18/11/2008 à 12h49

Anne (trois amoureux) : « Le polyamour bouscule les conventions établies »

Camille | Mauvais genre

Anne, étudiante en anthropologie, 25 ans, sept ans de couple avec Thomas, dont cinq en concubinage, trois ans avec Alban, un an et demi avec Louis, témoigne de son entrée dans le polyamour :

« Depuis toute jeune, je n’ai jamais pu admettre être la propriété d’une seule personne, ni qu’une fois une relation amoureuse avec quelqu’un engagée, cela signifie que je doive changer mon ouverture aux autres personnes.

Quand j’ai rencontré Thomas, il avait une amie, j’étais également engagée. Nous avons passé un an et demi à nous voir clandestinement.

Le jour où nous avons emménagé ensemble, il était implicite que nous étions libres d’avoir d’autres relations. J’ai eu quelques “histoires de peau”, que j’ai plutôt mal vécues. J’avais presque décidé de renoncer à avoir ces aventures tant je me sentais mal à l’aise de les révéler à Thomas.

Quand j’ai rencontré Alban, Thomas m’aida à lui avouer, et me déculpabilisa. Ce qui posa les bases explicites de notre relation polyamoureuse. Il m’exprima sa joie de me voir heureuse, et me dit qu’il n’avait pas peur pour nous.

C’est à ce moment que j’ai découvert la “théorie” du polyamour. En le vivant, car il était clair que mon amour pour Alban n’entachait en rien celui si profond pour Thomas, et que même il le renforçait.

Aujourd’hui, je ne doute pas que la notion d’amour exclusif n’est qu’un reliquat des anciennes institutions sociales, étatiques et religieuses et qu’il n’a jamais été dans la nature originelle de l’homme de jurer fidélité à une seule et même personne “jusqu’à ce que la mort les sépare”.

Les déterminismes sociaux auxquels nous sommes irrémédiablement soumis, ainsi que la propagande faisant impunément la promotion d’un style de vie bien défini sont difficilement dépassables. Et actuellement, face à un échec du couple traditionnel, on ne propose rien de plus subversif que des sites de rencontres, des sextoys ou des speed dating...

Le polyamour, voilà qui bouscule toutes les conventions établies ! »

Les réactions lorsque Anne parle de son polyamour sont la plupart du temps des réactions de curiosité, d’intérêt, mais parfois aussi de dédain, ou encore grivoises et lourdes. Les questions les plus courantes concernent :

  • La véracité et l’intensité des sentiments. « Ce sont les remarques plus blessantes. »
  • La sexualité est-elle collective ou non ? « Je n’ai jamais fait l’amour avec plusieurs de mes amoureux, et ce n’est pas le but du mode de vie polyamoureux, qui se base sur plusieurs relations distinctes, mais j’ai effectivement une relation particulière avec Ninon, qui nous a mené à vivre certaines expériences ponctuelles ensemble ou avec Thomas. »
  • Le caractère compliqué de la gestion de la situation et du temps. « Il peut évidemment paraître plus simple de n’avoir qu’une seule personne à aimer et à combler, car cela prend beaucoup de temps...
    Mais si l’on est pas trop rigide, si l’on sait faire face aux imprévus sans se vexer, alors aucun problème majeur d’emploi du temps ne vient se poser dans une relation polyamoureuse.
    Bien sûr, la communication, le respect, la sincérité et la tolérance, sont de mise, comme le respect du jardin secret des autres. »
  • Les comparaisons/hiérarchies. « C’est absurde. L’amour ne peut se quantifier, c’est un mythe de croire qu’aimer plusieurs personnes diviserait l’amour. Nous avons un potentiel infini d’amour.
    Je ne compare pas, je n’en éprouve pas le besoin... Je me sens bien dans mes couples, les uns n’ont rien à voir avec les autres. Est-ce que des parents font des hiérarchies entre leurs enfants ? »

A lire aussi : Ni libertin, ni infidèle, le polyamour fait des ravages

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  • castorpolitique
    • Posté à 15h56 le 18/11/2008
    • Internaute 37879
      Rien

    Bon, oui, et alors ? Si nous sommes « irrémédiablement soumis aux déterminismes sociaux », alors on devrait trouver un fait social, peut-être récent, qui permette de faire du polyamour un comportement déterminé.

    Ce fait social n’est-il pas tout simplement le désir constant de choquer et d’affirmer la singularité d’une personnalité, d’un couple, d’un triplet ou d’un quadruplet ?

    Chacun a le droit de vivre sa vie. Que les couples ne doivent pas dénigrer les polyamours, je suis tout à fait d’accord. Mais si le polyamour sert à dénigrer les couples en les traitant de ringards, de coincés, de conventionnels, de reliquat, etc, alors le polyamour devient une convention de plus à l’aune de laquelle vous jugez les autres comportements. Si les règles sont modifiés mais restent des règles, où est le « progrès » dans le comportement que vous décrivez ? Pourquoi le « bon » comportement ne devrait-il pas être le comportement homosexuel ? Ou l’abstinence ? Ou pourquoi ne pas changer ? Etre homosexuel pendant 10 ans, adepte du polyamour pendant 15 ans et hétéro pendant 10 ans puis de nouveau homo ?

    Il n’y a rien de subversif dans votre façon de décrire le polyamour. Dans cet article, je ne distingue que l’histoire de l’arrosé arroseur.

    http : /castorpolitique.wordpress.com

  • Emma T.
    Emma T.
    Camille est sur SeXpress
    • Posté à 14h03 le 18/11/2008
    • Internaute 40366
      Camille est sur SeXpress

    Ca tombe bien, Vatican II a écarté la gourmandise des pêchés capitaux !

     ; -)

  • jorge_Atlan
    • Posté à 14h18 le 18/11/2008
    • Internaute 15856

    Chacun vois midi a sa porte, et je dois avouer que je me fiche un peu des conventions, des tendances et autres ringardises...

    Déjà que vivre un couple c’est pas simple, alors 2 ou 3 trois, bonjour... !
    Et en quoi vivre plusieurs couples, permet il de faire face a la crise du couple ?
    Je regrette que l’on le sujet ne soit pas un peu plus fouiller, on survole juste une situation qui s’apparente a une « situation échangiste »... qu’en est il réellement de la gestion du temps de ces couples, de la gestion des sentiments des ces différentes personnes de la gestion de l’espace de vie ou de rencontre... ? Je reste sur ma faim.... Peut être a suivre

    • Camille
      Camille répond à jorge_Atlan
      Auteur(e) de l'article Mauvais genre
      • Posté à 15h38 le 18/11/2008
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      On me demande des articles de moins de 3000 signes et j’ai fait des coupes franches dans le témoignage d’Anne qui était nettement plus fouillé. Elle m’avait même envoyé des longs textes d’explication sur le polyamour. Je pense que les sites notamment polyamour.be et polyamour.info quand il ouvrira auront des textes là dessus. Si vous m’écrivez personnellement et si vous lisez l’anglais, je peux vous faire passer des articles sur la question. Si la demande est forte je ferai peut être ultérieurement un article complémentaire sur la question.

  • IamSelene
    IamSelene
    étudiante
    • Posté à 14h58 le 18/11/2008
    • Internaute 58557
      étudiante

    Le couple traditionnel est tellement regardé de haut par certains qu’on croirait que la nouvelle mode est d’être « moderne ».
    Désolée, mais vivre une relation « exclusive » n’a rien de vieillot, et ça ne nous limite pas forcément : pour beaucoup, c’est un moyen d’être vraiment heureux. Le polyamour n’est pas le stade suivant, où l’on se serait libéré des conventions, c’est juste une autre façon de concevoir l’amour, qui va certes très bien à Anne, mais que beaucoup n’aimeraient pas vivre. Je ne me vois aucunement entretenir plusieurs relations, même si mon conjoint est d’accord. Un + un, moi ça me va, et que ça fasse de moi une traditionnaliste ou je ne sais quoi, je m’en fiche pas mal. Et le fait qu’un modèle soit véhiculé par la société n’en fait pas quelque chose auquel il faut s’opposer, je trouverais ça bien immature de se glorifier d’un polyamour parce qu’on ne fait pas « comme tout le monde ».
    Iamselene.wordpress.com

  • Orageon
    Orageon
    Rejeton cyclonique
    • Posté à 16h56 le 18/11/2008
    • Internaute 55236
      Rejeton cyclonique

    Ah, du complément à l’article précédent !

    Mais ces précisions de Anne ne font que renforcer l’embryon de réflexion que j’avais vu naitre en lisant l’autre article.
    Et pour faire bref, ben tout comme castor et Selene. Ça sent le complexe à plein nez, voilà tout ! Mais bon si Anne est heureuse, sache que les autres sont heureux aussi, et ta voie n’est pas « la voie » !

    La tolérance, c’est comme le respect, ça marche qu’à double sens ; -)

    • Camille
      Camille répond à Orageon
      Auteur(e) de l'article Mauvais genre
      • Posté à 17h28 le 18/11/2008
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      Marrant que vous répondiez tous comme ça à Anne. Je n’ai pas du tout perçu son témoignage comme vous tous. Je le trouvais tout à fait respectueux.

    • Guilain
      Guilain répond à Orageon
      salope éthique
      • Posté à 22h35 le 18/11/2008
      • Internaute 57330
        salope éthique

      Bonjour Orageon,

      je ne comprends pas non plus où il est, le manque de respect ou de tolérance, dans ce que dis Anne ! Tu peux nous citer ce qui t’y fait penser stp ?

      J’ai lu des critiques un peu similaire pour le livre « the ethical slut » que je connais bien (et que je recommande vivement) et je me pose la même question...

      Merci : -)

      • Orageon
        Orageon répond à Guilain
        Rejeton cyclonique
        • Posté à 14h07 le 19/11/2008
        • Internaute 55236
          Rejeton cyclonique

        @Camille et Guilain

        J’exagère peut être un petit peu, mais certaines phrases telles que :

        « Aujourd’hui, je ne doute pas que la notion d’amour exclusif n’est qu’un reliquat des anciennes institutions sociales, étatiques et religieuses [...] »

        Ou encore, dans l’autre article :

        « Chaque couple a ses particularités, crée sa bulle, tout en n’y emprisonnant pas les individus qui y évoluent [...] »

        Dénotent pour moi un avis plutôt négatif de la monogamie, et même le place comme un concept « dépassé » (une relique).

        Mais vous avez raison, cela ne marque pas forcément le manque de tolérance, mais donne presque un air de « donneuse de leçon ». Pi j’ai l’ego sensible, faut dire ! (l’allusion au respect, par contre, était là pour le parallèle avec le traitement de la tolérance, et n’a rien a voir avec le dossier ici. J’aurai du être plus clair.)

        Elle dit également :

        « qu’il n’a jamais été dans la nature originelle de l’homme de jurer fidélité à une seule et même personne “jusqu’à ce que la mort les sépare.‘[...]’

        Ce sur quoi je peux être d’accord, après tout. On vient bien des singes et ces derniers sont souvent organisés en meutes, avec un mâle dominant etc.. rien a voir avec le modèle imposé longtemps par l’église.

        Et pourtant, le polyamour qu’elle propose à la place peut générer de la jalousie :

        ‘Ce sentiment m’agace, mais j’ai bien dû me rendre à l’évidence, la jalousie ne disparaît pas complètement. Elle est rationalisée, mais parfois, une pointe, un pic, nous rappelle à nos angoisses...[...]’

        Elle a pourtant opté très jeune pour ce modèle (donc cette jalousie ne doit pas venir d’anciens réflexes d’ex-monogame), et nous affirme que la monogamie n’est pas naturelle pour l’homme.
        Le polyamour est-il plus naturel, alors qu’il peut générer de la jalousie ?
        Elle ne le prétend pas, remarquez...

        Enfin, Françoise de dire dans l’autre article :

        ‘..car les polyamoureux ont mille façons de vivre et changent selon les périodes, ils peuvent même avoir des phases monogames.

        On peut aussi voir par là que la personne ne sait pas vraiment ce qu’elle veut, et qu’elle estlunatique dans les mœurs de l’amour’ ? (n’y voir aucun a priori négatif)

        Mon avis n’engage que moi, et je suis totalement prêt à le changer.
        Simplement par rapport à ce que j’ai lu, j’ai l’impression qu’il y a une certaine part d’envie de ‘rebellion’ contre les ‘anciennes institutions sociales, étatiques et religieuses’ dans le discours, et donc un regard ‘de haut’ envers ce qui est lié à ces institutions croulantes.
        Ce qui ne veut pas dire que ce ne sont pas de bonnes raisons. Il y a surement autant de raisons différentes au polyamour que de polyamoureux, mais pour ce cas là, on ne peut s’empêcher de questionner certains aspects du raisonnement... sans bien sûr vouloir remettre en cause les choix de Anne. Tant qu’elle est heureuse (mais parfois un peu jalouse ? : -)

        Mais je ne connais pas vraiment le dossier, donc je n’arrête pas mon jugement : -P Il faudrait d’autres témoignages pour mieux apréhender ces relations.

         
        • Camille
          Camille répond à Orageon
          Auteur(e) de l'article Mauvais genre
          • Posté à 15h15 le 19/11/2008
          • Internaute 48427
            Mauvais genre

          Merci pour votre réponse argumentée et claire. J’ai trouvé que la jalousie qu’elle mentionnait était honnête. L’être humain n’est que rarement totalement cohérent avec lui même, non ? Justement, elle ne dit pas que le polyamour c’est un truc qui est la panacée absolue et qui règle tout. Pas plus d’ailleurs que les couples monogames exclusifs et heureux de l’être ne disaient que c’était facile tous les jours.Dailleurs des phrases telles que »Chaque couple a ses particularités, crée sa bulle, tout en n’y emprisonnant pas les individus qui y évoluent […] » reflète pour moi ce qu’elle a vécu avant en étant monogame. J’ai coupé un long bout de son témoignage où elle racontait son mal être avant de s’autoriser plusieurs amours, le sentiment d’enfermement, et même l’envie de suicide d’un autre polyamoureux.

          • Orageon
            Orageon répond à Camille
            Rejeton cyclonique
            • Posté à 16h01 le 19/11/2008
            • Internaute 55236
              Rejeton cyclonique

            Je comprends. La monogamie ne lui allait pas et elle souffrait de subir ce modèle. Maintenant elle s’épanouit avec le « polyamour ».

            A la bonne heure, tout le monde est content !

        • Guilain
          Guilain répond à Orageon
          salope éthique
          • Posté à 17h22 le 19/11/2008
          • Internaute 57330
            salope éthique

          Bonjour Orageon, j’apprécie votre réponse et je comprends mieux votre premier commentaire : -)

          Effectivement, Anne, Françoise et beaucoup de polyamoureux se font une joie de critiquer les mauvais côté de la monogamie : « il y a le risque d’y emprisonner les individus qui y évoluent », relique et conditionnement social, etc.

          Je ne le vois pas comme un manque de respect ou de tolérance. Mais à mon avis, c’est une erreur de mettre l’accent sur les mauvais côtés de la monogamie :
          - lorsqu’on fait un choix entre 2 chemins, on a tendance à rationaliser son choix a posteriori (trouver de nouveaux arguments pour le chemin choisi et contre l’autre). Cela devrait nous inciter à nuancer nos critiques sur les chemins « non-choisis ».
          - tout choix a ses avantages et ses inconvénients. Je connais des monogames heureux et des polyamoureux malheureux.
          - ce que j’aimerais simplement, c’est que les gens sachent qu’il existe des alternatives viables à l’amour possessif et exclusif (une autre alternative est d’ailleurs par exemple l’asexualité - Camille, j’espère que vous ferez un article sur ça aussi : -)
          - faire découvrir cette idée de polyamour à des monogames en critiquant la monogamie, c’est partir sur des bases défensives

          Dernière chose : il n’y a aucune obligation pour un polyamoureux de ne pas être jaloux. Ce sont des choses qui ne se commandent pas. Par contre, je me suis plongé un peu dans l’univers du polyamour, et j’ai découvert que, grâce au soutien et à l’écoute des partenaires, la jalousie est douloureuse mais pas invivable...

          Pour plus de témoignages, si vous lisez l’anglais, je vous recommande vivement « the ethical slut ».

          • Orageon
            Orageon répond à Guilain
            Rejeton cyclonique
            • Posté à 14h16 le 20/11/2008
            • Internaute 55236
              Rejeton cyclonique

            Je ne peux que plussoyer.

            Et j’irai voir un peu de quoi cet « Ethical Slut » retourne, mais seulement lorsque j’aurai terminé le roman de science-fiction que je lis actuellement (et ses suites) parce que, faut pas déconner, il y a des priorités dans la vie : -)

        4 autres commentaires
  • VinceTheCat
    VinceTheCat
    Psychoélectricien
    • Posté à 20h24 le 18/11/2008
    • Internaute 59120
      Psychoélectricien

    Alors là, je ne pouvais pas ne pas laisser mon grain de sel ! ;)
    Je suis un peu étonné du nombre de réactions assez peu sympathisante du témoignage de Anne (Attention hein, j’ai pas dit que vous étiez pas sympathiques !) que je salue au passage comme... ben ché pas moi, une sœur ?
    A 32 ans, je n’arrive toujours pas à épouser (ha, ha) une vie de couple « normale ». Non qu’une telle vie me rebute car au contraire un couple stable, fidèle et épanoui m’a, régulièrement, fait beaucoup envie...
    Seulement voila : la fidélité et la jalousie comme ressenties par la majorité sont deux notions et émotions qui m’ont toujours été complètement étrangères. Voire, et malheureusement assez souvent, qui m’ont semblé limiter les couples de mon entourage et non les servir.
    Il semblerai donc que je sois polyamoureux ! J’en suis d’ailleurs très content et je tiens à apporter quelques petits témoignages :

    Pour le coté « j’ai pas choisi », il se trouve que je suis « polyamoureux » depuis le CM2, période de mon premier ET double amour.

    Pour le côté « rien n’est impossible », j’ai quand même connu quelques périodes, quelques histoires « monogames ». Mais c’était pas les plus belles périodes de ma vie... ; (

    Pour le côté « on se refait pas », j’ai beau vouloir
    me « ranger », je n’y arrive juste pas. Jusqu’à récemment où j’ai vécu trois belles histoires simultanées, très belles et fortes et qui m’ont émues de tolérance.

    Pour le côté « ça n’arrive pas qu’aux autres », je tiens à dire à toutes fins utiles que je suis affublé de parents tout ce qu’il y a de plus amoureux depuis maintenant plus de 30 ans. - Et pour la petite histoire, chacun m’a dit avoir été fidèle mais penser que l’autre avait bien dû, une fois ou deux... j’ai pas creusé ;) -

    Pour le côté « on dérange », c’est vrai que j’ai mis du temps à trouver des amis qui sinon sont comme moi (c’est rare !) du moins me comprennent (c’est pas courant...) ou m’acceptent. Par contre, même si je ne compte plus le nombre de discussions que j’ai eu à ce sujet avec des personnes, hommes ou femmes, que le sujet touchait, amusait ou intéressait... il est impressionnant de constater à quel point la critique ouverte, sincère et un peu argumentée du concept « couple » peut soulever des offenses parfois un peu surréalistes...

    Voilà, au cas où ça fasse avancer la discussion qui me semble un peu...

    Merci pour l’article, et vivement le site !

  • wallman
    wallman
    citoyen lambda
    • Posté à 23h26 le 18/11/2008
    • Internaute 24364
      citoyen lambda

    Ouf, un article qui contre balance un petit peu les précédents.
    N’ayant pas une très grande expérience dans la vie amoureuse et la vie tout court ( deux histoires d’à peine moins d’un an chacune avec deux filles diamétralement opposées à 20 ans ), j’avoue avoir été considérablement sensible à cette manière de voir l’amour et de vivre l’amour sans pour autant connaitre ce concept de « polyamoureux », qui soit dit en passant de me plait pas des masses ( je parle du mot ).
    Désormais j’ai tendance à considérer l’amour comme une dévotion à une même et unique personne en ce qui concerne la relation amoureuse et affective. Sans pour autant de pas aimer d’autres personnes. Etant donné que je pense pouvoir aimer plusieurs personnes à la fois sans ressentir le besoin de faire l’amour avec elles ( filles comme garçons ) je me sens quelque peu « libéré » de ce sentiment qui m’animait il ya de ca un an. Je voulais une personne « fixe » à aimer et une « liberté » sexuelle, ce qui diffère, il est vrai, quelque peu du polyamour. Je pensais qu’il serait préférable de pouvoir s’échapper sexuellement de temps à autre sans que cela ne pose de problème. J’en suis désormais un peu moins convaincu tout simplement parce que ma deuxième relation m’a tellement comblé sexuellement que je n’en ressentais même plus le désir.
    Et puis en ce qui concerne l’amour, le grand amour, celui dans lequel on se livre à corps perdu, j’ai du mal à m’imaginer pourvoir me livrer totalement avec plusieurs personnes à la fois, ne serait ce que deux. C’est parfois tellement éprouvant. Et dans ce cas là, je vois mal comment je pourrais parler d’amour sincère et franc si je ne suis pas totalement disponible et entièrement présent pour une personne que « j’aime ».
    Mon idéal d’amour se passe à trois. Je ne crois pas aux duos, je ne crois qu’aux trios. Pour moi il y a l’homme, la femme ( ou la femme, l’homme, c’est selon ) et la vie. La vie que l’on atteint par fusion ( ou par procréation également ). A travers l’amour on atteint la vie fusionnelle, celle qui nous fait sentir vraiment vivant, celle qui nous comble à l’extrême. Je parle évidemment de la vie orgasmique, celle que l’on atteint à deux et qui nous fait nous sentir ailleurs, pendant quelques secondes totalement existant, au centre même de l’existence. Et pour tout cela prenne sens, pour que ce moment soit vraiment puissant de plénitude je pense qu’une vie en couple extrêmement soudé et indispensable. Donc la question serait de savoir si le polyamour permet ( ou n’empêche pas ) l’osmose à deux. Est ce que ce moment de fusion si intense peut être aussi intense quand on vie pleinement à deux que quand on vie à deux plus 3 ou 4 ?
    C’est la question qui m’anime. Et pour être honnête je pencherais plus pour une réponse négative. Mais je le répète, je n’ai que 20 ans, deux relations amoureuses derrière moi, qui n’ont cependant rien à envier à d’autres, et des idées dans la tête qui ne demandent qu’à être confirmer ou infirmer. Et puis, ne faut-il pas faire des quelques sacrifices pour mieux apprécier ce que l’on a vraiment par la suite ?
    Je laisse à la vie le privilège de me répondre.
    Un amoureux de la vie.

  • Gaor
    • Posté à 03h06 le 19/11/2008
    • Internaute 3046

    Ce concept de polyamour serait recevable s’il n’était pas aussi Île aux Enfantesque. Anne aime plusieurs hommes, mais ceux-ci aiment-ils Anne comme elle les aime ? Les pulsions humaines sont ici mises au ban. Tous les hommes d’Anne sont d’égaux philosophes soustraits du poids des conventions sociales et ancestrales. Mieux, aucun d’eux ne réclame de descendance susceptible de faire s’effondrer le bel édifice.

    Ce sont des amants, point-barre. Faut pas croire, on aime nos amants et nos maîtresses, qui tolèrent souvent beaucoup de choses par amour. Idem pour les « officiels ».

    Peu de gens sont faits pour l’amour exclusif et éternel, mais si on s’y efforce depuis des millénaires, c’est qu’il y a des raisons, un max de raisons.

    Il faudrait les témoignages des messieurs pour mettre celui de la demoiselle en perspective et comprendre vraiment quels liens tissent cette toile idylliques loin des affres du réel amoureux.

    Et surtout, on en reparle à 50 ans. Parce qu’à 25...

    • Camille
      Camille répond à Gaor
      Auteur(e) de l'article Mauvais genre
      • Posté à 10h35 le 19/11/2008
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      Et bien lisez l’article sur le polyamour avec le témoignage de françoise Simpère (mariée depuis 35 ans et polyamoureuse).On ne s’y efforce pas partout de vivre de façon exclusive et éternelle, on s’y efforce d’autant moins que l’espérance de vie augmente. Ces dernières années, le divorce des plus de 80 ans est apparu... des femmes qui n’en pouvaient plus souvent d’avoir servi de boniches toute leur vie...Bref, qu’il y ait des max de raisons pour vivre à deux sans aller voir ailleurs, elles sont détaillées dans l’article sur les gens fidèles, exclusifs et heureux. Qu’elles soient nécessairement les meilleures raisons du monde parce qu’elles ont été entérinées par l’église... bof.... je ne sais pas ; j’ai tendance à croire que chacun peut avoir « sa » vérité.

    • jorge_Atlan
      jorge_Atlan répond à Gaor
      • Posté à 20h29 le 20/11/2008
      • Internaute 15856

      Pourquoi ile aux enfantesques ? Et qu’entends tu par ce terme ?
      Et comment sais tu que l’autre t’aime a la hauteur de ton propre amour ? Comment savoir que tu aimes l’autre comme elle ou lui t’aime.
      Avec quels outils ou quelles preuves ?
      On est là dans un domaine humain avec ces phantasmes, ces aprioris, ces certitudes mal placées, et il n’y a rien de plus facile que de prendre son slip pour une tasse a café.
      Le nombre de gens qui ce sont trouvés confronté du jour au lendemain au désir de séparation de l’autre, et ce sans jamais en avoir perçu la moindre manifestation... On t il vu ou n’ont il pas voulu voir ?
      Contrairement a toi, et sans prosélytisme aucun, je sais que l’on peut se retrouver dans une situation d’aimer 2 personnes. Je te parle de « vrai amour » et pas de batifolage camouflé en sentiment...
      La nature humaine a ceci de plaisant c’est qu’elle ne se laisse pas enfermer dans une bouteille et que sa diversité ne cesse de m’étonner et de me surprendre...
      l’important est le respect de soi, de l’autre, et la tentative d’être au plus clair avec soir même et avec les autres.
      l’important n’est il pas d’essayer d’être heureux ?

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 18h01 le 19/11/2008
    • Internaute 45067
      Littéral

    Pour une sentimentalité complexe.

    La fuite de la forme close caractérise l’un des aspects essentiels de la nouvelle esthétique du début du XXe siècle.
    La révolution architecturale entraine l’interpénétration espace extérieur espace intérieur.

    La forme superstructurale des bâtiments influe « rythmiquement » sur le paysage lui-même et l’introduit comme élément prégnant de l’espace privé mis au jour.

    Plus le complexe spatial s’affranchit, moins la place de la personne s’y définit aisément.

    Plus la socialisation en réseau ouvert et instable trouve enfin son expression.

    L’architecture gaudienne * est la métaphore même de la complexité du monde social et de la nature.

    L’art moderne en repoussant toutes les limites formelles, en s’attachant à élargir à la présentation d’abstractions qui rendent sous forme d’images singulières et nouvelles l’univers sensible à la pensée auquel les personnes se trouvent confrontées.
    L’expression de formes non amarrées à des représentations figées emmène le regardeur détaché de lui-même (non-narcissique) à l’intérieur des nouvelles œuvres d’art qui reflète la part invisible mais bien réelle du monde (Kandinsky).

    L’espace sonore commence d’intervenir comme fait social majeur et la musique s’ouvrent aux variations perpétuelles des émotions (Schoenberg).

    Les corps ne servent plus de modèle naturel, académique. Le déclin des genres de représentation efface la permanence et la limitation des imagos corporelles. Le modèle devient artiste dont la matière est sa chair même, sa nudité, ses mouvements ses postures qui peuvent se décliner en dansant, en posant, en performant.

    La passivité du minoritaire qui contraignait jusqu’àlors toutes ses attitudes et banalisait sa présence perd de sa pertinence pour les individus qui s’en affranchissent autant qu’ils le peuvent. Un processus social d’émancipation a commencé qui ne s’arrêtera plus.
    L’espace privé n’est plus un monde en soi, il se réduit de plus en plus à l’intime de l’individu. La famille se réduit. Les réseaux s’imposent.

    Des femmes sortent de l’espace féminin étriquée dans lequel, on les avait contraintes. Elles découvrent la variété infinie des rapports à l’altérité, à l’étranger, à l’univers.

    Mais ces femmes ambiguës, qui vont de leur cocon qui subsiste de l’espace privé et parcourent l’espace extérieur où elles s’étourdissent de leur récente et si particulière lucidité.

    Nouvelles créatures au genre ambivalent trop charnelles, publiques enfin sans déchoir au rang d’objet sexuel qu’on achète, elles peuvent être, ces femmes aimées, médiatrices des intimités essentielles, des savoirs et des intuitions créatives.

    Mais peut-être sauront-t-elles, savent-elles déjà assumer simultanément les deux rôles ? Alors les catégories de genre ne vaudront plus très cher.

    L’ambiguïté de la femme qui sait le monde maintenant, femelle enfin libérée et maitresse d’elle-même, transforme l’amour dont elle est encore l’objet mais ne s’y livre que comme une complice, y introduit ses désirs et sa volonté de sujet libre qui n’abandonne pas sa liberté. Elle ne se donne plus. Elle s’adonne simplement et complètement.

    La conjugalité demeure, non plus comme l’indépassable destin des personnes mais comme un mode de vie familiale qui n’est plus exclusif d’une vie sociale individuelle et variée.

    La vie conjugale n’implique pas forcément l’effacement partielle de la femme dans le couple, qui serait son retour à un statut de mineur, ni ne la subordonne à un principe supérieur que serait la responsabilité d’entretenir le cocon privé pour l’éducation des enfants.

    Enfin la conjugalité peut prendre des formes où l’exclusivité de la relation n’est plus un principe intangible ni une caractéristique essentielle d’union des personnes.

    La complexité de notre monde parait souvent comme une agitation dont nous voudrions nous protéger dans un espace privé sanctuarisé mais étriqué. Aucune femme émancipée, éduquée et responsable n’accepte plus cet enfermement. Le principe de son autonomie de sujet exclut qu’elle se retire des possibles de la sociabilité.

    L’épanouissement de sa personnalité s’exprime autant que pour les hommes dans une activité dans la sphère publique et sa voix compte tout autant dans la cité.

    Dans la société post-moderne, la notre, l’être-au-monde des personnes reste problématique toute la vie. L’évolution du monde est perceptible à l’échelle de la vie humaine. Nous sommes dans le mouvement au milieu des vortex. Le savoir que nous accumulons produit sans cesse des nouveaux questionnements.

    Nous nous refaisons sans cesse. Et nous avons souvent besoin des autres pour nous retrouver, pour nous évaluer, pour évoluer, pour savoir encore.

    Les femmes ne s’épargnent pas les turbulences des relations qu’impliquent les rapports avec l’altérité. Cependant, la société est encline à perpétuer la domination du masculin, à spectulariser la virilité même si des figures féminines participent aussi à ces représentations de la maitrise et de l’adresse dans la confrontation et la compétition.

    Il n’en reste pas moins qu’elles sont toujours victimes potentielles des violences et d’agressivité en raison de leur genre.
    Habituées de tous temps à se protéger, dans le temps de leur autonomie qui les font se livrer à toute les richesses des rencontres assumées, restent-t-elles discrètes afin de protéger leur liberté et leur aisance de mouvement. Elles gardent ouverts les accès au monde, à tout du monde.

    Aussi leurs paroles sont nécessaires. Elles ne devraient plus avoir à tisser autour du silence, leurs visions du monde et des êtres.

    Peuvent-elles se livrer vraiment sans se mettre en danger ?

    Afin de les connaitre telle qu’elles sont devenues, il reste que nous changions. A vrai dire, avons-nous le choix ? Je crois que non.

    * Gaudi architecte catalan du début du XXéme siècle.

  • Chantilly
    • Posté à 18h53 le 19/11/2008
    • Internaute 59223

    Merci pour ce témoignage sincère et touchant, ’Anne’.

    Et merci, ’Camille’, de traiter ce sujet ici. Je vois ça comme une option entre autres de vivre des relations amoureuses. Cette option me semble pourtant encore peu connue en France. Certains la vivent sans savoir qu’il y a un mot pour cela et des valeurs qui vont avec (Anne les cite d’ailleurs : « la communication, le respect, la sincérité et la tolérance »).

    Moi, ça m’a aidé de savoir que le mot et le concept du polyamour existent, tout comme des gens qui le vivent.

  • Nébuleuse
    Nébuleuse
    Ras les Antennes
    • Posté à 10h07 le 20/11/2008
    • Internaute 51034
      Ras les Antennes

    Je crois que le schéma être la femme ou l’homme d’une seule femme ou d’un seul homme est dépassé.

    Beaucoup ont des relations en double, si ce n’est en triple, ce genre de relations occultes.

    Cependant, je pense qu’un véritable amour est exclusif, et multiplier les relations dans le même temps, c’est que chacune d’elle est insatisfaisante.

    La vie est assez compliquée, ne nous la compliquons pas davantage... et pensons aux enfants nés de ces couples ! Où peuvent être leurs repères ? On peut faire des tests de paternité pour savoir qui est le véritable père, mais un enfant a besoin d’équilibre. C’est aussi une des bases du bon fonctionnement de notre société.

    • Camille
      Camille répond à Nébuleuse
      Auteur(e) de l'article Mauvais genre
      • Posté à 11h08 le 20/11/2008
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      Cependant, je pense qu’un véritable amour est exclusif, et multiplier les relations dans le même temps, c’est que chacune d’elle est insatisfaisante.C’est ce que l’on dit souvent aux polyamoureux. Ils disent que chaque relation est satisfaisante et différente. Je pense qu’il faut accepter ce qu’ils disent et ressentent comme étant vrai pour eux même si ça ne le serait pas pour vous.Par ailleurs, en général, polyamoureux ou pas, les couples savent avec qui ils font leurs enfants et les enfants dits les « bâtards », ça ne date pas d’hier ni du polyamour, loin de là !

      • Nébuleuse
        Nébuleuse répond à Camille
        Ras les Antennes
        • Posté à 20h39 le 24/11/2008
        • Internaute 51034
          Ras les Antennes

        Mais tout à fait Camille, chacun est libre, la seule condition est que tous soient bien d’accord...

        et les études sur les couples démontrent qu’il n’y en a jamais un qui domine, et prend les décisions, mais c’est à tour de rôle.

        Je ne veux pas me faire l’avocat du Diable, mais bien sûr que nous ne pouvons trouver un être humain comme parfait sur tous les plans, alors butiner à droite à gauche pour atteindre un « semblant » de perfection, me semble un peu être une façon de mettre un voile sur la réalité de l’insatisfaction.

        Pourquoi des femmes et des hommes quittent-ils soudain leurs compagnons ou compagnes, alors qu’ils n’avaient rien à leur reprocher pour aller vers quelqu’un d’autre qui parfois laisse songeur (pas du tout le même style).

        Je pense surtout et d’abord à l’équilibre des enfants, et à celui du monde de demain, avec ses mêmes enfants : nous sommes suffisamment en galère à l’heure actuelle.

        Désolée de mon côté « collé monté », que j’assume parfaitement ! ! !

         
        • Camille
          Camille répond à Nébuleuse
          Auteur(e) de l'article Mauvais genre
          • Posté à 22h55 le 24/11/2008
          • Internaute 48427
            Mauvais genre

          Comme vous dîtes, vous êtes dans l’affirmation d’un point de vue, c’est donc votre vision de voir les choses que je respecte en tant que telle. Je peux entendre les autres visions et je les crois également. Pour ce qui concerne les enfants, il me semble que la problématique est quasi-indépendante du schéma amoureux : il est des couples exclusifs qui sont adorables avec leurs enfants mais il en est aussi qui se tapent dessus, ou qui sont tellement fusionnels qu’ils ne s’occupent pas des enfants (j’en ai connus), il est des couples libertins ou polyamoureux qui sont très attentifs à leur marmaille, ou plus éloignés, il est des couples disons plus classiques (majoritairement monogame avec très ponctuellement une aventure extra-conjugale) où ça peut très bien ou très mal se passer, il est des couples en tout genre et je crois que le modèle familial c’est encore largement autre chose que le modèle de couple.Je connais même des couples « classiques » où ça se passe très mal entre eux (notamment parce qu’une fois devenues mères certaines femmes cessent complètement de vouloir une sexualité -ou certains hommes de les désirer d’ailleurs) mais qui, pour autant, arrivent à s’entendre au mieux pour les enfants.

        1 autres commentaires
    • egide
      egide répond à Nébuleuse
      Littéral
      • Posté à 21h36 le 20/11/2008
      • Internaute 45067
        Littéral

      La complexité de la personne ne rend pas les relations occultes.
      Ce qui entraine la discrétion extrême, c’est l’extrémisme péjoratif de l’image publique d’une femme vraiment émancipée.
      En révélant sa pluralité relationnelle, elle subit sinon les ragots des gens « honnêtes » mais aussi les agressions à caractère sexuel des hommes désenchantés de l’amour et du sexe.
      Les hommes dominent de fait, et presque sans partage, l’espace public.
      La visibilité des femmes y est moindre et leur autonomie quasi-nulle, leur parole méprisée.
      L’amour exclusif, c’est l’exclusion certaine de la femme de l’espace public pour la cantonner à l’espace privé familial.
      A moins qu’elle ne serve la cause économique du ménage, le plus souvent secondairement.
      L’amour exclusif, c’est l’amour du même sublimé par la différence sexuelle, soi c’est aussi l’autre avec le phallus, qu’on peut brandir un peu aussi à l’instar d’une pom-pom girl privative.
      L’amour exclusif, c’est l’horizon étroit des copines qui se . disent « tout » ? C’est au mieux l’advenue dans le cocon essentialiste féminin. La différence désabusée qui sait le douloureux secret de l’auto-dérision.
      La seule récompense c’est l’affirmation de la certitude de son genre, un féminisme un peu court, inconfortable certes mais intercalé tellement dans le paradigme de la responsabilité.

  • Luc Dussart
    Luc Dussart
    Consultant en tabagisme
    • Posté à 11h38 le 20/11/2008
    • Internaute 13620
      Consultant en tabagisme

    Cette relation à plusieurs devient moins facile quand on élève les enfants : ceux-ci une fois grands, on peut reprendre les relations multiples. Et l’on découvre la richesse de la situation, vraiment épanouissante. Cela me semble une voie pour combattre l’individualisme et la solitude de la vie moderne.
    Très beaux articles, bravo à Camille !

  • Karl Rytmann
    Karl Rytmann
    Critique
    • Posté à 16h30 le 20/11/2008
    • Internaute 59365
      Critique

    Intéressant cette problématique du polyamour, je fais moi même « sympathisant » de la cause plus que militants et ai actuellement une expérience pratique de la chose.
    Je suis par contre déçu par la manière dont Camille le traite, heureusement, un petit commentaire et nous devenons tous « journaliste » ! De la part du journaliste, manque total d’investigation, il nous propose de prendre pour argent comptant ce que les gens disent, ils détiennent tous leur vérité ! C’est symptomatique de l’idéologie post-moderne de notre modernité capitaliste mondialisée et libérale, chacun serait maitre de son destin (« prends toi en mains », « si tu veux être subversif, tu le peux » (fausse subversion))et de son sens, les choix seraient clairement conscient pour les individus (et cela apparait en filigrane, sans être bien clair, dans le texte de Anne) Or à mon avis, il faut une démarche critique d’analyse de la chose, Marx, et une féministe radical Delphy parle de l’amour comme « voile de sentimentalité », par amour, on légitime nombre de domination (amour de la patrie, soumission de l’épouse par amour...). A prendre les choses pour le sens qu’elles ont pour les individus, on tombe dans un relativisme radicale (« le voile islamique c’est bien parce-que moderne » par exemple) qui participe de l’occultation de structure mais aussi et surtout, qui permette la récupération de tentative de subversion (tout à fait légitime, je les soutiens) par la marchandisation capitaliste (marchandisation de la culture gay avec Le marais, véritable « quartier supermarché d’identité »). il y’a des chances que faute de critique, le « polyamour » que nous devrions « repenser » en terme de définition (éviter le type, totu est de l’amour, le sexe etc, on inclut tout dedans, c’est le meilleur moyen de manquer la subversion tombe dans ce genre de dérive de consumérisme,l’identité/ pratique alternative comme consommation capitaliste d’identité, le polyamour comme consommation de corps sans prise en compte de la subjectivité d’autrui (marchandisation d’autrui) car, Camille oubli de le dire, d’après ce que je sais de ce qui s’est dit à la réunion du 15, tout est loin d’être aussi idyllique et il y’a beaucoup de polyamour un peu « suspect » (comme toutes choses simplement)... Attention à ne pas être trop séduit par cet objet bien qu’il ait énormément de « bons arguments ». ce n’est qu’une esquisse, si j’ai le temps je proposerai une critique constructive (critique ne vaut pas dire démolition loin de là) une prochaine fois.
    On ne peut penser l’émancipation/subversion sans la critique des structures étatique, idéologique ou économiques, Camille a le mérite d’y relier sa pensée de la chose je trouve

    • Guilain
      Guilain répond à Karl Rytmann
      salope éthique
      • Posté à 18h01 le 20/11/2008
      • Internaute 57330
        salope éthique

      Bonjour Karl,

      j’aimerais en savoir plus sur :
      - « tout est loin d’être aussi idyllique »
      - le « polyamour un peu suspect »

      D’autre part, essayez de publier votre « critique constructive » dans les commentaires (qui ferment au début de la semaine prochaine), ça me permettra d’en tenir compte dans la synthèse des commentaires que je souhaite faire...

    • egide
      egide répond à Karl Rytmann
      Littéral
      • Posté à 23h37 le 20/11/2008
      • Internaute 45067
        Littéral

      Etrange détournement de la citation de Karl Marx qui a été de tous les philosophes le plus sentimental :

      La bourgeoisie a déchiré le voile de sentimentalité qui recouvrait les relations de famille et les a réduites à n’être que de simples rapports d’argent.
      Extrait du Manifeste du parti communiste Marx & Engels

      C’est l’argent corrupteur de la famille et de l’amour, ce voile de sentimentalité, que Marx dénonce comme le moyen de l’idéologie bourgeoise pour asservir la société au primat de l’économie.

      Marx qualifie la sentimentalité comme une des qualités positives de l’individualité relationnaliste.
      L’intersubjectivité est essentielle pour Marx qui fonde la primauté de la relation sociale.

      Karl Marx comme tout érudit du XIXème siècle adhère au différentialisme sexuel qui détermine une nature biologique et psychologique spécifique à l’homme et à la femme.
      Les gonades qui produisent les gamètes et sécrètent les hormones sexuelles qualifient le sexe des humains.
      L’homme a des testicules et la femme des ovaires.
      L’homme est dynamique, débordant d’énergie, ouvert au monde, intelligent. La femme est faible, peureuse, maladive, instinctive, fuit le monde et ne sait pas penser rationnellement.

      Comme « sociologue », il admet naturellement l’hétérosexualité androcentré. La domination masculine est le fruit de la lutte des espèces pour leur perpétuation.

      On sait maintenant que ce n’est pas aussi simple. L’identité de genre est une construction culturelle comme l’est d’ailleurs en partie le sexe biologique comme un produit de la pensée, de l’état des connaissances et des habitus sociaux à une époque donnée.

      Le polyamour comme toute les histoires d’amour finit mal, c’est bien connu.

      Le « Groupe de Bloomsbury », des intellectuel(le)s et des artistes dont Virginia Woolf faisait partie, était violemment critiqué par les conservateurs et les réactionnaires britanniques à cause des mœurs dépravés de ses membres qui se livraient à « l’amour libre », la promiscuité sexuelle, l’homosexualité et la bisexualité. Ces horreurs comportementales et décadentes, destructrices de la famille ne peuvent que compromettre l’éducation des enfants, évident mon cher Watson.

      Déjà le polyamour n’avait pas bonne presse.

    • Camille
      Camille répond à Karl Rytmann
      Auteur(e) de l'article Mauvais genre
      • Posté à 00h31 le 21/11/2008
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      Bonjour,Votre article est un peu complexe à lire pour moi mais : 1) je ne suis pas journaliste, ni de formation ni de profession. Sur rue89, et en particulier sur rue69, tout le monde peut proposer un reportage et si c’est sourcé, si la rédaction de rue89 le trouve intéressant, il sera publié... vous pouvez proposer vos sujets et « être journaliste » comme vous dîtes : -) 2) Pour autant, les articles sont courts donc j’omets beaucoup de choses mais pas que « tout est loin d’être idyllique », je l’ai dit plusieurs fois dans l’article « principal » (celui qui a fait la une de rue89). Là j’explique juste comment « Anne » est arrivée au polyamour. 3) Quoique je ne comprenne pas bien ce que vous avez écrit, j’ai l’impression diffuse de ne pas être d’accord avec vous sur l’aspect consommation du corps (mais il est possible que je ne comprenne simplement pas) 4) manque total d’investigation ? Non, je ne laisserai pas passer ça. Contactez moi en privé et je vous envoie une partie de la doc que j’ai pris sur le sujet... on en reparle ensuite Après vous n’avez pas aimé ma façon de présenter les choses, ok. Un article est toujours partiel ; il doit être court. J’ai choisi de passer par des témoignages, de ne pas trahir, ni d’analyser (donc ne pas juger). Pour autant, j’ai structuré et « investigué » pour avoir ces témoignages, pour choisir ce que je montrais puisque je ne pouvais pas, comme dans un travail de recherche tout présenter. 5) Vous citez de nombreux sociologues. Vous comprendrez j’espère la différence fondamentale entre un travail de recherche sociologique et un travail de médiatisation comme vous dîtes de différentes formes de sexualité (il n’y a pas que ça mais il y a aussi ça). J’ai interviewé plusieurs sociologues (allez donc lire l’article sur Islam et Sodomie ou celui sur l’accouchement en prisonpar exemple). Mais là encore, je ne fais pas un travail de critique, je fais un travail comme vous dîtes de publicité au sens premier de rendre public, de rendre accessible au public. 

  • Karl Rytmann
    Karl Rytmann
    Critique
    • Posté à 22h51 le 20/11/2008
    • Internaute 59365
      Critique

    Alors, une pettie critique plus poussés comme promis.

    Tout d’abord, le cadre où la question du polyamour est ici abordée. Une rubrique, ou pêle-mêle on peut voir des polyamoureux,des érotistes japonais, des exhibitionnistes et autres sexblogueurs, caricature de la société du spectacle « venait chercher votre sexualité alternative, y’en apour tous les goûts » comme au supermarché, on achète « librement » son monde d’appartennace, oublié les détemrinismes sociaux réels. D’ailleurs, « Camille » n’est en rien critique et a plutôt une position de publicitaire du polyamour, promoteur de la marchandisation de ces sexualités (marchandisation et récupération des identités « alternatives » caricaturés par les soirée sexe parisienneque ou le camille semble faire son marché d’article). Pour moi le polyamour, c’est subversif, ici c’est exhibitionniste, voyeuriste et marchand.

    La question de « l’amour », déjà c’est flou, masi cela nous permet de rentrer dans les couples polyamoureux. La structure du couple est gardé, et quoi qu’en pense les post modernes libéraux voyeuriste du spectaculaire, les raports de genre ne se ofndent pas sur des pratiques sexuelles mais plus largemtn sur l’activité productive. Les femmes produisent 60% des richesses (travail marchand et non amrchand) dans nos société, et ont bien moins de revenu, c’est cela « le fond » sans que cela s’y résume, de la domination masculine. ce mouvment polyamoureux n’est en rien un changement émancipateur, mais qu’un pâle variante du mariage bourgeois si au sein de se soucples il se reproduit ce type de domination.
    La question du sens que ces pratiques ont pour les femmes et les hommes. Anne est une femme, pas étonnant qu’elles revendiquent son polyamour come voie d’épanouissmeent (tout comme chantilly peut-être) et cela tiens peut-être à un investissement de la sphère privé et relationnel comme voie d’épanouissment au dépend de la profession par exemple (domination masculine classique), il faudrait faire plus d’investigation. Et pour les hommes, cela peut trés bien avoir la forme de multiplication de conquête symbole de virilité (je parle en connaissanc de cause). Ces strucutres mentales, qu’en est-il ? il ne faut pas succomber à la vérité des pratiques observables (spectacle capitaliste) maiq s’occuper aussi de leurs conditions de production idéologique, de subjectivité.
    Le polyamour est une expérience collecitve par définition, nous avons l’avis de Anne, mais ses amoureux ? L’accepte t-il facilement ? est-ce une négociation dans un rapport de force que le sentiment amouruex permet ? (cf Bourdieu, MArx, Delphy amour comme masque de la domination)Faut-il leur mentir ?
    Aux USa existe une polypride. La gaypride, déjà fait ? c’est hyper mercantile et ça a aujourd’hui des revendication réac (le mariage, gay ou non, c’est une insitution à combattre je pense), c’est totalement réucpéré par la culture dominante.
    Le concpet même de polyamour. avoir plusieurs relations, cela a toujours existé. c’était permis pour Jules César (pas pour Marc-aurèle). dans le mariage classique aussi de fait il y’a souvent polyamour (surtut si l’amour ce peut-être que le sexe comme pour certain) sauf que c’est interdit, si c’est la seule différence, alors il n’y a aucun changemnt vraiment.

    Je suis moi même en ce moment polyamoureux, masi je traiterai la question différemment, en aprlant d’égalité avant tout (le respect, la tolérance dont parle anne cela en fait partie), de pratique réellement amoureuse (prise en compte de la subjectivité du partenaire, c’est à dire de ses désirs, de ses volontés propres, ne pas le ocnsidérer ocmme un objet d’amour satisfaisnt un besoin affectif (et alors, sa réticence est obstalce au vrai « polyamour » dans ce cadre là, sinon c’est d ela consommation si on a pas ce lien subjectif fort). Le polyamour, c’est possible, mais pour existr, c’est subversif, et c’est une lutte globale totalement récupéré par le captialisme quand c’es tprésenté à côté des échangistes et des érotistes japonais ! Ce cadre de présentation ne me conveint pas du tout. Les utopies libertiares sont en permancne récupéré par les idéologies libérales, comment arrêté cela ?

    Non démolition je disais car je critique, masi cela est en core plus valable pour les couples « normaux » toutes ces critiques, alors, vive un polyamour subversif, masi c’est dur à construire dans le capitlaisme

    • egide
      egide répond à Karl Rytmann
      Littéral
      • Posté à 18h28 le 21/11/2008
      • Internaute 45067
        Littéral

      Le polyamour est surréaliste.

      Georges Bataille a défini l’érotisme des cœurs, une forme de bonheur dont l’essentiel se jouerait dans la discontinuité persistante de la relation. Une forme d’amour véritable peut se jouer donc dans l’inter-subjectivité des personnes émancipées.
      Cette dimension sentimentale complexe a pour nature la précarité de l’équilibre mais personne ne peut présager de sa durée effective. Et pourtant, cela peut durer autant que la vie des protagonistes.
      Les « marié(e)s » se mettent à nu dont la solennité morganatique est voilée car le désir du secret est inéluctable de cette més-alliance.
      Car, aujourd’hui surtout, cette injonction impérieuse d’être semblable, appareillée à l’autre nous enferme dans l’ordre implacable de l’homogamie, cette envie insurmontable de mimétisme.
      Seule, la rencontre de l’altérité, ce pari d’aller au devant de ce sujet que l’on ne connait pas, cette relation morganatique, l’union des dissemblables, est réellement sacrilège.
      Les échanges, quel que soit leur nature, n’ont rien à voir, dans ces rencontres, pour fonder la remise en cause de l’ordre social. L’économie n’est pas l’essentiel.
      Marx a eu l’intuition de ce sur quoi se fonde la domination sociale, c’est la révération des valeurs absolues intrinsèques et matérialisées.
      Le spectacle, n’est pas plus que l’érotisation de ces valeurs intrinsèques et fétichisées par le spectacle. L’argent bien sûr, mais aussi, surtout, les marques visibles de la socialisation :

      • le couple monogame et exclusif mais cycliquement en crise dont on idéalise la pérennité
      • la famille réduite au nucléaire idéalisée comme l’ultime refuge cotonneux du privé encombrés des objets de la domesticité, hâvre de la disponibilité des corps pour le spectacle.
      • La maternité responsable dont la permanence idéalisée implique le don d’elle, de son corps, de sa créativité, de sa disponibilité absolue au service de l’éducation.

      Le fétiche auquel il est difficile de renoncer c’est l’idée, l’espoir de l’Amour perçu comme une continuité merveilleuse de la fusion de deux êtres qui y sacrifient leur singularité en anéantissant le cœur si secret de l’autre qui leur ressemble tellement.

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 10h33 le 21/11/2008
    • Internaute 45067
      Littéral

    Merci à Camille pour cet espace de liberté sur l’essentiel.

    Seriez-vous marxiste en insistant sur la primauté de la relation sociale ?

    Haïssez-vous tellement le commerce en privilégiant la subjectivité du témoignage ?

    Finalement vous êtes reporter, dans le sens de rapporter.

    Seul un être bon essaie vraiment de comprendre les autres :
    leus motivations, leurs idées, leurs croyances, leurs difficultés et leurs drames. Et, d’emblée, en s’associant à leur destin.
    Ryszard Kapuscinski Un des maitres de l’école polonaise du reportage.

    Une belle anthologie en français des reportages de cette ecole du point de vue de l’intersubjectivité.

    La vie est un reportage
    Margot Carlier
    Les éditions noir sur blanc
    2005

    S’il vous plait, Camille, continuez !

    • Camille
      Camille répond à egide
      Auteur(e) de l'article Mauvais genre
      • Posté à 13h10 le 21/11/2008
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      Merci : -) Je n’ai pas l’intention de m’arrêter, pas maintenant en tous les cas.Pour autant, j’essaie d’écouter les critiques et d’en tenir compte, donc j’y réponds.

  • Karl Rytmann
    Karl Rytmann
    Critique
    • Posté à 15h51 le 21/11/2008
    • Internaute 59365
      Critique

    Des objections qui ne sont pas sans fondement, alors je me permets d’y répondre

    1) Concernant ma référence à Marx et les commentaires de Egide : VOtre citation est juste, vous me donnez une leçon de rigueur, je parle de Delphy aprés. Ce qui m’intéresse chez Marx ce sont plus ses concepts que ses analayses / prédictions. D’autres marxistes ou marxisant on fait des études plus poussées sur la famille « bourgeoise » et on en démonter les mécanisme de domiantion basé sur les sentiments (Althusser, Sur l’obscénité conjugale ; Delphy, Penser le genre T2 dans l’introduction). Nous n’avons pas du tout la même lectue de MArx (sujet de débat intéressant, mais cela est un peu hors-sujet). L’intersubjectivité n’est pas si fondamentale, le primat n’est pas celui de la relation sociale mais du rapports social, c’est trés différent ( pour plus d’info je vous renvoie aux articles de KErgoat, où alors je pourrai plus développer à votre demande). Les relation soicales sont intersubjectives, ce osnt des interactions, elles sont déterminées par des rapports soaiux qui ne nécessitent pas de relation directe mais seulement un rapport de catégorie, de structure. Marx sentimental ? Oui en tant que scientifique dans le sens de Bachelard, son projet de recherhce vient d’une indignation « des sens », mais il rompt ensuite avec ce genre de catégorie (anti-humanise théorique) et quitte l’exaltation du sentiment (la sentimentalité à deux sous dont il parle dans le manifeste, j’irai chercher les citations exact si vous le voulez). Effectivemtn Marx et Engels ont des dérives naturalistes dasn leurs conceptions des sexes (Idéologie Allemande, Les origines d ela famille, de la propriété et de L’Etat) ce qui ne nous emp^che pas de corriger ses dérives en traitant les sexes comme des classes. MArx, engels ou Lénine ne sont pas du tout pour la domination masculine, l’émancipation des femmes est dans leur oeuvre centrale (engels, Principes du communisme, Manifeste, LIvre III du capital et place des femmes dans le procduction, Lénine et ses ocnférences aux ouvrières) Mais leur vision du fait d’un cerai naturalisme peut etr amélioré à leur suite. Visiosn critique d ela famille chez eux aussi, vision nouvelle de l’écucation lqui doit être largemen en dehors de cett insitution soit à abolir ou à transformer suivant les textes. Vous faites presque un procés en homophobie à ces auteurs, Lénine est le prmier dirigeant mondial a avoir aboli la pénalisation de l’homosexualité pourtant ! « L’économie n’est pas l’essentile » critiquable, on est obligé de la prendre en compte. La domination soiclae ne se fonde pas sur la révération de valeurs absolues (même si ont les matérialise c’est de l’idéalisme) masi sur une contradiction de classe qui est à la fois économique, idéologique (les valeurs, vous avez seulement en partie raison) et politique. Cette interprétation se rapproche des analyse marxisantes post moderne de T.NEgri sur la primauté de l’idéologie aujourd’ui (les valeurs), vous confirmer mon point de vue donc. POuer être positif, j’aime moi aussi pas mal bataille bien qu’il n’est pas vraiemnt compris MArx, ses défintion de l’értoisme et de l’amour basé sur des relations dialaectiques de vie-destruction sont à explorer. Vous écrivez fort bien sinon, je vous envie.

    2) Ma critique du travail du Camille : si vous avez fait des investiations poussées, c’est tout à votre honneur,et je retire mes critiques. Je suis même fort intéressé pour les lire (comment vous contacter ?) Cependant, ce que j’incrimine avant tout et le cadrage du sujet. Le journalisme est trés différent des sciences sociales, j’en suis bien conscient. Pour avoir des camarades et/ou amis journalistes ou pigistes (à l’Humanité) je suis dorénavant fort critique face à tous ce qu’ils m’ont décrit comme dérive du journalisme dominant. LE cadre de rue 89 ou 69 de 3000 signes vous emp^ches, vous le dite vous mêmes de traiter votre sujet. Comme quoi, malgré toute votre bonne volonté que je crois sincère, le poids du formatage de la forme journaliste influence bien le traitement du sujet, c’est cela l’essentiel de la critique. Toujorus les structures qui dominent...

    3)Aprés avoir plus fouillé votre rubrique et rue 89 en général, je maintiens ma critique de supermarché des « tribus » soi-disant sexo-alternative dans le cadre du traitement du polyamour et de la surface du traitement des choses (l’emballage du produit). votre centralité de votre vision du sexe pour expliquer la société (c’est vous qui le dite) vous place bien dans le cadre, ou du dispositif de sexualité bourgeois (M.Foucault), ou des discours idéologiques post-moderne dans votre traitement (le choix entre...) exaltant les différences apparentes non hiérarchisées (les « tribus », les « communautés », observer masi non déconstruite, l’altérité avec le multiculturalisme est aussi un discours du néo-libéralisme malheureusmeent) et occultant les dominations. Merci de nous inviter à la soirée japonaise du Bar de la Bastille, je n’avais pas lu, mais vous faites vraiment littéralement votre marché sexuel chez les bourgeois parisiens quand même !

    POur conclure, je suis moins lisible que égide certainement, j’espère que je n’es pas été trop abscons masi je suis aussi à mon grand malheur prisonnier de certaisn cadre d’écriture universitaire/estudiantin ( et j’ai rien contre m’en émanciper !). On peut faire du journalisme sérieux quand même (L’huma, le Diplo ou d’autre que j’ignore...) dévoilant la société.

    Ces propos concernen des critiques des rapports soaicaux dans les quels vous vous placez, et non le fond des relations sociales (inter-individuel, inter-subjective) que nous avons en discutant ici, déterminé malheureusment cepandant par nos combats de classe !

    Trés cordialement, je dois reconnaitre que l’expression est ici vaiement libre quand même

    • Camille
      Camille répond à Karl Rytmann
      Auteur(e) de l'article Mauvais genre
      • Posté à 17h51 le 21/11/2008
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      Vous pouvez me contacter en cliquant sur mon pseudonyme, ça m’enverra un mail. On essaiera de se comprendre en privé j’espère.Dommage enfin que vous ne soyez pas venu à cette soirée « du sexe bourgeois parisien », J’ai discuté avec un carossier de 19 ans, qui avait un CAP et vivait en grande banlieue une bonne partie de la soirée. Je ne crois pas que c’était un bourgeois parisien qui cachait bien son jeu.Je ne prétends pas faire du journalisme sérieux : je ne sais pas ce que c’est, je ne suis pas journaliste du tout. J’essaie d’écouter les questions que l’on me pose (en conférence du vendredi ou par mail) et d’y trouver des réponses en interrogeant des gens et en menant des enquêtes. Je prétends faire des investigations sur des sujets qui m’intriguent et qui me paraissent être des clés de structuration de la société ou pouvoir ouvrir des débats intéressants et sortir de certaines ornières et en faire part de manière légère et accessible. Ce que j’entends de ce que vous dîtes c’est que les réponses que j’ai trouvées à la question « qu’est-ce que le polyamour » sont insuffisantes ou mal positionnées pour vous. J’espère faire mieux une prochaine fois.

  • Karl Rytmann
    Karl Rytmann
    Critique
    • Posté à 15h54 le 21/11/2008
    • Internaute 59365
      Critique

    Je rajoute, il parait que rue 89 est lié à ce chiffre qui exalte la liberté lié à la chute du mur de BErlin ? ce sont les créateurs du site qui le disent. le triomphe du capitalisme et de l’impérialisme américain dès 89 c’est la liberté ? Tout est dit... Je découvre à chque foi que j’ai de trés grandes raisons de vous suspecter...

    • egide
      egide répond à Karl Rytmann
      Littéral
      • Posté à 18h26 le 21/11/2008
      • Internaute 45067
        Littéral

      Il me semble que vous avez compris que la confrontation des opinions est quelque peu stérile.
      Vous avez su Karl penser une argumentation dépassant ainsi vos propres préjugés.

      Nous pourrions nous contredire encore un moment mais nous avons mis au clair pour nous et j’espère pour d’autres lecteurs et lectrices nos points de vue respectifs en les défendant.

      La chute du mur en 1989 n’est pas le triomphe du capitalisme. C’est la défaite d’une utopie technocratique fondée sur les soi-disantes vertus de la planification gestionnaire et autoritaire de la société.

      C’est aussi le retour à l’indépendance de l’Europe centrale et des pays Baltes, ce qui était le souhait profond des peuples de ces nations.

      C’est enfin la résurgence de cultures nationales dont les richesses nous manquaient et ces expressions enfin nous parviennent et nous transforment.

      La littérature russe, par exemple, n’a jamais été aussi belle et aussi variée.

      Rue89 tout est à dire. Vous aussi le pouvez, n’est-ce-pas ?

  • Karl Rytmann
    Karl Rytmann
    Critique
    • Posté à 17h56 le 21/11/2008
    • Internaute 59365
      Critique

    Pour conclure, après j’arrete, france Info rendant compte de cet article parle de polyamour comme « nouvelle tendance », alors, le cadrage n’est pas celui d’un produit de mode qui « fait des ravages » comme une nouvelle coupe de jeans ? Pour parler de sentimentalité, en tant que « poly », cela me donne un sentiment de révolte !

    • Camille
      Camille répond à Karl Rytmann
      Auteur(e) de l'article Mauvais genre
      • Posté à 18h07 le 21/11/2008
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      Merci de ce discours que je comprends enfin ! : -)Ce qui m’a semblé, c’est que la création simultannée de 5 sites internet (dont 3 dont je me souvenais) sur le sujet dans un espace de 6 mois était significatif de quelque chose d’émergent. Pas du polyamour qui, comme je l’ai dit dans plein de commentaires, existe depuis très longtemps (on est d’accord je crois) mais de sa « démocratisation » ou de sa plus grande visibilité ou du besoin des gens d’en parler. D’où cette « tendance ». 

  • Karl Rytmann
    Karl Rytmann
    Critique
    • Posté à 19h55 le 22/11/2008
    • Internaute 59365
      Critique

    Bon,nous pourrions, camille, egide et moi-même je pense, continuez la controverse pendant des heures. Cela ne servirait à rien de retourner indéfiniment les arguments des uns et des autres (l’ouvrier de grande banlieue etc),personne ne convaincra personne et nous glisserions dans le hors sujet (si ce n’ai déjà fait...) ! L’essentiel étant que le désaccord est mis à jour. Au moins, malgré le « cadre » les points de vue « propoly » sont pluriels et malgré toutes mes critiques (que je maintiens), je ne peux pas nier l’effectivité du débat et son intérêt !

  • Nébuleuse
    Nébuleuse
    Ras les Antennes
    • Posté à 20h56 le 24/11/2008
    • Internaute 51034
      Ras les Antennes

    CAMILLE,

    Il est impossible de poster sur le quickie préparation au sujet de l’érotisme japonais.

    Je voulais juste dire que c’est un peu court d’annoncer cette « sortie » ou cette « soirée » à 11h33 pour le soir-même dommage... De toute façon, je n’étais pas libre !

    Par ailleurs, il y avait un documentaire intéressant sur la façon de ligoter une femme sur Arte hier au soir assez tardivement... Je recherche les coordonnées.

    REDIFFUSION CE SOIR sur Arte, ou plutôt cette nuit :

    Lundi 24 novembre 2008
    00h30 - 01h10
    Haruki Yukimura et Nana-Chan

    Réalisé par : Xavier Brillat

    Au Japon, un homme et une femme s’adonnent au bondage, composant des figures de plus en plus complexes donnant lieu à des poses improbables.

    ******

    J’espère que j’aurais droit à un bon point et même à une image.

    Assez troublant !

    • Camille
      Camille répond à Nébuleuse
      Auteur(e) de l'article Mauvais genre
      • Posté à 22h42 le 24/11/2008
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      Nébuleuse, quand vous écrivez en majuscule, ça veut dire que vous criez... Je n’y suis strictement pour rien dans le fait que vous ne pouvez pas poster et il vaut mieux prévenir la rue que moi. Je viens de leur dire (donc inutile de leur redire). Normalement, c’est réparé. -merci de l’avoir signalé.