Enquête 06/11/2008 à 17h28

Le nucléaire britannique, la très mauvaise affaire d'EDF

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89



La centrale nucléaire d’Hunterston, près de Largs en Ecosse (David Moir/Reuters).


EDF a déposé le 5 novembre son offre de rachat sur British Energy. Officiellement, cette mainmise sur le nucléaire britannique doit permettre à l’entreprise publique de rester le premier producteur d’électricité en Europe, le premier exploitant nucléaire au monde. Mais la plus importante acquisition de l’histoire d’EDF (15,2 à 15,7 milliards d’euros) est une mauvaise affaire en pleine crise. C’est en tous cas ce que suggère une récente étude indépendante.

L’opération s’est engagée en mars dernier dans la foulée de la visite de Nicolas Sarkozy à Londres. EDF a déjoué plusieurs embûches pour mener à bien un projet clé pour le président Gadonneix. Il a fallu relever le prix après une proposition fin juillet jugée trop basse, alors même que le Français était le seul offreur.

Puis, le prêt de 14 milliards n’est pas si simple à obtenir des banques. EDF a aussi des soucis de « crédit relais », comme le révélaient Les Echos lundi : les sept banques qui doivent financer l’opération peinent à trouver des partenaires pour partager le risque. « Rien ne remet en cause l’opération pour l’instant », assure EDF, qui, comme le gouvernement, la juge stratégique. Pourtant, les nombreuses sources auxquelles a eu accès Eco89 peuvent faire douter de son bien-fondé.

British Energy serait-il trop cher payé ?

Voir le document

(Fichier PDF)

Fin septembre, une union syndicale (rare) s’est formée, allant de la CGC à Sud, pour dénoncer un prix « deux fois trop élevé ». Puis, lassés de ne pas être entendus, les représentants des salariés du « comité d’établissement tête de groupe » d’EDF ont missionné le cabinet indépendant Alpha pour une valorisation de British Energy (voir le document ci-contre).

L’expertise d’Alpha, qu’Eco89 publie en exclusivité, valorise l’offre à 9 milliards d’euros. Alpha conclut ainsi qu’EDF s’apprête à payer un « premium » de plus 6 milliards d’euros, censé se justifier par la possibilité offerte de construction d’un programme d’EPR (European Pressurized Reactor), ces centrales nouvelle génération dont les deux premières sont en construction à Flamanville (Manche) et Olkilutu (Finlande).

De plus, relève Alpha, le coût d’investissement annoncé pour la construction de chaque EPR au Royaume-Uni reviendrait à 4,5 à 5 milliards d’euros, comparé aux 3 milliards en France, à quoi il faut ajouter l’amortissement de la prime de 6 milliards d’euros. Alpha s’interroge : « le nucléaire resterait-il dans ces conditions compétitif » sur le marché de l’énergie en Grande-Bretagne ? A EDF, on semble ne pas en douter : « C’est le juste prix », commente le service communication.

La justification de l’opération ne tient pas

L’objectif d’EDF dans cette croisade outre-Manche est de faire des économies d’échelle, de l’ordre de 10 à 15%, sur la construction de quatre EPR entre 2017 et 2025, soit un marché alléchant.


Or l’entreprise omet de préciser qu’elle a déjà acquis, au printemps dernier, deux sites en vue d’y construire deux à trois EPR, à Hinkley Point et Wylfa.

Dans une lettre aux administrateurs, publiée sous le titre « note complète sur l’affaire British Energy » sur le site créé par les socialistes salariés de l’entreprise, le comité d’établissement s’interroge :

« Pourquoi donc acheter BE alors que la surface disponible pour construire trois EPR est déjà en possession de l’entreprise française ? »

Voir le document

(Fichier PDF)

Une lettre ouverte de cadres supérieurs d’EDF, qu’Eco89 s’est procurée, en rajoute :

« Il est insensé qu’EDF accepte de verser le prix de quatre EPR neufs pour récupérer un seul site, celui de Sizewell, dont le prix normal serait de l’ordre de 100 à 200 millions d’euros. »

Au passage, EDF va devoir gérer un parc de centrales existantes, qui vont progressivement être démantelés. Cela représente « la moitié des moyens de production de la Grande-Bretagne d’ici 2025 », selon une porte-parole d’EDF.

Les terrains « où sont assises les centrales nucléaires existantes de BE ne sont pas utilisables pour y implanter de nouvelles centrales EPR puisque les lois physiques imposent au béton qui enserre le cœur nucléaire encore radioactif des anciennes tranches de reposer sur place environ cent ans, de plus la surface du reliquat de terrain disponible ne suffit pas à l’implantation d’un nouveau réacteur », écrivent les cadres supérieurs d’EDF dans le même courrier.

Gilles Le Blanc, expert en politiques industrielles, s’en inquiétait déjà dans un post sur son blog :

« EDF encourt des risques, car les centrales actuelles de British Energy sont anciennes et leur sécurité aléatoire. EDF va devoir gérer un parc vieillissant, sans compter le démantèlement et la décontamination des centrales. »

En cas d’incident grave sur les centrales rachetées à BE, la responsabilité d’EDF, et donc de l’Etat français actionnaire, sera engagée. A se demander si l’Etat britannique ne cherche pas à transférer un risque à son cher voisin ?

Une entreprise comme les autres ?

Les ambitions internationales d’EDF


EDF a tenté récemment de racheter l’exploitant de centrales nucléaires américains Constellation, mais se l’est fait rafler par le milliardaire Warren Buffett, malgré une offre supérieure. EDF, qui contrôle déjà les électriciens EnBW en Allemagne et Edison en Italie, s’est fait contrarier en Espagne, où il a lorgné pendant plusieurs mois l’électricien Iberdrola. Mais ce dernier, opposé à sa venue, a multiplié les recours judiciaires.
Enfin, EDF mise sur son développement en Afrique du Sud où il attend avec le groupe nucléaire français Areva un feu vert du gouvernement pour la construction de douze EPR d’ici 2025.

Si la fronde gronde autant en interne, c’est que « le comité des engagements et participations » (organe d’alerte et de contrôle des risques mis en place depuis l’OPA sur l’Italien Edison au début des années 2000) n’a pas été consulté alors que « doivent lui être soumis tous les projets d’investissements dont le montant dépasse 20 millions d’euros ». « Toutes les règles de gouvernance ont été respectées », se contente de répondre EDF.

Syndicats, service-experts de l’entreprise, petits actionnaires s’interrogent sur la stratégie du PDG Pierre Gadonneix et du rôle en sous-main que joue l’Etat, qui a négocié au plus haut niveau avec le gouvernement britannique. Un cadre dirigeant, qui a suivi l’affaire et souhaite rester anonyme, se demande si l’Etat n’est pas en train de « fragiliser EDF pour dire ensuite qu’il faut le privatiser ».

Gadonneix a d’ailleurs déclaré, fin septembre, qu’« à terme, la part de l’Etat baisserait ». Elle est actuellement de 84,6% et ne peut légalement descendre sous les 70%… à moins de revoir la loi ? Des voix s’élèvent pour réclamer un débat parlementaire sur le sujet. Pour l’instant, seul le parti communiste en a officiellement fait la demande.

Pour un débat parlementaire

Le groupe socialiste d’entreprise nationale EDF-GDF, qui regroupe les socialistes de l’entreprise en a appelé le 19 octobre la direction à « interrompre l’achat de British Energy » car « EDF n’a pas à jouer 16 milliards à la bourse britannique ni à financer les conséquences de la crise ».


Communiqué d’Alain Vidalies.

Mais le Parti socialiste semble timide à les suivre. Le dernier communiqué officiel du PS publié, celui du secrétaire national Alain Vidalies se contente de mettre en garde les pouvoirs publics « contre la tentation de faire tomber dans la sphère privée la gestion du nucléaire ».

Seul le Parti communiste a pour l’instant demandé un « débat national » sur la politique énergétique. Le secrétaire du « comité tête de groupe », Tancrède Motta, prévient :

« Au moment de la publication des comptes, début 2009, on devrait se rendre compte de ce qu’EDF a payé en trop, et du coup ça pourrait peut être alerter les députés, la cour des comptes… même si on aurait préféré que les consciences se réveillent plus tôt. »

Le sujet mérite bien un débat, voire une enquête parlementaire. En attendant, il faut déjà que les services européens de la concurrence donnent leur aval à cette OPA, ce qui doit être fait d’ici le 8 décembre. A terme, huit des dix centrales nucléaires britanniques doivent tomber dans le giron français.

Photo : la centrale nucléaire d’Hunterston, près de Largs en Ecosse (David Moir/Reuters).

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  • kawouede
    • Posté à 12h52 le 07/11/2008
    • Internaute 27995

    L’Etat (et l’Europe) sans EPR, c’est aussi possible !

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  • karlM
    karlM
    Précaire
    • Posté à 22h45 le 06/11/2008
    • Internaute 21378
      Précaire

    ACHAT débile, enfin un article ! ! Merci, on se sent moins seul.
    c’est du renouvelable que l’on veut ! !

    ps : pourquoi le gaz ne baisse pas alors que le pétrole baisse ?

    • kawouede
      kawouede répond à karlM
      • Posté à 12h53 le 07/11/2008
      • Internaute 27995

      Eh oui, en attendant c’est l’usager qui va payer les folies d’EDF, alors que le nucléaire EN SOI est tout sauf une bonne affaire !

  • ervita
    ervita
    informaticien
    • Posté à 23h04 le 06/11/2008
    • Internaute 58020
      informaticien

    Encore une preuve que l’on ne doit plus faire confiance à nos élites.
    Heureusement que certains citoyen veillent en interne. Cela me rappelle le plan POWER 8 de M.Gallois chez AIRBUS qui sacrifiais beaucoup en France et peu en Allemagne. Il a fallu que ce soit des cadres français de l’entreprise qui publie un communiqué argumentant tous les efforts de productivité fait en France alors que rien n’était fait en Allemagne dans le but de conserver les emplois et aboutir aux retards que l’on sait. Tout cela les politiques français et dirigeant de l’entreprise n’en avait cure. Comme pour EDF.
    Il serait interessant que rue89 fasse le point sur ce sujet.
    Il est de notre devoir de citoyen de ne pas laisser ce jouer ce carnaval.

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 23h10 le 06/11/2008
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    La décision de Gadonneix n’est pas personnelle mais purement inspiré par son (encore) actionnaire principal, c’est à dire l’Etat Francais et en l’occurence N. Sarkosy. Depuis son acccession à la Présidence de la République notre omniprésident n’a qu’une obsession en matière énergétique, vendre du nucléaire Français à l’ensemble du monde civilisé ou non civilisé. Prendre des participations significatives dans British Energie fait parti de son crédo, même si le résultat n’est pas à la hauteur de l’enjeu. L’état de délabrement du parc des centrales nucléaires en Grande Bretagne est tel que le pari est fortement risqué car la production d’energie à partir des EPR (non encore construits) ne garantira pas le coût de démantellement des vielles centrales nucléaires à bout de souffle et maintenues sans moyens depuis des décennies. Cette décision si elle devait être confirmée serait purement idéologique quant à sa finalité et purement financière quant aux intervenants (Bouygues, Areva,..)

  • TARPON
    • Posté à 09h36 le 07/11/2008
    • Internaute 27263

    Bruxelles ne validera pas ce projet pour le moins temeraire mais la cause est ailleurs : Bruxelles reproche à EDF et à son actionnaire de n’avoir pas ouvert la concurrence en France dans les meilleures conditions ,Edf n’a pas joué le jeu et le contentieux est lourd.

  • azerty69
    azerty69
    ExecutieveBranleur
    • Posté à 09h40 le 07/11/2008
    • Internaute 42089
      ExecutieveBranleur

    Bravo.

    A force de nous rabbacher les même inepties sur la crise passé, qu’on explique facilement une fois finie (histoire de faire vendre les gogos leurs actions au plus bas ?) on oublie les crises futurs et les bulles en constructions.

    Parmi elle, la bulle énergétique. Total, Suez GDF, EDF en france, ont très bien résisté a la déprime bousière qui a tout emmené sur son passage. Pourquoi ces entreprises sont elles a leurs prix alors que tout le reste est bradée de solderie ? Qu’est ce qui explique les valorisations élevées des entreprises énergétiques « bio » (éolien, solaire...). Va t-on vers une bulle de l’énergie ? Bonne question que personne (les médias), sauf vous, ne pose. Pourtant elle est bien plus interessante aujourd’hui que la crise passé du crédit facile et de la bulle immo.

    Ensuite, EDF paie a prix d’or des actifs. Ca me rapelle une entreprise public de 2000 : France télécom.
    Quand la bulle éclatera, qu’il y aura sur-capacité de production électrique, que les actifs seront bradés (les actifs descendent aussi ridiculement bas qu’ils sont montés extraordinairement haut) que se passera-t-il ?
    Avec une dette énorme :
    - Recapitailsation de l’état
    - Les salariés qui bosseront deux fois plus pour payer les milliards a rattraper de qqs conneries de mégalo de patron.
    - Les clients qui paieront plus cher leur électricité (avec la bénédiction de l’état actionnaire majoritaire). Eux aussi étant prié de renflouer.

  • Mr Smith
    Mr Smith
    Informaticien
    • Posté à 11h56 le 07/11/2008
    • Internaute 43507
      Informaticien

    Je donne des précisions sur l’indépendance des expert cités. Secaphi Alpha est LE cabinet d’expert qu’utilise la CGT à peu près tout le temps, de la même manière que la CFDT utilise généralement le cabinet Syndex.
    Les relations entre les syndicats et leur cabinet d’expert correspondant sont souvent trés proches.

    Cela n’enlève rien à la qualité de leur travail que je sais remarquable, mais il faut garder à l’esprit qu’il ne sont pas completement indépendants. Ces cabinets sont mandatés pour faire valoir le point de vue du syndicat avec une argumentation forte d’une excellente expertise comptable.

  • A déménagé le 13-10-2012
    • Posté à 11h58 le 07/11/2008
    • Internaute 19357
      non connue

    Il y en a qui se sont fait des fortunes en vendant deux frégates , la , je pense que ça doit être le jakpot pour ces singes ! !

  • damazy
    damazy
    retraité
    • Posté à 14h26 le 07/11/2008
    • Internaute 57646
      retraité

    Une observation à votre excellent article (qui répond aussi un peu à Winston OBrien sur Secaphi Alpha).

    Vous aurez noté que la réaction syndicale vient des structures correspondant uniquement aux unités centrales d’EDF (CE dit « tête de groupe » et sections syndicales correspondantes)...

    Cela devrait souligner l’étourdissant silence des FEDERATIONS syndicales (CGT, CFDT, FO, CGC, CFTC), quasiment muettes sur ce dossier : longue connivence de leurs bureaucrates respectifs avec la direction de l’entreprise, renvois d’ascenseurs divers... paralysie de leurs représentants au conseils d’administration d’EDF, en général phagocytés par le management (il faut si peu de chose pour éblouir un homme).
    Du coup, c’est la fronde des structures syndicales de base (si on peut qualifier ainsi les sections des directions centrales) qui permet de soulever cet énorme lièvre ! La raison en est toute simple : ce n’est pas tant leur esprit contestataire que leur parfaite connaissance du dossier, car elles structurent les salariés des directions financière, juridique, internationale, risques, etc... d’EDF, donc les services mêmes qui traitent des acquisitions ! ...et le malaise hante leurs bureaux.

    Je ne suis pas sûr que Secaphi-Alpha soit bien dans ses baskets à défier ainsi la fédé CGT...

    Cela prouve en tout cas que qd l’entreprise est en péril, la division syndicale s’efface ; il ne reste qu’à licencier les prétendus dirigeants et tt ira mieux !

    à suivre !

  • YoshiL7
    • Posté à 19h18 le 07/11/2008
    • Internaute 29840

    Ils s’en foutent, les clients payeront de toute facon... vu qu’on peut difficilement se passer d’EDF... donc, si il faut renflouer quiconque ou amortir les conneries de certains, ils sauront vers qui se tourner sans difficultés...

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 21h32 le 07/11/2008
    • Internaute 45067
      Littéral

    A moins d’être un bon connaisseur, qui plus est bien informé, du secteur économique de la production d’énergie électrique dans l’union européenne, il est difficile de se faire, ne serait-ce qu’une opinion, sur ce projet d’achat par EDF de Britsh Energy.

    Par contre, on peut mesurer combien le déficit de droit dans la sphère économique est le principal problème à résoudre afin d’éviter que des opérations trop risquées ne dégénèrent en catastrophe financière et sociale.

    En effet, dans ce cas précis, on peut se poser les questions suivantes :

    - Dispose-t-on d’un droit légitime qui permette d’arbitrer les cas de conflit d’intérêts dans les affaires économiques et financières ?

    - Toutes les parties concernées par les conséquences négatives de cette opération sont-elles représentées ?

    - De quel recours disposent les parties pour défendre leurs intérêts ?

    - Existe-t-il une instance d’arbitrage compétente et réellement indépendante ?

    Selon les réponses à ces questions, on aura une idée de ce qu’il serait nécessaire d’accomplir pour que la sphère économique se plie au principe d’un droit.

    Nous savons maintenant que la main invisible du marché n’est qu’une chimère, une croyance en la magie.

    Il faut en revenir à l’utopie juridique des Lumières, elle seule a ce fond humaniste qui convient aux artéfacts immatériels systémiques.

  • parousnik
    • Posté à 01h01 le 08/11/2008
    • Internaute 18991

    Tout ceci sent l’arnaque...que la population finira pas rembourser puisqu’ils l’ont élu....

  • Padraig
    Padraig
    cadre superieur industrie
    • Posté à 05h32 le 08/11/2008
    • Internaute 58101
      cadre superieur industrie

    Decidement EDF et son President collectionnent les bourdes ...
    Apres le desastre Constellation , la farce Iberdrola , et d’autres affaires plus anciennes mais toujours tres couteuses ( Endenor entre autres ) ..voici l’aventure British Energy ! Pas besoin d’etre un expert pour se rendre compte que : le prix d’acquisition est dementiel , le moment choisi ne peut etre pire , les difficultes a venir colosales ( demantelement de centrales obsoletes voire dangeureuses , tres (trop) cher EPR , ...
    EDF avait recemment obtenu une augmentation du prix de l’electricite qu’elle s’est vite depechee de dilapider (plus de 500 M de pertes avec Constellation pour se faire mystifier par W. Buffet ...) . Il est , du reste , plus facile de quemander une augmentation du prix de l’electricite que d’ameliorer la disponibilite des centrales nucleaires .. Quand va-t-on enfin voir une vrai Patron a EDF entoure d’une equipe competente ? Gadonneix avait ete choisi par defaut lors de l’eviction de Roussely apres un feuilleton politico-mediatique du plus mauvais gout ( matignon voulait imposer F. Mer atteint par la limite d’age apres avoir tente de modifier la loi en catimini ...) .
    Lors de la campagne presidentielle le candidat Sarkozy avait promis de mettre fin a ces pratiques de nominations qui relevent du fait du prince ...

  • Compte supprimé 15
    Compte supprimé 15
    « LA RUE EST A VOUS »...
    • Posté à 13h42 le 08/11/2008
    • Internaute 57922
      « LA RUE EST A VOUS »...

    « Terre à Terre » , émission de Ruth Stégassy sur France Culture, ce samedi c’était « Nucléaire et climat » :
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    Le nucléaire en France est « SECRET DEFENSE. » Il n’y a PAS d’experts indépendants et la question est totalement VERROUILEE : pas de débat, c’est l’esprit MILITAIRE qui règne.

    De plus, le nucléaire en France est une réussite en trompe l’œil :
    - Adoption des mauvaises technologies d’où le recours à des licences étrangères
    - La surestimation des besoins (parc surdimensionné) et l’absence d’un parc de production diversifié (80% de l’élec est d’origine nucléaire en France !) nous conduisent à un échange déséquilibré : surproduction d’électricité de base (pas chère et que nous exportons), mais sous production d’électricité de pointe (très chère et que nous importons).

    Que dire du coût de l’électricité nucléaire (ou de l« uranium) ? Il est inconnu, “ c’est secret ”.
    “ Le nucléaire a toujours été vendu aux décideurs et à l’opinion publique avec des hypothèses maximalistes du point de vue des performances, et minimalistes du point de vue des coûts ”.

    Quant à la sûreté et les déchets, ils n’ont jamais été la préoccupation lors de la construction des centrales. Idem pour le “ démantèlement ”.

    Etc, etc.

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