Vos reactions 20/11/2008 à 20h00

Education : pourquoi je n'ai pas fait grève

deathinjune | Professeur

Alors que le ministre de l’Education, Xavier Darcos, fustigeait ce matin sur RTL, la « culture de la grève » dans l’Education, un enseignant, riverain de Rue89, a réagi dans les commentaires sous le témoignage d’une collègue qui racontait à la veille de la journée de mobilisation sa « grève du zèle ». Lui explique au contraire qu’il fera bien cours et pas grève. Justement au nom des inégalités.

J’enseigne dans un lycée de zone sensible depuis quinze ans et j’ai vu chaque année (gouvernement de gauche comme de droite) des mouvements de grève s’organiser à l’initiative des syndicats pour défendre le service public d’éducation.

Or plusieurs remarques me viennent à l’esprit :

  • Selon un article très pertinent d« “ Alternative Economique ” (relayé par l’Observatoire des inégalités) le système éducatif français est celui qui reproduit le plus les inégalités sociales avec le système tchèque et ceci est liés à la persistance d’évaluations très académiques qui favorisent les élèves des milieux les plus privilégiés (ce qui a été démontré également par le rapport baudelot establet )
  • Mes collègues passent leur temps à dire que les élèves ne sont pas à leurs place au lycée et que le niveau baisse.

Ceci s’explique par le fait que leur identité professionnelle est ancrée sur l’aspect disciplinaire et non pas sur la pédagogie et la transmission.Or n’en déplaise à certains enseignants la société a choisi de démocratiser l’école et c’est une avancée démocratique.

Démocratisation imparfaite

Mais le problème c’est que cette démocratisation a été faite dans le même cadre que le lycée élitiste du XIXème, début XXème (des enseignants formés et sélectionnés de manière essentiellement disciplinaire ,tropisme des évaluations académiques type dissertation,socle de matière immuable…).

Or la société a changé,le rapport à l’écrit s’est modifié, l’objectif de démocratisation est devenu central.Or toutes ces mutations imposent une refondation de l’école et la réponse des syndicats est uniquement quantitative : “ Faisons la même chose avec plus de moyen et empêchons toutes reformes ” avec l’idée de la privatisation rampante pour faire peur et empêcher de réfléchir sur l’essentiel de notre métier.

Les AG : des simulacres de démocratie participative

Les questions de fond sont toujours éludées lors des AG qui sont des simulacres de démocratie participative où les syndicalistes monopolisent la parole. Les syndicats ne proposent rien leur fond de commerce c’est un corporatisme qui est une privatisation du bien commun.

Ainsi à l’heure de la démocratisation de l’enseignement ils défendent des concours élitistes comme l’agrégation qui est fondée sur la maîtrise des savoirs et qui permet d’avoir une situation de rente à vie… C’est scandaleux et malhonnête alors que des enseignants de collège, de lycée professionnel sont sous payés alors qu’ils assurent une véritable mission de service public en étant confronté aux élèves les plus difficiles.

De plus l’échelle des rémunération devrait prendre en compte la manière dont l’enseignant fait progresser les élèves mais non pour les syndicats c’est un concours passé pour certains à 23 ans(agreg) qui doit décider de cela…

L’hypocrisie derrière les discours

Cette hypocrisie n’est jamais dénoncée comme quoi on peut avoir des discours de gauche et dans la réalité défendre des statuts iniques.

Cette réforme est loin d’être parfaite et elle est pensée elle aussi dans une autre logique quantitative du toujours moins mais au moins elle prend en compte l’aide aux élèves et elle tente d’apporter une réponse aux horaires pléthoriques des élèves de seconde. D’ailleurs je précise que le système scolaire le plus efficace en Finlande limite à 20h le nombre de cours.

Mais là aussi c’est l’une des caractéristiques de la France : nous sommes persuadés que nous avons le meilleur système… Les syndicats comme le SNES évoque toujours les dérives possibles des réformes pour éviter de faire le bilan de l’existant lié à l’absence de réforme.Et pendant ce temps là les effectifs des lycées privés ne cessent d’augmenter …

D’aileurs de nombreux collègues de mon lycée ont mis leurs enfants dans le privé tout en étant encartés au PS ou même à la LCR. Il est plus facile de faire du militantisme avec les enfants des autres…

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  • ramassis
    ramassis
    (ch'tite racaille)
    • Posté à 20h19 le 20/11/2008
    • Internaute 53313
      (ch'tite racaille)

    « une nouvelle réforme pour aider les gamins en difficulté »

    C’est a priori ceux-là qui vont en souffrir le plus.

    • kawouede
      kawouede répond à ramassis
      • Posté à 23h36 le 20/11/2008
      • Internaute 27995

      De plus les prétendues « réformes » de Darcos n’ont pas de légitimité démocratique, comme le montre Claude Lelièvre (peu suspect de conservatisme !)
      Lien

       
      • brnr
        brnr répond à kawouede
        __
        • Posté à 02h07 le 21/11/2008
        • Internaute 59447
          __

        très nombreux ont été ceux qui ont fait grève, si j’admire leur abnégation ce n’a pas été mon cas.
        Les raisons en sont très simples :

        Le premier auteur de cette discussion ne prend que le point de vue d’un prof de lycée, cela n’a rien à voir avec les gros problèmes que le ministre créé dans le primaire et inconsciemment créé une dérive qui fait oublier d’autres problèmes majeurs. Les profs de lycée comprennent mal les problèmes du primaire et cela est réciproque. Ce n’est pas parce que l’on dit pour tous « enseignant » que nous faisons le même métier. On ne peut se retrouver que sur l’aspect global des tentatives de destruction de l’école de la République.

        Plus précisément, si le désarrois qu’apporte les réformes Darcos est légitime cela ne jouera au final que sur des résultats concernant les élèves. La profession d’enseignant,largement fustigée par une population qui ne comprend pas son engagement au service de tous n’a pas à être sanctionnée financièrement pour défendre l’intérêt des élèves et par là l’intérêt des familles.
        Les réformes Darcos depuis sa prise de possession au ministère mettent à mal l’éducation c’est un fait, mais pourquoi perdrais-je 1/20ème de mon salaire pour des citoyens qui considèrent que les enseignants ne vivent que pour les grèves et les vacances ?
        Ce sont aux familles à se mobiliser, toutes les familles ! Elles ont voulu rentrer dans l’école, qu’elles prennent leurs responsabilités.

        Si les familles veulent que tous les processus de soutien efficaces qui existent dès les premières années de scolarité disparaissent, si elles veulent que l’échec ne soit plus combattu, que leurs enfants soient maintenu sans réussite réelle au sein d’un système de plus en plus moyenâgeux qu’elles restent dans le silence. Si on contraire elles deviennent conscientes que les enseignants de la maternelle à l’université se battent pour la réussite de leurs élèves qu’elles se mobilisent et inventent leurs méthodes d’action.

        Quant aux enseignants qu’ils se battent pour leurs réelles conditions de travail. Fonctionnaire d’Etat je travaille pour l’Etat. Nos dirigeants élus démocratiquement décident des réformes de l’enseignement, j’acquiesce ou change de crémerie. On ne veut plus aider les élèves en difficulté dans le primaire, et bien soit, on aura une population encore plus désespérée dans la ville avec tout ce que cela implique. On veut faire croire que des cours de soutien fait par des enseignants lambda, non spécialisés peuvent pallier à la grande difficulté, on verra dans 5, 10, 20 ans les catastrophes que cela provoque.
        Ce qui m’intéresse c’est que depuis plus de 30 ans le travail d’un enseignant du primaire avec les différentes réformes ont provoqué une obligation réelle de travail de plus de 100 heures par an si on obéit scrupuleusement aux directives (ou à la place de la réflexion pédagogique pour la plupart d’entre nous), que les revalorisations salariales sont honteuses, que depuis les années 60 le salaire d’un enseignant, comparé aux autres salaires ; baisse de manière importante, que l’on demande une qualification de plus en plus en plus grande (bac +5 minimum là ou le bac suffisait à la génération précédente), que la difficulté du concours pousse à l’excellence quel que soit ce concours d’enseignant obtenu... Autant qualifié qu’un juge d’instruction, un commissaire de police, un ingénieur...., plus que la plupart de mes supérieurs, je demande un salaire équivalent et la prise en compte réelle du temps de travail compté en temps contraint comme cela est fait pour la plupart des salariés et non pas en heures de classe, des condition de travail posté décentes. C’est aussi lorsque les syndicats se recentreront sur ces perspectives peut être moins citoyennes mais plus terre à terre que je reprendrais ma carte.

        • XavXav
          XavXav répond à brnr
          • Posté à 09h48 le 21/11/2008
          • Internaute 28444

          Point de vue original, mais intéressant.

          Je découvre depuis quelques temps les conditions de travail habituelles du « prof » (au collège), sans en être un moi-même. Et la comparaison -à niveau de formation équivalent- avec le privé est dévastatrice.

          Là où on peut facilement se contenter d’une bénigne incompétence dans le privé, le prof n’a pas droit à l’erreur : que ses cours soient trop difficiles et c’est la révolte dans la classe, qu’ils soient trop faibles, et c’est la parents qui hurlent. Tous les jours une campagne de presse nouvelle contre sa profession. Les commentateurs des journaux en ligne s’autorisent à le traiter de fainéant incapable, alors que jamais la même remarque ne sera faite à l’encontre de son assureur, de son comptable, de son auto-école... alors que certains le méritent !

          Bref, je déconseille fortement à tout ceux que je rencontre de faire prof : il faut être saint, fou, ou suicidaire pour se lancer dans ce genre de carrière de nos jours, du moins dans ce pays.

        • ramassis
          ramassis répond à brnr
          (ch'tite racaille)
          • Posté à 00h05 le 22/11/2008
          • Internaute 53313
            (ch'tite racaille)

          « pourquoi perdrais-je 1/20ème de mon salaire pour des citoyens qui considèrent que les enseignants ne vivent que pour les grèves et les vacances ? »

          Je partage ton point de vue.
          Et je comprends parfaitement ta décision.

          Cependant, s’il n’y avait pas eu cette journée de grève, penses-tu que les citoyens-parents auraient été au courant ?

          Même après la grève, je pense qu’ils ne sont que très partiellement informés et peu conscients du problème.

          Alors imagine ce qu’il en aurait été s’il n’y avait pas eu cette grève...

      3 autres commentaires
  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 23h17 le 20/11/2008
    • Internaute 53186
      inconsolable

    Notre non-gréviste a cru que la grève se faisait pour ou contre les syndicats, mais elle se trompe, ce sont les réformes Darcos qui sont en jeu.

    Par contre si on écoute les propos de Darcos sur les syndicats, il semble bien que ce ne soit pas l’avenir des enfants qui le préoccupe mais bel et bien le noyautage déjà bien avancé de la gauche. (les propos Lien).

    De toute façon notre gréviste n’a pas a s’inquiéter à propos des grèves, car Lien.

    • thomio
      thomio répond à Anastaze
      Etat second
      • Posté à 16h03 le 21/11/2008
      • Internaute 59472
        Etat second

      Rectification, le gouvernement ne s’en aperçoit pas...
      Mais tous les parents d’élèves obligés de perdre des congés pour garder leurs enfants, eux, ils s’en rendent bien compte...

      Merci de participer à ma perte de pouvoir d’achat... ; o)

       
      • ramassis
        ramassis répond à thomio
        (ch'tite racaille)
        • Posté à 00h07 le 22/11/2008
        • Internaute 53313
          (ch'tite racaille)

        Encore un qui ne considère l’école que comme une garderie.

      1 autres commentaires
  • Popsatch
    Popsatch
    cadre à la retraite
    • Posté à 09h06 le 21/11/2008
    • Internaute 49883
      cadre à la retraite

    Il y a beaucoup de procès d’intention dans ce que tu dis Phil2922. En fait tu ne fais que répéter les mots d’ordre des syndicats qui ont un fond de commerce à défendre et qui, à travers les grèves, ont trouvé un moyen de se faire entendre. Or le droit de grève c’est le droit d’arréter de travailler quand on ne s’entend plus avec l’employeur. C’était, au départ, considéré comme la dernière cartouche à tirer quand tout le reste avait échoué. Malheureusement, en France, on commence d’abord par ça. Surtout dans le service public qui confond le droit d’arréter de travailler avec le droit d’emmerder le plus grand nombre de citoyens pour qu’il y ait un plus grand retentissement médiatique. Les syndicats ne font pas un travail de base qui consiste à éduquer, informer et convaincre le public. Ils préfèrent lancer des grèves spectaculaires, avec des mots d’ordre simplistes, en comptant, souvent avec raison, que le Pouvoir se dégonflera le premier.
    Cette attitude, des syndicats comme du gouvernement, ne fait qu’entretenir un climat de guerre sociale peu propice aux vraies réformes de fond et au dialogue constructif. Quel gachis !

    • ramassis
      ramassis répond à Popsatch
      (ch'tite racaille)
      • Posté à 00h13 le 22/11/2008
      • Internaute 53313
        (ch'tite racaille)

      « le service public qui confond le droit d’arréter de travailler avec le droit d’emmerder le plus grand nombre de citoyens »

      Tu veux rire ? ? ?

      Que font l’instit ou le cheminot ? Ils font grève (arrêt de travail), ni plus ni moins.

      Alors que d’autres bloquent (certains pêcheurs, routiers,...) ou même détruisent (certains agriculteurs, viticulteurs,...)

      Et qui montres-tu du doigt ? Celui qui respecte la loi !

  • Atlantis
    Atlantis
    Etudiant apolitique
    • Posté à 20h16 le 20/11/2008
    • Internaute 39710
      Etudiant apolitique

    D’accord avec l’auteur sur une chose : la prépondérance des syndicats, je peux le voir ne serait-ce Qu’en temps que lycéen
    Pas d’accord sur l’agrégation, encore stigmatisé comme étant un concours injuste, alors qu’il repose au contraire sur l’excellence des profs concernant leur matière : il est normal qu’ils soient mieux payés.
    Enfin, même avec l’agrégation, je trouve qu’il faut un courage indéniable pour subir 5 années d’études, passer un concours extrêmement complexe, le tout pour arriver devant une bande de gamins se foutant complètement de ce que vous racontez.
    Sans oublier la paye, qui est loin dêtre mirobolante.

    • Désillusionné
      Désillusionné répond à Atlantis
      Génération précaire
      • Posté à 21h49 le 20/11/2008
      • Internaute 59407
        Génération précaire

      L’agrégation repose sur l’excellence de la connaissance d’une matière, et non pas sur la capacité à la transmettre qui est, je pense, le fondement de ce métier.

      Si vous êtes agrégé, vous continuez à faire le même travail que les autres prof, mais en étant largement mieux payé, et avec moins d’heures de présence élève pour avoir un temps plein.
      En claire dans l’éducation nationale, plus on sais, et moins on enseigne.

      Un bac+2 est suffisant pour être enseignant, voir un bep...mais là vous ne pourrez passer de concours et resterez précaire à vie avec un SMIC.

      Sinon pour revenir à l’agreg, un agrégé peu se « contenter » d’enseigner à des bep, ce niveau ne servira qu’à avoir un bon salaire.
      L’agreg on peu prendre un année chômée pour la travailler, mais à ce que j’ai vu, on préféré continuer à être présent face aux élèves, ne pas s’en occuper/préparer de cours, pour le préparer.

      Dans un cadre plus général, on ne fait pas grève pour les autres, mais pour soi même, c’est à cause des suppression de posts qu’ils font grève, rien d’autre.

      Cela fait une petite 10° d’années que nos gouvernements pillent ce secteur, mais les prof ne sont sortis à la rue que lorsque leur paye étais touché.

      Les bep et bac pro ne sont plus des diplômes nationaux ni régionaux, mais spécifiques par établissement. Chaque prof note SON élève...
      Ça ne leur plais pas du tout aux prof, ils sont pas idiots non plus, mais jamais ils n’ont défilés pour dénoncer cela.

      Je ne parlerais pas des parents d’élèves car leur irresponsabilité m’énerve bien trop.

      • Toinou
        Toinou répond à Désillusionné
        à table
        • Posté à 23h16 le 20/11/2008
        • Internaute 59428
          à table

        « Un bac+2 est suffisant pour être enseignant, voir un bep » : c’est amusant. Je suis agrégé, j’enseigne dans un collège de ZEP et je suis obligé en permanence de me maintenir au niveau par des lectures universitaires, pour faire des cours au contenu exact, précis et qui réponde le mieux possible à la curiosité de mes élèves. Je suis entièrement d’accord, alors même que j’en bénéficie, pour dire que le système « agreg = même boulot, moins d’heures, plus d’argent » est absurde et injuste ; mais faut peut-être pas raconter n’importe quoi non plus. Opposer savoirs savants et pédagogie est aussi stupide que contre-productif : un prof est censé être quelqu’un qui a un niveau solide dans sa matière, et qui sait la transmettre. C’est pas parce que les rectorats recrutent des vacataires niveau licence pour assurer des cours que ces gens-là ont suffisamment de recul sur leur savoir pour le transmettre dans de bonnes conditions.

        « Dans un cadre plus général, on ne fait pas grève pour les autres, mais pour soi même, c’est à cause des suppression de posts qu’ils font grève, rien d’autre ». C’est pas tout à fait faux, mais les profs sont fonctionnaires, et que leurs emplois ne peuvent pas être supprimés : ces postes supprimés sont surtout des départs à la retraite non compensés. Les grévistes ne sont donc pas personnellement touchés par ces pertes, pas directement du moins, et pas un seul de ces grévistes ne voit son emploi menacé. Quant aux histoires de salaire qui font descendre dans la rue, je trouve justement que les enseignants râlent assez peu pour leurs salaires (qui ne font pas partie des revendications), beaucoup plus pour leurs conditions de travail, qui sont aussi celles des élèves. Les profs sont loin d’être parfaits, leurs syndicats encore plus, mais ne leur attribuons pas les défauts qu’ils n’ont pas !

         
        • Désillusionné
          Désillusionné répond à Toinou
          Génération précaire
          • Posté à 00h05 le 21/11/2008
          • Internaute 59407
            Génération précaire

          Hum... désolé, mais la plupart de mes collègues avaient un bac+2 (et moi aussi, je suis partis au bout de 3 ans juste avant la préparation du capes), et 1 avec un bep, mais avec la validation des acquis professionnels il a fini par être titulaire je crois.
          Au bout de 3 ans d’enseignement et un bac+ 2 on peu passer le concours pour être titulaire.

          Tu doit aussi être au courant qu’il y a une guéguerre pour les heures sup, et les enlever ne fait pas supprimer un poste, mais emmerde pas mal de monde.
          Et ça ne fait jamais plaisir de devoir déménager ou enseigner entre plusieurs établissements car on ferme une classe.

          Mais il est vrais que j’ai tendance à exagérer un peu : D
          (dans les salaires, j’englobe l’age de la retraite, le nombre d’heurs a effectuer et conditions de travail, en clair, ce pour quoi on travail, mais j’aurais du mieux m’exprimer plutôt que de faire au plus cour)

          Je pense qu’on a un petit problème quand on parle de l’enseignement ou des enseignants. Prof de lycée général, professionnel,zep, prof d’art plastique, de math de mécanique ou d’atelier.
          Puisque je pense que sont sont des métiers différents ne recherchant pas la même chose.

          • Toinou
            Toinou répond à Désillusionné
            à table
            • Posté à 00h13 le 21/11/2008
            • Internaute 59428
              à table

            « il y a une guéguerre pour les heures sup, et les enlever ne fait pas supprimer un poste, mais emmerde pas mal de monde » : tu as parfaitement raison !

          • moravagine
            moravagine répond à Désillusionné
            Observateur désabusé
            • Posté à 08h13 le 21/11/2008
            • Internaute 30925
              Observateur désabusé

            Sans méchanceté, je ne comprends rien à ton commentaire ! J’espère que tu avais une plus grande clarté devant tes élèves !

            • Désillusionné
              Désillusionné répond à moravagine
              Génération précaire
              • Posté à 20h46 le 21/11/2008
              • Internaute 59407
                Génération précaire

              Je ne met pas 1 à 5 heures pour préparer mes commentaires, ceci explique peut être cela (je ne les préparais pas à minuit non plus) : D
              Ou alors, tu n’a pas les pré-requis nécessaires à la compréhension de mon message.

              • moravagine
                moravagine répond à Désillusionné
                Observateur désabusé
                • Posté à 09h05 le 23/11/2008
                • Internaute 30925
                  Observateur désabusé

                Quand tu écris : « Tu doit aussi être au courant qu’il y a une guéguerre pour les heures sup, et les enlever ne fait pas supprimer un poste, mais emmerde pas mal de monde. »

                Explique moi ce que cela veut dire, franchement je ne comprends pas le fond de ta pensée. Qui parle d’enlever les heures sup ? En ce moment, il y a plutôt pléthore d’heures sup dans les établissements , non ? Et beaucoup d’enseignants ont du mal à les refuser, non ?

                • Désillusionné
                  Désillusionné répond à moravagine
                  Génération précaire
                  • Posté à 16h40 le 23/11/2008
                  • Internaute 59407
                    Génération précaire

                  Quand j’ai écrit ça, c’était pour répondre au fait que l’on ne peu virez un prof, mais ses heures sup oui. Et les heures sup. pour les profs, il y aurait pas mal de trucs à dire dessus.

                  Ne serais ce que la façon dont les utilise. A la base, c’est censé être la variable d’ajustement car le nombre d’élève varie tous les ans.

                  Mais dans les faits, on s’en sert pour compléter la paye des profs.
                  Un prof qui débute le métier, un directeur va essayer de lui en donner car sa paye n’est pas très grosse. Celui ci ne vas pas les refuser pour cette raison (entre autre) Au fil des années on fait quoi, on lui retire pour créer un post ou les donner à un nouveau car il a été augmenté ? Ca revient à le sanctionner en lui baissant son salaire... Et les heures sup peuvent êtres refusées car ce sont des heurs sup, c’est donc mal admis qu’un prof qui gagne déjas bien sa vie ne les laissent pas à ceux qui ont le moins d’argent. Le sens du partage étant aussi admit comme une vertu lorsqu’on fait ce métier ;)

                  La guéguerre sur ces heurs tourne donc autour de ça, plus l’intérêt des élèves.
                  Donc dans l’intérêt des élèves je dirais qu’il faut augmenter la paye des prof pour que le gain dû à ces heures sup joue moins face à l’intérêt des élève. :)

          • Trenien
            Trenien répond à Désillusionné
            Prof
            • Posté à 12h14 le 21/11/2008
            • Internaute 55087
              Prof

            Petite erreur.
            Le concours interne est effectivement accessible après trois ans d’exercice, mais il faut quand même avoir une licence (donc bac+3).

            • Désillusionné
              Désillusionné répond à Trenien
              Génération précaire
              • Posté à 20h31 le 21/11/2008
              • Internaute 59407
                Génération précaire

              Pour être PLP ( professeur en lycée professionnel). Il faut avoir bac+2 et 5 ans d’expérience professionnel, ou bac + 2 et 3 an en interne.

              Si tu bosse en lycée pro, demande à tes collègues qui enseignent les matière professionnelles (pas techniques).

              Mais comme je disais dans mon post précédant, tous les enseignants ne font pas le même métier.

        8 autres commentaires
  • ramassis
    ramassis
    (ch'tite racaille)
    • Posté à 20h17 le 20/11/2008
    • Internaute 53313
      (ch'tite racaille)

    Chacun est responsable de ses actes.

    Mais franchement, comment améliorer les choses ?

    C’est en augmentant le nombre d’élèves dans les classes ?

    En détruisant les structures d’aides comme les Rased ?

    En diminuant le nombres d’heures de cours ?
    (-2h/semaine, soit combien de semaines par an ; soit combien de semaines sur une scolarité ?)

    En allongeant la journée de cours en primaire ? (l’une des plus longue en Europe), à l’encontre de ce qu’il faudrait pour bien apprendre

    Il faut en être conscient, le seul objectif des réformes actuelles est de diminuer les coûts. C’est tout.

    Seules des réformes ayant pour but d’améliorer l’enseignement seraient acceptables.

    Mais bon : à chacun son opinion...

    • Bee
      Bee répond à ramassis
      butineur
      • Posté à 10h36 le 21/11/2008
      • Internaute 40789
        butineur

      « Il faut en être conscient, le seul objectif des réformes actuelles est de diminuer les coûts. C’est tout. »

      Voilà exactement l’argument ici, si on lit un peu les textes.

      Le reste des messages comme l’article initial est complètement sans intérêt par son absence total de recul. On s’en fout de votre cas particulier. Ou des discours orientés.

      Le problèmes c’est que l’éducation subit la course a la rentabilité que le gouvernement applique à toutes les tranches de l’état.

      L’éducation est en train de devenir de la formation, au lieu d’éduquer les élèves, on pousse de plus en plus à former de futur travailleurs.

  • vinz13
    vinz13
    moine thélonieux
    • Posté à 20h31 le 20/11/2008
    • Internaute 37135
      moine thélonieux

    Moi je suis pas d’accord. Je suis fils d’enseignant et le système a très bien fonctionné pour moi. Ah mince, il fallait pas le dire. Désolé papa, désolé maman, j’ai cafté. Et encore, je suis pas fils de cadre sup’, il parait que c’est eux qui s’en sorte le mieux. Et oui le système a des ratés, c’est le moins qu’on puisse dire
    Cela dit moi, je suis bel et bien un enfant de la publique, ni établissement privés, ni cours particulier dans ma scolarité. Que j’ai été avantagé parce que faisant partit objectivement de la classe culturelle dominante. Oui, j’avoue... j’étais en quelque sorte programmé pour au minimum pas trop mal m’en sortir. Mais des copains à moi, authentiquement fils de prolos qui s’en sont pas trop mal tiré, j’en ai vu aussi. J’en connait même un, fils de cheminot, qui a intégré une grande école. Bon un...
    J’en ai vu s’écrouler pas mal aussi

    • deathinjune
      deathinjune répond à vinz13
      Auteur(e) de l'article Professeur
      • Posté à 20h36 le 20/11/2008
      • Expert 44331
        Professeur

      vinz13 | Etudiant à Marseille « Moi je suis pas d’accord. Je suis fils d’enseignant et le système a très bien fonctionné pour moi. »

      Tout le problème est là : L’école de la république amplifie les inégalités sociales par le formalisme et l’académisme des exercices proposés aux élèves.Ces codes sont maîtrisés par les parents des milieux favorisés mais restent sibyllin pour une grande partie de la population. Ainsi les milieux favorisés financièrement paient des cours particuliers à leurs enfants (succès d’Acadomia…) et les milieux qui ont un patrimoine intellectuel (enseignants….) compensent les lacunes du système à la maison…Mais les autres…Or je suis pour une école de la réussite pour tous et même à 10 par classes l’exercice par exemple de dissertation de philosophie en terminale technologique et bien trop ambitieux et projectif (les enseignants passent la même épreuve au capes et à l’agrégation).Ce formalisme fait que l’on a vidé l’éducation de toute sa force d’innovation et que l’objectif de nombreux professeurs est de reproduire le modèle d’apprentissage auquel il ont été confronté étant élève et ils jugent tout à l’aune de cette expérience en parfaite rupture avec les évolution sociétales.On peut évaluer la pertinence d’un raisonnement de mille façon … Faisons preuve de créativité !
      D’autant plus que les élèves possèdent de nombreuses compétences qui ne sont pas évaluées dans l’éducation.
      Apprendre à apprendre certes mais cela doit se faire dans le cadre d’une aide individualisée (en effet chaque élève à sa schéma mental propre et j’ai constaté des différences très importantes dans la manière de mémoriser entre un élève visuel,un auditif…)et là la réforme des lycées offre des pistes de réflexion qu’aucun syndicat n’avait osé avancer. L’éducation ne se résume pas à la seule question des moyens, nous devons d’abord réfléchir sur le sens de l’Ecole à l’heure de la mondialisation et de la culture du numérique.La pensée est profondément affectée par cette mutation quasiment anthropologique et nous ne devrions pas en tenir compte dans l’éducation.Plutôt que de voir cette transformation sous l’angle de la perte (le niveau d’orthographe des élèves…et des profs…) ne peut-on pas y voir une opportunité de refondre notre école autour de nouveaux savoirs ,savoirs faire comme l’ont fait les pères de la pédagogies Ferdinand Buisson au XIX.Relisez ces penseurs et voyez la richesse de leur questionnement dans le contexte du XIX,des révolutions industrielles et d’une première massification de l’enseignement. Les syndicats et beaucoup d’enseignants dans une attitude puérile s’opposent mais n’élaborent aucune proposition et ne veulent surtout pas le faire car ils sont dans une posture de pureté dangereuse ,refusant tout compromis. Ainsi il n’est pas étonnant qu’ils s’exposent à la vindicte publique et aux stratégies hasardeuses du ministre Darcos…

      • vinz13
        vinz13 répond à deathinjune
        moine thélonieux
        • Posté à 20h40 le 20/11/2008
        • Internaute 37135
          moine thélonieux

        Il na fallait pas lire « Moi je suis pas d’accord. Je suis fils d’enseignant et le système a très bien fonctionné pour moi. »
        Mais « ah mince fallait pas le dire » et aussi le passage ou je fait mon autocritique et me présente comme membre des classes culturelles dominantes

         
        • ART-CHICON
          ART-CHICON répond à vinz13
          • Posté à 21h05 le 20/11/2008
          • Internaute 38303

          Et oui ! Faut pas s’arrêter à la première phrase de la copie !
          Il a raison d’ironiser.... Le système est à double tranchant. Que faire ? Abaisser les niveaux, démocratiser l’école publique à minima comme aux USA et favoriser l’école privée, payante pour les plus riches qui veulent faire de longues études ?
          Les fondamentaux comme dit Darcos, bien , et le reste satellisé, voire payant en dehors de l’école ? çà en prend déjà le chemin en ce qui concerne les disciplines artistiques au collège.

          • Désillusionné
            Désillusionné répond à ART-CHICON
            Génération précaire
            • Posté à 22h27 le 20/11/2008
            • Internaute 59407
              Génération précaire

            Je dirais qu’il faudrait enseigner un peu de psychologie éducative, de l’enfant et de l’adolescent aux parents d’élèves. (et aux prof aussi, mais bon... allez imposer quoi que ce soit à un prof : /)

            Je ne pense pas prendre les parents d’élèves de haut en disant ça car j’en connais quelques uns qui me l’ont demandé quand j’étais prof, et ai réparé un bon nombre de liens cassés entre parents et enfants dû à cette méconnaissance.
            Un exemple, très répandu, les parents qui veulent « faire quelque chose “ de leur enfant et pour ce faire passent leur temps à ne montrer que leurs erreurs. La pédagogie par l’échec qu’on appelle ça je crois.(mais j’ai un gros doute : D)
            Ou alors les matraquer avec des : ‘Si tu ne fait rien tu n’arrivera jamais à rien’ (tu n’arrivera à rien, tu n’arrivera à rien, tu n’arrivera à rien fait l’écho dans leurs têtes)

          • Désillusionné
            Désillusionné répond à ART-CHICON
            Génération précaire
            • Posté à 22h28 le 20/11/2008
            • Internaute 59407
              Génération précaire

            Je dirais qu’il faudrait enseigner un peu de psychologie éducative, de l’enfant et de l’adolescent aux parents d’élèves. (et aux prof aussi, mais bon... allez imposer quoi que ce soit à un prof : /)

            Je ne pense pas prendre les parents d’élèves de haut en disant ça car j’en connais quelques uns qui me l’ont demandé quand j’étais prof, et ai réparé un bon nombre de liens cassés entre parents et enfants dû à cette méconnaissance.
            Un exemple, très répandu, les parents qui veulent « faire quelque chose “ de leur enfant et pour ce faire passent leur temps à ne montrer que leurs erreurs. La pédagogie par l’échec qu’on appelle ça je crois.(mais j’ai un gros doute : D)
            Ou alors les matraquer avec des : ‘Si tu ne fait rien tu n’arrivera jamais à rien’ (tu n’arrivera à rien, tu n’arrivera à rien, tu n’arrivera à rien fait l’écho dans leurs têtes)

        4 autres commentaires
      • ramassis
        ramassis répond à deathinjune
        (ch'tite racaille)
        • Posté à 21h06 le 20/11/2008
        • Internaute 53313
          (ch'tite racaille)

        « nous devons d’abord réfléchir sur le sens de l’Ecole à l’heure de la mondialisation “

        C’est tout réfléchi : ils ont décidé de se concentrer sur ce qu’ils jugent essentiel, abandonner ce qu’ils jugent ‘futile’ : les options et autres enseignements non nobles.

        Tout concentrer sur ce qui est évalué dans les enquêtes internationales ; sur ce qui fera des élèves de bons petits salariés, spécialisés.

        Au global, beaucoup de moins : faut l’avouer.

      • jyeden
        jyeden répond à deathinjune
        khmer vert ( age des caverne, (...)
        • Posté à 21h13 le 20/11/2008
        • Internaute 20631
          khmer vert ( age des caverne, (...)

        quand tu dis :
        la dissertation de philosophie pour des terminales techno c’est trop ambitieux ; quel mépris pour les élèves ! ! !
        que voudrais tu ? qu’on forme des techniciens qui n’auront jamais eu d’approches de la philosophie dans leur vie ?
        l’ecole à l’heure de la mondialisation dis tu ?
        quelle fumisterie ! est ce que tu vois ce qui se passe en ce moment ? est qu’on a besoin d’un nivellement de l’instuction entre les nations, à un moment donné ou la mondialisation a (peut etre) montré ses limites

         
        • vinz13
          vinz13 répond à jyeden
          moine thélonieux
          • Posté à 09h56 le 21/11/2008
          • Internaute 37135
            moine thélonieux

          Tu as raison. Il y’a deux genre de crétin dans l’éducation nationale : ceux qui croient que l’école ne sert qu’à former des travailleurs (les utilitaristes), et ceux qui croient qu’elle ne sert qu’a former des citoyens éclairés(les humanistes orthodoxes).

        • Au sud de nul part-
          Au sud de nul part- répond à jyeden
          Situation
          • Posté à 12h23 le 21/11/2008
          • Internaute 57434
            Situation

          Bonjour.

          Vous ignorez tout de cette discipline -la philosophie- pour ne pas vouloir comprendre le propos de ce professeur.
          Savez vous seulement que la moyenne générale, en philosophie, depuis 20 ans, est de 8/20 ?
          Le problème n’est pas le mépris, mais la manière d’enseigner. Et des exigences délirantes. L’enseignement de la philososphie est une catastrophe, et c’est loin d’être nouveau.
          Vous croyez peut-être que la philosophie équivaut à un vague débat sociétal ?

          A.S.D.N.P

          • vinz13
            vinz13 répond à Au sud de nul part-
            moine thélonieux
            • Posté à 13h06 le 21/11/2008
            • Internaute 37135
              moine thélonieux

            Non. J’ai passé suffisamment de temps à le dire à mes camarades de terminales qui comprenaient pas leurs notes...
            Mais la dissert n’est pas le seul sujet possible au bac.

            • Au sud de nul part-
              Au sud de nul part- répond à vinz13
              Situation
              • Posté à 17h59 le 21/11/2008
              • Internaute 57434
                Situation

              Bonjour vintz 13. Merci pour votre réponse.

              Vous bottez en touche :

              « Mais la dissert n’est pas le seul sujet possible au bac. »

              La dissertation, en philosophie, ne peut pas être conçue comme un exercice indépendant de la pratique soutenue du commentaire de texte.
              Les deux exercices sont les deux faces de la même médaille, si je puis dire. Bien mieux : c’est par l’entrainement au commentaire de texte qu’il est possible de commencer en philosophie à pouvoir construire des dissertations. Le commentaire est comme la pratique différée de la dissertation à venir.
              Or, les élèves des filières téchnologiques se retrouvent doublement floués : ils n’ont pas les moyens (divers et variés...) de travailler des textes suffisamment pour s’améliorer en dissertation. Et ils récoltent des notes qui prétendent juger de la valeur de leur esprit ! Rien que ça !

              Le problème majeur de l’enseignement en philosophie est que cette discipline n’a pas été introduite comme une discipline à part entière.
              Le débat qui consiste à demander que les filières techniques aient le même droit à la « philosophie » que les filières dites générales est absurde. Les élèves de lettres sont tout aussi « mauvais » (en majorité) en philosophie, car c’est depuis la sixième que la philosophie devrait être enseigné, de manière progressive et adaptée, et non comme une discipline « reine » qui viendrait achever le brillant parcours d’une élite en terminale.
              L’ecole est demeuré empêtrée dans ce schéma provenant du début du XX ème siècle.
              Cette situation dessert et la philosophie, et son enseignement, fut-il réduit à n’être qu’une matière comme une autre (enseigne-t-on les mathématiques, dès le CP, aux élèves, en vue d’en faire tous des mathématiciens chevronnés ? ...). La mathématique ne signifie d’ailleurs pas ce que l’on croit entendre habituellement....

              Il est grotesque de demander l’impossible à des élèves au nom d’une soi-disant capacité à penser par soi-même. Penser par soi même exige un apprentissage long, en philosophie comme en histoire.

              Ceci dit, je ne crois pas que vous doutiez -a priori- de que j’avance.
              En revanche, je trouve consternant l’incapacité à comprendre, sur ce fil, qu’il faut des conditions de possibilités pour qu’un apprentissage soit efficace.
              On attaque un professeur en fonction de sa position politique (supposée) et le fond de son article, on s’en fout.

              Il ne s’agit pas de déterminer si certaines élèves ont le droit ou non à la philosophie -pure position binaire- mais de savoir comment on enseigne, et si certains savoirs et certaines exercices sont l’apha et l’oméga permettant que puisse être estimé la présence ou non de l’intelligence chez un jeune élève.

              La sacro sainte dissertation est un exercice qui n’a jamais été pratiqué par la majeure partie des grands philosophes inscrits aux programme de philosophie.

              Apprendre à penser ou à écrire en pensant ne réclame pas que l’on rende absolu un exercice quant celui-ci devient en fait l’étalon de mesure pour juger de la valeur d’une intelligence d’un humain en devenir alors que celle-ci exerce aussi ses capacités cognitives dans de nombreuses autres pratiques.

              Avec le plaisir d’en discuter, éventuellement, si vous le souhaitez.

              A bientôt, virz 13
              Bonne soirée.

              • vinz13
                vinz13 répond à Au sud de nul part-
                moine thélonieux
                • Posté à 19h44 le 21/11/2008
                • Internaute 37135
                  moine thélonieux

                Alors franchement ce serai avec un plaisir non feint à l’Est d’Eden, pardon au Nord de r.. pardon au Sud de nul part. Mais là avec ce fil qui s’effiloche ca risque de devenir compliqué ; -)

        5 autres commentaires
      • nemo3637
        nemo3637 répond à deathinjune
        Déchoukeur
        • Posté à 21h53 le 20/11/2008
        • Internaute 44521
          Déchoukeur

        « Relisez ces penseurs et voyez la richesse de leur questionnement dans le contexte du XIX,des révolutions industrielles et d’une première massification de l’enseignement. Les syndicats et beaucoup d’enseignants dans une attitude puérile s’opposent mais n’élaborent aucune proposition et ne veulent surtout pas le faire car ils sont dans une posture de pureté dangereuse ,refusant tout compromis. »

        Justement. Relisons un peu cela. l’Education n’a pas toujours été en France l’apanage de l’Etat ou des églises. Le syndicalisme, à l’origine, avait la prétention de créer, à travers les Bourses du Travail, son propre système d’éducation en direction des classes défavorisées. De grands pédagogues sont alors intervenus comme Robin, qui se démarquaient et du secteur publique (l’Etat) et de l’enseignement privé.
        Mais ne développons pas plus ici.
        D’accord sur le corporatisme et la vision sclérosante des syndicats institutionnels.
        Mais surtout ce que vous ne voyez pas c’est la manipulation du gouvernement pour nous faire avaler toutes sortes de couleuvres. La vérité, comme le disait Luc Ferry c’est que le Ministère doit faire des économies. Alors, entre nous, appelons un chat un chat : il faut gérer la misère. Vaille que vaille on doit s’en accomoder n’est-ce pas, mais dire que c’est là un chance, c’est vraiment faire montre, au mieux, d’une grande naïveté.

      • langue-rouge
        langue-rouge répond à deathinjune
        travailleur social
        • Posté à 23h06 le 20/11/2008
        • Internaute 50270
          travailleur social

        Une chose est sûre, entre les professeurs et Darcos, vous avez choisi.
        Et d’une certaine manière, vous êtes en plein dans la logique disciplinaire que vous reprochez à vos chers collègues, puisque vous semblez convaincu qu’une amélioration de l’enseignement peut passer par la contrainte et l’autoritarisme d’un ministère sur le corps professoral.

        Le mépris pour vos collègues qui suinte entre les lignes, le mépris pour ceux et celles qui même en faisant plus ou moins bien leur métier sont en première ligne devant la dégradation des conditions de vie, la ghettoïsation des quartiers et donc des écoles, décrédibilise vos remarques qui sur certains points peuvent être fondées par ailleurs.

        Oui le système scolaire français produit des inégalités, oui l’enseignement doit être réformé mais les profs et les syndicats en sont conscients quoi que vous en pensiez.
        Certains dans leur coin s’y essayent, d’autres tentent d’ébaucher des pistes dans les syndicats (et oui !), mais le temps passé à encaisser les coups des ministères successifs qui s’entêtent à pondre des réformes sans demander leur avis aux professeurs, est du temps et de l’énergie pris sur la recherche collective de solutions pédagogiques alternatives.

        Les réformes pour être efficaces ne peuvent pas se faire contre et sans le corps professoral et ne peuvent pas se faire non plus au prix de la dégradation des conditions de travail des professeurs.

        Croire cela, que vous le vouliez ou non, opposer les 2, et faire des professeurs les boucs émissaires d’une crise de la société et de l’école, c’est être de droite.
        Et c’est aussi avoir dans la tête des rêves concentrationnaires de profs aux ordres d’un ministère ou des idées « brillantes » du dernier petit « génie » en vogue dans les hautes sphères.

        Vous devez d’ailleurs avoir une assez haute idée de vous même et une assez piètre idée de vos collègues pour écrire ce que vous écrivez.

        Vous avez pensé à postuler au ministère de l’éducation nationale pour faire partager vos lumières ?

        Ah oui, j’oubliais, je ne suis pas prof, je suis un travailleur précaire et ma fille va bientôt rentrer en maternelle, dans une école d’un quartier populaire où ils sont plus de 25 par classes.
        Alors, oui, je suis de tout coeur avec les grévistes car ils se battent aussi pour ma fille.

      • marie 75
        marie 75 répond à deathinjune
        • Posté à 11h23 le 22/11/2008
        • Internaute 3563

        relire les « héritiers » ou les étudiants et la culture de Bourdieu et Passeron...
        Ca date ... mais maintenant c’est devenu pire ! ! !

        Par contre, non-grèviste et fier de lui ! ! !
        Ca ne me touche pas !
        Refrain connu...

      • sûrderien
        sûrderien répond à deathinjune
        paresseux
        • Posté à 12h43 le 23/11/2008
        • Internaute 35914
          paresseux

        deathinjune

        analyse très pertinente

    • m a i a
      m a i a répond à vinz13
      aquoiboniste
      • Posté à 21h29 le 20/11/2008
      • Internaute 9081
        aquoiboniste

      Arf je suis fille d’enseignants et j’ai carrément raté ma vie : je suis dans l’éduc nat.

    • dzan
      dzan répond à vinz13
      • Posté à 17h37 le 21/11/2008
      • Internaute 26357

      @vinz
      Z’ été pas prauf de Franssé tes parants ?

      C’est pour de rire ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

  • Winston Montag
    • Posté à 20h22 le 20/11/2008
    • Internaute 53372
      scribe

    Trop de présence des syndicats ! C’est très drôle.
    Darcos dit la même chose... les enseignants qui changent les couches etc...
    il est vrai que nous avons face à nous un gouvernement et un ministère qui jouent la carte de la discussion ! On croit rêver...
    Ce qui est à l’oeuvre est la destruction pure et simple de l’école publique, des services publics, de la notion de solidarité. Tout le reste n’est que poltronnerie, hypocrisie et fadaises.
    Dieu vomit les tièdes.

    Lien

    • deathinjune
      deathinjune répond à Winston Montag
      Auteur(e) de l'article Professeur
      • Posté à 21h04 le 20/11/2008
      • Expert 44331
        Professeur

      Winston Montag | scribe « Dieu vomit les tièdes. »

      J’ai essayé d’argumenter... Vous avez effectivement vomi... Monsieur Dieu

      Sinon je ne pense pas que vous avez le monopole de la défense du service public et je respecte ceux qui ont fait grève aujourd’hui.Mais j’observe qu’ à l’image des AG beaucoup de personne de votre espèce parlent de tolérance mais n’acceptent pas l’expression d’une pensée différente même si elle est étayée...

      • léo solo
        léo solo répond à deathinjune
        • Posté à 13h46 le 21/11/2008
        • Internaute 2483

        Un autre avantage de ne pas faire grève est le suivant.

        « On profite des avancées sans avoir eu a payer de sa personne »

        Ainsi dans l’histoire du mouvement social et du mouvement ouvrier nombreux sont ceux qui ont pu profiter du combat des autres.

      • marie 75
        marie 75 répond à deathinjune
        • Posté à 11h26 le 22/11/2008
        • Internaute 3563

        Nous supportons Sarko L’UMP et toute son équipe ... et leurs pensées étayées.
        La France en crève !
        Mais ...
        Merci d’avoir participé !
        Vous avez 3 ans devant vous pour continuer à casser l’éducation nationale...
        Heureux ?

         
        • brnr
          brnr répond à marie 75
          __
          • Posté à 01h09 le 26/11/2008
          • Internaute 59447
            __

          malheureusement le PS n’aurait pas fait mieux il suffit de se référer à des videos sur les dernières élections présidentielles ou Royale parle de l’éducation ou à ce qu’elle a écrit dans le bulletin officiel de l’education nationale alors qu’elles était ministre de la famille et de la petite enfance, ou encore de la commission sénatoriale (et des sénateurs PS comme UMP) qui a entendu Darcos sur ses projets (tout cela est trouvable sur le net)
          Le front national aurait été pire, l’extrême gauche n’a sorti aucun sujet concret intéressant.
          On peut en conclure que tous sont main dans la main pour détruire l’Education. Les pouvoirs n’ont pas besoin de citoyens éclairés, seul le Peuple y a intérêt. C’est au Peuple d’agir.

        1 autres commentaires
    • C. Creseveur
      C. Creseveur répond à Winston Montag
      D'actualité, de dessin surtout
      • Posté à 07h11 le 21/11/2008
      • Internaute 7715
        D'actualité, de dessin surtout

      Votre réaction est stupide. Les remarques de Deathinjune sont pertinentes. Ce n’est pas parce que la grève d’hier était importante et juste, que devez balayer aussi péremptoirement des remarques utiles.
      Ici on n’est pas dans une AG.

      • Au sud de nul part-
        Au sud de nul part- répond à C. Creseveur
        Situation
        • Posté à 12h48 le 21/11/2008
        • Internaute 57434
          Situation

        Bonjour C.Creseveur.

        Franchement, l’article développe une réflexion à laquelle vous ne répondez rien. L’exemple de la dissertation en philosophie est pertinent.

        A.S.D.N.P

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