08/11/2008 à 11h50

Après deux ans de dédain, Obama amadoue la presse

Guillemette Faure | Journaliste



Première conférence de presse de Barack Obama après son élection, à Chicago, le 7 novembre (Jason Reed/Reuters).


C’est une mise en scène présidentielle comme l’équipe de campagne de Barack Obama en a produit pendant presque deux ans. Fond bleu ; rangée de sept drapeaux ; brochette de dix-sept conseillers ; pupitre décoré d’un sceau « Bureau du président élu ». Mais cette fois-ci, Barack Obama n’a plus besoin de prendre l’air présidentiel pour rassurer l’électorat.

Celui qui tenait les journalistes à distance pendant sa campagne électorale a organisé sa première conférence de presse trois jours après son élection.

« Que vous est-il arrivé ? », demande-t-il à Lynn Sweet, journaliste du Chicago Sun-Times qui a le bras en écharpe. « Je me suis démis l’épaule en courant pour aller écouter votre discours (de victoire) à Grant Park (à Chicago). »

Barack Obama et la presse qui le couvre entretiennent une relation compliquée. D’un côté, plusieurs groupes d’observation des médias assurent que le candidat démocrate a été mieux traité que son rival, qu’il a bénéficié d’une couverture deux fois plus positive. A Grant Park, des journalistes ont poussé des cris de joie quand il a passé le cap des 270 grands électeurs le 4 novembre. Le magazine en ligne Slate.com a sondé sa rédaction et a trouvé 55 votes Obama pour 1 vote McCain.

D’un autre côté, les reporters chargés de couvrir Obama n’ont cessé de se plaindre de leur manque d’accès au candidat. Comme l’a écrit le correspondant du LA Times, « ceux d’entre nous envoyés pour mieux le connaître ne peuvent pas vraiment répondre à ceux qui se demandent qui il est ou s’il est assez préparé : les barrières érigées entre nous et lui étaient simplement trop élevées ».

Deux ans de communication verrouillée

Cette campagne, que l’on dit une des plus fermées à la presse que les Etats-Unis ait jamais connue, n’a pas suscité que des griefs dans les médias. Avoir une équipe aussi disciplinée qui ne laissait rien fuiter à la presse, une communication aussi verrouillée, offrait un franc contraste avec la cacophonie notoire des campagnes démocrates précédentes : un candidat démocrate était capable de discipline.

Signe que la communication de la Maison-Blanche Obama pourrait rester contrôlée, c’est Robert Gibbs, porte-parole de sa campagne, qui sera chargé des relations avec la presse. C’était lui qui pendant deux ans protégeait le candidat des journalistes.

Caricature de cette conception du métier, en juin il se charge d’emmener un avion de journalistes à Chicago… sans leur dire qu’Obama n’est pas du voyage. La presse a été envoyée à l’autre bout du pays pour que le candidat puisse rencontrer Hillary Clinton à Washington en toute discrétion. L’incident a donné lieu à une lettre de protestation signée des chaînes américaines. Un président ne peut évidemment pas se comporter comme ça. Jack Shafer écrit dans Slate :

« Obama va devoir abandonner cette habitude de marcher sur l’eau qu’il a pu prendre ses deux dernières années, parce qu’on ne peut pas creuser des douves autour de la Maison-Blanche comme on peut le faire pour une campagne présidentielle. »

Petites plaisanteries

Avec cette conférence de presse immédiate (il les accordait au compte-gouttes en campagne) et succincte (20 minutes), Barack Obama donne des signes de bonne volonté.

A une question sur les entretiens qu’il a eus depuis son élection avec d’autres présidents, Obama assure avoir dialogué avec tous « les vivants » et se risque à une drôle de plaisanterie sur le fait qu’il n’a pas fait de « séances (d’astrologie) à la Nancy Reagan ». (Oups, un communiqué est vite venu apprendre qu’Obama avait ensuite appelé madame Reagan à l’hôpital pour s’excuser de sa blague).

Il plaisante encore sur la question « très importante » du chien qui viendra à la Maison-Blanche avec la famille présidentielle. Sans doute un chien abandonné, pas un chien de race, « un croisement, comme moi ».

Sur les sujets plus sérieux (sa réponse à la lettre de félicitation du président iranien Ahmadinedjad, ses réactions à son premier briefing sur la sécurité nationale, le stimulus économique), il n’apporte pas de réponse spécifique. « Les Etats-Unis n’ont qu’un président à la fois », dit-il à plusieurs reprises pour expliquer qu’il ne peut rien faire ni formuler avant son investiture le 20 janvier.

Photo : première conférence de presse de Barack Obama après son élection, à Chicago, le 7 novembre (Jason Reed/Reuters).

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  • lesuperdidou
    lesuperdidou
    Saltimbanque
    • Posté à 12h20 le 08/11/2008
    • Internaute 46485
      Saltimbanque

    « ...Obama amadoue... »

    Oba -Mamadou : j’aurais jamais osé, pourtant j’en écris des conneries !

    • Désinscrit le 19 avril
      • Posté à 13h34 le 08/11/2008
      • Internaute 39070

      Pas la peine ! ! ! Lien

    • karlM
      karlM répond à lesuperdidou
      Précaire
      • Posté à 11h08 le 09/11/2008
      • Internaute 21378
        Précaire

      obama mc cain c’est blanc bonnet ou bonnet blanc comme on dit chez nous.
      ou noir bonnet et bonnet noir, ou un autre couleur,

    • Michèle Collery
      • Posté à 15h06 le 09/11/2008
      • Internaute 3482

      ...mama aux bas doux
      Aube amadoue
      Aube ama doux
      Obama doux
      au bas mât doux
      au bas mot doux...

      • lesuperdidou
        lesuperdidou répond à Michèle Collery
        Saltimbanque
        • Posté à 19h13 le 09/11/2008
        • Internaute 46485
          Saltimbanque

        je vois qu’il n’y a pas que moi qui dis des collerys !

  • compte-supprimé
    • Posté à 12h33 le 08/11/2008
    • Internaute 49364
      Haggard

    Nous apprenons là que The Président elect est plutôt maladroit en humour. On l’espère nettement plus à l’aise en économie et quantité d’autres sujets autrement importants.
    A part ça ; Ce n’est pas la première fois qu’il souligne le fait d’être issu de « races » différentes. Ce qui tendrait à prouver qu’il tient pour véridique qu’il existe plusieurs races d’hommes ( au sens biologique du terme). Pierre angulaire des thèses racistes qui mènent invariablement à l’évaluation de leurs valeurs respectives puis à hiérarchisation et on connait la suite.
    A ma connaissance, jusqu’à ce jour, il n’existe biologiquement qu’une seule « race » d’homme.
    Les mots ont un sens et se dire issu d’un « croisement » est plutôt inquiétant.

    • Lohiel
      Lohiel répond à compte-supprimé
      http://twitter.com/Lohiel
      • Posté à 13h36 le 08/11/2008
      • Internaute 38391
        http://twitter.com/Lohiel

      j’entendais l’autre jour un franco-américain dire qu’aux USA cette précision sémantique n’existait pas et qu’ils continuaient à parler de « races » pour les différentes couleurs de peau, sans que cela ne les émeuve plus que ça

      je pense que ceci explique cela

      • Zorro est arrivé
        Zorro est arrivé répond à Lohiel
        Lecteur
        • Posté à 14h56 le 08/11/2008
        • Internaute 53638
          Lecteur

        Ah ! Alors ça explique la lointaine gaffe de Joffrin. Je ne savais pas qu’il était Américain, lui aussi.

        Décidément, ils sont partout ces Américains...
        En tout cas, c’est l’impression qu’on a en lisant les journaux.

    • Guillemette Faure
      Guillemette Faure répond à compte-supprimé
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 15h11 le 08/11/2008
      • Internaute 34
        Journaliste

      En anglais, c’était « mutt like me ». En français, on dirait un batard, mais ce n’était pas le sens de ce que disait Obama.

      • ysengrimus
        • Posté à 15h53 le 08/11/2008
        • Internaute 12674

        Un corniaud, un sang-mêlé, mais aussi un nunuche, un simplet, un êperdu. Le terme est tendrement affectif, surtout quand on se l’applique à soi-même... Obama joue sur le double sens, en une sorte de fausse modestie ironique...
        Paul Laurendeau

         
        • compte-supprimé
          compte-supprimé répond à ysengrimus
          Haggard
          • Posté à 16h08 le 08/11/2008
          • Internaute 49364
            Haggard

          Alors, humour au second ou troisième degré que mon anglais primaire m’empêche d’approcher.
          Autant pour moi...

        1 autres commentaires
      • sup. à la demande du riverain 29 juin
        • Posté à 21h38 le 08/11/2008
        • Internaute 58127
          bye bye ...

        « mutt » en slang, c’est un clebs, un clébard, un cabot.

        Cabot... cabotin, cabotiner

        les discours de BHO on devra les aborder sous l’angle du prêche.

    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à compte-supprimé
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 21h54 le 10/11/2008
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      @ Kallikrates. Vous confondez « espece » et « race » et vous n’aidez pas à la lutte au racisme en le faisant. On ne dit plus ’races » pour des raison de rectitude politique, mais il y a toujours des ’haplogroupes’ qui véhiculent ces mêmes différences bien réelles. On ne regle rien en niant l’évidence. C’est contre la hiérarchisation de ces différences qu’il faut lutter, en soulignant simplement quil n’est pas possible de determiner de criteres raisonnablement objectifs pour le faire

      Pierre JC Allard

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  • FREDERIC 67
    • Posté à 12h48 le 08/11/2008
    • Internaute 9970

    La position de « qu’un président à la fois » ne me parait pas être une bonne nouvelle. Plutôt une position très politique lui permettant de laisser faire « le sale boulot » à W BUSH sans en pâtir politiquement.

    Ce que je crains le plus c’est le fait qu’il ne se rendra pas non plus au G20 sensé moraliser et réglementer les marchés financiers. Dans les hommes forts de ce sommet il y aura le Président américain GW BUSH et le représentant de l’union européeenne N SARKOZY ... J’ai donc peu d’espoir.

    • compte-supprimé
      compte-supprimé répond à FREDERIC 67
      Haggard
      • Posté à 16h10 le 08/11/2008
      • Internaute 49364
        Haggard

      Il serait peu être tout aussi mal venu de déroger à la règle en interférant dans les affaires de celui qui est toujours Président en titre.
      D’ailleurs la question est plutôt de savoir pourquoi un tel laps de temps entre l’élection et la passation de pouvoir ?

      • Venezuela
        Venezuela répond à compte-supprimé
        vit aux Pays-Bas
        • Posté à 01h30 le 09/11/2008
        • Internaute 114
          vit aux Pays-Bas

        A l’epoque, on se deplacait a cheval. Et je ne sais quel president a decide que ce laps de temps n’avait pas besoin d’etre change.
        Cet article est vraiment mauvais, il m’a fallu plusieurs mois pour en arriver a faire un commentaire sur cette journaliste.
        Pour avoir des commentaires un peu moins partisans ou plus objectifs :
        Lien
        Keith Olbermann.
        Ou encore le blog d’Anderson Cooper : Lien

    • Unstern
      Unstern répond à FREDERIC 67
      • Posté à 20h09 le 08/11/2008
      • Internaute 26295

      @ Frédéric 67

      « Un seul président à la fois », ça me semble au contraire très bien vu. Soyons lucides : pour l’instant, l’appareil gouvernemental américain est 100 % républicain, tendance néo-conservateur.

      Obama n’aurait strictement aucun intérêt à cautionner un second plan Paulson de cadeaux à Wall Street. Près de 10 % des fameux 700 milliards de dollars vont être utilisés pour les primes et bonus des dirigeants et de leurs traders. Organiser le pillage et la gabegie, Bush et Paulson savent très bien faire ça tout seuls.

      En participant dès maintenant au rituel des sommets et conférences, Obama ne pourrait imprimer aucune dynamique. En revanche, il se ferait immanquablement instrumentaliser et « canaliser ». Il aurait ensuite le plus grand mal à impulser sa politique économique — s’il en a déjà une.

      Dans un de ses récents billets du NYTimes, Paul Krugman espère qu’Obama ne cédera pas à la technique des « mesurettes » et autres effets d’annonce, et qu’il saura voir grand (think big). Il est évidemment trop tôt pour savoir si Obama va tenter une profonde réforme du système, voire une remise à plat. Mais s’il participait dès maintenant aux affaires, ça présagerait sans doute le contraire.

  • poupouille
    • Posté à 12h45 le 08/11/2008
    • Internaute 57238
      ...

    Il a vraiment le sourire de l’amérique, le même que sur les pochettes d’albums d’Aphex twin (signées Chris Cunningham je crois...).
    Je ne peut m’empêcher d’être glacé, d’autant plus que ce sourire je le rencontre de plus en plus ici.

    • Petite citoyenne
      Petite citoyenne répond à poupouille
      Indépendante
      • Posté à 08h33 le 09/11/2008
      • Internaute 49432
        Indépendante

      « Je ne peut m’empêcher d’être glacé »
      C’est étonnant car à moi, il me fait l’effet contraire.
      Une américaine a dit avant les élections : si c’est Obama qui passe ça sera bien la première fois qu’un Président Français sera plus vulgaire qu’un Président Américain. Et comme c’est vrai.
      Je n’étais pas spécialement pour Obama mais quelle classe.
      Posé, calme, solide : Président. Quelle image forte.
      Alors la honte c’est de voir Obama pendant sa conférence de presse et juste derrière les Images du petit Sarko s’agiter et faire le pitre.
      Le contraste est détonnant.
      Sarko regarde toi en face avec courage et descend de ton piédestal. Déja Poutine t’a remis au vouvoiement et je ne pense pas que tu pourras jouer avec ce nouveau Président comme tu joue avec les Français.

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 12h47 le 08/11/2008
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    cela commence à bien faire. Il faudrait un peu s’arrêter sur ce président.
    cela fait plus d’un an que la presse nous monte une sacrée mayonnaise sur ce gars( très bien au demeurant).
    Une mayonnaise nous le présentant comme le Messie, le sauveur du monde.
    Cela va l’handicaper dans sa gouvernance, le pauvre homme.

    C’est un homme comme tout le monde, pas un Messie.

    la presse mondiale a-t-elle des informations divines ? .

    • Kid_A
      Kid_A répond à pablico
      • Posté à 13h57 le 08/11/2008
      • Internaute 9020

      Mais... et si c’était le plan ? ? ?
      Dans la situation actuelle, avec ce qui risque de se passer, ses détracteurs pourront s’en donner à coeur joie.
      Lorsque le peuple américain se réveillera de l’euphorie éphémère de cette élection, il replongera dans ses problèmes journaliers. Et il ne faut pas aller bien loin pour se rendre compte qu’ils sont au bord d’une grave crise sociale.
      Nous verrons bien.

    • destribat
      destribat répond à pablico
      anti-corruption
      • Posté à 17h26 le 08/11/2008
      • Internaute 18954
        anti-corruption

      Oublie un peu la presse et fait un effort de regarder la réaction des gens, la réaction induite par ses discours ses apparition. La presse ne fait que rendre compte de cet état de fait.

      Blancs, noirs, vieux, jeunes, enfants, femmes, Américains, Européens, Africains, à Chicago, Paris, Nairobi,... on a vu des larmes sur le visage des gens qui ne sont même pas concernés directement par cette élection. Tu ne peux pas demander à la presse d’ignorer cette réalité.

      • pablico
        pablico répond à destribat
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 19h04 le 08/11/2008
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        mais cela fait plus d’un an que la presse le travaille en amont.. je ne parle que de la presse francophone.
        On ne fait pas cela avec les chinois (2 millards), les hindous (1milliard passé), les russes (une petite semaine d’info avant et pendant), l’Italie (moins d’une semaine) , l’Espagne pareil ainsi que la grande Bretagne, l’Allemagne, et deux jours pour la Belgique....

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 12h50 le 08/11/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Classieux .

  • Pépé61
    Pépé61
    Enterré vivant
    • Posté à 12h52 le 08/11/2008
    • Internaute 31199
      Enterré vivant

    Pas de « retraite » après la campagne, sur le yatch d’un pote, une conférence de presse au style décontracté, une mise au boulot immédiate, hé bé ...
    Sobriété, c’est sûr, efficacité, on verra à l’usage.
    Pauvre Sarkozy, ça va être dûr de suivre l’exemple américain maintenant.
    Reste à souhaiter que ce revirement de style et de politique des USA n’excite pas plus encore notre agité national, et n’aille pas lui mettre dans la tête qu’il
    doit devenir toutes affaires cessantes le président de l’Europe afin d’apprendre à ce bizut cooment faire en période de crise.

    • Lohiel
      Lohiel répond à Pépé61
      http://twitter.com/Lohiel
      • Posté à 14h08 le 08/11/2008
      • Internaute 38391
        http://twitter.com/Lohiel

      ben justement, ces derniers jours, on dirait qu’il essaye de le rester jusqu’en 2010, Président de l’Europe... je vous donne l’adresse d’un blog mais j’ai lu des analyses sur cet étrange phénomène dans la presse papier aussi :
      Lien

  • olympe blogueuse
    olympe blogueuse
    blogueuse
    • Posté à 12h58 le 08/11/2008
    • Internaute 41479
      blogueuse

    je ne vois pas beaucoup de femmes sur la photo, ni dans l’entourage d’Obama, et je n’en ai pas beaucoup entendu parler non plus dans la constitution de son staf.
    Ce sera ma première déception. Cet homme n’est pas si différent des autres.

    Lien

    • Guillemette Faure
      Guillemette Faure répond à olympe blogueuse
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 15h09 le 08/11/2008
      • Internaute 34
        Journaliste

      Il y en avait deux ou trois derrière lui de mémoire, dont la gouverneur du Michigan.

      • Zorro est arrivé
        • Posté à 15h17 le 08/11/2008
        • Internaute 53638
          Lecteur

        Deux OU trois ?
        Parce que sur dix-sept, ça change tout !

         
        • renlog
          • Posté à 20h14 le 08/11/2008
          • Internaute 15212

          Bush a été critiqué à très juste titre pour avoir choisi ses collaborateurs non pas en fonction de leurs compétences mais de leur fidélité politique.

          Il est réconfortant de constater qu’Obama ne tombe pas dans un panneau similaire.

          Ceux et celles qui étaient derrière lui étaient tous et toutes des professionnels(lles) chevronnés(es). Des noms connus.

          Qu’il n’y ait pas eu plus de femmes (ou de Noirs) parmi eux n’est pas la faute d’Obama.

          Ce qui serait terrible, c’est qu’il suive l’exemple de Bush et qu’il distribue des portefeuilles, non pas en fontion des compétences mais selon le sexe.... ou la couleur de la peau.

          • Zorro est arrivé
            Zorro est arrivé répond à renlog
            Lecteur
            • Posté à 09h51 le 09/11/2008
            • Internaute 53638
              Lecteur

            Ça ressemble surtout au début d’un très mauvais film hollywoodien : le noir devant, pour le politiquement correct. Derrière, les costards-cravates, bien blancs et bien burnés...

            Parce que vous pensez vraiment qu’il n’y a pas de bons « professionnels » parmi les femmes et les noirs ? ? ? ? ?
            À part l’alibi d’ouverture Powell, vous voyez quelqu’un d’autre pointer son nez ?

            La photo qui illustre l’article me fait penser à « Invasion LA » de Carpenter. Ça fait effectivement froid dans le dos et on va très très vite déchanter. C’est la conséquence inéluctable de cette débauche de storytelling. Il y a plus de ressemblances qu’on ne croit entre Obama et Bush.

            • renlog
              • Posté à 17h59 le 09/11/2008
              • Internaute 15212

              « ... le noir devant, pour le politiquement correct. »

              Si vous aviez un minimum de jugeotte, vous vous seriez rendu compte qu’il est assez logique que la personne qui va faire une déclaration soit celle qui se trouve devant le micro.

              D’un autre côté, vu la profondeur de vos analyses, il n’est guère surprenant que ce petit détail vous ait échappé.

              • Zorro est arrivé
                Zorro est arrivé répond à renlog
                Lecteur
                • Posté à 19h40 le 09/11/2008
                • Internaute 53638
                  Lecteur

                Ah, ah, Renlog : vous me faites bien rire avec votre remarque à deux balles ! ! ! !
                J’ai bien compris qu’il était le président élu (c’est d’ailleurs marqué sur son pupitre) et qu’il devait être au premier plan.

                Je faisais SIMPLEMENT un parallèle avec Hollywood : les acteurs sont de plus en plus souvent noirs, depuis la mise en place du « politiquement correct » aux États-Unis. Mais, que je sache, les producteurs sont toujours blancs.

                EST-CE QUE VOUS COMPRENEZ CE QUE JE VEUX DIRE, RENLOG (ESPRIT PROFOND) ?
                OU FAUT-IL QUE JE VOUS FASSE UN DESSIN ? ?

                • renlog
                  • Posté à 20h22 le 09/11/2008
                  • Internaute 15212

                  Il ne vous a même pas effleuré l’esprit qu’en période de très grave crise économique les gens votent pour le candidat dont ils pensent qu’il a le plus de chances de les sortir de la merde ?

                  Quand on voit que des États solidement républicains comme la Caroline du Nord ou l’Indiana (où aucun démocrate n’avait été élu depuis 1936 ! !) ont massivement voté démocrate, on peut supposer que les électeurs avaient d’autres motivations que de copier Hollywood.

                  Et puis, cette élection n’était pas que pour le président.

                  Tout aussi important est la gamelle que se sont ramassés les sénateurs et représentants républicains dans nombre d’États ; ce qui donne désormais aux Démocrates la majorité au Sénat et un contrôle solide de la Chambre des représentants.

                  Là encore, c’est la situation économique qui a influencé les électeurs et pas les absurdités de la « political correctness ».

        5 autres commentaires
  • hogan
    hogan
    actif
    • Posté à 13h03 le 08/11/2008
    • Internaute 25474
      actif

    « A Grant Park, des journalistes ont poussé des cris de joie quand il a passé le cap des 270 grands électeurs le 4 novembre. »

    Et dans les bureaux de TF1 on a débouché le champagne à l’élection de Sarkozy.

  • Artmorik
    Artmorik
    Un peu de gauche
    • Posté à 13h14 le 08/11/2008
    • Internaute 58102
      Un peu de gauche

    on et si lui foutait la Surtout cette presse américaine qui a tellement s...r BUSH

  • TARPON
    • Posté à 13h41 le 08/11/2008
    • Internaute 27263

    Le premier interview d’Obama à un journaliste français ,Guillemette en rêve .Mais qu’attends t’elle ? Vous imaginez le retentissement dans la presse française,offrez lui un chat ,une chatte,un pot de Rillettes mais Soyez la premiere ,vite............

    • Lohiel
      Lohiel répond à TARPON
      http://twitter.com/Lohiel
      • Posté à 14h03 le 08/11/2008
      • Internaute 38391
        http://twitter.com/Lohiel

      Et n’oubliez pas de le prévenir qu’en fait Sarkozy, s’il se donne un air de « modernité », est en fait un parfait sosie de Bush question politique sociale.

      (d’après ce que j’ai lu ici ou là, Nico aurait réussi à embobiner Obama... « Manipulations mode d’emploi, les grands hypnotiseurs de Franz-Anton Mesmer à Nicolas Sarkozy »... c’est une pièce de théâtre de Gérard Miller... on ne saurait mieux dire !)

    • Pascal Riché
      Pascal Riché répond à TARPON
      Redchef Rue89
      • Posté à 17h29 le 08/11/2008
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      J’avais fait une demande d’inverview. Son porte-parole m’avait répondu qu’il ne donnait pas encore d’entretien à la presse étrangère. Il préférait alors se concentrer sur ses futurs électeurs... (D’où le doute soulevé lorsqu’une interview de lui est parue dans « Politique Internationale ».) Mais nous allons réessayer, promis.

      • Zorro est arrivé
        Zorro est arrivé répond à Pascal Riché
        Lecteur
        • Posté à 18h48 le 08/11/2008
        • Internaute 53638
          Lecteur

        Non, non ! ! ! Surtout ne vous sentez pas obligés ! ! !
        Il y a tellement d’hommes d’État que vous n’avez pas encore interviewés : Chavez, Ahmadinejad, Leterme, Albert II...

        Surtout pas de favoritisme, même si on sent bien qu’Obama est votre chouchou ! ! ! !

        Allez, une petite chanson :
        Lien

  • ysengrimus
    • Posté à 14h44 le 08/11/2008
    • Internaute 12674

    Il ne faut pas sous-estimer la dimension de zoothérapie collective qui se mettra en place avec le chien des Obama. Pour retrouver quelque chose dans le genre, il faut remonter au petit terrier écossais anthracite de FDR, du nom de Fala, auquel les américains pensent encore...

    Lien

    Ce moment fut en fait, je pense, l’un des plus sérieux de la conférence de presse du président.
    Paul laurendeau

  • Lohiel
    Lohiel
    http://twitter.com/Lohiel
    • Posté à 13h55 le 08/11/2008
    • Internaute 38391
      http://twitter.com/Lohiel

    Je l’ai trouvé assez fatigué (ce qui peut être normal après 22 mois de campagne tambour battant) et un peu moins « rayonnant » qu’à son habitude... j’ai craint qu’il n’ait subi des pressions psychologiques pénibles et destabilisantes pendant ses entretiens avec les services secrets de Bush, qui « l’ont mis au courant des informations de sécurité ultra-confidentielles réservées au Président »

    Vu que l’autre guignol parano (Bush, si c’est pas clair :) déclarait à peu près au même moment : « les ennemis de l’Amerique vont certainement profiter de cette période de transition pour nous attaquer ! » ... on peut tout à fait imaginer de quel bois sont faits ses hommes de l’ombre.

    Il a quand même réitéré quelques objectifs sociaux tout à fait neufs aux USA : maintenir les allocations chômage, aider les classes moyennes et les gens dont la maison est saisie à cause de la crise financière... bon point. Pourvu que ça dure.

    Marrant : j’écoutais la conférence sur LCI, j’ai pas de télé... et ils avaient invité « une économiste » (je me souviens plus de son nom)... juste après, la dame s’est écriée : « Mais il n’a RIEN dit ! Rien pour rassurer les marchés financiers ! Pas un mot sur l’économie ! »

    Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, hein. Peut-être qu’Obama comprend qu’en fin de compte « l’économie » (la vraie, celle qui donne à manger aux gens) et les « marchés financiers » sont deux choses tout à fait différentes. Voire antinomiques.

    Tenez, le petit remonte-moral du week-end...
    Lien
    lu dans Marianne... je ne m’en lasse pas :)

    • compte-supprimé
      compte-supprimé répond à Lohiel
      Haggard
      • Posté à 16h23 le 08/11/2008
      • Internaute 49364
        Haggard

      Si cet homme a vraiment les qualités humaines et l’intelligence qu’on lui prête, alors rien d’étonnant à ce qu’il paraisse marqué par ce qui vient de lui arriver et aussi par le poids des espérances qu’il fait naître.

  • Gina Grimont
    • Posté à 14h24 le 08/11/2008
    • Internaute 25324

    Il est avant tout américain, pour la peine de mort, pour le capitalisme ! Fermera t-il Guantanamo, lèvera l’embargo sur Cuba ? Il n’en parle pas ! Quant à son gouvernement, pas de femmes !
    Je ne comprendrais jamais l’engouement mondial pour cet homme.... Quitte à faire dans les symboles, il m’aurait paru tout aussi révolutionnaire qu’une femme comme Hillary Clinton soit présidente des États-Unis, la première ! Mais il y aurait eu beaucoup moins d’hystérie délirante à cette nouveauté !
    La déception que va engendrer Obama sera grande et risque d’être dangereuse ! Sarah Palin, future présidente des États-Unis ? Ça nous pend au nez...

    • destribat
      destribat répond à Gina Grimont
      anti-corruption
      • Posté à 19h41 le 08/11/2008
      • Internaute 18954
        anti-corruption

      C’est vous qu’on a du mal à comprendre, vous qui ne comprenez pas le charisme de ce personnage. Si la femme dont vous parlez, n’a pas su rassembler autour de son projet c’est qu’elle n’incarnait pas ce que les américains attendaient : l’espoir, l’espérance, le vivre ensemble, l’unité d’une nation divisée et humiliée par huit années de Bush.

    • renlog
      renlog répond à Gina Grimont
      • Posté à 20h41 le 08/11/2008
      • Internaute 15212

      « Quant à son gouvernement, pas de femmes ! »

      Vu qu’il n’a pas encore constitué son gouvernement et que personne ne sait qui en fera partie, je dois en conclure que vous avez des dons de clairvoyance.

      • Gina Grimont
        Gina Grimont répond à renlog
        • Posté à 20h48 le 08/11/2008
        • Internaute 25324

        @renlog
        Ne soyons pas hypocrites, Obama a déjà annonçé et mis autour de lui les hommes de son FUTUR gouvernement ! Voilà, vous êtes content ?

         
        • renlog
          renlog répond à Gina Grimont
          • Posté à 21h46 le 08/11/2008
          • Internaute 15212

          Non.

          Ceux que vous avez vu autour de lui, c’est son équipe de transition.

          Pour le moment, il n’a annoncé qu’un seul poste : Rahm Emmanuel, Chief of Staff.

          On a l’impression que vous voyez tout ça d’un peu loin (de France, peut-être) sans y comprendre grand chose.

          • pardipapi
            pardipapi répond à renlog
            • Posté à 10h30 le 09/11/2008
            • Internaute 26119

            C’est vrai,On doit voir ça d’un peu loin « dit papa c’est loin l’Amerique ? »
            En tout cas ce que l’on voit de près c’est que Rahm Emmanuel a fait son service militaire en Israel, et qu’il s’est engagé à nouveau en Israel lors de la première guerre d’Irak.
            C’est bien parti pour le peuple Palestinien !
            Mais peut-être n’y comprends-je rien !

            • renlog
              renlog répond à pardipapi
              • Posté à 15h52 le 09/11/2008
              • Internaute 15212

              Le « Chief of Staff », ou chef de cabinet, n’a strictement rien à voir avec la politique étrangère.

              Dis, papa, c’est loin la bonne foi ?

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