Eclairage 15/08/2007 à 10h10

Pourquoi écrit-on sur un clavier Azerty ?

Maria Mancilla | Rue89
Damien Cirotteau | Entre la chaise et le clavier Rue89


Azerty ou Dvorak ? (Audrey Cerdan/Rue89).

Une explication (fausse) est plus ou moins admise par ceux qui s’intéressent à la question : le clavier Qwerty (et sa variante Azerty) a été inventé pour ralentir la vitesse de frappe sur une machine à écrire. En réalité, il n’y avait personne à ralentir puisque l’invention de la machine à écrire Qwerty est antérieure aux premières dactylos, comme l’explique cette bande dessinée web (en anglais). Après de nombreuses tentatives, Christophe Sholes met au point la disposition Qwerty en 1868. S’il est vrai que ce clavier n’est pas adapté à nos mains (ni aux langues), il permettait de minimiser le contact entre deux tiges de frappe d’une machine à écrire. Grâce au Qwerty, les touches correspondant aux lettres qui se suivent dans un mot se trouvent fréquemment éloignées l’une de l’autre. Sholes avait repéré le problème du ralentissement de l’écriture qui en découlait et il avait essayé de modifier la disposition Qwerty... mais Remington, le premier industriel à commercialiser la machine à écrire, satisfait du succès du produit, n’avait pas accepté. Quelques années plus tard, en 1932, August Dvorak invente un nouveau clavier, adapté à la langue anglaise. Le principe Dvorak consiste à répartir l’effort entre les deux mains et à les maintenir sur la rangée centrale. Ainsi, par exemple, toutes les voyelles sont sur cette rangée, puisque tous les mots contiennent au moins une voyelle. Martine Pineau, formatrice de dactylographie ergonomique, explique qu’un clavier Dvorak nécessite moins d’effort physique qu’un clavier Azerty :

L’intérêt médical des claviers Dvorak ne fait pas consensus. Michel Aptel, responsable du département biomécanique et ergonomie au sein de l’Institut national de recherche et sécurité (INRS), considère que c’est « un faux problème » . Il explique que « ce sont les conditions d’utilisation du clavier qui jouent sur les muscles, c’est-à-dire la durée d’utilisation, l’utilisation exclusive (ne rien faire d’autre), l’organisation du bureau, ainsi que le contexte psychologique de l’usager. » Les utilisateurs de Dvorak affirment pourtant que si le clavier n’est pas l’élément essentiel pour le confort de l’utilisateur, il s’agit d’un aspect très important. En tout cas, c’est ce qui a motivé Francis Leboutte, l’inventeur de la version Dvorak pour la langue française en 2000. Après avoir souffert du syndrome du canal carpien, il a voulu rendre son espace de travail ergonomique. Mais il n’a pas eu plus de succès que son prédécesseur américain. Serait-ce une question de coût ?

Outre ses possibles bienfaits sur la santé, les utilisateurs de Dvorak insistent sur l’efficacité. Avec une formation Dvorak, 18 heures suffisent pour devenir performant (une cinquantaine de mots tapés par minute), tandis qu’il en faut 70 pour les mêmes résultats sur Azerty. De quoi motiver les patrons de journaux en ligne... Damien Cirotteau et Maria Mancilla

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  • Clermont Sud
    • Posté à 10h54 le 15/08/2007
    • Internaute 14446

    Oui (tiens que des voyelles dans ce mot), et comment faites vous tenir toutes les consomnes sur une ligne.

  • Anonyme

    C’est surtout que je ne vois pas le rapport entre « tous les mots contiennent une voyelle “ et ‘toutes le voyelles sont sur la même rangée’.
    D’autant qu’il y a six voyelles, soit une demi-largeur de clavier, donc c’est toujours la même main qui tape les voyelles. On pourrait ensuite arguer que ça tombe bien, il y a rarement deux voyelles de suite en français.
    Bref, la position des touche est un débat sans fin et sans intérêt puisque la plupart des arguments que l’on entend sont purement irrationnels.
    Personnellement, je suis d’avis que tout cela n’est que question d’habitude ; je n’ai pas vraiment l’impression d’avoir fait un déménagement après avoir tapé une journée sur mon clavier AZERTY droit (même s’il m’arrive de regretter d’avoir à appuyer sur SHIFT pour taper un chiffre)

  • Anonyme

    a, y, ou, au, eu, eau, oui, ouie, oie, aïe... sont des mots sans consonnes
    Mais de nombreux sigles, SNCF, GDF, BNP, TSF, BD, CDD... sont aussi des mots sans voyelles
    En fait, il semble y en avoir plus des seconds que des premiers, en français

    • Anonyme

      Ce n’est pas en construisant des listes de mots comme vous le faites qu’on arrive à qq chose. Prenez plutôt un texte tout à fait ordinaire, pas fait pour l’occasion, et faites des stats sur lui, vous en apprendrez plus me semble-t-il.

  • Anonyme

    Et ça ne vous vient pas à l’idée qu’il s’agit ici de statistiques ?

    On met tout simplement les lettres les plus fréquentes dans chaque langue, dans une position qui réclame le moins d’efforts possibles pour les doigts, diminuant ainsi les troubles liés à cette répétition.

    Or, c’est curieux, mais parmi les lettres les plus employées, les voyelles arrivent en tête...

    • Claude PELLETIER
      Claude PELLETIER
      Retraité dans son jardin
      • Posté à 21h24 le 15/08/2007
      • Internaute 10710
        Retraité dans son jardin

      Exact, et la lettre E est la plus fréquente dans la langue de Sarko et Ségo.
      Un romancier avait écrit un roman sans cette lettre. Un sacré effort !

       
      • Anonyme répond à Claude PELLETIER

        La disparition de Georges Perec.

        Une prouesse technique... Qui se fait parfois au détriment de la lisibilité et de la compréhension tout de même...
        Réservé aux adeptes de l’Oulipo !

        • FabiendeMénilmontant
          FabiendeMénilmontant
          journaleux - blogueur
          • Posté à 19h15 le 22/08/2007
          • Internaute 14145
            journaleux - blogueur

          C’est justement à quoi je pensais en lisant le sujet.

          Fabien
          Lien

      2 autres commentaires
  • Clermont Sud
    • Posté à 10h52 le 15/08/2007
    • Internaute 14446

    kjduhyf hue i jifeii s uh uhuhus...

    Mince, c’était un DVORAK

    • Anonyme répond à Clermont Sud

      Traduction en azerty de ce que vous avez écrit en dvorak :

      tsuvf. fvé c sceécc a cf cfcfca...

      Quel est le message subliminal ?

  • Anonyme

    ne pas oublier qu’il y a aussi les claviers QWERTZ, QWERTY avec des tas de variantes suivant les pays.

    Au niveau de la frappe, je regrette le QWERTY où on avait d’office les chiffres sur les touches du haut.

    Dans le genre clavier chiant, les portables sans pavé numérique ! ! !

  • figure
    • Posté à 11h20 le 15/08/2007
    • Internaute 13665

    J’ecris sur un clavier Goldorak et ca marche encore mieux...

    • Claude PELLETIER
      Claude PELLETIER répond à figure
      Retraité dans son jardin
      • Posté à 22h24 le 15/08/2007
      • Internaute 10710
        Retraité dans son jardin

      GAMIN !

      (enfin … VIEUX gamin !)

      Pardon si gamin est une gamine !

  • Koomo
    Koomo
    Tokyo
    • Posté à 11h21 le 15/08/2007
    • Internaute 13793
      Tokyo

    Et la galere du alt + @ dans un monde internet ? ? ?

    • Anonyme répond à Koomo

      achète un macintosh, ils ont mis une touche spécifique pour faire le @ (c’est vrai que c’est pratique).

    • Anonyme répond à Koomo

      sur les mac, le @ est accessible directement...

    • Anonyme répond à Koomo

      Et bien prenez un Apple, il y a une touche dédiée pour @, et le pavé numérique des portables est des plus pratique. Vive les Mac !

    • Anonyme répond à Koomo

      Qui peut m’aider ?
      Pour les e-mail j’arrive bien à faire le a, mais je n’arrive pas à faire la petite guirlande autour. Comment vous faites ? Merci.

      • caro
        caro
        délinquante avérée
        • Posté à 21h25 le 16/08/2007
        • Internaute 6484
          délinquante avérée

        c’est simple pourtant :
        - si vous avez un mac, il y a 1 touche spéciale à gauche de la ligne de chiffres, il suffit d’appuyer dessus
        - si vous avez un pc, il faut appuyer sur la touche ctrl alt (souvent à droite de la barre d’espacement) puis appuyer sur la touche où figure le @, quelque part sous un des chiffres de la ligne de chiffres (et non du pavé)

  • Anonyme

    moi j’ai pas un Azerty mais un Dell ce n’est pas une mauvaise marque ; -))

    • lesailesbleues
      lesailesbleues
      artiste militant
      • Posté à 12h06 le 15/08/2007
      • Internaute 14211
        artiste militant

      bon d’accord : j’ai ris...

      personnellement c’est un Microsh*t qui trône sur ma planche-bureau ... mais je le regrette vivement. (RUE 89 > à quand un article sur les logiciels libres d’ailleurs ?)

  • Pascal Riché
    Pascal Riché
    Redchef Rue89
    • Posté à 11h23 le 15/08/2007
      éditeur
    • Journaliste 7
      Redchef

    La BD est super. Mais je ne suis pas trop convaincu par le résultat du travail de Christophe Sholes.
    Prenez simplement les lettres « Qwerty “, l’association des lettres ‘we’ ou ty” ou “re” n’est-elle pas très fréquente en anglais (ex : a pretty week) ?

    • Anonyme répond à Pascal Riché

      Certainement, mais le problème est (apparemment) que ces lettres ne sont pas sur la « home row », d’où la nécessité d’effectuer de nombreux déplacements parasites.
      Il faudrait pouvoir consulter le livre du Dr DVORAK dans lequel il s’intéresse aux moeurs des dactylos et dans lequel on doit trouver ses analyses statistiques sur l’apparition des lettres lors de la frappe.

  • Aquiceara
    • Posté à 11h24 le 15/08/2007
    • Internaute 14487

    En tant que gros utilisateur (je saisis 5000 mots/jour en moyenne), mon sentiment est que la question n’est pas de choisir entre AZERTY et QWERTY. D’ailleurs, essayez donc de taper du français ou de l’allemand sur un clavier anglais. À moins, évidemment, de négliger les « ç » et les caractères accentués, mais bonjour l’intelligibilité...

    Pour ma part, j’utilise des claviers ergonomiques pour PC depuis leur sortie en 1994. À l’époque, j’ai même publié un article dans le courrier des lecteurs de SVM pour en faire l’éloge.

    Quand je parle de claviers ergonomiques, il s’agit de ces claviers où le pavé alphabétique est séparé en deux pour former un V, pas de ces claviers droits pompeusement appelés ergonomiques par le service marketing. Les claviers droits sont certainement intéressants pour les constructeurs et les entreprises, pour des raisons évidentes de coût... à court terme. À long terme, je me demande combien de millions d’heures de travail sont perdues pour cause de douleurs dans le dos.

    Au risque de paraître radical, je considère même que les claviers droits pour ordinateurs de bureau devraient être purement et simmplement interdits. Les claviers ergonomiques (les vrais) sont infiniment plus reposants et plus efficaces. On tape beaucoup plus vite, on fait beaucoup moins de fautes de frappe et, surtout, à la fin de la journée, on n’a pas mal dans le dos. Donc, dans une grande entreprise, moins de fatigue, moins de risques d’erreur, d’absentéisme, etc. Si quelqu’un se donnait la peine d’y regarder de près, je suis sûr que l’investissement s’avérerait très rentable sur les postes où l’on effectue beaucoup de saisie.

    Évidemment, sur les ordinateurs portables, cette question est moins cruciale. D’ailleurs, on peine moins à taper sur un portable que sur un clavier droit d’ordinateur de bureau. N’empêche, l’idéal est tout de même le clavier ergonomique branché au portable quand on doit faire un tant soit peu de saisie chez soi, je n’en démordrai pas...

    • Maria Mancilla
      Maria Mancilla répond à Aquiceara
      Auteur(e) de l'article Rue89
      • Posté à 11h37 le 15/08/2007
      • Internaute 8733
        Rue89

      Les experts que nous avons consulté étaient d’accord avec vous, la disposition des lettres sur le clavier n’est qu’un élément de l’ergonomie du bureau. Ils ont tous affirmé que l’ergonomie du clavier, comme vous le signalez, est un point très important. Effectivement, ils nous ont expliqué que rendre l’espace de travail agréable et reposant pour l’utilisateur comporte de nombreux avantages en termes d’efficacité.

      Par ailleurs, en tant qu’utilisatrice d’un clavier QWERTY, je dois dire que j’ai une touche pour le « ç ». Tous les accents sont également présents sur mon clavier, même si je perds un peu de temps puisqu’ils ne sont pas sur les lettres mais séparés (du coup je dois taper sur deux touches poru obtenir le « é » par exemple), mais ça permet d’écrire en français, espagnol, portugais, anglais... tandis que sur AZERTY il est très compliqué d’écrire en espagnols avec une accentuation correcte.

      • Aquiceara
        • Posté à 17h49 le 15/08/2007
        • Internaute 14487

        Merci pour ces remarques. Je dois dire que je tape du français à 90 %. Du coup, je trouve le clavier Azerty vraiment plus pratique. Pour ce qui est des caractères tels que á, ó, ã, õ, ñ ou ß, j’utilise bêtement les caractères ASCII/ANSI (touche Alt+xxxx). Enfin, cela vaut pour les PC ; il me semble que sur les Macintosh c’est encore moins pratique. Finalement pas si compliqué une fois qu’on les connaît par coeur, mais il est vrai que chacun a ses petites habitudes. Et puis ce n’est pas l’objet de ce débat.

        Enfin, je suis tout de même content de voir que les experts s’accordent à reconnaître l’importance de travailler dans des conditions confortables. Le problème en la matière est plutôt qu’en France, il faut peiner à la tâche (le travail était d’ailleurs un instrument de torture, ce qui en dit long)...

         
        • Satiricon
          Satiricon répond à Aquiceara
          • Posté à 21h19 le 15/08/2007
          • Internaute 14537

          Sur les Macintosh, par un item du « menu clavier » toujours présent en haut à droite de l’écran, vous pouvez ouvrir une petite fenêtre de visualisation de celui que vous utilisez. Il est donc facile de repérer les touches des caractères spéciaux. On peut aussi les cliquer directement dans la fenêtre.À force on finit par les connaître. Option+O=œ par exemple…

          • Claude PELLETIER
            Claude PELLETIER répond à Satiricon
            Retraité dans son jardin
            • Posté à 22h44 le 15/08/2007
            • Internaute 10710
              Retraité dans son jardin

            Oui, vous avez raison, au début on affiche cette petite fenêtre facile d’accès puique située dans la barre de menu
            et il suffit de jouer sur les touches MAJ ou verrouillage MAJ ou Option ( =ALT) : cela fait apparaître toutes les possibilités.

            Et enfuiste, pour les lettres fréquentes on finit par mémoriser l’appui simultané de deux touches.

            Il y a aussi un truc intéressant pour les graphistes ou les gens de l’édition, c’est UNICODE, une table de correspondance très étendue (je crois des centaines voire des milliers de caractères pour une seule police de caractères…… ; bien au-delà du codage par ASCII ).

        • Claude PELLETIER
          Claude PELLETIER répond à Aquiceara
          Retraité dans son jardin
          • Posté à 22h04 le 15/08/2007
          • Internaute 10710
            Retraité dans son jardin

          J’ai apprécié vos remarques. J’essaierai un clavier ergonomique selon votre conseil.

          Votre besoin en caractères « non francais » sont ébouriffants et votre pratique du ALT suivi d’un nombre de 3 chiffres propre à la table de correspondance ASCII est admirable mais d’un pénible ; cela m’a longtemps insupporté.

          J’ai craqué pour un Mac et l’accès aux lettres rares s’avère moins pénible que ce que vous suggérez :

          Le plus souvent, il suffit de maintenir l’appui sur la touche ALT ou MAJ ou ver/MAJ (donc 3 possibilités) puis une autre touche ce qui donne un éventail imposant. En gros trois fois le nombre de touches.
          Par exemple le E dans l’O : c’est {ALT+o} —> le cœur.
          Le ß c’est {alt+b}
          ……

          Et si l’on a besoin de caractères encore plus exotiques, on peut afficher le visualisateur de clavier, voire des palettes de caractères, et cliquer.

          Mon gros pb avec le clavier après avoir abîmé le clavier de base, avoir usé un beau Logitech et sa souris couverte de boutons (…peu utiles à mon goût) comme une varicelle puis un Microsoft tout noir, c’est qu’AUCUN CLAVIER n’aime les miettes et la crème au chocolat………

        3 autres commentaires
    • Anonyme répond à Aquiceara

      Vous mettez le doigt sur un point important. En effet, il convient de distinguer deux aspects lorsqu’on parle de clavier :
      - la disposition physique des touches sur le clavier,
      - la répartition des caractères sur les touches.
      À ce jour, les claviers ergonomiques - annoncés comme tels par les constructeurs - sont tels que celui que vous utilisez : pavé central séparé en deux pour former une sorte de V... Mais, mais... Ils ne sont confortablement utilisés que par les personnes qui savent écrire à dix doigts car pour les autres personnes cela a plutôt tendance à rallonger la trajectoire effectuée, notamment par la main droite. Observez une personne qui tape à deux ou trois doigts sur un clavier droit, vous verrez très fréquemment sa main droite occuper quasiment les 3/4 du clavier, la main gauche restant confinée sur le dernier quart gauche restant. Cette personne va continuer sa gesticulation sur un clavier en V et finalement reprendre un clavier droit. Alors même que ces claviers sont relativement plus confortables. Autre aspect qui limite malheureusement l’usage des claviers dits ergonomiques : les touches continuent à être disposées en quinconce, comme si nous avions tous deux mains droites... et enfin, les caractères y ont d’office la distribution azerty.

      J’ai tranché en adoptant clavier en V, ET disposition dvorak-fr-e de Leboutte, et je m’en porte à merveille.

  • Anonyme

    mais tout cela ne répond pas à la question du titre : Pourquoi écrit-on sur un clavier AZERTY ? (et non QWERTY)

    • Anonyme

      Parce que M. Remington, vendeur de machines à écrire du même nom vendait très bien ses machines à écrire en QWERTY et qu’il n’avait rien à fiche du DVORAK. Remington ayant eu le succès qu’on lui connait, on utilise encore et toujours cette disposition et ses dérivées (AZERTY, etc) ; et tout le monde se contrefiche du DVORAK, que presque personne ne connait, etencore moins ne l’utilisent.

      • oaue stnd
        • Posté à 16h53 le 24/08/2007
        • Internaute 15193

        M. Remington, armurier en 1875, n’avait effectivement « rien à fiche » de Dvorak, qui est né en 1894 et a publié ses travaux au cours des années 1930.

        Entre temps, la dactylographie était devenue un métier à part entière, avec des personnels spécialisés, en gros entre 1910 et 1980-85. Cette dernière date correspond à l’arrivée de la micro-informatique dans les entreprises, et à l’utilisation du clavier par des personnes autres que les secrétaires et dactylos, c’est-à-dire des personnes non formées à l’écriture au clavier.

        D’où s’en suivit une régression du geste : ces personnes n’utilisent que deux ou trois doigts, au lieu des dix (soit 20 à 25% de leur potentiel physique), regardent alternativement le clavier et l’écran (entre 5 et 7 mouvements aller-retour des cervicales par ligne sur un format A4...), s’appuient sur les poignets, sollicitent tous les muscles des membres supérieurs, épaules comprises. Avez-vous entendu par exemple des douleurs occasionnées par l’écrasement du canal carpien, ou de celles des cervicales...

        Après, on peut bien sûr se contrefiche de tout, y compris de Dvorak.

  • Anonyme

    J’ai utilisé le clavier Dvorak avant la version Française, pour la gymnastique des doigts c’est quand même plus reposant et moins trituré de l’esprit, par ailleurs il m’arrive arrive d’avoir des douleurs au niveau des mains. C’est pas une plante dans le bureau qui vont me les enlever.
    Faudra qu’il explique aussi le fait qu’avec un clavier Dvorak on est plus performant que tout Azerty. Par contre le temps d’adaptation, c’est pour le top hacker. C’est plus long.

    • oaue stnd
      • Posté à 17h26 le 24/08/2007
      • Internaute 15193

      Pour le choix de la plante verte, je n’ai pas un avis bien net... mais quel doigté utilisez-vous ? qqs doigts ou les dix ?
      Il est fort possible qu’utilisant seulement qqs doigts, vous infligiez par la même occasion des contraintes trop violentes sur la paume (os métacarpiens) et sur le poignet (os carpiens, canal carpien, etc).
      Vous avez adopté Dvorak, c’est déjà beau, mais il ne s’agit pas seulement « d’apprendre le clavier » selon l’expression que l’on entend trop fréquemment, mais bien d’apprendre à bouger les mains, d’une façon confortable, et donc efficace. Pour comparaison, apprendre à danser le tango, ce n’est pas « apprendre le parquet » mais bien apprendre à bouger votre corps d’une certaine façon, et encore pas seulement les pieds...
      Par ailleurs, quelle est la disposition de votre poste de travail ?
      Pour ce qui est de l’apprentissage, on peut bien sûr tatônner seul, mais c’est plus long.

  • Anonyme

    En fait je l’ai testé avec un outil d’apprentissage du clavier, et on se rend compte que nos doigts sont vraiment mal traité avec l’azerty pour le même type de phrases...

  • Anonyme

    J’ai l’impression de ne jamais avoir rencontré d’étude qui montre la difference de vitesse de frappe entre un clavier traditionnel et un dvorak, pour des utilisateurs avec 0 expérience de la frappe et qui prennent la même durée de cours avec la même méthode.
    J’ai toujours eu l’impression que ils comparaient la vitesse de quelqu’un sur clavier tradi avec la vitesse après apprentissage du dvorak, mais par exemple si cette personne avait passé autant de temps a prendre des cours sur clavier tradi qu’elle en a dépensé pour apprendre le dvorak, peut être qu’elle améliorerait sa vitesse de frappe également.

    • oaue stnd
      • Posté à 18h07 le 24/08/2007
      • Internaute 15193

      Pour répondre à votre question sur les durées d’apprentissage. Un apprentissage traditionnel sur azerty demande, pour la seule maîtrise du clavier, au moins 80 heures, voire plus si on le fait seul. Maitriser le Dvorak demande une vingtaine d’heures. C’est d’ailleurs une des raisons qui ont fait que la formation traditionnelle à la dactylo/azerty a été abandonnée, car il faut en faire des lignes de « qsdf fty et autres qaéq... » pour intégrer le bon mouvement !

      Pour ce qui est de l’acquisition de la vitesse (laquelle ? celle qui vous permet d’écrire confortablement et avec un taux d’erreur inférieur à moins de 1%) azerty demande au moins 200 heures d’exercices spécifiques, Dvorak beaucoup moins, une trentaine d’heures suffisent (non pas d’exercices spécifiques mais de pratique ordinaire).

      Donc, si quelqu’un qui souhaite apprendre à écrire sur azerty met autant de temps que pour apprendre sur Dvorak, il ne sait pas grand-chose... Dans le cas contraire, c’est-à-dire quelqu’un qui apprend sur Dvorak en utilisant autant de temps que sur azerty a le choix entre deux solutions, soit mourir d’ennui à répéter inutilement les mêmes exercices... soit atteindre les 40 à 50 mots par minute sans effort démesuré (un zeste de détermination ou d’esprit de compétition peut l’amener au-delà). C’est une vitesse très agréable pour rédiger, car le cerveau fonctionne vite - vous parlez à environ 100 mots par minute. Vous lisez à environ 450 mots par minute (cf. Richaudeau). Mais quand vous « tapez » à 2 ou 3 doigts, cela produit la vitesse fuligineuse de 24 mots par minute (moyenne optimiste) avec un taux d’erreur ordinairement assez élevé, entre 5 et 12 %, selon les individus. (Toutes ces mesures observées sur des séquences de 3 minutes au minimum, en français, soit 5,5 caractères par mot.)

  • Anonyme

    La véritable question à se poser est : est-il plus facile de taper avec 1 doigt sur une Dvorak ou une azrti ? Dans la vie il est toujours important de chercher des solutions aux vrais problèmes (sinon on perd son temps)

    • oaue stnd
      • Posté à 18h33 le 24/08/2007
      • Internaute 15193

      Dans tous les cas, adopter Dvorak-fr-e réduit la longueur des trajectoires des doigts, que l’on travaille avec 1, 2, 3 ou 10 doigts.
      Pour comparaison, avec 10 doigts, la longueur parcourue pour un texte de 1 000 caractères est moitié moins longue avec Dvorak qui vous fait parcourir 16 m (32 m pour azerty).

      Et comme l’écriture à 10 doigts réduit elle-même considérablement la longueur des trajectoires par rapport à la frappe sauvage (de l’ordre de 4 à 5 fois selon les individus, mais je n’ai pas de données plus exactes, sorry !), je vous laisse faire le calcul.

      La perte de temps intervient, non pas comme vous le suggérez en proposant une solution efficace, mais en continuant à utiliser un clavier comme en 1875. Souhaitez-vous démarrer votre voiture avec une manivelle, comme cela se faisait pour la première génération d’automobiles ?

  • Anonyme

    Il est difficile de passer d’une disposition à une autre quand surtout on est à l’aise avec la première. Je reconnais que le DVORAK est vraiment bien, mais je ne suis jamais arrivé à y passer. Je pense qu’il me faudrait un second clavier, sur lequel je changerai la disposition physique des touches (et pas que virtuelles)...

  • Anonyme

    Tu compares le nombre maximal de mots frappés à la minute, et Dvorak est le champion.

  • nprenom
    • Posté à 15h11 le 15/08/2007
    • Internaute 2986

    « minimiser le contact entre deux tiges de frappe d’une machine à écrire. » : précisons que c’était pour éviter que les 2 tiges ne se bloquent, d’où l’intérêt de minimiser la probabilité de frappe de deux touches contigües d’une part, et de ralentir la frappe d’autre part.

    Il y a quand même des trucs incompréhensibles sur le clavier français : par exemple, que l’on ait besoin de passer en majuscules pour taper un point (.), caractère beaucoup plus usité que le point-virgule ( ;) qui est accessible par « défaut » sur la même touche, ou encore pourquoi il faut bidouiller un Alt-Gr pour avoir accès à @ ! ! !

    Mais le vrai scandale, c’est sans doute que plus d’un siècle après l’invention de la machine à écrire, on en soit encore à taper avec nos petits doigts (ou ceux d’autres personnes payées pour ça, ce qui est encore plus révoltant) sur un clavier (accessoirement mal fichu). C’est un peu comme si on utilisait encore des cartes perforées comme mémoires ! La révolution est vraiment... digitale ; -)

    • thomas_noel
      thomas_noel répond à nprenom
      • Posté à 01h29 le 22/08/2007
      • Internaute 14990

      Le ’.’ accessible uniquement en majuscule, c’est parce que la lettre suivante est en général, justement, une majuscule. Enfin je me suis toujours dit ça.

      (sentiment incroyable d’avoir fait avancer le schmilblick).

  • soffi
    soffi
    là bas, trés loin...
    • Posté à 15h18 le 15/08/2007
    • Internaute 2096
      là bas, trés loin...

    poire et poireau pour papa

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