Tchat 27/11/2008 à 16h36

« L'Amérique reste le moteur de l'économie mondiale »




L’économiste Jacques Mistral et Sophie Verney (Yann Guégan/Rue89).


Lauréat du prix du livre d’économie 2008, qui lui a été remis vendredi matin, l’économiste Jacques Mistral, auteur de « La Troisième révolution américaine », a répondu à vos question dans l’après-midi.

Aujourd’hui directeur des études économiques à l’IFRI, Jacques Mistral est un homme curieux de tout, qui a vécu quelques années à l’ambassade de France à Washington, avec le titre de conseiller économique, et une année à Harvard. Il a observé le cauchemar général qui a marqué la présidence Bush, entre terrorisme, guerre en Irak, catastrophe de Katrina, crise financière, montée des inégalités. Ancien conseiller de Michel Rocard à Matignon et de Laurent Fabius à Bercy, c’est un intellectuel au sens politique aiguisé.

Cet après-midi, avec les internautes, il a analysé, entre autres si, avec Obama au pouvoir et la crise économique, les Etats-Unis sont en train de prendre un virage idéologique comparable à ceux qu’ont incarné les présidents Roosevelt (avec le welfare state) ou Reagan (avec la dérèglementation).


Jaquette de ’La Troisième révolution américaine’ (DR).

Ecrit avant l’élection de Barack Obama, son livre, d’une grande clarté, décrit par le menu la « révolution » en cours aux Etats-Unis : la contestation du conservatisme, la fermeture de la parenthèse ultralibérale ouverte avec Ronald Reagan, la prise de conscience écologique, mais aussi les tentations protectionnistes. Jacques Mistral n’est pas un américanophile béat, loin de là. Mais il a la conviction que les Etats-Unis sauront repartir de l’avant pour, une fois de plus, « repousser la frontière ».

Le tchat avec Jacques Mistral

L’économiste Jacques Mistral et Sophie Verney (Yann Guégan/Rue89).




Les réponses retranscrites de Jacques Mistral sont des résumés de sa pensée exprimée en vidéo.

Servais-Jean : Une évolution mondiale était rendue possible par la crise financière et par l’élection d’Obama mais il semble à présent que le futur gouvernement des Etats-Unis va tout faire pour remettre sur les mêmes rails son système économique et qu’en conséquence rien ne changera. Qu’en pensez-vous ?

Jacques Mistral : On peut toujours penser que capitalisme restera le capitalisme, en particulier aux Etats-Unis où il est moins contesté qu’en France. Mais si on regarde plus précisément, le capitalisme a beaucoup varié au cours du temps, et avec Obama il peut changer de la même façon qu’il a changé avec Franklin D.Roosevelt.

question 1 : le capitalisme américaine peut-il changer avec Obama ?


Jide : Que pensez-vous de la nomination d’ultralibéraux (très) proches de Wall Street (Timothy Geithner, Larry Summers) et de la dérégulation aux postes stratégiques de l’économie américaine, ainsi que de leur rôle dans le sauvetage-géant de Citigroup ?

Jacques Mistral : Caractériser Summers et Geithner d’ultralibéraux c’est approximatif. Larry Summers est un progressiste ; c’est aussi un économiste qui fait confiance aux marchés ; quant à Geithner, il a été le premier responsable américain, quand il a été nommé président de la Fed de New York, à demander plus aux banquiers sur leurs méthodes d’évaluation des risques.

Q2 : que pensez-vous de la nomination d’ultralibéraux comme Larry Summers et Thimothy Geithner ?


Jaycib : Des sommes énormes ont été mises à disposition par le ministre du Trésor américain et Obama prévoit un plan de relance de l’économie, auquel pourraient éventuellement s’ajouter des plans de sauvegarde sectoriels décidés par le Congrès. Ce surcroît d’endettement pourrait-il plomber définitivement le système économique américain ?

Peut-on s’attendre à ce que la Chine et des fonds souverains continuent indéfiniment d’acheter des bons du Trésor et des obligations assimilables afin d’assurer la survie de ce système ?

Jacques Mistral : C’est une question très préoccupante pour 2009, on commence à avoir l’habitude de voir le secrétaire d’Etat au Trésor sortir des plans à 700 milliards de dollars et on se demande parfois qui paie. Eh bien, ce sont les investisseurs internationaux qui paient, dont beaucoup sont asiatiques, et parfois les banques centrales de ces pays. La question à laquelle personne n’a de réponse pour le moment : le mouvement de défiance vis-à-vis du dollar va-t-il s’accentuer ? Il s’est interrompu pendant l’été pour des raisons techniques mais peut reprendre.

Q3 : l’endettement américain est-il dangereux, notamment si la Chine se retirait ?


Le Yéti : Pensez-vous que le plan de relance à 800 milliards annoncé par Barack Obama soit un pas décisif et suffisant dans la sortie de crise ?

Jacques Mistral : Pour savoir où iront les 800 milliards du plan Obama pour l’économie réelle, il faut attendre sa prise de fonctions officielle le 20 janvier. On sait déjà que ce ne sera pas suffisant : le premier plan Paulson avait beaucoup impressionné car c’était la première fois qu’un gouvernement annonçait un tel montant. En septembre, en deux jours on a remis 800 milliards de dollars, là on en est à 2200 milliards de dollars en tout.
Sécuriser le système financier était un préalable indispensable. (La réponse vidéo est en deux parties)

Re : Q4 : les plans Paulson seront-ils suffisant ?


Tarpon : Que va-t-il se passer si certains fonds se mettent à racheter les entreprises françaises asphyxiées par la chute de leurs actions et à les delocaliser en revendant au mieux offrant ? L’Etat n’aurait-il pas intérêt à faire une OPA sur Renault, par exemple, ou à renationaliser afin de protéger l’emploi, avec l’engagement de remettre son investissement sur le marché dès que la situation normale sera rétablie dans quatre ou cinq ans ?

Jacques Mistral : Pour le moment les manœuvres offensives n’ont pas commencé, mais elles risquent de se produire, même si on ne sait pas encore qui seraient les prédateurs. L’intervention de l’Etat dans certains cas est bénéfique. Le dernier exemple en date, celui d’Alsthom, opération coup de poing, temporaire, dans des circonstances précises, on pourrait s’en inspirer quand les cas sont similaires.

Mais faire intervenir l’Etat à tout bout de champs serait dangereux, il ne faut pas céder aux tentations protectionnistes. N’oublions pas oublier que nos emplois sont tournés vers l’exportation, défaire cet écheveau de relations serait le début d’une catastrophe économique.

Q5 : l’Etat doit-il intervenir pour sauver des entreprises en danger face à des prédateurs étrangers ?


Lioe : Après cette troisième révolution américaine, l’économie mondiale restera-t-elle toujours aussi dépendante de la santé économique des Etats-Unis ?

Jacques Mistral : Oui dans un avenir proche, car l’économie américaine, autant réelle que financière, reste absolument prépondérante dans le fonctionnement de l’économie mondiale. Depuis deux ans, certains économistes avaient imaginé la thèse du « découplage » entre les zones économiques, où les zones économiques émergentes et l’Europe pourraient se substituer au moteur de l’économie américaine. Cette théorie est fausse, on voit bien que tous les pays sont touchés par la crise américaine. Il n’y a pas d’issue pour se séparer des vicissitudes de ce qui se passe outre-atlantique.

Q7 : l’économie mondiale restera-t-elle toujours aussi dépendante de celle des USA ?


Tarpon : Pourquoi l’Etat n’est-il pas rentré dans le capital des banques au lieu de leur ouvrir des lignes de crédit ?

Jacques Mistral : Pour l’instant, c’est une question qui n’est pas à l’ordre du jour car le système bancaire européen est dans un cas différent de celui des Etats-Unis. Là-bas, il y a un vrai risque systémique. En France, il y a une différence entre certaines banques qui s’en tirent bien et d’autres moins comme Dexia. L’idée n’est pas de se préparer à une faillite, mais de leur permettre d’être en bonne position par rapport à leurs concurrentes étrangères, à un moment où le système bancaire européen va connaître des regroupements.

Q8 : l’Etat aurait-il du entrer dans le capital des banques ?


flodemokeley : On entend dire qu’un rebond boursier serait possible en 2009. Selon vous, est-il vraiment possible malgré la crainte des consommateurs et la volatilité sur les marché ? Si oui de quel(s) facteur(s) cela dépendra-t-il ? Si non, quand pensez-vous qu’il puisse avoir lieu ?

Jacques Mistral : N’étant pas expert, je suis bien incapable de répondre. Ce qu’on peut dire, c’est qu’à un moment ou à un autre il y a des chances qu’il y ait un rebond. Il peut être fort si on pense que le plancher est atteint. Il y a eu depuis septembre plusieurs situations où on a cru que c’était le cas mais manifestement on n’en est pas encore là. La question est ouverte pour 2009.

Ce qui peut encourager cela, c’est un dégel sur le marché du crédit, qu’on y voie plus clair sur la sécurité financière des banques, et puis les nouvelles de l’économie début 2009 notamment à la faveur d’une baisse des prix du pétrole pourront donner l’impression que le pire est derrière nous.

Q9 : un rebond boursier est-il possible ?


Xavier Denamur : Pensez-vous que Barack Obama a les moyens et une véritable volonté de se lancer dans un vaste plan de refonte de la protection sociale aux Etats-Unis face aux puissants lobbies qui sévissent dans ce domaine depuis de nombreuses années ?

Jacques Mistral : La puissance des lobbies est réelle, mais la réaction de la population américaine joue aussi beaucoup dans cette affaire. Celle-ci est extrêmement hostile à un système centralisé comme on l’a en France. Ce qui a fait échouer la tentative d’Hillary Clinton d’imposer un tel système de santé, ce n’est pas les lobbies mais l’électorat opposé à une socialisation trop poussée. Là, il y a une demande de la classe moyenne d’instaurer une assurance maladie plus large, donc la volonté politique, il l’a, mais la question qui se pose est : où Obama va-t-il trouver les ressources pour sauver l’automobile, relancer les infrastructures ?

Q10 : Obama a-t-il la volonté et les moyens de mettre en place la protection sociale qu’il a promise ?


Jonathan-Pedron : J’aimerais savoir pourquoi, selon vous, l’Angleterre et probablement l’Italie font le choix d’une baisse générale de la TVA. Alors que la France et l’Allemagne n’en veulent pas. Les risques de fuites de capitaux paraissent important. Pensez-vous qu’ils font un bon choix ?

Jacques Mistral : Je ne suis pas partisan de la baisse de la TVA car c’est mesure très couteuse et pour une efficacité discutable. D’abord car on ne sait pas quelle proportion est répercutée sur le prix de vente. Ensuite parce qu’une partie des sommes transférées aux consommateurs est épargnée et ne va pas soutenir l’économie. Il est à mon avis préférable d’aller directement à la dépense qui fait les chèques aux emplois dans des infrastructures, la construction...

Q11 : est-ce une bonne idée de baisser la TVA ?


Sophie Verney : Faut-il s’inquiéter pour les générations futures sur qui nous faisons peser la charge de l’endettement public qui va croissant ?

Jacques Mistral : Depuis des années et des années, nous faisons payer non seulement le déficit de l’Etat mais aussi les dépenses d’assurance maladie et de retraite aux générations futures, c’est scandaleux. Je suis surpris que cette inéquité n’ait pas été évoquée depuis l’élection présidentielle et qu’on laisse la situation se dégrader encore.

Q12 : faut-il s’inquiéter pour les générations futures sur qui pèse la dette ?



La Troisième révolution américaine de Jacques Mistral - éd. Perrin - 236p. - 17€.

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  • Servais-Jean
    • Posté à 22h48 le 27/11/2008
    • Internaute 4591
      43

    Avec l’élection d’Obama nous étions nombreux à penser que les USA prendraient un nouveau chemin plus socialisant mais en constatant que les conseillés qu’il nomme sont déjà fortement marqués par les politiques précédentes où le capitalisme faisait la loi, il est à craindre que cette élection soit un coup pour rien pour le monde entier.
    Le complexe militaro-industriel n’a pas de souci à se faire.

    Ma question est donc simple : Une évolution mondiale était rendue possible par la crise financière et par l’élection d’Obama mais il semble à présent que le futur gouvernement des Etats Unis va tout faire pour remettre sur les mêmes rails son système économique et qu’en conséquence rien ne changera. Qu’en pensez-vous ?

    • Nobody
      Nobody répond à Servais-Jean
      hu ?
      • Posté à 10h16 le 28/11/2008
      • Internaute 54554
        hu ?

      B. Obama est loin d’être un benêt. Pour preuve, ce qu’a publié un think thank français sur le sujet :

      Lien

      On est loin des clichés habituels

      • Nobody
        Nobody répond à Nobody
        hu ?
        • Posté à 10h23 le 28/11/2008
        • Internaute 54554
          hu ?

        le lien est :

        Lien

         
        • Chris.A
          Chris.A répond à Nobody
          Ni pour,ni contre,bien au (...)
          • Posté à 11h44 le 28/11/2008
          • Internaute 32905
            Ni pour,ni contre,bien au (...)

          C’est marrant la manie qu’ont les gens de croire au père noël.
          Que pensent-ils, vos think tankers, de la politique de minisarko ? ? ?

          • Nobody
            Nobody répond à Chris.A
            hu ?
            • Posté à 13h25 le 28/11/2008
            • Internaute 54554
              hu ?

            Tu n’as qu’à le signaler sur le site même de « Délits d’opinion » ; -)

            Lien

        2 autres commentaires
  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 18h25 le 27/11/2008
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    Question(s) pour Jacques Mistral :

    Etant donné les énormes sommes déjà mises à disposition par le ministre du Trésor américain Hank Paulson (les 700 milliards de dollars annoncés fin septembre pour « sauver » les banques, plus les 600 milliards de dollars de plus annoncés par le même Paulson la semaine dernière afin de débloquer les circuits du crédit), et le plan de sauvegarde et de relance de l’économie américaine d’Obama, qui se chiffrerait pour sa part à 500-700 milliards, sans compter certains plans de sauvegarde sectoriels (automobile, bâtiment, machines-outils) éventuellement décidés par le Congrès des Etats-Unis dans le proche avenir, n’est-il pas concevable que ce surcroît d’endettement puisse plomber définitivement le système économique américain ? Peut-on s’attendre à ce que la Chine et des fonds souverains continuent indéfiniment d’acheter des bons du Trésor et des obligations assimilables afin d’assurer la survie de ce système ?

  • TARPON
    • Posté à 21h03 le 27/11/2008
    • Internaute 27263

    Ma question : Qu’est ce qui va se passer si certains fonds se mettent à racheter les entreprises françaises asphyxiees par la chute de leurs actions,et à les delocaliser en revendant au mieux offrant ? L’etat n’aurait il pas interet à opeer Renault ,par exemple ou le renationaliser afin de proteger l’emploi avec l’engagement de remettre son investiissement sur le marché des que la situation normale sera revenue dans 4 ou 5 ans ?
    Pourquoi l’etat n’est il pas rentré dans le capital des banques au lieu de leur ouvrir des lignes de credit ?

  • sitoihien
    • Posté à 23h48 le 27/11/2008
    • Internaute 21237

    De nos jours on met le mot « révolution » a toutes les sauces. Une révolution implique de grands changements progressistes. La politique de Reagan n ’a pas été révolutionnaire mais réactionnaire.
    Par rapport a Bush, Obamma sera progressiste mais de là a dire que sa politique sera révolutionnaire il y a un abime.
    Avec le capitalisme il ne peut y avoir qu’une évolution mais pas une révolution.

    • pablico
      pablico répond à sitoihien
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 13h50 le 29/11/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      ce qui n’est pas révolutionnaire, c’est que le moteur du monde pollue.

      On devrait lui faire payer une taxe sur la pollution, une sorte de bonus malus.

      Mais malheureusement se sont, nous qui devons payer...

      Le principe pollueur-payeur ne s ’applique pas...même modérément.
      (ironie)

  • Xavier Denamur
    Xavier Denamur
    Restaurateur
    • Posté à 04h04 le 28/11/2008
    • Internaute 48550
      Restaurateur

    Je lis les quatre premiers commentaires et je suis surpris du manque d’optimisme que devrait susciter l’élection de celui qui sera le plus grand président des USA après Franklin Delano Roosevelt. Certes il aura fallu 2 mandats de Bush fils afin que le peuple des USA parvienne à élire un immense intellectuel issu de la middle class et ayant eu une expérience sociale du terrain. Certains lui reprochent déjà de s’entourer de conseillés issus de divers administrations ayant exercées le pouvoir, oubliant les nouveaux venus comme Tim Geithner au Trésor ou la jeune équipe qui lui a permis d’accéder à la plus haute fonction et qui n’est pas encore former aux rouages du pouvoir. Reprenez par exemple une petite PME, vous n’aurez aucun problème à ne pas conserver d’anciens cadres pour mener la politique que vous souhaitez mais lorsque vous reprenez en main la plus grande entreprise du monde, il est probable que vous auriez tout intérêt à comprendre comment tout cela fonctionne en vous entourant de quelques « anciens » pas trop corrompus sans pour autant leur signer un chèque en blanc. L’art de diriger demande une approche autant idéologique que pragmatique et Obama l’a sûrement compris depuis fort longtemps. Contrairement à ce que l’on a vu dans notre pays où tout a été fait dans la précipitation, Obama prendra sûrement le temps nécessaire de l’observation sans oublier de traiter l’urgence avant d’insuffler sa véritable politique Socio-Eco-Logique qui est sera en soi une véritable rêv-évolution pour ce pays et le reste du monde.Lien
    Contrairement encore à la France où le collusion entre le pouvoir et les lobbies est encore en place pour bon bout de temps, l’administration de Barack Hussein Obama s’en affranchira pour le bien de l’humanité. Logiquement, je termine ce long billet dans le même esprit que ma contribution d’hier, la tête dans les étoiles. Lien
    Contribution que j’ai rebaptisé suite aux déclarations hier après midi de Madame Lagarde « En France on n’a pas de pétrole mais on a des idées : baisser la TVA sur les voitures pour relancer la consommation d’essence »
    Total ne va dans le mur, Largarde aura du mal à l’éviter.

    • Le Yéti
      Le Yéti répond à Xavier Denamur
      yetiblog.org
      • Posté à 08h28 le 28/11/2008
      • Internaute 6095
        yetiblog.org

      « celui qui sera le plus grand président des USA après Franklin Delano Roosevelt. »

      Fichtre !

      • TARPON
        TARPON répond à Le Yéti
        • Posté à 10h28 le 28/11/2008
        • Internaute 27263

        il doit prier à la même eglise !

         
        • infiltré_
          infiltré_ répond à TARPON
          ex étudiant......
          • Posté à 10h56 le 28/11/2008
          • Internaute 44615
            ex étudiant......

          Ce n’est plus une prière à ce niveau de dévotion,

          C’est une Incantation ! ! ! ! !

        1 autres commentaires
  • DBL8
    DBL8
    Retraité
    • Posté à 07h47 le 28/11/2008
    • Internaute 19562
      Retraité

    Les États-Uniens ne vont-ils pas ce replier sur eux-même ?
    Obama a dit lors de la campagne électorale qu’il fallait privilégier les entreprises États-Uniennes, le fera-t-il vraiment ?
    Et les avions pour l’armée États-Uniennes...

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 08h38 le 28/11/2008
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    « Mistral n’est pas un américanophile béat, loin de là. Mais il a la conviction que les États-Unis sauront repartir de l’avant pour, une fois de plus, “repousser la frontière” »

    Eh bé dis donc, qu’est-ce qu’il faut dire, quelle « conviction » faut-il exprimer pour être qualifié d’ « américanophile béat » ?

    Je ne sais pas si « les États-Unis sauront repartir de l’avant » et quand. Mais je sais qu’ils ont été sacrément fortiches (avec leurs alliées occidentaux, c’est vrai), pour sacrément foutre la merde sur la planète entière. « Repousser les frontières », ça, sûr qu’ils savent le faire, en Afghanistan, en Irak...

    Maintenant, le rêve Obama, moi je veux bien. Mais les premières annonces du futur président US en matière d’économie laissent bien mal augurer de la suite des évènements par leur total manque d’imagination. Et par leur extrême dangerosité.

    Un plan de relance à 800 milliards (encore des milliards !) ressemble fâcheusement à tout les précédents plans à milliards lâchés comme s’il en pleuvait par ses prédécesseurs républicains. En pure perte.

    Et même à supposer que notre sauveur parvienne à relancer un temps la machine hoquetante, on n’en repartirait que mieux, ou plutôt pire dans ce cas-là, dans l’engrenage suicidaire précédent : ponction à mort dans les réserves naturelles de la planète, pollution maximum, dégradations climatiques...

    Investir dans la recherche pour des nouvelles énergies, des nouvelles technologies propres (St Ob’ en a parlé) ? Très bien. Mais alors le temps de cette mutation effectivement nécessaire sera bien trop long pour empêcher la machine économique de couler une bielle fatale.

    En vérité, le problème ne sera JAMAIS résolu tant que les dirigeants de tout poil s’accrocheront à cette idée moisie de croissance. La croissance est une notion obsolète, pire, destructrice. C’est d’une gestion des acquis planétaire auquel il faudrait s’employer. De leur répartition équitable. Gérer au niveau de la planète le minimum vital et le confort nécessaire à chacun ; dégraisser la machine économiques de ces superflus imbéciles et ravageurs pour notre environnement naturel. Difficile de convaincre tous les pays du monde d’un coup, j’en conviens. Suffit de voir la bouillie des rencontres internationales officielles. Mais au moins commencer par son pays à soi.

    De cela nous sommes bien loin, je crains. Et Barack Obama, ce président sponsorisé par les grandes multinationales américaines, ne me semble guère dans de plus salvatrices dispositions. Mais bon, attendons le fameux 20 janvier 2009, date de son intronisation...

    Question (eh oui, tout vient !) : pensez-vous que le plan de relance économique à 800 milliards annoncé récemment par Barack Obama, soit un pas décisif et suffisant dans la sortie de crise actuelle ?

  • lioe
    lioe
    berlin
    • Posté à 09h57 le 28/11/2008
    • Internaute 6423
      berlin

    Bonjour

    Apres cette troisieme revolution americaine, l economie mondiale restera t elle toujours aussi dependante de la sante economique des Etats Unis ?

    Est ce que l ecologie et son developpement ne sera t il pas le noueau nerf de la guerre economique mondiale en france on dit qu il serait createur de 500 000 emploie en Allemagne 700 000. En resume l ecologie deviendra t elle une nouvelle bulle speculative ?

  • Nobody
    Nobody
    hu ?
    • Posté à 10h14 le 28/11/2008
    • Internaute 54554
      hu ?

    B. Obama est loin d’être un benêt. Pour preuve, ce qu’a publié un think thank français sur le sujet :

    Lien

    On est loin des clichés habituels.

  • Nobody
    Nobody
    hu ?
    • Posté à 10h22 le 28/11/2008
    • Internaute 54554
      hu ?

    Le lien est

    Lien

    • Grégory
      Grégory répond à Nobody
      • Posté à 11h14 le 28/11/2008
      • Internaute 12569

      Je l’ai lu, il est nul ce lien. Valéry Rasplus se content de dire que BO est aussi « un intellectuel », avec des idées singulières, mais elle est incapable d’en citer aucune.

      « Si changement il doit y avoir, il devrait principalement se situer dans le style. Et son style, pour ceux qui le suivent depuis cette année 2004 où il se révéla véritablement, c’est dans un certain détachement passionnel, une retenue réfléchie s’exprimant au travers une gestuelle, une curiosité, une ouverture d’esprit et une rhétorique qui aurait fait le bonheur de Jean Stoetzel. »

      Ah la vache ! On est bien avancé avec ça, dis-donc !

      • Xavier Denamur
        Xavier Denamur répond à Grégory
        Restaurateur
        • Posté à 13h07 le 28/11/2008
        • Internaute 48550
          Restaurateur

        Affirmer dans la même phrase que le lien est nul et que Valéry Rasplus est une femme démontre le niveau d’analyse, et sortir un mot ou un demi phrase pour accompagner son raisonnement (s’il y en a un) est symptomatique d’un vraie rigueur intel-lectuelle.
        Comme le suggère Nobody, allez chercher l’information par vous même. Vous lirez dans ce lien pertinent cette phrase qu’il faudra remettre dans son contexte :
        « Or, non seulement Obama est un politique (ayant expérience de travailleur social et de juriste) mais il est aussi un intellectuel, chose qui est loin de se réduire à quelques pseudo-réflexions simplistes en pilotage automatique. »

         
        • Nobody
          Nobody répond à Xavier Denamur
          hu ?
          • Posté à 13h27 le 28/11/2008
          • Internaute 54554
            hu ?

          Et tu peux même y mettre tes appréciations ; -)

          Lien

          • Xavier Denamur
            Xavier Denamur répond à Nobody
            Restaurateur
            • Posté à 16h52 le 28/11/2008
            • Internaute 48550
              Restaurateur

            Merci Nobody, je ne me suis pas gêné. En voici un extrait :
            « Cet excellent article est mis en avant par un internaute sur le site de Rue89 dans le cadre d’un Tchat qui aura lieu aujourd’hui à 16H30 où Jacques Mistral, auteur de “La Troisième révolution américaine”répondra aux questions. Venez enrichir ce débat. En attendant, appréciez l’intervention d’un commentateur qui vous prend pour une fleur déguisée en vache…Rasplus une femme à barbe ? “

        • Grégory
          • Posté à 14h00 le 03/12/2008
          • Internaute 12569

          Celà démontre juste que je ne connais pas Valéry Rasplus. A priori ça ne doit pas m’empecher de pouvoir dire ce que je pense de ce qu’il/elle/ça raconte, de la même manière que vous le faites sur mon propre post sans plus me connaitre.

          En revanche quand j’y suis allé, j’ai lu tout l’article, comme je l’ai dit. En le recitant, vous montrez par contre que vous vous ne m’avez pas bien lu.

          Je répète, l’article de VR est complètement creux, la phrase que vous citez en étant un excellent exemple. C’est bien joli de dire qu’Obama est un penseur, avec des idées, et qu’il joue de la mandoline. Mais ça ne sert à rien si on ne présente pas ces idées, ou un enregistrement de mandoline. Et je le dis sans aversion ou jugement sur Obama, juste comme un internaute à qui Rasplus a fait perdre son temps. Il y a rien que dans ce fil de commentaire quantité de réaction plus interessante que son article, tant celui parle pour ne rien dire.

          • Xavier Denamur
            Xavier Denamur répond à Grégory
            Restaurateur
            • Posté à 21h24 le 03/12/2008
            • Internaute 48550
              Restaurateur

            Laissons là ce débat qui prend tant de hauteur et retrouvons à l’occasion sur d’autres sujets pour discuter d’un sujet moins Rase-plus.... J’apprendrais ainsi à vous connaître.

        4 autres commentaires
  • infiltré_
    infiltré_
    ex étudiant......
    • Posté à 11h02 le 28/11/2008
    • Internaute 44615
      ex étudiant......

    Je ne comprends pas le titre du sujet :

    Une fin de crise ? La crise est toujours là
    Elle n’est pas prête de se terminer.
    On va se marrer au printemps prochain

    Ca fait un bail que ces spécialistes nous pondent la fin des troubles.
    En 2007 il répètaient le discours de Christine Lagarde :

    « ce n’est qu’une petite purge »

    Début septembre 2008 :

    « La crise est derrière nous »

    On connaît la suite...

    La fin de ce bordel n’est pas pour demain

  • jide
    jide
    http://jide.romandie.com
    • Posté à 11h21 le 28/11/2008
    • Internaute 22641
      http://jide.romandie.com

    Que pensez-vous de la nomination d’ultraliberaux (très) proches de Wall Street (Timothy Geithner, Larry Summers) et de la dérégulation aux postes stratégiques de l’économie américaine, ainsi que leur role dans le sauvetage-géant de citygroup ?

    (lire chez Bakchich : Lien)

    http : /jide.romandie.com

    • jide
      jide répond à jide
      http://jide.romandie.com
      • Posté à 11h23 le 28/11/2008
      • Internaute 22641
        http://jide.romandie.com

      le même en plus court : Lien

  • princeMichkine
    princeMichkine
    juriste
    • Posté à 12h27 le 28/11/2008
    • Expert 58898
      juriste

    L’élection de B. OBAMA suscite un immense espoir :
    - pensez-vous qu’il aura les moyens d’imposer à ISRAEL un plan de paix respectueux des palestiniens ?
    - pensez-vous qu’une politique plus modérée et ouverte que celle de BUSH fera vraiment cesser le terrorisme ?
    - pensez-vous que, même si les USA ont enfin la volonté de lutter contre le réchauffement climatique, ils auront les moyens de faire avancer des règles contraignantes au niveau mondial ?
    Bref, même s’il n’est pas le père NOEL, B. OBAMA pourra-t-il à lui tout seul faire évoluer la mondialisation et l’ONU dans le bon sens ? (je ne parle pas que des règles bancaires où une réforme BALE III semble facile à côté de tous ces challenges).
    Les régimes dictatoriaux du type de la Chine ou de la Russie, ne continueront-ils pas à opposer des vétos contreproductifs à chaque fois que leurs intérêts nationaux seront en jeu ?
    Un certain optimisme n’est-il quand même pas possible si la nation qui semble toujours la plus forte au niveai mondial prête enfin attention au reste du monde ?
    Merci d’avance de votre réponse !

  • Anonyme

    Bonjour, fin de crise ? Elle ne fait que commencer ! Vous feriez mieux de vous renseigner sur ce GROS probléme : les lettres de crédits internationales
    Lien

    Plus personne ne les accepte ( plus de confiance), cela veut dire que les marchandises ne circulent plus !
    A quand les émeutes de la faim ? bientôt
    Lien

    quand a Obama, il va d’entrée s’occuper du Pakistan.
    les bombes et prises d’otages en inde ont une raison d’être. Justifier la présence u.s et O.T.AN au Pakistan pour récuperer les bombinettes islamiques et nucleaires et couper le pakistan en sous- régions.
    A plus

    Lien

  • France_d_en_Bas
    France_d_en_Bas
    Chercheur de Bon Sens
    • Posté à 13h21 le 28/11/2008
    • Expert 25762
      Chercheur de Bon Sens

    Friedman et l’école de Chicago souhaitent un état faible, voire inexistant.
    En un peu plus de cinquante ans, le concept a largement fait son chemin, partagé par tous les gouvernants de ce Monde. Nous en vivons maintenant la conclusion. Certains pensent même que les mécanismes actuels de sauvegarde des institutions financières en sont le prolongement afin que les états « pompent » ce qu’il reste encore avant de le transférer définitivement vers ceux qui ont déclenché le processus.
    Partagez vous cette vision pessimiste.. et Obama pourra-t-il, voudra-t-il remettre l’état comme régulateur au centre de l’échiquier ?

  • Sophie Verney-Caillat
    Sophie Verney-Caillat
    Journaliste Rue89
    • Posté à 13h23 le 28/11/2008
      rédacteur
    • Journaliste 50753
      Journaliste

    Peut-on mesure à quel point les plans de relance qui endettent nos Etats compromettent l’avenir des générations futures ?

  • Xavier Denamur
    Xavier Denamur
    Restaurateur
    • Posté à 13h57 le 28/11/2008
    • Internaute 48550
      Restaurateur

    Les USA ont eu la volonté du changement en élisant Obama. Sans ce choix, les constructeurs automobiles moribonds par faute de bons choix stratégiques tant sociaux (de la couverture sociale à la fin de la seconde guerre mondiale) qu’industriels (super bien détaillés dans l’article de Bruno Rèbufle) ne pourraient sans remettre. Mais l’arrivée d’Obama et sa volonté de soutenir ses constructeurs en leur insufflant le choix du « vert » comme condition à son soutien devraient leur permettre de revenir sur le devant de la scène internationale. Sous estimer les capacités d’innovation et d’adaptation des américains, c’est oublier un peu vite leur histoire.
    Question : Le problème des retraites et de la couverture sociale en générale dans ces entreprises restant entier Obama prendra t-il une décision radicale sur ce point que Roosevelt avait laissé entre les mains des patrons et des syndicats de l’époque si ma mémoire est bonne ?
    Question posée à Bruno Rèbufle sur son article Lien
    et à Jacques Mistral en Tchat à 16H30 sur l’article Lien

  • Juan Pablo de Tagéna - bloqué
    • Posté à 14h13 le 28/11/2008
    • Internaute 60349

    Monsieur Mistral, la France peut-elle être déclarée en faillite et quelles seraient les conséquences de cette situation sur les salaires, les retraites , les impôts... Merci !

  • Bruno Rèbufie
    Bruno Rèbufie
    Logisticien
    • Posté à 14h53 le 28/11/2008
    • Internaute 3870
      Logisticien

    Bonjour Monsieur Mistral.

    Avec le changement radical, des modes consommation et de déplacements, qui semble se profiler, comment les lobbys industriels et ceux de la distribution vont ils se comporter ?
    Quelle marge de manoeuvre a le lobby de l’automobile par exemple ? celui de la distribution et ses centres commerciaux ? les deux face au risque de limitation des déplacements particuliers ?
    Ont-ils encore un avenir ou sont ils condamnés comme les dinosaures ?
    Par quels types de lobby seront ils remplacés ?

  • flodemolekey
    flodemolekey
    étudiant
    • Posté à 16h03 le 28/11/2008
    • Internaute 60434
      étudiant

    Bonjour monsieur MISTRAL,

    - Premièrement étant donné que lorsque Wall street et le Nasdaq se portent bien, les autres places boursières se portent bien elles-aussi en grandes parties, ma question est la suivante : on enetend dire qu’un rebond boursier serait possible en 2009, selon vous, est-il vraiment possible qu’en 2009 on puisse avoir ce fameux rebond malgrès la crainte des consommateurs et la volatilité sur les marché ?
    Si oui de quel(s) facteur(s) cela dépendra-t-il ?
    Si non quand pensez-vous qu’il puisse avoir lieu ?

    -Secondement vous dites aussi que l’écologie est un facteur qui sera déterminant après que la crise soit passée. Dans ce cas, est-ce que vous pensez que les USA puissent être leader dans ce domaine suite aux « massaces » de Bush dans l’écologie d’ici 4 ans (présidance d’Obama) ? et pourquoi pas su’il puisse y avoir des valeurs en bourse qui puissent fluctuer dans ce domaine comme en France par exemple avec Suez environnement ou encore Vélia ?

    Merci d’avance

  • Xavier Denamur
    Xavier Denamur
    Restaurateur
    • Posté à 17h08 le 28/11/2008
    • Internaute 48550
      Restaurateur

    Question : Monsieur Mistral, pensez -vous que Barack Obama a les moyens et une véritable volonté de se lancer dans un vaste plan de refonte de la protection sociale aux USA face aux puissants lobbies qui sévissent dans ce domaine depuis de nombreuses années ?

  • Jonathan-Pedron
    Jonathan-Pedron
    Etudiant
    • Posté à 17h12 le 28/11/2008
    • Internaute 58446
      Etudiant

    Bonjour, Moniseur Mistral.
    J’aimerais savoir pourquoi, selon vous, l’Angleterre et probablement l’Italie font le choix d’une baisse générale de la TVA. Alors que la France et l’Allemagne n’en veulent pas. Les risques de fuites de capitaux paraissent important. Pensez-vous qu’ils font un bon choix ?

  • Xavier Denamur
    Xavier Denamur
    Restaurateur
    • Posté à 17h41 le 28/11/2008
    • Internaute 48550
      Restaurateur

    Merci beaucoup Monsieur Mistral pour ce moment passé en votre compagnie et toutes vos réponses posées et éclairées. Je cours lire votre livre.

  • Anonyme

    lisez ça, plus ça change, moins ça change !
    Lien

    a plus
    Lien

    • bougnat des temps modernes
      • Posté à 12h22 le 30/11/2008
      • Internaute 60639
        Multipass

      Mettre sur le même plan Bush et Obama sous prétexte que ce dernier a décidé de renforcer le dispositif de lutte contre le terrorisme en Afganistan, est si juste... Tous les mêmes ces méchants impérialistes américains, il faudrait qu’ils disparaissent et laissent enfin tranquille les gentils citoyens qui s’entraînent à la Kalashnikov à faire progresser la démocratie partout dans le monde. L’idée que le nouvel Ariel lave aussi bien que l’ancien Omo me rappelle le bon vieux temps où le marketing était intelligent... Fais pas chier Coluche, descends du ciel, il y a du boulot.

  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 19h54 le 28/11/2008
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    Les réponses de Jacques Mistral sont intéressantes, mais ce sont celles d’un économiste classique... dont la perspective est celle d’un acceptant du système tel qu’il est (même si c’est avec des variantes sur lesquelles il n’a pas été interrogé), et qui n’entrevoit aucun bouleversement.

    P.S. Je trouve un peu abusif de parler d’un tchat « en direct » avec ces vidéos Seeismic. On est encore loin de la télé !
    Il y a eu pas mal de bruits « de fond » durant les questions et les réponses, certains nuisant à une écoute satisfaisante...
    Autre chose : comme l’énoncé des questions par Sophie était sérieusement écourté (sans doute pour de bonnes raisons !), n’y aurait-il pas lieu de limiter le nombre de caractères à utiliser lors de la formulation des questions par les internautes ?

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à Jaycib
      Journaliste Rue89
      • Posté à 14h37 le 29/11/2008
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Bonjour Jaycib,
      Désolée si Jacques Mistral n’est peut-être pas le révolutionnaire que vous espériez !
      Pour ce qui est des aspects techniques du tchat, on ne cherche pas à imiter la télé, mais c’est en direct au sens où il répondait aux questions qui arrivaient pendant qu’il était à la rédaction. Les bruits de fond seront évités la prochaine fois si mes collègues sont plus disciplinés ou si on s’équipe d’un micro. Curieux de constater que finalement la liaison avec Los Angeles était peut-être meilleure lors du tchat avec Jorion car il avait un micro dans son bureau !
      Quand à l’énoncé des questions, il était écourté à l’oral pour ne pas rallonger la vidéo mais Jacques Mistral avait lu l’ensemble de la question avant d’y répondre.
      Si on limite la taille des questions, certains crieront à la censure !

  • theodore-perier
    theodore-perier
    fonctionnaire
    • Posté à 04h26 le 29/11/2008
    • Internaute 52874
      fonctionnaire

    Jacques MISTRAL parle de prédateurs qui pourraient envahir les marchés. On appelle ça... Le système économique libéral (voir l’article sur les gangsters de l’économie).

    Il dit aussi : « Ce qu’on peut dire, c’est qu’à un moment ou à un autre il y a des chances qu’il y ait un rebond boursier ». Elle est pas mal celle là ! Non ?

    Il a été institué un système financier de merde, et on va continuer à patauger tous dans la merde. On garde le même système : permettre à tous les acteurs économiques de s’endetter pour reconstituer et si possible augmenter la masse monétaire afin que certains en tirent profit. Alors pataugeons, pataugeons !

    Ah ! J’oubliais le groupe des 30, notre nouveau gouvernement mondial. Eux ne pataugent pas dans la merde, ils la produisent. Ils chient à longueur de journée les repas pantagruéliques qu’ils dévorent sur le dos du reste du monde.

  • Zorro est arrivé
    • Posté à 09h14 le 29/11/2008
    • Internaute 53638
      Lecteur

    Sacré moteur avec ses Wal-Martyrs.
    Vivement le coup de la panne !
    Lien

  • sinclair
    • Posté à 15h17 le 29/11/2008
    • Internaute 2580

    Magnifique langue de bois économique du grand art. Ah si quand même surf sur l’Obamania alors qu’il est de plus en plus évident qu’il n’y aura pas révolution ni même évolution dans cette présidence vu que les intérêts qui la dirige sont les mêmes. Seule différence la couleur du masque

    J’ai beaucoup apprécié les images de Srangrof ci dessus une petite image est plus parlante qu’un long discours (en paraphrasant)

  • Poopara
    Poopara
    internaute
    • Posté à 16h23 le 29/11/2008
    • Internaute 60564
      internaute

    Ayez confiance
    Ca y est, j’ai tout compris : il y a le bon capitalisme et le mauvais capitalisme. Le capitalisme de l’économie « réelle », c’est-à-dire celui des bons entrepreneurs, et le mauvais capitalisme, autrement dit le capitalisme financier, celui des spéculateurs. D’un côté, le capitalisme sain, clair et honnête, franc du collier et les pieds sur terre, qui puisse ses sources dans la sueur et la persévérance. Et puis, de l’autre côté, le capitalisme issu des mathématiques et de ses jeux d’apparence, avec ses règles troubles et ses constructions volatiles. Le réel et le virtuel, en somme. Généralement, les deux font bon ménage. Certains disent même que les acteurs du réel sont aussi les bénéficiaires du virtuel.
    Mais voilà, à certaines périodes de l’histoire que nos brillants gouvernants ne savent encore prévoir, les produits dérivés toxiques du capitalisme financier peuvent contaminer le sang du bon capitalisme. Et il suffit de quelques placements hasardeux effectués par des raiders pervers et cupides pour que tout s’arrête. Chute des valeurs et récession. En quelques jours, le bon capitalisme est anémié. Plus de crédit. Le marché de l’automobile s’effondre, entraînant avec lui chômage technique et dépôt de bilan des sous-traitants. En un mot, plus de soupe dans la marmite, la récession est là. Il faudra des mois voire des années pour que l’économie reprenne du tonus nous disent les politiques. C’est un problème de confiance, nous expliquent-ils aussi. Ils faut que les banquiers se fassent à nouveau confiance. Ils faut aussi que les entreprises retrouvent confiance dans le marché pour investir. Ils faut que les consommateurs aient suffisamment confiance en l’avenir pour consommer.
    Relance par l’investissement ou relance par la consommation, finalement c’est simple l’économie, il suffit d’avoir confiance. Avoir confiance et être patient car cela prend du temps. S’il suffit de quelques journées d’octobre avec des subprimes échangées comme des patates chaudes pour que tout s’écroule, il faut être patient pour que les choses se remettent en ordre. Ayons confiance, les fondamentaux sont bons. Surtout ne changeons rien. C’est comme çà l’économie. Il faut savoir courber l’échine à certains moments. Un nouveau Brettenwood ? Refonder le capitalisme ? Allons balayons ces chimères. Ayons confiance. Les économistes des plateaux de télé nous l’ont expliqué : c’est la crise financière d’octobre qui est la cause de tout ce mal. Car qui dit cause dit antériorité. Et c’est bien connu : si le chômage a soudainement augmenté de 40 000 demandeurs d’emploi en août dernier, c’est bien la conséquence des journées noires d’octobre. Si le marché de l’immobilier a chuté de 44% au 3e trimestre, c’est aussi la conséquence des journées noires d’octobre ; si la croissance économique a été négative de 0,2 % au 2e trimestre, c’est aussi en raison du mois d’octobre ; si le CAC 40 chute régulièrement depuis le milieu de l’année 2007 c’est à nouveau la conséquence de ces tristes journées d’octobre 2008 ; si les valeurs mêmes de banques telles le Crédit Agricole ou la Société Générale perdent 25 % en moyenne annuelle depuis 4 ans, c’est toujours à cause de la crise d’octobre 2008. C’est le principe de la rétroactivité causale : le produit toxique de la communication. Ayons confiance.

  • jpbe
    • Posté à 21h31 le 29/11/2008
    • Internaute 41264

    ça fait longtemps que je n’écoute plus les sornettes des soi-disants spécialistes qui, d’ailleurs, se plantent quasiment toujours dans leurs prévisions et surtout qui sont là d’abord pour nous rassurer que pour présenter ce qui risque de se passer !
    Enfin un peu de bon sens ! L’occident (usa + europe) est devenu (et ça va s’accentuer) le tiers-monde industriel, l’occident n’a plus de pognon et se fait financer par les pays émergents, l’occident est en deficit chronique et monstrueux, l’occident devra un jour ou l’autre passer à la caisse pour rembourser ces énormes plans de « relance » et on veut vous faire croire que l’occident va rester une des plus grandes puissances du monde (peut-être les usa par leurs capacités de réaction et s’ils continuent à rajeunir la population par l’immigration, seule réelle bouée de sauvetage) : foutaises !

    Il paraît qu’il faut avoir confiance dans l’avenir pour que la masse continue de consommer et ainsi soutenir l’économie ! ?
    Et comment avoir confiance quand on sait que les salaires vont baisser (c’est le but premier de l’Europe et en particulier de la constitution économique de Maastrich) , les taxes et impôts vont augmenter, les emplois vont tous devenir de plus en plus précaires, le coût des prêts va terriblement augmenter (eh oui ou comment récupérer l’argent prêtée par les gouvernements), la ponction des actionnaires sur les salaires va devenir pire que jamais, etc., etc. et j’en passe !
    Enfin que chacun ouvre son porte-monnaie et me dise comment il voit son avenir financier d’autant plus que sûrement votre patron a certainement décidé de vous augmenter pour soutenir la consommation ! ! !
    Faut pas rêver l’occident, quoiqu’on vous dise, et son modèle économique c’est fini ! Ça ne va pas se faire en une année mais il n’y a aucun doute là-dessus l’impérialisme occidentale va changer de main petit à petit.

    Et n’oubliez pas que toutes les multinationales sont en train de transférer la quasi totalité de leurs productions et services dans les pays émergents ! Ce que soutiennent activement (mais en vitrine ils évoquent le contraire) d’ailleurs la plupart des gouvernements occidentaux.

    Bref l’occident risque de devenir une société de type moyennageuse donc l’avenir est ailleurs et il faudra sûrement aller faire de plus en plus souvent l’immigré dans les pays émergents pour les plus courageux.

    Bon courage...

    ps : ah n’oubliez pas l’europe et particulièrement la constitution économique de Maastrich (qui sera IMPOSÉE un jour ou l’autre) sont là pour organiser les monopoles et mettre en concurrence les salaires du bas de l’échelle au profit de ces monopoles : tout cela est inscrit noir sur blanc dans les articles de la constitution !
    Bref une dictature économique de type communiste ou nazillarde en bonne et due forme ! .....

    • ex prolo
      ex prolo répond à jpbe
      instit en marge
      • Posté à 09h00 le 30/11/2008
      • Internaute 60630
        instit en marge

      jpbe, tu es pessimiste, il y a de gigantesques réserves de pétrole sous le massif central : nous sommes sauvés !

  • ex prolo
    ex prolo
    instit en marge
    • Posté à 08h47 le 30/11/2008
    • Internaute 60630
      instit en marge

    surprenant qu’on n’ ai pas parlé du problème gigantesque de la dette publique ?
    personne ne veut en parler et ce n’est pas nouveau.

    C’est toujours le même cercle vicieux :

    les politiques n’en parlent pas, il preferent creuser la dette pour contenter le peuple dans le but de se faire re-elire. Comme personne ne leur demande des comptes à ce sujet, leurs successeurs ( de droite comme de gauche depuis 25 ans ) continuent la même politique. Et tout le monde ferme les yeux, électeurs y compris.

    Le déficit budgétaire ( écart entre les recettes et les dépenses ) doit être comblé : l’état comble ce déficit en empruntant.
    A qui ?
    A ceux qui ont de l’argent a placer sur le long terme : les banques , les fonds de pension ( notamment asiatiques et ceux des pays du golfe )
    ( liste simplifiée et non exhaustive )...

    Ces créances dont ils disposent leur permettent d’avoir un poids sur la politique du gouvernement français ( l’état français doit rester un « rembourseur » crédible pour ne pas inquiéter les détenteurs de dette) .
    De plus, l’état français, donc les contribuables, doit verser des intérets pour ces emprunts.

    Quelques chiffres et faits :

    en 25 ans, la dette publique est passée de 20 % du PIB à 66 % du PIB

    actuellement, LA TOTALITE DE L IMPOT SUR LE REVENU a été englouti pour payer les intérets de la dette.

    Les sommes consacrées chaque année au paiement des intérêts ne peuvent donc pas servir à des fins de politique ( sociales , économiques ou culturelles ... ) mais enrichissent ceux qui ont assez d’argent pour acheter de la dette publique . Pour payer les intérêts de la dette, les impots du peuple rentrent directement dans la poche des capitalistes.

    Cela pose donc le problème de la solidarité entre les générations ( nous payons actuellement ce qui a été fait depuis 25 ans et les prochaines générations paieront notre aveuglement actuel ) mais aussi du statut politique de la dette : on parle de générations sacrifiées sur l’autel de la dette mais les enfants de ceux qui détiennent la dette ne seront pas sacrifiés, eux, ils jouiront tranquillement des dividendes des parts de dette publique achetées par leurs parents.

    Je finirai sur une question :

    La réduction des déficits , la réduction de la dette est-elle de gauche ou de droite ?

  • Compte supprimé le 23 janvier 4
    • Posté à 08h49 le 30/11/2008
    • Internaute 59113
      chomeur satisfait

    Ce type est fou : obama ou bush c est kif kif.
    l amerique est ruinée et nous ferions bien de nous chercher d autres alliances !
    ces loosers impérialistes et criminels ont vécu ! !
    et moi les pseudos « economistes “ qui n ont rien vu venir et nous assènent leurs genéralités ce n est pas ma tasse de thé ! ! !

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