A debattre 30/11/2008 à 16h59

DOM-TOM en crise : où en sont les « confettis de l'empire »

Pierre Haski | Cofondateur Rue89

Les territoires et départements d’outre-mer souffrent, entre autres, de la hausse du prix des carburants. Et du silence de Paris.

Un département français bloqué depuis huit jours par un mouvement de protestation contre le prix de l’essence, dans l’indifférence générale ? Cette information serait impensable s’il ne s’agissait d’un département… d’outre-mer, en l’occurrence la Guyane. Imagine-t-on la Gironde ou l’Alsace bloquées huit jours par des barrages sans faire les gros titres et mobiliser partis et syndicats ?

Ce sont des Guyanais qui nous ont alertés, et les témoignages d’internautes ont permis de briser le mur du silence ou plutôt de l’indifférence en « métropole » [je mets des guillemets, je déteste ce mot mais quel autre employer ? ].

Où en sont les DOM-TOM ? Comment font-ils face à la crise, de Cayenne à Nouméa en passant par Mayotte, dans ces « confettis d’empire », selon la formule de Jean-Claude Guillebaud, dont la grande majorité des Français ignorent presque tout ?

Comme dans le cas de la Guyane, ce sont vos témoignages qui peuvent permettre de donner une image complète, non filtrée, de la réalité de cette France des antipodes. Adressez-nous vos témoignages, vos commentaires, et une synthèse en sera faite dans quelques jours, permettant de faire émerger des informations marginalisées ou carrément mises sous le tapis. Vous pouvez laisser votre contribution en commentaire sous cet article, ou l’adresser directement à notre boîte « contact » : contact@rue89.com

Le prix du carburant figure aujourd’hui au cœur des inquiétudes

En attendant, petit tour d’horizon de ces territoires sur lesquels flotte le drapeau tricolore dans l’Atlantique (avec la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, Saint-Pierre-et-Miquelon), l’Océan Indien (avec la Réunion et Mayotte) et l’Océan Pacifique (avec la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie et Wallis-et-Futuna), soit quelque 2,5 millions de personnes, loin d’une France « métropolitaine » elle-même en crise et partagée entre indifférence et volonté stratégique de présence.

De Cayenne à Papeete, on se rend compte que le prix du carburant figure aujourd’hui au cœur des inquiétudes et de la colère, dans des territoires dont l’économie est largement sous perfusion « métropolitaine ».

Avec moins de bruit que la Guyane, les Réunionnais avaient protesté fin octobre et début novembre contre des prix à la pompe qu’ils estiment loin de la réalité du marché pétrolier. La question reste explosive et pourrait reprendre le chemin de la rue en cas de déception après la réunion, prévue ce lundi à Saint-Denis, entre le préfet et les distributeurs pétroliers.

Sur les sites réunionnais, on peut lire quelques appels à « tout péter » si les prix ne baissent pas. Combien sont-ils à partager le point de vue « Mooneti », qui écrit sur le site clicanoo.com :

« Nous payons la rançon de la départementalisation. Nous ne serons jamais français à part entière ; loin de la France, nous n’aurons jamais le même fonctionnement qu’un département métropolitain. Je pense que les pouvoirs publics n’ont pas conscience de la gravité de la situation et qu’il est en train de s’installer dans notre île, de façon pérenne, un esprit révolutionnaire. Les manipulations en tout genre ont assez duré.

Quant aux pétroliers, nous savons tous qu’ils ont spéculé et qu’ils ne sont pas à plaindre : leur caisse est pleine à ras bord. Pourquoi les gérants de station, en France métropolitaine, n’ont aucun problème ? Nous attendons une baisse des carburants, sans plus ! »

En Guyane, la crise se poursuivait ce weekend, avec quelque vingt-cinq barrages routiers et la fermeture de l’aéroport international de Cayenne, malgré le « geste » d’Yves Jégo, secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, de baisser de trente centimes le prix du carburant dans le département. Le mouvement de protestation réclame toujours cinquante centimes de baisse et a reçu le soutien des partis politiques de Guyane, y compris l’UMP locale qui demande au gouvernement de satisfaire la revendication.

Il a fallu que les Guyanais en fassent beaucoup pour se faire remarquer de Paris, y compris provoquer le report d’un lancement de fusée Ariane sur le site de Kourou… Je ne résiste pas à l’envie de vous proposer de nouveau ce clip de Negus aka Mero, « 1,77 euros », tourné au début du mouvement et qui a aidé à faire connaître la revendication des Guyanais. (Voir la vidéo)


Avec près de 200 000 habitants, la Guyane est un département à part entière, mais ce territoire amazonien, voisin du Brésil, est aussi une vaste zone de non-droit dès lors qu’on touche à l’orpaillage clandestin, comme l’ont montré un film récent, « La Fièvre de l’or », et l’attitude des autorités militaires du département face aux journalistes trop curieux.

Inquiet de la contagion, Jégo a demandé aux préfets de Martinique et de Guadeloupe « d’examiner sans délai les moyens d’obtenir une baisse significative des prix des carburants dans ces deux départements qui pourrait s’appliquer elle aussi, dès le début du mois de décembre ».

Par souci d’économie, les DOM-TOM privés de leurs avantages

Le prix du carburant n’est pas le seul problème sur la table. Le gouvernement, dans sa quête d’économies tous azimuts, vient de supprimer des avantages réservés aux fonctionnaires retraités installés outre-mer, et a fait adopter le plafonnement des avantages fiscaux liés aux investissements dans les DOM-TOM, qui étaient devenue une source majeure de financement, notamment aux Antilles.

Nicolas Sarkozy a reconnu la semaine dernière que cette dernière réforme, prévue dans le budget 2009, « a été vécue douloureusement outre-mer ». Mais il a ajouté qu’il n’était pas juste que de riches contribuables s’en servent pour ne pas payer d’impôts. En s’adressant aux maires d’outre-mer, le président est revenu sur ces réformes impopulaires, et a eu ce cri du cœur quelque peu paternaliste :

« Les choix, c’est justement parce que je vous aime et que je crois en l’avenir de l’outre-mer que je les fais. Le plus gros des réformes difficiles est derrière nous (...) Des réformes positives viendront début 2009. »

Entre une « métropole » qui n’a plus les moyens de ses ambitions et continue de tenir l’outre-mer sous perfusion, et des territoires tiraillés entre des aspirations contradictoires, le gouvernement évolue dans une voie étroite, en cherchant avant tout à éviter les explosions.

Des réformes institutionnelles en chantier

Reste enfin, l’énorme chantier de l’évolution institutionnelle de plusieurs territoires.

Celui de Mayotte, d’abord, qui s’apprête à connaître un grand changement, avec la promesse de Paris de la départementalisation d’ici à 2011 de ce territoire de l’océan Indien qui est à l’heure actuelle une « collectivité territoriale ». Un référendum est prévu en mars 2009 dans l’île.

Sans donner plus de détails, Nicolas Sarkozy a appelé la semaine dernière à « concevoir un modèle de département qui soit respectueux de l’identité de Mayotte ».

Or Mayotte n’est pas un cas simple. Cette île comorienne de 200 000 habitants a voté pour rester dans l’ensemble français en 1975, lors du référendum d’autodétermination des Comores. Les trois autres îles sont devenues indépendantes, mais Valéry Giscard d’Estaing a choisi de séparer Mayotte de ses « sœurs », et d’en faire un territoire français. Début des problèmes…

Depuis, Mayotte vit au rythme de l’arrivée des « kwasa kwasa », ces pirogues en provenance de l’île voisine d’Anjouan, chargées de « clandestins », attirés par le niveau de vie bien supérieur du territoire français et surtout par ses installations médicales. Des centaines de « clandestins » ont perdu la vie dans cette traversée périlleuse et la situation sociale de Mayotte est explosive. C’est la bombe à retardement laissée par VGE en 1975...

En faisant franchir un pas de plus à l’intégration de Mayotte dans la République, le gouvernement n’a pas pour autant de réponse à la question de ses relations avec les Comores et leur misère, et continuera d’expulser à tour de bras les « clandestins » de Mayotte, qui constituent une part non négligeable des 25 000 reconductions à la frontière dont Brice Hortefeux est si fier.

Et il y a bien sûr l’avenir de la Nouvelle-Calédonie, vingt ans après les accords de Matignon qui ont mis fin à une période de trouble dans le territoire situé dans l’océan Pacifique, et dix ans après l’accord de Nouméa qui donnait une feuille de route institutionnelle.

Mais, comme le constatait lors de cet anniversaire Christian Le Goff sur Rue89, rien n’est réglé à Nouméa. Sa conclusion :

« Dans un an, les électeurs calédoniens renouvelleront leur Congrès qui aura la charge de dresser la liste des compétences à transférer et préparer -ou reporter une nouvelle fois ? - l’organisation du référendum d’autodétermination prévu après la fin de cette prochaine mandature. Mais pour l’instant, et ce malgré les accords de Matignon et de Nouméa, aucune solution n’est prévue pour concilier définitivement les deux légitimités du Territoire, celle du premier occupant et celle de la majorité. »

Ce petit tour d’horizon non-exhaustif -on n’y a pas parlé de la Polynésie française ou de Saint-Pierre-et-Miquelon, deux territoires situés aux deux extrémités de cet empire français light- montre néanmoins que la « question des DOM-TOM », si elle n’est pas au cœur de l’actualité des Français, continue de se poser. Il n’est pas inutile, au minimum, que l’opinion dispose d’informations complètes. Et ne se laisse pas gagner par une indifférence qui précède toujours les réveils douloureux.

Article modifié le 1er décembre : la photo a été retirée car elle était prise aux Comores, certes, mais sur l’île d’Anjouan, qui n’appartient pas aux confettis de l’empire… Nos excuses pour cette erreur.

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  • caro
    caro répond à N.MARECHAL
    délinquante avérée
    • Posté à 18h45 le 30/11/2008
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    bonjour N. MARECHAL :)
    La proposition du gouvernement est passée de 10 cts à 30 cts de baisse, ce qui est insuffisant. La SARA (avec TOTAL à 50 %) a le monopole de la distribution. Il n’y a donc aucune possibiité de s’approvisionner ailleurs, comme au Vénézuela. Cela engendre aussi un trafic par pirogue entre le Surinam et St Laurent du Maroni.

    J’attends incessamment des nouvelles de ma famille là-bas. Elle aussi est à fond pour la baise du prix de l’essence et malgré les difficultés soutient les barragistes.

    Quasiment tous les produits sont importés et la baisse de l’essence et du prix du transport n’a pas profité aux Guyanais. Alors, comme ils disent, ils aimeraient qu’on cesse de les prendre pour des cons.

    Pour suivre les évènements, entre autres :

    Lien

    avec un article qui exprime les craintes de division du mouvement ... à cause de politiques ...
    Lien

    ou RFI
    Lien

    A+

    • N.MARECHAL
      N.MARECHAL répond à caro
      • Posté à 19h14 le 30/11/2008
      • Internaute 9175

      Bonjour Caro,

      Merci pour cette info.

      Donc sans manif, le prix de l’essence continuait sa vie de produit cher. mais du moins 30 c’est encore n’importe quoi. Merci Total et Consort.

      L’affaire etait trop belle pour quelques uns.

      Mais j’ai cru comprendre que le malaise se généralisait face a la politique générale. Et du coup je me demande si le black-out ne concerne pas cette seconde action plus que la première ?

      Bref tout cela n’est pas clair de toute façon.

      Bien cordialement à toi Caro.
      NM

    • Gandijyn
      Gandijyn répond à caro
      • Posté à 22h52 le 01/12/2008
      • Internaute 30465

      Il n’existe pas des petits tours de passe-pase avec le Brésil ? ... avec tous ce qu’ils piquent en gazant les résidents, et ramené en pirogue chez eux ...

  • Pierre973
    Pierre973 répond à N.MARECHAL
    désanusseur de porcs
    • Posté à 04h50 le 01/12/2008
    • Internaute 21836
      désanusseur de porcs

    Désolé pour ce long développement, mais le problème du carburant en Guyane est assez complexe et je voudrais tenter de vous en expliquer les rouages...

    En Guyane, le mouvement est avant tout né du fait que depuis juillet, le prix à la pompe ne cesse d’augmenter (1,77 € pour le SP98 aujourd’hui contre environ 1,50 € en juillet ...) alors que le prix du Brent a été divisé par 3 dans la même période. JAMAIS, durant cette période, les prix n’ont baissé à la pompe ! Les usagers dans leur ensemble se sont alors sentis pris pour des c...itoyens de seconde zone et un élan collectif (consommateurs et entrepreneurs + élus locaux) a fait émerger des revendications fortes pour comprendre la décomposition du prix du carburant à la pompe.

    Cette décomposition est à peu près la suivante :
    1)le prix de vente en sortie raffinerie de Martinique (la SARA, en l’occurrence, qui appartient aux 4 grands distributeurs de carburant sur les territoires domiens des Antilles/Guyane, dont TOTAL est actionnaire principal)est de 80 cts d’€/litre, quand ce même prix est de 23 cts sortie raffinerie en métropole.
    2) Les taxes locales : 70 cts/litre environ au seul profit des Collectivités Territoriales (l’Etat « central » -Bercy- ne perçoit rien). Par comparaison, en métropole, les diverses taxes perçues par Bercy et les collectivités territoriales s’élèvent à environ 80 cts/litre.
    3) les frais de transport Martinique -> Guyane, d’environ 5 cts/litre
    4) les frais de distribution en stations services : 10 cts/litre
    5) quelques menues taxes supplémentaires ...

    Le problème crucial est que la SARA n’a pas su encore justifier son prix de vente de 80 cts (x 4 par rapport à la métropole, quand même ...)alors que des demandes pressantes leur ont été faites il y a plusieurs semaines par les élus locaux et les services de l’Etat (Préfecture de Guyane). Car il faut également savoir que le prix de l’essence à la pompe est un prix dit « administré », c’est à dire que ce prix est fixé sous contrôle de l’Etat. Rôle que l’Etat semble découvrir ici, à Cayenne...sous la pression des collectifs. Car jusqu’à aujourd’hui, soit aucune demande de justification n’a jamais été formulée par l’Etat envers la SARA ,soit cette demande n’aura en tout cas jamais abouti jusqu’à présent. En bref, l’Etat n’ aura pas joué son rôle, tout du moins jusqu’au début de cette crise...

    Car depuis, le Sieur Jego semble prendre conscience de la gravité des reproches que les administrés domiens (nos amis Martiniquais et Guadeloupéens, eux aussi placés sous le monopole de cette SARA, entrent progressivement dans la danse du mécontentement...)sont en mesure de renvoyer à ses services. Et la mobilisation quasi-générale des Guyanais sur les barrages aura fini de le persuader de la profondeur du grondement. Qui + est, les débats auxquels il aura participé ces derniers jours avec les élus guyanais, ont semble-t-il ébranlé ses convictions quant à la probité des offres de prix de la SARA. Quelques questionnements semblent le tarauder ... jusqu’à l’« effarement », d’après ce qui nous a été communiqué non officiellement. Manifestement, il en aura appris de bonnes ! ! !

    Illico, voilà donc le Secrétaire d’Etat Jego tenter une négociation avec les Pétroliers actionnaires de la SARA. Résultat des courses : - 30 cts proposés à la pompe dès lundi 1er décembre. Sauf que l’on ne sait toujours pas s’il s’agit d’un rabais effectivement « négocié » (donc avec l’accord des Pétroliers) ou d’un rabais « imposé » par le Secrétaire d’Etat. Compte tenu de l’approximation dans le discours, un sérieux doute plane sur l’aspect « négocié ». Il se peut donc que l’Etat en soit de sa poche. Oups ! ! !

    Deuxième étape : reste - 20 cts/litre à trouver pour satisfaire les revendications des usagers guyanais, usagers qui restent fermement ancrés sur leurs positions. Dernière proposition de Jego émise ce soir sur l’antenne de RFO : - 20 cts sur les taxes des collectivités locales, en échange d’une dotation exceptionnelle de 10 millions d’€ de l’Etat pour compenser le manque à gagner des Collectivités sur une période approximative de 3 mois. Certainement le temps de faire toute la lumière sur la décomposition exacte du prix SARA et de prendre ensuite des mesures définitives.

    Alors, OUI, de toutes façons, l’Etat et le contribuable français vont mettre la main à la poche dans cette affaire. OUI, de fortes suspicions existent sur la probité du prix de vente fixé par la SARA au profit des Domiens. OUI, l’Etat n’a pas su jouer son rôle de contrôle. OUI l’Etat a laissé se construire un monopole privé pour la distribution de carburant sur un de ses territoires. OUI l’Etat préfère se substituer (au moins temporairement) aux Pétroliers pour répondre aux revendications de ses administrés, plutôt que de contraindre ces faiseurs de fric à se justifier de leur appétit vorace et déplacé. Car les gains de la SARA(estimés par la CGPME à 40 millions d’€ annuels sur le seul marché guyanais)se font sur le dos d’une population dont le PIB est très largement inférieur à celui de la métropole, dont le taux de chômage est de 25 % et pour lesquels le carburant est un produit de toute première nécessité dans un département grand comme 1/5e de la métropole...

    Le président de M. Jégo, lui-même, dans son discours élyséen à l’intention des domiens il y a 3 ou 4 jours a évoqué sa conception de l’Egalité : ce principe républicain ne dicte pas, selon lui, de donner la même chose à tous mais de donner + à ceux qui en ont le + besoin. Beau discours empreint d’un humanisme présidentiel qu’il conviendrait de lui opposer a chacune des décisions qu’il rend... Et de finir, emporté dans son élan, sur l’impérieux devoir pour l’Etat d’assurer la continuité territoriale... Si « les mots ont un sens », comme il aime à le rappeler si souvent, on est en droit d’attendre une cohérence avec les actes !

    - Anne, ma soeur Anne ...

    Bref, tandis que la campagne électorale continue à Paris (...), ici en Guyane, les difficultés de développement perdurent(fractures sociale, numérique, téléphonique, desserte aérienne monopolistique, démographie galopante...)

    - ... Ne vois-tu rien venir ? ? ?
    - Merde, un mur ! ! !

    Le courage ne nous manque pas pour tenter de le contourner. Car, au stade ou nous en sommes, il serait vain et dangereux de continuer à freiner. Il y a ici des acteurs remarquables, tant économiques que sociaux et cette « crise » du carburant aura permis de révéler leur sens des responsabilités.
    Sur cette base, et avec la cohésion nouvelle née de cette crise, les Guyanais sauront, je l’espère, trouver la confiance nécessaire à leur salut.

    Salut que je vous renvoie, chers voisins !

    • weenana
      weenana répond à Pierre973
      locataire baobab26
      • Posté à 22h10 le 01/12/2008
      • Internaute 55687
        locataire baobab26

      Et si ce n’était pas aussi simple que cela, en février 2007 les conseillers régionaux ont alerté le gouvernement sur l’impossibilité pour la Guyane d’absorber le choc financier résultant de cette mise aux normes juxtaposée aux prix en phase de forte hausse du brut.
      21 mois plus tard, ceux-ci « avouent » n’avoir jamais eu de réponse à leur alerte.
      Pour une affaire aussi importante ?
      Attendre que la population descende dans la rue pour qu’on lui donne, à elle, les réponses ?
      Responsables ? qui ça ? et où ça ?
      Etat coupable peut être, mais Région complice sûrement La ligne de l’effroyable hypocrisie des élus locaux est inscrite dans une évidence : durant 21 mois en n’allant pas exiger de ce même Etat une réponse rapide à son alerte, la Région Guyane a bien encaissé l’effet d’aubaine liée à la hausse considérable du produit pétrolier.
      Il avait donc tout intérêt à ne pas « insister lourdement »

       
      • Gandijyn
        Gandijyn répond à weenana
        • Posté à 22h59 le 01/12/2008
        • Internaute 30465

        Il suffit d’aller consulter les comptes de quelques membres des familles d’élus ... Comment s’appelle déjà cette bestiole à queu plate ? ... :)))
        Tout le monde ferme les yeux, parce que tout le monde est impliqué « passivement » dans le système des subventions Europeennes et Nationales... l’agent qui travaille, on lui donne une prime exceptionnelle de 100€ à la fin de l’année, et il est content, pendant que les autres empochent des millions (dizaines, centaines ?)... Ne parlons pas des magouilles des élus de tous bords, et des « abus » de pouvoir des autres... En déontologie professionnelle, beaucoup reste à faire en Guyane : médecin bavard, notaire véreux, huissiers complices...

        • Pierre973
          Pierre973 répond à Gandijyn
          désanusseur de porcs
          • Posté à 04h02 le 02/12/2008
          • Internaute 21836
            désanusseur de porcs

          @ weenana et Gandijyn
          Loin de moi l’idée de défendre les élus locaux d’ici... et d’ailleurs. Au même titre que bien des Ministres, Présidents ou élus des assemblées nationales dont l’exemplarité a été un jour mise à mal devant de multiples juridictions ...
          Ceux d’ici ne sont certainement pas + exemplaires que ceux de métropole. Mais globalement, le sont-ils moins encore ? La question vaut d’être posée mais je n’en n’ai pas la réponse. D’ailleurs, la seule vraie réponse devrait venir (encore une fois !) de l’Etat qui à le devoir de mettre en place des dispositifs efficaces de contrôles des élus de la Nation, dans la mesure où ceux-ci détiennent des pouvoirs voués à générer des situations d’intérêts personnels ou collectifs. Croyez-vous encore en l’Homme et en sa probité naturelle ? ? ? Allons, allons, la Guyane n’est pas le pays de Oui-Oui, tout comme la métropole n’est pas celui de Pollux ! ! !
          Pour ce qui est des insuffisances que Weenana met en exergue vis à vis de la Région Guyane, bien sûr que son rôle eut été, après avoir demandé à l’Etat de se saisir d’un problème, d’en vérifier la prise en compte effective. Mais est-ce sa vocation première ?
          Ceci devrait alimenter un débat fondamental(complètement occulté par ailleurs ! ! !) qui est pourtant à l’origine de bien des problèmes en cours : l’Etat fixe des règles au travers de réglementations en tous genre. Mais trop peu d’agents de l’Etat sont dévolus au contrôle du respect de ces règles. Combien contrôlent les allocataires des prestations familiales ? Combien contrôlent le respect du Droit du Travail dans les entreprises ? les bénéficiaires de HLM ? les prescriptions ou les arrêts de travail établis par les médecins ? les déclarations d’impôts ? ...
          Des économies gigantesques (et certainement une plus grande justice sociale) pourraient naître de ces contrôles. Si, parmi les milliers de départs annuels de fonctionnaires, quelques centaines étaient conservées au bénéfice des contrôles, certains abus seraient alors évités, débouchant sur une situation beaucoup + saine que celle qui perdure aujourd’hui.

          • weenana
            weenana répond à Pierre973
            locataire baobab26
            • Posté à 16h21 le 02/12/2008
            • Internaute 55687
              locataire baobab26

            « Mais est-ce sa vocation première ? » mais bien évidemment sinon pourquoi sont-ils élus ?
            Pour que le peuple descende dans la rue pour faire leur boulot ?
            Pierre973 durant 21 mois, ils n’ont pas bougé pendant que le prix enregistrait des augmentations honteuses, pendant 21 mois, ils ont encaissé l’effet d’aubaine lié à ces hausses et à présent qu’on leur demande de prendre leur responsabilité en réinjectant une partie de cette manne du moins jusqu’à l’édition du rapport d’expertise, ils nous ressortent le folklore local le « panou-panou ».

            C’est la CGPME début 2008 (à la demande de la Région et du département selon les dires de MMe Prevot-Madère mais j’émets un SIC monumental) qui a demandé un audit pour clarifier la répartition du - produit - carburant entre les différents « preneurs ».

            Puisque la Région considère que les seuls pétroliers sont les grugeurs du peuple de Guyane, ils ont également autorité à les traîner en justice.

            Sauf que le procès va durer jusqu’aux calanques grecques et qu’ils ne sont absolument pas certains de gagner, alors ils prennent le devant et réclame à l’Etat portefeuille, la solidarité nationale.

            Et moi, ça me fait vraiment suer pour pas dire pire, que l’agriculteur du Cantal participe par ses impôts à regonfler les caisses de cette bande d’irresponsables.

            D’après les dernières infos, ils demandent aussi à l’Etat d’acter à leur place.

            Je suis désolée, à un moment, il faut arrêter de réclamer le beurre, l’argent du beurre mais également les deux seins de la crémière.

            Y’a un moment faut montrer qu’on est des grands, qu’on est capable de faire ce pourquoi on s’est présenté au peuple et qu’on démontre notre volonté a enfin apprendre à faire une partie de son beurre soit même.

            Sois honnête durant ces 21 mois, tu as vu des améliorations sur les postes sensées être financés par les taxes sur le carburant ? Les routes ? Le transport public ? C’est à croire que tous les guyanais font Maripasoula Cayenne tous les jours. Ces fonds ont été détournés de leur destination.
            Sous prétexte que l’Etat ne couvre pas financièrement les besoins de la Région.

            Et s’ils commençaient à nettoyer dans leur propre maison ? A quoi ça sert d’avoir pléthores d’employés, si t’es pas fichu d’en mettre un à obtenir une réponse à une de tes questions ?

            Et question prévision de dépenses c’est Byzance, le département vient de lancer un appel d’offres pour la maîtrise d’œuvre de son futur hôtel du département.
            Je te garantie que pour ce poste, ils ne regarderont pas à la dépense.

            Je suis entièrement d’accord avec toi, s’il fallait bien faire les choses. Il faudrait envoyer dans tous les dom des armées de contrôleurs doublées de spécialistes anticorruption.

            Et je te suis encore, les rotations de fonctionnaires provoquent une amnésie générale dans le suivi et de l’entretien de la mémoire des faits.

            Mais là, je m’arrête, faut que j’aille soutenir les potes.

            • Pierre973
              Pierre973 répond à weenana
              désanusseur de porcs
              • Posté à 22h58 le 02/12/2008
              • Internaute 21836
                désanusseur de porcs

              Bonjour Weenana,
              Je ne reviens pas sur l’exemplarité de nos élus locaux que tu fustiges avec vigueur et peut-être raison. Je n’ai pas d’éléments tangibles sur ce point.
              Je pense que c’est plutôt le système qu’il convient de dénoncer. Un système sans garde-fou, en métropole comme ici, incite et entretient à la gabegie. J’insiste : le pb de fond est identique en métropole ! ! !

              En revanche, ici, l’Etat, au travers des collectivités locales (Région, Département et Communes) achète purement et simplement la paix sociale, au travers de la pléthore d’employés de ses services. Comme il le fait sciemment en Corse par exemple, au travers de subventions accordées sans fondements. Dans l’incapacité de proposer un développement de ces territoires, il n’a trouvé que ces leviers financiers pour calmer (temporairement) les esprits. Et la facture s’alourdira de + en +, en particulier au profit de ce beau département qui nous occupe et dont la démographie n’est pas contrôlée.
              RDV au prochain barrage !

      4 autres commentaires
  • Spartel
    Spartel
    Sur son île
    • Posté à 18h38 le 30/11/2008
    • Internaute 30442
      Sur son île

    Merci à Pierre Haski d’avoir consacré un petit instant aux DOM.
    Un rhum coco toujours au frais.

  • titysse
    • Posté à 19h24 le 30/11/2008
    • Internaute 60500

    Je suis toujours contente quand on s’intéresse aux Dom Tom pour parler d’autres choses que de la beauté du paysage, de plage ou de bouffe. Mais tout de suite après j’ai des serrements aux tripes de voir à quel point les représentations colonialistes persistent...Merci quand même monsieur Haski pour votre article.

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 19h34 le 30/11/2008
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    pour le prix de l’essence j’aimerais bien savoir qui va payer la baisse de 30cts
    si ça ne serait pas le contribuable metro qui va regler par le biais de l’etat
    et si ça ne coute rien de baisser le prix de l’essence, ou allait les 30cts avant
    ce n’est pas rien 30cts par litre

    • caro
      caro répond à jyeden
      délinquante avérée
      • Posté à 20h01 le 30/11/2008
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      et pourquoi ce ne serait pas la SARA qui fait des milliards de bénéf ?

      • jyeden
        jyeden répond à caro
        khmer vert ( age des caverne, (...)
        • Posté à 20h11 le 30/11/2008
        • Internaute 20631
          khmer vert ( age des caverne, (...)

        non j’ai trouvé sur « le monde »
        les 30cts representaient des taxes locales
        donc :
        soit les collectivités locales ne sont plus financees
        soit l’etat mettra la main a la poche
        c’est à dire dans la notre
        a moins qu’hypocritement il reprennent cet argent sur les fonds deja destinés à la guyane
        rien a voir avec les profits (que font biens sur ! !) les compagnies petrolières qui ne fournissent pas la guyane par grandeur d’ame

         
        • caro
          caro répond à jyeden
          délinquante avérée
          • Posté à 21h05 le 30/11/2008
          • Internaute 6484
            délinquante avérée

          c’est bien là tout le problème. Le gouvernement refuse de toucher aux profits des entreprises !

          EDIT : un bon reportage sur rebeyllyon avec des photos

          Lien

        1 autres commentaires
  • vincicom
    vincicom
    Responsable « informatique » (...)
    • Posté à 19h38 le 30/11/2008
    • Internaute 24211
      Responsable « informatique » (...)

    L’incompétence des politiciens français a soutenir l’empire français est une honte qui devrai etre passible de caondamnation pour trahison !

    La France et ses territoires, aussi loin que la Guyane ou la Nlle Calédonie, doit rester unie.

    C’est pas croyable cette lamentable médiocrité des français dans la gestion de leur ancien grand empire, quand les anglais ont pratiquement réussi la transition parfaite !

  • adaunis
    • Posté à 19h52 le 30/11/2008
    • Internaute 4255

    C’est vrai que c’est scandaleux, ce mauvais sort que nos « gouvernants » imposent à nos concitoyens d’Outre Mer !
    Outre ce mauvais sort, alors que tout part en « couille », comme le dit déjà la Rue, maintenant ils nous font la « Totale » chez nous, enfin je veux dire en Métropole.
    Franchement, le « Gégo » de « réunions », en réunion, et tous ces voyages au frais du con-tribuable, il sert à quoi !
    Il sert la soupe, ponctionne par ci par là, et distribue « l’obole » de son bon « président » ?

    Alors bien sur la « deuxième couille », c’est cette histoire de fil d’Ariane, qui n’arrive pas à s’envoyer en l’air !
    Et je n’parle pas comme vous l’évoquez si bien, de ce scandale de l’orpaillage au vu et au sus des « autorités » de l’état !
    Qui touche au « râtelier », dans cette zone de non droit !
    Non droit, « mon cul », comme dirait la crémière, parce que la troisième « couille », (celle là, on ne peut l’attribuer à qui vous savez), à ce propos, il ne faudrait pas prendre les « vessies » pour des lanternes.

    Quand on sait ce que rapportent en richesse humaine, culturellement, dans le sport, et en devises grâce au tourisme, ces « perles » que notre vieille France, a encore le bonheur de conserver dans le « giron » de la République !
    Non mais !

  • gwadaboy
    gwadaboy
    étudiant
    • Posté à 19h57 le 30/11/2008
    • Internaute 60709
      étudiant

    Il semblerait que Rue89 se réveille un peu tard ... mais mieux vaut tard que jamais ..

    En effet habitant la Guadeloupe et aimant cette ile plus que tout je suis sidéré de constater au quel point cette ile ainsi que les autres sont totalement méconnus de nos concitoyens métropolitains.

    Ainsi sur nos terres lointaines les grève de station essence,blocage de dépôt de carburant, blocage du port empêchant l ’approvisionnement des supermarchés en produit frais, grève du service des eaux, grève de l’EDF, grève des transporteurs, et j’en passe sont monnaie courante... et comme pour les cyclones et bien on fait avec on sait qu’a tout moment on peut être privé d’électricité pour une semaine entière ou bien d’essence... qui tolérerait ça en « FRANCE » ou la moindre grève de 24h fait les titres et les unes des journaux avec sa flopée d’usagers mécontent...

    Dans le même esprit un ouragan passant sur les États Unis sera largement relayé même s’il n’y a aucune victime .... alors que chaque année des milliers de caribeen sont victimes de ces même cyclone que ce soit a haiti ou ailleurs ... la caraïbe est relégué au simple rang de destination touristique et l’on ne veut surtout pas ébruiter les problème structurels de ces iles ...

    De même votre article ne mentionne aucunement les changements institutionnel de l’ile de saint Martin et de saint Barthélémy... sans commentaire

    Un article et votre conscience est tranquille pour au moins un an durant lequel on entendra plus parler des problème des DOM,DFA,COM,TOM ...

    PATHÉTIQUE ...

    • caro
      caro répond à gwadaboy
      délinquante avérée
      • Posté à 20h08 le 30/11/2008
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      je ne veux pas prendre à tout force la défense de Rue89, mais ses articles dépendent aussi des infos qu’envoient les riverains, comme pour la Guyane.

      Alors, à votre plume, ou plutôt à votre clavier. J’aimerais aussi savoir ce qui se passe ailleurs qu’en métropole. A vous d’élargir notre horizon, vous venez de vous inscrire (j’ai vu votre profil), j’espère que vous continuerez à informer. Merci

    • anacaona
      anacaona répond à gwadaboy
      • Posté à 20h33 le 30/11/2008
      • Internaute 19962

      Vivant en Guyane et guettant depuis lundi toutes les infos nous concernant, je vous trouve injuste avec les journalistes de Rue89. Je ne pense pas qu’ils se donnent bonne conscience en écrivant un article sur notre situation, d’ailleurs, ils n’ont pas publié un mais deux articles. Comme les autres médias, ils ont mis un peu de temps à réagir (Arnaud Aubron s’en est expliqué dans l’article précédent) mais à ma connaissance, ils ont été quasiment les seuls à ne pas reprendre telles quelles les dépêches d’agence en brodant dessus et en mettant en exergue les violences urbaines, photos de voitures qui brûlent à l’appui, sans expliquer correctement les tenants et les aboutissants de la crise (Ce n’est pas pour rien si les internautes guyanais se retrouvent plutôt bien dans ces articles). Et comme explique Caro, ils ont largement ouvert le site aux témoignages et aux documents envoyés par les riverains guyanais.

      J’éprouve encore pour Rue89 une immense gratitude pour s’être fait l’écho en juin dernier du blocage du rectorat de la Guyane et de nos luttes et de nos revendications. Face au silence assourdissant des médias hexagonaux, nous nous sommes sentis moins seuls.

      Alors à votre plume, vous aussi, la Guadeloupe nous intéresse ! ! !

    • fatalyst
      fatalyst répond à gwadaboy
      • Posté à 20h37 le 30/11/2008
      • Internaute 24368

      @gwadaboy
      J’ai vécu deux ans sur ton ile (1989-1990) au camp du gommier pour être précis (41em Bima) et à cette époque j’ai subi le cyclone Hugo. Ce que tu dis est réel avec toute fois une nuance, les français pèche par ignorance et non par mépris. Les « Métros » ne sont pas tous ignorant mais juste un peu préoccupé par leur propre vie. C’est humain, non ? ? ?
      Mais là ou je te rejoint c’est que la France des éloignés n’intéresse pas grand monde en dehors du fait qu’ils s’imaginent courir sur une plage paradisiaque, plonger dans une eau turquoise et pêcher la langouste. Pour le reste...@+ ; -)

    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à gwadaboy
      journaleux - blogueur
      • Posté à 11h45 le 01/12/2008
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur

      @ Gwadaboy,

      France 3 et Europe 1 ont démarré bien plus tôt. Les autres « grands » médias, je ne sais pas, et je n’ai pas regardé France Ô ces dernières semaines.

      Ne ne sais pas pourquoi l’expression DOM-TOM est utilisée à de nombreuses reprises dans ce sujet, dans la mesure où la réforme institutionnelle a créé les COM, ainsi que je le rappelais dans ce sujet :
      Lien
      sur Saint-Barth et Saint-Martin notamment.

      Rien non plus sur l’historique des grèves ; je t’avoue que je ne sais plus combien j’en ai vécues de 1984 à 1989 (je ne parle pas de juillet 1985, mais des « classiques » sur les produits pétroliers et les approvisionnements des supermarchés à la Guadeloupe). Rien sur la grève des transporteurs à La Réunion, voici moins de deux mois, pour mémoire.

      Mais qui connaît les spécificités antillaises, et surtout celles de l’archipel guadeloupéen ? qui sait où se trouve le WTC et où se trouve la majorité des habitants ? qui sait quelle est la ville la plus peuplée du pays ? rares sont les touristes qui comprennent ce qu’engendre le barrage du pont de la gabarre.

      Les guillemets pour France n’étaient pas obligatoires. Fwans, je pense, aurait été plus dans l’esprit de ta remarque. Et tu es bien poli lorsque tu écris « la moindre grève de 24h fait les titres et les unes des journaux avec sa flopée d’usagers mécontents »… le terme d’usage est « otages ».

    • Thorgal46
      Thorgal46 répond à gwadaboy
      Informaticien dans le Lot
      • Posté à 17h49 le 01/12/2008
      • Internaute 4302
        Informaticien dans le Lot

      J’ai eu la chance de vivre 7 ans en Guadeloupe.
      J’y ai vécu des choses très agréables et d’autres beaucoup moins...

      Bienvenue à toi dans la Rue89, ti mal...

  • fatalyst
    • Posté à 20h06 le 30/11/2008
    • Internaute 24368

    J’ai vécu deux ans en Guyane (1991-1992), à l’époque et si ma mémoire ne me fais pas défaut, des accords avec le Vénézuela avaient été passé en ce qui concerne le pétrole entre autre. Pourquoi ne pas en profiter encore de nos jours ?

    • touk
      touk répond à fatalyst
      Retraité
      • Posté à 23h16 le 30/11/2008
      • Internaute 24844
        Retraité

      L’Europe est passée par là, le carburant vénézuelien n’est pas aux normes, et ces dernières années il bousillait certains moteurs, il a fallu s’approvisionner en petrole raffiné européen, aux Antilles.

      • fatalyst
        fatalyst répond à touk
        • Posté à 23h49 le 30/11/2008
        • Internaute 24368

        @touk, j’ai du mal à comprendre, je sais que le pétrole du Vénézuela est de troisième catégorie mais de la, à bousiller des moteurs... ! ! ! Il y a quand même 2% du pétrole que l’on consomme en métropole provenant de chez Chavez, non ? ...
        Une question qui n’a rien à voir, si vous êtes surplace, toujours autant de conflit avec le Surinam ? ? ? (une guerre oublié et/ou ignoré). Bien à vous ; -)

         
        • caro
          caro répond à fatalyst
          délinquante avérée
          • Posté à 01h17 le 01/12/2008
          • Internaute 6484
            délinquante avérée

          c’est vrai, en Guyane le pétrole n’était pas raffiné aux normes européennes et bousillait les voitures importées de métropole. Les concessionnaires en avait marre de voir revenir les voitures vendues neuves, le moteur « cuit ». Ils ont donc exigé et obtenu que le pétrole soit raffiné selon les normes, ce qui expliquerait peut être une partie de l’énorme hausse du prix de l’essence. Cette hausse n’était sans doute pas complètement justifiée, puisque les pétroliers ont tout de suite accepté une baisse de 30 cts.

        1 autres commentaires
  • bolomig
    • Posté à 20h10 le 30/11/2008
    • Internaute 22376

    Pendant ce temps-là, Jégo se pavane au « Bal des débutantes » à Paris ! ! !

    • fatalyst
      fatalyst répond à bolomig
      • Posté à 00h00 le 01/12/2008
      • Internaute 24368

      @bolomig
      J’ai pas compris « le bal des débutantes » c’est quoi ? ? ? Je suis à Bordeaux. Je dirais que c’est le bal des premières années de paris dauphine, mais je dois me planter littéralement...@+

      PS : il vaut mieux poser une question con quand on ne connait pas que de passer pour un con qui connait tout.

    • Pariacabo
      Pariacabo répond à bolomig
      abonné au gaz
      • Posté à 21h45 le 01/12/2008
      • Internaute 60716
        abonné au gaz
  • ZYXXYO
    ZYXXYO
    Ingénieur Informaticien
    • Posté à 20h29 le 30/11/2008
    • Internaute 13909
      Ingénieur Informaticien

    La région ile de France a récemment votée une loi pour que les RMIstes voyagent gratuitement avec les transports en commun.

    Sans porter de jugement, j’appelle ça une politique d’assistés (qui d’ailleurs ne règle aucunement le pb de fond, voir les pbs au bois de Vincennes...), mais c’est ce que veulent finalement les français puisqu’on est en démocratie.
    Mais cet assistanat voulu par les français coute cher, et ces mêmes français (Métropole etc...) râlent et protestent quand les impôts et taxes diverses sur l’essence sont élevés.

    Mes chers compatriotes, il faut être responsable et savoir ce que vous voulez !
    En gros il faut CHOISIR entre une politique d’assistanat vouée au long terme au fiasco, ou à une politique moins généreuse mais qui n’asphyxie pas les gens qui travaillent.

    Je pense qu’en France, globalement la population aurait intérêt à faire comme en Guyane, protester sérieusement pour obtenir une réduction des taxes, mais ça veut dire aussi ne pas voter pour des politiciens spécialisés dans l’assistanat genre la guyanaise Toubira ou le métropolitain Huchon.

    PS je n’ai évidemment rien contre les RMIstes (et d’ailleurs personne n’est à l’abri), ce que je conteste ce sont les solutions politiques couteuses qui ne règlent pas les problèmes (le nb de RMIstes est passé en qq années de 400 000 à 1,2 millons)

    • caro
      caro répond à ZYXXYO
      délinquante avérée
      • Posté à 21h17 le 30/11/2008
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      oui, il faut savoir ce qu’on veut :
      des entreprises qui font des bénéfices faramineux pour leurs actionnaires, qui n’hésitent pas à délocaliser pour en faire encore plus, un gouvernement qui laisse faire, et même donne encore de l’argent par des décharges de cotisations sociales sur certains postes, qui donne de l’argent aux banquiers sans rien en échange, même pas une petite entrée dans le capital pour en surveiller l’emploi, face à cette situation, heureusement qu’il y a des aides pour les travailleurs pauvres et pour ceux qui n’ont pas d’argent (ce que vous appelez « assistanat » et qui n’est qu’une aide pour ne pas mourir)

      ou une meilleure répartition des richesses, moins d’argent pour les actionnaires (s’il doit encore en exister), plus d’argent pour les salariés, arrêter les licenciements, relancer le pouvoir d’achat et le plein emploi, bref, changer de politique et ça urge ! que ce soit en métropole ou dans les DOM-TOM (petit rappel, à part pour la ville de Kourou, aucune retombée d’Ariane sur la Guyane, c’est normal ?)

      • fatalyst
        fatalyst répond à caro
        • Posté à 00h15 le 01/12/2008
        • Internaute 24368

        @caro
        Je suis à 90% d’accord avec vous, « l’assistanat » en période de crise est logique, j’ai une voisine qui à vécu la crise de 1929 à new york, la soupe populaire elle l’a connu. Là ou je ne suis pas d’accord avec vous, c’est les retombées économique sur la Guyane (hors infrastructure). Bien à vous ; -)

    • Gandijyn
      Gandijyn répond à ZYXXYO
      • Posté à 09h51 le 02/12/2008
      • Internaute 30465

      Vous avez partiellement raison mais, vous oubliez de nous parler :

      *** des « voitures du CNES »...
      Toutes les personnes qui travaillent sur un des sites (Cayenne, Montabo, Kourou, Montjoli, ...) sont véhiculés avec des voitures - non vendues en France - telles les séries de 4L, clio, ....
      Où en êtes-vous en gamme de voiture ?
      Ne pensez-vous pas qu’ils (ne) sont (pas) assistés par le prêt d’un véhicule pour 1, et pire 4 personnes, essence fourni par bon, ... ?

      *** Le billet d’avion gratuit par an/ par membre de famille pour les expat ? et tous les 3 ans pour les autres (tel les fonctionnaires de l’Etat)... et les nombreux avantages par le C.E. de chaque entreprise.

      *** Le surplus de salaire (de 40 à ... ?) 25%.

      *** Le loyer des logements (appart ou maison) en grande partie pris en comte par l’employeur

      En banlieue parisienne, les personnes passent de 1h30 à 6, voire 7 heures dans les transports quand tout va bien, et circulent avec leur véhicule personnel, sans compter les parking (chers) et parfois d’autres moyens de transports (également cher = RER, TGV) !

      Le « train de Mana » lui est gratuit ? :))))

    • k6_de_Dijon
      k6_de_Dijon répond à ZYXXYO
      animateur associatif
      • Posté à 02h06 le 07/12/2008
      • Internaute 61612
        animateur associatif

      Bravo ZYXXYO
      Ce que vous évoquez passe par une refonte de l’organisation de nos sociétés.
      Je pense que nous devons établir la transparence, toute transparence possible de nos vies publiques. Il ne resterait que la vie intime de préservée. La vie familiale le serait en fonction de ce que les personnes en ferait. Si elles sont réservées et discrètes ou si elles en parlent à leur entourage serait la limite de cette préservation.
      A partir de là, cela fait que les gens devront se responsabiliser un peu plus afin de pouvoir préserver leur intimité.

      Il est fort probable que de ce positionnement, les gens découvrent qu’ils peuvent agir dans la vie collective citoyenne. En tous cas, les lois, règlements et usages devaient le leur permettre. Tout ce qui viendrait contrarier ou empêcher volontairement une personne de participer à la vie collective devrait être sanctionné.
      Car il est des fiefs, des lieux, des cercles dans lesquels les personnes sont maintenues dans un climat, une ambiance, un environnement tels que ces personnes ne se rendent pas vraiment compte de ce qui se passe en dehors de leur milieu à elles.
      Ainsi, tous les lieux qui contribuent à la vie collective, dans les quels sont élaborés les solutions ou sont débattues ces solutions ou sont prises ces solutions doivent être ouverts à tout citoyen qui le souhaite. S’il est difficile de mettre les citoyens dans la même pièce, ils doivent pouvoir être dans une pièce qui retransmet en direct ce qui se passe dans l’autre pièce où sont les représentants du peuple ou les décideurs.
      La vie collective ne concerne pas que les quartiers, les communes, les grandes villes, les départements, les régions, les pays ou l’Europe, elle concerne le monde. Tant du point de vue de l’organisation politique de la société que du point de vue des employés. Ainsi une entreprise est, pour moi, aussi un lieu de vie collective et, par ce fait, les décisions doivent être prises devant les employés qui le souhaitent et probablement aussi devant des représentants de la vie locale. Les élus municipaux, les commerçants et les citoyens jouxtants une entreprise sont tout aussi intéressés que les employés de l’entreprise aux décisions prises dans l’entreprise.
      Nous devons conquérir le droit de cogestion pour décider combien l’on donne aux actionnaires, aux employés et combien on investit pour conserver un outil de travail en accord avec notre temps.

      De là nous verrons des comportements différents, des inégalités gommées et nous pourrons espérer une vie meilleure.
      Reste le problème de la démocratie à régler. Conquérir le droit de choisir l’ordre que nous préférons des candidats sur les listes. Reconnaître et prendre en compte tous les votes des citoyens qui se sont déplacés aux urnes. Je trouve inadmissible qu’un avis de citoyen qui fait son devoir civique en votant ne soit pas pris en compte lorsque celui-ci demande de revoir la copie en votant blanc ou nul.

      Les égoïsmes et comportements individualistes freinent la réalisation de cette vision des choses.
      Mais nos aînés avaient cette vision lors de la Révolution française, même s’ils ne l’exprimaient pas ainsi. Plusieurs passages de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 et de notre Constitution contiennent les éléments nécessaires.
      Les personnages politiques détournent ces volontés en disant que nous devons tendre vers ces deux textes et ainsi s’affranchissent de les respecter.
      Le peuple n’a pas pris assez conscience qu’ils nous manipulent. Le peuple se comporte comme un perdant en pensant qu’individuellement « on n’y peut rien ». C’est en utilisant ce sentiment injustifié d’impuissance que les dominants utilisent le peuple à des fins qui leur profitent.
      Le jour où nous aurons 60% de votes blancs et nuls et 5% d’abstention, cela voudra dire que le peuple est prêt à se réveiller. Car je ne vois aucun mouvement prêt pour une révolution à ce jour.

      Lorsque cela sera possible nous aurons des défavorisés qui ne seront plus Rmistes, mais qui disposeront de moyens digne d’exitence et la caste de ceux qui s’octroient de trop fortes rémunération sera éteinte ou en voie de l’être.
      Voici ma vision et mon triste constat sur notre société.

  • Chris du Fier
    Chris du Fier
    Chroniqueur
    • Posté à 21h11 le 30/11/2008
    • Internaute 51129
      Chroniqueur

    Quand vous aurez compris que les ’Français’ comme vous les nommez n’en ont rien à foutre des confettis de l’ empire.. vous aurez tout compris.

    Lors du référendum sur l’ indépendance de l’ Algérie, 80% de nos compatriotes, moi compris, ont voté pour.
    Ce n’est vraiment pas pour venir nous les casser avec les états d’ âmes de Mr. Flosse, de Mr. Lafleur, de Mme Taubira,de Mr. J. Vergès et sa famille, etc...

    Larguez moi tout ça.. et qu’ on n’en parle plus. Ma patrie à moi, elle est hexagonale.. Le reste c’est bon pour les politicards et autres fonctionnaires qui font des rêves (argentés) au creux de leur lit.

  • Pariacabo
    Pariacabo
    abonné au gaz
    • Posté à 22h11 le 30/11/2008
    • Internaute 60716
      abonné au gaz

    @caro

    Ah ! la passion ! elle fait écrire des choses :
    « petit rappel, à part pour la ville de Kourou, aucune retombée d’Ariane sur la Guyane, c’est normal ? »
    Ah, bon ! aucune retombée ? vous êtes sûre ?
    « Le CNES accompagne le développement de la Guyane par le biais d’actions pour la formation, l’emploi et la création d’entreprises.
    Il a renouvelé sa contribution au Contrat de Projets État/Région, élargi aux Programmes Opérationnels européens et de développement rural pour la période 2007 à 2013, pour un montant de 26,7 millions d’euros. Le CNES a renouvelé son engagement en signant dix conventions de partenariat avec 16 communes de Guyane. Le montant total de plus de 11 millions d’euros, de 2007 à 2013, permettra diverses actions de développement. »

    vous pouvez lire la suite sur le site de l’INSEE Lien

    • caro
      caro répond à Pariacabo
      délinquante avérée
      • Posté à 01h01 le 01/12/2008
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      @ Pariacabo,
      je me suis renseignée. Ce que propose le CNES est une goutte d’eau, mais, effectivement, elle donne de l’argent.

      J’aurais aimé connaitre les 16 communes choisies, parce que, d’après de que me dit mon interlocuteur, ce serait Kourou et des communes alentours ... ?
      Le CNES va fournir du matériel pour des classes scientifiques, afin de former du personnel Guyannais pour la base de lancement, autre que les bas niveaux de postes.

      Franchement, le développement rural, ça fait environ 3 M / an et 1,5 M pour diverses actions de développement. C’est énorme ? enfin, il est vrai que c’est mieux que rien ... :)

      • Gandijyn
        Gandijyn répond à caro
        • Posté à 23h21 le 01/12/2008
        • Internaute 30465

        Les bois précieux et rares de Guyane décorent allègrement de vaste propriété à Montjoly, en charpente, portes et meubles : certains élus et magouileurs bénéficient largement du Cnes et Arianespace (ne pas mélanger les entités, elles sont complémentaires !) ... sans compter les grosses chaînes en or des cabresses. Y’en a qui ont des placements dans les paradis fiscaux pas très loin : St Barth ou Mexique, Bermudes,... Et puis il est dificile d’enrayer la polygamie (bien que non-officiel).
        Et comparé aux profits d’exploitation des satellites, c’est sûr, c’est une goutte d’eau.. d’autres se seront servis ... avant ! :)))

  • vol19
    • Posté à 22h15 le 30/11/2008
    • Internaute 13492

    Pour ces revendications spécifiques de la chereté du prix de l’essence, le problème c’est qu’une entreprise privée la Sara soit en situation de monopole. Qu’un monopole soit une entreprise publique, s’il s’agit d’entreprises privées alors la concurrence s’impose.

    Il semble difficile de comparer la situation des ex Iles à canne à sucre, la Guyanne, les Iles du pacifique, Saint-Pierre... Les médias sont timides à aborder ce qui s’y passe, sauf pour le Crash de la West caribbean ou il y a eu une émotion partagée. Un jour j’ai recherché de l’info sur Wallis et Futuna sur Internet et c’est vraiment très pauvre...
    Par contre, que les Français s’en fichent... ? Je suis assez surpris comment de tout âge, toute catégorie sociale confondue, lieu de résidence, on retrouve toujours quelqu’un (peut-être surtout ici dans l’Ouest) qui a visité, parfois habité sur une des îles. Certes, quel recul et observation en ont-il ? Quel attachement ? Quelles représentations ?

    Comme partout, un jour faudra-il questionner les modes de consommation ? En 1974 en Martinique, on se déplaçait beaucoup par « taxico » des 504 fourgonettes peu confortables, vingt ans plus tard, le nombre de voitures individuelles est considérable ce qui génère des embouteillages immenses. Le prix de l’immobilier a atteint de sommets dans certains zones. Il semble que l’alimentation proviennent de moins de moins de marchés locaux et de plus en plus de grandes chaines des distributions ou tout est importé. Les repas de Noel m’ont semblé de plus en plus inspirés des menus métro.
    Prendre modèle ? Ou se re-inventer avec toutes les contraintes actuelles et les changements d’aspirations ? Le sproblèmes qui se posent à nous se posent en plus complexes encore la-bas !

  • Terra
    Terra
    médecin
    • Posté à 22h36 le 30/11/2008
    • Internaute 60279
      médecin

    C’est faux de dire que les médias nationaux ne s’intéressent pas aux Dom-Tom. Sur internet, j’ai lu des kyrielles de dépêches AFP sur les évènements de Guyane cette semaine

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 23h26 le 30/11/2008
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Certains « Français » - « comme on les nomme » - ont la mémoire courte. Et il leur manque sans doute plus que de la mémoire dans leur tête. C’est en effet souvent l’apport des ultramarins qui a permis à la France métropolitaine de « s’en sortir ». Passons sur le sucre qui a fait du royaume de France l’une des plus grandes puissances coloniales au XVIIIe siècle. Les deux dernières guerres mondiales ont vu l’outre-mer français et ses habitants occuper une place de premier plan.
    Comme d’habitude, concernant les évènements de Guyane, les grands médias ont attendu que les informations fassent le touR de l’internet pour finir par en parler.
    L’« économie » des Antilles est organisée autour de groupes monopoles qui contrôlent toutes les activités. Malheur au nouvel investisseur, à l’artisan nouvellement débarqué qui déplait !
    Les Français métropolitains, à propos de l’Outre-Mer et des colonies ignorent beaucoup de choses, et vivent souvent avec quelques clichés. Mais la faute à qui ? Cette ignorance n’est-elle pas voulue, destinée à nous faire percevoir par la même occasion toute personne trop bronzé comme un parasite ou un incapable ? C’est aussi une question d’éducation à l’école. La vision culturelle de la France est uniquement hexagonale. La Corse et l’Alsace représente déjà un périphérie sur laquelle on s’attarde peu - sauf bien sûr si l’on habite ces régions... La centralisation, qui vient sans doute de l’absolutisme monarchique, ne permet pas aux cultures de s’exprimer. Et cette oppression est d’autant plus affirmée quand on est dans une société coloniale. Jusqu’à 1983 la politique culturelle de l’état français aux Antilles s’est résumé à une volonté d’anéantissement ou de marginalisation de la culture antillaise et de la langue créole. Jusqu’à cette époque aucun fonctionnaire français ne franchissait l’enceinte de la mairie de Fort-de-France tenue par Aimé Césaire, soigneusement boycotté. Pour équiper la ville qui s’était agrandie, et qui après-guerre, manquait de tout, la municipalité n’a pu bénéficier d’aucune aide de l’état et a du compter uniquement sur les banques et faire des emprunts. Ainsi étaient punis les Foyalais qui avaientt osé voter pour le « communiste » Césaire.
    Quand un jour, à l’Assemblée Nationale, un député l’interpela en voulant lui faire remarquer que « c’était bien la France qui lui avait appris à lire » Césaire répliqua que c’était l’effort du peuple martiniquais - et seulement lui - qui lui avait permis de s’éduquer et de se cultiver.
    Lors des obsèques d’Aimé Césaire, Pierre Aliker - 102 ans - oubliant ses notes de lecture, déclara, devant le Président Sarkozy, que les mieux placés pour s’occuper de la Martinique étaient les Martiniquais eux-mêmes.
    Ce qu’a apporté l’Outre-mer à la France ces dernières décennies ? Le meilleur de son intelligentsia, et le regard vers des horizons multiformes qui correspondaient bien à sa vision universaliste. Aimé Césaire, Frantz Fanon, Edouard Glissant, Patrick Chamoiseau, Raphaël Confiant... Quel département français peut s’enorgueillir d’avoir autant d’écrivains et penseurs - reconnus internationalement - qu’une seule petite île comme la Martinique ?

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 23h57 le 30/11/2008
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    nouvelles fraiches de Guyane

    Les barrages continuent de plus belle. Les barragistes sont nourris par la population avoisinante qui apporte vivres et boissons. Il n’y a aucun signe de lassitude ni chez les barragistes, ni dans la population, car le mouvement est parti de citoyens, non de syndicats ou partis poitiques.

    Un bruit court par SMS et mails que la police essayerait dans la nuit de déloger les barrages. Il y a donc des appels à venir les renforcer.

    La solidarité n’est pas un vain mot, le co-voiturage s’est mis en place pour tout déplacement obligatoire.

    Les écoles, collèges et lycées sont fermés.

    Une station service a été réquisitionnée à Cayenne pour les médecins, pompiers, tout ce qui est urgence.

    2 navires arrivés en début de semaine ont été déchargés (des centaines de containers, surtout de nourriture), le collectif à l’initiative des barrages étudie le transport de ces marchandises.

    Dans les petites villes de l’intérieur, les groupes électrogènes peuvent fonctionner, les barragistes laissant passer les camions citernes d’approvisionnement.

    Jego passe aux actualités RFO Guyane, on va voir s’il maintient les 30 cts de rabais ou s’il accepte d’aller plus loin. Il parait que toutes les collectivités locales ne veulent pas descendre en dessous de 50 cts

    La Guadeloupe et la Martinique vont aussi se mette aux barrages pour les mêmes raisons, peut être dès demain.

    La suite à bientôt ...

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 01h03 le 01/12/2008
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    la suite

    discours de Jego, en plus de 30 cts obtenus des pétroliers, l’Etat débloquerait 10 M d’€ pour la Région pour qu’elle puisse baisser le prix de 20 cts de son côté, afin d’arriver aux 50 cts demandés (a parte : je croyais que le gouv n’avait plus d’argent !). Cet argent serait donc utilisé (3 mois) en attendant le rapport d’une mission qui doit examiner les prix en Guyane, notamment le prix de l’essence et préconiser des solutions.

    Ca va discuter ferme ...

    Une compagnie de gendarmes vient de débarquer, ce ne serait pas contre les barrages, mais en apoint ou en remplacement de gendarmes sur place.

    La suite à demain ...

  • Akaz
    Akaz
    Malfini
    • Posté à 02h32 le 01/12/2008
    • Internaute 30066
      Malfini

    Héhé, Rue 89 sent le filon !

  • xicoïa
    • Posté à 04h03 le 01/12/2008
    • Internaute 31710

    L’essence bien sûr mais le reste ?
    Puisque nous sommes en période de comparaison je propose aux internautes « métro » de faire un comparatif de prix avec les DOM-TOM !
    Le prix des communications téléphoniques ?
    Le prix des FAI a prestation égales ?
    Le prix du pain ?
    Le prix des billets d’avions ?
    Etc....
    Etablissons une liste et voyons..
    Je pense que nous serons surpris les uns et les autres.

    • Gandijyn
      Gandijyn répond à xicoïa
      • Posté à 11h25 le 01/12/2008
      • Internaute 30465

      Il serait temps que les consommateurs deviennent des cosomm’acteurs.
      Faut pas rêver ! quelques soient les nombres de grèves, de manfestations, de conflits, le Gouvernement et dépendance ne peuvent que continuer leur politique de gestion internationale. Pourquoi, parce que la France ne gouverne plus rien au niveau des finances, ou de tout autre sujet ! Elle subit, bon gré, malgré, les humeurs de l’ex G8 - tentative de nouveau G20 ! - et des manipulateurs internationaux (les spéculateurs, les géants financiers).
      Vous apprendrez (si vous ne le savez pas encore) qu’ils ont ré-évalués des réserves de pétrole au Canada et USA...
      sur « L’Autre Monde » (Choq.fm), nous vous présentons une entrevue exclusive avec Michel Chossudovsky, professeur en économie et directeur du Centre de recherche sur la mondialisation
      Avec un accent Canadien, long à télécharger, écoutez si vous pouvez :
      - Lien
      et jetez un oeil sur :
      - wLien
      ou encore
      - wLien

  • Ibride
    Ibride
    mal assis
    • Posté à 04h50 le 01/12/2008
    • Internaute 59337
      mal assis

    Tout d’abord un lien sur l’hebdo de mayotte pour prendre quelques infos (dossier de la semaine) sur la situation entre les politiques responsables de cette région.
    Lien
    Un éclairage (ou pas) sur ces relations contraintes, forcées (lorsqu’il s’agit de politique de territoire et d’économie) ou sinon tout simplement historiques, culturelles et humaines (mais paramètres souvent oubliées ! !)

  • padakor
    padakor
    du tout
    • Posté à 06h57 le 01/12/2008
    • Internaute 46477
      du tout

    Gwadaboy

    Vous avez raison : il y a des tas de choses qui se passent en Guadeloupe et dont on ne parle jamais . Heureusement pour votre tourisme ! Agressions, meurtres, vols sont le lot quotidien des gens et particulièrement des touristes. Mais ça il ne faut surtout pas le dire, n’est-ce pas ?
    Les meurtres il y en a en moyenne un par jour, si bien qu’ils font 3 lignes dans les journaux.

    Quant au racisme il est exacerbé à un point inimaginable. Certains politiques ont réclamé ouvertement que les blancs n’y aient plus le droit de vote et que les noirs y soient prioritaires pour tout emploi.J’ai vu, dans une administration, des noirs menacer de faire grève si un blanc était titularisé. etc... etc... je pourrais multiplier les exemples à faire dresser sur la tête les cheveux du MRAP si ça se passait dans l’autre sens

    J’y ai vécu assez longtemps pour constater la dégradation à tous les niveaux. C’est au point que les bateaux de croisière avaient décidé de n’y plus faire escale à une certaine époque...
    Et je précise bien que je parle de la Guadeloupe. La Martinique est plus agréable à vivre.

    Quant à l’esclavage, dont certains ici portent encore les chaînes de la culpabilité, il est à replacer dans le contexte d’un temps où le capitaine d’un navire avait droit de vie et de mort sur son équipage, où l’un de vos ancètres a peut-être été condamné aux travaux forcés à perpétuité pour le vol d’un cochon...
    Faut arrêter d’en faire un prétexte perpétuel.

    Ceci dit, la Guadeloupe pourrait, de par son climat et ses paysages merveilleux, être un véritable paradis.
    Dommage que les Guadeloupéens tuent la poule aux oeufs d’or...

    • Noir
      Noir répond à padakor
      Indécis
      • Posté à 07h39 le 01/12/2008
      • Internaute 53499
        Indécis

      Bonjour padakor,

      je dois vous dire en toute sincérité que votre couplet m’agace, tant il est le reflet des poncifs que les « métros » entretiennent à l’égard des Antilles, et de la Guadeloupe en l’occurrence.

      S’il y a du vrai dans ce que vous dites, je ne crois pas que vous aidiez qui que ce soit en avançant ces arguments naguère clinquants mais dépolis par le temps.
      J’ai toujours eu l’impression, moi qui suis né à la conscience pieds nus dans le goyavier avec mes copains de Petit Bourg, que les métropolitains se marginalisent souvent eux mêmes aux Antilles par manque d’empathie c’est à dire d’intelligence de l’autre - celle qui est nécessaire partout où l’on déménage, y compris dans le Lavandou où dans le Nord, où les individus sont très différents.

      Quand cesserez-vous de venir chercher aux Antilles un mode de vie floridien, un paradis factice de stations balnéaires et de chemins de randonnées faits pour satisfaire les besoins du chaland en manque de divertissement ?

      Je ne vous blâme pas pour cela, c’est une attitude tellement lambda. Cependant, quand vous stigmatisez, de façon encore très lambda, la culture du souvenir et la violence grimpante qu’on trouve là bas, ne faites je vous en supplie pas comme si c’était une terre invivable, c’est faux. Et si les problèmes existent, à n’en pas douter, ne faites pas l’offusqué moralisateur.
      Les guadeloupéens sont plus conscients de tout cela que vous ne l’êtes, pire ils en souffrent bien plus que vous dites avoir eu à en souffrir.

      Tenez, puisque vous « connaissez bien la guadeloupe », je vous laisse avec ces parole d’Admiral T en créole, que vous n’aurez aucun mal à comprendre. Ca s’appelle Rev en mwen.

      On ti rèyon a soley asi figi an mwen
      Ka fè mwen sav kè sé lè a révèy
      Syèl la byen blé
      On ti van ka chichoté an zorey an mwen
      An nou allé pwofité dé la vi
      Sé on tou piti péyi
      Mé sé on paradi

      (refrain)
      Ti gwada la mwen enmé-y, okay
      Papiyon jah désiné-y, okay
      Pa pli ta ki yè swa mwen rèvé-y
      Gwada sé on ti merveille

      Fout rève la sa té bel
      Adan gason gwada bèl kon ak an syèl
      Politisyen an nou pa magouyé yo sé reyel
      Pa ni rich ni pov ni pon débyèl
      Anco mwens manman ki ka lévé timoun a yo tou sèl
      Pon moun pa ka fè socyé tout moun enmé létwnèl
      Kon avan tout moun té ka pasé aka tout moun pou nowèl
      Timoun an nou té ka konnèt kilti a yo
      Lékol aprann yo istwa a yo

      (refrain)

      Vyolans délinkans maltrétans nou pa té konèt sa gason
      Adan rèv an mwen pa ni lambylans dè tout lè fason
      Jou a travay ou té ké di sé vakans menm pou on mason
      Bon ambians tout patou sé son, gason
      Pon nom pa ka fawdé lèv
      Pas bondyé kréyé adan é èv
      Tout bitin kay pa ti ni pon grèv
      Pon san pa ka koulé, ni sèv
      jèn an nou fè la trèv
      Dé tou sa ki zàm, dé tou sa ki glèv
      Mè bondyé poukoi mwen fè on tèl rèv

      (refrain)

      Blan nèg zendyen ou bien milat, on melting pot
      Sa bèl dè vwè timoun a yo joué ansanm, yo tout sé pot
      Boté pa té ka konté menm si ou bèl kon kléopat
      Yo ka prann-w depi ou sav travay, pé enpot
      Pa té ni pon pwoblèm, gwada té ka pwodui non-stop
      Tou lè lizin a kann, gason, pa janmè stop
      Biguin zouk gwo ka reggea ragga rap é hip hop
      Tout moun té ka pwan pyé a yo non stop

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