-marché parlent maintenant de moraliser, de réguler le capitalisme. Mais c’est le système lui-même qui est en bout de course. Un système qui choisit d’alimenter la spéculation plutôt que l’emploi. Un système obsédé par les profits, la rentabilité et l’enrichissement sans limite de quelques uns au détriment du développement de chacun. Un système qui va de crises en crises – sociale, alimentaire, écologique, financière… - et nourrit des tensions et des conflits de plus en plus graves.

    Dans ces conditions, il faut avoir le courage d’avoir des réponses à la hauteur. Des mesures d’urgence pour stopper la crise, combattre le capitalisme financiarisé. Et des réformes de fond pour que ça ne recommence plus jamais.

    Des mesures d’urgence énergiques

    Rétablir la confiance. En France, et en Europe, il faut une garantie absolue des dépôts des petits et moyens épargnants. Il faut que Nicolas Sarkozy le propose au Conseil européen du 15 octobre.

    Pas d’argent public sans pouvoir de gestion. S’il doit venir au secours d’un établissement financier, comme Dexia, l’Etat doit pouvoir maîtriser sa stratégie et sa gestion. Et quand il l’estime justifié, compenser l’aide apportée par une nationalisation durable de ses actifs sains contribuant ainsi à construire un grand pôle public du crédit.

    Couper le robinet de la spéculation. Il faut cesser de favoriser les profits, qui alimentent l’incendie financier. Mettre fin au bouclier fiscal des plus riches. Refuser de livrer nos retraites aux fonds de pension.

    S’attaquer par des réformes de fond à la logique folle du capitalisme

    Orienter l’argent vers l’économie réelle. Il faut s’attaquer aux profits qui nourrissent la spéculation pour augmenter les salaires, retraites et allocations, défendre et développer la protection sociale, le logement, les services publics, financer l’éducation, la recherche, les investissements utiles. C’est le seul moyen pour que l’économie reparte.

    Créer un grand pôle public du crédit. Les privatisations ont livré la quasi totalité de notre système financier aux intérêts privés. Pour financer les investissements utiles, il faut, autour notamment de la Caisse des dépôts et consignations, créer un pôle public puissant du crédit.

    Assurer la transparence du système bancaire. L’argent géré par les banques est celui des salariés : il doit être géré de façon limpide. La monnaie et le crédit sont un bien commun, ils doivent être maîtrisés par les citoyens.

    Refonder l’Europe. Aujourd’hui, la Banque Centrale Européenne est l’esclave des marchés financiers. Il faut la mettre au service du développement de l’industrie et des services. Non seulement en remettant en cause son « indépendance » et ses missions, mais aussi en menant bataille pour un nouveau traité mettant fin au pacte de stabilité, au dogme de « la concurrence libre et non faussée », et au choix du dumping social et fiscal.

    Dans une situation aussi grave, la gauche doit être au rendez-vous, rassemblée autour de propositions réalistes et audacieuses. C’est la condition pour sortir de la crise, et ouvrir enfin une véritable alternative aux ravages du capitalisme. C’est à cela que les communistes consacrent tous leurs efforts.

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