enquete 18/11/2008 à 17h14

Au revoir patron, je pars créer ma propre boîte

Jeanne Simon | Journaliste

Marre de la grosse entreprise et de ses contraintes, envie d’un métier-passion… Malgré la crise, les cadres sont de plus en plus nombreux à monter leur affaire.

« La crise constitue une opportunité de lancer sa boîte aujourd’hui car les banques préfèrent se lancer dans des petits projets et aider les PME. » Thierry Darmon, 40 ans, était, il y a quatre ans encore, habitué des TGV Paris-Marseille. Directeur régional d’Adecco, leader de l’intérim en Europe, il gérait un chiffre d’affaires de 500 million d’euros.

En quelques semaines, il a été poussé brutalement vers la sortie après une dégringolade spectaculaire du cours de l’action du groupe. Il avait six mois de droits aux Assedic devant lui. Aujourd’hui, Thierry Darmon est son propre patron : il dirige Peps, le cabinet de conseil aux entreprises qu’il a fondé en 2004, et emploie quatre personnes :

« J’ai gagné ma liberté. Je ne suis plus soumis aux aléas des humeurs de ma direction ni surtout aux aléas économiques. (…) J’ai gagné une passion, qui donne un sens à ma vie. En tant que chef d’entreprise, on se donne à fond, c’est sûr, mais on sait pourquoi. Cela donne aussi une certaine fierté : je me dis que j’ai fait quelque chose de constructif. »

Des créations d’entreprise en hausse

Le cas de Thierry n’est pas si rare : selon le ministère de l’Economie, un créateur d’entreprise sur quatre est issu de grandes structures. Si l’on en croit le sondage réalisé pour les Journées de l’entrepreneur, près d’un cadre sur deux est tenté par l’entrepreunariat, ou l’a été au cours de sa carrière.

Le statut de
l’auto-entrepreneur


Le gouvernement a mis le paquet pour promouvoir le statut d’« auto-entrepreneurs » à l’occasion des Journées de l’entrepreneur qui se déroulent cette semaine avec campagne de communication médiatique, lancement d’un kit et d’un baromètre… Ce statut concerne toute personne qui souhaite créer une entreprise individuelle pour exercer une activité commerciale, artisanale ou libérale, à titre principal ou complémentaire, et dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas en 2009 les 80 000 euros HT pour une activité d’achat/revente, de vente à consommer sur place et de prestation d’hébergement et 32 000 euros HT pour les prestations de services. En outre, le régime de cotisations sociales est simplifié. Le guide complet est téléchargeable sur le site de Bercy.

La crise économique et financière, avec son lot de licenciements et de plans de « départs volontaires », pourrait bien accélérer la tendance. Elisabeth Montauzé, consultante à l’Apec (Association pour l’emploi des cadres), nuance :

« A ce jour, il est très difficile d’avoir du recul sur les effets de la crise ; toujours est-il qu’en 2007 nous avons constaté une augmentation de 11,3% des créations d’entreprise par rapport à 2006. »

Et selon les derniers chiffres de l’Insee, la création reste à la hausse dans certains secteurs, comme les services à la personne (+11,1% sur un an) ou encore la construction (+4,3%).

Préparés à surmonter les épreuves

L’épreuve subie par les salariés débarqués de grandes boîtes semble en faire de bons candidats à l’entreprenariat. François Ayache a monté sa propre entreprise de conseil, et anime des séminaires d’informations sur la création et la reprise d’entreprise, à destination de personnes licenciées ou poussées au départ. Il témoigne :

« Tous m’expliquent que l’heure est aux règlements de compte dans les grandes entreprises, que l’atmosphère n’est pas bonne, que le “turnover” est important. C’est encore pire qu’ailleurs dans les secteurs porteurs comme les nouvelles technologies par exemple. »

La pression supportée plus ou moins bien au quotidien par les cadres devient vite intolérable en cas de crise. Chez Adecco, Thierry Darmon a vu brutalement ses responsabilités réduites comme peau de chagrin.

« J’étais de trop. En l’espace de quelques semaines, je suis passé du statut de “vedette” à celui de paria, ça a été très dur. (…) Cet épisode a anéanti l’idée chez moi qu’on pouvait se comporter humainement dans une grande entreprise, car même si on se donne à fond, du jour au lendemain votre sort peut changer. Aujourd’hui, je suis écœuré des grosses boîtes. »

« Passé la cinquantaine, on ne mise plus sur nous »

Pour ces anciens salariés, la création d’entreprise ne relève pas systématiquement d’une réaction épidermique à un modèle dont ils ont fait les frais. Elle sonne aussi parfois comme une chance unique de vivre d’autres expériences. Entré en 1971 chez Peugeot comme ajusteur professionnel à l’usine de Sochaux (Moselle), Pierre Houlmann, passé cadre technique, est parti à 53 ans dans le cadre du plan de départs volontaires mis en place en 2007. Il dirige aujourd’hui une agence de services à la personne :

« Je me suis dit que si je voulais faire autre chose, c’était maintenant, et qu’après 55 ans, ce serait trop tard. Dans les grands groupes, quand on a passé la cinquantaine, on ne mise plus sur nous comme sur les jeunes ingénieurs. Je l’ai senti à PSA, même si le système de formation est bon. En outre, ce que j’ai gagné, c’est de travailler désormais dans un domaine où le contact humain est la base de l’activité. »

Pour Pierre, « la prise de risque était limitée », car il ne lui manquait que trois ans à cotiser pour toucher une retraite pleine.

Travailler avec ses mains

Mais certains partent parfois sans filet. A l’instar de Christophe Vasseur, 41 ans, dont dix passés dans une multinationale du secteur de la mode. Ancien cadre commercial, il a décidé spontanément de tout quitter pour « travailler avec ses mains ». Un rêve de gosse :



Avec ses six semaines de vacances annuelles, Christophe Vasseur fait figure d’exception. Garder le sourire tous les jours reste en effet une prouesse pour la majorité des anciens cadres devenus patrons. Eric Debry, 50 ans, est lui aussi à la tête d’une boulangerie. Comme Christophe Vasseur, il vient d’une grande entreprise : il y a trois ans, il dirigeait une salle des marchés au sein de Calyon, banque d’affaires du groupe Crédit Agricole. Si lui non plus « ne regrette rien », il ne minimise pas ses difficultés :

« Le stress n’est pas de même nature que dans la finance, mais la tension peut être pire car il s’agit de votre équipe, de votre argent, etc. Concrètement, trouver du personnel est difficile, mais aussi tout l’aspect administratif au sens large. La vie d’entreprise ne s’arrête jamais, il n’y a pas de week-ends et peu de vacances. C’est très difficile de gérer cela au niveau familial. Le commerce demeure également un véritable état d’esprit qui n’est pas forcément inné… Je n’envisage pas de rester là dix ans. J’ai 50 ans, et c’est très fatigant. »

Cet après-midi, Eric attend dans son magasin l’arrivée des réparateurs venus dépanner l’une des installations, tombée en rade quelques jours plus tôt. Il a encore dû faire une croix sur sa journée de repos.

Vidéo : Cécile Lenoir

Article mis à jour le 19/11/2008 à 17h44  pour corriger le portefeuille que gère Thierry Darmon : 500 millions d’euros et non 1.

  • 10863 visites
  • 14 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • webastien
    webastien
    Développeur
    • Posté à 18h46 le 18/11/2008
    • Internaute 44977
      Développeur

    C’est vrai que le côté administratif rebute et m’en avait dissuadé, sans compter que la partie commerciale m’aurait pris la tête (je pensais à une entreprise unipersonnelle)... J’ai préféré rester salarié.

  • Herve Nantes
    • Posté à 19h44 le 18/11/2008
    • Internaute 12085

    J’ai repris une TPE de 6 personnes il y a 18 mois et tout ce qui est dit par les uns et les autres dans l’article correspond à ma vie aujourd’hui. Après avoir eu 350 personnes sous mes ordres dans un grand groupe, je suis aujourd’hui chez moi avec 6 personnes...

    Je crois que le stress d’un petit patron à son compte est pire car le jeu « politique » des grands groupes permet de camoufler bien des erreurs de jugement. Le rouleau compresseur est avec vous, rien n’est mortel, on pilote un tanker.

    Désormais, dans ma TPE, j’ai plus l’impression d’être à la barre d’un zodiac, léger et rapide, mais aussi susceptible de crevaisons !

    Aucun gaspillage n’est possible, il s’agit de votre argent. Vous associez directement votre niveau de trésorerie et votre rémunération, chose à laquelle vous n’étiez pas franchement habitué.

    A aucun moment vous pouvez vous permettre de lever le pied, même quand vous en auriez besoin.

    Côté positif : vous êtes propriétaire de votre outil de travail, et intéressé à votre propre valeur ajoutée. Un patron salarié n’est que locataire de son temps.

    Et quoi, dans une vie, est plus précieux que votre propre temps ?

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 03h22 le 19/11/2008
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    C’est vrai il ne faut pas désespérer. En Inde, il existe ainsi toute une série de petits métiers de rue. Celui de « déboucheurs d’oreilles » est l’un des plus étonnant : une fois notre organe auditif convenablement cureté - en réalité soi-même on n’arrive pas très bien à le faire ; on n’a pas le petit « outillage » du déboucheur d’oreilles professionnel - et traité, les sons ont alors une clareté inattendue.
    Pourquoi ne pas se lancer en France sur un tel créneau ? J’ai déjà vu des pousse-pousse à vélo dans Paris. Comme quoi les Français savent s’adapter aux crises.

  • marie 75
    • Posté à 09h19 le 19/11/2008
    • Internaute 3563

    pour une histoire de réussite, combien de fiascos ?
    L’ANCE (agence pour la création d’entreprises) a mis la clé sous la porte voci lgtps.
    Peu de PME passent le cap des 3 ans, Bcp crèvent la 1ère année.
    Et je parle des dernières stats de l’ance (dc anciennes).

    On va tous devenir patrons.
    Qui seront donc nos clients ?
    « Proposition » bidon...
    Que deviennent les créateurs qd il « crévent » ?
    Quelle est leur couverture sociale ?

    Le seul obj ?
    Faire baisser les chiffres du chômage.

    Pipeau de chez pipeau !

  • pfff
    • Posté à 10h01 le 19/11/2008
    • Internaute 3614

    Bonjour,

    Aujourd’hui c’est l’apce « agence pour la création d’entreprise » mais il existe aussi plein d’autre organisme qui aident à la création « bg, ouvre boite, adie... » ils aident au montage financier ainsi qu’à obtenir des aides.

    Je ne pense pas qu’ouvrir une boite soit de la folie, tout dépend dans quel secteur, il est important de bien réfléchir avant de se lancer et surtout de bien étudier le marché.

    Il faut y croire. C’est clair que si l’on ne regarde que le mauvais coté des choses, on ne fait pas grand chose.

  • TARPON
    • Posté à 10h26 le 19/11/2008
    • Internaute 27263

    Creer une entreprise,c’est savoir que le matin en se levant on ne depend plus que de soi même.,et qu’on va se retrouver d’un coté face au client ,de l’autre face à l’administration qui ne sont ameliorés ni l’un ni l’autre depuis 25 ans ,d’où l’obligation d’employer son temps à bon escient.
    Aujourd’hui,contrairement aux entrepreneurs 25 ans plus tot,vous disposez d’un marché vaste et surtout d’instruments de communication inegalés.,mais aussi d’un environnement beaucoup plus concurrentiel où la moindre faute est immediatement sanctionnée.
    Le gros avantage ,le plus,c’est le chômage car vous n’avez pas le droit d’y penser ,vous n’y avez pas droit : ça aide à se lever.

  • Johann Sellas
    Johann Sellas
    En disponibilité...
    • Posté à 10h28 le 19/11/2008
    • Internaute 56124
      En disponibilité...

    Honnetement, j’ai un peu l’impression de lire un article de courrier cadre, le magazine de l’Apec. il y a 2-3 informations qui ne st pas disponible sur CC et que j’aurai aimé trouvé sur rue 89
    1. monter sa boite c’est chouette d’accord, mais quid de ceux qui la monte car pas de choix ?
    2. Quid aussi de ceux qui ne sont pas en très grande entreprise ?
    3. quid aussi de leur pérenité ?
    4. quel risque si on se plante ? surtout en ce moment, alors que les les gadget type consulting, coaching, etc.ing vont être de moins en moins prisés, que le bâtiment est amorphe et que tt ce qui touche au service à la personne concerne des budgets qui sont loin d’être extensibles ...

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à Johann Sellas
      Journaliste Rue89
      • Posté à 18h04 le 19/11/2008
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Honnêtement Johann c’est un peu dur de dire ça : l’article n’a pas vocation à faire le tour de la question mais à donner le ton d’une tendance qui est réelle chez les cadres, et de les faire témoigner. Les points soulevés dans ton commentaire relèvent de quatre autres articles.

  • YoshiL7
    • Posté à 11h18 le 19/11/2008
    • Internaute 29840

    Combien d’entreprises parmi toutes celles qui se créent vivent encore au bout de 3 ans on va dire ou meme survivent au bout d’un an ? le gouvernement nous en fait toute une comm des créations d’entreprise il y a qq mois mais bien évidemment, en s’arretant au chiffre de la création...

    Quel est le pourcentage, parmi ces créations d’entreprises, d’entreprises avec un seul « salarié », le créateur lui meme et qui n’imagine pas embaucher un jour ?

    Quel est le pourcentage de salariés/demandeurs d’emploi par exemple qui finissent par tenter l’aventure du fait d’une indemnisation assedic terminée ou tout simplement parce qu’il n’y a pas d’offre ou qu’on les rejette finalement sur le marché du travail ?

    Finalement, combien de personnes ont fait ce choix de création par envie, par projets ; et combien ont fait le choix par nécessité finalement pour espérer pouvoir se nourrir un temps ?

  • actimem
    • Posté à 08h53 le 20/11/2008
    • Internaute 26918

    Sachez qu’en France, il y a un taux élevé de TPE mais qui ne créent pas d’emploi contrairement aux pays anglo-saxons. Bonjour la fragilité du tissu économique.

    Généralement, ces créateurs, pour la plupart, le font par nécessité. Les concepts genre « maîtriser son destin », « être proactif », « faire le métier qui correspond à ses aspirations », « étre utile », « travailler dans un espace humanisé et humaniste », « la liberté », « ne dépendre que de soi » ..... c’est du blabla.

    La plupart des projets sont soit alimentaires soit pour éviter la descente en enfer (risque de rejoindre le club des SDF) suite à un divorce, licenciement, surendettement, santé ! .....

    Allons soyons réalistes et abandonnons un peu notre hypocrisie qui n’arrangent que les gouvernants.

  • Brit
    Brit
    IT
    • Posté à 10h28 le 20/11/2008
    • Internaute 59306
      IT

    J’étais dans un grand groupe et je rêvais soit d’avoir 400 personnes en responsabilité soit de le quitter et de créer ma boite. Je me sentais « affuter comme une lame de rasoir “ sur les questions de gestion d’entreprises, pour reprendre le propos de la vidéo. Mais voilà je n’avais pas la bonne idée. J’ai quitté le grand groupe pour une PME (40p). J’adore y travailler, chaque matin je sais pourquoi je travaille et j’ai envie de me défoncer pour les gens, et j’y ai beaucoup appris. Je rêve toujours de créer ma boite. Mais je n’ai toujours pas la bonne idée. Je crois que la création d’entreprise pose la question de la rencontre de la maturité professionnelle et personnelle. Sans quoi on ne débouche (c’est mon cas) ou on prend des risques inconsidérés. Et pourtant je connais nombre de personnes autour de moi, qui n’ont pas mon parcours prof., n’ont pas eu la chance de recevoir la formation qui est la mienne et ont monté leur boite et la manage comme des pro. Va comprendre Charles, va comprendre ...

  • Kerberos
    Kerberos
    Gérant de SSII
    • Posté à 11h02 le 20/11/2008
    • Internaute 49083
      Gérant de SSII

    Personnellement, je suis à mis parcours, dirons nous, de la création d’entreprise. J’ai toujours eu les idées, mais ayant une formation initiale purement scientifique, l’aspect commercial qui me manquait à longtemps été un frein (une entreprise, c’est fait pour vendre, si on ne sait pas faire ça, il vaut mieux faire autre chose). Et puis un jour, je me suis lancé pour tout les idéaux qui ont été énumérés au dessus par actimem ( et pour moi, ce n’est pas du blabla) .

    Je travaillait jusqu’à présent dans une petite boite où j’avais un bon poste et un bon salaire. Pas trop de stress, juste ce qu’il faut pour rendre le travail intéressant, et niveau responsabilité, j’encadrais une petite équipe de 3 personnes. Et pourtant, j’ai ressenti ce besoin de créer quelque chose par moi même, quelque chose d’utile, d’épanouissant et de rentable.

    Cela fera un an bientôt que le projet est lancé, c’est dur, on se rend compte du risque chaque jour et on est assez mal compris par son entourage ( je ne parle même pas de soutien ) . Se lançer seul aurait été encore plus dur ( heureusement, nous sommes trois ). Pourtant à ce stade du projet, je n’ai aucun regret.

    Créer une entreprise, c’est changer complètement sa façon de voir les choses. En tant qu’employé, même s’il y a du stress, la vie est plus facile, le dégrée d’implication est moindre, et je pense qu’il faut beaucoup de courage pour qu’un projet aboutisse et vive plusieurs années. Mais si on en a l’opportunité, je crois que chacun devrait envisager cette voie au moins une voie dans sa vie, parcequ’un projet d’entreprise, ça se construit au fil du temps, et c’est vraiment quelque chose de passionnant.

  • b4nafter
    b4nafter
    ingénieur
    • Posté à 13h29 le 21/11/2008
    • Internaute 54777
      ingénieur

    Pour info, Sochaux n’est pas dans la Moselle, mais dans le Doubs...

  • miamioffshoreservices
    miamioffshoreservices
    International Marketing Manager
    • Posté à 04h54 le 26/11/2008
    • Internaute 60181
      International Marketing Manager

    Mon expérience est la suivante. Je travaillais dans une grosse société en France que je ne nommerais pas, mais qui fait dans le transport aérien. A l’époque j’avais 25 ans quand j’ai été embauché et l’avenir dans cette boite était tout tracé, plan de carrière, stages de formation etc. Malgré tout après quelques années j’ai pris conscience que ce milieu ne me correspondait pas et j’ai éprouvé le besoin de faire quelque chose pour moi-même.

    Quand on en arrive à ce stade, on se retrouve souvent confronté à deux problèmes. L’un est d’avoir une idée et l’autre de la mettre en pratique, osmose pas souvent évidente à trouver. C’est vrai que des idées on en a tous, mais les réaliser c’est là que la plupart stop ou dégringolent après quelques mois. J’ai eu la chance ou l’opportunité de voir un peu le chemin de croix que cela pouvait représenter que d’avoir sa boite en France car certains de mes proches amis avaient déjà fait le pas. J’avais l’idée, mais quand j’ai vu ce que cela représentait en termes de charges administratives d’avoir sa société en France je me suis découragé. Je me suis donc orienté sur l’étranger et il y a quelques années maintenant que je me suis expatrié aux USA ou j’ai créé ma boite (Lien) et je dois dire que je ne regrette rien. Ce fut difficile au début mais aujourd’hui cela tourne bien et je ne sais pas si j’aurais eu la même réussite restant en France. Je ne dénigre pas le système français, mais il faut reconnaitre que ce n’est pas le plus simple au monde. Mon travail aujourd’hui consiste à assister les personnes qui souhaitent créer leur entreprise hors de France.

    Pour finir, je pense que la bonne formule pour que son entreprise fonctionne est, je crois que les entrepreneurs seront d’accord avec moi, du courage, de la persévérance et surtout faire face à ses responsabilités quotidiennes.

    Stephane
    Miami