Tribune 10/11/2008 à 13h16

Madame Bachelot, l'hôpital public est en cours d'asphyxie

Denis Devictor | Assistance publique-Hôpitaux de Paris

C’est la première fois qu’autant de médecins hospitaliers montent au créneau. Revenant sur les réformes récentes engagées par la ministre de la Santé, notamment la tarification à l’activité, Denis Devictor adresse cette tribune à Roselyne Bachelot, au nom de tous les présidents de comités consultatifs médicaux des hôpitaux de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

La politique déployée sur nos hôpitaux depuis plusieurs mois ressemble de plus à en plus à un étranglement financier pur et simple. Des restrictions budgétaires sans objectifs médicaux ni de santé publique clairement identifiés font courir des risques graves au système de santé que nous servons.

A l’heure où les parlementaires français réfléchissent à l’avenir du système de santé en France à l’occasion des discussions sur la loi « portant réforme de l’hôpital et des dispositions relatives aux patients, à la santé et aux territoires », il ne faudrait pas que toute tentative de changement, portée par une volonté justifiée d’améliorer l’organisation du système de santé, n’aboutisse à une paupérisation progressive de nos hôpitaux et à un découragement de l’ensemble des personnels qui y travaillent.

Déjà deux réformes majeures ont eu lieu :

1. Les pôles d’activité. Les présidents des comités consultatifs médicaux (CCM) des hôpitaux de l’AP-HP se sont engagés ces dernières années avec volonté dans la réorganisation de l’hôpital en mettant en place les pôles d’activité médicale.

Nous avons dû convaincre ceux de nos collègues inquiets des changements importants que cela annonçait dans l’organisation quotidienne du travail. Nous avons réfléchi sur le terrain aux risques de perte d’identité de petites équipes performantes pouvant être « noyées dans de grands pôles ».

Une modernisation de l’hôpital nous semblait indispensable et nous avons plaidé que cela passait par de nouveaux schémas, plus solidaires et plus responsables vis-à-vis de l’utilisation rationnelle des moyens dédiés par la communauté au système de santé.

2. La tarification à l’activité. Nous avons dans le même temps accompagné la vague de la « tarification à l’activité », nouveau mode de financement des hôpitaux où les moyens alloués sont directement liés à l’activité, et les bouleversements qu’elle a induit.

Là aussi, nous avons plaidé l’aspect fortement incitateur de cette réforme en termes de réorganisation et d’optimisation des moyens utilisés. Nous avons examiné les risques que pourraient engendrer une volonté de développer prioritairement une activité financièrement « rentable », aux dépens de la qualité et des missions de service public.

Dans cet esprit, nous avons approuvé les mécanismes compensateurs de soutien aux activités de recours de l’hôpital public, aux missions d’intérêt général, à l’accueil des urgences et des personnes âgées et aux missions de recherche. La recherche a en effet pris place désormais au coeur de nos métiers à l’hôpital public et à l’AP-HP, car c’est en innovant et en évaluant aujourd’hui nos pratique que nous offrons de meilleurs soins dès demain.

La situation s’aggrave sur le plan financier

Depuis quelques mois, le ton a malheureusement changé. La place n’est plus aux réorganisations et regroupements médicalement utiles et intelligents, aux investissements sur des projets prometteurs, la place est aux économies à très court terme et à tout prix.

Les investissements non engagés sont arrêtés. On nous demande désormais de recruter nos jeunes collaborateurs sur la base d’une masse salariale constante qui conduit inéluctablement à une réduction d’emplois et compromet l’avenir. Les crédits d’emplois non utilisés temporairement « disparaissent ». Les crédits dits « fléchés », c’est-à-dire devant servir à un besoin de santé publique spécifiquement identifié, sont gelés dès qu’il ne sont pas immédiatement engagés.

Les dépenses de personnel supplémentaires (remplacement, intérim), si importantes dans les périodes de surchauffe, sont bloquées. Les heures supplémentaires pour les personnels, les plages « additionnelles » (équivalent pour les médecins), tout cela est soumis à la moulinette financière la plus drastique qui soit.

La direction générale de l’AP-HP ne fait, semble-t-il, que répercuter une politique qu’elle doit subir.

Un risque majeur d’étranglement progressif

Au nom des présidents des comités consultatifs médicaux, médecins de terrain, suivant au plus près les répercussions des réformes et des contraintes budgétaires sur le quotidien de l’hôpital, je tiens à souligner notre inquiétude. Les deux réformes précédentes majeures (« pôles et nouvelle gouvernance » et « tarification à l’activité ») ont eu des effets stimulants pour mettre en place un meilleur fonctionnement.

Ces réformes sont à peine mises en place et l’émoi qu’elles ont entraîné est loin d’être retombé. Aujourd’hui cependant, l’impression est qu’elles risquent de ne servir qu’à un étranglement progressif de l’hôpital public par, entre autres, une mécanique inquiétante de baisse annuelle des tarifs de remboursement de l’activité. Ni la tarification à l’activité ni la nouvelle gouvernance ne sont intrinsèquement en cause car ce ne sont que des outils de gestion et d’organisation. La vraie question est de savoir quelle santé nous voulons.

La santé est un investissement pour le pays. L’utiliser pour un objectif à court terme de réduction pure et simple des dépenses est dangereux. La qualité va en pâtir sans aucun doute, de même que l’accès aux soins pour tous, si efficace aujourd’hui en France. Le découragement des acteurs qui font l’hôpital public va s’en suivre. Il y a danger. Les médecins impliqués dans l’organisation hospitalière à l’AP-HP vous le disent solennellement.

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  • bloozmarch
    bloozmarch
    indocile heureux
    • Posté à 13h37 le 10/11/2008
    • Internaute 15731
      indocile heureux

    Après des discours qui frôlent l’ anti-libéralisme, qui prônent plus d’ état pour plus de justice sociale, les postures le coeur sur la main, la « politique » reste bien la même, tout pour le privé, les cliniques et leurs bénéfices, les assurances privées, dont on a mesuré l’ efficacité, pour le bénéfice de leurs actionnaires, et fin programmée de la sécu et de l’ Hôpital public. Amen !

    • bloozmarch
      bloozmarch répond à bloozmarch
      indocile heureux
      • Posté à 13h43 le 10/11/2008
      • Internaute 15731
        indocile heureux

      Postscriptum, si je comprends bien il semble que Obama, qui a tant copié Sarkozy pour sa campagne, Martinon dixit, s’ apprête de son côté à mettre de la Sécu et à taxer les plus riches au pays du libéralisme à tous crins. Peut-être a-t’ il une vision plus juste de ce qui vien de se passer, non ?

      • pablico
        pablico répond à bloozmarch
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 15h10 le 10/11/2008
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        la gauche a fait prendre un sacré retard à la cause sociale.

        De par sa frilosité, (pour se faire réélire, du reste sans succès)
        de par sa division due à ses égos.

        et la droite pendant se temps là sous couvert de progrès nous fait sa petite « restauration’.

        Donc on va boire la ’restauration’ jusqu’à la lie...

        Espérons que cela ne va pas durer longtemps, et que l’on puisse faire un bouche à bouche, et un électro-choc à notre hôpital public, nos transports publics, enfin à tout ce qui est public.

  • compte désactivé 2
    • Posté à 13h49 le 10/11/2008
    • Internaute 29938

    Le système de santé est devenu une machine folle où le fric coule à flots parce qu’il ne coûte rien à personne... Chacun triche à qui mieux sans aucun contrôle ! Vérifie-t-on la véracité des actes médicaux ? On peut aller 50 fois par jour chez un médecin, on sera toujours remboursé ! Quelle honte ! Et ce sont les praticiens qui viennent se poser en victime ? Je crois que les professions de santé sont les premières en France pour la rémunération. Dans le moindre village, les plus riches sont les médecins ! On achète villa sur villa, on part aux Bahamas, c’est devenu une machine folle !

    • admirateur-
      • Posté à 14h10 le 10/11/2008
      • Internaute 32111

      si vous allez 50 fois chez le médecin, c’est sans doute un ophtalmo, j’en vois une raison première : vous ne savez ni lire un bulletin de paye si vous êtes salarié ni un appel de cotisations si vous êtes indépendant.
      Si la santé, coûte cher, elle nous coûte cher et c’est pour ça que nous y tenons.
      Si vous voulez une santé qui ne coûte pas cher, prenez un avion pour l’amérique de bush, restez là-bas mais faites vite, en janvier c’est plus lui.

      ps : en fait vous soignez votre misanthropie à coups de posts haineux sur ce site - c’est vrai ça ne coûte pas cher et ça nous fait rire

    • Di
      • Posté à 14h26 le 10/11/2008
      • Internaute 8231

      Lorsqu’il m’arrive d’aller voir mon médecin, j’en ai en général pour au moins 2 heures dans sa salle d’attente... alors y aller 50 fois par jour, merci ! Je ne sais pas où vous allez chercher vos arguments, Gaétan, mais ils ne tiennent jamais debout. Dans un petit village, c’est sûr, le médecin (comme le curé !) peut fort bien être le plus riche, mais il a rarement le temps de partir au Bahamas !

    • Ouko
      Ouko répond à compte désactivé 2
      Citoyen réinformateur .....
      • Posté à 15h39 le 10/11/2008
      • Internaute 55260
        Citoyen réinformateur .....

      question citoyenne ...

      le coût de l’AME ? ? ? ! ! !
      ne cherchez pas : plus de 750 millions d’euros .....

      A ce sujet personne n’en parle ...
      étonnant non ? ? ? ! ! ! !
      tout comme les sujets qui fâchent et pas politiquement corrects....

      pendant ce temps la France s’endette de 2000euros par seconde ........
      cqfd
      OUKO.

      • Palamède
        Palamède répond à Ouko
        citoyen français
        • Posté à 10h21 le 11/11/2008
        • Internaute 56877
          citoyen français

        Qu’est-ce que l’AME ?
        Quelles sont,Ouko, les sources de ton chiffrage de 750 millions d’euros et du soi-disant endettement de 2 000 € par seconde ?
        Que feras-tu si (ce que je ne souhaite pas, évidemment) tu es atteint d’un cancer et qu’on te dira (disposition déjà réelle dans au moins un hôpital) te retourner chez toi parce que les crédits alloués à l’oncologie sont épuisés pour l’année en cours ?

      • FSALD
        FSALD répond à Ouko
        • Posté à 13h35 le 11/11/2008
        • Internaute 10917

        Encore un fan des coûts !
        et le couts du sauvetage des banques, déjà 45 mds et avec le fonds souverains 175 Mds à venir sans parler des 15 Mds du paquet fiscal chaque année !
        Barack Obama fait un spot télé de 30 mn tout le monde applaudit, le coût plusieurs millions de dollars aurait pu empêcher quelques millions d’africains de mourrir de faim cette année et l’année prochaine...
        Alors « citoyen » La santé, l’école entre autres c’est plus important que le déficit et le sauvetage des actionnaires des banques !
        Depuis quand citoyen, une entreprise en cessation de paiement peut être sauvée par la puissance publique les centaines de millier d’entreprises qui déposent leur Bilan chaque année devraient être contente de le savoir !
        Les « costs killers » ont fait le bonheur des actionnaires et de l’économie casino dans laquelle les banques ont leur grande part de responsabilités au détriment des entreprises et de l’économie réelle en 25 ans le marché des titres en France est passé de 112 Mds € à un peu plus de 7250 Mds ! que du vent et des larmes pour les salariés des entreprises non financières et des dépots de Bilans ou des entreprises complétement exsangues après le passage des « cost Killers » L’économie doit être au service des peuples et non pas au service de quelques uns qui se goinfrent, se goinfrent se goinfrent...

         
        • Palamède
          Palamède répond à FSALD
          citoyen français
          • Posté à 19h27 le 11/11/2008
          • Internaute 56877
            citoyen français

          Pas de souci, je suis d’accord avec toi.

          Mais je pense aussi qu’on est plus convaincant quand on est bien informé, et qu’il n’est jamais inutile de mettre en doute la validité des arguments adverses.
          Je pensais (à tort, semble-t-il) que la fin de mon message ne laissait pas d’ambiguïté à cet égard.

        1 autres commentaires
    • Renaud Vialet
      Renaud Vialet répond à compte désactivé 2
      Riverain tardif
      • Posté à 23h18 le 11/11/2008
      • Internaute 14699
        Riverain tardif

      Peut-être que le Dr. Devictor n’est pas dans le privé, mais à l’hôpital public. Certainement même, vu la teneur de sa tribune. Alors, peut-être mieux lire plutôt que de jeter l’anathème, car il y a vraiment péril en la demeure hospitalière publique.

  • Un vieux
    Un vieux
    retraité
    • Posté à 13h56 le 10/11/2008
    • Internaute 38946
      retraité

    Ce n’est qu’un troc... : les USA vont entreprendre de se doter du « modèle » Français tel qu’il existait, et la France va passer au « modèle » Américain, c’est à dire rien...

  • hagalma
    • Posté à 14h00 le 10/11/2008
    • Internaute 8451

    Heureusement qu’il y a eu la crise, car sinon l’argumentation déployée par l’article (le service public...) aurait été considérée par le quidam comme totalement obsolète, ringarde. Nos gouvernants toutefois s’en foutent de tout cela, puisque ça n’arrête rien. Le service au public est démonté pièce par pièce jour après jour, car c’est un contexte d’activité pour fainéants irresponsables semble-t-il, au contraire des activités boursières pour bosseur engagé.
    Une note en bas de page à l’intention des médecins cependant : vous avez été bien long à réagir, faut-il que vous soyez directement concernés (vous parlez peu des autres personnels) ! Votre profession est pourtant très représentée à l’Assemblée...
    La gauche en son temps ne fit guère mieux : années 90, et le début des démarches qualités...
    Colère.

    • Plume timide
      Plume timide répond à hagalma
      • Posté à 18h14 le 10/11/2008
      • Internaute 4280

      Les médecins qui sont à l’Assemblée n’ont plus guère le temps d’exercer au quotidien. Dominique Voynet lou Bernard Kouchner n’ont plus d’activité médicale.depuis longtemps Et un Bernard Debré, patron de service, a une cohorte de chef de clinique d’attachés et d’internes pour s’occuper des malades qui ne sont pas des stars de la politique, du show biz ou du sport. Ceux là vont en consultation privée, n’ont aucun soucis d’accès aux soins ou de remboursement de dépassement d’honoraires.
      Quand l’un de ces médecins élus ira dans les HLM de la Courneuve au milieu de la nuit pour soigner un patient, pas en visite protocolaire, ou sera de garde aux urgences, faites-moi signe. Je ferai pêter le champagne.

  • compte désactivé 2
    • Posté à 14h13 le 10/11/2008
    • Internaute 29938

    Ce qui est dégoûtant c’est que ce sont les jeunes qui paient la facture ! Les mamies et les papies font du tourisme médical, multiplient les visites chez les spécialistes, font des cures qui sont souvent des vacances remboursées. Et à la sortie le jeune qui n’est jamais malade, qui accumule les handicaps de l’emploi intérimaire et du chômage, c’est lui qui doit payer la facture !

    • admirateur-
      • Posté à 14h22 le 10/11/2008
      • Internaute 32111

      vous connaissez la chanson de brassens sur les cons ?
      vous, vous êtes jeune, vieux ou entre les deux ?

    • Jaycib
      Jaycib répond à compte désactivé 2
      Désagrégé de l'Université
      • Posté à 14h38 le 10/11/2008
      • Internaute 37053
        Désagrégé de l'Université

      Vous en connaissez, vous, des « mamies et des papies qui font du tourisme médical » ? J’aimerais connaître vos sources, tout en me doutant qu’elles se situent dans les feuilles de chou qui constituent apparemment l’essentiel de vos lectures. Quant aux cures (dont je désapprouve le remboursement très partiel, par ailleurs), elles ont bon dos ! Elles représentent une portion infime du budget de la Sécu, ce qui n’est pas le cas des dépenses d’hospitalisation.

      Et voilà t-il pas maintenant que vous vous vautrez dans le conflit de générations !

      C’est une argumentation comme une autre, mais au café du commerce seulement...

      • jimmyb
        jimmyb répond à Jaycib
        • Posté à 10h49 le 12/11/2008
        • Internaute 28000

        Et bien moi personnellement, j’en connais, à commencer par mon propriétaire (qui roule en mercedes coupée d’ailleurs) qui comme ses grands-parents avant lui, s’offre une cure chaque année, qui lui permet de faire financer une partie de ses vacances par la sécu.
        Mais c’est vrai que cela reste marginal sur le déficit de de la S.Sociale, mais bon, un petit peu avec un petit peu...
        Ce qui me révolte un peu plus, c’est que l’on puisse facturer la même chambre plusieurs fois par jour. Ma fille a été opérée des amygdales, elle a passé une heure dans une chambre après l’opération, sans avoir le droit de se mettre dans le lit, et bien on a facturé à la sécu une journée complète d’hospitalisation et trois repas, ben pourquoi pas ! !
        Par contre, je trouve anormal qu’un médecin ne soit pas rétribué à un juste tarif en fonction des études qu’il a effectué et des responsabilités qu’il assume. N’oublions pas également le manque cruel de personnel, manque d’infirmière, d’aide-soignantes, on n’en forme pas assez, et le salaire et les conditions de travail ne sont guère attrayants pour elle en France contrairement à ce qu’on voudrait faire croire.

    • A déménagé le 2 mai 2011
      A déménagé le 2 mai 2011 répond à compte désactivé 2
      Délinquante au coin de la rue
      • Posté à 10h36 le 11/11/2008
      • Internaute 26137
        Délinquante au coin de la rue

      Cher Gagachounet !

      Que dites vous des migraines à répétition de votre gourou ? Il ne coûte pas cher à la sécu lui ? Ah non ! c’est vrai, nous n’avons pas de bulletin de santé de sa part (il nous l’avait pourtant promis régulièrement) ; mais je doute qu’il se satisfasse d’un hôpital public....

      Et puis, mon cher Gaga (que nous aimons tous, qui nous amuse tant) d’après votre post, vous êtes jeune ? ? ? Alors c’est selon les fils, parce qu’il me semblait que vous ressembliez à Agecanonix...

      Il est dit ailleurs dans le fil, que l’on vous souhaite de ne jamais être malade... mais moi, je ne sais pas... ça vous ferait les pieds comme on dit !

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 14h26 le 10/11/2008
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    C’est pour ça que Roselyne Bachelot a envisagé que les hôpitaux affichent la liste des décès... ? !

    Lien

  • compte désactivé 2
    • Posté à 14h36 le 10/11/2008
    • Internaute 29938

    La santé est devenue en France le meilleur des fromages ! Bientôt il faudra consacrer à la santé, pour engraisser tout ce petit monde affamé , au bas mot 25% de la richesse nationale ! ! !

    • Papyboum
      Papyboum répond à compte désactivé 2
      Licencié à 55 ans
      • Posté à 14h57 le 10/11/2008
      • Internaute 58260
        Licencié à 55 ans

      Cher Gaétan
      Depuis quelques semaines je lis tes postes et là je me décide enfin à te poser une question :
       » As tu des problèmes gastriques vu la quantité de bile que tu répand à longueur de postes ? »

      • jabier
        jabier répond à Papyboum
        consultant dans les Landes
        • Posté à 15h20 le 10/11/2008
        • Internaute 31087
          consultant dans les Landes

        Exact ! Vas faloir lui faire bouffer du plâtre à Gaétan ! : o)

         
        • Ouko
          Ouko répond à jabier
          Citoyen réinformateur .....
          • Posté à 15h42 le 10/11/2008
          • Internaute 55260
            Citoyen réinformateur .....

          réponse au Jabier ...

          pour qui vous vous prenez . ? ? ? ! ! ! ! ! ! !
          faites gaffe qu’un jour il ne frappe pas à votre porte vers 6H du matin........

          cqfd

          • guerzit-
            guerzit- répond à Ouko
            Incomprenant majeur
            • Posté à 16h43 le 10/11/2008
            • Internaute 28472
              Incomprenant majeur

            Ouko ! Ouko ! Ouko ! ! ! fait le singe en mangeant son caca...

          • jabier
            jabier répond à Ouko
            consultant dans les Landes
            • Posté à 23h04 le 10/11/2008
            • Internaute 31087
              consultant dans les Landes

            De quoi j’me mêle Ouko ? Hein ?
            CQFD hein !

        3 autres commentaires
      • a déménagé le 4 février 2011
        • Posté à 23h03 le 10/11/2008
        • Internaute 51971

        Heu, les problèmes gastriques concernent l’estomac, la bile est secrétée (et recyclée) par le foie. Cela dit, je vous suis sur le fond de vos propos concernant Gaétan (et dans concernant, il y a cernant...).

         1 autres commentaires
  • eleonore3
    eleonore3
    sociologue
    • Posté à 15h19 le 10/11/2008
    • Internaute 58262
      sociologue

    1-Tout ce qui est écrit est vrai : ce systeme de tarification scinde de fait les pathologies soignées dans les hopitaux entre maladies « rentables » et « non rentables » (ces dernières étant les ALD, les rééducations lourdes, les maladies de la vieillesse, etc), Et devinez pour quelles pathologies on supprime des lits ? Ces maladies lourdes sont ainsi repoussées vers le privé et seuls ceux qui auront les moyens pourront s’y faire soigner. Les médecins hospitaliers voient désomais se creuser la différence entre riches et pauvres et disent que ce système de geston de l’hopital est « à la limite de l’éthique médicale ».

    2- Une info que le gouvernement s’est bien gardé de diffuser : en contrepartie de leur contribution à la Sécu, les mutuelles santé auront désormais ACCES AUX DONNEES MEDICALES du patient, ce qu’elles attendent depuis des années, car cela va leur permettre de différencier les assurés « à risque », des autres, et donc de tarifer le patient en fonction de son état de santé.
    C’est non seulement une privatisation de fait du risque santé, mais aussi la porte ouverte à un choix des patients par les mutuelles : elles choisiront évidemment ceux qui risquent de dépenser le moins en soins. Là encore, comme pour les franchises, ce sont les plus malades qui vont payer (comme s’ils étaient responsables de leur maladie...), alors que les malades sont aussi ceux qui ont le moins de revenus.
    En conséquence, Bachelot est en train de « détricoter » un système de santé qui en France, assurait un accès égal à tous. Quel paradoxe ! Alors qu’Obama a été (entre autres) élu pour créer un système de santé universel aux USA, la France, qui avait un tel système, est en train d’aller dans le sens inverse, et de se diriger vers un système inégalitaire et privé, à l’américaine ! Merci Sarkozy !

  • Garp
    Garp
    citoyen d'en bas
    • Posté à 15h59 le 10/11/2008
    • Internaute 5083
      citoyen d'en bas

    C’est pourtant simple :
    1. Mettre à terre un service public en limitant les moyens alloués aux tâches qui lui sont dévolues
    2. Mettre en avant les réussites du système privé qui, LUI, réussit à être rentable
    Il ne reste plus qu’à proposer la privatisation du service public qui sera acceptée par le plus grand nombre.
    Regardez bien : la santé, l’éducation, la poste ...

    • admirateur-
      admirateur- répond à Garp
      • Posté à 16h03 le 10/11/2008
      • Internaute 32111

      le frère jumeau de gaetan

      • fermtag
        fermtag répond à admirateur-
        • Posté à 18h39 le 10/11/2008
        • Internaute 31080

        Laissons-lui le bénéfice du doute et espérons qu’il s’agit d’un second degré, genre « la preuve par l’absurde »...

        PS : il ne faut pas non plus oublier que si le privé est rentable, c’est aussi parce que il envoie vers le public ceux qui ne le sont pas/plus : -(

    • hycare
      hycare répond à Garp
      Gigoteuse d'univers
      • Posté à 23h28 le 10/11/2008
      • Internaute 8129
        Gigoteuse d'univers

      C’est exactement la feuille de route du président.
      En résumé ce gouvernement n’aura plus que les fonctions régaliennes comme uniques services publics : armée, justice et ... médias...ou comment « forger l’opinion public » d’un Gaétan, par exemple...

  • affreuxjojo
    • Posté à 19h25 le 10/11/2008
    • Internaute 29421

    Petite contribution qui peut éventuellement servir à Gaétan.
    Le système de santé privé Américain est devenu de très loin le plus coûteux par habitant de toute la planète. Ce système privé est basé sur la responsabilité individuelle (à chacun de s’assurer) et sur la libre concurrence. Si ces notions (qui sont à la base de libéralisme) fonctionnaient, le système de santé américain serait le meilleur du monde. En réalité et de plus en plus d’Américains en prennent conscience, c’est un des plus mauvais, tout en étant, je le répète, le plus coûteux. Et, tare supplémentaire,malgré le coût global pharamineux, près de 50 millions d’Américains n’ont aucune assurance santé.
    C’est donc un système injuste, ruineux et inefficace que la France devrait copier ?
    Le système de tarification mis en place est inique car non fondé sur les coûts réels. Les cliniques privées se jettent sur les actes médicaux bien rémunérés. Par obligation de service public restent à l’hopital public les actes sous tarifés. Un accouchement sans problème peut ainsi être réalisé avec profit dans une clinique privée. Un accouchement à risque sera effectué a perte par l’hopital privé (équipe chirurgicale, bloc opératoire, hospitalisation prolongée de la patiente etc). Ce système de tarification est tellement déséquilibrée que l’hôpital public est en quasi faillite financière. En contrepartie,certaines cliniques privées sont tellement juteuses financièrement qu’elles sont actuellement achetées à tour de bras par des fonds d’investissement et des fonds de pensions.
    En résumé nos cotisations ne financent plus notre système de santé mais enrichissent des actionnaires.

  • layote
    • Posté à 20h13 le 10/11/2008
    • Internaute 17790

    pour tout comprendre sur les effets pervers de la tarification à l’activité , vous pouvez aller sur :
    Lien

    Travaillant à l’hopital , je peux vous assurer que la recherche de rentabilité pervertit le systéme , le rend inflationniste et exclue de fait du champ de nos missions (de service public ? ?) la prise en charge de pathologies lourdes non rentables.La proportion de français qui renonce aux soins va augmenter avec les risques sanitaires qui vont avec (ex tuberculose).
    Triste époque qui ne comprend pas que l’hopital a besoin de réformes mais pas celle là qui le condamne à mort.....

    • marie 75
      marie 75 répond à layote
      • Posté à 11h57 le 11/11/2008
      • Internaute 3563

      signez cet appel, il en va de notre santé publique et de votre santé et de celle de vos proches.
      L’UMP a décidé la mort du sce public !

  • a déménagé le 4 février 2011
    • Posté à 23h15 le 10/11/2008
    • Internaute 51971

    Et en quoi le déficit de notre service de santé serait scandaleux et inacceptable ? L’AP-HP n’est pas (encore) une valeur cotée au CAC, que je sache ! Vouloir « marchandiser » la santé est tout simplement une honte !
    Il est cependant indéniable que certains en profitent et, certes, la plupart des toubibs gagnent très bien leur vie. Mon médecin (médecin de campagne, je précise) m’a dit récemment dit qu’1 euro supplémentaire par consultation lui procurait le montant d’un SMIC par mois. Il me disait également vouloir fermer son cabinet, ne supportant plus cette dérive imposée, écœuré par cette fameuse mesure de « prime à l’ordonnance courte et aux examens évités ».
    Mme Bachelot a encore une fois tout faux ! C’est pathétique !

  • sujetduprince
    • Posté à 00h06 le 11/11/2008
    • Internaute 8155

    les medecins du service public ont creusé leur propre tombe depuis des annéées par un silence coupable quand les personnels se mobilisaient ... on ne manifestait pas avec le bas peuple des hopitaux ...caste oblge
    l’etranglement financier ... depuis le plan Juppé se met en place sous tous les gouvernements, de droite comme de gauche ....
    les grands perdants : les assurés sociaux dont on veut envoyer les cotisations vers les assurances privées et les cliniques privées. .... la santé est un produit pour le capitalisme sauvage ( y en a t il un autre ?)
    pour etrangler les hopitaux a été inventée la « moyenne “ ...tout hopitral ayant des dépenses au dessus de la moyenne est sanctionné ... le raisonnement mathematique du niveau d’un enfant de cp est simple : si la moyenne devient le plafond...la moyenne va baisser - indefiniement - jusqu’à disparition des hopitaux publics.
    la ‘moyenne’ se joue aussi au niveau du malade ... du client (dire le malade devient d’une ringardise dans les hopitaux....meme pour certains syndicalistes) ...la maladie doit etre dans la moyenne et si vous n’etes pas guéri dans la moyenne vous faites chuter la boite de bons points du service (si votre maladie doit etre guérie en cinq jours d’après les normes définies dans un quelconque bureau ... ne vous avisez pas de dépasser ... vous devenez un problème financier)
    et si vous n’etes pas content ... payez la consultation privée .... vous n’en avez pas les moyens ! ... travaillez plus pour arondir les fins de mois de votre medecin déjà payé par le service public
    il semblerait que dans certaines spécialités les revenus des medecins entre public et privé vont de un à dix pour le meme service ... jusqu’à ce que votre maladie devenant incurable vous soyez reexpédié vers ces nuls du service public pour y mourir

  • ah_bon
    ah_bon
    cherchant
    • Posté à 05h21 le 11/11/2008
    • Internaute 54339
      cherchant

    je ne comprends pas très bien la rédaction de votre titre... Vous voulez alerter Mme Bachelot ? Mais justement elle VEUT l’asphyxie de l’hôpital public, pour mieux pouvoir débrancher le malade au profit du privé.

    C’est le même principe que pour la poste, la SNCF, EDF, etc., etc.

  • gmily
    • Posté à 10h39 le 11/11/2008
    • Internaute 40670

    Malheureusement , faire cadeaux aux grosses entreprises de plus en plus de taxes et charges , créent des manques aux hôpitaux publics , c’est un choix politique que Mr Sarkozy a fait avec l’aide de 53 % des Français qui maintenant vont se plaindre , dans les professions de la santé , ce pourcentage est encore plus fort ! Les très riches ne paient pas d’impôts sur leur revenus ! Moi, en tant qu’artisan , je donne 1040 € de charge mensuelle pour un salaire net de 1000 € combien donne un médecin ? le problème est là , ce n’est pas la peine de tourner autour du pot !

    • markeda
      markeda répond à gmily
      Chirurgien
      • Posté à 13h20 le 16/11/2008
      • Internaute 58891
        Chirurgien

      Les charges des médecins sont les plus élevées des professions libérales

  • karine83
    karine83
    informaticienne
    • Posté à 18h20 le 11/11/2008
    • Internaute 56259
      informaticienne

    Moi qui travaille à l’hôpital, je vous remercie pour cette tribune qui reflète vraiment mon sentiment.

    La question de fond est
    « Quel choix de société faisant nous pour la santé ? “.
    ‘ Que faisons-nous du principe de solidarité ?

    Va t-on laisser sur le bord de la route toute personne qui tombe gravement malade ? Va t-on laisser les plus vieux d’entre nous tomber dans la déchéance. Va t-on dès 20 ans devoir payer une assurance jusqu’à la fin de sa vie active pour assurer ses vieux jours. C’est bien ce vers quoi ils veulent nous entrainer et de manière tellement insidieuse que peu sont ceux qui réagissent.

    A lire cette pensée philosophique (un petit conte d’Olivier Clerc) :

    Lien

  • Béjaet123
    Béjaet123
    (démocratiemoncul)
    • Posté à 06h11 le 12/11/2008
    • Internaute 56027
      (démocratiemoncul)

    Il apparait que nous sommes tellement débordés, nous, citoyens, dans cette politique du pire ou la solidarité sans est allé. Les politiques actuelles tirent sur l’élastique qui est dors et déjà à un doigt de céder.
    Ils ne prendront pas leur responsabilité quand l’explosion sociale qui couve, s’embrasera. Comme dit le proverbe : « je ne sais pas ou on va mais on y va »...Le malaise social touche presque tous le monde.... Du plus petit dénominateur commun au plus (grand). Pour ce qui concerne la santé, soit ce sont les soins et les interventions à la chaine, pour faire du profit. ( J’en suis victime, 4 interventions du rachis consécutives et 2 contaminations à Staphylocoque doré en plan profond, dans une clinique de Rennes, la clinique Saint Vincent, de Saint Grégoire) et des mutilations alors que je n’avais qu’une petite hernie discale et une infiltration aurait suffit. Après 3ans de procédure, je ne suis toujours pas indemnisé et seule la solidarité nationale me permet de survivre. Nous sommes face à une inflation d’interventions non contrôlé qui met notre système de santé par terre. En effet, de très nombreuses clinique privé ce sont mises à pousser ces dernières années avec des médecins très souvent actionnaire de l’outil de travail. Ce qui dans un premier temps ne choc personne mais il apparait que cela impose une gestion des clients (patients) milimettrés. En effet, des sommes colossales ont été investies et seul un rythme élevé d’intervention permet financièrement de rester à flots, ( sauf que les actionnaires ne sont à l’évidence pas trop pénalisé). Les autorités sanitaires font très attention à ne pas trop froisser nos élites médicales, cause le numérus clausus. Seul une limitation des interventions par bloc a été demandée, afin de permettre une désinfection plus importante. La parade à la législation et afin de tenir le rythme plusieurs champs opératoires ont et construit. Le rythme d’interventions peu être. Personne n’y vois rien à redire. Les cadences sont soutenues et les hôpitaux publiques gère le lourds, les échecs médicaux, les personnes agés, le patient chronique et n’a plus l’aval financier des pouvoirs publiques qui étouffent surement notre patrimoine commun.

  • Béjaet123
    Béjaet123
    (démocratiemoncul)
    • Posté à 06h11 le 12/11/2008
    • Internaute 56027
      (démocratiemoncul)

    Il apparait que nous sommes tellement débordés, nous, citoyens, dans cette politique du pire ou la solidarité sans est allé. Les politiques actuelles tirent sur l’élastique qui est dors et déjà à un doigt de céder.
    Ils ne prendront pas leur responsabilité quand l’explosion sociale qui couve, s’embrasera. Comme dit le proverbe : « je ne sais pas ou on va mais on y va »...Le malaise social touche presque tous le monde.... Du plus petit dénominateur commun au plus (grand). Pour ce qui concerne la santé, soit ce sont les soins et les interventions à la chaine, pour faire du profit. ( J’en suis victime, 4 interventions du rachis consécutives et 2 contaminations à Staphylocoque doré en plan profond, dans une clinique de Rennes, la clinique Saint Vincent, de Saint Grégoire) et des mutilations alors que je n’avais qu’une petite hernie discale et une infiltration aurait suffit. Après 3ans de procédure, je ne suis toujours pas indemnisé et seule la solidarité nationale me permet de survivre. Nous sommes face à une inflation d’interventions non contrôlé qui met notre système de santé par terre. En effet, de très nombreuses clinique privé ce sont mises à pousser ces dernières années avec des médecins très souvent actionnaire de l’outil de travail. Ce qui dans un premier temps ne choc personne mais il apparait que cela impose une gestion des clients (patients) milimettrés. En effet, des sommes colossales ont été investies et seul un rythme élevé d’intervention permet financièrement de rester à flots, ( sauf que les actionnaires ne sont à l’évidence pas trop pénalisé). Les autorités sanitaires font très attention à ne pas trop froisser nos élites médicales, cause le numérus clausus. Seul une limitation des interventions par bloc a été demandée, afin de permettre une désinfection plus importante. La parade à la législation et afin de tenir le rythme plusieurs champs opératoires ont et construit. Le rythme d’interventions peu être. Personne n’y vois rien à redire. Les cadences sont soutenues et les hôpitaux publiques gère le lourds, les échecs médicaux, les personnes agés, le patient chronique et n’a plus l’aval financier des pouvoirs publiques qui étouffent surement notre patrimoine commun.

  • Béjaet123
    Béjaet123
    (démocratiemoncul)
    • Posté à 06h14 le 12/11/2008
    • Internaute 56027
      (démocratiemoncul)

    Il apparait que nous sommes tellement débordés, nous, citoyens, dans cette politique du pire ou la solidarité sans est allé. Les politiques actuelles tirent sur l’élastique qui est dors et déjà à un doigt de céder.
    Ils ne prendront pas leur responsabilité quand l’explosion sociale qui couve, s’embrasera. Comme dit le proverbe : « je ne sais pas ou on va mais on y va »...Le malaise social touche presque tous le monde.... Du plus petit dénominateur commun au plus (grand). Pour ce qui concerne la santé, soit ce sont les soins et les interventions à la chaine, pour faire du profit. ( J’en suis victime, 4 interventions du rachis consécutives et 2 contaminations à Staphylocoque doré en plan profond, dans une clinique de Rennes, la clinique Saint Vincent, de Saint Grégoire) et des mutilations alors que je n’avais qu’une petite hernie discale et une infiltration aurait suffit. Après 3ans de procédure, je ne suis toujours pas indemnisé et seule la solidarité nationale me permet de survivre. Nous sommes face à une inflation d’interventions non contrôlé qui met notre système de santé par terre. En effet, de très nombreuses clinique privé ce sont mises à pousser ces dernières années avec des médecins très souvent actionnaire de l’outil de travail. Ce qui dans un premier temps ne choc personne mais il apparait que cela impose une gestion des clients (patients) milimettrés. En effet, des sommes colossales ont été investies et seul un rythme élevé d’intervention permet financièrement de rester à flots, ( sauf que les actionnaires ne sont à l’évidence pas trop pénalisé). Les autorités sanitaires font très attention à ne pas trop froisser nos élites médicales, cause le numérus clausus. Seul une limitation des interventions par bloc a été demandée, afin de permettre une désinfection plus importante. La parade à la législation et afin de tenir le rythme plusieurs champs opératoires ont et construit. Le rythme d’interventions peut être maintenu. Personne n’y vois rien à redire. Les cadences sont soutenues et les hôpitaux publiques gère le lourds, les échecs médicaux, les personnes agées, le patient chronique et n’a plus l’aval financier des pouvoirs publiques qui étouffent surement notre patrimoine commun.

    • markeda
      markeda répond à Béjaet123
      Chirurgien
      • Posté à 13h27 le 16/11/2008
      • Internaute 58891
        Chirurgien

      Je comprends votre désarroi suite à vos problèmes nosocomiaux.
      Cependant, soyez conscient que cette dérive va se réguler d’elle même du fait de la pression judiciaire.

      Les chirurgiens ne poussent plus les indications car en cas de problème ils sont impardonnables.

      Ex : les ophtalmologues opéraient auparavant les cataractes un peu trop tôt pour gonfler leur chiffre. Plusieurs condamnations en cas d’infection sur une cataracte dont la chirurgie était inutile ont calmé leurs ardeurs.
      Maintenant, 95% des praticiens opèrent quand il le faut

      En revanche dans les 5 années qui viennent, la relation médecin malade va fortement se contractualiser par l’intermédiaire de la signature de formulaire de consentement de façon systématique

  • gmily
    • Posté à 08h40 le 12/11/2008
    • Internaute 40670

    la question importante est, fait-on le choix politique d’un service public fort, ou non ! ..... Aujourd’hui , la France est très riche par rapport à l’époque ou les services public ont été crées , donc , le problème n’est pas l’argent. Le problème , c’est ,est-ce que tout le monde ,dans ce pays doit participer à ce système , pour moi il n’y a aucun doute , si on veut une France forte et équilibré qui soit à nouveau un exemple à suivre ! il faut taxer les hauts revenus , la bourse autant que les bas revenus et ne plus permettre à certains de s’enrichir sans rien reverser à la communauté ! . lorsque Le MEDEF , veut vendre l’industrie Française à l’étranger ,il vante les bons côtés de notre système soit « la main d’ oeuvre la moins chère d’Europe , le temps de travail le plus long d’Europe ,le pays ou il y a moins de grève et l’ouvrier le plus productif d’Europe. lire cet article et le faire passer Lien ! _a92947.html
    par contre à l’intérieur du pays , il dit exactement le contraire ! et il continue de faire baisser les taxes et les imôts des sociétés ! le résultat économique prouve que ce n’est pas la bonne voie car nous sommes en retard sur les autres.
    Le seul système politique qui peut relancer le pays en mettant tous les Français sur le même plan , c’est le système basé sur la solidarité d’antan ou tout le monde se sent concerné par le même devoir . C’est la seule façon de faire , pour que les riches et les pauvres soient moins égoïstes et aient envie de mouiller le maillot pour le pays , et non pour son seul intérêt ! .....

  • markeda
    markeda
    Chirurgien
    • Posté à 13h18 le 16/11/2008
    • Internaute 58891
      Chirurgien

    Une solution pour l’hôpital ?
    Il n’y en a pas une mais plusieurs qu’il faut mettre en place rapidement.
    La santé coute cher et coutera de plus en plus cher.

    La seule façon de s’en sortir c’est d’être performant et efficace.
    Mais ceci ne passe pas forcément par une réduction seule des coûts, mais plutôt par le fait de choisir des priorités et de mettre les moyens pour que cela soit rentable.

    Un exemple : comment expliquez vous que le CHU qui m’emploie ferme ses blocs opératoires pendant les vacances de la Toussaint, en raison du manque de personnel infirmier qui pose ses RTT pour être en famille ?
    Mon programme opératoire est plein à 4 mois, je ne prend pas de vacances de la toussaint du fait de mon statut (pas le droit au RTT), mais je ne peux pas opérer.
    Ceci est aberrant pour les patients et pour l’hôpital à qui je rapporte de l’argent.

    Les pathologies lourdes rapportent énormément d’argent à l’hôpital, donc ne vous en fait pas, les malades les plus graves seront toujours bien soignés dans des centres d’excellence.

    Les médecins doivent être bien payés car sinon ils ne s’engagent pas dans des spécialités contraignantes (pourquoi choisir la chirurgie, qui implique 13 à 15 années d’études pour être à niveau, et des horaires allant de 60 à 80 heures par semaine, pour débuter à 2700 Euros par mois en tant que praticien hospitalier ?)

    En revanche, il faut en finir avec la médecine de confort et la possibilité de demander 5 avis à 5 médecins différents pour un angine ou un syndrome grippal.

    Responsabilisons nous et soyons efficaces
    Les patients seront mieux soignés, l’hôpital gagnera de l’argent, et la société fera des économies