Décryptage 24/11/2008 à 17h19

Comment Obama veut sauver l'économie américaine

Eloi Laurent | Economiste



Barack Obama s’informe sur biodiesel à Monaca, en Pennsylvanie, en août 2008 (Jim Young/Reuters).


Le futur président dévoile aujourd’hui son équipe et sa stratégie économiques. Il a fait appel à d’anciens collaborateurs de Bill Clinton, proches de Wall Street, pour mettre en œuvre un plan ambitieux : 500 à 700 milliards de dollars d’investissements, notamment dans les énergies vertes. Analyse d’Eloi Laurent, économiste à l’OFCE et auteur, avec Jean-Paul Fitoussi, de « La Nouvelle écologie politique ».

Pourquoi Obama a-t-il choisi cette équipe ?

L’équipe économique de l’administration Obama tient en trois personnages principaux : Tim Geithner au Trésor, Larry Summers au National Economic Council et Bill Richardson au département du Commerce


Tim Geithner (Downing Street/Flickr).

Tim Geithner est actuellement le président de la Banque de la Réserve fédérale de New York, la plus importante des douze banques centrales régionales placées sous l’autorité de la Fed. Il a l’âge d’Obama et une formation intellectuelle multiculturelle qui l’en rapproche : il a vécu en Afrique, en Inde, en Thaïlande, en Chine et au Japon. Il est aussi réputé pour son autorité froide, comme le Président élu.

Geithner sera vraisemblablement chargé de la nécessaire amélioration du « Plan Paulson », auquel il a d’ailleurs contribué. A cet égard, il n’avait pas forcément les idées très claires sur la stabilité du système financier américain : en février 2007, il déclarait, certes avec prudence, au New York Times que « le fait que les banques sont plus solides et le risque mieux réparti devrait rendre le système plus stable ». Il s’agit à présent de penser et de proposer un « Plan Geithner », plus efficace et plus économe de l’argent des contribuables.


Larry Summers (Ian Waldie/Reuters).

Larry Summers est un des économistes les plus brillants de sa génération (il a ainsi été lauréat en 1993, comme Paul Krugman, de la John Bates Clark Medal). Il a déjà vécu au moins trois vies dans les hautes sphères de la politique économique dans les années 1990 : comme chef économiste de la Banque mondiale, comme assistant du Secrétaire au Trésor, puis comme Secrétaire au Trésor à la toute fin de l’administration Clinton.

Il est réputé pour avoir un don rare pour la pédagogie de l’économie dans les cercles politiques, doublé d’une impatience confinant à l’agressivité à l’égard de ceux qui n’y sont pas sensibles. Son caractère, qui a rendu son court mandat à la tête d’Harvard assez calamiteux, lui a probablement coûté le poste de Secrétaire au Trésor. Mais il occupe une fonction-clé à la tête du National Economic Council, en charge de l’architecture et de la coordination de la relance de l’économie américaine. Il faudra compter avec sa créativité et son goût pour la provocation intellectuelle, mais aussi sa maladresse politique.


Bill Richardson (Mike Segar/Reuters).

Bill Richardson, hispanique et gouverneur du Nouveau Mexique, est moins important dans le dispositif. Mais il n’est pas inintéressant de noter qu’il a construit sa campagne dans les primaires démocrates en partie sur l’idée du commerce équitable et la volonté d’introduire des normes sociales et environnementales dans les accords commerciaux. Il incarne donc bien la position réservée et conditionnelle d’Obama sur le libre-échange.

Ces trois hommes sont issus de l’époque glorieuse de la « Rubinomics », nom donné à la politique économique conduite sous l’administration Clinton et dont l’un des artisans était Robert Rubin, Secrétaire au Trésor… jusqu’à la nomination de Summers en 1999. Mais le point intéressant, c’est qu’ils reviennent pour faire à peu près le contraire de ce qui a été fait dans les années 1990.

Geithner va « re-réguler » un capitalisme financier libéralisé à la fin de la période Clinton par Summers. De son côté, Summers va être le maître d’œuvre d’une relance budgétaire massive, qui contraste avec la discipline imposée aux ardeurs clintoniennes. Et Richardson va renégocier la politique commerciale américaine dans la mondialisation, alors qu’il était un chaud partisan de l’Alena, l’Accord de libre-échange nord-américain. C’est un peu la « Niburomics », la « Rubinomics » à l’envers…

Quels sont leurs liens avec Wall Street ?

S’agissant de Tim Geithner et Larry Summers, il y a deux liens évidents. Leur ancien patron au Trésor, Robert Rubin, est désormais à la tête de Citigroup, aujourd’hui en grande difficulté et en passe d’être sauvé par l’Etat fédéral, ce qui pourrait créer des conflits d’intérêts. Le second lien passe par le « Groupe des Trente “, qui rassemble certaines des personnalités les plus influentes de la finance internationale.

Ces attaches sont un motif de préoccupation pour ceux qui pensent qu’Obama pourrait devenir l’otage des lobbies de la finance, en dépit de ses intentions de ‘re-régulation’ affichées durant la campagne. Le fait que son plan de relance ne s’appuierait pas, comme c’était prévu, sur la suppression des baisses d’impôts pour les plus riches décidées par l’administration Bush est déjà interprété comme un gage donné aux plus grandes fortunes américaines, dont les financiers de Wall Street.

En quoi consistera exactement le plan de relance ?

Ce plan se présente comme la plus grande relance budgétaire jamais opérée depuis les années 1930 : on parle de 500 à 700 milliards de dollars, soit trois à quatre fois plus que ce qu’Obama évoquait dans sa campagne. Ce qui veut dire qu’il a trouvé une situation encore plus dégradée que ce à quoi il s’attendait, et qu’il a opté pour une thérapie de choc plutôt que pour une stratégie graduelle.

Il y aura des baisses d’impôts pour les classes moyennes, des dépenses dans les infrastructures vétustes, dans les services publics et dans la ‘croissance verte’ (énergies renouvelables, économies d’énergie...).

Les énergies vertes peuvent-elles vraiment relancer l’économie ?

Oui, c’est le principe du double dividende d’une ‘relance verte’ : on investit dans un secteur économique d’avenir, on construit un avantage comparatif écologique, et on augmente doublement son niveau de vie par l’accroissement du revenu par habitant et la réduction des émissions de gaz à effet de serre, donc l’amélioration du développement humain. Pendant sa campagne, Obama a annoncé 150 milliards de dollars d’investissements sur dix ans dans les énergies renouvelables, et cinq millions d’emplois ‘verts’.

De même, le sauvetage probable de l’industrie automobile, qui sera peut-être inclus dans le plan de relance, sera assorti de conditions écologiques, de sorte que l’argent investi ne serve pas à fabriquer des 4X4, par exemple. Les Etats-Unis doivent reconstruire une stratégie environnementale cohérente après huit années d’obscurantisme idéologique. La Californie a ouvert la voie.

Quel impact ce plan aura-t-il en Europe ?

Les Etats-Unis sont le premier partenaire commercial de l’Union européenne (UE), et représentent environ 20% de ses exportations. Ce plan de relance signifie donc davantage de demande extérieure pour l’économie européenne, et ce au meilleur moment, puisque la zone euro et l’UE accusent aujourd’hui un déficit commercial. C’est aussi et surtout un modèle de détermination : la crise la plus grave depuis les années 1930 est combattue avec les moyens les plus puissants depuis les années 1930.

Pour l’instant, l’Union européenne joue ‘petit bras’ de son côté, avec un effort budgétaire annoncé de 130 milliards d’euros. C’est trop peu, et c’est notamment lié aux réticences allemandes. Le G20 l’a bien montré : le monde entier attend un effort conséquent de l’Allemagne pour relancer son économie. Les Allemands attendaient peut-être d’être sûrs que les Américains feraient leur part : c’est maintenant une certitude.

Photos : Barack Obama s’informe sur biodiesel à Monaca, en Pennsylvanie, en août 2008 (Jim Young/Reuters). Tim Geithner (Downing Street/Flickr). Larry Summers (Ian Waldie/Reuters). Bill Richardson (Mike Segar/Reuters).

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  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 04h02 le 25/11/2008
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Une telle resructuration ne peut se faire rapidement. Quid de la faillite prochaine de l’industrie automobile américaine qui va d’abord mettre des millions de salariés au chômage ? Compte tenu de l’endettement de chaque américain comment pourrait-on relancer la consommation ? En s’endettant encore plus ? En donnant les moyens aux classes populaires d’acheter des biens... manufacturés pour la plupart à l’étranger, en Asie ?
    Si on prend l’exemple de cette industrie automobile, la fabrication de « voitures vertes », durables, aux Etats-Unis est-elle vraiment rentable, compte tenu de leur prix de vente tiré par le bas par la concurrence internationale ?
    Mais pour cette industrie, il est vrai, la page semble tournée, du moins dans les pays dits « avancés ».
    L’infrastructure « écologique » est intéressante. Mais une fois en place - et ce serait peut-être là un ballon d’oxygène pour le système... sinon une « bulle“- , à part la maintenance, à terme, elle est source de peu de profit.

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 06h35 le 25/11/2008
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    1200 MILLIARDS... 300 MILLIARDS... 700 MILLIARDS ...

    ENCORE 700 MILLIARDS ? ? ? Purée, ça tombe comme à Gravelotte les milliards de milliards, en ce moment ! Plus c’est la crise, plus fleurissent les milliards ! Comme cette garantie de 300 milliards accordées récemment à la Citigroup, et qui ne sont que la reconnaissance éclatante d’une nouvelle faillite douloureusement avérée. Cette milliardesque monnaie de singe, totalement surréaliste (faites donc la somme depuis le début, pour rire !), fige sans doute un temps les choses dans leur état de délabrement immédiat. Mais elle ne relance évidemment rien.

    Faut vraiment que ce soit les USA pour que d’aucuns gobent ces scénarios à dormir debout. Imaginez un peu que le Mali vous sortent : allez hop, zou, 700 milliards et on va tous bouffer du mil au caviar !

    Tous ces plans de relance qu’on nous promet — relance de quoi ? comment ? — ça sonne comme le chant du cygne désespéré, et bien tardif, d’un système en débâcle. L’économie automobile se ramasse la gueule, mon notaire m’annonce une baisse des transactions immobilières en septembre/octobre de « plus de 50 % », des entreprises ferment à la pelle avec leurs lots de milliers de « départs volontaires » sur le carreau... et ils continuent derechef à nous pisser de plus en plus de milliards ! Ho ho ho !

    Ce qui est étonnant, c’est qu’après presque une année de chute libre, nos nigauds d’économistes, politiques, spécialistes, en sont encore à croire que les mêmes bons vieux élastiques pourris de chez pourri vont les empêcher de s’écraser au sol. Le gadin final risque hélas d’être sanglant.

  • nidieunimaître
    • Posté à 08h41 le 25/11/2008
    • Internaute 34536

    700 milliards de plan de relance+300 milliards pour Citigroup = 1000 milliards que les USA viennent d’emprunter aux monarchies du Golfe. C’est leur dernière cartouche ; ensuite, je doute qu’une fois cet argent foutu en l’air, les autres pays veuillent leur prêter quoi que ce soit car ils seront eux-mêmes confrontés à une très grave crise économique. Alors Obama peut déjà observer de près les bols d’urine des ouvriers américains car ils vont bientôt tous faire dans leur froc !
    Petit parallèle : en 1929, la Bourse n’avait pas eu autant de pertes que ce qu’elle vient de connaître en un an, touchant la semaine dernière les 50% de pertes depuis le 1er janvier 2008. Mais cela est-il évoqué par nos amis de la télévision ? Que nenni ! Et on peut bien s’extasier devant ce New Deal, je rejoins l’opinion exprimée ci-dessus ; c’est le chant du cygne des Etats-Unis qui étaient bien moins endettés en 1930 qu’ils ne le sont en 2008. Quant aux baisses d’impôts pour les middle-class, c’est du pipeau, bon à réconforter l’électorat d’Obama.
    Dernière chose ; le sommet de l’APEC ce week-end a demandé à ses participants de ne pas prendre de mesures de protectionnisme. Pourquoi ? Certains y pensaient déjà ? Ce qui est sûr, c’est que ça doit déjà se cogiter en Allemagne avec la décision de Merkel de ne pas participer au plan de relance européen voulu par Sarko qui, lui, a découvert que l’on pouvait sortir des milliards du chapeau alors que l’on a déjà un endettement catastrophique ! Le repli sur soi a déjà commencé et les rats euopéens quittent le navire excepté en France où tout va bien ! Sur ce , faîtes de beaux rêves...

  • Stephane MOT
    Stephane MOT
    Author & Chief AtoZ Officer
    • Posté à 09h04 le 25/11/2008
    • Internaute 17943
      Author & Chief AtoZ Officer

    Il faut deja relancer la confiance et le style meme d’Obama y contribue. Le trio Bush-Paulson-Bernanke nous a fait un festival depuis trois ans : deni, absence de vision, fuite en avant, et incapable de passer au mode proactif.

    Le plan Obama ne brille pas par son originalite mais ses deux points saillants ont du sens :

    - les infrastructures ont leur utilite, mais ce sont surtout de gros chantiers, de longue haleine, et des emplois de terrain - et en ce moment, les Americains ont besoin de voir des grues qui tournent pour de bon autour d’eux - bon pour changer le moral et le paysage

    - c’est dans la crise que la difference se fait sur l’innovation, et on ne peut rever de meilleur moment pour donner un temps d’avance au pays sur son point faible environnemental. seul l’etat peut frapper un coup de cette ampleur et c’est vraiment une decision de leader emminement respectable, d’autant que toute l’humanite va profiter des retombees.

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 10h19 le 25/11/2008
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    ils étaient dans l’obscurantisme écologique.

    une bonne partie est dans l’obscurantisme religieux le plus archaïque.

    cela va être très dur de changer tout cela à mon avis. IL va y avoir des grincements de dents...

  • kwadracircus
    kwadracircus
    journaliste
    • Posté à 11h00 le 25/11/2008
    • Journaliste 60089
      journaliste

    C’est quand même incroyable cette valse de milliards (virtuels ?), dont les seules annonces permettent encore une fois des rebonds sur les ruines du monde financier. Ceux qui plantent le monde entier arrivent encore à se gaver. Quand on voit la bourse mondiale hier, galvanisée par une promesse de garantie, qui permettra aux traders de passer un joyeux noël... parlons en aux ouvriers de poissy, de Sochaux ou de Flins.
    il y a un mois, Sarko avait sauvé le monde. Aujourd’hui c’est Obama...
    certes, il est plus classieux. Mais enfin qui peut croire qu’il va trouver des centaines de milliards, sauver les banques, baisser les impôts et rendre l’amérique (et le monde), vertueux écologiquement et financièrement ;
    Au fait et le protocole de kyoto ? et le patriot act ? et l’iran ? et l’afghanistan ? ah oui, j’oubliais, l’irak est maintenant démocratisé, les USA n’ont pas besoin de son pétrole et les GI’s go home...

  • FM33
    FM33
    Technicien en architecture et (...)
    • Posté à 18h27 le 25/11/2008
    • Internaute 56578
      Technicien en architecture et (...)

    Il va sauver l’économie en engageant les mêmes cons qui ont causé la crise en premier lieu ? Les mêmes banquiers et financiers qui touchent l’argent du peuple pour avoir déraillé dans le casino mondial ?

    En nous taxant sur le CO2 ?

    Ça donne froid…Lien

  • infiltré_
    infiltré_
    ex étudiant......
    • Posté à 19h08 le 25/11/2008
    • Internaute 44615
      ex étudiant......

    Effet d’annonce pour calmer le peuple.

    Le pire est à venir. Au printemps prochain, rebelotte .
    C’est toute la structure même de l’économie US - UK notamment qui se retrouve à nu.

    Les « relances » ne servent que les intérêts des puissants qui ne veulent pas perdre leur pognon.

    Ces relances sont des avances sur le travail à venir du peuple.

    Quand on pense que la Fed a des actionnaires qui sont les mêmes banques qui bénéficient de l’aide de l’ « état » c’est dire qu’il y a entourloupette.

    En plus, l’élite US est clairement divisé entre ceux qui veulent étouffer le truc grâce à l’armement et les conflits, et les autres qui ne voient pas de solutions militaires.

    Imaginez la colère de quelques apparatchiks du pentagone lorsque obama souhaitera couper le budget de certains programmes militaires... L’air Force va violemment faire la gueule. Sans parler des entreprises sous-traitantes

    C’est un Bourbier cette histoire. Et pendant ce temps, les individus bien informés continues de se sucrer. Si vous souhaitez escroquez, c’est la meilleur des périodes ; les milliards apparaissent par magie ! ! !

  • Zorro est arrivé
    • Posté à 11h41 le 26/11/2008
    • Internaute 53638
      Lecteur

    Cause toujours, Obama.
    C’est mort !

  • theodore-perier
    theodore-perier
    fonctionnaire
    • Posté à 20h17 le 26/11/2008
    • Internaute 52874
      fonctionnaire

    « Morgan Stanley, aura désormais accès aux facilités de soutien financier de la Fed si nécessaire. Pour ce faire, l’établissement a accepté de renoncer à leur statut de banque d’affaires pour devenir de simples holdings bancaires ».
    « Théoriquement, les banques d’affaires ne sont pas du ressort de la Fed, et ne peuvent donc pas en obtenir de prêt d’urgence ». Tiens donc…
    « En échange de ces facilités accrues, Morgan Stanley devra se soumettre à de nouvelles règles et à plus de contrôle des autorités ». Les règles de qui ? L’autorité de qui ? La FED, bien sûr.
    « La banque JP MORGAN a repris Washington Mutual pour 1,9 milliard de dollars. Après Bear Stearn en mars, elle a su saisir des opportunités à des prix bradés qui accroissent considérablement sa taille ». Pas de petits profits.
    MORGAN STANLEY a été sauvé par la FED, JP MORGAN a profité de cette crise pour renforcer son groupe.
    David Walker a été président de MORGAN STANLEY et a encore des responsabilités dans cet établissement. Andrew D. CROCKETT est le président de JP MORGAN. Paul VOLCKER a été président de la FED. Timothy F. GEITHNER était président de la federal Reserve Bank de New York et va être à la tête du Trésor américain.
    Tous les quatre font partie du groupe des 30.
    Cherchez l’erreur.
    Amusez-vous à rechercher des connivences, il y en a d’autres.
    Quand au plan de relance, toujours la même histoire, permettre à tous les acteurs économiques de s’endetter pour augmenter la masse monétaire et en tirer profit.
    Une seule solution à toutes les crises, rendre l’argent non thésaurisable. Malheureusement, c’est la ruine immédiate des banquiers. Alors...
    Pour ceux qui croyaient qu’OBAMA allait changer le monde, rendez-vous à la prochaine crise.