Polemique 08/11/2008 à 14h30

Procès Péan : il n'est pas raciste de trouver les Tutsi menteurs

Souâd Belhaddad | Journaliste

L’écrivain a été relaxé des poursuites engagées par SOS-Racisme pour « provocation à la discrimination raciale ». Décryptage.



Des enfants tutsi font la queue pour de la nourriture à Kigali en 1994 (Corinne Dufka/Reuters).


Les Tusti ont-ils une culture du mensonge ? Et les femmes de leur diaspora tutsi ont-elle su choisir « des lits appropriés » pour infiltrer certaines organisations internationales ? Ce sont là quelques propos de l’ouvrage de Pierre Péan, « Noires fureurs, Blancs menteurs ». SOS Racisme et Ibuka, association de rescapés du génocide avaient déposé plainte pour diffamation raciale et provocation à la discrimination raciale contre lui. Il a été relaxé.

Yvonne sort de la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris, le regard extrêmement triste. Mais presque résigné. Rwandaise, de passage à Paris, elle vient d’assister au délibéré du procès intenté par SOS Racisme à Pierre Péan, pour « diffamation raciale » et « provocation à la discrimination raciale » à la suite de la publication de son ouvrage « Noires fureurs, Blancs menteurs ». Se constituant partie civile, SOS Racisme avec Ibuka, association des rescapés du génocide, déposaient plainte et réclamaient un euro symbolique de dommages et intérêts à Pierre Péan et son éditeur, Claude Durand, directeur de Fayard.

Des « témoins » qui s’abritent derrière « le langage colonial de l’époque »

Tous deux ont été relaxés. Le tribunal a estimé « que la formulation “culture du mensonge et de la dissimulation”, aussi brutale qu’elle puisse apparaître, spécialement pour les victimes d’un génocide, ne peut être considérée comme l’imputation d’un fait précis visant à jeter le discrédit sur l’ensemble des Tutsis ». Yvonne rejoint un cercle de rescapés du génocide des Tutsi. Même tristesse. Même résignation.

Auteur de nombreux livres d’enquête, le journaliste était poursuivi pour quatre pages (sur six cents) attribuant aux Tutsi une « culture du mensonge et de la dissimulation ». Pierre Péan explique que cette formation au mensonge a été « observée par les premiers Européens qui ont eu un contact prolongé avec les Tutsis ». Et de citer l’un d’entre eux, un certain Paul Dresse, agent territorial dans les années 1940 :

« (…) C’est ce qui fait de cette race l’une des plus menteuses qui soit sous le soleil. »

Comme le langage peut paraître violent, Pierre Péan spécifie au lecteur, en bas de page, que l’auteur de ces propos utilise « le langage colonial de l’époque ». Rassuré par cette précision, ce même lecteur aura cependant eu de nombreuses occasions d’éprouver un nouveau choc face au vocabulaire, colonial ou non, déployé durant les trois jours de procès les 23, 24 et 25 septembre.

Une vingtaine de témoins de la Défense ont défilé à la barre pour expliquer que, oui, pour les Tutsi, le mensonge était « une culture », « un lieu commun » ou « dans la mentalité primitive ». Une ancienne missionnaire au Rwanda explique, à propos de cachotteries que pouvaient faire des enfants tutsi à l’école : « Notre éducation essayait de les rendre normaux. »

« Ces mots sur les Tutsi, on les a déjà entendus, on sait où ils ont mené. »

Chaque fois, le ton est tranquille, sur le mode de la démonstration didactique (historiens, journalistes) ou magistrale (politiciens). Hubert Védrine, ex-secrétaire général de l’Elysée sous Mitterrand et Bernard Debré, ex-ministre (RPR) de la Coopération en 1994 étaient, en effet, là pour défendre Pierre Péan. Et la thèse de son livre : Paul Kagamé, actuel président du Rwanda, aurait abattu l’avion du président hutu Habyarimana, le 6 avril 1994, et déclenché le génocide. Cette thèse est également celle du juge Bruguière, qui a délivré des mandats d’arrêt contre des proches de Kagame.

Les témoins de la défense ont d’autre part, invoqué les nombreux massacres de Hutu qui, après la prise de Kigali par l’ex-chef du Front patriotique rwandais (la rébellion tutsi), auraient constitué un double génocide.

Dans une joute moins flamboyante parce que trop douloureuse, des rescapés du génocide du Rwanda étaient également venus déposer, côté partie civile. Après avoir évoqué ces cent jours de génocide vécus, Esther Mujawayo, psychothérapeute et fondatrice de Avega, association des veuves du génocide d’Avril, avait dit :

« Monsieur Péan, vous êtes écrivain, vous connaissez la force des mots. Ces mots sur les Tutsi, on les a déjà entendus, on sait où ils ont mené. Et là, maintenant, ça recommence… »

Puis, prise par une brusque émotion, elle s’était adressée à la cour, le regard anxieux :

« Là, je me dis que vraiment, on peut devenir fou, folle... Je suis devant vous à devoir vous prouver que je ne mens pas en vous parlant… »

Etrange procès en effet, où il fallait juger si racisme il y avait dans les propos de l’accusé tandis que les questions même de son avocat utilisaient abondamment l’emploi ambigu du pluriel : « Est-ce que les Tutsi ont une culture du mensonge… », « Est-il vrai que les Tusti… »

Remplacez Tutsi par juif et vous vous retrouvez dans « Mein Kampf »

C’est cette ambiguïté, justement, qu’ont souligné Yves Ternon, chercheur spécialiste de crimes contre l’humanité, et Benjamin Abtan, ex- président de l’UEJF, Union des étudiants Juifs de France, appelés par SOS Racisme. Pour mesurer le danger du langage choisi par Péan, le premier a suggéré de remplacer le mot « juif » par celui de « Tutsi », le second l’a carrément fait.

Benjamin Abtan a, en effet, lu au tribunal un texte de la pire prose antisémite des années 30, dont certains propos sur le « juif menteur comme protection de soi ou du groupe auquel il appartient » rappelaient avec précision certaines phrases pour lesquelles comparaissait Péan. A la fin de sa lecture, considérée comme provocatrice par certains, Abtan avait révélé sa source : « Mein Kampf ». En larmes, Pierre Péan n’a pas supporté le parallèle.

Enfin, dernier élément qui faisait partie de la plainte de SOS Racisme et Ibuka mais peu retenu durant ce procès : l’image des « très belles femmes tutsi » que Péan suggère comme manipulatrices en évoquant leur choix « de lits appropriés ».

En clôture des débats, la procureure, Anne de Fontette, avait considéré que les délits étaient bel et bien constitués aux yeux du tribunal. Elle reprochait à Péan un usage confus des guillemets dans ces nombreuses citations et l’amalgame régulièrement fait entre les mensonges politiques prêtés au président Kagamé avec les Tutsi, en général. Le tribunal ne l’a pas suivie. Le délibéré énonce ainsi :

« Si l’auteur attribue principalement aux Tutsi ce particularisme culturel, il le prête également aux Hutu et plus généralement aux Rwandais. »

Marcel Kabanda, président d’Ibuka, retient, amer, que dans ce jugement, n’a nullement été pris en compte la question des femmes espionnes. Il rappelle combien ce préjugé sur la séduction manipulatrice des femmes tutsi a été un argument fort des génocidaires et cause de nombreux viols.

Un jugement indécent parce qu’il ne considère pas graves les propos tenus

Pierre Péan, qui n’a pas voulu s’exprimer pour Rue89 (« avec tout le mal qu’ils disent de moi ! » -où donc ? ? ? NDLR-) a déclaré à notre consœur de France Culture « vivre quelques minutes de soulagement après trois ans de souffrance » tandis que son avocat saluait cette « grande victoire pour la liberté d’expression ».

Marcel Kabanda éprouve pour sa part une immense déception. Il le dit dans une extrême dignité.

« Je trouve ce jugement indécent parce qu’il ne considère pas que les propos tenus sont graves. C’est comme s’il y avait une incapacité de la part de la justice à mesurer les ravages que ce livre a causés chez les victimes… Je respecte la liberté d’expression mais je pense que la meilleure façon de la protéger, c’est que ceux qui écrivent se montrent plus responsables dans ce qu’ils disent. »

Sans hausser le ton, l’historien à l’Unesco ajoute :

Peut-être les juges ont-ils été particulièrement sensibles à la personnalité des témoins appelés par Mr Péan et Mr Fayard Fayard ? Ces hommes politiques, dont l’un est député à l’Assemblée, ont donné une caution morale à cet ouvrage. Quel poids, victime, peut-on avoir en face ? Dans les considérations de la Cour, nous avons pesé très peu. »

José Kagabo, historien à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), spécialiste des rapports entre la France et le Rwanda opte, lui, pour une lecture politique de ce procès :

« Ce jugement ne pouvait pas être autre, sinon cela revenait à désavouer le juge Bruguière. »

Photo : des enfants tutsi font la queue pour de la nourriture dans l’église Sainte-Famille à Kigali en 1994 (Corinne Dufka/Reuters).

Lire aussi : Kagabo : Péan, un procès pour l’honneur de la France

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  • BILOU
    • Posté à 15h55 le 11/11/2008
    • Internaute 9373

    Juste une précision, les prinicpaux « témoins » des plaignants ont fait de nombreux séjours au Rwanda de Kagamé. Pour ma part, leur point de vue est sujet à caution car trop partisan de par leurs positions ; bizarre, que vous ne mentionnez pas que P Péan a écrit ce livre avec un tutsi. J’oubliais, il s’agit d’un traître qui ne connaît rien et qui renie ses origines.

  • Eowyn
    • Posté à 15h42 le 08/11/2008
    • Internaute 31766

    Mais n’est-ce pas, comme le dit l’article, que le fondement de l’action en justice supposait, de la part du prévenu, « un fait précis » ?

    Ici le juge n’a pas dit « il n’est pas raciste de traiter les tutsi de menteurs » (en ce sens, votre titre n’est pas exact), il a dit : il faut, pour pouvoir condamner sur le fondement de l’action que vous avez engagée, que M. Péan ait imputé un fait précis.

    en gros, s’il avait dit : M. machin, représentant des Tutsi, a menti telle et telle fois, ce qui a eu des conséquences navrantes ; Mme Machin a délibérément essayé de coucher avec telle ou telle personne, ça aurait marché.

    C’est la loi, donc le législateur, donc... nous, peuple souverain, qui faisons les lois. Si elle déplait, il faut en changer.

    • dianne0
      dianne0 répond à Eowyn
      rien
      • Posté à 15h57 le 08/11/2008
      • Internaute 51309
        rien

      Le « fait précis » consiste pour un « journaliste » à écrire de loin sans savoir et en convoquant pour meubler le vide des parties prenantes contestables. Rien que cela aurait dû être fermement mis en cause.

      Si l’ouvrage s’était intitulé « roman » et si M. Péan s’était déclaré « auteur », le contexte aurait été différent. Mais le fait qu’en l’espèce certains confrères soient montés au créneau au nom de la « liberté d’expression » montre bien à quel point cette profession mérite les doutes qu’elle suscite souvent.

    • Camelback
      Camelback répond à Eowyn
      Etudiant en bioinformatique
      • Posté à 18h57 le 08/11/2008
      • Internaute 32243
        Etudiant en bioinformatique

      Justement, le raciste est justement l’inverse de ce que vous décrivez, et exactement ce que fait Mr Péan.

      Déclarer, sur la base de preuves fiables « mr Machin a menti “ ‘ Mme Machin était une espionne , ce n’est rien d’autres qu’au pire une diffamation, si ce n’est fondé sur rien.

      Déclarer les Tutsi sont .. les femmes Tutsi sont .. c’est faire des généralités sur un peuple, et leur attribuer des tares. C’est faire une distinction entre une race d’être humain ou un peuple, et le reste du monde. Et c’est faire preuve de racisme.

      • Baurelyre
        Baurelyre répond à Camelback
        Libelliste
        • Posté à 21h37 le 08/11/2008
        • Internaute 21869
          Libelliste

        On dirait que la triste cohorte des censeurs est peinée. Ce spectacle réjouissant se fait trop rare.

        Dans cette décision de justice bienvenue, pourtant, le juge a été d’une maladresse préoccupante pour les amis de la liberté, en s’abstenant de fonder sa décision sur le principe général de liberté de conscience, de recherche et d’opinion, qui aurait dû suffire. Il s’est fourvoyé avec cette fumeuse casuistique du « discrédit » (« La formulation “culture du mensonge” (…) ne peut être considérée comme l’imputation d’un fait précis visant à jeter le discrédit sur l’ensemble des Tutsis »…).

        S’il y avait eu « discrédit », Péan aurait donc été condamné ? Qui alors ne condamnerait-on pas ?

        Discréditer, c’est déprécier au sens d’ôter du crédit, amoindrir la réputation d’excellence ou de sérieux en quelque domaine, de quelqu’un ou de quelque chose. C’est l’ordinaire de la compétition démocratique sans que nul s’en offusque, c’est en revanche condamné par le droit de l’économie…

        Mais dans les deux cas, pour être discrédité, il faut avoir du crédit à perdre. En quoi consistent ici le « crédit » et le « discrédit » d’un peuple ? Dans la bonne opinion de qui ? Quel est l’enjeu ? Y a-t-il menace ? Qui menace qui ? Quand un décliniste à la Baverez vient pleurnicher dans le poste que les Français ne comprennent rien à l’économie, il les discrédite, donc ? Baverez, en prison !

        Le plus étrange dans le méchant procès fait à Péan est qu’il n’a nullement été dépréciatif. L’art de la dissimulation qu’à tort ou à raison il prête à la culture tutsie (car il s’agit bien de culture, du produit du génie industrieux des hommes, pas plus d’essentialisme dans son propos que de beurre en broche), il l’en crédite , comme l’eussent fait Guichardin ou Machiavel de princes bien avisés.

        La justice gagnerait à s’intéresser plus au sens des mots dont elle fait des pierres de touche pour condamner ou pour absoudre…

        B.

         
        • dianne0
          dianne0 répond à Baurelyre
          rien
          • Posté à 00h46 le 09/11/2008
          • Internaute 51309
            rien

          Vous écrivez : « En quoi consistent ici le “ crédit ” et le “ discrédit ” d’un peuple ? Dans la bonne opinion de qui ? Quel est l’enjeu ? Y a-t-il menace ? Qui menace qui ? Quand un décliniste à la Baverez vient pleurnicher dans le poste que les Français ne comprennent rien à l’économie, il les discrédite, donc ? Baverez, en prison ! »

          Mettre dans la balance 800 000 morts, des viols, des disparitions et la pauvre réthorique d’un disqualifié de la boule de cristal économique française est tout simplement lamentable.

          Vous pratiquez l’euphémisme pour faire oublier l’essentiel : nier les souffrances, notamment celles des femmes rwandaises présentes dans le prétoire, en taxant les agressés de menteurs nous situe à peu près au niveau d’humanisme des commissariats de police d’antan où les plaignantes des violences devaient faire la preuve qu’elles ne l’avaient pas cherché.

          Si je suis bien votre raisonnement, si je disais : « tous les journalistes sont des menteurs », je n’agresserais personne ? Ce serait juste une reconnaissance de leur aptitude à dissimuler leurs sources ?

          Si je disais « quelqu’un qui rapporte des demi-vérités pour les ériger en principes est un menteur », je ne médirais de personne ?

          Je préfère dire : juridiquement cette cause est entendue (on s’en serait douté un peu en voyant quelle garde avait été donnée au pauvre « calomnié ») mais moralement elle est indéfendable. Une seule chose viendra sans doute à bout de l’arrogance de l’auteur : sa conscience.

          • Baurelyre
            Baurelyre répond à dianne0
            Libelliste
            • Posté à 20h57 le 09/11/2008
            • Internaute 21869
              Libelliste

            « Mettre dans la balance 800 000 morts, des viols, des disparitions et la pauvre réthorique d’un disqualifié de la boule de cristal économique… »

            Voilà en effet une balance absurde, mais il y a toute apparence que vous en soyez l’auteur. Gardez-la.

            Et je vous y invite : discréditez les journalistes autant que vous en aurez le caprice !

            Tout ce que je leur demande, c’est de ne pas vous assigner dans les prétoires pour si peu.

            Malgré les tares qui les affligent, c’est d’ailleurs généralement leur ligne de conduite.

            Méditez leur exemple.

            B.

        2 autres commentaires
  • babayaga
    babayaga
    musique du monde
    • Posté à 15h50 le 08/11/2008
    • Internaute 7147
      musique du monde

    Il parait que Péan a pleuré ? va-t-il changer les phrases incriminées ?

  • Rastakouer
    • Posté à 15h52 le 08/11/2008
    • Internaute 18978

    C’est assez troublant, je viens d’entendre parler Péan dans « 2000 ans d’Histoire » sur France Inter. Il y parlait, avec brio, de la guerre civile atroce que la France a subit pendant la pèriode de la Terreur, avec les Chouans, la Vendée.. Une véritable égorgerie, paraît-il.

    Il précisait qu’il avait bien fait attention à ne pas parler de génocide, dans le cas vendéen.
    Monsieur Péan connait donc le poids des mots. Malheureusement, il n’y fait attention que quand cela regarde le nombril de la France. Avec maladresse, il s’abaisse à la description raciste, équivalente au fameuses stupidités : « Les arabes sont des voleurs », « Les africains sont paresseux » dont notre bestiaire raciste regorge. Il devrait simplement s’excuser, et chercher à reformuler ce qu’il a bien pu vouloir dire avec ce genre de phrase.

    Je me sens plus choqué par ce genre de propos, tenus par un intellectuel remarquable, que par certaines phrases de journaux satyriques, ou par certains sketchs... Il est étrange de remarquer l’écart et la disproportion dans la réaction médiatique.

    Mais la Raison d’état n’est pas loin. Pour une justice sereine, j’imagine il faudra attendre un peu.

  • Tibokaya
    Tibokaya
    Jeune flegmaticien mayennais
    • Posté à 15h53 le 08/11/2008
    • Internaute 4477
      Jeune flegmaticien mayennais

    Le plus incroyable, après la responsabilité plus qu’avérée de Védrine dans ce massacre, c’est qu’il vienne défendre des thèses anti-tutsi maintes fois clamées par les Interramwe en 94...

    Cet homme se regarde-t-il encore dans la glace ?

    Je ne suis pas militant pour eux, mais c’est intéressant : Lien

    Achefkalement,

    PS : Je suis dépité, là... France de merde !

    • Ouko
      Ouko répond à Tibokaya
      Citoyen réinformateur .....
      • Posté à 16h22 le 08/11/2008
      • Internaute 55260
        Citoyen réinformateur .....

      conseil citoyen...

      quittez ce pays et allez exercer vos talents ailleurs.....
      cqfd

    • BILOU
      BILOU répond à Tibokaya
      • Posté à 15h48 le 11/11/2008
      • Internaute 9373

      Merci de nous informer qu’Hubert Védrine avait formé et fourni les machettes aux extremistes hutus. Cela doit être encore de sa faute, ce qui se passe en RDC.
      Quelles sont vos preuves pour une telle affirmation !
      Si la France vous écoeure, cassez-vous au Rwanda, cette terre de grande démocratie où les tutsis et les quelsques hutus modérés ont été exécuté ou emprisonnés.

  • compte désactivé 2
    • Posté à 15h54 le 08/11/2008
    • Internaute 29938

    Je crois que c’est Alain Finkielkraut, Alain le Magnifique qui a dit : l’antiracisme sera le stalinisme du XXI° siècle ! Comme il avait raison ! Plus moyen de parler de ces problèmes sans qu’un procés en sorcellerie soit engagé contre vous. Ce sont de vrais procés de Moscou. Les démocrates de ce pays devraient réagir contre ce terrorisme intellectuel !

    • dianne0
      dianne0 répond à compte désactivé 2
      rien
      • Posté à 16h06 le 08/11/2008
      • Internaute 51309
        rien

      Vous n’êtes pas obligé de convoquer de grands anciens pour justifier pareille ânerie. Assumez-la !
      Pas la peine non plus d’appeler les démocrates au secours d’une cause aussi tordue : montrez vous capable d’argumenter sur le fond.
      Le « terrorisme intellectuel » n’est pas là où vous le dénoncez. Etre journaliste, user de sa fonction pour transformer des spéculations issues de témoignages de seconde main en vérité inattaquable, les publier, rallier des partisans à sa cause quand on est pris la main dans le sac, voilà ce qui est « démocrate », n’est-ce pas ?

    • pointilleur des lilas
      • Posté à 17h26 le 08/11/2008
      • Internaute 19285

      Merci, merci Gaétan, et merci également à votre compère Ouko, tous deux hommes hommes de « biens » qui venaient là, rabaisser le « caquet » de tous ces « pseudo » redresseurs de tort, ces « manants » essayant de mettre le doute dans l’esprit des personnes telles que nous, les pauvres lecteurs incompris, merci pour ces propos justes, chaleureux, ces pensées pertinentes, vous qui n’arrêtaient pas de défendre contre vents et marées, nos valeurs éternelles de probité nationales, et chrétiennes.
      Merci messieurs de nous permettre grâce à votre présence sur ce site, imbibé de « mécréants », de « gôchistes » aux commentaires des plus malfaisants, de nous éclairer, et de nous permettre grâce à votre sagacité, et votre clairvoyance, de réhabiliter les saines valeurs et l’esprit « colonialiste » à juste prix malmené, tant cette pensée a pourtant été positive, et a permis de juguler des « maux » pires que tout, quand on connaît comme moi, qui ai vécu ces drames à titre personnel, (déjà à l’époque de Lyautey), et combien de narrations pourrais je faire, pour déjouer tous ces plans machiavéliques issus des pensées réactionnaires « marxiste » qui ont couté tant de misères, et de drames pour les familles de « colons » perdant tous leur biens, déshumanisées, qui ont du se réinvestir en Métropole, ayant tout perdu, n’ayant pas pensé à ce prémunir de ce traumatisme et cette exode dans tous les pays du continent Africain.
      Merci messieurs pour votre sagacité à dénoncer toutes ces impostures, et paix à vous hommes de hautes lignées, sauveurs de l’espèce humaine.
      Aller Louya.....

    • andycap
      andycap répond à compte désactivé 2
      photographe
      • Posté à 20h16 le 08/11/2008
      • Internaute 35577
        photographe

      Après Jambalaya hier soir et son apologie de Sarah Paulin, nous avons droit ce soir au plaidoyer de sieur Gaëtan sur le terrorisme intellectuel. Décidemment le couillon de base est prolifique est omniprésent sur ce site. Avec pour cautionner ses propos Finkelkraut trotskyste à 20 ans et à côté de la plaque, néocon, quoique que néo est de trop, aujourd’hui et à côté de la plaque encore. Avec pour seul lien entre les deux époques la même morgue, la même suffisance pour nous exposer sa pensée profonde. Pour illustrer cette profondeur sa dernière croisade celle qu’il mène contre les humoristes de tout poil, (les maghrébins de préférence comme par hasard) symbole selon lui de la décadence de la pensée française.
      Pourquoi aller chercher si loin des symboles de décadence, il en est un à lui tout seul puisqu’il nous est présenté comme un grand penseur et philosophe. Après Platon, voici A.F.. Vous sentez le fossé ? le gouffre qui les sépare. C’est cet espace rempli de vide qui occupe votre pensée. Réagissez... en bon réactionnaire que vous êtes.

      • compte désactivé 2
        • Posté à 14h26 le 09/11/2008
        • Internaute 29938

        tu te mêles de parler de Finkielkraut, mais tu as pas la pointure ! tu t’es jamais aperçu que tu étais minable ? ? ?

         
        • andycap
          andycap répond à compte désactivé 2
          photographe
          • Posté à 10h47 le 10/11/2008
          • Internaute 35577
            photographe

          La sienne je ne sais pas mais la vôtre sans aucun doute, vous nagez dans mes chaussures.

          • andycap
            andycap répond à andycap
            photographe
            • Posté à 12h11 le 10/11/2008
            • Internaute 35577
              photographe

            Et pour être un peu plus clair, pas pour vous mais pour ceux qui nous lisent, je tiens à préciser qu’en ce qui me concerne je ne me prends pas pour un grand penseur et un grand philosophe de mon époque. Je sais ou est ma place et elle me convient. Lui part contre à ce narcissisme là.
            je me suis donc permis de le comparer à un autre grand penseur et philosophe, dont la pensée à traverser les siècles. Quand on à l’ambition de passer à la postérité et de marquer son époque, il vaut mieux élever le débat et ne pas prononcer trop de phrases du genre l’équipe de France est black black black, elle est la risée de l’Europe. Parce que là la pointure dont vous parlez, c’est celle de le Pen et lui on en entend déjà plus parler aujourd’hui si ce n’est dans la rubrique des faits divers.

            • compte désactivé 2
              • Posté à 13h57 le 10/11/2008
              • Internaute 29938

              Vous n’aavez rien compris à cette phrase ! Alain Finkielkraut est l’honneur de la France ! Il n’a pas de complaisance putassière,lui. Il a l’honnêteté de dire ce qu’il pense ! La gogoche n’aime pas ça bien sûr, gogoche la répugnante !

        • Ryze-
          Ryze- répond à compte désactivé 2
          Révolté ! !
          • Posté à 15h00 le 10/11/2008
          • Internaute 30038
            Révolté ! !

          Mdr, gaga-etan, c’est toi qui parles de minable ! ! ! ? ? ? ? ? Mais looool ! ! Charité bien ordonnée commence par soi meme le troll, avant de traiter les autres de la sorte, regarde toi dans une glace ! !

        4 autres commentaires
    • Mandrin
      • Posté à 20h43 le 08/11/2008
      • Internaute 21194

      Bravo !

      J’adore la Sicile mais je crois que tout le monde reconnaitra que l’omerta y règne.L’omerta sert entre autre à camoufler les crimes de la mafia.

      Est-ce que je risque une mise en examen pour « incitation à la haine raciale » suite à une plainte de SOS Racisme pour avoir écrit que l’omerta règne en Sicile ?

      On retrouve toujours les mêmes ressorts dans les différentes désinformations.

      Et il y en a marre de ce politquement correct, archi-marre surtout quand il est instrumentalisé par des gens dont on voit bien les intentions (voir par ex les avocats de ce procès et les témoins de l’accusation)

    • CrocMignon
      CrocMignon répond à compte désactivé 2
      Fan de Carla et fane de carotte
      • Posté à 18h33 le 10/11/2008
      • Internaute 47510
        Fan de Carla et fane de carotte

      Tiens ! Tiens ! Gaga Etang est de retour. Longtemps que je ne l’avais vu…

      Pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, je redis que la meilleure manière de le traiter n’est ni de tenter de discuter, ni même de l’insulter (quoi que ce soit tentant), mais de L’IGNORER. C’est la seule chose qui puisse le toucher, avec sa mentalité d’ado boutonneux qui fait de la provoc pour se sentir vivre, faute d’avoir une pensée autonome.

  • Alfary
    Alfary
    Ronchon
    • Posté à 16h00 le 08/11/2008
    • Internaute 9751
      Ronchon

    Je ne vois guère de différence entre un essentialiste et M. Péan, dans sa formulation des passages incriminés. Il suffit de substituer d’autres catégories (Hommes, Corses, Grecs, Femmes etc) à Tutsi pour s’en apercevoir.

    Que l’essentialisme, en tant que procédé malhonnête produise des textes douteux, il n’y guère que ses adeptes pour en douter.
    Le tribunal avait à juger d’une généralisation abusive. Apparemment, compte a été tenu de la personnalité de M. Péan. Ce qui revient à un jugement essentialiste du racisme (propos, écrits et comportements).

    Comprendre donc, qu’il existerait des catégories de personnes, par essence, incapables de certains délits. Le parquet voulait que l’on dise simplement le droit. Dommage que la décision se soit construite ailleurs. Au mépris du préjudice réel de la partie civile.

    • jck
      jck répond à Alfary
      • Posté à 08h14 le 09/11/2008
      • Internaute 27688

      « propos, écrits et comportements » c’est justement l’inverse de l’essentialisme. Heureusement que la justice prend en compte les circonstances, la personnalité du jugé et interprète. C’est même pour ça que la justice existe.
      Juger la culture que produit un groupe c’est évidement de l’existentialisme, on ne dit pas qu’ils sont menteurs parce qu’ils ont des gènes (qualité essentielle) de menteurs mais parceque c’est ce qu’on leur a appris à l’école (Que ce soit vrai ou non, je n’en ai aucune idée, c’est un débat d’historien)

      • dianne0
        dianne0 répond à jck
        rien
        • Posté à 12h02 le 09/11/2008
        • Internaute 51309
          rien

        « Heureusement que la justice prend en compte les circonstances, la personnalité du jugé et interprète. C’est même pour ça que la justice existe. »

        Certes mais dans ce cas d’espèce, le jugé n’a rien écrit « par inadvertance ». Doit-on donner un blanc-seing pour faire et dire n’importe quoi à quiconque a toujours « traversé dans les clous » pourvu qu’il appartienne à certaine sphère ?

        Où l’on en revient toujours au même point : il suffit de se tailler une réputation parisienne pour être absout à l’avance de toute canaillerie. Car si, comme vous l’exposez, la justice doit prendre en compte les circonstances, c’est valable dans les deux sens : dans le cas présent on s’étonne quand même qu’il n’ait été tenu aucun compte des réquisition de la Procureure.

        Et comment pouvez-vous argumenter de l’apprentissage supposé des victimes (si j’ai bien compris vous n’en savez rien) pour placer le débat au niveau d’une controverse d’intellectuels ? Nous ne sommes pas dans un « débat », nous sommes dans un procès. Les plaignants ont été vraiment martyrisés, les femmes présentes dans la salle ont été vraiment violées, les survivants ont vraiment perdu leur famille... Cette suffisance européenne est le signe que rien n’a changé sur le fond. On croirait assister à l’expo de 1931 !

  • Art Gasp
    Art Gasp
    Ancien Journaliste
    • Posté à 16h06 le 08/11/2008
    • Journaliste 56281
      Ancien Journaliste

    « Celui qui se retourne sur son passé ne mérite pas d’envisager son avenir ». Oscar Wilde

    En attaquant ce papier, je me suis demandé au bout de combien de lignes le mot « Juif » apparaîtrait.
    Bien entendu, je ne fus pas déçu.
    Avec SOS Racisme, je ne suis jamais déçu. Leurs références sont toujours les mêmes...

    Diable, voilà qu’aujourd’hui, il y est même question de Mein Kampf...

    « Benjamin Abtan, ex- président de l’UEJF, Union des étudiants juifs de France, appelés par SOS Racisme. »

    Ils ont oublié « à la rescousse ».
    Mais qu’est-ce qu’ils viennent nous casser les couilles ?
    Mais quand est-ce qu’ils leurs foutront la paix aux six millions, assassinés dans les camps... ?
    Vont s’en servir jusqu’à la fin des temps, les faire bosser pour leur odieux et lamentable commerce... ?

    Putain si j’étais pas à moitié Juif, j’en deviendrais antisémite !

    Triste époque...

    Une chose est sûre : lorsque de plus en plus d’écrivains, journalistes, ou même humoristes se retrouvent dans les prétoires, c’est à mon avis un signe avant-coureur de lendemains qui ne chantent pas si fort que ça...

    A force de baîllonner le peuple pour de mauvaises raisons on se retrouve dans un pays de clones qui indiquent à d’autres clones que voir, lire, écouter et penser.
    Et là, dans un ultime sursaut patriotique, j’aurais plutôt tendance à faire référence au best-seller allemand cité plus haut !

    • Jacques Bolo
      Jacques Bolo répond à Art Gasp
      Auteur-Editeur-Libraire
      • Posté à 16h26 le 08/11/2008
      • Internaute 37329
        Auteur-Editeur-Libraire

      Pauvre merde ! Est-ce qu’1 million de morts au Rwanda ne suffisent pas pour ne pas pouvoir les comparer à un autre génocide ? Et est-ce que le parallèle n’est pas pertinent quand il s’agit de clichés racistes dans les deux cas ? La question est plutôt, est-ce que les six millions de juifs sont morts pour rien pour entendre des bêtises pareilles ? En France, le négationnisme est un délit.

      • BILOU
        BILOU répond à Jacques Bolo
        • Posté à 16h34 le 11/11/2008
        • Internaute 9373

        Je crois que vous avez mal interprété son propos. Il a simplement souligné que SOS-Racisme et consorts se servent de la Shoah pour argumenter à tort et à travers. Cette utilisation intensive du génocide juif fait qu’au bout du compte, cette tragédie se banalise et perd de sa force moralisatrice. En sortant des pages de leur contexte et en l’ingrémentant d’une pincée d’antisionisme, n’importe qui peut être poursuivi, même la Licra et SOS Racisme, je pense qu’il faut raison garder.

    • dianne0
      dianne0 répond à Art Gasp
      rien
      • Posté à 16h46 le 08/11/2008
      • Internaute 51309
        rien

      « lorsque de plus en plus d’écrivains, journalistes, ou même humoristes se retrouvent dans les prétoires, »

      La pratique de l’amalgame est bien commode quand on n’a pas d’argument sur le fond...

      Vous faites un paquet avec des affaires distinctes dont la forme n’a rien à voir. Un peu comme si, en matière d’infraction routière, vous contestiez que l’on puisse juger différemment un type qui n’a pas payé ses PV de stationnement et celui qui a écrasé une grand-mère sur un passage piétons.

      En l’occurrence on aurait dû juger une imposture et on a statué sur un... statut ! « Journalisto honneto sum » quoi. Et malheur à qui vient contester à quelque plumitif que ce soit le droit sacré d’écrire n’importe quoi. Aussi rapidement que les champignons après la pluie naissent les éditos vengeurs et les posts de comptoir.

      Un trait significatif des montées au charbon de commande : la vulgarité, l’outil le plus productif du net. Votre prose est transparente, son ton vous discrédite. Et elle n’a qu’un seul effet : montrer que le corporatisme tient lieu de déontologie à beaucoup. Pas étonnant que les ventes des journaux s’effondrent et qu’il faille à certains rédiger des productions douteuses pour survivre.

    • babayaga
      babayaga répond à Art Gasp
      musique du monde
      • Posté à 17h06 le 08/11/2008
      • Internaute 7147
        musique du monde

      ce n’est pas parce que vous êtes à moitié Juif que vous avez le droit de cracher comme vous le faites !

      Vous êtes certainement un adepte de Norman Finkelstein et de ses écrits sur l’argent de l’Holocauste !

      Vont s’en servir jusqu’à la fin des temps, les faire bosser pour leur odieux et lamentable commerce… ?

      Vous êtes une honte ambulante.

      Si d’autres génocides ont été reconnus, c’est bien par référence à la Shoah. Alors doucement les basses !

    • leconcombrevert
      leconcombrevert répond à Art Gasp
      La vraie vérité > : -))
      • Posté à 18h34 le 08/11/2008
      • Internaute 8843
        La vraie vérité > : -))

      @ Art Gasp,

      je constate que vous avez pour habitude de faire ce que vous reprochez à SOS Racisme :

      Vous tentez de légitimer vos propos haineux en insistant sur vos propres origines juives ou prétendues telles.

      Dans un autre message vous nous avez déjà fait part de votre goût pour les prestations racistes, certifiés FNhaine de Alain Soral et de Dieudonné (L’extrême droite altermondialiste lance son journal - 23H19 20/10/2008), tout en légitiment vos gouts funestes en insistant que la moitié de votre famille serait partie à Birkenau.

      Beurk

  • Simple Mind
    Simple Mind
    Contemplatif
    • Posté à 16h15 le 08/11/2008
    • Internaute 58129
      Contemplatif

    Comme beaucoup, je suis assez choqué par des généralisations fortes simplistes, comme Mr PEAN s’est semble-t-il adonné dans cet ouvrage. Malgré les guillemets et ajouts en bas de page, il est possible que certains lecteurs soient outrés. Pour ce qui me concerne, et n’ayant pas lu ce livre, je comprends que ces malheureuses quatre pages aient pu blesser bien des personnes.
    Mon profond souci en fait est de savoir si on peut tout écrire (et publier)ou pas. Je suis de ceux qui estime qu’il faut, dans notre pays, pouvoir tout publier. Qu’il s’agisse de littérature plus ou moins bonne, d’opinions plus ou moins fondées, d’idéologies plus ou moins scabreuses, je place la liberté d’expression comme la garante de notre liberté la plus ultime. Je pense que le lectorat de notre pays arrive à se faire son propre avis sur la validité et la qualité de ses lectures. J’ai lu Mein Kampf, et je n’ai pas du tout apprécié cette descente aux enfers de la haine et de la bêtise humaine. Cependant, j’estime que personne n’a le droit de me dicter mes lectures en restreignant mon droit du choix de celles-ci.
    Dans notre société hyper judiciarisée, je commence à être fatigué que quelques lignes (sur plus de six cent pages ! !) mènent à un procès systématiquement. En admettant que Mr PEAN soit persuadé de ce passage, je coànsidère qu’il a le droit d’avoir ses opinions, et si un éditeur accepte de le publier, pourquoi s’y opposer. Nous lecteurs avons le droit de ne pas le lire si nous ne le souhaitons pas.
    Les ouvrages littéraires sont les meilleurs garants des débats, et donc de pensées différentes. Je ne suis pas pro américain du tout, mais la seule liberté qu’il leur reste est celle-là, et elle reste le seul rempart à la pensée unique que beaucoup voudraient que nous suivions.
    Si un facho, un stallinien,un intégriste quelconque, un psychopathe etc... veut écrire un bouquin, je pense que c’est son droit. On N’est PAS obligé de le lire, ou bien d’être d’accord. Le danger est plutôt dans l’absence de liberté que cette impossibilité entraînerait.
    N’oublions jamais qu’il n’y a pas si longtemps de çà, un pays avait décrété que tous les ouvrages littéraires qui ne lui convenaient pas, devaient être brûler sur les places publiques. On sait où tout cela a mené.
    Qui va nous dire quels livres sont bons ou mauvais pour nous ? Quels sont les livres « vrais » ou « faux » que l’on devra détruire ?
    Je préfère garder mon libre arbitre, même si cela a comme conséquence d’avoir des auteurs insupportables. (je ne parle pas de Mr PEAN que je ne connais pas).
    Malgré les horreurs qui se déroulent tous les jours devant nos yeux endormis par le confort :
    N’est-ce pas là la véritable question à se poser ?

    • dianne0
      dianne0 répond à Simple Mind
      rien
      • Posté à 17h06 le 08/11/2008
      • Internaute 51309
        rien

      Sur le fond vous avez raison mais le problème n’est pas là. Nous ne sommes pas dans un espace littéraire. L’auteur s’est positionné en tant que journaliste pour présenter comme un travail d’enquête une compilation de racontars de protagonistes juges et parties sans que jamais la parole ne soit donnée à ceux qui au final sont insultés. C’est une scélératesse.

      De plus la tonalité donnée à l’ouvrage dès l’entrée montre sans équivoque qu’il s’agissait d’une entreprise partisane. Donc tout sauf une enquête journalistique. Plutôt : « Oyez, oyez bonnes gens, la vérité vraie sur le Rwanda où les Tutsis sont des menteurs. » Pas mal, non, comme exposé objectif des faits ?

      S’il s’était contenté présenter l’ouvrage comme son sentiment personnel sur une affaire dont somme toute beaucoup de ceux qui en parlent n’ont pas été témoins, il aurait été dans le domaine des idées. Et à ce titre on était libre d’y ajouter foi ou pas.

      Mais il se trouve que ses écrits sont présentés comme la vérité, dans un contexte tumultueux où ses interprétations, avalisées par des officiels en poste au moment des faits, peuvent servir à produire encore plus de malheur.

      Ce qui est consternant de sa part c’est qu’apparemment pas un seul moment il ne s’est demandé combien de souffrances il réactiverait par sa démarche. Il a pleuré dit-on. Sur qui ? Je crains fort que ce ne soit sur lui-même. C’est dire l’envergure. C’est dire le sentiment d’impunité. Justifié apparemment.

      • Simple Mind
        Simple Mind répond à dianne0
        Contemplatif
        • Posté à 18h28 le 08/11/2008
        • Internaute 58129
          Contemplatif

        Je vais entièrement dans votre sens, il s’agirait donc de « journalisme à la tire ». Alors pour oeuvrer dans votre sens, je rajouterai le fait que, si ce monsieur a besoin de « faire-preuves » politiques ou historiens, c’est qu’il en a besoin. Puisqu’il se doutait du résultat du procès, il aurait dû, tout du moins, assumer. Un auteur qui se justifie, journaliste ou pas, est une personne qui n’est pas certain de ses écrits.
        Puisque nous sommes d’accord sur le sujet de la liberté d’expression, j’ai donc une nouvelle question : Qu’est-ce qu’un journaliste de nos jours en France ? Le Pullitzer ne risque pas d’être attribué en France....

    • lyones
      lyones répond à Simple Mind
      grand-mère en colère
      • Posté à 19h22 le 08/11/2008
      • Internaute 15046
        grand-mère en colère

      Vous dites exactement ce que je pensais écrire ! gare aux censures d’où qu’elles viennent, elles dont les fossoyeurs de la démocratie ; il est paradoxal que l’on se serve de la littérature nazie pour retourner le propos, est on prêt à bruler le livre de Pean sur la place publique ? ? Je suis adulte et ne tolère pas que l’on me dicte ce que je dois lire ou pas ; c’est à moi de juger ! ces procès en série sont le signe que notre république est malade, hélas ...

  • Diane67
    • Posté à 16h21 le 08/11/2008
    • Internaute 24216

    je crois qu’il faut raison garder. On sort quelques lignes d’un ouvrage complet et on les met en exergue. Si la justice a estimé qu’il n’y avait pas racisme, il ne nous appartient pas de vomir sur une décision de justice.

    Ce qui est extraordianire,c ’est qu’on peut sdire certaines choses sur certaines personnes et pas sur d’autres.
    Le titre c’est « noires fureurs, blancs menteurs » si on applqiue la nation de racistes, il a également traité les blancs de menteurs ; quelqu’un a déposé plainte pour les allégations anti- blancs ?

    je sais que vous allez tous hurler au scandale, mais vous n’avez pas parfois l’impression que vous avez ici une pensée unique et c’est cette pensée unique, qui se veut branchée qui est dangereuse car elle empêche tout débat de fond et partant de là la contradiction et l’émergence de la vérité.
    Or la, visiblement , il y a une tentative de mettre au point une vérité officielle.

    Vous venez tous hurler au racisme. Si vous appliquiez au quotidien ce que vous venez raconter sur rue89, il y aurait des députés et sénateurs noirs en france. Y en a-t-il ? non.
    Les USA ont eu l’intelligence d’élire un homme pour ce qu’il est et ce à quoi il croit et non pour sa couleur et pourtant si je lis rue89 quest ce que les états unis prennent régulièrement des volées de boios vert ici.

  • monisme
    monisme
    clm
    • Posté à 16h29 le 08/11/2008
    • Internaute 52504
      clm

    Je ne sais pas si les tutsis sont élevés « dans une culture du mensonge » ; J’espère que la religieuse missionnaire qui témoigne des « cachotteries » des enfants n’est pas jésuite.

    Péan, me parait-il, n’a pas nié le génocide qui relève d’un autre énorme mensonge. Le comparer à un négationniste (on a parlé de Faurisson) serait pour le moins déplacé.

    Remplacer le mot « juif » par un autre, dans Mein Kampf, est un ancien exercice de lycéen ou d’étudiant qui ne me paraît pas participer d’une compréhension du racisme et tend davantage à le banaliser.Hitler était raciste, il n’était pas que raciste. Il y a d’autres ouvrages à connotations racistes dans lesquels on ne pourra pas remplacer les mots.

    Péan était sympathisant je crois de SOS racisme. Le voici accusé de racisme.Levy traite tout le monde d’antisémite, Joffrin en voulant donner des leçons sur l’antisémitisme à Siné lapsuse avec le mot : race.

    Il y a une chappe de plomb sur les responsabilités autour de ce génocide, au procès de l’angolate les accusés se font des politesses et se fendent la poire.

  • thierry reboud
    • Posté à 17h34 le 08/11/2008
    • Internaute 20923

    Puisque Péan se réfère à d’augustes prédécesseurs fleurant le bon vieux temps des colonies pour traiter l’ensemble des Tutsi de menteurs, on peut sans doute lui suggérer de s’intéresser au fait (bien connu et parfaitement documenté aux mêmes sources) que l’Arabe est feignant, le Noir indolent, le Chinois fourbe et cruel, le Polonais alcoolique et, puisque nous y sommes, la femme frivole. (La liste n’est pas exhaustive, bien sûr.)

    A noter que cette accusation d’appartenir à « une culture du mensonge et de la dissimulation “ est aussi de plus en plus répandue au sujet des musulmans (notamment par l’inénarrable Adler, depuis qu’il a entendu parler de la notion de taqqiya). Cette accusation, qui fait fortune sur certains sites d’extrême-droite, ne soulève pas la moindre indignation. Elle semble même de mieux en mieux acceptée par certains ‘intellectuels’.

    L’accusation de dissimulation est, par sa nature même, irréfutable, puisque la réfuter peut très facilement être interprété comme l’une des manifestations de cette culture de la dissimulation. C’est très précisément sur ce type de mécanisme que repose la cohérence inaltérable d’un mensonge aussi stupide que Les Protocoles des Sages de Sion ou les fables sur le 11 septembre 2001. Cette accusation est une arme absolue, quand bien même elle ne repose sur rien : c’est le sens du témoignage d’Esther Mujawayo.

    Sur le jugement proprement dit, sauf erreur, je remarque que le délit est bel et bien constitué. Ce que semble dire le tribunal, c’est qu’il était erroné d’imputer à Péan un racisme anti-Tutsi, mais que lui imputer un racisme anti-Rwandais aurait été pertinent. C’est sûr que ça va beaucoup mieux comme ça.

    • sup. à la demande du riverain 24.09.09
      • Posté à 18h01 le 08/11/2008
      • Internaute 30981

      « les fables sur le 11 septembre 2001 »
      de quelles fables parlez-vous ? Quel rapport avec l’affaire qui nous préoccupe içi ?
      Avant de parler de fables, attendons qu’une commission indépendante enquête sérieusement sur cet évennement (ça peut prendre du temps...) et d’içi là, gardons nous de parler de fables et de complotistes ou je ne sais quoi...
      Avez vous étudié les arguments des ingénieurs et architectes sur l’écroulement des tours (entre autres) ?
      Si en parlant de fables, vous faites références à ceux qui demandent de réouvrir le dossier et une enquête sérieuse, alors je ne vous suit pas.

      • thierry reboud
        • Posté à 18h07 le 08/11/2008
        • Internaute 20923

        C’est parti... Jouez tout seul. Ce n’était qu’une incidente : si vous choisissez d’en faire l’essentiel de mon propos, libre à vous.

        (PS : le rapport, ce sont ces récits reposant sur une hypothétique dissimulation qui disqualifient ipso facto toute tentative de réfutation.)

         
        • sup. à la demande du riverain 24.09.09
          • Posté à 18h16 le 08/11/2008
          • Internaute 30981

          ben non, je suis d’accord avec tous le reste, alors je n’ai rien à en dire ! Mais cette phrase là, quel rapport ? En plus juxtaposée aux sages de Sion, beurk.
          « sur une hypothétique dissimulation qui disqualifient ipso facto toute tentative de réfutation »
          OUi justement. Qui est-ce qui disqualifie toutes tentatives de réfutation ? Les gens qui demandent « reopen 9 11 » ou l’administration américaine ?

        • Compte supprimé 15
          Compte supprimé 15 répond à thierry reboud
          « LA RUE EST A VOUS »...
          • Posté à 19h38 le 09/11/2008
          • Internaute 57922
            « LA RUE EST A VOUS »...

          @ thierry reboud 18H07 08/11/2008 

          « C’est parti… Jouez tout seul. Ce n’était qu’une incidente : si vous choisissez d’en faire l’essentiel de mon propos, libre à vous. »

          oh la la, « Ce n’était qu’une incidente »...

          « INCIDENTE : Une incidente est, dans sa définition traditionnelle, une proposition incluse dans une phrase, pour y glisser une notation accessoire. »
          Lien

          Mettre côte à côte les Protocoles des Sages de Sion et le 911, moi j’appelle ça une ÉNORME incidente.

          Trop fin pour être honnête ce TR.

        5 autres commentaires
      • Compte supprimé 15
        Compte supprimé 15 répond à sup. à la demande du riverain 24.09.09
        « LA RUE EST A VOUS »...
        • Posté à 19h25 le 09/11/2008
        • Internaute 57922
          « LA RUE EST A VOUS »...

        @ homemade 18H01 08/11/2008 

        entièrement d’accord avec vous, mettre Sion et le 911 à côté c’est vraiment de la pure provoc

    • Freddasse_Terre
      Freddasse_Terre répond à thierry reboud
      touche à tout
      • Posté à 15h39 le 13/11/2008
      • Internaute 57823
        touche à tout

      Ce qui semble échapper à beaucoup d’entre vous, c’est que ce n’est vraiment pas pareil de dire :

      1) « Le Tutis est menteur » (ou « Les Tutsis sont menteurs »)

      2) « Les Tutsis ont une culture du mensonge »

      Dans le premier cas, on a affaire à une généralisation stupide (sans aucune réflexion, à l’emporte-pièce), dans le second cas on a une remarque d’ordre anthropologique, culturel (qui est peut-être fausse mais qui au moins est fondée sur une recherche et une réflexion).

      Comparer les phrases de Péan et les poncifs « l’Arabe est feignant, le Noir indolent, le Chinois fourbe et cruel, le Polonais alcoolique et, puisque nous y sommes, la femme frivole » est donc malhonnête intellectuellemnt.

  • sup. à la demande du riverain 24.09.09
    • Posté à 17h52 le 08/11/2008
    • Internaute 30981

    C’est clairement un procès politique qui met en jeu les intérêts de la France dans cette tragédie.
    Donc impossibilité d’avoir un jugement impartial.
    Le fait de remplacer des mots dans Mein Kampf est un exercice douteux et malhonnête intellectuellement, qui ne sert pas la juste cause. Chaque génocide est unique, si on peut dire, et nul besoin d’appeler Hitler à la barre pour se convaincre que des généralités comme « les Tutsis ont une culture du mensonge etc. », c’est du racisme post colonial.
    Ceci dit, il serait intéressant pour tout le monde que vous publiez les 4 pages en question, histoire de se faire une opinion par nous-même, car dans l’article, on ne lit qu’un tout petit passage incriminé entre guillemets et sortis du contexte de la phrase complète.
    Un petit pdf ?

  • athénaïs
    • Posté à 17h59 le 08/11/2008
    • Internaute 30637

    Je m’imagine Tutsi et définie comme ça par quelques blancs lettrés et qui au nom de la liberté d’expression jettent l’anathème sur tout un Peuple..
    et confortés en cela par les juges....

    Mais au nom de quoi ces blancs qui me font honte de l’être moi même se permettent de juger ainsi ?

    Rappelons nous tout ce que ces blancs occidentaux ont dit de puis des miliers d’années :

    « Les juifs sont menteurs, les femmes sont fourbes et inconstantes, les noirs sont fainéants, les arabes sont voleurs, les asiatiques sont tout cela à la fois et les pauvres, je te parle pas des pauvres.... » ils se sont aussi demandé si les femmes avaient une âme, si les indiens d’Amérique étaient des humains ou des animaux....

    Oh lala, moi je me demande bien quels sont les traits caractéristiques du « péan moyen » dans la société d’aujourd’hui , certainement pas l’intelligence, de cela on est spur, le talent, on cherche encore, et en plus, il est même pas beau, c’est à ce demander à quoi il sert !

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