Decryptage 03/12/2008 à 16h17

Autonomes et sabotages : retour sur une enquête très médiatique


La libération de trois mis en examen dans l’affaire de la SNCF affaiblit la thèse de l’apparition d’un « terrorisme d’ultra-gauche » organisé.


Sur les rails de la SNCF, en mars 2004 (Regis Duvignau/Reuters)

Trois des cinq suspects de sabotage contre la SNCF ont été remis en liberté ce mardi. Benjamin, Gabrielle et Manon sont sortis après avoir passé trois semaines en prison. Ils avaient été mis en examen pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».

Me Irène Terrel, avocate des trois suspects relâchés, a salué ce qu’elle présente comme « un désaveu radical de la procédure ». Tout en parlant de « victoire relative » après trois semaines d’une enquête hypermédiatisée. Médias, police, justice : décryptage du rôle de chacun de ces acteurs dans la montée en puissance médiatique d’un « terrorisme ultra-gauchiste ».

Les médias

La presse les a d’abord présentés comme des « enfants de bourgeois paumés », puis comme « des intellectuels déclassés ». Puis Rue89 a ressorti Tiqqun, revue situationniste dans les pas de Guy Debord, dont Julien Coupat, présenté comme le leader du groupe, était un des piliers.

Quelques jours plus tard, dans le reste de la presse, les biographies de ces anonymes célèbres ont commencé à s’étoffer. Se dessine une silhouette floue, certes, mais moins caricaturale que ce que l’on a bien voulu en dire.

De fait, il s’agit plutôt des gens lettrés (Julien Coupat a fait l’Essec avant d’entamer une thèse à l’EHESS), qui affichent leurs convictions et ont, pour certains, pris des positions publiques qui entrent en résonance avec le « terrorisme ferroviaire », tradition anarcho-syndicaliste du début du XXe siècle.

Dans la presse toujours, il s’écrit que les cinq suspects (à quoi s’ajoutaient d’autres, contre qui les poursuites avaient tôt été abandonnées) étaient les auteurs de « L’insurrection qui vient ». Un essai publié à La Fabrique par l’éditeur Eric Hazan.

Lui qui parle de Coupat comme d’un « ami » n’a de cesse de réaffirmer la confidentialité des auteurs. N’empêche, dès les premières heures de l’enquête, la police a confié aux médias une très forte présomption de paternité pour cet écrit érigé bientôt en « pièce à conviction ». Une paternité que rien aujourd’hui ne permet d’étayer.

L’hypermédiatisation a-t-elle renforcé la défiance envers les médias dans ces cercles militants ? Pas forcément : suite à un premier article, sur ce que Michèle Alliot-Marie continue d’appeler « la mouvance anarcho-autonome », plusieurs riverains nous ont contactés pour proposer d’échanger... y compris des idées de lecture ! Merci pour cela, leurs témoignages restent les bienvenus et notre téléphone accessible (sauf la nuit !).

La police

Le 10 novembre, 20 personnes sont interpellées sur tout le territoire. En tout, 150 policiers sont mobilisés à l’aube à Paris, Rouen, dans la Meuse et en Corrèze (et en particulier à Tarnac, intronisée phare médiatique du département). La moitié d’entre elles sont relâchées, les autres placées en garde à vue.

Le week-end précédent, la SNCF annonçait que plusieurs tentatives de sabotage avaient endommagé ses caténaires. Bilan : 160 trains retardés, mais aucun accident.

Aussitôt, la ministre de l’Intérieur sort le porte-voix. Michèle Alliot-Marie parle très vite d’interpellations pour « appartenance à l’ultra-gauche, mouvance anarcho-autonome ». A ce stade, la plupart des Français découvre le terme « autonome » (un peu fourre-tout, le mot est utilisé par les RG depuis les années 80).

En réalité, plusieurs circulaires montraient déjà du doigt cette sphère à géométrie variable où les affinités sont électives et les points de convergence pas exclusifs. Côté renseignement, on scrutait déjà de longue date les plus activistes.

A Paris, on a vu le changement de génération se faire en 2006-2007, avec l’apparition d’une nouvelle garde très jeune. Alors qu’en 2003, au moment du Forum social européen, le gros des autonomes du black block en queue de manif était déjà connu des services de police depuis les années 80.

A l’époque, ceux-là avaient la trentaine et sortaient des grandes vagues de revendications libertaires dont voici une exégèse en images, période 1975 (un brin savante, on vous aura prévenu). (Voir la vidéo)



Alors qu’une partie de l’opinion s’étonne du coup de filet contre un groupe d’anciens étudiants hyperpolitisés, le ministère de l’Intérieur affirme qu’il ne s’agit pas d’un procès d’intention : « L’Insurrection qui vient » et le pédigrée militant des suspects ne fait pas tout, assure la place Beauvau. On découvre ainsi qu’une enquête était en cours sur Coupat et son amie, dont on apprend très vite qu’ils ont été aperçus à proximité des caténaires en question. Ils étaient en effet filés. En revanche, la « trace ADN » évoquée un temps devait vite disparaître des briefings.

De source policière, on apprend que la surveillance s’est, depuis, intensifiée. Avec une efficacité redoutable : à la fin de chaque manifestation, des listes de noms sont communiquées à la hiérarchie. Avec toutefois des imprécisions (la « mouvance autonome » reste difficile à circonscrire sur le terrain).

Dans les faits, la mobilisation est maximale côté forces de l’ordre et, en trois semaines, l’idée qu’il existe une minorité agissante ultra-violente aux contours imprécis s’est solidement installée dans l’Hexagone. Vous êtes nombreux à avoir trouvé que nous, journalistes, avions « fabriqué un épouvantail » alors même que seules deux personnes restent aujourd’hui inquiétées par la justice sur les vingt interpellées.

En ces domaines, le discours policier jouit en effet d’un relais médiatique important, comme le montrent ces images d’archives de 1971, époque Marcellin à l’Intérieur. (Voir la vidéo)



La Justice

Si la surveillance des activistes d’extrême-gauche n’est pas nouvelle, la réplique judiciaire s’est toutefois bel et bien intensifiée. Vous avez déjà pu consulter sur Rue89 des documents internes au ministère de la Justice qui remontent au 13 juin et qui en attestent.

Peu de choses ont filtré du côté de la magistrature, très prudente depuis trois semaines sur les procédures pour terrorisme concernant l’ultra-gauche. Des affaires dont les parquets sont pourtant de plus en plus saisis. Et ce depuis plus d’un an, précise anonymement une magistrate.

Pour le père de Julien Coupat, il s’agit ni plus ni moins que d’un « délit d’opinion ». C’est ce qu’il affirmait sur les ondes de RTL le 18 novembre. Marqué mais très remonté, l’ancien médecin qui a fondé un laboratoire pharmaceutique faisait le parallèle avec ses années 68, estimant que l’enquête contre son fils (toujours incarcéré) donnait presque envie de militer à l’ultra-gauche.

L’affaire Coupat n’est pas un cas isolé et plusieurs riverains sont revenus vers moi depuis l’arrestation du « groupe de Tarnac », pour raconter que leur fils ou le copain de leur fils avait été arrêté en fin de manif, mis en examen puis écroué alors qu’il se disait « autonome ». Tous déploraient avant tout le choix d’une réplique carcérale.

De fait, on peut se demander si la prison ne risque pas de radicaliser ces jeunes militants. Comme, il y a plus de vingt ans, la prison avait contribué à radicaliser la position luttarmiste d’Action directe.

Photo : sur les rails de la SNCF, en mars 2004 (Regis Duvignau/Reuters).

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  • 218 réactions
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  • Ryze-
    Ryze- répond à skalpa
    Révolté ! !
    • Posté à 19h19 le 03/12/2008
    • Internaute 30038
      Révolté ! !

    Tout bonnement Genial ! ! :)
    Merci Skalpa ! ^^
    Et vive l’UHTG ! ! ! ! ! ! ! ^^

  • viva zebda
    viva zebda répond à skalpa
    Ni maître, ni croquettes
    • Posté à 20h15 le 03/12/2008
    • Internaute 25029
      Ni maître, ni croquettes

    géant

    • skalpa
      skalpa répond à viva zebda
      actif et militant ?
      • Posté à 21h12 le 03/12/2008
      • Internaute 7181
        actif et militant ?

      allez faire un tour sur son blog, elle le mérite !

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      Ma préférée :
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      • éternellerebelle
        éternellerebelle répond à skalpa
        enragée !
        • Posté à 21h55 le 03/12/2008
        • Internaute 22982
          enragée !

        OUPSP ! !
        une grande bouffée d’humour dans ce monde de brutes
        merci Skalpa,j’espére que cette artiste va avoir un succés mérité
        je cours sur son blog

      1 autres commentaires
  • enildem
    enildem répond à skalpa
    Chercheur
    • Posté à 15h50 le 04/12/2008
    • Expert 55890
      Chercheur

    Créer c’est résister... au lavage de cerveau et à la propagande ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
    Vive les artistes, vive la liberté !

  • kebra
    kebra
    Bisounours killa
    • Posté à 18h09 le 03/12/2008
    • Internaute 8550
      Bisounours killa

    Merci Chloé de ne pas laisser les riverains sans nouvelles de Julien, Yldune et leurs camarades de galère.

    Un petit lien sur le site de leur comité international de soutien n’était pas de trop Lien

    La partie FSE de votre article est troublante. Yldune a participé au FSE. Par exemple à l’occupation d’un bâtiment de la Ville de Paris sur le canal Saint-Martin, déjà. Mais je ne me souviens pas d’un black block à la fin de la manif. Juste d’une vingtaine de totos qui venaient provoquer le cortège intégralement SO du PS, une faute de placement dans l’organisation du cortège, la suite du démontage du stand du MJS et autres frictions traditionnelles, quasi folkloriques.

    Je me souviens d’avoir croisé ce jour-là de nombreuses figures de cette fameuse ultra-gauche, de l’extrême-gauche, de la gauche du PS et un paquet de francs-tireurs, les membres et les supporters du comité invisibles étaient vraisemblablement très présents. Les plus agressifs étaient autour de Mélenchon à la tête d’un SO musclé de flics en congés. D’autres, toujours coté PS se groupaient autour d’une autre chapelle trotz. Sous le regard amusé d’une troisième fraction qui comptait les coups et les canettes depuis les trottoirs. La CNT verrouillait la fin du cortège.

    Je n’ai pas vu Yldune coté toto ou PS. Je n’étais pas toujours sur la brèche. Avec quelques dinosaures des années 70/80 que vous évoquez, nous avons parfois étendu le domaine de la lutte aux bistrots sur le parcours. Et nombres d’ultragauchistes ont tranquillement terminé la manif place de la nation avec une bonne soupe bio et un joint autour de la cantine des Radis Noirs. Ce n’était pas Gênes ou Evian.

    C’est compliqué cette ultra-gauche, Michèle, Rachida et Chloé vont en faire des migraines…

  • yan
    yan
    loin
    • Posté à 18h12 le 03/12/2008
    • Internaute 9191
      loin

    il recherche quoi lui ?
    ce sont des jumelles anti-gaucho qu’il a sur le nez le monsieur ?

  • Humain
    • Posté à 18h18 le 03/12/2008
    • Internaute 21387

    J’ai des horaires SNCF chez moi...

    C’est grave ?

    • yan
      yan répond à Humain
      loin
      • Posté à 18h37 le 03/12/2008
      • Internaute 9191
        loin

      t’as des clous dans ton garage ?
      t’as une bombonne de gaz dans ta cuisine ?
      un peu de soude caustique ?

      tes jours sont comptés c’est clair

  • bilou.
    bilou.
    Prajñāpāramitā देवौ ऋषी तापसौ (...)
    • Posté à 18h31 le 03/12/2008
    • Internaute 21503
      Prajñāpāramitā देवौ ऋषी तापसौ (...)

    Attention de ne pas faire le jeu du gouvernement. C est le gouvernement qui peint ces jeune comme des ultra-gauches, pourquoi decrire cette poignee de jeunes autonomes comme des rebels beliqueux, ce qu ils ne sont absolument pas : ce sont des agriculteurs alternatifs qui militent avec les moyens du bord contre vents et marees pour faire pousser quelques legumes authentics. Vous vous meprenez quant a leur veritable raison de vivre : ce sont les sauveurs de notre terroir, ils perpetuent nos saveurs ancestrales. Vous avez confondu avec ces autres qui se reclament de l ultragauche et qui viennent de Russie : quelques jeunes revolutionnaires ont manifeste la semaine derniere devant l ambassade de France a Moscou reclamant la liberation de leur « freres » injustement emprisonnes :
    « Aujourd’hui, le 27 novembre 2008, un groupe d’anarchistes de Moscou a protesté contre la répression qui sévit actuellement en France.
    Un groupe d’anarchistes ont diffusé des tracts et ont crié en russe et en français les slogans qui suivent : “Solidarité avec les interpellés de Tarnac !”, “A bas la terreur d’État !”. Sur le bâtiment près de l’ambassade de France ils ont accroché des banderoles sur lesquelles était écrit “Solidarité avec les interpellés de Tarnac !”. Ils ont également réalisé une performance : un train symbolique de carton avec l’inscription “la mouvance anarcho-autonome revient !” a percuté les portes de l’ambassade, un assaut sarcastique à l’égard des pouvoirs français, qui voient des “anarcho-autonomes” et des “mouvements radicaux utilisant la violence” partout . Des policiers se sont alors précipités pour disperser le groupe, un des participants a été saisi à la gorge et arrêté. Il a été relaché quelques heures plus tard.

    Le texte du tract : “Solidarité avec les camarades interpellés en France !”

    Nous, groupe d’anarchistes de Moscou, réalisons aujourd’hui cette action pour manifester notre totale solidarité avec les camarades français accusés de “ terrorisme ”, et protester contre la répression en France des individus participant à des mouvements sociaux !
    Le 11 novembre 2008, à Tarnac, un petit village du centre de la France, ont débarqué 150 policiers encagoulés, un hélicoptère et des chiens renifleurs d’explosif. Tout cela afin d’arrêter vingt habitants d’une commune, dans laquelle de jeunes gens s’occupaient d’agriculture. Dix d’entre eux ont été libérés après un interrogatoire. Quatre autres l’ont été plus tard, mais avec l’obligation de ne pas sortir du territoire. A ce jour, il reste encore cinq personnes toujours écrouées car soupçonnées d’avoir organisé le sabotage d’une ligne de chemin de fer de la SNCF.
    Ce spectacle, orchestré pour les journalistes préalablement invités, était retransmis à la télévision. Aux images ont relayées les paroles du ministre des affaires intérieures, Michèle Alliot-Marie. Sans discernement, les Médias de toute sorte ont porté dans chaque foyer français le message du pouvoir, jusqu’à employer ses propres termes : terroristes d’extrême gauches, anarcho-autonomes, commandos d’extrême gauche, violence, nihilisme, vandalisme, etc.
    Les services du ministère des affaires intérieures n’ont présenté aucune preuve tangible de la participation des habitants de la commune à la dégradation des caténaires de la SNCF . Malgré cela, les pouvoirs et les médias ont présenté les détenus comme coupables. Malgré le fait que le directeur de la SNCF a lui-même déclaré que les dégradations occasionnées ne pouvaient en aucune manière menacer la vie humaine, la police a opéré dans le cadre d’une juridiction d’exception, celle de la législation anti-terroriste, et les interpellés ont été accusés d’ “ associations de malfaiteurs à visée terroriste ”.
    Depuis le 11 septembre 2001, à la suite du président américain Bush, les États de l’Union européenne et la Russie ne sont lancés dans une “ guerre contre le terrorisme ”. Depuis lors, les services secrets de ces pays voient des terroristes partout. En France, ce sont eux qui ces derniers temps ont crié à la résurgence de la mythique “ mouvance anarcho-autonome ”. Cela dans le but d’intimider ceux qui critiquent l’État par leurs mots ou par leur forme de vie. En France le temps est venu où l’État poursuit quotidiennement les gens pour leurs idées et leur convictions.
    Nous, anarchistes de Moscou, déclarons notre solidarité absolue avec les interpellés de Tarnac. Aujourd’hui, devant l’ambassade de la France en Russie nous accusons que, sous le prétexte “de la lutte contre le terrorisme” (et en Russie dans le cadre de la “ Loi concernant la lutte contre l’extrémisme”), les États établissent des normes permettant d’incriminer facilement de terrorisme des individus et des mouvements de libération dans le monde entier. Les États ne luttent pas contre le “terrorisme ”, mais terrorisent les militants.
    Nous demandons la libération immédiate des interpellés et le retrait de toutes les accusations ! Nous protestons contre les inculpations de terrorisme concernant les militants des mouvements sociaux en France et ailleurs ! Nous demandons la cessation de ces poursuites !
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  • johanjohan
    johanjohan
    johan
    • Posté à 18h24 le 03/12/2008
    • Internaute 58574
      johan

    Merci Chloé, on attendait cet article (surtout après cette fameuse fumeuse tribune du chercheur CNRS).

    Pour ce qui est de la qualification de terroriste, je me suis longtemps fourvoyé en cherchant à la définir. Car si le terrorisme est historiquement lié à la communication, si bien qu’on ne peut parler de terrorisme proprement dit sans un communiqué qui explicite l’action violente (qui en est sa « caisse de résonance »), son traitement judiciaire actuel est tout autre.
    Les lois anti-terroristes ont permis un véritable saccage de nos garanties constitutionnelles qui permet un règne de l’arbitraire dans toutes les enquêtes qui y sont liées. Le rapport de Human Rights Watch (qui n’est pas une ONG gauchiste quoique en pense Poutine) est accablant et fait froid dans le dos.

    Lien

    Ce serait l’occasion de remettre franchement en cause cette procédure d’exception qui permet de nombreux abus. Chose que nous n’aurions malheureusement jamais fait si la police avait continué de circonscrire le terrorisme à l’islamisme (ce qui en dit long sur nos présupposés). Précisons que nos lois en la matière sont plus liberticides encore que celles des USA qui ont préféré extra-territorialiser la chose (Guantanamo) plutôt que de remettre en question tout l’Etat de droit comme le fait la France.

    On pourrait d’ailleurs aussi s’insurger contre le fait que des personnes soient filées en France parce qu’elles ont milité aux USA contre la guerre en Irak (pas franchement une cause malsaine), au lieu de trouver cela normal.

    Pour ce qui est de l’ouvrage « L’insurrection qui vient », je continue de penser qu’il appelle à une sorte de nouveau ludddisme, en ce sens il rejoint un peu ce mouvement de « décroissance » (que par ailleurs, les auteurs dénigrent comme une nouvelle lubie de la mouvance d’ATTAC, ce qui semble à priori un peu paradoxal)
    Lien

    Pour ce qui est de la « fabrique d’épouvantail », je penche vers une thèse quelque peu conspirationniste (mais se méfier du conspirationnisme ne doit pas mener à nier l’existence de conspirations). Beaucoup de commentaires remarquent la fabrique politico-médiatique d’une « ultra-gauche », mais personne n’en tire l’effrayante conclusion : il y aura probablement quelqu’un de parfaitement disposé à endosser ce costume très bien taillé de « terroriste anarcho-autonome ». Ici la communication officielle sur l’affaire de Tarnac semble suivre cet objectif, en ne donnant aucun élément matériel tangible, on attise un feu par le dénis de justice. Si on voulait chauffer à blanc des secteurs radicalisés, on ne s’y prendrait pas autrement. Le groupe ou la personne qui réagirait violemment (donnant corps à ce terrorisme créé auparavant par la police) serait forcément très loin de « L’insurrection qui vient » qui reste étanche à la logique médiatique, ce serait plutôt quelqu’un qui s’agace devant le traitement TF1.

  • enildem
    enildem
    Chercheur
    • Posté à 18h31 le 03/12/2008
    • Expert 55890
      Chercheur

    Le Al Quaïda français ne verra pas le jour ! Ouf il était moins une.
    La propagande du gouvernement, est tout de même bien fragile dans une République de droit.
    Le gouvernement avait besoin d’un ennemi intérieur, un bouc émissaire pour justifier le durcissement autoritaire, mais les français ne sont pas les américains, et les régions de France ne sont pas l’Afghanistan.
    Ce jeu de polichinelle ne fera qu’établir la vérité sur les procédés illégaux , les mensonges et les décisions anti démocratiques du gouvernement Sarkozy.
    Et bientôt j’espère il récolteront justement ce qu’ils ont semé.

    Ne pétez pas trop fort dans la rue vous risqueriez de vous faire arrêter !

  • gargamelle
    • Posté à 18h36 le 03/12/2008
    • Internaute 14123

    Qu’il s’agisse de gugusses qui n’aiment pas les TGV ou du journaliste mal « traité » par la police et la justice,
    Des enfants de 12 ans …susceptibles d’être embastillés
    Des élèves d’un collège fouillés pour « lutter contre la drogue » ,
    Des enfants de trois ans détectés pour « supputation de future délinquance »,
    Des peines dites « plancher »…..
    Des fous qu’on responsabilise,
    Des hôpitaux psychiatriques que l’on va transformer en taule,
    De la main mise sur les médias,
    Des divers rapprochements des services de polices RG, anti-terrorisme, armée et politique du chiffre ...

    Il n’y a pas à tergiverser ...et oui la France a changé depuis un certain jour où un petit connard est arrivé
    1) au ministère de l’intérieur,
    2) Président de la République !

    Pourquoi en….uler les mouches avec des détails à la con........ultra-gauche anar, ultra gauche molle, ultra gauche dure ou rien du tout ……..ou autre,

    La construction policière et judiciaire faite par sarko est plus que limpide ! Mais bon, …..Il eut fallu que 53% d’abrutis le pigent au bon moment ! Et pas qu’eux d’ailleurs….

    • monisme
      monisme répond à gargamelle
      clm
      • Posté à 19h48 le 03/12/2008
      • Internaute 52504
        clm

      Gargamelle se défoule, c’est bien
      Détail à la con effectivement. Ultra-gauche anar ne signifie historiquement rien, est un non sens qui « en revanche » signifie quelque chose ; ça dégouline pas mal du subconcient en ce moment.

  • survivant
    • Posté à 18h40 le 03/12/2008
    • Internaute 25864

    Comment des pandores qui suivaient de près ces saboteurs ont –ils retrouvés que une pince coupante et une torche électrique ? Une ligne de chemin de fer est alimentée en 25000 volts. MAM aurait dû se renseigner auprès de son ami le PDG d’EDF pierre gadonneix sur les dangers de l’électricité. Pour celui qui connaît un peu le courant électrique jamais il ne lui viendrait à l’idée d’ouvrir un boîtier EDF comportant des plombs pour l’alimentation des habitations sans des protections adéquates gants en latex supportant les chocs électriques premier rempart contre l’électrocution. Mieux, ceux qui vont dans les transformateurs sont équipés de bottes en caoutchouc, de gants, de perches et de lunettes. Alors que les demeurant écroués n’avaient rien de tous ces équipements y compris chez eux ! Ils sont peut-être allumés pour certains mais certainement pas suicidaires.

    • jean.pierre
      jean.pierre répond à survivant
      • Posté à 22h23 le 03/12/2008
      • Internaute 27384

      pouf pouf pouf !
      y a qu’un mec travaillant a edf pour prendre autant de précautions

  • antonh
    antonh
    curieux
    • Posté à 18h56 le 03/12/2008
    • Internaute 50096
      curieux

    bienvenue à la courre des miracles, nous sommes tous des juifs allemands et des arabes délinquants...
    on est en crise, le pouvoir va tout faire pour nous faire peur, au nom de notre liberté et dans le but de conserver son pouvoir ! ! !
    le fascisme est la suite logique du capitalisme en temps de crise, on en voit des exemples supplémentaires tous les jours...
    si la société civile ne se réveille pas en masse, lorsqu’ils viendront frapper chez vous, vous serez seuls...
    _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _
    lorsqu’ils sont venus chercher les juifs, je me suis tu, je n’étais pas juif.
    lorsqu’ils sont venus chercher les communistes,
    je me suis tu, je n’étais pas communiste.
    lorsqu’ils sont venus chercher les syndicalistes,
    je me suis tu, je n’étais pas syndicaliste.
    lorsqu’ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester ! ...

    pasteur Niemoller,
    victime de l’holocauste

  • Compte supprimé le 4 janvier 3
    • Posté à 19h00 le 03/12/2008
    • Internaute 41144

    Je ne comprends pas votre logique, chère Chloé Leprince - et je sens que je ne vais encore pas me faire que des amis :

    En quoi la libération de certains mis en examen affaiblit-elle la thèse de l’apparition d’un « terrorisme d’ultra-gauche » organisé ? Ils ne sont plus en examen ?

    Jérôme Kerviel aussi a été remis en liberté, ça ne veut pas dire qu’il est innocenté.

    C’est tout à l’honneur de la justice française de ne pas les laisser croupir dans un cul-de-basse fosse en attendant leur procès qui, compte tenu de la lenteur de la justice française, peut n’avoir lieu que dans quelques années - et comme ça arrive malheuresement trop souvent.

    Qu’est-ce que cette mise en liberté change sur le fond ? Pensez-vous que ça équivaille à les innocenter ? Que c’est un aveu de la part de la justice qu’elle s’est trompée ?

    • liberté_ en sursis
      liberté_ en sursis répond à Compte supprimé le 4 janvier 3
      chercheuse de trèfles à quatre (...)
      • Posté à 19h19 le 03/12/2008
      • Internaute 54823
        chercheuse de trèfles à quatre (...)

      « C’est tout à l’honneur de la justice française de ne pas les laisser croupir dans un cul-de-basse fosse en attendant leur procès qui, compte tenu de la lenteur de la justice française, peut n’avoir lieu que dans quelques années - et comme ça arrive malheuresement trop souvent.

      Qu’est-ce que cette mise en liberté change sur le fond ? Pensez-vous que ça équivaille à les innocenter ? Que c’est un aveu de la part de la justice qu’elle s’est trompée ? »

      Pas tous on été libérés.
      Donc la justice française doit faire son boulot !
      si justice,il y a encore !
      et qu’elle n’a pas été « happée » par l’ ultra droite !

    • XLanig
      XLanig répond à Compte supprimé le 4 janvier 3
      dilettante
      • Posté à 19h23 le 03/12/2008
      • Internaute 57768
        dilettante

      Béatrice,
      Juste ne pas oublier qu’il s’agit d’une « procédure anti-terroriste » et que celle-ci n’autoriserait pas la mise en liberté !
      Dès lors, il ne s’agit plus de « terrorisme »... Mais de tout autre... délit, infraction, que sais-je.

      Et puis, il est d’évidence qu’un tour de passe-passe de 4 milliards d’euros est un délit bénin au regard d’un supposé sabotage de la ponctualité ferroviaire !

    • johanjohan
      • Posté à 19h30 le 03/12/2008
      • Internaute 58574
        johan

      J’hésite à vous répondre, je sais que vous me taperez sur les doigts de mon ortho catastrophique. Simplement, d’habitude les cours de justice ne laisse pas sortir les terroristes en attente de procès, car ils pourraient recommencer d’ici là ou être tenter de se faire la belle dans un autre pays. Vous qui ne doutez pas de la bonne marche de la Justice en France, je vous conseille ce rapport
      Lien

    • violeta
      • Posté à 00h31 le 04/12/2008
      • Internaute 34895
        psy

      Vous ne vous faites pas d’amis ici car ils sont ailleurs - de toute évidence- à moins que vous ne développiez une tendance morbide à être toujours « du côté du manche » dans un lieu épris de justice sociale. Vous vous êtes sans doute égarée ! Pourtant je ne vous imagine pas vraiment tout près du POUVOIR : vous ne passeriez pas tant de temps sur rue 89 ! !

      Non, vous semblez avoir le goût des autres seulement s’ils sont bien lotis, propres sur eux et sans revendication, vous semblez avoir une confiance éperdue dans les institutions du pays, toute opposition laminée !
      En un mot vous vous délectez à mener une contradiction systématique car sans doute vous haïssez la GAUCHE, ses désirs de défense et de reconquête du pouvoir au bénéfice du plus grand nombre. Mais aussi je n’oublie pas, car vous m’avez interpellée sur un autre article : je vous trouve très péremptoire et agressive.

      Enfin sur le fond de votre réflexion, nous ne pourrons pas vous convaincre puisque vous détestez tous ceux qui vous parlent de libertés, pour vous les 9 jeunes sont coupables : un point c’est tout, tant pis pour vous.

      • Ryze-
        Ryze- répond à violeta
        Révolté ! !
        • Posté à 13h31 le 04/12/2008
        • Internaute 30038
          Révolté ! !

        Bien répondu Violeta ! ! :)

  • liberté_ en sursis
    liberté_ en sursis
    chercheuse de trèfles à quatre (...)
    • Posté à 19h24 le 03/12/2008
    • Internaute 54823
      chercheuse de trèfles à quatre (...)

    Réunion Publique suite aux arrestations anti-terroriste Samedi 6 à 17h à Montreuil

    La nécessité d’être solidaire implique de trouver les moyens de se ressaisir de la situation et de ne pas se laisser gouverner par la peur. Lors de la discussion publique de Samedi (à 17h à la Parole errante au 9 rue françois Debergue à Montreuil, Métro croix de chavaux) seront discutées les questions de l’anti-terrorisme, des actes de luttes comme le sabotage et de la solidarité effective. Ce pourrait être un début pour organiser la riposte !

    Le 11 novembre au matin, les usagers du rail sortent de la terreur : on vient d’arrêter les « commandos anti-TGV ». Michèle A.M. parade, sa belle prise est exposée par les médias, embarqués depuis le début dans l’opération. Deux jours plus tard, on semble plutôt reprocher aux interpellés d’avoir eu « l’intention » de commettre de tels actes. Ainsi allaient-ils finalement pouvoir devenir une sorte de « cellule », appartenant à une « nébuleuse », qui s’en serait, tôt ou tard, pris aux vies humaines. Magie de l’antiterrorisme : à mesure que les faits se dématérialisent, l’affaire s’aggrave. La lutte antiterroriste ne s’intéresse pas tant aux actes qu’aux sujets qui pourraient les commettre. Un sujet, cela se fabrique. A partir de vies bien réelles, avec leurs particularités, leurs habitudes, leurs liens. Ces liens constituent d’ailleurs un objet d’investigation privilégié. C’est ainsi que la police construit une « mouvance », un « réseau », ou n’importe quel autre chien de mot signifiant une appartenance diffuse. Ce type d’objet a toujours convenu aux méthodes de la flicaille. Il offre un caractère inépuisable qui fait tout son charme. Les enquêtes n’ont plus de fin, elles sont extensibles à volonté, la menace est permanente, omniprésente. Fabriquer un sujet terroriste, cela consiste en des procédures concrètes. Annoncer des menaces futures, leur fabriquer des appellations. Faire arrêter neuf personnes au petit matin, par des flics cagoulés, armés jusqu’aux dents. Les conduire dans des locaux spéciaux. Là, les garder quatre jours en cellule. Quatre jours ponctués d’interrogatoires nombreux et interminables, aux termes desquels n’importe qui serait prêt à avouer que sa grand-mère a conçu les attentats contre le World Trade Center. Pas d’avocat, si ce n’est à la fin, quand on aura eu le temps de les questionner sur ce qui est essentiel dans cette affaire : ce qu’ils vivent, ce qu’ils lisent, qui ils fréquentent, avec qui ils baisent. Il faut savoir s’ils ont manifesté, un jour, à Vichy, s’ils ont compris ou commis quelque ouvrage et pourquoi ils n’habitent pas, seuls, dans un appartement, mais vivent et s’organisent ensemble. Il n’y a plus alors qu’à extraire de cela les éléments adéquats et les retraduire dans le jargon de l’antiterrorisme. Produire ainsi, assortie de détails pittoresques, l’image de neuf clandestins, organisés en cellule, disposant d’un chef, et s’abreuvant d’un manuel de lutte armée. Qu’importe que le fameux bréviaire secret se trouvât déjà en possession de plusieurs milliers de lecteurs, qui avaient pu se le procurer dans n’importe quelle librairie. Qu’importe qu’il fût impossible même aux journalistes venus accréditer cette thèse de confirmer tant soit peu ce portrait de clandestins reclus, coupés du monde. Le terme de « terrorisme » a le pouvoir de changer l’eau en vin, et pour ceux à qui on l’applique, chaque aspect de l’existence devient l’objet de soupçons si ce n’est une preuve accablante. La réalité à partir de laquelle on a construit ici des terroristes, cette réalité, la justice peut toujours la trouver criminelle ; pour notre part, nous trouvons encore heureux que 3000 personnes s’opposent physiquement à la tenue d’un sommet ministériel sur l’immigration à Vichy, et honorable d’être solidaires de ses amis en garde à vue. La SNCF recensait en 2007 vingt-sept mille actes de malveillance contre son réseau ferré. Le sabotage à proprement parler est un acte encore banal, dans toute grève bien menée – et le mouvement cheminot de l’automne dernier est encore venu le rappeler. Pour autant, et malgré la vive terreur que semble provoquer un blocage efficace du trafic ferroviaire, on n’avait pas encore brandi, dans de tels cas, la catégorie « terroriste », et l’arsenal judiciaire et policier exceptionnel qui l’accompagne. Ce qui s’est passé le 11 novembre est une provocation objective, qui a valeur de test. Il va de soi que si l’affaire s’éteint doucement dans le silence, tandis que croupissent en prison ceux qu’on a si grossièrement désignés à la vindicte universelle comme terroristes, rien n’empêchera que ce silence soit interprété comme un assentiment général donné au procédé, et à ses applications à venir. Ici, comme en Italie, en Allemagne, aux Etats-Unis, il est clair que l’antiterrorisme n’est pas une série de lois d’exception que chaque pays s’accorde mais bien la base d’un nouveau régime de gouvernement mondial.

    Nous annonçons la création d’un comité de soutien à Paris. Il visera à soutenir matériellement et moralement les 9 personnes arrêtées le 11 novembre, dont 2 sont encore aujourd’hui en prison. Il s’engage dans une défense commune, de l’ensemble des arrêtés, quelque soit leurs chefs d’inculpation. Il refusera de communiquer plus particulièrement sur telle ou telle personne. Il ne perdra pas de temps à s’étendre sur la réalité des faits qui leur sont reprochés, et donc sur la question de l’innocence ou de la culpabilité des inculpés. Le comité de soutien se donne pour principe de refuser la présence des média à ses réunions, et s’autorisera à communiquer avec eux selon ses propres termes et conditions. Plus que le soutien aux neufs mis en examen, le comité vise à tout faire pour que la machine antiterroriste – qui s’était mise en marche bien avant ce jour-là – ne puisse pas continuer son travail d’écrasement dans l’assentiment général. Cela passe par l’attaque du montage politique et médiatique visant la création d’un nouvel ennemi de l’intérieur : la « mouvance anarcho-autonome ». Le comité affirme son soutien aux 6 personnes prises depuis, janvier 2008 dans le tourbillon judiciaire qui accompagne cette fabrication – tous sont mis en examen dans le cadre d’une instruction antiterroriste : Ivan et Bruno pour avoir transporté des fumigènes artisanaux, Isa et Farid pour avoir convoyé du chlorate et des plans d’établissement pénitentiaire ; Juan, Isa et Damien sont aussi soupçonnés d’une tentative d’incendie d’un véhicule de police, et sont pour cela incarcérés depuis plusieurs mois sous le coup des assises antiterroristes. L’objectif immédiat du comité est la libération de toutes les personnes incarcérées et la fin des poursuites judiciaires à l’encontre des inculpés.

    REUNION PUBLIQUE SAMEDI 6 DECEMBRE – 17 H

    à La Parole Errante 9 rue François Debergue Montreuil sous bois Métro Croix-de-Chavaux

    De : comité de paris
    mercredi 3 décembre 2008

    • éternellerebelle
      éternellerebelle répond à liberté_ en sursis
      enragée !
      • Posté à 22h25 le 03/12/2008
      • Internaute 22982
        enragée !

      Bonsoir LIBERTÉ en sursis

      Respect pour votre soutien à tous ces embastillés,victimes d’un pouvoir policier
      sùr que la lutte solidaire est indispensable
      vu qu’une violence policiére chasse l’autre avec
      l’honniprésident.....

  • Toto le terroriste
    Toto le terroriste
    Electron libre
    • Posté à 19h08 le 03/12/2008
    • Internaute 58736
      Electron libre

    Ce qui est très étonnant avec cette affaire, c’est à quel point à la lecture de tous les médias, on a l’impression que ces sabotages sont gratuits.

    Pourtant, ces sabotages ont été revendiqués (le rapport de fin de garde-à-vue de la DCRI en fait même mention). Une lettre a été envoyé à un quotidien allemand (le Berliner Zeitung je crois) en revendiquant des actions de sabotages sur le réseau ferré français et allemand (Assiste-t-on à la même déferlante « antiterroriste » en Allemagne alors même que le Ministre de l’Intérieur est loin d’avoir des sympathies pour l’anarchisme ?).

    Il s’agit d’action antinucléaires, destinées à empêcher le passage d’un train Castor (qui transporte des déchets radioactifs) de France vers l’Allemagne. Ces actions ont été revendiquées « en mémoire de Sébastian », militant antinucléaire mort sur le passage d’un train Castor il y a quelques années ...
    En Allemagne, il y a eu de nombreuses actions contre le passage de ce train. Le mouvement antinucléaire en France étant relativement faible et se réduisant à « Sortir du Nucléaire », la presse n’en a pas parlé.

    Que les 9 de Tarnac soient impliquées ou non dans ces actions n’en fait pas d’eux des terroristes « qui veulent détruire la société » et qui s’attaquent à la SNCF comme entreprise symbole de l’Etat. Il s’agit là d’un acte politique écologiste qui utilise l’action directe.

  • XLanig
    XLanig
    dilettante
    • Posté à 19h09 le 03/12/2008
    • Internaute 57768
      dilettante

    « on peut se demander si la prison ne risque pas de radicaliser ces jeunes militants. Comme, il y a plus de vingt ans, la prison avait contribué à radicaliser la position luttarmiste d’Action directe. » Je ne le crois pas ! Ne le souhaite pas.

    Si Jean-Marc Rouillan et ses compagnons de dérive sont passés à la « Lutte armée », c’est dans un contexte différent : la lutte du « Mouvement Ibérique de Libération » en Espagne, son prolongement GARI, puis Action Directe... Toute une épopée entre la Dictature franquiste et une réelle certitude d’être dans une période (pré)-révolutionnaire. La lutte armée était, pour beaucoup de militants, un éventualité... Une possible épopée.

    Aujourd’hui, nos enfants n’ont plus foi en un progrès ni social, ni culturel, ni économique : pour beaucoup d’entre-eux, ils sont massivement des exclus. L’idée de Révolution ne leur est plus évidente, comme elle la fut pour nous.
    Néanmoins, ils se reconnaissent dans une Histoire du mouvement social. Histoire dans laquelle Terrorisme et Sabotage sont clairement distingués. Ils construiraient plus un « ici et maintenant » qu’un avenir radieux : et pour cela les armes ne plus une possibilité

    Non, l’emprisonnement de nos enfants n’est pas un moment de leur radicalisation. C’est une violence qui leur faite par ceux qui avaient juré d’en finir avec le mouvement social, les dérèglements de la jeunesse. Par ceux, pour qui toute contradiction doit être éteinte, réprimée.
    C’est ce qui est « politiquement » beaucoup plus dangereux que quelques « casseur-de-vitrines », commentateurs de Debord ou saboteurs de trains.

    • dahu74
      dahu74 répond à XLanig
      Déclassé....et alors? ;-))
      • Posté à 09h48 le 04/12/2008
      • Internaute 24292
        Déclassé....et alors? ;-))

      La violence des moyens policiers et judiciaires étatiques au profit d’une oligarchie corrompue, avide et autiste ne peut que générer une contre-violence en retour. Celle-ci va alors permettre au pouvoir de justifier et amplifier, caisse de résonance des média à l’appui, sa politique ultra-sécuritaire, son darwinisme social, ses mesures d’exception.
      Cette affaire saugrenue n’est pas un cas isolé. Outre qu’elle permet de détourner l’attention du public du problème de l’accélération de la domination sociale d’une minorité, elle s’inscrit dans une logique de radicalisation ultra-libérale. Elle rejoint les projets de détection de la délinquance au berceau ou presque, la casse des lois relatives à la justice des mineurs, la criminalisation des revendications et luttes sociales, l’octroi d’avantages fiscaux à une seule classe privilégiée, la paupérisation des services publics (hôpital, éducation, media,..),...
      Pour cette violence là, le pouvoir en place, les maitres qu’il sert et ses valets, devront peut-être payer un jour le prix du sang, puisque le bras de la Justice ne peut les atteindre

  • Emma Indoril
    Emma Indoril
    Nérévarine
    • Posté à 19h15 le 03/12/2008
    • Internaute 29462
      Nérévarine

    Psschit !

  • theodore-perier
    theodore-perier
    fonctionnaire
    • Posté à 19h34 le 03/12/2008
    • Internaute 52874
      fonctionnaire

    J’ai lu dans libé le méa culpa de Michel Onfray qui avait à l’époque des arrestations pris pour argent comptant les propos d’Alliot-Marie.
    Un libertaire digne de ce nom n’a pas à condamner sur la place publique quelque action que ce soit qui viendrait de son propre camp dans la mesure ou il n’y a pas atteinte à la vie de personnes innocentes, et ce quoiqu’il en pense.
    La violence n’a jamais abouti à rien, au contraire, elle sert souvent de pretexte à une repression accrue du pouvoir. Cependant, devant l’injustice et les politiques liberticides, elles sont malheureusement inévitables.
    Comptez pas sur moi pour les dénoncer.

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 19h38 le 03/12/2008
    • Internaute 45067
      Littéral

    Votre article illustre bien le décalage effrayant entre l’actualité et le passé dramatique des années 70.

    A la vision paranoïaque des conservateurs, utilisant la menace du terrorisme pour justifier par leurs opérations de police des lois sécuritaires et liberticides hâtivement votées, le verbiage post-nihiliste répond avec bien trop d’à propos.

    Et le spectre d’éventuelles provocations et de manipulations sordides de basses officines se rappelle à nous.

    Lors du premier septennat de Mitterand, on n’avait pas attendu plus de temps avant de se livrer aux joies malsaines des actions illégales pour raisons d’État.

    Pour l’instant, les maladresses répressives du ministère de l’intérieur n’ont pas encore produit une tragédie telle que l’exécution à froid d’un suspect d’origine brésilienne dans le métro de Londres par des unités de police anti-terroriste britanniques.

    L’anarchisme a toujours été desservi pas des activistes qui s’en réclamaient. L’échec politique de la violence politique est patent. C’est même une des leçons historiques majeures du XXème siècle.

    Au moins Jules Bonnot, agonisant, trouvait la force d’écrire encore quelques mots qui ne mentaient pas sur son désespoir et l’horreur de mourir abattu comme un animal sauvage après une traque atroce.

    Depuis, la police nationale a armé jusqu’au moindre de ses agents.

    J’ai vraiment l’impression, pour des raisons qui m’échappent encore, que l’on instrumentalise des actions d’opposition très légitimes, comme la défense des sans-papiers, contre l’exclusion et la grande pauvreté, contre l’extension de l’emprise marchande de la société, en brandissant des banderoles qui font état de ces causes pour justifier lors d’affrontements très durs avec les forces de l’ordre un activisme illégal et foncièrement antisocial et apolitique.

    Loin de représenter l’une des facettes qui renouvellerait la contre-culture, la logorrhée anticapitaliste actuelle est en train de disloquer les gauches européennes.

    Le fond commun de ces protestataires n’est pourtant pas si confus même si la rhétorique n’en est pas nouvelle :

    - rejet massif de la modernité technologique
    - refus d’agir dans le contexte de la métropolisation urbaine
    - anti-cosmopolitisme foncier dont le refus d’assumer l’élargissement de l’Europe
    - refus acharné de toute implication gestionnaire.
    - recours au romantisme échevelé de l’identité populaire
    - panthéisme brut idéalisant la nature
    - rejet des intellectuels assimilés à des experts
    - rejet des arts à cause de la corruption des artistes
    - rejet de la littérature au prétexte que l’action prévaut sur le discours.
    - apologie du localisme
    - idéalisation du subjectivisme individuel
    - mythologie du désastre urbain
    - activisme fusionnel et émotionnel des mouvements populaires dans la rue et qui considère l’émeute comme ordalie politique suprême au dessus de tout les compromis forcément pourris.

    Cependant, si cette affaire illustre une certaine incompétence gouvernementale, l’absurdité d’une politique du tout-répressif, elle démontre aussi les égarements d’une protestation aussi vide de sens et de perspectives que les discours qui la promeuvent sont obscurs et réactionnaires, elle rend criant le vide politique à gauche et nous permet de constater la fin opératoire de la figure de l’intellectuel engagé. Michel Foucault et Pierre Bourdieu sont bien morts. Et Guy Debord ne mérite pas les héritiers dont on veut à toute force l’affubler.

    Espérons qu’on ne sortira pas de la farce qui est au fond la nature de cette affaire où tout est mascarade et jeux de rôle de chacun des acteurs.

    Et je pense à la fin malheureuse et ignoble d’un certain Khaled Kelkal, bien oublié aujourd’hui, à qui ont n’a pas laissé la moindre chance.

    • violeta
      violeta répond à egide
      psy
      • Posté à 14h38 le 04/12/2008
      • Internaute 34895
        psy

      vous savez manier la langue, une petite admiration teintée d’interrogations peut suivre votre pamphlet...qui n’est pas moins profondément hostile, je dirai aussi méprisant pour tous ceux en recherche de combattivité. Ils se sont laissés gagner par le confort ou l’indolence d’une vie où l’on a rêvé un moment qu’on pouvait ne plus devoir se battre ? Ils rabâchent les poncifs du 19ème siècle ? ....

      Et alors qu’est-ce qui vous décoiffe là dedans ? Que suite à l’homéostasie relative d’une gauche qui a vécu sur son passé elle montre aujourd’hui quelques difficultés à trouver le ton juste en résonance avec cette époque matérialiste en diable et individualiste à en mourir ?

      Qu’est-ce qui vous gêne dans ce discours un peu passéiste je vous l’accorde : la notion de camaraderie ente les hommes qui n’est plus du tout le projet des sociétés modernes, c’est ça que vous voulez dire avec votre idée sur l’implication gestionnaire ? ... Cette impérieuse nécessité de moderniser les projets : et si c’était ça la vraie « ringardise » de croire que le néolibéralisme est le seul modèle qui tiendra la route ? Il n’est pas question de retrouver le pays de son enfance que l’on a perdu mais le sens de l’AUTRE à respecter tout bêtement, pas « une tête de turc à spollier » comme cela l’est aujourd’hui. Tant mieux pour vous si vous vous sentez bien dans ce monde de fous sans scrupules !

      Vous crachez sur les faiblesses de la gauche en recherche, en appelant presque à la désagrégation de la mobilisation des forces de transformation sociale... Je ne voudrais pas vous imposer mon ressenti, mais que proposez-vous de mieux, si cela vous interpelle bien sur ? REGARDER et JUGER ? Pour ma part je préfère monter dans ce train, je vois trop de gens qui souffrent autour de moi ! ça devient insupportable..... les croisez-vous ?

      Il va falloir vous y faire, les « maladroits » sont décidés et ils ne se sentent pas vides du tout, non, juste pleins de colère.

      • egide
        egide répond à violeta
        Littéral
        • Posté à 22h27 le 04/12/2008
        • Internaute 45067
          Littéral

        Je ne manie pas la langue aussi bien que vous me l’accordez si vous avez lu du mépris dans mes propos.
        J’essayerai de modérer la tonalité de mes critiques. Message reçu, donc.

        Je suis effectivement très hostile aux thèses développées par le collectif Tiqqun.
        Sans rentrer dans les détails, un commentaire n’y suffirait pas, disons que je trouve particulièrement absurde de prôner l’action illégale et la marginalité sociale volontaire en abusant des systèmes d’aides directes, pourtant très utiles à ceux qui en bénéficient, de faire l’apologie de l’émeute alors que, depuis 1848 toutes les révoltes populaires ont échoué et que s’en sont ensuivies des répressions sanguinaires, des reculs durables des libertés publiques et des régressions sociales.

        Seule l’action politique pacifique, opiniâtre et engagée sur la durée a permis de 1936 à 1968, d’améliorer le sort économique et social de la majorité de la population française.

        Le recours à la violence politique dite d’extrême-gauche pendant les années 70 et 80 ont abouti à un véritable gâchis qui grève encore durement les italiens et a jeté le discrédit sur toutes les formes de contestation radicale mais non-violente, comme en Allemagne ou en France.

        Les expérimentations de la contre-culture des années 60 et 70 comme exemples d’utopie en cours de réalisation n’ont pas surmonté les amalgames destructeurs avec l’agitation factieuse, les brutalités désordonnées et déstabilisatrices enfin les meurtres politiques.

        Les actions de guerre civile des nationalistes irlandais et basques ont débouché sur des impasses qui ont dé-structuré durablement les sociétés victimes de ces conflits interminables.

        Enfin, la corruption massive des mouvements de libération nationaux et révolutionnaires des pays émergents a disqualifié définitivement le principe même de révolution comme moyen d’accéder à une organisation de la société moins inique.

        L’instrumentalisation du soi-disant activisme révolutionnaire par les polices et les services de renseignements des états a provoqué un profond désarroi parmi les tenants de la cause sociale.

        Une industrie policière et militariste a vu le jour lors des opérations de répression et une doctrine sécuritaire très homogène malgré les différentes culturelles des sociétés qui adoptent les moyens et l’organisation d’une surveillance généralisée, globalisée et discriminatoire.

        L’anti-capitalisme qui fait florès au moment d’une énième crise économique n’est pas fondé sur une critique éclairée du système économique et social.

        Pire, ceux qui s’en réclament ne proposent qu’en alternative une version étatiste, nationaliste et isolationiste de l’utopie technocratique dont l’ultra-libéralisme n’est que l’équivalent néo-conservateur.

        Cette opposition manichéenne des intérêts est ravageuse.
        Outre qu’elle a l’avantage pour chacun des camps de pouvoir abuser du discours populiste et de réduire le débat public à de la communication évènementielle, elle entraine sans qu’on ne l’énonce véritablement l’exclusion d’une partie de la population, celle la plus fragile des laissés pour compte du vaste brassage des populations qu’a entrainé l’essor très rapide des technologies.

        Que faire ?

        Comprendre le monde dans sa complexité.

        Élargir notre culture à toutes les composantes minoritaires en acceptant d’être changé soi-même par l’altérité assumée.

        Accepter les réalités économiques non par impuissance ni pour s’y soumettre mais pour agir sur ce qui est à notre portée.

        Défendre l’éducation populaire pour défaire l’étreinte de l’acculturation et de la standardisation des enseignements.

        Étendre l’emprise juridictionnelle sur la sphère économique et sur la sphère privée. L’unique héritage du siècle des Lumières qui a valeur opératoire malgré l’utopie qu’il représente, c’est le droit égal pour tous et accessible à tous.

        L’arbitrage juridictionnel est le seul moyen de réguler les intérêts contradictoires inévitables dans n’importe quelle société ouverte.

        Pour ma part, j’essaye de délivrer des critiques et non pas mon opinion (qui n’a aucun intérêt). Évidemment, je suis susceptible d’avoir des points de vue erronés.

        Le modèle qui m’inspire, c’est Georges Orwell, romancier et chroniqueur de presse dont j’utilise sans honte les méthodes et l’approche critique du monde.

  • monisme
    monisme
    clm
    • Posté à 19h39 le 03/12/2008
    • Internaute 52504
      clm

    « le “terrorisme ferroviaire”, tradition anarcho-syndicaliste du début du XXe siècle ».

    Ah bon ? Je ne savais pas. Je le répèterai à Fernand Pelloutier et Emile Pouget...

  • compte supprimé 20
    • Posté à 19h50 le 03/12/2008
    • Internaute 9981

    vive l’ultra mouviste anargauche autonante

  • titou-93
    titou-93
    etudiant expertise compta
    • Posté à 19h52 le 03/12/2008
    • Internaute 61247
      etudiant expertise compta

    vive la propagande ! ! elle est en train de fliper l oligarchie lol ,

    Crise financiere , economique , ecologique ....
    l extreme gauche monte....
    (internet a ouvert bon nombre d’esprit (merci a lui , avant qu’il soi sous controle , c en cour !)

    et Bim , faut faire changer d avis ceux ki voudrai la ralié....

    mais c vrai que c mal l extreme gauche.....
    des humaniste fou
    des detraqué qu’il veulent :

    liberté egaliter fraternité , et ecologie ....

    la VRai formule pas l ecroqueri du moment
    ce n’est q une constation

    bref ,la democratie , les politique son senssé representer le peuple , la presse un contre pouvoir.....

    le peuple va reprendre se qui lui revient de droit !

    vive la france !

    • jean.pierre
      jean.pierre répond à titou-93
      • Posté à 22h07 le 03/12/2008
      • Internaute 27384

      je suis pas sarkoziste, mais le peuple l’a choisi de droit........

      liberté, égalité choucroute.

      • Marc de café_bloque
        Marc de café_bloque répond à jean.pierre
        cabot mais pas chien
        • Posté à 22h33 le 03/12/2008
        • Internaute 56893
          cabot mais pas chien

        NON, pas de droit : un IMPOSTEUR élu sous un nom tronqué (tombe sous le coup de la loi du 6 fructidor de l’ an II) , qui a acheté les medias pour faire sa campagne et baillonné les petits candidats, qui a menti sur un programme non respecté à ce jour etc etc etc etc etc

         
        • jean.pierre
          • Posté à 22h43 le 03/12/2008
          • Internaute 27384

          non mais d’accord ! tout ça plus sa poule faussement mijorée, daccord mais le peuple l’a élu.............sinon vous avez déja vu un candidat faire ce qu’il promet ?

        • violeta
          violeta répond à Marc de café_bloque
          psy
          • Posté à 15h07 le 04/12/2008
          • Internaute 34895
            psy

          effectivement il se nomme NICOLAS SARKOZY DE NAGY-BOCSA
          tous eus ! c’est l’aristocratie qui n’ose pas dire son nom !

          • egide
            egide répond à violeta
            Littéral
            • Posté à 23h51 le 04/12/2008
            • Internaute 45067
              Littéral

            Lien
            Description héraldique :
            De gueules, au loup au naturel,
            tenant un badelaire d’or,
            rampant sur un mont de sinople.

            Modification graphique du nom hongrois Sarkozi, qui désignerait celui qui est originaire de la région appelée Sarkoz, au sud de la Hongrie.
            Signification probable du toponyme : lieu marécageux.

            Aristocrate, c’est beaucoup dire l’un de ses ancêtres a été distingué d’un titre pour récompenser ses mérites militaires lors des combats contre les turcs.

            Toute petite noblesse très récente. On est loin des statuts des grandes familles princières. Cela ressemble plutôt à la « noblesse » du 1er empire.

            Il n’en reste pas moins néo-cons.

        3 autres commentaires
      • A déménagé le 9-8
        • Posté à 22h49 le 03/12/2008
        • Internaute 5710

        non, il l’a choisi de droite

    • violeta
      violeta répond à titou-93
      psy
      • Posté à 15h03 le 04/12/2008
      • Internaute 34895
        psy

      je vote pour vous mais de grâce : « ce qui se conçoit clairement s’énonce clairement »... Nous perdrons toujours à vouloir simplifier les choses et l’écriture d’une pensée. Le risque, à termes, c’est de friser la confusion, le manque d’argumentaires, l’illisibilié.

      La langue n’a pas évoluée et s’est enrichie de nuances juste pour « emm...r » les jeunes mais bien pour transmettre les qualités discriminatoires de pensées qui ne sont pas UNIQUE(S) ! ! Pouvoir réfléchir et s’exprimer au plus près de ce que l’on ressent, être entendu par l’autre est UNE liberté très importante avec l’esprit critique qui en résulte. On essaie en ce moment par tous les moyens de nous la faire perdre par l’écriture abrégée, jusqu’au balbutiement d’incongruités relayés par tous les supports médiatiques ! ! ! C’est une réalité de la société marchande, il faudrait aujourd’hui prendre le contre-pied de cette tendance, s’opposer à cette mode pour se remettre à « en vouloir » ailleurs que dans la norme consumériste ! Attention, ne jouez pas leur jeu.. sans vous en apercevoir.

      C’est pourquoi il faut DEFENDRE l’EDUCATION ! C’est une priorité pour un être libre !

      sans rancune j’espère .

  • René Leys
    René Leys
    professeur
    • Posté à 19h55 le 03/12/2008
    • Expert 61248
      professeur

    Ce qui m’a surpris dans cette affaire, c’est l’apparition d’une « Ultragauche », alors que nous avions déjà une « Extrême gauche ». Ce n’est sans doute pas l’essentiel, le coeur du problème, mais pourquoi cette nouvelle dénomination utilisée docilement par tous les médias ?
    Si les mauvais coups, les actions violentes, les attentats, sont le fait de l’Ultragauche, alors on peut voter sans se salir les mains pour l’Extrême gauche, en la circonstance pour Le Nouveau Parti Anticapitaliste qu’Olivier Besançenot « lancera » en janvier. Grâce à l’Ultragauche, l’Extrême gauche devient respectable et fera 12% à la présidentielle.
    Toujours la même vieille histoire : chercher à qui profite le crime.

  • Thomas GREDAT
    • Posté à 20h21 le 03/12/2008
    • Internaute 23794

    Trois dangereux terroristes ultragaucho-anarcho-autonomo-otorhyno-de-toute-façon-sales-gauchistes relâchés dans la nature malgré l’horreur de leur forfait ? Madame la ministre, vous faites preuve d’un laxisme inhabituel, et bien décevant pour ceux qui vous admirent, s’il y en a.
    Ce qui est rassurant, c’est que l’opinion, dans son ensemble, est au minimum circonspecte devant cette histoire d’ultra-gauche, mot inconnu jusqu’alors. Elle ne se laisse pas gagner par l’hystérie, réelle ou fabriquée, qui semble avoir saisi quelques services gouvernementaux.
    Il y a de quoi avoir peur de l’extrême-gauche, quand on protège une casse de privilégiés. D’autant, comme le fait remarquer Chloé Leprince, qu’emprisonner des opposants, c’est prendre le risque de les renforcer dans leur opposition. Pour le pire. Mais cela, des individus revanchards, obsédés de domination et d’oppression ou, plus simplement, prisonniers d’un discours démagogique, peuvent-ils seulement le comprendre ?
    Je me contenterai d’une simple observation : on finit toujours par provoquer ce qu’on redoute.

  • JeanMichelJohnson
    • Posté à 20h43 le 03/12/2008
    • Internaute 61254
      utopiste

    Si Michèle Alliot-Marie les déteste. Moi, je ne peux pas m’empêcher de les trouver sympathiques. Et si, effectivement, ils n’ont rien fait et que MAM est renvoyée à sa phobie du noir et du rouge, tant mieux ! ! ! Une autre visions des « autonomes » : Lien

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 20h45 le 03/12/2008
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    Votre petit train train qui nous aiguille à railler les flics devient caténairvant.

    • C-dâv
      C-dâv répond à Pierrrrre
      • Posté à 21h51 le 03/12/2008
      • Internaute 23444

      Qu’ils aillent enquêter sur l’extr^me -droite et leurres exactions avérées plutôt que de mystifier sur des marginaux.
      C’est quand même nos imp^ts qui payent ces délires.

    • jean.pierre
      jean.pierre répond à Pierrrrre
      • Posté à 22h09 le 03/12/2008
      • Internaute 27384

      allez donc leur dire que le wagon reste au rang !

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