A debattre 05/11/2008 à 17h45

Chut, la dette explose, mais le gouvernement l'ignore

David Servenay | Ex-Rue89



Le ministre du Budget Eric Woerth à l’Elysée en septembre 2007 (Vincent Kessler/Reuters).


La scène se déroule mardi 4 novembre à l’Assemblée, dans la salle réservée aux débats de la commission des finances. Comme chaque année, les députés examinent le projet de budget. A l’ordre du jour : les annexes sur les « engagements financiers de l’Etat », présentés par un député (PS) du Nord.

Voir le document

(Fichier PDF)

Le sujet ne passionne pas les foules : Dominique Baert présente son rapport (voir le document ci-contre, ainsi que le tableau, plus bas, représentant dix ans de financement de l’Etat) devant trois collègues (Alain Cacheux, Thierry Carcenac et Michel Vergnier), sans compter les rapporteurs, alors que la commission des finances rassemble 73 députés.

Le besoin de financement de l’Etat sur les marchés : à 164 milliards d’euros en 2009

Dommage, les absents ont raté un joli scoop : d’après les calculs faits par cet expert en finances publiques (directeur à la Banque de France), la dette de l’Etat va sérieusement déraper. Et ce, malgré les discours rassurant du gouvernement.


Le député Dominique Baert (DR).

En 2009, explique Dominique Baert, la dette pourra être contenue grâce à un tassement de l’inflation, mais après… il faut s’attendre à un dérapage incontrôlé :

« Le besoin de financement de l’Etat en 2009 sera de 164 milliards d’euros sur les marchés, contre 104 milliards d’euros en 2007. » (Ecouter le son)

Voir le document

(Fichier PDF)

Evidemment, à Bercy, le ministre du Budget peut avancer un budget contrôlé pour 2008. L’explication est simple, contre-argumente Dominique Baert, l’Etat a fait les fonds de tiroirs avec :

- trois milliards d’euros prélevés sur les crédits de la COFACE ;
- des prévisions économiques optimistes, parfaitement irréalistes au regard de la crise financière actuelle ;
- et une petite dette cachée d’un milliard d’euros, contractée auprès du… Crédit foncier de France, autrement dit une banque !

En langage de rapporteur, voici le détail :

« En 2008, il faut s’attendre à nouveau à un sensible accroissement des dettes de l’Etat vis-à-vis du Crédit foncier de France, faute de crédits suffisants pour honorer le paiement des primes versées lors des clôtures, massives depuis la fin 2005, de plans épargne logement (PEL). Si aucun moyen supplémentaire n’est accordé dans le collectif budgétaire de fin d’année, le cumul des reports de charges résultant des exercices 2006 à 2008 n’atteindra pas moins d’un milliard d’euros. C’est une inacceptable “dette latente” de l’Etat. »

Question : la dette publique est-elle encore maîtrisable ?

Et le vaillant député-comptable de décrire un sombre paysage à l’horizon 2012… Pour mémoire, rappelons que sous l’impulsion du preux chevalier de la dette François Bayrou, les candidats à la présidentielle avaient rivalisé d’arguments pour promettre une lutte sans merci contre le dérapage des finances publiques.

Nicolas Sarkozy n’était pas le dernier. Tout comme un certain Eric Woerth, alors trésorier de l’UMP, qui répondait aux questions du blogueur Loïc Lemeur. (Voir la vidéo)



Bien sûr, tout cela appartient aujourd’hui à l’archéologie politique. D’après Dominique Baert, ce n’est pas quatre points de moins en 2012 auquel il faut s’attendre, mais plutôt dix points de plus. La dette française représenterait alors 70% du produit intérieur brut (PIB), bien au-dessus du critère européen des 60%. (Ecouter le son)

Tout cela attendra sans doute le 15 novembre, date retenue pour la grande réunion du G20 à Washington, où le monde doit tirer les leçons de la crise.

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  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 13h26 le 06/11/2008
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    mentir quand tout le monde sait la vérité.
    faire l’ignare, devant quelqu’un qui sait parfaitement que vous faites l’ignare.

    c’est se déconsidérer...

    un dirigeant a-t-il le droit de se déconsidérer ?

    le nez dans la merde ils affirmeront que c’est du chocolat....

  • admirateur-
    • Posté à 17h58 le 05/11/2008
    • Internaute 32111

    excellente contribution à une deuxième exception près : le PS est il au courant ou a t il décidé de ne pas nous en parler pour ne pas chagriné nicolas qui a déjà beaucoup de soucis comme cela
    ah le charme de l’union nationale...

    • marie 75
      marie 75 répond à admirateur-
      • Posté à 21h42 le 05/11/2008
      • Internaute 3563

      vous devriez suivre les questions au Gvt les mardi et mercredi sur LCP (ou la 3), vous y apprendriez que le Ps et toute l’opposition posent de nombreuses questions et propose ... mais ne sont jamais écoutés.
      L’UMP répond toujours à côté avec une assurance délirante.
      Donc :
      Pas d’union nationale ! ! !

      Allez assister aux séances et - ensuite - et ensuite seulement, vous pourrez dire que l’opposition ne tente pas tout ce qu’elle peut.
      Je regarde - toutes les semaines - les débats et n’ai jamais vu une telle dialectique de non-réponse.
      L’UMP procède par le pouvoir absolu.

      Ca tiendra... tant que ca tiendra... mais ca finira très mal !

      • Alain Pacifique
        Alain Pacifique répond à marie 75
        enfin!! ça marche !
        • Posté à 03h50 le 06/11/2008
        • Internaute 24637
          enfin!! ça marche !

        d’accord avec toi Marie.
        je regarde régulièrement LCP , qui est d’ailleurs une bonne chaine d’info politique( et pas seulement politique ) et quand je vois les membres du gouvernement « répondre » aux questions de l’opposition, j’ai envie de les claquer. ils sont d’une arrogance, d’une suffisance incroyable. l’argument qui tue, c’est « mais qu’avez vous fait lorsque la gauche était au pouvoir » ? . comme si la droite venait d’arriver pour la première fois au pouvoir.
        ils m’énervent, mais ils m’énervent

      • admirateur-
        admirateur- répond à marie 75
        • Posté à 10h56 le 06/11/2008
        • Internaute 32111

        évidemment tout ceci ne tiendra plus qu’un temps... parce que les français (ou d’autres européens) en auront assez de cette politique dictée par bruxelles.
        Comme l’écrit le député PS Gilles Savary, opposant de principe à la privatisation de la Poste : Gilles Savary, déclare : « Si l’Assemblée nationale refusait de transposer une directive, en particulier la directive postale (…), ce seraient les principes généraux des traités de l’Union qui s’appliqueraient et qui pourraient être opposables devant un tribunal. »
        Donc il ne va s’opposer que verbalement

        il se trouve que j’écoute les débats à l’a.n. et au sénat de temps en temps.
        hier justement le ministre laurent wauquiez se félicitait de pouvoir travailler de façon positive avec l’opposition (création d’un pseudo-pôle de reconversion suite à une fermeture d’usine)
        à mon avis la reconversion est du domaine de l’union nationale (laissons faire les entreprises) quand la position d’un véritable parti d’opposition devrait être (surtout en cette période) non aux licenciements

      • SylvainGautier
        SylvainGautier répond à marie 75
        Citoyen
        • Posté à 12h26 le 06/11/2008
        • Internaute 42302
          Citoyen

        C’est parfaitement exact.

        Le mépris de l’actuel gouvernement pour le sens des mots et pour les débats est unique. « décomplexé », quoi...

  • spartacus1
    • Posté à 18h06 le 05/11/2008
    • Internaute 26095

    C’est quand même une mauvaise nouvelle pour Sarko (pour autant que ce soit une nouvelle pour lui). Il voudrait tant devenir le président de la zone euro, mais ça la fout mal pour cette candidature d’être le président d’un pays en voie de faillite et d’avoir largement contribué à cette faillite.

    Il est intéressant de voir combien coute le parlement français et combien coute le parlement allemand, combien coute (au total) Sarko et combien coute Mme Merkel.C’est évident que les Allemands ne vont pas vouloir payer pour un pays qui gaspille ses ressources dans des dépenses somptuaires et royales pour son personnel politique.

    En plus Sarko est irrespectueux avec Mme Merkel, la traitant de « la grosse Merkel » cela ne va pas arranger nos relations avec les Allemands.
    Il est vrai que les Allemands traitent Sarko de Louis de Funès. Ce qui me parait injurieux à l’égard d’un Louis de Funès.
    De Funès, jouait un rôle alors que pour Sarko les agitations, les tics, l’obséquiosité à l’égard des puissants et le mépris des humbles sont absolument naturel, venant du fond de sa personnalité.

  • marie 75
    • Posté à 19h05 le 05/11/2008
    • Internaute 3563

    je ne sais qd la vérité va exploser en france, mais ca vient...

    Les entreprises reçoivent des courriers de leurs banques leur indiquant que leurs découverts sont maintenant interdits.

    La France fait de la cavalerie ...
    Et notre De Funeste national mouline des paroles en l’air.

    Un bon art. ds le canard sur les rapports entre SarKo/Fillon et les banques. A lire !

  • General Subverciòn
    General Subverciòn
    viva Makhnovchtchina
    • Posté à 19h07 le 05/11/2008
    • Internaute 47117
      viva Makhnovchtchina

    Cool,comme ça la France pourra faire comme toutes les républiques bananières : mendier des peanuts à ce bon DSK du FMI à des taux d’intérêts qu’on fait aux pays sous-dévellopés histoire de ne pas pouvoir rembourser...
    Vive l’économie de marché...

  • affreuxjojo
    • Posté à 19h27 le 05/11/2008
    • Internaute 29421

    Sarko va tenter de tirer avantage de l’explosion de la dette. D’une part la crise financière lui permettra de se dégager de toute responsabilité bien que cette dette se soit creusé en 20 mois de sa présidence (en plus de celle creusée par les gouvernements précédents dont il a fait partie). Son action patinait avant la crise financière, mais l’ampleur des déficits de tout ordres (budget, dette, santé, retraites, commerce extérieur) lui ouvre un boulevard pour sa politique néo-libérale. Les coupes dans les budgets sociaux vont s’accélérer, ainsi que les privatisations. Toute la difficulté pour lui étant de faire se succéder les réformes sur un rythme suffisamment rapides pour prendre en permanence les oppositions de vitesse. En dressant les catégories de Français les uns contre les autres il peut également espérer éviter la coalition des oppositions. Ce type de scénario est à peu près certain. L’inconnue étant la capacité des Français a s’organiser rapidement et à surpasser les tactiques de divisions.

    • PANCH
      PANCH répond à affreuxjojo
      Cadre
      • Posté à 13h30 le 06/11/2008
      • Internaute 49993
        Cadre

      Cette contribution, je la trouve excellente : claire, sereine, respectueuse de (presque) chacun, orientée sur l’avenir et constructive.

      De plus quand vous indiquez que « L’inconnue [est] la capacité des Français à s’organiser rapidement et à surpasser les tactiques de divisions. » et bien je vous approuve parfaitement et si des discours comme le vôtre était plus souvent tenu j’en serai ravi.

      Pensez-vous, qu’à l’heure actuelle, seul un mouvement de la base puisse faire bouger les choses ?
      Croyez-vous à l’opposition des partis et des syndicats ?
      Si non, comment la base pourrait-elle « surpasser les tactiques de divisions » et comment pourrait-elle non seulement « s’organiser » mais agir ?

    • jyeden
      jyeden répond à affreuxjojo
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 19h35 le 06/11/2008
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      de quelle privatisation parles tu ?
      compte tenu de l’ampleur de la dette, et pour n’en couvrir qu’une petite partie il faudrait tout vendre jusqu’à la Joconde, l’arc de triomphe et les plaques d’egout des rues

  • fâché.com
    fâché.com
    perdu
    • Posté à 19h36 le 05/11/2008
    • Internaute 57333
      perdu

    Le SURENDETTEMENT PUBLIC ou dette publique, parlons-en, car il n’est absolument pas dû aux dépenses de santé excessives des Français (à part quelques inconscients), ni au mammouth éducatif public qui part en décrépitude, ni à l’inversion de la pyramide des âges, ni à la paresse des chômeurs et autres entités non rentables de la société.
    ça, c’est la rengaine habituelle de nos nantis et autres profiteurs (financiers, capitaines d’industrie, politiciens des 2 et 3 bords, blings blings de la jet set) qui ne se posent par contre aucune question sur leur propre rôle majeur dans ce surendettement de l’Etat. Pour mémoire, dès l’arrivée au pouvoir du 1er gouvernement Raffarin, tous les ministres se sont votés un doublement de leurs salaires. Les députés et sénateurs se sont votés également des petits aménagements forts alléchants. Le nabot ou Gremlin en chef s’est taillé une cote sur mesure pour démarrer son quinquennat et effectivement son budget élyséen en a profité pour prendre quelques Millions d’Euros. Il faut bien payer tous ces déplacements tous azimuths pour un oui ou pour un non, pas vrai ? Ca coûte un pactole tous ces hélicoptères, jets accompagnés de toute la smala d’obséquieux, d’esthéticiennes , masseuses, majordomes, conseillers psy, think tanks volants ad hoc, publicitaires, familiers, artistes, cousins, cousines, et tout le cortège des nettoyeurs et préparateurs, les communiquants et porte-paroles. Ah, j’oubliais, tout cela nécessite aussi d’être encadré, sécurisé, préparé avec si possible, un escadron de gendarmerie mobilisé à chaque fois, des radars, des services spéciaux etc...
    Au fait, combien ça coûte tout ça (à dire avec la bouche en coeur) ? Quelle part dans la fameuse dette publique ? Allez, à vos calculettes !

  • drecman
    drecman
    A 2 ans de la retraite (-1)
    • Posté à 19h47 le 05/11/2008
    • Internaute 31547
      A 2 ans de la retraite (-1)

    Ce qu’ils savent parfaitement, c’est qu’une dette d’état n’est pas comparable à la dette d’un ménage, et que l’état français est endetté depuis des lustres ce qui ne l’a pas empêché de continuer à vivre et à prospérer. A droite comme à gauche. Le seul problème qu’ils ont maintenant, c’est d’avouer que la dette n’est pas un problème (vu les tous les € Mds qu’ils ont recemment balancé....).

    Et c’est pas moi qui le dit, mais JP Fitoussi de l’OFCE, dont voici un extrait de la « lettre de l’OFCE N° 271 » :

    « Certains dénoncent les charges d’intérêt comme une dépense particulièrement anti-redistributive puisque les intérêts sont versés aux plus riches. Nous avons déjà vu que leur poids effectif est faible, sauf si on se donne comme objectif de réduire le niveau de la dette. De plus, cet objectif peut être atteint de deux façons. Soit les arbitrages budgétaires sont défavorables aux dépenses sociales, qui sont réduites pour diminuer le déficit public ; soit l’effort porte sur les ménages disposant des revenus et des patrimoines les plus élevés, qui détiennent la dette, qui reçoivent les intérêts, et à qui l’État peut demander collectivement de rembourser la dette, en particulier par l’impôt sur le revenu et l’impôt sur la fortune. L’effet anti-redistributif disparaît alors.
    Le pouvoir d’influence des différents groupes sociaux est donc au coeur de l’arbitrage politique et social qui apparaît si l’État se donne comme objectif d’aboutir à une dette nulle. Mais l’État n’est pas un ménage. Immortel, il peut avoir une dette en permanence, il n’a pas à la rembourser. »

    Pour lire en entier cette excellente analyse, passer par le site suivant et cliquer sur le lien correspondant et tous les autres par la même occasion. Vous apprendrez, entre autre, qu’un enfant naît en réalité riche de 166 000 €, la dette comptabilisée par Maastrich ne prenant pas en compte les richesses produites par cette dette. Seuls les banquiers ont peur qu’un état trop endetté ne puisse rembourser en temps et en heure (à mon avis).

    Lien

    • tangi
      tangi répond à drecman
      perplexe
      • Posté à 20h49 le 05/11/2008
      • Internaute 49400
        perplexe

      Ça fait plaisir de lire enfin quelqu’un étant allé un peu plus loin que le bout de son nez dans les commentaires de ce site ! !

      Pour les autres :

      La datte du Japon est de 170% de son PIB. Vous avez entendu parler de la faillite du Japon ? Moi non plus...

      Toutefois : la dette n’est pas un problème majeur en elle même, ce qui ne veut pas dire que la mauvaise utilisation de l’argent publique soit une bonne chose pour autant.

    • VinceDeg
      VinceDeg répond à drecman
      • Posté à 02h36 le 06/11/2008
      • Internaute 36941

      Salut Drecman,

      Je ne suis pas d’accord. La dette est un gros problème. Certes, un état n’est pas un ménage et il peut vivre endetté de façon permanente. Mais à partir d’un certain moment, le remboursement des seuls intérêts prend une proportion monstrueuse du budget de l’état, argent qui pourrait tellement mieux être utilisé si cette dette n’existait pas ! De mémoire, le remboursement de ces intérêts est le troisième budget de l’état et bouffe presque l’intégralité de l’impôt sur le revenu ! Comment cela ne peut pas être un problème ? !

      • Pascal Riché
        Pascal Riché répond à VinceDeg
        Redchef Rue89
        • Posté à 09h39 le 06/11/2008
          éditeur
        • Journaliste 7
          Redchef

        Si l’endettement a permis de doper l’économie (infrastructures, etc. ), ou de la soutenir en cas de conjoncture défavorable, cela se traduit alors en retombées fiscales. Le fait d’avoir un service de la dette n’est donc pas forcément un « problème » .
        L’endettement est un problème s’il n’a servi qu’à alimenter des dépenses peu productives ou des investissements malheureux.

        En soi, que l’Etat ne cherche pas à réduire son déficit pendant une année difficile (comme celle de 2009) est plutôt sage.

      • tangi
        tangi répond à VinceDeg
        perplexe
        • Posté à 11h21 le 07/11/2008
        • Internaute 49400
          perplexe

        Vous êtes étudiant donc n’avez certainement pas de crédit immobilier.

        SI toutefois c’est le cas, vous avez peut être une dette représentent 400 à 600% de vos revenus annuels et dont le remboursement et le premier post de votre budget, mangeant plus de 30% de celui-ci.

        C’est une catastrophe ! ! ! Ah ben non en fait.

        La bonne question, c’est effectivement est ce que l’argent est vraiment bien utilisé.

      • drecman
        drecman répond à VinceDeg
        A 2 ans de la retraite (-1)
        • Posté à 19h07 le 07/11/2008
        • Internaute 31547
          A 2 ans de la retraite (-1)

        Salut VinceDeg,

        Justement, le remboursement des intérêts est ce que recherchent les banquiers. S’il n’y avait pas de dette, il n’y aurait pas d’argent. L’argent « liquide » que vous possédez dans votre porte-monnaie représente 15% du total de l’argent créé. Les 85% (en gros) restants sont ce qu’on appelle de l’argent « scriptural », c’est à dire de l’argent par « écriture », et donc immatériel.
        Le principe de création d’argent (ou de la monnaie) réside dans l’emprunt (sous certaines astreintes pour les banques). Quand vous allez emprunter 100 000€ à la banque, celle-ci met sur votre compte la somme correspondante par un simple jeu d’écriture. Si vous voulez la récupérer en « liquide » pour payer vos éventuels fournisseurs, vous aurez une fin de non recevoir pour tout un tas de raisons.
        Ces 100 000€ créés à partir de rien (ex nihilo en jargon) et qui ne correspondent à rien à l’instant de leur création sont ce qu’on appelle de « l’argent dette ». Ils se transformeront au fil du temps en « argent valeur » par vos remboursements, vos avoirs éventuels et héritages potentiels qui seront hypothéqués.
        Les intérêts qui représenteront alors 200, 300, 400% de la somme empruntée (dépendra de la durée et du taux) seront bel et bien de l’argent valeur que votre banquier se mettra dans la poche et non pas de « l’argent dette » qu’il vous a si aimablement prêté. Personnellement, je ne connais personne qui ait déposé en banque de l’argent dette.
        Le problème de la dette vient donc du système qui permet uniquement aux banquiers de créer de l’argent, celui-ci entraînant systématiquement une dette. Le système fonctionne comme cela et uniquement comme cela.
        Cette « autorisation » a été donnée en 1974 par Pompidou (ancien banquier Rothschild) via son ministre des finances de l’époque, un certain VGE. Auparavant, le Front Populaire en 1936 avait commencé à nationaliser la Banque de France (« les banques je les ferme, les banquiers je les enferme » - Vincent Auriol - Ministre de l’économie et des finances de Léon Blum), puis Le Général de Gaulle a terminé le travail en 1945. L’état pouvait alors créer sa monnaie SANS DETTE, et orienter les dépenses vers ce qu’il jugeait opportun. Ces années entre 1945 et 1973 ont été appelées les « Trente Glorieuses ». Allez savoir pourquoi.

         
        • VinceDeg
          VinceDeg répond à drecman
          • Posté à 18h41 le 09/11/2008
          • Internaute 36941

          OK, merci pour la réponse, je connaissais déjà à peu près le mécanisme de création de la monnaie et de la dette mais je ne savais pas qu’à une époque l’état pouvait créer de l’argent sans être emmerdé... Ceci dit, j’imagine que pour l’inflation ça devait pas être terrible, pareil pour l’évaluation de la monnaie à l’étranger - enfin ça a dû être les motifs invoqués par VGE et Pompidou.
          Alors votre position n’est pas de continuer à emprunter selon le système actuel, mais plutôt de changer complètement le système et autoriser à nouveau les états à créer de l’argent auprès des banques centrales sans avoir à payer d’intérêts ?
          Parce que je maintiens, si l’on reste dans le système actuel, la dette que nous nous créons est une mauvaise dette (cf intervention de P. Riché) et est un vrai problème.

        1 autres commentaires
    • Un futur morceau de soleil vert
      • Posté à 03h22 le 06/11/2008
      • Internaute 57940
        etudiant

      « Le seul problème qu’ils ont maintenant, c’est d’avouer que la dette n’est pas un problème »

      « Mais l’État n’est pas un ménage. Immortel, il peut avoir une dette en permanence, il n’a pas à la rembourser »

      Je suis pafaitement d’accord avec vous (et Mr Fitoussi).

      Cela dit, ca amene a se poser une question : quelles seraient les conditions pour que cette affirmation ( » l’État peut avoir une dette en permanence, il n’a pas à la rembourser « ) devienne fausse ?

      Et la seule reponse qui me vient n’est pas assurante :
      Cette affirmation serait fausse si les banques pouvait disposer d’armee privee pour faire valoir leur droit.

      Science fiction me direz-vous ! ... Certes, mais de moins en moins.

      - Rappelez vous que Poutine a ouvert la Boite de Pendore en autorisant Gazprom a se doter de sa propre armee pour proteger ses activites.
      - Et quelques think-tank, dans leur delire ultra liberale, arrive a nous pondre ce genre d’idee sans le moindre complexe :

      Lien

      Veuillez m’excuser d’avoir un peu diverge’ du sujet original, mais je pense qu’il est important de se rendre compte que le neo-liberalisme tend a la maitrise d’absolument tous les pans de la vie par le marche’. Y compris la guerre et les raisons qui peuvent la justifier.

      • drecman
        drecman répond à Un futur morceau de soleil vert
        A 2 ans de la retraite (-1)
        • Posté à 17h45 le 07/11/2008
        • Internaute 31547
          A 2 ans de la retraite (-1)

        Si vous comprenez le système de la dette, la situation d’asservir par la force un pays pour l’obliger à rembourser sa dette est à l’opposé des intérêts des banquiers et du fonctionnement du système financier.
        Pour qu’il y ait création d’argent, il faut qu’il y ait une dette (génératrice d’intérêts ce qui est détestable). Pas de dette, pas d’argent, et si tout le monde remboursait sa dette, il n’y aurait plus du tout d’argent. Pour pouvoir en redistribuer (payer les salaires par exemple), et bien il faudrait à nouveau s’endetter, pas d’autres moyens. Argent = dette, obligatoire.
        Alors pourquoi limiter à 60% le taux d’endettement des pays au sein de l’Europe ? C’est la question.

  • pascal kanibal
    • Posté à 20h05 le 05/11/2008
    • Internaute 57920

    La dette française c’est le modèle social français. Un état qui dépense 54% du PIB/an ne peut qu’aller à la ruine. Le pays des droits en tous genres va devenir le pays des factures et de l’évasion fiscale de ceux qui peuvent partir. De plus, il y aura toujours l’inégalité entre les fonctionnaires protégés qui profitent des prélèvements et les gens du privé qui financent l’état par le fruit de leurs efforts et qui restent sous la menace du chômage. Le système socialiste égalitariste et hyper-fonctionnarisé français s’auto-détruit et c’est logique car quand tout le monde veut vivre aux dépens de tout le monde, plus personne n’a rien.

    • kkadim
      kkadim répond à pascal kanibal
      service public rhone alpes
      • Posté à 21h04 le 05/11/2008
      • Internaute 24768
        service public rhone alpes

      pouh, minable ; soyez au moins un peu talentueux dans vos vomissures, que diable. c’est fade et plat.

    • General Subverciòn
      General Subverciòn répond à pascal kanibal
      viva Makhnovchtchina
      • Posté à 21h25 le 05/11/2008
      • Internaute 47117
        viva Makhnovchtchina

      c’est un technicien supérieur de L’UMP pour qui tu fais le caniche et à qui tu sert la soupe,ça s’appelle de la propagande idéologique réactionnaire de droite...
      la même soupe à la merde que nous ont servi les potes du petit fils de ceux qui finançaient Adolf dans les années 30...tu sais,l’autre fin de race,celui qui a un ranch au Texas et un pote français avec une Rolex et des Ray-Ban...

    • OISANS38
      OISANS38 répond à pascal kanibal
      retraitée
      • Posté à 00h17 le 06/11/2008
      • Internaute 47327
        retraitée

      Question pour pascal kanibal : pouvez-vous me dire quelle est l’entreprise en France qui emploie le plus de précaires ?

      • jjhb
        jjhb répond à OISANS38
        cosmonaute
        • Posté à 13h14 le 06/11/2008
        • Internaute 44957
          cosmonaute

        je crois que c’est l’état : (

         
        • OISANS38
          OISANS38 répond à jjhb
          retraitée
          • Posté à 16h18 le 06/11/2008
          • Internaute 47327
            retraitée

          à jjhb : plus précisément, c’est l’Education Nationale. Continuons à y supprimer des postes !

        1 autres commentaires
      • pascal kanibal
        • Posté à 19h34 le 06/11/2008
        • Internaute 57920

        Probablement une entreprise publique à deux vitesses. Les fonctionnaires à statut savent ne pas partager leurs privilèges tout en nous rebattant les oreilles avec les idéaux d’égalité. Le PS devenu un syndicat de fonctionnaires aurait du mal à expliquer pourquoi il défend bec et ongles les statut particuliers des uns au détriment des autres. Bref, ils sont pour l’égalité chez les autres et pour le prélèvement de l’argent des autres. Normal !

    • Audrey64
      Audrey64 répond à pascal kanibal
      IIIème République anticléricale (...)
      • Posté à 12h53 le 06/11/2008
      • Internaute 24670
        IIIème République anticléricale (...)

      Quand tu souffriras d’une maladie grave, genre cancer, (ce que je ne souhaite à personne), tu apprécieras peut-être que le modèle « socialiste égalitariste et hyper-fonctionnarisé » paye tes dépenses de santé. Si tu vivais aux USA, tu aurais le choix de crever la bouche ouverte ou de faire le tapin pour te payer l’hôpital.

      A part ça, je conclue de tes affirmations que De Gaulle était un méchant socialiste égalitariste..... vu que le secteur public et les services sociaux ont été construits dès 1946.

      Et pour finir, je suis d’accord sur le fait que la menace du chômage est une épée de Damoclès pour les salariés du privé. Mais les gouvernements récents ayant pris le parti de simplifier les licenciements et de ne pas empêcher juridiquement les délocalisations, prend-toi en à qui de droit. Ce ne sont pas les citoyens qui ont demandé à être virés plus facilement, ce sont les adhérents du MEDEF qui ont obtenu gain de cause pour gagner plus de fric les mains dans les poches.

    • Nishi
      Nishi répond à pascal kanibal
      postdoc
      • Posté à 14h58 le 10/11/2008
      • Internaute 55213
        postdoc

      Ce qui est atterrant dans ce genre de réaction, c’est l’image que le public est uniquement une charge pour le privé. Comme si le public ne créait pas de valeur.
      Le privé serait largement moins productif, si l’éducation de la majorité de la population, parce que payante, restait au niveau collège en moyenne.
      Le niveau technologique et scientifique des entreprises françaises ne serait rien sans la recherche publique et les fonds publics (vous croyez que la conception et le développement des fleurons technologiques français, c’est le privé ? Regardez d’où est venu l’argent).
      D’ailleurs, vous remarquerez qu’aux USA aussi une bonne part du financement de la recherche vient du public (le DARPA, la NASA, le NIH, le budget de l’armée et toutes les subventions...).
      Et que serait le privé sans les infrastructures comme les routes ou le rail construits par le public ?

      Et ces fonctionnaires qui coûtent une fortune, de qui s’agit-il ? En dehors des politiques, et de quelques niches, la grande majorité des fonctionnaires qualifiés sont largement sous-payés par rapport au privé. Dans le domaine de la recherche que je connais bien, on est embauché au mieux à Bac +10 suivi de 5 ans de contrats précaires pour le montant royal de 1700 euros par mois. En gros la moitié de ce que gagne un bac + 5 avec 5 ans d’expérience dans le privé.

      Mais non, selon la droite dure qui ne réfléchit pas au delà de sa fiche de paye, le public est une charge...

      C’est sûr que sans police, sans pompiers, sans hôpitaux qui vous soignent sans vous demander votre numéro de compte, la population et les entreprises iraient tellement mieux...

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 21h09 le 05/11/2008
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    L’explosion de la dette a déjà été décrite ici par nombre de riverains (le Yéti, nemo etc.). Le gouvernement connait très bien bien ce problème même s’il n’en parle pas. Pour ma part, connaissant le chiffre de 2006, j’aurai aimé savoir celui de 2008 - ou au moins une évaluation. Quelle discrètion ! Cela représente au moins des chiffres et une réalité. Autre chose que les élucubrations et les rêves que l’on lit encore ici ou là. De moins en moins il est vrai car la crise économique ne peut être fardée, ou être conjurée avec des discours politiciens et de la poudre à perlinpinpin.

  • pascal kanibal
    • Posté à 21h35 le 05/11/2008
    • Internaute 57920

    kkadim, je vois que vous êtes fonctionnaire, votre réaction relève donc du déterminisme. Puisque vous êtes de l’autre côté de la barrière et vivez donc ravi de l’argent public, vous prenez la mesure du problème de l’intérieur et savez l’injustice. Profitez-donc mais sachez qu’un état peut un jour se retrouver en cessation de paiement pour cause de dette et d’incapacité à se financer. Une crise économique comme celle que nous vivons qui peut terminer en dépression internationale durable nous amènera peut-être à cette situation extrême mais pourtant tellement prévisible. Il vous faudra alors travailler pour vivre...et consommer ce que vous produisez à défaut de consommer ce que les autres produisent.

    • tangi
      tangi répond à pascal kanibal
      perplexe
      • Posté à 23h18 le 05/11/2008
      • Internaute 49400
        perplexe

      Une analyse construite sur la place excessive de l’Etat et le coût induit est interessante. Une étude sur les avantages éventuellement injustifiés de certains statuts peut ce justifier. Mais quel est l’intérêt de votre crachat idéologique ?

      Même au US, le sous-investissement massif de l’Etat est reconnu depuis longtemps comme un problème responsable d’une perte de productivité (ehhhh oui).

      On peut aussi parler de l’Angleterre dont la fonction publique fut laissé exengue par Tatcher, ce qui a des conséquences dramatiques sur tout (santé, éducation, transport...) ; Blair et Brown ont d’ailleurs investi des milliards dans les services publiques depuis des années, ce qui est trop souvent oublié (mais, ça partait de tellement loin).

      Pour vous faire plaisir : je suis fonctionnaire, donc pas neutre. Mais je travaille pour vivre. Et je suis même mal payé pour ça.

      • pascal kanibal
        pascal kanibal répond à tangi
        • Posté à 19h49 le 06/11/2008
        • Internaute 57920

        Le fait que certains pays n’aient pas donné une place suffisante à l’état ne veut pas dire que la France fait bien de se laisser envahir par des fonctionnaires. Au delà de tous les discours entendus sur la faillite du système américain il faut rappeler que le PIB américain était de 10 000 milliards de dollars en 2000 et qu’il est de 14 000 milliards en 2008. Notre système n’est financièrement pas viable car il signifie de la dette à l’infini sans espoir de croissance dynamique pour la payer. Quand la crise sera derrière nous, que les USA auront pris des mesures pour limiter le crédit aux pauvres, ils relanceront leur croissance alors que nous serons toujours dans le fossé. Amusant de constater que c’est une politique sociale généreuse redistributrice de crédit aux pauvres qui a déclenché la crise. Les banques prendront donc soins de ne prêter qu’aux riches dans l’avenir. Et si votre salaire de fonctionnaire n’est pas aussi élevé que vous le souhaiteriez, demandez-vous pourquoi vous ne passez pas au privé et vous vous rendrez compte que vous tenez à votre privilège de caste qui ne se justifie en rien.

         
        • tangi
          tangi répond à pascal kanibal
          perplexe
          • Posté à 13h28 le 07/11/2008
          • Internaute 49400
            perplexe

          Je n’ai pas parlé de faillite du système Américain, pas plus que je n’ai dit que le système français était le meilleur.

          On peut signaler que le PIB est un indicateur imparfait qui ne prend en compte que ce qui est monnaitisé, mais tout ce qui est monnaitisé, que ce soit positif ou non.

          Quelle politique sociale généreuse redistributive de crédit ? Vous n’avez pas du tout comprendre sur ce coup là.

          Le fait que la place de l’Etat soit trop importante en France ne veut pas dire que les fonctionnaires soient des parasites n’ayant pas besoin de travailler pour vivre comme vous l’avez explicitement dit.

          Vous avez le droit d’avoir les opinions que vous voulez, pas de vous comporter de manière insultante. C’était essentiellement ce que je vous reprochais, même si je considère aussi que vos prédictions (post précédent) ne sont que de la mauvaise SF.

          Quand aux raisons pour lequel je reste dans le public, elles me regardent. Si demain on me propose de perdre la sécurité de l’emploi contre la possibilité de négocier mon salaire je signe.

          Ce qui est grave, car je ne serai plus du tout protégé vis à vis des élus(dans la territoriale), ce qui est justement l’objectif du système actuel.

        1 autres commentaires
  • Anonyme

    avec la crise, les gouvernants ont décidé de baisser leur froc devant le monde de la finance. j´y vois un geste symbolique de transmission du pouvoir... l´Etat peut donc péricliter, ses acteurs le bradent eux mêmes. les entreprises n´en ont plus besoin. le XXIe siecle sera celui de la décadence des Etats. on voit déja l´Etat abandonner nombre des missions qu´il avait monopolisé, et pas seulement le « social ». aux USA, ce sotn des boîtes privées qui font la guerre presque plus que l´armée. et Bush, n´était-il pas un pantin des entreprises de l´armement, carlyle et consorts ? Sarkozy est aussi le pantin de ses copains, quand bien même il le verrait autrement.
    l´ironie du sort, c´est qu´on retombe en plein dans les pensées keyenesiennes alors que les caisses ont été dûment vidées par ceux qui parlent de s´en servir...

  • supprimé à la demande du riverain 28.04.09
    • Posté à 22h08 le 05/11/2008
    • Internaute 21776
  • polemick victor
    polemick victor
    retraité
    • Posté à 22h20 le 05/11/2008
    • Internaute 57447
      retraité

    Puisqu’on parle de dettes, de dépenses de l’état, du travail des seniors pour qu’ils contribuent à y remédier par un départ à la retraite différé en apportant leur expérience acquise durant des décénnies...
    Comment se fait-il que l’administration policière se permet d’embaucher des retraités, dits « Réservistes », qui perçoivent déjà leur pension intégrale, pour un tarif net de 1.500 euros net (Donc exonérés d’impots) et ce pour une durée d’un trimestre par an. (Ces derniers étant occupés à des tâches subalternes. Malgré leur vêcu, ils ne peuvent assurer le travail d’un jeune fonctionnaire, leur qualification antérieure n’étant plus reconnue)...
    Avec un budget spécifique, en faisant « tourner » plusieurs de ces réservistes, on remplace des emplois de titulaires à plein temps ou des emplois d’ajoint de sécurité (emploi jeunes), appelés à devenir gardien de la paix par concours internes.
    Lorsqu’on sait que la dite-administration s’exonère des charges sociales pour ces personnes (Sécurité sociale, URSSAF etc..) vu qu’elles bénéficient déjà de couvertures (Dans le privé on appelle ça du « travail au noir »).
    Ne pourrait-on pas intensifier l’embauche des jeunes et parfaire leur formation, plutôt que d’employer des anciens « a bout de souffle », dans des conditions indignes de fontionnaires de l’état, qui, par leur statut bancale ne contribuent pas aux financement des retraites, de la sécurité sociale et des impots ...
    Pourquoi les médias ne se font pas l’écho de ces pratiques douteuses... . Pourquoi les syndicats de police ne dénoncent pas cette situation... Je m’intérroge...

  • Alain Pacifique
    Alain Pacifique
    enfin!! ça marche !
    • Posté à 03h44 le 06/11/2008
    • Internaute 24637
      enfin!! ça marche !

    c’est déprimant ! !
    tous les jours on apprend une nouvelle connerie de ce gouvernement d’incapables ! !
    vous citez Loïc Lemeur, c’est rigolo, j’ai vu une petite vidéo de lui qui date de septembre, dans laquelle on lui demande un pronostic pour l’élection presidentielle aux USA. il explique que comme la plupart des américains n’ont pas de passeports ( ne voyagent donc pas à l’étranger ), il pense que Mc Cain a toutes ses chances.
    il aurait dit que les américains sont des cons , il ne s’y serait pas pris autrement.
    mais le con de l’histoire , c’est qui ? ? ;))
    en plus, il s’est installé aux USA, il manque pas d’air celui la ! !

  • le poupre
    le poupre
    contempleur
    • Posté à 06h10 le 06/11/2008
    • Internaute 41701
      contempleur

    La dette quelle dette ? Le président , les ministres , les députés , les sénateurs , continus de gagner les mêmes avantages ! pécuniairement et le bateau coule , ha sans les amis du présidents . Notre président mégalos s’imaginant roi d ’ Europe ce fait remballer par le monde entier .

  • marchenchuches
    marchenchuches
    Ouvreur d'huitres au Niger
    • Posté à 07h14 le 06/11/2008
    • Internaute 42407
      Ouvreur d'huitres au Niger

    Y aurait il une bonne âme pour dire aux photographes de perdre l’habitude de nous gratifier de photos de notre président dans l’attitude du sale gosse qui se sauve après avoir allumé un pétard dans la boite à lettre de son voisin ?

  • jmax
    • Posté à 07h57 le 06/11/2008
    • Internaute 3111

    ce qui serait beaucoup plus parlant serait le montant des intérêts de la dette plutôt que la dette elle même qui n’empêche personne de dormir. Maintenant, si on voit ce que cette somme représente à débourser chaque année et si on peut la mettre en regard avec les principaux postes budgétaires de l’Etat, ça serait beaucoup plus judicieux.

  • brigadoon
    brigadoon
    ouf ! ! !
    • Posté à 08h26 le 06/11/2008
    • Internaute 40481
      ouf ! ! !

    On sait où va l’argent quand d’autres se serrent la ceinture sur la santé, l’éducation et la consommation certains se portent bien....

    Lien
    Les frais des ministères explosent
    Samuel Laurent (lefigaro.fr) avec agences
    05/11/2008 | Mise à jour : 18 : 32 |

    .Le Monde révèle que les coûts de personnel des ministères sont en très nette hausse, avec l’embauche de 357 personnes supplémentaires et une hausse des primes de 20%. Matignon conteste les chiffres.

    Sale temps pour un Etat qui se veut économe, mais qui, dans les faits, à souvent du mal à mettre en pratique cette discipline budgétaire. Après la hausse des dépenses de l’Elysée, après le rapport au vitriol de la Cour des comptes sur les dépenses de l’Assemblée, c’est au tour des ministères de se voir épinglés.

    Selon une enquête du Monde, les frais de personnel ont explosé au sein du gouvernement. S’appuyant sur une annexe au projet de loi de finances 2009, le journal constate que les effectifs des cabinets ministériels sont en hausse : 397 personnes supplémentaires, soit environ 20% de plus en un an. Les personnels de soutien (sécurité, assistance administrative, intendance ou logistique) sont quant à eux en hausse de 15%.

    Ces hausses de personnels ont eu lieu alors que François Fillon avait fait passer une circulaire à ses ministres, leur demandant de ne pas dépasser 20 conseillers par ministre de plein exercice et quatre conseillers par secrétaire d’Etat.

    Une consigne qui a été suivie par quelques ministres : Eric Woerth (Budget), Brice Hortefeux (Immigration), Rachida Dati (Justice), Christine Boutin (Logement) et Christine Albanel (Culture) ont obéi. En revanche, aucun des secrétaires d’Etat ne fonctionne avec moins de six personnes dans son cabinet. Record : Luc Chatel, secrétaire d’Etat à la consommation, qui emploie 18 conseillers.

    Les primes en hausse de 20%
    Mais d’autres membres du gouvernement ont également embauché à tour de bras. C’est le cas de Christine Lagarde, qui a recruté en 2008 21 nouveaux conseillers et qui emploie au total 66 personnes dans son cabinet. Xavier Bertrand, ministre du Travail, a embauché 36 personnes en 2008, dont 14 dans son cabinet. Roselyne Bachelot (Santé) a quant à elle recruté 52 personnes, dont 21 dans son cabinet.

    Plus gênant en pleine crise du pouvoir d’achat, les « indemnités pour sujétions particulières » accordées aux personnels des cabinets sont en hausse de 20% également. Au total, ce sont 5 millions d’euros supplémentaires qui ont été accordés aux collaborateurs des ministres et secrétaires d’Etat.

    Dans le détail, Matignon a augmenté de 45% le montant de ces primes (+2,2 millions d’euros), le secrétariat d’Etat aux anciens combattants de Jean-Marie Bockel a quant à lui augmenté ces bonus de 83%. La palme revient au secrétariat d’Etat à la prospective d’Eric Besson, qui voit les primes augmenter de 125%.

  • marie 75
    • Posté à 09h38 le 06/11/2008
    • Internaute 3563

    04.11.2008 (libre belgique)
    Un confort
    On ne croyait pas si bien dire (si bien écrire, plutôt) hier. En effet, peu après la rédaction de cette note sur le premier SDF de l’hiver mort de froid à Paris, dans le Bois de Vincennes, tombait l’annonce du décès d’un deuxième sans-abri, toujours en région parisienne.

    Cela s’est passé cette fois à Clichy-la-Garenne, en banlieue parisienne. Le clochard a été retrouvé « mort de froid dans l’herbe ». Sur une place dénommée, cela ne s’invente pas, « Place des martyrs ». Il n’avait que 50 ans. « Ce décès s’ajoute à la liste des 145 personnes de la rue décédées ces six derniers mois », a sobrement commenté le collectif « Les Morts de la Rue », qui tient chaque année le décompte macabre des victimes de la rue. Et veille à donner une sépulture décente à celles-ci.

    Les médias français ont à peine parlé de ces deux morts. Elles sont pourtant survenues à deux pas des sièges des grandes rédactions nationales et des principaux studios de radio et de télévision. A peine une brève dans la rubrique locale, et encore en cherchant bien. En revanche, dans ces innombrables reportages consacrés à la situation sociale des Etats-Unis en campagne électorale, ont tourné en boucle les sujets sur l’extrême pauvreté et sur la misère sévissant dans les rues de ce pays après huit années de bushisme.

    Ce n’est sans doute pas inintéressant. Mais c’est si confortable.

  • marie 75
    • Posté à 09h45 le 06/11/2008
    • Internaute 3563

    ArcelorMittal va réduire de 30% sa production, deux fois plus que prévu (l’écho ; belgique)

    Baisses de production d’inox de 50…Le groupe va réduire sa production dans le monde de 30%, contre 15% prévu initialement, face à la baisse de demande dans le contexte de crise économique, a annoncé mercredi son directeur financier, Aditya Mittal, lors d’une conférence téléphonique. « Nous restons optimistes sur les perspectives de l’industrie à moyen terme, mais il est approprié de faire une pause dans notre stratégie de croissance jusqu’à ce que les perspectives économiques se stabilisent », a déclaré le PDG Lakshmi Mittal, cité dans un communiqué.
    (afp) - Le numéro un mondial de l’acier ArcelorMittal a annoncé qu’il allait réduire deux fois plus que prévu sa production cette fin d’année pour faire face à la baisse de la demande d’acier et que ses résultats allaient reculer au quatrième trimestre.

    Le groupe va réduire sa production dans le monde de 30%, contre 15% prévu initialement, face à la baisse de demande dans le contexte de crise économique, a annoncé mercredi son directeur financier, Aditya Mittal, lors d’une conférence téléphonique.

    Ce chiffre concerne le seul quatrième trimestre 2008, a-t-il précisé.

    Après avoir annoncé des réductions de 15%, ArcelorMittal avait précisé jeudi qu’il arrêtait pour au moins deux trimestres des hauts-fourneaux sur « une douzaine » de ses sites européens, dont trois en France, pour faire face à une nette baisse des commandes des constructeurs automobiles.

    Face à la crise, le groupe a annoncé par ailleurs qu’il augmentait d’un milliard de dollars, à 5 milliards, l’objectif d’économies fixé à l’horizon de cinq ans, et confirmé « l’adaptation de son plan de croissance existant pour refléter les conditions de marché ».

    « Nous restons optimistes sur les perspectives de l’industrie à moyen terme, mais il est approprié de faire une pause dans notre stratégie de croissance jusqu’à ce que les perspectives économiques se stabilisent », a déclaré le PDG Lakshmi Mittal, cité dans un communiqué.

    Sur le troisième trimestre, le groupe a dégagé un bénéfice net en hausse de 29% à 3,8 milliards de dollars (2,5 milliards d’euros).

    Pour le quatrième trimestre, il prévoit un résultat brut d’exploitation compris entre 2,5 à 3 milliards de dollars, soit près de deux fois moins que les 4,85 milliards du quatrième trimestre 2007.

  • marie 75
    • Posté à 10h48 le 06/11/2008
    • Internaute 3563

    En France ... notre De funeste national s’occupe de choses sérieuses.
    La crise, ca vient après :
    France/Poupée vaudou : examen de l’appel de Nicolas Sarkozy le 13 novembre

    L’appel du président Nicolas Sarkozy dans l’affaire de la poupée vaudou sera examiné par la cour d’appel de Paris le 13 novembre, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

    L’affaire sera plaidée en référé devant la 14e chambre de la cour le 13 novembre à 16H00, a-t-on précisé. Nicolas Sarkozy avait été débouté en première instance, le 29 octobre, de sa demande d’interdiction, au nom de l’atteinte à son image, d’une poupée vaudou à son effigie, commercialisée par la société Tear Prod. « J’ai estimé, après avoir pris connaissance de ce jugement, que la décision n’était pas conforme à la jurisprudence », avait alors déclaré son avocat Thierry Herzog, pour qui certaines mentions du jugement sont « étrangères au droit à l’image ».
    Dans son jugement de première instance, le tribunal de grande instance de Paris avait débouté le chef de l’Etat, au nom de la « liberté d’expression et du droit à l’humour ».
    C’est la première fois qu’un président de la République française perdait un procès pour atteinte au droit à l’image. En vente depuis le 9 octobre dans les librairies et sur internet, le « Manuel vaudou, Nicolas Sarkozy » est un livre-objet présenté dans un coffret contenant une poupée de tissu, un lot de 12 aiguilles ainsi qu’un ouvrage de 56 pages. Outre une biographie humoristique de M. Sarkozy, le manuel propose « un grand nombre de sortilèges magiques » et invite le lecteur à planter des aiguilles sur la poupée à son effigie pour « conjurer le mauvais oeil ». La poupée est en outre bardée d’expressions qui ont jalonné la vie politique de Nicolas Sarkozy, du mot « racaille » dont il avait qualifié des jeunes de banlieues défavorisées, au « Casse-toi pauv’con » lancé au salon de l’Agriculture à un homme qui refusait de lui serrer la main.

    cf tageblatt

  • marie 75
    • Posté à 11h03 le 06/11/2008
    • Internaute 3563

    Le nombre de ménages peinant à payer leur loyer a bondi de 30 % en quatre ans
    France : Le nombre de ménages peinant à payer leur loyer a bondi de 30 % en quatre ans entre 2002 et 2006,

    Le nombre de ménages ayant des difficultés à payer leur loyer a augmenté de 30 % entre 2002 et 2006, a indiqué, mercredi 5 novembre 2008, dans un communiqué, l’Institut national de la statistique et des études économiques.

    Selon l’Insee, 1,789 million de ménages ont affirmé avoir des difficultés à régler leurs loyers ou leurs charges en 2006 contre 1,372 million quatre ans plus tôt. L’Insee précise en revanche ne disposer d’aucun chiffre sur les loyers impayés sur cette période.

    La semaine dernière, la Fondation Abbé Pierre avait indiqué que plus de 500000 ménages présentaient des impayés de loyer de plus de deux mois, soit une augmentation de plus de 96 % entre 2002 et 2006 dans le parc privé et de plus de 58 % dans le parc public, en affirmant s’appuyer sur des chiffres Insee. Selon l’Insee, « l’accroissement du nombre d’impayés constaté entre les enquêtes logement 2002 et 2006 n’est pas interprétable, le protocole de questionnement ayant été modifié d’une enquête à l’autre ».

    Les administrateurs de biens de la Fnaim (Fédération nationale de l’immobilier) affirment, dans un communiqué, ressentir « effectivement les conséquences sur les locataires de la dégradation de la situation économique du pays », car « le recouvrement des loyers est plus difficile », sans toutefois citer de chiffres.

    La Fnaim déplore que « près de deux décisions d’expulsion sur trois ne sont pas appliquées », car « l’exécution des décisions de justice est paralysée dans nombre de départements, sans pour autant que s’en suive une indemnisation » des propriétaires-bailleurs. « Il est essentiel que le droit de propriété en France ne puisse être bafoué comme il peut l’être aujourd’hui, qu’un propriétaire, confronté à un débiteur de mauvaise foi, puisse réellement retrouver la disposition de son bien, au profit d’un locataire respectueux des obligations de la loi du 6 juillet 1989 », estime la Fnaim.

    Enfin, la Fnaim salue la disposition du projet de loi sur le logement, qui va être examiné à l’Assemblée Nationale en décembre 2008, « qui ramène de trois ans à un an le délai de sursis maximum dans l’application d’une décision d’expulsion ».

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  • marie 75
    • Posté à 12h00 le 06/11/2008
    • Internaute 3563

    cf sarkostique
    Chômeur : profession criminel d’état
    • le 20 oct 2008 • Catégorie : Emploi •

    Voilà que « les droits et devoirs » des demandeurs d’emploi viennent de paraître au journal officiel, mardi 14 octobre, dans l’indifférence générale.

    Stigmatiser les demandeurs d’emploi, tel est le travail de sape de Sarkozy depuis son élection.

    « Je ne crois pas à l’assistanat, je ne crois pas à l’égalitarisme, je crois au mérite, à l’excellence, au travail », concluait Nicolas Sarkozy

    Décret n° 2008-1056 du 13 octobre 2008 (J.O. du 14 octobre)

    Les chômeurs n’étaient pas assez actifs au goût du gouvernement Sarkozy. Une fois encore victimes de l’acharnement d’Etat, ils risquent de perdre leur allocation chômage pour un délai défini, s’ils refusent deux offres dites « raisonnables » d’emploi .Au bout de trois mois de chômage, le demandeur d’emploi devra revoir ses nouvelles prétentions salariales à 95% du salaire antérieur.

    Après 6 mois de chômage, à 85% du salaire antérieur, et un éloignement de son domicile de 60 km aller/retour ou 2 heures de transport en commun…

    Après un an, il devra faire ce qu’on lui demande, ce fainéant de quémandeur de job. Sinon c’est la SANCTION.

    La guerre au chômeur est ouverte.

    Revenons sur cette définition : « offre raisonnable d’emploi » qu’est ce donc ?

    C’est tout simplement un moyen cruel de menacer un chômeur, celui-ci risque de vivre deux mois sans un sous, le gouvernement fait fi d’une probable famille à nourrir, peu importe… il faut faire diminuer les chiffres du chômage, c’est bon pour l’image présidentielle. Il faut aussi accepter d’être puni pour cause de chômage prolongé en revoyant à la baisse un futur salaire, le gouvernement enfonce donc encore plus les gens dans la précarité et donne tous les droits aux patrons … Abus en tout genre, nous voilà.

    Qui décide donc ce qui est « raisonnable » ou non ?

    Ce qui est aussi aberrant, c’est de suspendre une allocation chômage alors que celle-ci est un droit et surtout une cotisation payée par le salarié, en gros il faut cotiser pour prétendre à une indemnisation…Logique donc de menacer un chômeur de lui enlever l’argent qu’il a durement cotisé.

    Parait qu’il y a une petite minorité qui vit grassement avec quelques centaines d’euros, faut punir, sévir. « La philosophie était de mieux accompagner (les demandeurs d’emploi) avec du sur-mesure et, d’autre part, de mieux contrôler les abus“, dixit le secrétaire d’Etat à l’Emploi, Laurent Wauquiez.

    - Environ 41.000 sanctions, de motifs divers (refus d’emploi, absence aux entretiens, fausses déclarations, etc.) ont été prononcées en 2007, et 42.000 en 2006, soit 1% des quelques 4 millions d’inscrits à l’ANPE cette année-là.

    - En moyenne, l’indemnité chômage est de 900 à 1.000 euros net mensuels, et l’allocation de solidarité (ASS) de 400 euros net mensuels)

    C’est scandaleux quand on sait que certains partent avec des parachutes dorés qui se comptent en millions d’euros.

    Finalement le chômeur, s’il refuse des offres loufoques et incompatibles sera toujours accusé de ne pas chercher activement et aura au-dessus de sa tête une épée de Damoclès…De fait, ferons-nous comme en Allemagne avec la loi ‘ Hartz IV ’, dans le cadre de laquelle l’agence pour l’emploi est allée jusqu’à proposer des postes illégaux aux chômeurs ?

    La loi allemande interdit le démarchage commercial par téléphone, pourtant les agences pour l’emploi ne se privent pas pour proposer des offres de télémarketing et de démarchage pour loterie sur internet.

    Affaire révélée par le quotidien berlinois Die Tageszeitung et reprise dans le CQFD n°59 de septembre.

    Le quotidien berlinois conclut justement ceci : ‘ soit on accepte de travailler pour une entreprise illégale, soit on fait une croix sur ses allocations chômage ’.

    Après tout faut bien qu’il y ait des pauvres et des désespérés pour faire les boulots les plus durs et les plus ingrats au détriment de l’individu et de ses capacités.

    Alors les droits, on les cherche ; des devoirs en revanche il y en a en pagaille et en particulier celui de se la fermer de courber le dos…

    Petit conseil à ceux qui sont ou vont être dans ce processus, pour ce fameux PPAE, faites-le scrupuleusement, il leur sera interdit de vous forcer à faire autre chose que ce qu’il y a dans ce projet personnalisé.

    Pour de plus amples information sur ce fameux PPAE

    Lien

    Par exemple si vous cherchez un travail à temps plein, ils ne pourront pas vous proposer un temps partiel.

    Sarkozy avait promit de baisser le chômage à 5% en 2012, le fera-t-il en balayant du revers de sa manche royale, le bien être du citoyen…hélas je pense que oui ! ! !

    ‘ Certains ne veulent pas se mettre au travail. C’est une minorité, mais c’est une minorité qui choque. ’, alors 1 petit % ça vous choque et ça monsieur Sarkozy, ça vous choque…

    Député, maire et chômeur. Gérard Gaudron, qui dirige Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), bénéficie d’un triple statut pour le moins choquant. Et, surtout, des indemnités qui vont avec. Selon une information parue dans Le Canard Enchaîné ce mercredi, l’élu UMP cumule en effet les traitements de maire (4094 euros), de député (6952 euros) et une indemnité chômage de près de 1500 euros. Ceci depuis 2005, date de son licenciement dans le cadre d’un plan social par l’entreprise Géotherma, dans laquelle il était ingénieur. Les versements des Assedic auraient dû être interrompues en juin, puisque les députés, à la différence des maires, n’ont pas droit aux indemnités chômage.

    Non je ne crois pas que ça vous choque….et ceci alors :

    Dans un courrier adressé le 14 octobre aux députés, l’Assemblée nationale dévoile le nombre d’anciens élus, battus aux législatives de 2007, auxquels l’institution verse une ‘allocation d’aide au retour à l’emploi’. Ils sont ainsi neuf ‘vétérans’, aujourd’hui chômeurs, à toucher une indemnité moyenne de 1683 euros par mois. Lien

    Allocation d’aide au retour à l’emploi des députés

    L’allocation d’aide au retour à l’emploi (AARE), est un dispositif spécifique d’assurance chômage à l’instar de ce qui existe pour les salariés du secteur privé, les députés ne relevant pas, en effet, du régime des Assedic.

    Ce dispositif d’allocation comporte quatre caractéristiques :

    · L’allocation est versée aux anciens députés sans emploi et à eux seuls, cela en application des décisions prises en 2003 et précisées en 2007,

    · L’allocation repose sur le principe de solidarité entre les députés. Le dispositif est financé par une cotisation – 0,5 % de l’indemnité parlementaire de base – prélevée chaque mois à cet effet sur l’indemnité parlementaire des députés en fonction et reversée au Fonds de garantie de ressources des anciens députés.

    · L’allocation est temporaire et dégressive. L’allocation est versée pendant une durée maximum de 3 ans. Le montant du plafond représente 100 % de l’indemnité parlementaire de base pendant les 6 premiers mois, 70 % pendant le 2ème semestre, 50 % pendant le 3ème semestre, 40 % pendant le 4ème semestre, 30 % pendant le 5ème semestre, puis 20 % pendant le dernier semestre.

    · L’allocation est différentielle. L’allocation est égale à la différence entre un pourcentage - dégressif dans le temps - de l’indemnité parlementaire et le total des ressources personnelles de l’allocataire. Les indemnités liées à l’exercice de fonctions ou de mandats locaux, comme les autres revenus de quelque nature qu’ils soient, sont ainsi déduits du montant de l’allocation.

    Lien

    Et oui le chômeur lambda est un criminel mais un politique est un pauvre hère qui mérite une grosse indemnisation…et pour eux y a-t-il des devoirs…encore non ! ! !

    Ces droits et devoirs pour le chômeur sont tout simplement un moyen de le stigmatiser et de l’humilier encore un peu…comme si être au chômage était la faute de celui qui s’y trouve.

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