Tribune 20/11/2008 à 15h35

Uniross, une PME torpillée par ses banquiers

Claude Rochet | Professeur de sciences de gestion



’Philips AA & C batteries’ (Osde8info/Flickr).


Qu’est-ce qu’être un entrepreneur innovant par ces temps troublés ? Au-delà des discours, un simple cas suffit à nous rappeler la réalité. Uniross était une société anglaise fabriquant des piles rechargeables, domiciliée dans un paradis fiscal, Jersey. En 2001, elle est rachetée par ses cadres, devient française, crée des emplois et paye des impôts en France.

Sous le leadership d’un jeune entrepreneur, elle décide de quitter son modèle d’affaire de rentier faisant fabriquer des piles en Chine vendues sur les cinq continents, pour se lancer dans la conception de systèmes complexes de gestion de l’énergie électrique : en plein dans les objectifs du développement durable du tonitruant Grenelle de l’environnement.

Un système de gestion de l’énergie


Quelques détails techniques pour bien comprendre l’enjeu : une pile classique repose sur des principes électrochimiques assez simples. Un système de gestion de l’énergie est complexe : mariage d’électrochimie et d’électronique qui permet d’optimiser la charge et la décharge. Un système de gestion de l’énergie domestique pourrait ainsi optimiser le stockage du courant d’un foyer en définissant le profil d’usage des appareils : puissance, fréquence, horaires… et effacer les consommations de pointe qui sont les plus coûteuses pour le foyer, pour la production et donc pour l’environnement. Il ne s’agit pas seulement d’un système technique mais d’une plate-forme globale de gestion, un peu comme un ordinateur est le centre de gestion d’un ensemble d’appareils de tierce partie (téléphones, accessoires de bureau, réseaux…). Il s’agit donc d’une technologie critique : la maîtrise d’une plate-forme de gestion de l’énergie, ce qui est autre chose que l’assemblage des piles qui est une économie de main-d’œuvre.

D’une entreprise de main-d’œuvre, elle devient une entreprise innovante maîtrisant des technologies critiques. Pour preuve, le Comité à l’énergie atomique (CEA Liten) -qui fait de la recherche dans les nouvelles technologies de gestion de l’énergie à faible émission de gaz à effets de serre- lui propose une société conjointe pour industrialiser sa recherche en ce domaine.

Des barrages de toutes parts

Nous avons a priori tous les éléments d’une « success story ». Las ! Notre entrepreneur ne va pas tarder à sa voir ce qu’il en coûte de vouloir quitter la rente pour l’innovation :

  • Barrage de la grande distribution : les piles jetables sont les seules à être proposées largement au consommateur dans les « têtes de gondoles ». Trouver des piles rechargeables relève du parcours d’obstacles, confinées dans un hypothétique coin bricolage.
  • Barrage des banques, ensuite, qui n’ont que faire de financer une PME pour quelques centaines de milliers d’euros dans les technologies critiques quand on peut gagner des milliards au casino mondial de la finance. D’autant plus que Christophe Gurtner, patron de l’entreprise n’appartient pas aux cercles de « l’establishment » et n’est pas le « copain » d’hommes politiques puissants.


Sommé de rentrer dans le rang, l’entrepreneur n’en fait rien et prend son bâton de pèlerin. Avec l’appui de scientifiques qui reconnaissent la validité de son projet, il rencontre administrations, cabinets ministériels et quelques personnalités politiques. Le CEA Liten réaffirme son soutien au projet.

Précipitée à la faillite

Deux camps se forment : ceux qui soutiennent le projet industriel, et les banquiers, qui n’y vont pas de mainmorte. Profitant d’un besoin en fond de roulement accru par la hausse du nickel, ils décident de lui couper toutes ses lignes de crédit. Des centaines de milliers d’euros à rembourser sous soixante jours, sous peine de liquidation judiciaire ! L’entrepreneur vide ses économies, hypothèque ses biens, finance la continuation d’exploitation.

Vexées que notre entrepreneur ne se soit pas plié à leur oukase, les banques font courir le bruit qu’il serait incompétent et corrompu. C’est à la fois une excuse mais aussi un moyen de faire sauter le dirigeant et de mettre la main sur l’entreprise qui intéresse son concurrent chinois, bien plus gros, GP Batteries. Les fabricants de piles jetables sont des clients autrement plus importants pour nos banquiers peu réceptifs à la notion de « patriotisme économique ».

Une affaire d’Etat

L’affaire Uniross devient une affaire d’Etat et, selon nos informations, divise en haut lieu selon que l’on penche du côté des banquiers ou que, la crise aidant, on redécouvre qu’un peu de politique industrielle ne ferait pas de mal et que le développement durable, loin des lamentations d’écolos, est un enjeu industriel stratégique.

Le 1er décembre 2008, le Tribunal de commerce de Meaux devra se prononcer sur l’avenir de cette entreprise, jusqu’alors florissante et prometteuse, mise au régime sec par les banquiers. Tout cela sur fond de ballet d’ombres entre tribunal de commerce, banquier revanchard et fonds d’investissement français qui semblent plus empressés de racheter l’entreprise pour un euro pour le compte… de son concurrent chinois GP Batteries !

Les enquêtes en cours feront la lumière sur ces hypothétiques malveillances, mais en attendant ? Une chose est sûre, les 340 milliards d’euros donnés en garantie aux banques par l’Etat ne vont pas aux PME.

Le président Obama a déclaré sans ambages qu’on ne refinance pas des joueurs de casino pour faire de la politique industrielle, mais qu’on leur interdit de jouer. Qu’attend-t-on en France pour suivre ces sages conseils ?

Photo : ’Philips AA & C batteries’ (Osde8info/Flickr).

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  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 18h13 le 20/11/2008
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    les banquiers deviennent fous ?
    cela rappelle les anti-corps qui se trompent de cible et qui tuent le corps qu’ils sont censés protéger, dans lequel il vivent, et dont ils font parti intégrante.

    un suicide, une politique de la terre brulée ?

  • arpenteur
    arpenteur
    retraite
    • Posté à 16h03 le 20/11/2008
    • Internaute 58190
      retraite

    Si les banquiers font couler les entreprises, ils mettrons la clé sous le paillasson peut après.

  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 16h04 le 20/11/2008
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    Wouah ! J’entends déjà les arguments des banquiers : pas de « business plan », l’étude de marché était inadéquate (voire inexistante) puisque la grande distribution ne voulait pas de ces produits, etc. Tout « justifiait » donc qu’on se débarrasse de l’importun M. Gurtner pour transférer les actifs de son entreprise à son gros concurrent chinois.

    Pour l’Etat, l’argument en défense est tout trouvé : il n’appartient pas au gouvernement de s’immiscer dans la politique industrielle et commerciale des entreprises, etc. Ce serait une atteinte au marché libre ! (Nonobstant les annonces de soutien aux PME industrielles faites par Sarkozy soi-même...)

    On aurait bien besoin d’un donneur d’alerte révélant – par delà le présent article, que je trouve excellent – de l’intérieur les manigances du/des banquiers et du/des fonds d’investissement français coupables d’avoir laissé choir un chef d’entreprise méritant.

    Je serais curieux d’entendre les arguments qui seront développés devant le tribunal de commerce de Meaux.

    • Jaycib
      Jaycib répond à Jaycib
      Désagrégé de l'Université
      • Posté à 16h14 le 20/11/2008
      • Internaute 37053
        Désagrégé de l'Université

      Il y a une chose que je ne comprends pas : le site d’Uniross indique parmi les distributeurs des batteries rechargeables en question : Auchan, Bricorama, Leclerc, Darty, etc.

      Y aurait-il eu un problème au niveau des prix proposés ?

      • dulconte
        dulconte répond à Jaycib
        Mordu par un fachogarou
        • Posté à 12h07 le 21/11/2008
        • Internaute 250
          Mordu par un fachogarou

        possible les piles rechargeable ce n’est pas bon marché.
        Mais si tu relis l’article, il est bien dit qu’ils vendent aux grandes surfaces mais que leurs produits sont bien loin des têtes de gondoles où l’on trouve les piles classique.

         
        • Claude Rochet
          Claude Rochet répond à dulconte
          Auteur(e) de l'article Professeur de sciences de (...)
          • Posté à 04h47 le 22/11/2008
          • Expert 59338
            Professeur de sciences de (...)

          Les piles jetables sont situées près des caisses et en têtes de gondole. Ce réseau est contrôlé par les grands distributeurs comme Procter & Gamble qui ont suffisamment de poids pour dissuader les grandes surfaces d’en faire de même avec les batteries rechargeables.

        1 autres commentaires
  • Eric citoyen
    Eric citoyen
    « Casse ta tv » c'est ta seule (...)
    • Posté à 16h25 le 20/11/2008
    • Internaute 5352
      « Casse ta tv » c'est ta seule (...)

    Bonjour

    Les banquiers coulent l’économie, les entreprises mais aussi les particuliers ! !

    Lien

    Si nous ne disons rien ... ils continueront !

    Prenons nos responsabilités.

    Bésitos

    Eric

    Lien

  • yoye-2000
    yoye-2000
    se leve tard et travaille mou
    • Posté à 16h46 le 20/11/2008
    • Internaute 48274
      se leve tard et travaille mou

    j’ai peut être besoin d’explication, mais c’est quoi les banquiers, ici ? on en parle comme d’une masse informe et globalement malfaisante (comme pas expl « lémédia »)... c’est qui au juste, donc lébanque, ici ? s’il a vraiment tapé à ttes les portes, c’est peut être aussi que le projet n’est pas super viable, non ?
    je néglige pas non plus l’hypothèse où les banquiers sont de gros abrutis à courte vue, on se rassure
    C’est juste que là, j’ai un peu l’impression qu’on me raconte une histoire avec le gentil entrepreneur et la méchante banque et... ben, ca ne satisfait pas pleinement...

    Lien

    • claude11
      claude11 répond à yoye-2000
      • Posté à 04h53 le 22/11/2008
      • Internaute 40569

      C’est tout simplement qu’en l’état actuel du dossier on ne peut pas publiquement citer nominalement les acteurs de cette affaire.

  • Homer555
    • Posté à 16h57 le 20/11/2008
    • Internaute 45141

    Il m’est venu une idée.

    Vous connaissez mymajorcompany ? C’est un site qui permet aux artistes de se passer de producteur.
    Le principe est ainsi.
    - Un artiste qui ne peut pas avoir ou ne veut pas de producteur s’inscris sur le site.
    - Il y présente son travail.
    - Les internautes peuvent écouter son travail et, si ils croient en lui peuvent donner entre 10€ et 1000€ pour le lancer.
    - Une fois atteint la somme nécessaire (70 000€ dans ce cas), l’artiste est lancé. Grégoire maintenant connu est issu de se système. Naturellement, il y a intéressement, 30% des bénéfices vont aux internautes qui « y ont cru » mais ils n’ont aucun droit de modifier les textes/les envies/la carrière de l’artiste comme un producteur. il y a un peu de confiance à avoir mais le site guide l’artiste pour ses débuts.

    L’avantage de se système c’est qu’il n’est le valet d’aucun lobby, juste le miroir de se que veux la masse.

    Ce système me parait facilement transposable à l’investissement en entreprise. Un entrepreneur propose un projet avec ses tenants et aboutissants. Si les internautes y croient, ils peuvent participer au capital de départ et se passer des freins des lobbys et des frilosités des banques. L’équipe du site s’occupant de guider l’entrepreneur une fois le capital atteint.

    Malheureusement, je n’ai ni les compétences en création de site ni celle en création d’entreprise qu’il faudrait...

    • yoye-2000
      yoye-2000 répond à Homer555
      se leve tard et travaille mou
      • Posté à 18h29 le 20/11/2008
      • Internaute 48274
        se leve tard et travaille mou

      Pas con du tout, ça ! Et c’est pas si souvent que ça qu’il y a de bonnes idées !
      (en tt cas en théorie, c’en est une, de bonne idée)
      en pratique j’imagine qu’il y a des tas de complications et de difficultés déontologiques... mais faudrait y penser. il y a qqn de compétent dans la rue ?
      parce que moi...euh...

      Lien

    • richy
      richy répond à Homer555
      • Posté à 12h49 le 21/11/2008
      • Internaute 38388

      au final, ON fait le banquier ou ON prend des part (actions) dans un concept !

    • Les Chats
      Les Chats répond à Homer555
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 15h23 le 21/11/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Lamentable ! En France on casse toutes les bonnes volontés.

      Et pourquoi ne changerait-il pas de banque, une banque solidaire et éthique comme la NEF ? - ► Lien
      Si ce n’est pas possible pour l’instant il aurait intérêt à le faire à l’avenir.

      Et pourquoi ne pas lancer une pétition ou une participation financière ?
      Et pourquoi l’auteur de l’article ne répond pas aux riverains ?
      Ils sont au courant chez UNIROSS de la parution de cet article ?

      Lien

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 16h58 le 20/11/2008
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Et voilà, pour une fois qu’un gars avait une bonne idée, il se fait torpiller. Comme d’habitude...

    Et quand on regarde la revue de presse du magazine Que Choisir disponible sur leur site, non seulement on comprend leur fierté, vu qu’ils foutent la pilée (ha ha) à tous leurs concurrents (dont des grosses sociétés bien connues et plusieurs MDD), mais on comprend aussi que ces concurrents en question ne doivent pas trop être mécontent de sa disparition... et peut être pas si innocent que ça là dedans.

    Enfin s’ils sont doués et bien avancés dans le recherche sur les système de gestion d’énergie, il y a de fortes chances que Schneider se repaisse de leur cadavre...

    Encore une autre raison qui renforce ma volonté de ne pas être patron : D

    • Les Chats
      Les Chats répond à Keldan
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 15h28 le 21/11/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      En France il faut avoir la bonne couleur, la bonne famille, le bon portefeuille, les bons amis pour réussir.

      Quand je vous dis que ce pays est sclérosé.

  • talfred
    talfred
    economiste
    • Posté à 17h29 le 20/11/2008
    • Internaute 59369
      economiste

    Triste manifestation d’une société à la dérive... En plein contexte de guerre économique, on se dirige droit vers une totale dépénalisation des affaires financières. D’après certaines sources sur internet, un fonds d’investissement à la réputation sulfureuse appuierait la campagne de désinformation à l’encontre de Christophe Gurtner.

    J’espère que l’Etat ne se contentera pas d’instaurer un fonds compensatoire, mais qu’il prendra l’initiative d’exiger de ces banques et de ces fonds « fripouilles » des explications circonstanciées, lorsque la souveraineté et l’indépendance technologique seront menacées.

    Le pedigree de certains protagonistes de l’affaire laisse à désirer. Rien d’étonnant à ce que l’asiatique GP Batteries cherche à y planter les crocs, tandis qu’il est menacé par Uniross sur son propre marché régional.

    A la lumière de ces faits, il faudrait renforcer la pénalisation des affaires financières. Mais il faudrait de surcroît pouvoir invoquer une responsabilité civile des banques dans les cas analogues.

    J’ose espérer que le Tribunal de commerce, réputé se trouver au dessus de tout soupçon, nous prouvera que la justice constitue encore un rempart contre la malveillance.

    J’ai constitué un petit dossier sur Uniross, pour ceux qui voudraient en savoir plus :
    Lien

  • TARPON
    • Posté à 17h30 le 20/11/2008
    • Internaute 27263

    La société a été placée sous sauvegarde lundi 20 octobre par le tribunal de commerce de Meaux, a-t-elle précisé dans un communiqué. Cette mesure l’autorise à poursuivre son activité tout en gelant ses dettes pendant six mois.Alors ,si vous nous en disiez plus sur cette audience du 1er Decembre ?

  • manu.lille
    manu.lille
    Ecolo chef d'entreprise
    • Posté à 18h34 le 20/11/2008
    • Internaute 39165
      Ecolo chef d'entreprise

    Bonjour,
    j’ai créé il y a un peu plus de 2 ans une société de négoce de matériaux de construction « verts » dans une zone qui n’en comportait pas.
    Ayant des besoin de financement assez faibles, mais quand même supérieurs à mes fonds personnels, je suis allé rencontrer une banque qui communique, et qui communiquait, sur ses prêts spéciaux « construction écologique », « écomatériaux » ... personnellement, j’étais déjà client de cette banque.
    Je me suis fait jeter suite à cette brève discussion : « 
    - vous avez étudié vos concurrents ?
    - oui, voici quelques chiffres d’évolution du CA et du nombre de salariés
    - mais il n’y a pas d’entreprises de la région ?
    - pour l’instant je n’aurais pas de concurrence proche
    - mais si personne n’est installé c’est parce qu’il n’y a pas de marché. Dans ce cas vous devez comprendre qui si vous n’apportez pas en capital 3/4 de la somme que vous souhaitez emprunter je ne pourrais rien faire en commission.
    - j’aurais 30000 euros (je demandais 40 à 50 000 euros) je ne serais pas en train de chercher un financement complémentaire à Oséo...
    L’entretien c’est arrêté là.
    Je suis aller voir un autre banquier, qui connaissait bien un associé, qui m’a mis en relation avec un organisme local prêtant aux jeunes entreprises et j’ai eu un prêt de 38 000 euros ...

    Effectivement, l’impression que j’ai eu, et que j’ai toujours, face à ces banquiers chargés des entreprises c’est qu’ils ne sont pas là pour nous aider, mais pour aider les copains et prendre du fric (mon compte bancaire me coûte, au moins, 50 € / mois).

    A part ça tout va bien :)
    cdlt

  • zphilou
    • Posté à 19h59 le 20/11/2008
    • Internaute 23395

    Pffftttttt...Que dire... ! ! ? ? ?

    1) Absolument scandaleux....

    2) Déjà bien estampillés pour leur aptitude à contourner les règlements nationaux et internationaux, les banques virent désormais au torpillage sans juste mesure... ! ! !

    3) Non contents d’emmouiser le clanpin lambda qui peine à finir le mois, voici que ces pirahnias de la finance précipite les pmi-pme dans le merdier.. ! ! !

    4) Z’ont intérêt à s’assurer un max, car çà fleure l’élévage de braqueurs à tout va et autres Spaghiarri tout celà..... ! ! !

    Salutations......garanties sans agios... ! ! !

  • rhadamante
    rhadamante
    financier
    • Posté à 00h42 le 21/11/2008
    • Internaute 59441
      financier

    Dans les milieux financier le bruit circule que la banque en question serait la Société Générale. De tels agissements sont d’autant plus choquants compte tenu du récent dénouement de l’Affaire Tapie contre les « indélicatesses » du Credit Lyonnais et plus encore de l’Affaire Kerviel.

  • 123_456
    123_456
    Luxembourg
    • Posté à 09h16 le 21/11/2008
    • Internaute 59452
      Luxembourg

    Serie de liens a consulter pour approfondir ce cas d’ecole.

    *Une entreprise francaise leader en danger*
    Lien

    *Il faut sauver le soldat UNIROSS*
    Lien

    *Mobilisation en Marche pour Uniross*
    Lien

    Extra :
    Lien

    En esperant que cette entreprise pourra profiter a temps, et en primeur, des nouvelles mesures visant a supporter l’économie réelle et les vrais gens.

    Mr Sarkozy et Borloo si vous nous entendez...

    *Questions 1* :
    Auriez vous plus details sur ces banquiers et fonds destabilisant cette PME pour satisfaire leur client (ie affaiblir le concurrent et le racheter a prix bradé) ?

    *Questions 2* :
    N’est il pas possible de trouver/créer des contres offres d’achats a ce chinois et leur banquier ? Celles-Ci pourraient etre Francaises et/ou europeenes.

    • Les Chats
      Les Chats répond à 123_456
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 16h16 le 21/11/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Oups 123_456 merci ! Une partie des réponses à mes questions.

    • 123_456
      123_456 répond à 123_456
      Luxembourg
      • Posté à 11h50 le 22/11/2008
      • Internaute 59452
        Luxembourg

      Update : Lien

      + Les forums boursiers francophones

  • richy
    • Posté à 12h45 le 21/11/2008
    • Internaute 38388

    on devrais aussi comme pour beaucoup de choses en ce pays boycoter ces banques et entre autre retirer nos sous du livret A et annexes tous ensemble pour une quinzaine pour montrer notre force !

  • Thierry Seguin
    Thierry Seguin
    Journaliste spécialisé
    • Posté à 17h00 le 21/11/2008
    • Journaliste 20610
      Journaliste spécialisé

    Les banksters sont comme les autres professions qui n’ont pas de contre pouvoir en face. Les hommes ont parfois besoin qu’on leur rappelle leurs 4 vérités. L’état est de plus en plus impotent et corrompu. L’énarchie est aux manettes : la plupart de ces gens ne savent pas ce que c’est que gagner un franc... L’Etat creuse la dette et ne joue plus son rôle depuis longtemps.
    - Pour parachever la décentralisation couteuse avec ses nababs locaux qui prolifèrent, réunir les communes, supprimer les sous préfectures (à quoi ça sert ? ?).
    - pour mettre au pas certaines professions qui se gobergent et qui se croient tout permis : banquiers, mais aussi des médecins, pharmaciens...
    Et comme par hasard, dans les débats citoyens de Ségo, c’était des banquiers que les gens se plaignaient le plus. Ce thème n’a pourtant pas été repris par la dame aux Caméras...