18/11/2008 à 18h47

Marignane démonte enfin la stèle qui célébrait l'OAS

Rémi Leroux | Rue89

A l’aube ce mardi, la mairie de Marignane a démonté la stèle polémique qui célébrait la mémoire des morts pour l’Algérie française. Un monument érigé dans le cimetière Saint-Laurent-Imbert en juillet 2005 par l’Amicale pour la défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus et exilés politiques de l’Algérie française (Adimad).

A l’origine, cette stèle devait porter les noms de quatre membres de l’OAS condamnés à mort par les tribunaux militaires et exécutés. Groupe politico-militaire clandestin, l’Organisation armée secrète a été créée en 1961 par des partisans de l’Algérie française, qui s’est illustrée par de nombeux attentats et assassinats.

Sur le monument démonté, on ne trouvait plus trace des noms mais seulement des dates d’exécution des fusillés. Le site de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) de Toulon avait justement relié les uns et les autres :

  • 7 juin 1962 : Albert Dovecar et Claude Piegts qui ont tous deux participé à l’assassinat du commissaire Roger Gavoury.
  • 6 juillet 1962 : Roger Degueldre, responsable de l’un des commandos qui, le 15 Mars 1962, trois jours avant la signature des accords d’Evian, assassina les six inspecteurs de l’Education nationale, réunis à El Biar : Marcel Basset, Robert Eymard, Mouloud Feraoun, Ali Hammoutene, Max Marchand et Salah Ould Aoudia.
  • 11 mars 1963 : Jean-Marie Bastien-Thiry, l’organisateur des attentats manqués contre le général de Gaulle à Pont-de-Seine et au Petit-Clamart.

Cette stèle avait été autorisée par l’ex-maire de la ville, Daniel Simonpiéri, ancien membre du FN et du MNR et aujourd’hui à l’UMP. Sur son blog, ce dernier s’est contenté de commenter l’événement en deux courtes phrases :

« La stèle érigée en l’honneur de ceux qui sont morts pour l’Algérie française a été enlevée par la mairie dans la nuit du 17 au 18 novembre. Que dira le maire Eric Ledisses au conseil municipal du 19 novembre à 18 heures ? »

« Ils inventeront autre chose pour nous humilier et nous bâillonner davantage »

L’Adimad a déclaré à l’AFP que la mairie de Marignane avait apposé à l’emplacement de la stèle un panneau sur lequel il est écrit : « Edification prochaine d’un mémorial en l’honneur de nos morts de la guerre d’Algérie ». Jean-François Colin, son président, de commenter :

« C’est la mairie qui a mis ce panneau, elle veut un monument oecuménique sur la guerre d’Algérie, nous ne sommes pas d’accord, on ne peut pas mélanger les terroristes et les victimes. »

Sur certains sites internet proches de l’Adimad et de certaines associations pied-noir, les internautes ont fustigé ce démontage, qu’ils considèrent comme une « défiance » à leur égard :

« Pour oser faire cette sale besogne ce Maire machiavélique et sans honneur doit avoir des appuis en haut lieu. On nous défie. Si cette stèle est vraiment enlevée, il faut agir rapidement car autrement ils inventeront autre chose pour nous humilier et nous bâillonner davantage.

Vous vous rappelez du proverbe arabe : “Les chiens aboient, la caravane passe”. Pour être respecté dans ce pays (pouvoir, justice) il faut être plus incisif... »

« Lutter contre ce révisionnisme monumental »

Le maire divers droite de Marignane, Eric Le Dissès, a fait appliquer la décision du tribunal administratif de Marseille du 7 juillet qui lui imposait de démonter la stèle dans un délai de quatre mois. Le juge avait estimé qu’elle représentait « une dimension polémique susceptible de heurter les usagers » du cimetière de la ville. Au maire de prendre « toutes les mesures nécessaires à son enlèvement ».

Jean-François Gavoury, représentant l’Association nationale pour la protection de la mémoire des victimes de l’OAS (Anpromevo) et à l’origine du recours qui a abouti à la décision du 7 juillet dernier, se montrait satisfait, mais se refusait à toute forme de « triomphalisme » :

« Chaque fils, chaque fille, chaque veuve des victimes de l’OAS se reconnaît dans le combat que j’ai mené et qui abouti à l’enlèvement d’un monument qui aurait du, dès le départ, être considéré comme une menace de réécriture de l’histoire à travers la pierre. Notre action a consisté justement à lutter contre ce révisionnisme monumental. »

L’Adimad a pour sa part fait savoir qu’elle avait saisi le tribunal de grande instance d’Aix-en-Provence pour « atteinte à la propriété privée ». Le TGI devrait se prononcer le 2 décembre prochain. L’association assurant, comme elle le fait régulièrement, qu’une autre commune serait disposée à accueillir la stèle si la justice ne lui donnait pas raison.

Pour Jean-François Gavoury, « ces gens-là ne veulent pas s’avouer vaincu aujourd’hui comme ils n’ont jamais voulu s’avouer vaincu en 1962 » :

« Que ces messieurs de l’Adimad organisent dans leurs propriétés privées des dévotions rendues aux quatre membres de l’OAS, libre à eux. Ce que l’on ne peut supporter, c’est que des cortèges viennent avec des portes-drapeaux tricolores s’incliner dans un cimetière sur des monuments comme celui-là. »

A lire aussi :
Marignane après l’extrême droite (1/2) : des finances dans le rouge
Marignane après l’extrême droite (2/2) : l’héritage Simonpieri

  • 11924 visites
  • 194 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 18h59 le 18/11/2008
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Les Américains ont étudié la façon qu’avaient les soldats français pour faire la guerre en Algérie. Dans les années 70, de nombreux anciens de l’OAS sont allés donner « un coup de main » aux dictatures argentines et brésiliennes de l’époque. Ceci s’est fait sous-couvert des gouvernements français et celui de Mitterrand a tout arrêté en 1981... !

    J’espère que le TGI qui va siéger le 2 décembre empêchera que cette stelle immonde puisse se retrouver dans une autre commune... ! !

    Lien

    • Désinscrit le 19 avril
      • Posté à 19h10 le 18/11/2008
      • Internaute 39070

      La Casbah... La bataille d’Alger n’est pas gagnée. Lien

    • Pierrrrre
      Pierrrrre répond à Phil2922
      → → → → → → → le marché autant (...)
      • Posté à 19h18 le 18/11/2008
      • Internaute 23078
        → → → → → → → le marché autant (...)

      « ...J’espère que le TGI qui va siéger le 2 décembre empêchera que cette stelle immonde puisse se retrouver dans une autre commune… ! ! ... »
      ► et on pourrait la remplacer par une stelle à l’honneur de ces glorieux fellaghas qui ont égorgé 100 000 harkis avec leur famille...
      à partir de la date du 19 mars 1962 dont de nombreuses municipalités de France ont baptisé leurs rues.
      ..immonde disiez vous ?

      • A Serbe
        A Serbe répond à Pierrrrre
        • Posté à 19h31 le 18/11/2008
        • Internaute 37409

        Pierrrrrrrrrrrrrrrrre, je te l’ai déjà dit dans différents posts, tes affirmations sur les Algériens (le FLN = Algériens) sont fausses et très tendancieuses : tendance Le Pen, même s’il n’est plus que l’ombre de lui-même ...
        Tires-toi, tu pues ...

         
        • jean.pierre
          jean.pierre répond à A Serbe
          • Posté à 19h56 le 18/11/2008
          • Internaute 27384

          ah bon je croyais que les dirigeants actuels pour la plupart des dignes héritiers du fln sont élus démocratiquement par le peuple algérien.........

        • Pierrrrre
          Pierrrrre répond à A Serbe
          → → → → → → → le marché autant (...)
          • Posté à 10h05 le 19/11/2008
          • Internaute 23078
            → → → → → → → le marché autant (...)

          « ...(le FLN = Algériens) ... »
          ► Je n’ai jamais dit cela..les algériens d’origine masulmane craignaient le FLN comme la peste :
          Les fellaghas rackettaient les villages et égorgeaient, égorgeaient ceux qui leur résistaient.. méthode palestinienne d’aujourd’hui..c’est radical .. et trés vite, vous avez tout le monde qui vous soutient...

          Les plus grands couillonnés de l’indépendance de l’Algérie, ce sont les Algériens, et cette France qu’ils ont perdue et qu’ils regrettent , ils essayent désespérément de la retrouver en s’expatriant et en passant la méditerrannée...
          « Visa..visa » criaient-ils dans les rues d’Alger lors de la visite de Chirac.

          • A Serbe
            A Serbe répond à Pierrrrre
            • Posté à 13h35 le 19/11/2008
            • Internaute 37409

            Quand on m’évoque les palestiniens (je ne vois ce qu’ils viennent faire là) en ces termes, je vois de quelle origine tu es ... espagnol ? mon oeil !

            Les plus grands couillonnés, se sont les soit-disants pieds noirs : maltais, espagnols, italos, et tutti quanti fuyant la misère de l’europe ... et qui ont cru en une supériorité pré-fabriquée sur les gens originaires du coin qui les ont éduqués pendant 7 siècles (en Espagne) et 2 siècles au moins (malte, italie, sicile) en leur apportant la vraie civilisation, celle du coeur et de l’esprit.

        • Ryze-
          Ryze- répond à A Serbe
          Révolté ! !
          • Posté à 10h54 le 19/11/2008
          • Internaute 30038
            Révolté ! !

          Tu m’étonne Serbe, y a pas plus nostalgique de l oas et de l empire colonial français que ce gros faf de pi5r.
          qu’il aille donc rejoindre ses petits copains névrosés sur leurs sites immondes ca nous fera de l’air...

        4 autres commentaires
      • A déménagé le 8-10
        • Posté à 22h45 le 18/11/2008
        • Internaute 1001
          nc

        « et on pourrait la remplacer par une stelle à l’honneur de ces glorieux fellaghas qui ont égorgé 100 000 harkis avec leur famille… »

        - Quelqu’un a eu cette idée tordue, à part vous ?

        « dont de nombreuses municipalités de France ont baptisé leurs rues. »

        - Vous pouvez donner des exemples de ces « glorieux fellaghas » qui auraient leur nom dans des rues française ?

        Vous n’avez pas l’air d’aller bien, ce soir : -)

         
        • Compte supprimé le 4 janvier 3
          • Posté à 00h22 le 19/11/2008
          • Internaute 41144

          Non, c’est la DATE, dont ont été baptisées des rues françaises.

          • Le flou stoique
            Le flou stoique répond à Compte supprimé le 4 janvier 3
            Cf fiche n°15673B
            • Posté à 01h41 le 19/11/2008
            • Internaute 58563
              Cf fiche n°15673B

            Oui menfin si on compte je pense qu’il y a eu plus d’exécutions pendant la Révolution Française ou pendant la « libération » de la France en 44-45, et ça a pas l’air de vous déranger plus que ça qu’il y ait des jours fériés et des milliers de boulevards pour les commémorer... Et puis, qui sait si ils ont vraiment été égorgés, comme dit Mister P.P., les africains vivent dans la culture du mensonge...

        • Pierrrrre
          Pierrrrre répond à A déménagé le 8-10
          → → → → → → → le marché autant (...)
          • Posté à 09h28 le 19/11/2008
          • Internaute 23078
            → → → → → → → le marché autant (...)

          « ...Vous pouvez donner des exemples de ces “ glorieux fellaghas ” qui auraient leur nom dans des rues française ? ... »
          ► oui, municipalité de St Ouen (communiste), un nom récent de rue à la gloire du FLN.
          Et de nombreuses stèles en « mémoire » de gens du FLN abattus par l’armée française.

          Et enfin, ces nombreuses « rue du 19 mars 1962 », date qui a marqué l’assassinat de milliers de pieds noirs et d’une centaine de milliers de harkis :

          –––––––

          Mohand Hamoumou, extraits de son ouvrage : Et ils sont devenus Harkis, Fayard, 1993, issu de sa thèse de doctorat en sociologie historique soutenue à l’EHESS en 1989 :

          « ...Dès l’après cessez-le-feu, nous l’avons dit, des Européens et des Musulmans pro français sont tués ou enlevés. Certains sont retrouvés morts, mutilés ; beaucoup disparaissent à jamais . Mais du 19 mars à l’indépendance, afin de ne pas faire échouer le processus en marche vers l’indépendance, le FLN tempère les ardeurs vengeresses de ses militants et surtout des combattants de la 25ème heure venus voler au secours de la victoire. Il souhaite régler ses comptes librement à partir du 5 juillet. Divers tracts de cette époque insistent sur la duplicité et le cynisme du FLN qui veut convaincre les harkis qu’ils peuvent rester en Algérie sans risques :
          il faut accepter tous les ralliements et mener une campagne auprès des harkis et des messalistes pour qu’ils se rallient. Ne pas les brusquer, ne pas leur reprocher ce qu’ils ont fait. L’organisation est seule compétente pour prendre des décisions... Car l’épuration elle aussi s’accentue. Les traîtres seront jugés et s’ils ne sont pas toujours exécutés sur le champ, ils n’échapperont pas longtemps au sort qui leur est réservé. Par le recensement, l’organisation s’attache à dresser un fichier général d’où seront extraits les noms des traîtres et des mauvais citoyens
          Les massacres à grande échelle débutent en effet durant l’été 62. Le récit du Sous Préfet d’Akbou, signalé ou cité par plusieurs auteurs rend mieux que quiconque l’ampleur et horreur inimaginable de ces massacres :
          “ Jusqu’au 27 juillet, l’ALN s’employa à rassurer les harkis et élus leur disant que le passé étaient totalement oublié et que la France dont ils étaient les premières victimes était seule responsable de leur action (...) Soudain, du 27 juillet au 15 septembre 1962 environ, la répression s’abattait sans aucune cause locale particulière.
          Une cinquantaine d’ex-supplétifs ou de civils furent tués par l’ALN dans les villages les plus éloignés. Mais surtout 750 personnes environ furent arrêtées et groupées dans trois ‘centres d’interrogatoire’ ayant chacun juridiction sur 1/3 de l’arrondissement, dont deux étaient situés sur mon territoire (Akourma-Azib) et le troisième à 150 kilomètres de là dans une ferme d’Aïn Soltan près de Bordj Bou Arreridj (350 détenus). Tandis que, sur le territoire de cet arrondissement, 350 harkis d’un arrondissement voisin furent en outre incarcérés puis ‘interrogés’ et exécutés dans les mêmes conditions. Dans ces centres d’où l’on entendait loin à la ronde les hurlements des torturés, près de la moitié des détenus fut exécutés à raison de 5 à 10 chaque soir. L’emplacement des charniers situés à proximité des centres est connu. L’autre moitié fut relâchée de fin août au 15 septembre, datte à laquelle les centres furent supprimés. Ces centres contenaient environ 2/3 d’ex-supplétifs et 1/3 de civils (des maires, des conseillers généraux, des conseillers municipaux, des chefs de village, des anciens combattants et en plus ceux qui avaient été dénoncés, à tort ou à raison, librement ou sous la torture, comme ayant travaillé pour la France). Durant cette première purge, un conseiller général, dont le Président du comité FLN m’avait dit à plusieurs reprises avant mon départ qu’il avait toute l’estime de la population, mais qu’il avait par conviction toujours pris position pour la France, a été arrêté le 1er août et enterré vivant, la tête dépassant et recouverte de miel, en compagnie de plusieurs autres détenus dans le camp d’Aïn Soltan près de Bordj Bou Arreridj devant ses 350 codétenus. Son agonie, le visage mangé par les abeilles et les mouches, dura cinq heures.
          A noter que durant cette période la population n’a participé aux supplices que de quelques dizaines de harkis-promenés, habillés en femmes, nez, oreilles et lèvres coupés, émasculés, enterrés vivant dans la chaux ou même dans le ciment, ou brûlés vifs à l’essence. Cependant, les supplices dans cette région n’atteignirent pas la cruauté de ceux d’un arrondissement voisin à quelques quinze kilomètres de là : harkis morts-crucifiés sur des portes-, Nus sous le fouet en traînant des charrues- la musculature arrachée avec des tenailles. De même, dans cet arrondissement ne furent pas signalés les massacres par l’ALN de femmes et d’enfants de harkis, ce qui fut fréquent dans les arrondissements voisins où des femmes furent aussi tuées pour le seul fait d’avoir reçu des soins dans des infirmeries militaires.(...)
          En Métropole le gouvernement n’ignore pas ces massacres. Les comptes rendus des débats à l’Assemblée Nationale prouvent que des députés, certes rares, attirent l’attention des Ministres sur le sort des Harkis. Le Gouvernement Algérien sait aussi : l’ambassadeur de France a alerté le ministre algérien des Affaires Etrangères sur ‘ les graves préoccupations que lui cause le sort des anciens auxiliaires algériens de l’armée française (sic) ’ et il avait aussi exposé à Abderrahmane Farès ‘ le cas particulièrement douloureux de ces hommes et de leurs familles. Près de deux mois se sont écoulés et l’on est obligé de constater que les violences n’ont pas cessé. Il ne se passe pas de jour, poursuit-il, que l’on ne relève en différents points du territoire algérien des arrestations, des tortures, des exécution. ’ Aujourd’hui des historiens ou des politiques algériens expliquent ces ‘ règlements de compte ’ par la carence d’autorité des représentants du nouvel Etat en raison des lutte fratricides pour le pouvoir. L’anarchie régnante après l’indépendance a favorisé l’ampleur des massacres mais à l’évidence les autorités n’ont pas tenté de les arrêter. Comme le signalera plus tard le général de Brebisson dans une note adressée au ministre des Armées ‘ Le gouvernement algérien n’était pas inconscient de ce problème mais la plupart du temps, il a encouragé ou laissé faire... ’.
          Un rapatriement ni prévu, ni voulu
          Le Général de Gaulle ne voulait pas que les anciens harkis viennent s’installer en France. Parce qu’il ne les considérait pas comme de vrais Français - ‘des Français, ces gens-là ! Avec leurs turbans et leurs djellabas ! - il craignait, évolution démographique aidant, une invasion menaçant la culture française. Mon village s’appellerait Colombey-les-deux Mosquées’ lâche-t-il rapporte Alain Peyrefitte. D’où un plan officiel minimaliste, visant à ne rapatrier que de ‘personnes particulièrement menacées’ et donc ‘en nombre limité’, qui auront réussi à remplir des formalités administratives contraignantes.
          Face à cette situation scandaleuse, des officiers de SAS décident de désobéir et de faire passer clandestinement en métropole des supplétifs et leurs familles pour les soustraire aux tueurs. La réplique de Louis JOXE le 12 mai est désormais connue. Par télégramme, il interdit tout rapatriement hors du plan officiel minimaliste, demande le renvoi des anciens supplétifs en Algérie et exige ‘des sanctions contre les complices de ces entreprises’. Réalisant sans doute le cynisme de sa note, il ajoute : ‘éviter de donner la moindre publicité à cette mesure qui pourrait être mal interprétée(sic)’. Ces ordres seront hélas mis en pratique. Des harkis arrivés clandestinement à Marseille et d’autres à Toulon seront renvoyés à Alger où ils seront assassinés sur le port !
          Le 13 juin, arrivent à Marseille les premiers harkis ‘rapatriés’ dans le cadre du plan officiel qui ne prévoyait de rapatrier que 5 000 personnes sur un effectif potentiel de 260 000. Durant ce mois de juin, le Corps d’armée d’Alger alerte le gouvernement sur les enlèvements, exécutions sommaires, travaux forcés”. Mais le Comité des Affaires Algériennes répond le 21 juin que l’armée ne doit “intervenir pour porter secours qu’en cas de légitime défense” et dès le 19 juillet, le Ministre des Armées, Pierre MESSMER demande l’arrêt des rapatriements de harkis sous le prétexte que “ les capacités d’accueil des camps sont saturés ”. Près de 4 000 anciens supplétifs ont été emmenés en France, soit environ 12 000 personnes avec leurs familles. Pourtant le pire était à venir.
          En août puis septembre, profitant de l’anarchie régnante en Algérie, des luttes entre clans pour prendre le pouvoir, les combattants de la dernière heure qui veulent se dédouaner de leur attentisme, voire de leur double jeu, vont se livrer à de véritables chasses aux sorcières. Les anciens supplétifs, élus, notables, anciens combattants sont arrêtés, torturés, suppliciés publiquement avant d’être achevés. Les plus chanceux sont emprisonnés et battus régulièrement jusqu’à ce qu’une délégation de la Croix Rouge Internationale parvienne parfois à les faire libérer. La suite du rapport du Sous Préfet d’Akbou est éclairante :
          “ De fin octobre à début décembre, allait reprendre une nouvelle vague d’arrestations de ceux qui avaient déjà été détenus, puis libérés vers le 15 septembre. Enfin il n’était plus question de centre d’interrogatoires : l’ALN exécutait sommairement, seules les personnalités avaient encore l’honneur de supplices et de tortures. Deux autres maires qui depuis l’indépendance n’avait été jamais inquiétés, furent tués en octobre et novembre. Un autre qui avait toujours été considéré comme pro-FLN put, ainsi qu’un conseiller général de même tendance, s’échapper de justesse en France après avoir eu un fils tué. Un autre conseiller général, ex-membre de l’Assemblée Algérienne, qui n’avait pas été inquiété jusque-là, fut abattu chez lui avec les autres hommes de sa famille, et toutes les femmes de la maison ont été emmenées par l’ALN et ont disparu. Dans chaque commune (groupant en moyenne 13 villages et 7 000 habitants) 30 à 50 personnes furent abattues - harkis ou moghaznis, chefs de village ou conseillers municipaux et jusqu’à des septuagénaires présidents de petites sections locales d’anciens combattants. Dans certaines communes, la totalité des harkis a été tuée ; dans d’autres, une vingtaine seulement. De spectaculaires et atroces suicides à la hache ou à la mort aux rats eurent lieu au moment des arrestations. Dans les petits villages, les exécutions avaient lieu sur place ou à cent mètres à l’écart à n’importe quelle heure du jour. Dans les chefs-lieux de communes, dès la tombée de la nuit l’ALN venait chercher en jeep tel ou tel qui était exécuté un kilomètre plus loin. Du 1er au 3 novembre, à l’occasion de l’anniversaire de l’insurrection on estimait à 70 environ le nombre de tués dans l’ensemble de l’arrondissement. Enfin eurent lieu des massacres généraux dans les villages qui avaient été les premiers à se rallier à la France en 1957. Ainsi arrivaient fin novembre 1962 à Marseille, convoyée par l’armée, 50 rescapés, femmes et enfants d’un village d’un arrondissement voisin où tous les hommes avaient été tués. (...) La répression massive se termina fin 1962, début 1963. Cependant elle devait continuer de façon épisodique, au gré sans doute des cadres locaux et, à titre de diversion, à l’occasion des difficultés locales. ”
          Devant l’ampleur et la barbarie des massacres qui n’épargnèrent pas en maints endroits, femmes, enfants et parents des anciens supplétifs, le Premier Ministre Georges POMPIDOU demande le 19 septembre de reprendre “le transfert en France des anciens supplétifs menacés”. Malgré cela 60 000 à 150 000 selon les estimations seront mis à mort dans des conditions inimaginables : ébouillantés, enterrés vivants, lapidés...L’Armée française était encore sur place. Elle avait les moyens et le droit d’intervenir pour faire respecter les Accords d’Evian et protéger ceux qui avaient choisi la France, et empêcher ainsi qu’ils fussent torturés et assassinés pour avoir porté son uniforme. Elle fut sommée de rester l’arme au pied, pour selon Pierre MESSMER, “ne pas prendre le risque de recommencer la Guerre”. Aucun principe politique ou moral ne peut justifier une telle attitude : si le droit d’ingérence n’existait pas, les circonstances commandaient de l’inventer...... »

          ––––––––

          « ...Vous n’avez pas l’air d’aller bien, ce soir : -)... »

          ► non, effectivement, j’ai quelque part honte de mon pays, et de ce mépris que vous affichez pour ceux qui l’ont défendu jusqu’au bout.

          • A déménagé le 8-10
            • Posté à 14h15 le 19/11/2008
            • Internaute 1001
              nc

            « municipalité de St Ouen (communiste), un nom récent de rue à la gloire du FLN. »

            Son nom ?

            « Et de nombreuses stèles en “ mémoire ” de gens du FLN abattus par l’armée française. »

            Où ? Quels noms ?

            « Et enfin, ces nombreuses “ rue du 19 mars 1962 ”, date qui a marqué l’assassinat de milliers de pieds noirs et d’une centaine de milliers de harkis »

            Cette date est celle des accords d’Evian, qui n’incluaient pas de devoir massacrer qui que ce soit.

            Par ailleurs, je ne cautionne pas une seconde l’assassinat des pieds-noirs. Ceux qui le furent, et ceux qui souffrirent le plus, une souffrance que je ne vous ai pas attendu pour connaître et reconnaître, venaient en majorité des classe moyennes et « basses ». Le grand colonat, qui les avait manipulés, avait eu depuis longtemps les moyens de se replier en France.

            Je ne vous ai pas davantage attendu pour trouver indigne de la France le sort fait alors et depuis aux harkis. C’est une honte nationale, toujours pas effacée.

            Je n’ai aucun mépris pour ceux qui se sont battus en Algérie, je pense notamment aux appelés. Mais pour les colons qui traitaient les Algériens en êtres de second rang, et qui furent à l’origine de cette guerre, pour l’OAS, pour les félons : mépris total. Au passage, les massacres de Sétif, ça ne vous dit rien ?

            Puis-je quand même vous inviter à lire les quatre tomes du remarquable travail d’Yves Courrière sur cette guerre ? Histoire d’apprendre ce qu’est une opinion nuancée ?

            De découvrir que cette guerre, qui fut une guerre de libération, ne vous en déplaise (et même si elle mit au pouvoir des gens qui, on le voit maintenant, ne valent pas mieux et ont trahi leur promesses), cette guerre eut ses crimes des deux côtés, aussi inexcusables. Alors vous serez bien gentil de ne pas être borgne, comme votre idole.

        6 autres commentaires
      • Ouchen
        Ouchen répond à Pierrrrre
        Lecteur
        • Posté à 11h50 le 19/11/2008
        • Internaute 56283
          Lecteur

        Des allégations récurrentes, aussi inexactes que tendancieuses, portant sur le nombre prétendument si élevé de harkis exécutés en Algérie, au lendemain de son indépendance, ne surprennent pas, en vérité. Une telle propagande mensongère et indigeste est principalement alimentée par les associations de harkis, pour les raisons que l’on devine.
        A travers leurs sempiternelles criailleries, ces dernières tentent même de faire accroire que, comme fer de lance engagé dans la bataille contre la rébellion algérienne, le monde harki avait assumé le rôle principal, aux lieu et place des milliers de bataillons de l’armée française. Les harkis omettent simplement de préciser que leur représentation sur le terrain ne dépassait pas le rapport de 1 à 10. Autrement dit, pour 10 troufions alignés, 1 seul harki au mieux servait en qualité de supplétif. En clair, cela veut dire encore - pardon, d’insister là-dessus - que sur le chiffre officiellement rendu public de 500 000 soldats français envoyés en Algérie, le nombre des supplétifs harkis ne dépassait guère 50 000.
        Au-dessus de cette limite, non seulement le rapport se serait trouvé faussé, chose que de Gaulle lui-même n’aurait jamais acceptée pour ne pas justement mettre en péril sa propre armée, mais la réalité voulait que, aux côtés des compagnies disséminées dans le pays, des petits casernements isolés recueillissent, à distance et sous bonne garde, ces groupuscules de harkis et autres mokhaznis combattant leurs propres coreligionnaires. A ce propos d’ailleurs, certaines vues de l’esprit ont laissé faussement entendre que ces forces supplétives, en se rangeant du côté français, entendaient ainsi exprimer leur attachement au statut quo colonial. Rien n’est plus faux, puisque, en majorité, ces harkis étaient constitués d’anciens rebelles capturés au combat ou simplement ralliés dans le cadre de la fameuse paix des braves appelée avec insistance de ses voeux par le président français.
        Tout en ne pouvant feindre d’ignorer la très grande part de responsabilité prise par ces harkis dans les exécutions sommaires de leurs frères et soeurs, l’on ne peut non plus passer sous silence l’assassinat regrettable d’un certain nombre d’entre eux, durant la période s’étalant du cessez-le-feu (19 mars) à la déclaration d’indépendance (3 juillet 1962). Il est vrai qu’ici ou là, à l’exemple des règlements de compte intervenus en France, au lendemain de l’occupation allemande, ces harkis, désignés comme traîtres à leur pays, ont souvent été affreusement torturés et tués, parfois même sous les applaudissements de la foule. Ceux-là n’avaient pas eu, en effet, la chance offerte à quelques-uns de leurs camarades de se mêler aux bagages de l’armée française se repliant précipitamment sur l’autre rive de la Méditerranée.
        Bien qu’elles soient, aujourd’hui encore, fort déplorables, de telles atrocités restent néanmoins bien en-dessous, hélas, de celles commises par ces mêmes traîtres sur leurs propres coreligionnaires, ne l’oublions pas !

         
        • jean.pierre
          jean.pierre répond à Ouchen
          • Posté à 12h20 le 19/11/2008
          • Internaute 27384

          forcément t’as oublié leurs femmes enceintes éventrées.........

        • Compte supprimé le 4 janvier 3
          • Posté à 17h03 le 19/11/2008
          • Internaute 41144

          Bah... bel exemple de négationnisme, particulièrement gerbant.

        • A déménagé le 8-10
          • Posté à 17h32 le 19/11/2008
          • Internaute 1001
            nc

          Ce serait bien de ne pas minorer le rôle honteux de la France dans cette affaire, ni de majorer celui des harkis, dont on voir bien qu’ils sont, quoique pas plus féroces que les fellaghas - ni moins, les perdants de l’histoire.

          Les atrocités furent à peu de choses près le mêmes des deux côtés, mais honte d’abord sur ceux en France qui, par calcul, se firent « battre les chiens entre eux ».

        3 autres commentaires
      • JP_JP
        JP_JP répond à Pierrrrre
        • Posté à 12h35 le 19/11/2008
        • Internaute 18274

        Une connerie à écrire ?
        Pierrrr pour vous servir !

      • Ouko
        Ouko répond à Pierrrrre
        Citoyen réinformateur .....
        • Posté à 13h42 le 19/11/2008
        • Internaute 55260
          Citoyen réinformateur .....

        réponse au Pierre ....

        Les villes qui ont bâtisé ne rue du 19 mars 62, sont des villes de gauche et non pas la mienne ...

        Il fallait faire cette rectification....

        Bref, ne pas mettre tout le monde dans le même sac ...

        Autrement sur le reste , vous avez entièrement raison...
        cqfd

         
        • A déménagé le 8-10
          A déménagé le 8-10 répond à Ouko
          nc
          • Posté à 14h17 le 19/11/2008
          • Internaute 1001
            nc

          Et toi tu aurais encore plus raison de répondre à mon courriel.

          Allez, un petit effort pour me montrer ton courage : -)

          • pointilleur des lilas
            • Posté à 16h37 le 19/11/2008
            • Internaute 19285

            Il ne le fera jamais.
            C’est un leurre, qui essaie d’exister.

            • A déménagé le 8-10
              • Posté à 17h37 le 19/11/2008
              • Internaute 1001
                nc

              Je le sais, mais ça m’amuse !

              Ceci dit, il existe (sauf que parfois je me demande si ce n’est pas une invention de Rue89 qui - rrhhôô les vilains - voudraient faire passer les gendedroite pour des buses majuscules).

        3 autres commentaires
      • battuta
        battuta répond à Pierrrrre
        adorateur de la lune
        • Posté à 17h13 le 19/11/2008
        • Internaute 56909
          adorateur de la lune

        pierrrrrre toujours aussi manichéen... donc vu que l’on a massacré des harkis on doit célébrer l’OAS ?

        ok mais alors vu que les russes ont massacré des civils allemands il nous faudrait une bonne stèle à la gloire des ss d’ouradour : y a bien des rues stalingrad... Pieeeeerrre Noel approche, il est encore temps de te commander un cerveau.... bisous fafounet

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 19h10 le 18/11/2008
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    Albert Dovecar :
    Né le 19 juillet 1937, il souscrit un contrat d’engagement au titre de la Légion étrangère le 5 avril 1957 à Marseille, sous l’identité de Dodevart Paul, né à Vienne en Autriche le 20 février 1938. 1960.
    Blessé au combat et titulaire de trois citations, et après la participation de son régiment au putsch, il décide de rompre son contrat le 27 avril. 1961 en rejoignant l’OAS.
    Il intègre les commandos Delta de l’Organisation armée secrète (OAS)
    Jugé et condamné à mort par la justice française, il est fusillé par un peloton d’appelés du contingent le 7 juin 1962, au « Trou d’enfer » en banlieue parisienne

    –––––––-..
    Claude Piegts,
    pied-noir, terroriste , né le 1er janvier 1934 à Castiglione (Algérie), était vendeur à Alger, engagé dans les commandos Delta D de l’O.A.S. dirigés par Roger Degueldre, et fusillé le 7 juin 1962 au fort du Trou-d’Enfer (Marly-le-Roi).
    Claude Piegts fit partie des commandos Delta D de l’Organisation armée secrète (O.A.S.) sous les ordres du Lieutenant Roger Degueldre pendant la Guerre d’Algérie. Il participa avec Albert Dovecar à l’assassinat du commissaire central d’Alger Roger Gavoury le 31 mai 1961. Jugé et condamné à mort par la justice française et fusillé, à Marly-le-Roi le 7 juin 1962.
    –––––––
    Roger Degueldre
    Né dans une famille ouvrière, d’un père cheminot et d’une mère au foyer, il fuit, avec sa famille, l’occupation allemande en 1940 pour se réfugier dans le sud de la France. En 1942, le jeune Roger Degueldre remonte dans le Nord de la France pour entrer clandestinement dans la zone occupée, et s’engager dans le maquis, auprès des partisans communistes, dans les Francs-tireurs et partisans (FTP) aux côtés de Roger Pannequin, le « commandant Marc » sous l’occupation allemande.
    À la Libération, il s’engage dans la 10e Division d’infanterie motorisée qui participe à la réduction de la poche de Colmar en janvier 1945, puis à la Légion étrangère (1er régiment étranger de parachutistes), sous l’identité de Roger « Legueldre » né le 18 septembre 1925 à Gruyères (Fribourg) Confédération Helvétique. Par décision ministérielle, il reprend son identité le 28 septembre 1955.
    Il gagnera ses galons en Indochine en étant décoré de la Médaille militaire pour acte de courage (porte secours au capitaine de Blignières et au sous-lieutenant Boutot sous le feu de l’ennemi) pendant la guerre d’Indochine.
    Après la chute de Điện Biên Phủ, il participe au conflit algérien, où il est décoré de la croix de la Valeur militaire.
    Pendant la semaine des barricades à Alger (janvier 1960) il est présent avec son régiment, toujours fidèle au gouvernement français. Engagé dans la défense de l’Algérie française, il est alors soupçonné d’avoir participé au complot avorté de décembre 1960, contre le général de Gaulle peu après sa visite à Alger. Il est muté au 4e régiment étranger de parachutistes. Niant les faits, convaincu de la nécessité de la lutte armée, il passe alors dans la clandestinité le 11 décembre 1960.
    En 1961, il est le créateur et responsable des commandos Delta de l’Organisation armée secrète (OAS). Le 15 mars 1962, à 10 h 45 un « commando Delta », pénètre au centre social de Château-Royal dans la commune d’El-Biar, près d’Alger. Dans la salle de réunion étaient rassemblés six dirigeants des centres sociaux qui furent alignés contre un mur de la cour et abattus à l’arme automatique.
    Le 7 avril 1962, le lieutenant Roger Degueldre, chef des commandos Delta, est arrêté ; il est ensuite traduit en justice, et condamné à mort. Il est fusillé le 6 juillet 1962 au Fort d’Ivry. Une balle seulement sur les onze du peloton d’exécution l’atteint. Le sous-officier chargé de lui donner le coup de grâce s’y reprendra à six fois avant que Degueldre ne meure.
    Jean-Marie Bastien-Thiry
    Aîné des sept enfants d’une famille de tradition militaire — il est reçu en 1947 à l’École polytechnique ; diplômé de Supaéro, il choisit d’entrer dans le corps des ingénieurs de l’armement et se spécialise dans les engins air-air ; il devint ingénieur militaire principal de l’Air en 1957.
    Partisan de l’Algérie française, il perçoit la séparation d’avec l’Algérie comme « plus grave encore que celle d’avec l’Alsace-Lorraine ». Mais c’est pour tenter de mettre fin à ce qu’il voit comme l’immobilisme de la France face à la persécution des harkis et des français d’Algérie qu’il organise contre le général de Gaulle l’attentat du Petit-Clamart le 22 août 1962. Il estimait trouver dans les propos de Saint Thomas d’Aquin — sur la légitimité que peut avoir dans certains cas le régicide — la conciliation entre son projet et sa religion catholique.
    Extrait de sa déclaration lors de son procès : « [...] nous étions sincèrement partisans de l’Algérie française, [...] mais nous concevions qu’il y eût d’autres solutions pour l’avenir algérien, solutions pouvant être défendues de façon honnête et sincère ; l’impératif absolu, [...] étant [...] de faire respecter la vie, la liberté et les biens des millions de Français de souche et de Français Musulmans vivant sur cette terre. »
    Arrêté en septembre 1962 à son retour d’une mission scientifique en Grande-Bretagne, il est inculpé devant la Cour militaire de justice présidée par le général Roger Gardet. Son procès se déroule du 28 janvier au 4 mars 1963. Son avocat est maître Jacques Isorni. Il fut condamné à mort en tant que commanditaire de cette tentative d’assassinat, tout comme les tireurs du commando. Il est déchu de son titre de chevalier de la Légion d’Honneur et emprisonné à la prison de Fresnes au quartier des condamnés à mort
    Les deux tireurs obtiennent la grâce du Président de la République, mais le général de Gaulle refuse celle du colonel Bastien-Thiry, décision qu’il explique par deux raisons : Bastien-Thiry a fait tirer sur une voiture occupée par une femme et, contrairement aux autres membres du commando, il n’a pas pris de risques directs. De Gaulle, parlant des partisans de l’Algérie française, aurait alors eu ce mot : « Ils veulent un martyr, eh bien, ils l’auront ! ».
    Suivant les règles des condamnations à mort par la Cour militaire, le colonel Jean Bastien-Thiry fut fusillé devant un peloton d’exécution au fort d’Ivry le 11 mars 1963 à 6h39, une semaine après que le verdict fut rendu. Son exécution donna lieu à la plus grande organisation de l’histoire de la justice française, avec plus de 2000 policiers et 35 voitures mobilisées pour éviter son évasion.1. Ce sera le dernier condamné à mort par une cour militaire, et donc le dernier à être fusillé en France2. Son corps fut enfoui dans le carré des suppliciés du cimetière parisien de Thiais.
    Une considération médicale aurait néanmoins pu obtenir cette grâce : Bastien-Thiry aurait fait une courte dépression nerveuse 3 ans auparavant ; mais par décision du condamné, la demande de recours en grâce n’en fit pas état 3. D’ailleurs l’expertise psychiatrique menée peu après son arrestation avait conclu « Il n’existe pas de tendances dépressives, même liées à sa situation actuelle.[...] Il n’est absolument pas un passionné, au sens psychiatrique du terme, ni un exalté. »

    sources : Wikipédia

    • Désinscrit le 19 avril
      • Posté à 19h12 le 18/11/2008
      • Internaute 39070

      Wiki n’est pas vraiment fiable à 100%... Lien

    • A Serbe
      A Serbe répond à Pierrrrre
      • Posté à 19h27 le 18/11/2008
      • Internaute 37409

      Tous des criminels et des terroristes, quoi ...

    • jean.pierre
      jean.pierre répond à Pierrrrre
      • Posté à 19h51 le 18/11/2008
      • Internaute 27384

      c’est marrant pierrre quand je te plussss , ça fait moinsssssss......

      quesaco Rue 89 ?

      • vinz13
        vinz13 répond à jean.pierre
        moine thélonieux
        • Posté à 20h44 le 18/11/2008
        • Internaute 37135
          moine thélonieux

        simple bogue qui s’ autocorrige au bout d’un moment. N’y voir aucun complot acharnement etc...

    • brazz
      brazz répond à Pierrrrre
      • Posté à 19h58 le 18/11/2008
      • Internaute 40271

      Et alors ? qu’est ce que tu prouves ? Moi, en tant que pied-noir je vous tiens tous, toi et ces salopards fusillés, pour ceux qui ont tout fait -et réussi- pour l’impossibilité de coexistence des communautés, et partant de là, pour responsables de l’obligation de partir du pays. Tous les pieds noirs ne sont pas forcément des cons ni des amnésiques !

      • jean.pierre
        jean.pierre répond à brazz
        • Posté à 20h04 le 18/11/2008
        • Internaute 27384

        non mais toi tu l’es amnésique !

        quand a été crée l’oas ?

         
        • brazz
          brazz répond à jean.pierre
          • Posté à 00h56 le 19/11/2008
          • Internaute 40271

          Ce n’est pas le problème, ce que je veux dire c’est qu’il y a des gens des poujadistes à Lagaillarde à l’OAS (et d’autres qui ont prospéré depuis), qui n’ont eu qu’une politique qui était celle du pire et que c’est ça entre autre qui nous a conduit dehors. Ils ont fait prendre des vessies pour des lanternes à la population et c’est vrai que c’était facile quand on a le sang chaud, mais aussi à des militaires et là c’est inexcusable, et quand ça a été perdu, ils se sont conduits non en résistants mais en criminels, ils ont fait la terre brulée pour être certains de l’irréparable. Ils ont bien réussi. Mais ils n’ont pas tiré les leçons, en braves attardés de l’extrème droite. La meilleure preuve, c’est que cette politique, ils veulent la commémorer et pourquoi pas la continuer. Il faudra peut être un jour leur dire encore la valise ou...

          • jean.pierre
            jean.pierre répond à brazz
            • Posté à 12h22 le 19/11/2008
            • Internaute 27384

            non erreur !
            c’est le général de gaulle qui leur a fait prendre des vessies pour des lanternes !

            « je vous ai compris » discours de Mostaganem

        2 autres commentaires
    • Ryze-
      Ryze- répond à Pierrrrre
      Révolté ! !
      • Posté à 10h56 le 19/11/2008
      • Internaute 30038
        Révolté ! !

      Et... ?

    • battuta
      battuta répond à Pierrrrre
      adorateur de la lune
      • Posté à 20h21 le 19/11/2008
      • Internaute 56909
        adorateur de la lune

      Pierre, mon frêre.... on va pas se féliciter du peloton d’éxécution ... vraiment pas.
      On va pas faire l’apologie du FLN (hier et aujourd’hui d’ailleurs), ni le panagérique de De Gaulle.
      On ne va pas nier les diparus d’Oran , le martyr des harkis, les bombes aux terrasses d’Alger, le drame des rapratriés, le petit peuple métissé et multiculturel des quartiers de Constantine ou d’Alger : espagnols, maltais, grecs, hexagonaux... dont a brisé les vies et volé l’histoire, les maisons et les tombes.... non vraiment pas.....

      mais tes héros ont quand même une sérieuse affection pour l’assassinat et la bombinette... je suis sûr que tu prépares une liste de salopards de l’autre (des autres) camps... Bref apparemment ça fait 40 ans que tu digères pas le départ d’algérie, la décolonisation, l’abolition de l’esclavage, la fin de l’ancien régime, la chute de rome.... ok hier c’était bien et aujour’dhui c’est a chier (et je te l’accorde aujourd’hui n’est pas exactement rose.....

      tu sais j’ai plein de potes algériens et on se déteste pas, je suis content que le Sénégal soit le Sénégal... je regrette pas que Aussares ne soit plus en activité, je ne crois pas que l’immigration ait plombé la France, et je crois à la repentance et au pardon plutôt qu’à la tolérance envers des cons rascistes nostalgiques de la coloniale.... c’est pas de la haine, c’est vrai..... tout simplement

      et 40 ans après tu peux quand même admettre que vous nous avez laisser un beau merdier alors que vous aviez tort..... l’indépendance en 1918, des compensations et une attitude irréprochable aurait quand même changé la donne... salutations républicaines

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 19h56 le 18/11/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Encore un coup des fellaghas !

  • le soudanais
    le soudanais
    ici et là
    • Posté à 20h18 le 18/11/2008
    • Internaute 16438
      ici et là

    « nous ne sommes pas d’accord, on ne peut pas mélanger les terroristes et les victimes »

    Il est vrai qu’aucun nom de victimes apparait sur cette stèle.

    • caro
      caro répond à le soudanais
      délinquante avérée
      • Posté à 20h58 le 18/11/2008
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      pas de nom de victimes mais des dates marquantes de la courte vie de l’OAS pour l’Algérie Française (cf le lien vers la LDH dans le texte)

      o 20 août 1955 : émeutes dans le Constantinois (Philippeville, El Halia).

      o 24 janvier 1960 : début de la « semaine des barricades » à Alger.

      o 26 mars 1962 : fusillade de la rue d’Isly.

      o 5 juillet 1962 : cette dernière date marque à la fois la proclamation de la République algérienne et les massacres d’Oran.

      Des attentats de l’OAS ont eu lieu en France aussi, il n’y a aucune raison d’élever un mémorial à ces tristes sires.

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à caro
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 14h42 le 19/11/2008
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        ► Votre post manipule les allusions et le mensonge les plus abjects :

        « 20 août 1955 : émeutes dans le Constantinois (Philippeville, El Halia). »
        ► L’OAS n’existait pas encore, il s’agissait d’une intervention demandée par De Gaulle, chef du Gouvernement Provisoire, avec accords des gouvernants de gauche, d’envoyer deux mille hommes. Ces troupes venaient de la Légion étrangère, des tabors marocains , une compagnie de réserve de tirailleurs sénégalais d’Oran, des spahis de Tunis, et les tirailleurs algériens en garnison à Sétif Kherrata et à Guelma.
        Ces massacres ont été dégueulasses.
        Ils répondaient à d’autres massacres tout aussi dégueulasses.

        –––––

        o 24 janvier 1960 : début de la « semaine des barricades » à Alger.
        ► semaines de manif pro Algérie Française.. et alors ?

        –––––

        o 26 mars 1962 : fusillade de la rue d’Isly.
        ► la fusillade de la Rue d’Isly a été provoquée par l’armée française tirant sur des manifestants pro algérie française.. les morts qui se comptent par dizaine sont uniqmement des manifestants pieds-noirs, femmes et enfants qui protestaient contre le blocage effectué par la police gaulliste.
        Attribuer ce massacre à l’OAS.. c’est fort de café, mais vous illustrez parfaitement les contre vérités qui ont permis de retourner l’oinion française, par une propagande télévisée à la solde de De Gaulle.

        ––––––

        o 5 juillet 1962 : cette dernière date marque à la fois la proclamation de la République algérienne et les massacres d’Oran.
        ► des massacres effectuées par les fellaghas, devant l’armée française qui avait ordre de ne pas intervenir.
        La France est allée jusqu’à refouler des harkis réfugiés sur Marseille grace à leur officier ayant désobéi aux ordres, afin de sauver leurs hommes.. et ils ont été ramenés par la France, de force, et livrés aux fellaghas afin que mort leur soit donnée par les pires des tortures.

         
        • Lavrenti
          Lavrenti répond à Pierrrrre
          • Posté à 16h38 le 19/11/2008
          • Internaute 24899

          « » 20 août 1955 : émeutes dans le Constantinois (Philippeville, El Halia). »
          ► L’OAS n’existait pas encore, il s’agissait d’une intervention demandée par De Gaulle, chef du Gouvernement Provisoire, avec accords des gouvernants de gauche, d’envoyer deux mille hommes. Ces troupes venaient de la Légion étrangère, des tabors marocains , une compagnie de réserve de tirailleurs sénégalais d’Oran, des spahis de Tunis, et les tirailleurs algériens en garnison à Sétif Kherrata et à Guelma. »

          Vous confondez 1955 et 1945. En 1945 c’etait à sétif, en 1955 dans le constantinois.

          « o 24 janvier 1960 : début de la “semaine des barricades” à Alger.
          ► semaines de manif pro Algérie Française.. et alors ? »

          Fusillades, attaque à l’arme automatique des gardes mobiles faisant face aux manifestants. Bilan : 20 tués dont 14 flics. A moins que votre norme de manifestation n’implique les ambuscades au fusil mitrailleur des forces de l’ordre, je trouve votre question etrange.

          « o 26 mars 1962 : fusillade de la rue d’Isly. »

          L’interpretation que vous en donnez est à la fois inexacte et malhonnete. Le fait qu’une foule lancée par l’oas dans les rues se trouve confrontée à un maigre barrage de bougnoules, que cet evenement se situe quelques jours apres l’embuscade de l’oas qui avait couté la vie à 5 appelés français donne une idée de l’état d’esprit des biffins qui ont ouvert le feu.

          En gros, vous vous plantez dans tout ce que vous ecrivez.

          Ca laisse une question en suspens : lisez vous les posts auquels vous repondez ? Et les copier/coller dont vous nous gratifiez ? Ca ne vous gene pas de vous presenter comme un expert dans un domaine precis et d’assener incoherences sans sourciller ?

          • Pierrrrre
            Pierrrrre répond à Lavrenti
            → → → → → → → le marché autant (...)
            • Posté à 19h43 le 19/11/2008
            • Internaute 23078
              → → → → → → → le marché autant (...)

            ► exact, confondu Setif et 55, encore que ils soient assez comparables. Et que mon accusation envers De Gaulle pour les événements de Sétifs reste exacte.
            Pourl’insurrection des Aures en 54, elle était encadrée par des dirigeants révolutionnaires formés à l’étrangers, et s’étendit à tout le pays par attentats sanglants et aveugles.

            ►¨Pour les barricades, les Gardes Mobiles ont chargé une barricade dressée par des manifestants... ça a tiré.. des manifestants devaient être armés.. les Gardes Mobiles ont riposté..On relève 8 morts et 24 blessés chez les manifestants et 14 morts et 123 blessés chez les gardes mobiles...

            ► « o 26 mars 1962 : fusillade de la rue d’Isly. »
            L’interpretation que vous en donnez est à la fois inexacte et malhonnete. Le fait qu’une foule lancée par l’oas dans les rues se trouve confrontée à un maigre barrage de bougnoules,
            « que cet evenement se situe quelques jours apres l’embuscade de l’oas qui avait couté la vie à 5 appelés français donne une idée de l’état d’esprit des biffins qui ont ouvert le feu. »

            ► Et vous parlez d’honnèteté intellectuelle ?
            De quelle prétendue embuscade parlez vous ? Je n’ai jamais, jamais lu dans aucun compte rendu de la fusillade, allusion à cette embuscade que vous avancez, comme pour expliquer une vengeance des militaires contre les Pieds Noirs....
            L’OAS ne s’attaquait pas aux militaires du rang.
            Ils ne s’attaquaient pas non plus à ceux que vous appelez des « bougn... »
            Ils faisaient des attentats ciblés contre des enviyés de De Gaulle et contre des gens du SAC... genre petite guerre secrète, et aussi plaçaient des plastics contre les anti algérie française , espérant qu’imitant un peu la politique de terreur FLN, ils en tireraient profit.
            A cela se mélaient probablement quelques nervis de la gachette voulant jouer à kit Carson.

            « la foule lancée par l’OAS... » on imagine ainsi les gens de l’OAS avec des fouets à la main, derrière la foule, afin de les faire avancer pour qu’ils se fassent canarder.

            je vous cite l’essai de Jean Mauriac : L’Après De Gaulle ; Notes Confidentielles, 1969-1989, dans lequel il rapporte page 41 les rancœurs de Christian Fouchet, haut-commissaire de l’Algérie française, le 28 Octobre 1969 : « J’en ai voulu au général de m’avoir limogé au lendemain de mai 1968. C’était une faute politique. Il m’a reproché de ne pas avoir maintenu l’ordre : “Vous n’avez pas osé faire tirer. J’aurais osé s’il l’avait fallu”, lui ai-je répondu. “Souvenez-vous de l’Algérie, de la rue d’Isly. Là, j’ai osé et je ne le regrette pas, parce qu’il fallait montrer que l’armée n’était pas complice de la population algéroise.”  »

            La fusillade de la Rue D’Isly a été programmée par les gaullistes, afin de générer une cassure entre l’armée et la population Pied-Noire.
            Ainsi ont-il envoyé dans les rues d’Alger 45 tirailleurs algériens du 4e RT .Ces tirailleurs, venus récemment du bled, (PC à Berrouaghia près de Médéa) n’étaient pas adaptés à ce type de mission de maintien de l’ordre. Ils étaient tendus, l’arme au poing, prète à tirer.
            Une consigne est traduite par le commandement de la Xe région militaire aux soldats dirigeant le barrage de la rue d’Isly par : « Si les manifestants insistent, ouvrez le feu » mais nul n’a voulu confirmer cet ordre par écrit.

            Ceci dit, je n’ai rien d’un spécialiste de l’Algérie, je me contente de dire ce que je sais, ce que je crois, et d’étayer mes dire par des références retrouvées sur internet.
            Ma conviction est sincère, mes références valent ce que valent les témoins qui les rapportent.

            Et je dis que l’OAS n’a rien d’une bande de fachos, ainsi que la propagande gaullo/gauchiste essaye de les faire passer.
            C’est à l’origine une partie de l’armée française qui était outrée de la collaboration que De Gaulle entamait avec les fellaghas.. et ils ont fait passer leur code d’honneur avant leur interet.. leur démarche était folie, et ils l’ont quand même faite.
            Je rappelle que la plupart des membres de l’OAS étaient d’anciens résistants qui s’étaient mis en rupture en 62 avec les ordres de De Gaulle comme ils s’étaient mis en rupture en 40 avec les ordres de Pétain.

            • Lavrenti
              Lavrenti répond à Pierrrrre
              • Posté à 11h06 le 20/11/2008
              • Internaute 24899

              Les insurgés de 1954 etaient tres peu nombreux et ils etaient pratiquement tous issus de l’os de la fin des années 1940. Ils n’avaient pas eu besoin d’être formé ailleurs qu’en algerie ou ils militaient depuis des années, ils y avaient d’ailleurs pour bon nombre d’entre eux subi la prison du fait de leurs activités politiques. L’insurection n’etait en rien teleguidée de l’etranger ou d’ailleurs, elle etait purement algerienne a defaut d’être populaire ou representative du mouvement independentiste algerien dans sa globalité. Il n’y avait pas d’ideologie d’ensemble de l’insurection, si certain de ses animateurs etaient socialistes, d’autres etaient des chefs coutumiers et à aucun moment pendant la guerre une ideologie ne s’est imposée au fln.

              Les barricades : les gardes mobiles etaient armés. Le rapport des pertes de la fusillade est de 75% du coté des mobiles. Toutes les enquetes qui ont été menées concluent à la presence de plusieurs armes automatiques tirant depuis les balcons sur les gardes. Si vous trouvez qu’il s’agit d’une manifestation d’opinion normale, je serai curieux de vous voir dans la rue un de ces jours, vous devez valoir le spectacle.

              La rue d’isly et le verouillade de bab el oued.

              Le 22 mars 1962, suite à la consigne d’insurection de salan, les groupes de l’oas cherchent à récupérer les armes des troupes qui patrouillent bab el oued. L’une de ces patrouilles, composée d’appelés, refuse de donner ses armes et les conscrits sont tirés comme des lapins sur la plate forme de leur camion. Le bouclage de bab el oued debute et sera en place le 23.

              L’oas qui compte faire de ce quartier d’alger son bastion, lance un appel à la greve generale pour tenter de briser le blocus.

              C’est dans ces conditions que se deroulera la fusillade du 25, dans le cadre d’une manifestation lancée par l’oas.

              Il est donc possible d’affirmer, contrairement à ce que vous ecrivez, que l’oas s’attaquait aux militaires du rang ce qui leur a d’ailleurs probablement couté cher en terme de rapports avec l’armée et beaucoup plus cher encore pour les pieds noirs qui ont ensuite été confronté aux appelés du contingent, appelés qui n’avaient aucune tendresse pour ceux qui acclamaient les gens qui leur tiraient dessus et qui avaient appris comment traiter les populations rebelles depuis 1954.

              Il en est de même pour les indigènes : les attaques au mortier contre la cashbah, les assassinats quotidiens en pleine rue de passants arabes sont légions.

              En fait, les seuls sur lesquels ils n’ont jamais tiré sont precisement le fln. Interessant pour une organisation qui pretendait defendre la population pied noire contre ses exactions vous ne trouvez pas ?

              Ceci dit je vous rejoins sur la tentative d’imitation des techniques du fln. Ca montre d’ailleurs bien leur incapacité à aprehender la situation en appliquant des techniques de destabilisation qui ont facilité l’independance alors qu’ils visaient, eux, le contraire de l’independance.

              Pour revenir à la rue d’isly, il n’est pas necessaire de chercher un complot gaulliste dans les declarations de fouchet, les informations de la Xeme rm sont suffisantes. La cassure entre l’armée et les pieds noirs n’etait pas nouvelle, surtout depuis le putsh de challe, elle s’est aggravé avec les exactions de l’oas et elle a été complete avec l’assassinat des conscrits. A partir de ce moment pour toute une partie de la troupe et de l’opinion publique et sans qu’il soit necessaire de manipuler qui que ce soit, l’ennemi n’etait plus le fln avec lequel la paix venait d’être conclue mais l’oas qui nous faisait la guerre. En soutenant bruyamment cette organisation les pieds noirs s’y sont trouvés associés et ont du le payer d’abord face aux conscrits en algerie puis face à la population en metropole.

              Vos references sont incompletes et clairement orientées de manière à ignorer les elements qui peuvent aller en contradiction avec le point de vue de leur auteur. Elles sont truffées de rumeurs colportées depuis 50 ans, de legendes urbaines et de d’erreurs manifestes. Cela se voit d’ailleurs dans les noms que vous donnez : il s’agit presque toujours de militaires, alors que l’oas était essentiellement un mouvement civil constitué de pieds noirs et que les deserteurs n’y etaient qu’une petite minorité.

              Les officiers qui s’y sont joint sont les plus impardonables de tous car ils pouvaient avoir la distance et les elements d’analyse leur permettant de saisir la situation, contrairement à la plupart des pieds noirs. Le rapprochement avec la resistance à l’allemagne est de ce point de vue ridicule et fondé uniquement sur la fantasmagorie selon laquelle la rebellion etait teleguidée de l’etranger. L’armée française n’etait pas liberatrice en algerie, elle etait occupante et ni le fln ni l’oas ne peuvent être comparés aux mouvements de resistance de la seconde guerre mondiale si ce n’est dans la legende qui s’est créée autour d’eux.

              Un témoin peut être valable dans certaines circonstances et pas dans d’autres, de même qu’il peut être admirable à une époque et fétide à une autre. L’armée d’algerie était une armée coloniale deconnectée de la france et vivant en grande partie en vase clos depuis l’indochine. Les militaires qui se sont lancés dans l’oas l’ont fait pour tout un tas de raisons tres diverses mais même pour ceux qui étaient animés par un romantisme mal placé il s’est agis d’une faute. Aucun d’entre eux ne s’est elevé au dessus de l’anti-bougnoulisme ou de la defense de l’occident chretien ou de la lutte contre les hordes rouges ou de cette guerre là on va la gagner quand même ou même du gout de l’aventure.

              Cela n’a rien de noble ni d’honorable, c’est juste une connerie sans nom qui a debouchée sur l’echec, la ruine la souffrance et l’humiliation.

              • Pierrrrre
                Pierrrrre répond à Lavrenti
                → → → → → → → le marché autant (...)
                • Posté à 15h09 le 20/11/2008
                • Internaute 23078
                  → → → → → → → le marché autant (...)

                « ....Toutes les enquetes qui ont été menées concluent à la presence de plusieurs armes automatiques tirant depuis les balcons sur les gardes. .... »

                ► Vous n’êtes qu’un menteur et un manipulateur... c’est dégueulasse...
                Ils tuent et tirent sur une manifestation pro Algérie Française, , et c’est de la faute de l’OAS...
                Tous les tués, tous les blessés l’ont été uniquement avec des balles tirées par les militaires .
                On peut ensuite inventer n’importe quoi, ainsi que cela a été fait pour tous les attentats FLN attribués à l’OAS.
                La télévision de l’époque était sous la coupe de De Gaulle et diffusait une information dictée par les services de propagande gaulliste.
                Quel interet aurait eue l’OAS de provoquer une cassure entre l’armée qui était favorable aux Pieds Noirs, et la population Pied Noire ?

                Alors que les gaullistes avaient interet à provoquer cette fracture.

                C’est pour cela qu’ils ont envoyé un contingent de soldats inexpérimentés, aguéris au tir à l’instinct, avec des consignes de fermeté.

                C’est pourcela qu’ils faisaient tout poutr pourrir la situation et donner des fourchettes d’action aux gens du FLN, sous la déséspérance de l’armée dont certains passaient à l’OAS, complètement écoeurés par la politique gaulliste et parces nervis qu’ils envoyaient en Algérie.
                Ceratins Gardes Mobiles étaient recrutés au sortir de prison ,avec remise de peine en récompense...

                les « enquètes » bidonnées auquelles vous faites allusion ne font jamais état des témoignages fiables de militaires et de pieds noirs accréditant kle fait que les tirs ont été le fait des militaires, sans aucun tir préalable...
                Vous pourrez encore trouver des témoins aujourd’hui...
                Mais continuez à dire et redire le faux et le mensonge... vous en tirez quel profit ? besoin d’effacer une vérité trop honteuse pour être regardée en face ?
                Oui, les harkis assassinés, c’est par, c’est pour, c’est grace à des types comme vous qu’ils l’ont été.
                Une honte ,
                une honte qui me poursuit,
                mais qui ne semble pas vous effleurer,
                à moins que vos mensonges ne soient fabriqués que pour effacer ce souvenir quelque peu génant pour votre conscience.

                • Lavrenti
                  Lavrenti répond à Pierrrrre
                  • Posté à 16h59 le 20/11/2008
                  • Internaute 24899

                  Vous confondez la fusillade qui a eu lieu aux barricades, en 1960 et qui a vu les gendarmes mobiles pris sous des feux croisés se faire tailler en pieces et celle de la rue d’isly en 1962 lors de laquelle des tirailleurs ont ouvert le feu sur la foule qui manifestait pour lever le blocus de bab el oued suite à l’assassinat d’appelés du contingent par l’oas - entre autre.

                  Relisez mon post precedent, les deux evenements y sont decrits distinctement.

                  Je ne parle ni de television ni de gaullistes mais de travaux d’historiens sur ce sujet, il y en a un gros paquet et à moins de taper dans la la mythologie de l’algerie française, qui ne constitue pas un travail d’histoire, tous sont d’accord sur les principaux points.

                  Vous posez la question de savoir quel aurait été l’interet de provoquer une fracture entre l’armée et les pieds noirs ?

                  Mais cette fracture existait déjà. Le « basculement » de l’armée n’était plus à l’ordre du jour en 1962, en tout cas pas un basculement en faveur de la population pied noire.

                  Et pour le reste je vous renvoie au programme explicite de l’oas qui consistait à faire d’alger un nouveau budapest, avec l’armée française dans le role de l’armée rouge. Difficile d’imaginer que les embuscades meurtrieres visant gendarmes, gardes mobiles et même appelés soient un appel à l’union avec l’armée n’est ce pas ?

                  Vous devriez vous renseigner un peu et eviter de prendre pour factuels les recits des personnes directement interessées. Il ne s’agit pas d’avoir confiance ou pas, il se sont tellement planté et ça a été tellement sanglant qu’ils n’ont en general pas beaucoup d’autre choix que d’affabuler, de noyer le poisson ou de colporter des rumeurs qui n’ont de valeur que dans leur durée de vie.

        5 autres commentaires
  • Compte supprimé le 23 janvier 10
    Compte supprimé le 23 janvier 10
    en territoire apache
    • Posté à 21h00 le 18/11/2008
    • Internaute 2863
      en territoire apache

    yep l histoire est écrite par les vainqueurs
    vaé victis !

    • GGGG
      • Posté à 15h15 le 19/11/2008
      • Internaute 49060
        (r)

      A Naf, Pauvre type tu ne sais même pas écrire le latin. Tu n’es pas digne de représenter l’extrême droite. Essaye alors au pire de faire une citation en gaulois d’Arcachon ou que sais-je ? Mais vu que tu es incapable de faire une citation de la langue de l’envahisseur Romain, alors ferme ton c**, s’il te plait. Espèce de vendu à l’ennemi.

  • vinz13
    vinz13
    moine thélonieux
    • Posté à 21h22 le 18/11/2008
    • Internaute 37135
      moine thélonieux

    Malheureusement, je crois que pour de nombreuses années encore, l’Algérie restera une tâche obscure et nauséabonde dans l’imaginaire collectif Français, un point d’histoire encore inaccessible à un débat au moins apaisé, à défaut d’être rationnel. La guerre d’Algérie, ses massacres et ses tortures tues, cachés puis enfouis.
    C’est qu’on l’aimais un peu, au fond, cette terre, dure, hostile, nous Français. On en avait fait un bout de France. Les colons s’y était attaché viscéralement. Pour eux, c’était leurs pays, il n’en connaissait pas d’autre. Oui, cette terre, la France l’aimait. Mais pas ses habitants, arabes et kabyles. Eux, il n’étaient pas la France. Justes des indigènes, un peu des sous hommes, que la république prenait sous son aile, sans pour autant en faire ses enfants. Pourtant, certain, se sont battu pour elle. Beau geste, aliénation, amour sincère, pur intérêt, peu importe, ils n’ont récolté au mieux qu’une maigre pension, une médailles et de la condescendance. Mais à force de revendiquer la terre, et en rejeter les fils et filles, à force de contradiction entre ses valeurs affichés, liberté égalité fraternité, et une réalité bien moins reluisante. A force de compromission, de mensonge et d’aveux de faiblesse, les vrais fils d’Algérie ont finit par revendiquer leur terre a nouveau. Un combat a l’issu inéluctable dès le début, tant la situation était intenable, politiquement, militairement et philosophiquement. Mais rien à faire, la France aimait trop cette terre, et les colons ne pouvaient se résigner à la quitter. C’était je crois, un amour sincère, mais malsain, un amour possessif, à sens unique. Alors la guerre eu lieu, elle était presque inévitable. Ni plus ni moins dégueulasse que toutes les autres guerre, avec son lot de victime civiles, d’actes de barbarie. L’armée française s’y est déshonoré, par des pratiques ignobles. Le FLN a égorgé plus que de raison aussi c’est vrai. Ni plus ni moins dégueulasse que toute les guerre...
    A la fin, on a dit que la France avait gagné militairement, mais perdu politiquement. Au final, c’est une tragédie, une terrible tragédie, dans toute son horreur, et son inéluctabilité, oui, son inéluctabilité, qui nous fait tant haïr de n’être que des hommes.
    Ceratin, déçue et aigris, on fondé l’OAS, (puis le FN). Ils ont voulu se venger, et stopper la marche du temps, la marche de l’histoire. Ils se sont fourvoyé, ont tué à l’aveugle (pas toujours d’ailleurs). Leur ressentiment plane aujourd’hui encore sur la France, plus de quarante ans plus tard. Une vieille rancoeur, comme un amour déçu. Comme un amour révé plutôt, mais qui n’existait pas.

  • Aller à la page
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4