Royal se taille un poste de première secrétaire bis du PS
Ségolène Royal avait imaginé en cas de victoire un poste de premier secrétaire délégué spécialement conçu pour son bras droit Vincent Peillon. C’est finalement pour elle qu’elle a modelé une nouvelle fonction au sein du Parti socialiste : première secrétaire bis.
Elle compte peser sur les décisions de la direction du parti, et ne s’en n’est pas cachée dès l’élection de Martine Aubry actée par le conseil national mardi soir :
« Chaque fois que la nouvelle direction du Parti socialiste prendra des décisions qui iront dans le sens de ce que nous avons défendu devant les militants, nous la soutiendrons. Chaque fois qu’elle n’ira pas dans ce sens, nous essaierons de la convaincre d’aller dans ce sens. »
« Je continue plus que jamais, 2012 c’est demain »
Ne pas s’incliner dès les résultats du second tour et protester jusqu’à menacer de saisir la justice et de provoquer des manifestations aura au moins servi à ça : ne jamais reconnaître sa défaite et apparaître en rivale de force au moins égale.
A la maire de Lille, la gestion courante des affaires du parti. A la présidente de Poitou-Charentes, la préparation de la seule échéance qui compte à ses yeux : la présidentielle de 2012. Depuis son QG du boulevard Raspail, durant la nuit de mardi à mercredi, elle n’a pas dit autre chose dans un message vidéo à l’adresse de ses supporteurs :
« Je continue plus que jamais. (...) J’ai besoin de vous, j’ai besoin de vos idées, parce que nous continuons. 2012 c’est bientôt, 2012 c’est demain, 2012 c’est dans trois ans, et donc c’est dès maintenant que nous nous y mettons. A très bientôt. » (Voir la vidéo)
Elle a l’opinion derrière elle pour réaliser ses désirs, et elle le sait. C’est en tout cas ce que lui indiquent les sondages. Le dernier baromètre mensuel BVA pour Orange et L’Express va dans son sens : l’élection de Martine Aubry est considérée comme une bonne chose par 61% des sympathisants socialistes interrogés, mais 30% d’entre eux citent Ségolène Royal comme leur candidate favorite pour la prochaine présidentielle, contre 20% pour Martine Aubry.
« La meilleure façon d’aider le PS à bien travailler »
Même si Vincent Peillon a déclaré, ce jeudi sur Europe 1, que « l’objet des dix jours qui viennent et des mois qui viennent, ce n’est pas 2012, c’est d’abord de rassembler le Parti socialiste », il a toutefois qualifié de « rendez-vous historique » la rencontre mercredi « entre la première femme première secrétaire du PS et la première femme socialiste à être candidate à une présidentielle ». Manière de les mettre sur un pied d’égalité.
Une rencontre, qui s’est certes déroulée « dans un très bon état d’esprit », mais à la sortie de laquelle Ségolène Royal s’est encore placée en position de force :
« J’attends ses propositions pour savoir sur quelle base nous allons travailler au service des Français. Sur cette base-là, nous déciderons la meilleure façon d’aider le PS à bien travailler. »
« Nous », c’est son équipe plus que jamais soudée derrière elle (à part les barons locaux), qui, elle en fait le pari, parviendra à la porter jusqu’en 2012, face à l’attelage hétéroclite d’aubrystes avec lequel la nouvelle première secrétaire devra déjà gouverner le parti.
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Journaliste n°89910
Journaliste n°89910
On voit venir gros comme une maison que cette égotique Ségolène va nous planter la France en 2012, en ouvrant un boulevard à Sarkozy pour cause :
- soit d’une primaire jusqu’au boutiste laissant des séquelles,
- soit d’une dissidence PS
Ca va mal finir ! ! ! comme dirait marie 75.
Jusqu’au bout ce PS malade nous emmenera-t-il dans le mur, en présentant deux candidats de ses rangs à la prochaine présidentielle ? Un duel à gauche fatal ?
Ce sont de vraies questions.
Et aussi (un peu) un appel à pronostics.
– lapinesquement,




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