Enquete 30/11/2008 à 20h44

Prud'hommes : la fronde des conseillers

David Servenay | Ex-Rue89

Pour les juges salariés, la réforme entrée en vigueur en juin est inique et inapplicable. Ils menacent de bloquer le système.



La balance de la Justice sur un mur de l’Assemblée nationale à Paris (Charles Platiau/Reuters).


Six mois après l’entrée en vigueur de la réforme des prud’hommes, les juges salariés tirent la sonnette d’alarme : cette réforme est impossible à appliquer. S’ils hésitent sur la démarche à suivre, les frondeurs menacent d’un blocage total du système. A moins que le gouvernement ne finisse par les entendre. Portraits des frondeurs excédés.

Pour la première fois, des juges payés à l’heure...

Les prud’hommes
en chiffres

► Il existe aujourd’hui 271 conseils des prud’hommes en France, mais 63 doivent disparaître dans la réforme de la carte judiciaire.
► Les 14 600 conseillers représentent pour moitié les syndicats, pour moitié les employeurs.
► En 2003, 84% des demandes présentées par les salariés étaient liées à la rupture du contrat de travail.
► Deux tiers des demandeurs obtiennent un résultat positif à la fin de la procédure.

Les 19 millions de salariés français susceptibles d’avoir recours à la justice prudhommale ne savent pas qu’ils ont des juges « forfaitisés », depuis l’entrée en vigueur du décret du 16 juin 2008. Discrètement, le gouvernement a profité de l’été pour faire passer le nouveau mode d’indemnisation des conseillers prudhommaux.

Principale innovation : un forfait d’heures pour chaque acte effectué par ces magistrats (salariés ou employeurs) élus, qui jugent des conflits du travail opposant salariés et employeurs :

  • 30 minutes pour la rédaction d’un procès-verbal ;
  • une heure pour préparer une audience de référés ;
  • de trois à cinq heures pour la rédaction d’un jugement ;
  • en cas d’affaire très complexe, un président de chambre peut demander une autorisation de dépassement.

En région parisienne -où est jugé 20% du contentieux national- tous les conseils estiment cette réforme inapplicable. Gilles Soetemondt, président (CFDT) du Conseil des prud’hommes de Paris fait le parallèle avec un « reportage fait en deux minutes »... (Voir la vidéo)



Et les conseillers d’Ile-de-France de rappeler, en vrac :

  • le manque de moyens : deux codes du travail pour 800 conseillers à Paris, pas d’ordinateurs (Gilles Soetemondt, Paris) ;
  • le manque d’effectif dans les greffes (Michel Daigneau, St Germain en Laye) ;
  • l’absence de candidats du patronat qui a eu du mal à remplir ses listes, du coup la plupart des conseillers employeurs sont des DRH (Annick Jeannette-Stiti, Evry) ;
  • L’incroyable paperasse générée par la réforme, la suppression d’une indemnité repas de 10,06 euros (Gérard Balc’hou, Pontoise).

Limiter les abus et revaloriser les vacations

Officiellement, la Chancellerie justifie cette réforme par la volonté de mieux encadrer les heures de travail des conseillers. « En contrepartie, ils ont obtenu une revalorisation de 17% du taux de vacation », précise Guillaume Didier, porte-parole de Rachida Dati.

Le gouvernement a aussi voulu tirer les leçons de quelques affaires d’abus, parfois jugées au pénal comme dans le cas du conseil de Thonon (Haute-savoie). Condamnés en première instance pour des déclarations d’horaires jugées abusives (« faux, usage de faux et escroquerie au préjudice de l’Etat »), les conseillers salariés sont relaxés en septembre 2007 par la Cour d’appel de Chambéry qui souligne :

« Il convient de retenir que nulle autorité ne saurait être comptable du temps que le juge consacre à son activité juridictionnelle. Il est seul, face à sa conscience pour apprécier les conditions strictement nécessaires à l’élaboration de sa décision. »

S’appuyant sur cette jurisprudence, la CGT a déposé courant novembre un recours devant la section contentieux du Conseil d’Etat, au motif que ce « décret porte atteinte au principe d’indépendance des magistrats ». Pour les conseillers représentant les salariés, le gouvernement mène « une politique concertée, avec la volonté de faire disparaître les prud’hommes », précise Didier Malinosky (CGT, Versailles), alors que cette institution est unique en Europe.

Un argument est régulièrement avancé : cette justice rendue par des « amateurs » (comprenez des non juristes) ne serait pas fiable. Or, le taux de confirmation des jugements par les cours d’appel est d’environ 70%, un taux comparable aux autres juridictions.

Comment se faire entendre sans nuire aux justiciables ?

Aujourd’hui, la difficulté des conseillers est de se faire entendre -les protestations de l’hiver dernier ont été peu médiatisés-, mais sans nuire aux justiciables. Une audience de référés « grévée » est reportée à plusieurs mois, alors qu’un salarié licencié peut avoir urgemment besoin d’une attestation. Que faire ?

A Villeneuve Saint-Georges, la présidente (CGT) de la section commerce a entamé une guerre de tranchées, sur le mode de la « désobéissance civile ». Meriem Hamlaoui refuse d’appliquer le forfait horaire. Les vacations ne sont donc pas contresignées par le greffe. (Voir la vidéo)


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Si le gouvernement ne réagit pas, les conseillers prudhommaux promettent une « action collective d’envergure », après l’élection du 3 décembre. Comme le souligne Béatrice Gillard (CGT, Boulogne-Billancourt) :

« On n’a pas beaucoup de solutions pour manifester, mais le jour où on se mettra en colère, tout sera bloqué. »

Lire aussi : Prud’hommes : le vote électronique pourrait être annulé

Photo : la balance de la Justice sur un mur de l’Assemblée nationale à Paris (Charles Platiau/Reuters).

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  • 69 réactions
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  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 21h24 le 30/11/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    C’est une tendance général , le Yéti .
    J’ ai lu aussi dans une dépêche récente que l’ ensemble des syndicats avait déclaré qu’en 2009 , ils allaient voir ce qu’ ils allaient voir , au gouvernement .
    Maintenant , les syndicats évitent les mouvements sociaux pendant l’approche des fêtes de Noël , de Paques , de la Trinité, des vacances scolaires , de la période des examens , des jeux Olympiques , des coupes de monde de Foot , des périodes de chaud , de grand froid etc etc

    Décembre 95 , c’est fini ...

    Ça se passera AUTREMENT , l’ insurrection qui vient..

    • delalo
      delalo répond à Numerosix
      Anti A.G.C.S
      • Posté à 21h32 le 30/11/2008
      • Internaute 26064
        Anti A.G.C.S

      @Numéro SIX

      Aujourd’hui, les syndicats(sauf sud qui n’est jamais convié) on les appellent les « PARTENAIRES SOCIAUX » voici ce terme dans une phrase que l’on entend souvent :
       »...Les partenaires sociaux qui ACCOMPAGNENT le gouvernement dans ses réformes ! ! ! »... tout est dit !

       
      • Numerosix
        Numerosix répond à delalo
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 21h55 le 30/11/2008
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        Tu as raison, c’est horrible .
        D’ ailleurs, y a qu’a voir le résultat ..

      • Les Chats
        Les Chats répond à delalo
        En grève du zèle contre le (...)
        • Posté à 23h09 le 30/11/2008
        • Internaute 24526
          En grève du zèle contre le (...)

        Parait que ce sont les syndicats qui ont refusé que le dimanche soit payé double, ils auraient demandé à négocier eux-mêmes.
        Résultat certains salariés sont payés le double, d’autres +25% de plus et d’autres pas un centimes de plus. C’est malin.

      3 autres commentaires
  • Les Chats
    Les Chats
    En grève du zèle contre le (...)
    • Posté à 22h54 le 30/11/2008
    • Internaute 24526
      En grève du zèle contre le (...)

    Tout à fait Le Yéti et s’ils manifestent il faut absolument les rejoindre.

  • Un compte supprime
    • Posté à 07h12 le 01/12/2008
    • Internaute 21837
      nc

    Spinoza disait :

    La desobeissance, c’est l’apprentissage de la liberte.

    Je blague, Spinoza, n’y est pour rien, c’est moi qui ai dit ca ! ! !

    En attendant, oui, desobeissance civile, voila le mot d’ordre (de desordre !) S’agit desormais de prendre le Thoreau par les cornes...

  • Un compte supprime
    • Posté à 07h17 le 01/12/2008
    • Internaute 21837
      nc

    Au fait, greve generale du personnel des samu dans quelques jours, egalement maltraites. Requisitions de la police non avenues. Bon sang, ca va peter ! ! !

  • garat
    garat
    citoyen
    • Posté à 13h43 le 01/12/2008
    • Internaute 31823
      citoyen

    bonjour,
    bloquer le système, c’est bloquer les justiciables.
    C’est empêcher un salarié de retrouver ses droits, ne pas avoir un simple document tel une attestation ASSEDIC, c’est empêcher le salarié d’avoir accès à ses droits au chômage. C’est peut-être une famille que l’on empêchera de manger, de payer son loyer, d’avoir accès aux soins.
    On ignore trop souvent qu’il n’existe aucun gendarme capable de redonner ses droits à un salarié, non plus qu’il n’existe aucun gendarme pour sanctionner les employeurs voyous. La seule solution pour un salarié de retrouver ses droits c’est de passer par une procédure au prud’hommes qui sera dans bien des cas toujours trop longue, même si l’infraction au code du travail est incontestable. La réside le dilemme pour le conseiller prud’hommes salariés.
    salutations prud’homales.

    • Le Yéti
      Le Yéti répond à garat
      yetiblog.org
      • Posté à 15h06 le 01/12/2008
      • Internaute 6095
        yetiblog.org

      Donc, cher citoyen Garat, si j’ai bien compris, il faut obéir servilement à toutes les fantaisies du système. N’importe lesquels, n’importe comment, n’importe quand, pourvu que le salarié ait quelques menues chances de « retrouver ses droits ».

      On tourne en rond, mon cher. On n’avance pas. Dans les années 40 (évitez de nous dire qu’on est à une autre époque), c’est ainsi qu’on essayait de culpabiliser les résistants. Ils mettaient en péril la vie des otages.
      Ça va un moment, si vous voulez bien !

       
      • garat
        garat répond à Le Yéti
        citoyen
        • Posté à 16h30 le 02/12/2008
        • Internaute 31823
          citoyen

        « Obéir, servir, fantaisie »,
        et de la nous passons à
        « c’est ainsi qu’on essayait de culpabiliser les résistants. Ils mettaient en péril la vie des otages.
        Ça va un moment, si vous voulez bien ! »
        c’est bien ce que je pense, ça va un moment si vous voulez bien.
        C’est bien joli l’image d’Épinal, mais très cher Yéti, vilain petit bonhomme des gènes, que propose tu ?
        ou que l’on soit, on ne peut penser a la place des autres, ou que l’on soit, si on a un tantinet de conscience, on le fait pour soi avec les autres ou qu’ils soient.
        nous sommes un animal qui vit en société, en groupe, seul je n’existe pas, et toi non plus mon petit bonhomme.

      1 autres commentaires
  • karlM
    karlM
    Précaire
    • Posté à 21h09 le 30/11/2008
    • Internaute 21378
      Précaire

    Normal que ce système de justice basé sur la jurisprudence soit dans le viseur de nos élites, c’est le seul réellement aux mains des citoyens.

    RESISTANCE

  • delalo
    delalo
    Anti A.G.C.S
    • Posté à 21h14 le 30/11/2008
    • Internaute 26064
      Anti A.G.C.S

    sur « le forfait d’heures » c’est mettre en place quelque chose de materiellement et humainement intenable pour pouvoir mieux dire ensuite : « ben,vous voyez ça ne marche pas les résultats ne sont pas là ! » et supprimer un peu plus de conseil prud’homales. alors oui ! DESOBEISSANCE et puis je suis qu’ils auront les juges pour eux, si ils ont des emmerdes...

    et n’oubliez de voter pour les prud’homales

  • Kamikanaze
    Kamikanaze
    Bombe virtuelle
    • Posté à 21h41 le 30/11/2008
    • Internaute 56132
      Bombe virtuelle

    Peut être plutôt que de discuter des honoraires pour la rédaction des jugements, il faudrait davantage faire des travaux en amont dans l’entreprise, avec l’exercice syndical de « bon aloi ».

    En effet, cherchez rapidement un défenseur quand les nuages s’amoncellent sur votre petite tête dans certaines entreprises qui mènent une politique de management « musclée » (si ce n’est pire !)...

    Cela commence avec le délégué du personnel à plus de 10 personnes ; pour les TPE (les très petites entreprises), on se débrouille avec le patron directement à la bonne franquette ou on essaie de s’adresser aux Bourses du Travail, mais la représentation externe n’est pas admise.

    Si les délégués du personnel de tout syndicat fuient devant votre affaire comme une bande de têtards effrayés, que vous reste-t-il ? L’inspection de travail !

    Mais dans l’urgence, certaines inspections sont difficilement joignables téléphoniquement, pourtant, ils ont des mails. Les inspecteurs sont souvent non disponibles, quand ils ne vous demandent pas de vous déplacer à leurs permanences.

    Quand il s’agit de mise en danger, et de mort d’hommes, pas de différence !

    Donc, ne serions-nous pas en train de prendre encore une fois le problème à l’envers ?

    Alors que les entreprises profitant de la crise publient le nombre des sacrifiés, ne serait-il pas judicieux de remettre en pratique l’autorisation administrative de licenciement, pour tout licenciement !

    Pour ma part, si tel avait été le cas, je crois que ma « tête » aurait pu être sauvée !

    En plus, cette autorisation administrative devrait encore plus s’appliquer à ceux que l’on lynche plus facilement : les plus de 50 ans...

    De là, découle le fait qu’il y aurait moins de dossiers en litige aux Prud’hommes.

    Ces prétoires grouillent de robes noires d’avocats... C’est leur fonds de commerce... Lors des dernières audiences auxquelles j’ai pu assiter, il ne m’a pas paru qu’il y ait des inscriptions d’affaires « légères ». Les litiges sont bien réels.

    Et si au lieu de s’interroger sur le temps à rédiger les jugements et les honoraires des Conseillers, on s’interrogeait sur le temps de plaidoirie : vous arrivez à la barre et on vous dit : « nous sommes en retard, vous avez 10mn pour plaider ! »... Pression, pression ! et quand est-il du temps pour regarder les pièces ?

    A quoi sert-il de présenter un beau dossier bien numéroté pour avoir la triste sensation que celui-ci n’a pas été examiné en entier, et que le jugement se fait « généraliste » ?

    Ensuite, la machine est enclenchée et la Cour d’Appel repart sur les mêmes erreurs.

    Je rappelle aussi que depuis 2004, pour le recours à la Cour de Cassation, il est fait obligation de passer par un avocat et les frais d’honoraires sont dispendieux, superfétatoires, anachroniques : le service n’est pas défini... Il y a des rajouts d’honoraires pour vous dégoûter de poursuivre...
    Et il s’agit d’affaires qui atteignent directement votre source de revenus principale, votre emploi ; tout le monde n’est pas rentier, n’a pas d’actions, ni de patrimoine... Souvent le seul revenu est le salaire. Donc l’atteinte au salaire est capital !

    Il y a aussi les délais à prendre en compte. Beaucoup ont besoin d’une reconnaissance judiciaire pour pouvoir se remettre le pied à l’étrier...

    J’ai aussi quelques soupçons quant au manque de formation des délégués dans les entreprises : les syndicats ne fournissent pas la matière, donc c’est la galère !

    Et nous ne parlerons pas des dessous de table. J’ai lancé un sondage par rapport aux élections prud’homales sur Le Post, et il semble que la majorité des réponses vont dans le sens d’une demande d’une réforme, considérant cette institution comme Moyennâgeuse.

    Quant aux remplacements des patrons par des DRH, là, c’est le serpent qui se mord la queue. Ce sont les DRH qui établissent les contrats d’embauche, et les « contrats de sortie », appelés « licenciements »... Eh bien Messieurs les Patrons, je viens d’en apprendre une de belle ! Si vous veniez défendre votre corporation, ainsi certains jugements seraient mieux aspectés... L’esprit d’un réel patron ne pourra jamais être celui d’un DRH, car celui-ci ne fait souvent qu’exécuter en matière de décision.

    • Kamikanaze
      Kamikanaze répond à Kamikanaze
      Bombe virtuelle
      • Posté à 00h42 le 01/12/2008
      • Internaute 56132
        Bombe virtuelle

      Je vais que me faire nazer par la bande des Chats et tutti quanti... Il va falloir faire quelque chose la rue.. car les chats des rues se reproduisent trop et gênent le débat !

      • babayaga
        babayaga répond à Kamikanaze
        musique du monde
        • Posté à 07h49 le 01/12/2008
        • Internaute 7147
          musique du monde

        ce n’est pas la peine de recommencer à accuser sans preuves. Si t’es « naze », t’es nazée et on ne peut pas savoir par qui ...

  • thierry reboud
    • Posté à 21h40 le 30/11/2008
    • Internaute 20923

    Le meilleur moyen à la disposition des salariés pour soutenir leurs conseillers prudhommaux serait de voter massivement aux prochaines élections du 3 décembre. On a malheureusement toutes les raisons de craindre le pire.

    Cela dit, comment ne pas voir dans ces limitations la poursuite d’une offensive commencée avec le détricotage du Code du Travail, comme l’avait promis Parisot ?

    Pas étonnant, en particulier, que la dotation en codes soit si maigre : depuis l’amendement Fourgous permettant d’étendre le forfait-jour à tous les salariés, puis l’amendement Poisson permettant de porter le forfait-jour à 235 jours, la hiérarchie des normes en droit du travail a été inversée. Ce qui signifie en clair qu’un accord individuel peut être désormais moins avantageux que le Code du Travail ou les conventions collectives.

    Pour le coup, s’il y a bien un reproche qu’on ne pourra pas faire à ce gouvernement, c’est celui d’être incohérent. (Au fait, qu’en pense le PS ? En pense-t-il seulement quelque chose ?)

    • delalo
      delalo répond à thierry reboud
      Anti A.G.C.S
      • Posté à 23h35 le 30/11/2008
      • Internaute 26064
        Anti A.G.C.S

      @Thierry Reboud
      le PS ? au hasard à propos de Vincent peillon (aprés
      avoir lu ce qui va suivre vous ne demanderez plus si le PS est encore social et va s’éléver contre des réformes iniques) : « Jacques julliard du nouvel obs : “le travail qu’à fait cet institut Edgar-quinet sous la direction de VINCENT PEILLON s’attaque à un sujet bateau, les inégalités, une des vaches sacrées de la gauche mais d’une façon originale.En disant :” L’égalité, c’est un admirable ideal, mais il faut bien voir qu’elle comporte des dangers spécifiques, et qu’une société qui a pour but l’égalité devient sensible aux moindres inégalités ! » plus une société a un ideal égalitaire, moins elle supporte les formes les plus bénignes de l’inégalité. » (fin) ça fait bizarre n’est-ce pas ? c’était sur LCI le 28/06/08.
      extrait de « la guerre des classes » de François ruffin edition fayard

      • thierry reboud
        thierry reboud répond à delalo
        • Posté à 09h32 le 01/12/2008
        • Internaute 20923

        Merci pour la citation : c’est vrai que c’est... comment dire ? Instructif.

         
        • Lapin Bleu
          Lapin Bleu répond à thierry reboud
          Journaliste n°89910
          • Posté à 13h52 le 01/12/2008
          • Journaliste 42116
            Journaliste n°89910

          Oui, ça rappelle les ellipses du TCE :

          1./ La peine de mort est proscrite.
          2./ En fait, il faut comprendre que c’est le droit à la vie qui est légal et le droit de donner la mort qui est illégal.
          3./ Par contre, il n’est pas illégal d’ôter la vie dans les cas suivants :
          - pour réaliser une arrestation légale
          - pour empêcher l’évasion d’une personne détenue légalement
          - etc.

        1 autres commentaires
    • boissonzyskind
      • Posté à 11h47 le 01/12/2008
      • Internaute 14871

      pour la pyramide des normes et le rapport entre contrat et loi/accord, ce que tu dis est vrai en matière de durée du travail dans certains cas. Mais ça n’est pas encore une règle généralisée de droit du travail.
      Cela dit, c’est vrai qu’un rétablissement de la hiérarchie des normes telle qu’elle était jusqu’à la loi du 4 mai 2004, serait une bonne chose

      • thierry reboud
        • Posté à 21h02 le 01/12/2008
        • Internaute 20923

        Oui, tu as tout à fait raison et merci de l’avoir de précisé, j’y suis allé avec une truelle pas très délicate. Je crains surtout que cette inversion de la hiérarchie sur le temps du travail ne soit qu’un prélude à un démantèlement beaucoup plus généralisé.

  • Kamikanaze
    Kamikanaze
    Bombe virtuelle
    • Posté à 21h42 le 30/11/2008
    • Internaute 56132
      Bombe virtuelle

    Voter ou boycotter ? pour faire part de son mécontentement face à une crise qui s’avère sévère, et des dossiers qui ne vont pas cesser de s’accumuler !

  • romeotan
    romeotan
    4 juin 1989 : je n'oublie pas.
    • Posté à 21h45 le 30/11/2008
    • Internaute 17545
      4 juin 1989 : je n'oublie pas.

    Résistance !

    Je suis écoeuré par ce que je viens d’entendre et de lire ! Forfaitiser les prudhommes je veux que l’on m’explique en quoi cela amèliore notre démocratie ? ! Je n’y vois qu’un moyen d’augmenter l’aristocratie !
    notre république est fragile, protégeons là !

    • Les Chats
      Les Chats répond à romeotan
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 23h20 le 30/11/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Tout est fait pour fragiliser les salariés, leur sécurité et leur défense. Rien n’est fait pour améliorer la démocratie sous sarko, bien au contraire.

      • Kamikanaze
        Kamikanaze répond à Les Chats
        Bombe virtuelle
        • Posté à 00h41 le 01/12/2008
        • Internaute 56132
          Bombe virtuelle

        Idée qui ne fait pas avancer le débat !

         
        • Franz Biberkopf
          • Posté à 00h52 le 01/12/2008
          • Internaute 53045

          Commentaire passionnant qui ouvre des perspectives insoupçonnées.

        • Anonyme répond à Kamikanaze

          Lien

          Un poème wolof pour toi, Kamikanaze / Révolutionna, qui dit (en gros) que sauter d’un buisson d’épines l’autre n’est pas LA solution.
          Rappelle toi :
          Lien

          Bises à toi, mais d’abord à Mon-Al et à Les Chats.

        2 autres commentaires
  • Rue-bicond
    Rue-bicond
    Qui ça, quoi ça ?
    • Posté à 21h59 le 30/11/2008
    • Internaute 35463
      Qui ça, quoi ça ?

    A L’auteur,
    Totalement hors sujet et je m’en excuse mais bon, je voudrais savoir SVP.
    Dans la photo d’illustration qu’est-ce qui rayonne autour de l’œil ? Des plumes ?
    Et l’œil lui-même, celui d’Horus ? A l’assemblée ? !

    Je vous saurais gré si vous pouviez faire preuve de patience et ne retirer mon commentaire qu’après que vous-même ou que quelqu’un d’autre m’ait répondu.

    • David Servenay
      David Servenay répond à Rue-bicond
      Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
      • Posté à 23h29 le 30/11/2008
      • Internaute 8946
        Ex-Rue89

      Je ne suis pas l’auteur de cette photo, mais elle a été prise, selon la légende, sur un fronton de l’Assemblée nationale.

      Hypothèse : ce qui rayonne autour de l’oeil, c’est la vérité judiciaire qui éclaire sa balance...

      • Rue-bicond
        Rue-bicond répond à David Servenay
        Qui ça, quoi ça ?
        • Posté à 23h41 le 30/11/2008
        • Internaute 35463
          Qui ça, quoi ça ?

        Merci ! Passez une bonne nuit.

    • galdo
      galdo répond à Rue-bicond
      (none)
      • Posté à 00h02 le 01/12/2008
      • Internaute 54396
        (none)

      C’est l’oeil de la providence (LienŒil_de_la_Providence), la justice étant omnisciente.

  • chemineau paul
    chemineau paul
    citoyen du monde
    • Posté à 22h02 le 30/11/2008
    • Internaute 59858
      citoyen du monde

    Si la loi votée cet été n’avait que pour effet de mettre en place des mesures pour éviter les abus, cela voudrait dire que l’Etat estime que tout juge prud’hommal est un fraudeur potentiel. Ce serait un comble ! !
    Si le but est plutôt de faire disparaître des conseils de Prud’hommes, voire à terme cette juridiction, c’est domage.
    En tout état de cause, je ne comprends pas que les conseillers qui estiment ne plus avoir les moyens de leur action se soient représenté en masse aux élections de 2008. Le boycott des élections par les organisations syndicales (généralement unies à se plaindre mais promptes à faire cavalier seul dans l’action) aurait été un signe fort tant vers le gouvernement que vers le milieu des travailleurs.

    • la champenoise
      • Posté à 22h51 le 30/11/2008
      • Internaute 27942

      Boycotter serait, de la part des salariés, se tirer une balle dans le pied : pas de votants et le gouvernement aurait beau jeu de dire « vous voyez bien que ça ne sert à rien puisque personne ne vient voter !

      • chemineau paul
        chemineau paul répond à la champenoise
        citoyen du monde
        • Posté à 23h01 le 30/11/2008
        • Internaute 59858
          citoyen du monde

        Je parlais de boycotter les élections en amont, à savoir que toutes les organisations syndicales (si réellement elles sentent que c’est un ccoup dur porté aux travauilleurs) s’entendent à ne pas présenter de candidats pour faire pression et demander le retrait ou l’amendement de la loi.
        Mais il faut croire que l’on gesticule plus que l’on est prêt à changer vraiement les choses. Forts pour se plaindre (comme si cela pouvait faire avancer les choses) mais pas très forts pour agir vraiement, efficacement et unitairement. Si les partenaires avaient un moyen de pression c’était bien en amont qu’il était le plus efficace. Bien sur que maintenant il faut aller voter.Mais le message du genre « venez voter en masse, de toute manière nous n’avons plus les moyens de vous juger efficacement et nous l’aurons de moins en moins » n’est pas très encourageant.

  • dav69
    dav69
    sans
    • Posté à 22h58 le 30/11/2008
    • Internaute 47838
      sans

    Il est maintenant temps de faire une croix sur notre confort personnel.
    Chacun doit prendre en charge la solution qui s’impose.
    Bien entendu, certain mourrons, d’autres perdront des être chers, mais la liberté de tous est en jeux, puisqu’elle est sur le point de mourir.
    Protégeons nos enfants, apprenons leurs ce qui est en jeux, protégeons ceux qui nous sont chers, ce qui sont fragiles.

    Le temps de la révolution est venu.

    • compte supprimé 24
      • Posté à 02h30 le 01/12/2008
      • Internaute 8330

      Oui enfin y a peut-être pas besoin d’aller jusqu’à mourir, Dav...

      Quand le Yéti dit tout là-haut « Désobéissons ! », déjà ça serait largement suffisant. Encore faut-il que nous désobéissions à *tout* et *tous ensemble*. Mais là-dessus, je ne me fais guère d’illusions. Nous ne sommes plus une société soudée, mais des petits groupes séparés, frileux, s’observant en chiens de fusil d’un œil furtif et apeuré.

      Une bonne petite idée serait de désobéir ici, sur l’internet, pour celles et ceux qui ont des sites personnels ; la presse, etc.

      Afficher des textes et des images contrevenant à la loi, clamant notre désobéissance collective comme arme de lutte face à la totale démence de la situation actuelle. Par exemple.

      On déciderait d’une date de départ, et hop !
      Après, comme ça serait extrêmement visible, ça donnerait peut-être l’envie à d’autres d’être plus audacieux, sur le terrain.

      Mais je rêve...
      Je peux pas m’empêcher.

      • dav69
        dav69 répond à compte supprimé 24
        sans
        • Posté à 13h27 le 01/12/2008
        • Internaute 47838
          sans

        OK alors regroupons nous ?

        A l’action.

         
        • compte supprimé 24
          • Posté à 13h46 le 01/12/2008
          • Internaute 8330

          Moi je suis prêt.
          Une date, quelqu’un ?
          Un site volontaire pour répertorier les participants ?

          J’offre de mettre gracieusement mon serveur (rapide et puissant) à disposition pour ça, mais techniquement je n’ai pas le temps de m’occuper de la gestion du biniou. Je laisse les clés en main au premier geek doué qui en fera la demande.

          OK ?

          • dav69
            dav69 répond à compte supprimé 24
            sans
            • Posté à 14h24 le 01/12/2008
            • Internaute 47838
              sans

            Je ne veux pas tomber dans une action parmi d’autres. Non c’est une erreur.
            Il faut des aujourd’hui contacter toutes les organisations mécontentes de ce qui se passe actuellement. Le peuple en masse dehors qui grogne et fasse entendre que bientôt il va grogner bien plus fort...
            Tous dehors prêt à combattre pour nos libertés

            • compte supprimé 24
              • Posté à 14h27 le 01/12/2008
              • Internaute 8330

              Bon, j’ai compris : c’est pas demain la veille...
              Comme toujours.

              • dav69
                dav69 répond à compte supprimé 24
                sans
                • Posté à 14h38 le 01/12/2008
                • Internaute 47838
                  sans

                Non et non ! ! !
                Il faut s’organiser.

                Des personnes sont mécontente actuellement nous ne sommes pas les seules, il faut avoir le soutien.
                Sur le principe je suis d’accord.
                Mais personnellement, je suis dans une assos qui grogne comme bien d’autres. Alors, il faut regrouper tous les mécontents pour avoir plus de poids plus de monde dehors, pour être crédible sans ça, l’on sera la cible d’un pouvoir liberticide comme ce qui est arrivé au journaliste de libé.
                Alors réfléchissons aux premières actions concrètes avant de passer à l’offensive même si cela en appel à la violence !

                • compte supprimé 24
                  • Posté à 14h44 le 01/12/2008
                  • Internaute 8330

                  La violence, non : elle n’a jamais rien résolu.
                  Et le Net, c’est aussi la rue.

                  • dav69
                    dav69 répond à compte supprimé 24
                    sans
                    • Posté à 14h49 le 01/12/2008
                    • Internaute 47838
                      sans

                    OK attendons les autres qui vous agir
                    Puis passons à l’action

                    Pour la violence, malheureusement c’est parfois la seule solution. Mais passons la dessus.
                    Qui se joint à nous deux ?

                    • compte supprimé 24
                      • Posté à 16h46 le 01/12/2008
                      • Internaute 8330

                      ...Le silence et le vent...

                    • survivant
                      survivant répond à dav69
                      • Posté à 17h51 le 01/12/2008
                      • Internaute 25864

                      Sans violence, sans désobéissance civile tout en appuyant là ou ça fait mal « un retrait massif et clôture des comptes bancaires . ». C’est bientôt la fête à jésus et surtout aux grandes enseignes au lieu de se faire passer pour les dindons de la farce aux marrons. Un pigeonneau aux pruneaux fera bien l’affaire. Pour les cadeaux des marmots dans le marché de l’occasion il y a des bons plans.

        8 autres commentaires
  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 23h42 le 30/11/2008
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    Il y a bien longtemps que certains tirent la sonnette d’alarme ! en fait depuis la révision du code du travail. Ce qui fait le « fond de commerce » des tribunaux des Prud’hommes, ce sont les licenciements. Or, les salariés ne pourront plus mettre les employeurs au tribunal. Que dit le nouveau code ?

    - 3/ Acceptation de la transformation des stages pédagogiques en « périodes d’essai » (art. 3) et de la disparition du contrat d’apprentissage comme contrat de travail (art. 3).
    - 4/ Acceptation de la suppression d’une des garanties essentielles du contrat de travail : désormais, ce qui n’est pas écrit dans le contrat, le patron pourra le modifier unilatéralement sans l’accord du salarié (art. 11).
    - 5/ Acceptation que le reçu pour solde de tout compte signé soit libératoire au bout de 6 mois, ce qui retire au salarié des possibilités de recours aux prud’hommes. Il faudra un « préavis » du salarié avant de saisir les prud’hommes (art. 11).
    - 6/ Acceptation de considérer que la démission d’un salarié sera établie dès qu’il ne répond pas à une demande de l’employeur de reprendre le travail.

    Ainsi un employeur ne sera plus responsable de la rupture du contrat de travail lorsqu’un salarié qui refuse de ne pas être payé ou d’être harcelé ne reprendra pas le travail. (art. 16).

    Lien

    De plus, une partie du code qui était régie par la loi est devenu règlementaire, c’est à dire, que c’est le gouvernement qui va décider et non la loi !

    Nous allons donc, si on ne se bouge pas, vers la disparition de ces tribunaux, faute de moyens pour les faire tourner et de « matière ». Et il n’y a pas que les tribunaux à défendre !

  • jabier
    jabier
    consultant dans les Landes
    • Posté à 23h43 le 30/11/2008
    • Internaute 31087
      consultant dans les Landes

    « Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage. ».
    Cette branche de la justice à caractère paritaire, n’est pas au goût de nos gouvernants. Donc ils veulent lui enlever tout moyen de fonctionner. Ainsi, plus tard ils pourront la montrée à la vindicte de la presse, pour mieux la dézinguer. On a déjà pratiqué ce système dans les services publics, exemple dans l’Education Nationale a qui on enlève tous moyens de fonctionner normalement. Nos gosses crétinisés par la pub. On dira « -Ouais l’école laïque ne produit que des cancres, mettons nos enfants dans le privé. »
    C’est ce genre de raisonnements qu’ils attendent pour les prud’hommes
    Je ne suis pas d’accord pour le boycott du scrutin, par contre que les conseillers une foi élus fassent ceux qu’il leur parait le plus efficace pour montrer leur volonté de juger efficacement les conflits du travail.

  • galdo
    galdo
    (none)
    • Posté à 23h52 le 30/11/2008
    • Internaute 54396
      (none)

    Je ne vois pas quelle serait la logique de suppression des Prud’hommes. Pour engorger les autres juridictions ?

    Oui, les conseillers prud’hommes ne sont pas des professionnels du droit. Mais ce sont des gens qui connaissent le monde du travail, et des gens qui connaissent le droit du travail.
    Pour les affaires de droit du travail qui sont traitées par le tribunal d’instance (comme les conflits sur les élections d’institutions représentatives du personnel par exemple), on se rend compte que les juges ne sont pas aussi spécialisés que les conseillers prud’hommaux, et on observe souvent des jurisprudences qui vont à l’encontre des règles de droit.

  • Kamikanaze
    Kamikanaze
    Bombe virtuelle
    • Posté à 00h52 le 01/12/2008
    • Internaute 56132
      Bombe virtuelle

    On ne peut pas supprimer les Prud’hommes, mais les modifier...

    En tout cas, leur donner les moyens de remplir leurs missions dans de bonnes conditions, comme tout salarié.

    Je voudrais soulever un problème pour les cas de harcèlement (moral et sexuel), qui sont très difficilement traités par la justice... car il faut saisir plusieurs juridictions :
    - les Prud’hommes pour l’exécution de mauvaise foi du contrat de travail, le manque de respect des obligations de l’employeur en matière de santé des salariés,
    - le Tass (le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale), après déclaration accident de travail ou maladie professionnelle (enquête bâclée le plus souvent), puis passage obligatoire en Commission de Recours Amiable qui va toujours dans le même sens que la première enquête et saisie du Tass, passage un an plus tard pour certains départements,
    - le pénal, avec recours auprès du Procureur de la République...
    Ce sont des procédures lourdes pour des personnes qui ont pris un sérieux coup dans l’aile : dépression, suicides ratés, ou suicidés, alors c’est la famille qui s’y colle sans avoir beaucoup d’éléments, sans parler de la douleur à juguler...

    Je demande depuis un certain temps que des tribunaux spéciaux multi branches soient créés pour éviter les dossiers croisés qui sont contraires de toute façon au principe de l’organisation de la justice : plusieurs tribunaux ne peuvent être saisis de la même affaire...

    Il faut savoir que toutes les entreprises essaient avant de licencier même économiquement de pousser les salariés à la démission, sachant qu’une très grande partie ne poursuivra pas en justice...

    En effet, les chiffres donnés de résultats ne s’appliquent qu’aux affaires qui sont allés au bout de la procédure, or beaucoup sont plantés avant, et les salariés découragés par les syndicats eux-mêmes de poursuivre, même si leur demande est légitime...

    Il faut remercier ceux qui vont au bout, car ce sont eux qui vont évoluer la loi, pas ceux qui baissent les bras dès le début en pensant qu’à leur tranquillité !

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