04/11/2008 à 10h32

Delanoë : « Non, la social-démocratie n'est pas périmée »

Julien Martin | Ex-Rue89

Avec le maire de Paris, Rue89 poursuit sa série d’interviews des leaders socialistes présentant une motion au congrès du PS.


Bertrand Delanoë lundi à la mairie de Paris (Audrey Cerdan/Rue89).

Rue89 continue de faire Le point sur les roses. La semaine précédant le vote du 6 novembre des militants socialistes sur les motions, nous publions chaque jour, en association avec DailyMotion, l’interview en vidéo du leader d’un des six textes présentés au congrès de Reims. Cinquième et avant-dernier de la série : Bertrand Delanoë, premier signataire de la motion « Clarté, courage, créativité ».


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Le maire de Paris est un homme pressé. A trois jours du vote des militants, il multiplie réunions et déplacements. Il le sait : plus la mobilisation sera forte et moins le poids des grosses fédérations s’en ressentira. Des grosses fédérations qui votent souvent comme un seul homme, et en l’occurrence principalement pour deux femmes : Ségolène Royal et Martine Aubry.

Départ en train dans une heure pour Villeurbanne, étape de l’après-midi, avant Grenoble le soir même. Il n’a qu’une demi-heure devant lui. Pas le temps d’en perdre, du temps. Dans un salon quasi vide de l’hôtel de ville, deux chaises disposées de part et autre de la caméra feront l’affaire. Branchement du micro.

« Clarté, courage, créativité ». Trois mots qui sonnent sur la première page de sa motion comme un défi pour les socialistes. Comme s’ils ne réussiraient pas à réunir ces trois qualités si lui, Bertrand Delanoë, n’était pas élu au poste de Premier secrétaire du PS.

« Un rapport de force au
service de la justice sociale »

Pas de différence pourtant avec ses camarades sur l’analyse qu’il fait des plans de sauvetage des banques, concoctés par le gouvernement pour contrecarrer la crise financière. « Bien sûr que par rapport à cette crise, il faut que l’Etat intervienne », mais attention, manque une condition : « Que l’état prenne des responsabilités dans le management des banques. »

Qu’on n’y voit pas cependant une conception de l’économie en tout point identique avec ses concurrents dans la course à la tête du PS. Notamment par rapport à Ségolène Royal, qui déclarait dimanche dans Le Parisien : « Le modèle social-démocrate (...) est un modèle périmé. » Le coup de barre à gauche lui était directement destiné. Réponse, à gauche toujours :

« Non, je pense que le socialisme réformiste est plus que jamais la condition absolue de l’efficacité de gauche. (...) Pour le social-démocrate que je suis, dans l’économie de marché, on crée un rapport de force au service de la justice sociale.

Plus que jamais, il est important de créer ce rapport de force par les formations politiques de gauche et les organisations de salariés, c’est-à-dire les syndicats. »

La bataille sémantico-politique se poursuit donc entre les deux personnalités généralement réunies sous le titre de « présidentiables » du parti. Elle avait débuté au moment de la sortie du livre de Bertrand Delanoë, « De l’audace ! » (Ed. Robert Laffont), dans lequel il se disait à la fois « libéral et socialiste ».

Libéral politiquement, disait-il. Libéral économiquement, avait-elle entendue. Si le maire de Paris assume, il exprime pour la première fois une part de regrets concernant cette sortie :

« Je le regrette pour ceux qui de bonne foi ont été trompés, mais je ne regretterai jamais d’exprimer ce que je pense. » (Voir la vidéo)




« Sarkozy a dit une bêtise à propos
des trottoirs des Champs-Elysées »

Bertrand Delanoë irait-il jusqu’à se démarquer des propres signataires de sa motion ? La question de l’allongement de la durée du travail jusqu’à 70 ans semble en tout cas le singulariser par rapport à François Hollande. Le Premier secrétaire sortant a dénoncé lundi, lors d’un déjeuner de presse, la « brutalité » et « l’injustice » de cet amendement adopté par l’Assemblée nationale :

« Ce n’est pas vrai que c’est une loi de liberté. Cela va inciter ceux qui ont des petites retraites à travailler le plus longtemps possible. »

La nuance qu’introduit celui qui brigue sa succession rend l’appréciation différente : « Que des cadres supérieurs ou certains qui ont un boulot passionnant qui leur permet de travailler à 68 ans puissent travailler jusqu’à 70 ans et cotiser, je ne suis pas contre. » Invité à préciser sa position, il ajoute :

« Je ne suis pas pour qu’on le fasse par petits bouts à travers un amendement, d’abord. Deuxièmement, je suis pour qu’on différencie selon que le travail est pénible ou pas, et que l’espérance de vie est grande ou pas. »

Mais c’est évidemment Nicolas Sarkozy qu’il épingle franchement. Le chef de l’Etat qui n’a de cesse de pointer l’absurdité de la situation sur les Champs-Elysées : un trottoir est en zone touristique donc les magasins peuvent y être ouverts le dimanche, mais pas l’autre. Le premier édile de la capitale rectifie sèchement, assurant que « les deux sont avec des règles touristiques » :

« Il ferait mieux de s’occuper de son boulot de président de la République au lieu de vouloir faire le maire de Paris, surtout qu’il a dit une bêtise à propos des trottoirs des Champs-Elysées. Il connaît mieux Neuilly que Paris. » (Voir la vidéo)




« Je pense qu’il ne faut pas être
contre le nucléaire, on en a besoin »

Il retrouve la même ligne que les autres tenants de motion avec le projet de loi sur le Grenelle de l’environnement, approuvés par les députés socialistes : « Ils ont eu raison, en même temps qu’ils ont voté les principes, de dire qu’il n’y avait pas les moyens. »

Rien en revanche ne permettait de le comparer sur le sujet du nucléaire. Pour la simple raison, que sa motion ne tranche pas : « Il est clair que les socialistes auront à répondre à cette question dans un avenir proche qui devra faire l’objet d’un débat public et contradictoire. »

Bertrand Delanoë n’aurait-il pas de position sur l’énergie dont dépend actuellement 85% de la production d’électricité en France ? Si, il la donne, après avoir expliqué l’importance du développement des énergies renouvelables :

« Le nucléaire, c’est une industrie non polluante, qui pose des problèmes de traitement des déchets et qui doit évoluer dans la transparence la plus totale. (...) Je pense qu’il ne faut pas être contre le nucléaire, on en a besoin. Mais il faut baisser la part du nucléaire. » (Voir la vidéo)




« Aucun de nous au PS n’est
au-dessus du vote démocratique »

Revoilà François Hollande ! Et là, il est totalement d’accord avec lui. François Hollande qui a tenu à resserrer les rênes, lors du dernier « Dimanche soir politique », l’émission de France Inter/Le Monde/i-Télé :

« Je le dis aux militants socialistes : si vous voulez que la discipline (...) soit la règle collective, votez pour une motion dont tous les signataires ont eu ce respect. »

Suivez son regard. Bertrand Delanoë le reçoit droit dans les yeux : « François a raison, c’est vraiment une caractéristique de notre motion. »

Prendre garde toutefois à ne pas trop en faire. « Quand les militants ont voté, aucune et aucun de nous n’est au-dessus du vote démocratique » : c’est vrai, Laurent Fabius ou Jean-Luc Mélenchon, qui ont fait campagne pour le non quand les militants avaient dit oui au traité constitutionnel européen, soutiennent d’autres motions.

Mais continuer en affirmant qu’« il y a besoin d’ordre et de solidarité dans le Parti socialiste » est un peu gros pour qui a de la mémoire concernant les soutiens du maire de Paris :

  • De la mémoire quelque peu lointaine : si Lionel Jospin n’a pas bronché durant la campagne présidentielle, il a dit tout le mal qu’il pensait de Ségolène Royal sitôt la défaite actée.
  • De la mémoire très immédiate : Michel Rocard ne vient-il pas de déclarer qu’il quitterait le PS si Ségolène Royal en prenait la direction ?

C’est avec ces points communs et ces différences que Bertrand Delanoë se dirige vers le vote des militants du 6 novembre, sans donner de pronostics, mais en espérant que sa « motion arrive très nettement en tête pour rassembler l’ensemble, mais sur des bases claires ». (Voir la vidéo)



Photo : Bertrand Delanoë lundi à la mairie de Paris (Audrey Cerdan/Rue89).

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  • Stephane MOT
    Stephane MOT
    Author & Chief AtoZ Officer
    • Posté à 10h39 le 04/11/2008
    • Internaute 17943
      Author & Chief AtoZ Officer

    Trop tard mon vieux : Sego a deja reserve les ecrans publicitaires
    Lien

    Pour la reforme, il va falloir faire vite si le PS ne veut pas se faire rattraper par le Parti Republicain :
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    • pablico
      pablico répond à Stephane MOT
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 12h45 le 04/11/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      Delanoë : « Non, la social-démocratie n’est pas périmée »

      en toute logique, si l’on suit le titre, la social-démocratie a donc une date de rédemption ?

      C’est marqué où ? sur quelle étiquette ?

      on ne nous dit pas tout ! ! !
      (ironie)

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 10h40 le 04/11/2008
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    la majorité de ma famille vie à l’étranger et une fois par an ils viennes à paris et leur première réflexion c’est il finira président vot maire ils trouvent cette ville de mieux en mieux

    • Yvon
      Yvon répond à patrick du 14-
      marié
      • Posté à 15h54 le 04/11/2008
      • Internaute 22452
        marié

      oui de mieux en mieux...surtout la qualité des eaux de la Seine...Je m’étonne chaque fois de voir Paris plage...au bord de l’eau ...on peut se baigner dans une piscine ! ! !
      Merci Delanoë. Quant à l’accueil de personnalités remarquables....comme le dalaï machin qui appelle maintenant à la violence...Et Ingrid Bétancourt futur canonisée vantant un pape si réac et anti femme . Bravo M Delanoë sans oublier le « socialisme libéral »
      J’adore Paris , ces gens si dynamiques et cultivés mais sans Delanoë ni bien sûr Tibéry

    • Désinscrit le 19 avril
      • Posté à 17h36 le 04/11/2008
      • Internaute 39070

      Très bon constat ! Il finira président en 2024...

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  • zorbec
    zorbec
    retraité
    • Posté à 11h00 le 04/11/2008
    • Internaute 9945
      retraité

    J.Martin,
    LA photo en dit long sur l’état d’esprit de cet homme,
    je ne sais qui l’a choisie,mais il fait très impérator !

    • Julien Martin
      Julien Martin répond à zorbec
      Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
      • Posté à 11h05 le 04/11/2008
      • Internaute 14
        Ex-Rue89

      Nous n’avions pas beaucoup de choix. La séance photo, réalisée par Audrey Cerdan, n’a durée qu’une ou deux minutes. La photographe a choisi le fauteuil, le maire a pris la pose qu’il voulait.

      • Passant
        Passant répond à Julien Martin
        • Posté à 22h30 le 04/11/2008
        • Internaute 13791

        ♦ Bon, il est bien rigolo « Bébert » qui joue l’impérator dans son fauteuil. Ah le « Jospinisme » !

        ♦ J’espère que les militants socialistes choisiront l’avenir et pas « le conservatisme et le statut quo » de la motion Delanoë.

        ♦ Aussi je me rassure en constatant que Bertrand Delanoë, vendu comme neuf par les médias, pour l’opinion (les sondages), ne l’ait pas pour les encartés socialistes qui ne s’y trompent pas !

        ♦ Il suffit de voir le nombre de signatures militantes récueillies par la motion Delanoë pour constater que ça vire presque à la « catastrophe » pour celui qui a été présenté comme « favori » (des sondages sans aucun rapport avec le vote des militants socialos). C’est à pleurer ! ! !

        • La motion A de Delanoê se prend une « sacrée claque » en signatures militantes, larguée très loin derière Royal, Aubry et même Hamon. Sans compter ses déplacements en province qui n’ont pas attirés les foules militantes.

        • Il doit avoir la pétoche, Delanoë, à deux jours du vote ! Il suffit de voir comment il se démultiplie dans les médias avec François Hollande obligé - malgré lui presque - de faire semblant de mouiller sa chémise pour lui...

        ♦ Les militants socialistes n’ont pas besoin d’un « faux nez » de Jospin et autres, Rocard, de la vieille garde qui ont fait leur temps !

        ♦ Ce congrès devra aussi être celui de l’échec du « parisianisme médiatique » qui aura soutenu leur poulin, le parigot Bertrand Delanoë jusqu’à l’absurde : Libération/Joffrin, la presse Lagardère (ami personnel de Delanoë et « frère » de Sarkozy), Le groupe Dassault (Figaro, etc).

        ♦ Il n’y a eu (dans les médias traditionnels) que Le Monde et France inter qui auront gardé une certaine neutralité dans le traîtement du congrès PS !

        ♦ Ah, monsieur « libéral ET socialiste » !

         
        • echo31
          echo31 répond à Passant
          • Posté à 10h00 le 05/11/2008
          • Internaute 28953

          d’accord a 200%, on a déjà un liberal pourquoi un autre ?
          et si certain 90% des medias le soutienne c’est pour qu’en 2012 le premier gagne.
          Alors non merci

          • Passant
            Passant répond à echo31
            • Posté à 14h37 le 05/11/2008
            • Internaute 13791

            ♦ J’espère simplement que l’élection de Barack Obama incitera (ou confortera) les militants socialistes à choisir demain le changement pour leur parti, le renouvellement générationnel, l’avenir...

            ♦ Ils ne vont quand même pas - alors que le monde avance à toute vitesse - ramener à nouveau les Jospin, Rocard, Hollande, Delanoë et autres.

            ♦ A eux de dire s’ils veulent résolument se tourner vers l’avenir ou choisir le statut quo et l’immobilisme qui n’ont cessé de leur coûter si cher.

            ♦ Alors militants socialos, osez demain le changement dans les urnes si vous ne voulez pas désespérer des électeurs socialistes comme moi !

        2 autres commentaires
  • Luca
    Luca
    • Posté à 11h03 le 04/11/2008
    • Internaute 13612

    Bertrand , une brin autoritaire mais bon maire de Paris, Un Sarko de gauche qui peut la faire gagner en 2012

    • hulk hogan
      hulk hogan répond à Luca
      vivre en pârésiaste
      • Posté à 14h04 le 04/11/2008
      • Internaute 43107
        vivre en pârésiaste

      Pardon Luca mais les provinces n’existent plus depuis la Révolution françasie et Paris n’est plus le centre autour duquel gravitent les Régions. Parler de province revient à intérioriser et à légitimer l’hyper centralisation de la France, mais quand allons nous arrêter avec ça ? pour aller plus loin il y a en marre de tous ces *** de parisiens qui ont la prétention de tout savoir et de vouloir tout décider à l’intérieur de leur boulevard périphérique !
      et je ne dis pas ça contre B DELANOE, mais Paris n’est pas la France, et je me demande ce que nous penserions tous de lui s’il avait été maire d’une autre grande ville que Paris.
      quand à l’assimilation avec sarkozy je n’y vois vraiment aucun intérêt, mais peut être cela se voulait il humoristique et sans doute n’ai je pas la même sensibilité

  • indfrisable
    • Posté à 11h10 le 04/11/2008
    • Internaute 23024

    Je cite son auteur :
     »…que l’état prenne des responsabilités dans le management des banques ».
    Bernard Delanoë.

    Quand l’état doit prendre « ses responsabilité dans le management des banques » s’il doit les encadrer, est bien le signe pour un responsable social démocrate, se défendant paradoxalement d’être libéral politiquement et non économiquement, que le management est intégré au fonctionnement de l’Etat. Et c’est ici que réside le gros problème. C’est la méthode du management qui faut absolument remettre en question. Un responsable socialiste devrait faire une lecture plus critique et moins intégrée du fonctionnement de l’Etat actuel et de son équipe en place au lieu de chercher la position idéologique que les autres de son parti n’ont pas, pour exister. S’il y a véritablement débat politique, il doit porter sur le « management » et non pas tant sur un modèle idéologique ou un contenu tendanciel, car ce « management » est la cause de bien des malheurs dans la redéfinition du « nouvel esprit du capitalisme ».

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 11h13 le 04/11/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    On continue à risquer la mort en traversant à pied les boulevards St Marcel et Montparnasse et leurs aménagements absurdes , en attendant !
    Jamais on essaye de corriger ses erreurs manifestes , M’ sieur l’ Maire ! ! ! ? ?

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 11h22 le 04/11/2008
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    ça c’est vrai le boulevard st marcel c’est trompe la mort mais bon la pitié salpétrière est à coté

  • Eric citoyen
    Eric citoyen
    « Casse ta tv » c'est ta seule (...)
    • Posté à 11h37 le 04/11/2008
    • Internaute 5352
      « Casse ta tv » c'est ta seule (...)

    Cap à gauche .

    Oui la social démocratie est périmée ... visiblement ... il n’y a pas qu’elle !

    Oust ...

    Eric Bloggeur Socialiste

    Lien

  • Nogreps
    • Posté à 12h19 le 04/11/2008
    • Internaute 37647

    Ses conceptions peuvent paraître un peu trop libérales économiquement. Les catégories sociales les plus défavorisées risquent de se tourner vers les partis extrémistes si le Parti socialiste adopte cette orientation. Toutefois, un des grands mérites du maire de Paris est sa grande cohérence : il n’est pas de ceux qui estiment que leur programme n’était pas réalisable une fois l’élection passée ni de ceux qui, après avoir souhaité un rapprochement avec le MODEM, critiquent le libéralisme très durement par simple opportunisme. Il faudrait que les membres du Parti socialiste devinssent aussi honnêtes que Bertrand Delanoë !

    • Phisines
      Phisines répond à Nogreps
      • Posté à 15h19 le 04/11/2008
      • Internaute 37645

      C’est vrai, on peut louer le maire de Paris pour son honnêteté. Toutefois, il est souhaitable que le Parti socialiste se recentre à gauche. En effet, si on examine les résultats des élections présidentielles, on peut constater que ce n’est pas en se rapprochant du centre qu’on remporte les élections ! Ainsi, en 2002 le candidat socialite aux élections présidentielle affirma que son programme n’était pas socialiste et en 2007, on voulut faire alliance avec Bayrou. Or, il est inutile de préciser ce que furent les résultats de ce positionnement.

  • loux
    • Posté à 11h47 le 04/11/2008
    • Internaute 31152

    Delanoë est le meilleur aujourd’hui : c’est la gauche efficace qui se donner les moyens de ses objectifs. Ce n’est pas des propositions populistes gauchistes à la Mélanchon qui sont totalement irréalisables en pratique (cf 1981-82). Alors oui, on va nous traiter de social-traîtres et compagnie, mais au moins les socio-démocrates et socio-libéraux ont des résultats mesurés à faire valoir. Il n’y a qu’à regarder la mairie de Paris. Pour une justice sociale et une égalité réelle, votez Delanoë. Pour du verbiage populiste et de l’égalité sur le papier, votez Hamon ou Royal.

    • bozio
      bozio répond à loux
      barbatrucmuche
      • Posté à 13h14 le 04/11/2008
      • Internaute 21340
        barbatrucmuche

      On dirait du Gaëtan : « des propositions populistes gauchistes “ ! ! !

      le ver est dans la pomme ! !

      ‘Pour une justice sociale et une égalité réelle, votez’ : Besancenot..

      Un gauchiste fier de l’être...

    • Veum
      Veum répond à loux
      doctorant
      • Posté à 13h30 le 04/11/2008
      • Internaute 23064
        doctorant

      Il s’agit en effet de savoir si le PS va refermer ou non la « parenthèse » ouverte en 83. Avec toute la bonne volonté du monde, une politique libérale (sur le plan tant politique qu’économique) ne peut que mener à une plus grande inégalité, qui sera ressentie de manière bien réelle par la grande majorité de la population. Delanoe a ses convictions. Il faut lui dire jeudi que ces convictions nous mènent dans le mur depuis 25 ans...

    • stefz
      stefz répond à loux
      • Posté à 15h02 le 04/11/2008
      • Internaute 31756

      « la gauche efficace », « pour une efficacité de gauche », mon dieu que celà sonne creux !
      Delanoé et ses soutiens font une erreur grave de diagnostic. Ils partent de l’idée que si Royal a perdu en 2007, c’est parce qu’elle n’aurait pas été assez « crédible », sont programme pas assez « réaliste ». Mais Sarko a gagné avec un programme encore moins crédible (cf les analyses des économistes au cours de la campagne) ni « efficace » (la preuve : le paquet fiscal, et depuis il navigue à vue).
      On ne gagnera pas en disant « je suis le plus efficace » ! C’est un argument qui convaincra, au mieux, quelques électeurs de Bayrou. Les Français attendent aujourd’hui un renouvellement radical de la vision politique de la gauche, la proposition d’un nouvel modèle de société, une orientation forte, d’ensemble. Le « travailler plus pour gagner plus », de ce point de vue, décline parfaitement une certaine vision du monde. Et on peut remarquer que ce fut diablement efficace.
      Et puis, Delanoé et ses potes strausskaniens s’inspirent de la magnifique « sociale démocratie ». Devenue de plus en plus technocratique et a-politique, elle a perdu presque toutes les dernières élections en Europe. Elle a avalisé, soutenu, développé même les politiques économiques européennes des 20 dernières années. On voit le résultat : chômage de masse, région du monde industriel à la plus faible croissance, manque de vision stratégique, renforcement des inégalités, etc.

      Est-ce qu’on ne pourrait pas poser quelques questions sans passer pour des populistes gauchistes. Par exemple, Hamon (motion C) fait le constat que, grosso modo, la mondialisation consiste à produire à bas coûts dans les pays émergents (Chine, Inde), pour que ces produits soient consommés dans les pays « riches », qui perdent leur industrie, et qui au final, sont obligés de s’endetter (dette publique ou privée) pour consommer. Parce qu’il y a un découplage territorial consommation/production (Nike ne vend presque rien là où il produit ses chaussures), le système ne peut pas fonctionner. Donc, on pourrait mettre en place des restrictions aux échanges, penser la relocalisation des activités.
      Bien sur, celà va à l’encontre de l’idéologie dominante, bien sur, il va falloir discuter, débattre au sein de la gauche européenne pour faire avancer ces idées. Mais la politique ne devrait-elle pas partir d’un diagnostic réel et de propositions fortes, parce que nécessaires, et non d’une recherche « d’efficacité » ?

      • Pas lolo
        Pas lolo répond à stefz
        fasciné
        • Posté à 13h08 le 05/11/2008
        • Internaute 29635
          fasciné

        « on pourrait mettre en place des restrictions aux échanges, penser la relocalisation des activités....il va falloir discuter, débattre au sein de la gauche européenne pour faire avancer ces idées »

        Sauf que, ce genre de discussion n’a pas et n’aura pas lieu au sein de la « gauche » européenne, mais bien entre économistes libre-échangistes (plutôt anciennement, on dira) aux Etats-Unis.
        Lorsque le débat sera clos aux Etats-Unis, nos « intellectuels » adopteront, en partie, la nouvelle ligne.
        Qui sera celle de la gauche « efficace », comme de la droite.

      • loux
        loux répond à stefz
        • Posté à 16h39 le 07/11/2008
        • Internaute 31152

        Pfiou ! vous vous devez être universitaire ou un truc dans le genre... « Les Français attendent aujourd’hui un renouvellement radical de la vision politique de la gauche, la proposition d’un nouvel modèle de société, une orientation forte, d’ensemble. “ et ‘Mais la politique ne devrait-elle pas partir d’un diagnostic réel et de propositions fortes, parce que nécessaires, et non d’une recherche d’efficacité ’ ?”
        C’est clair que les Français, tout ce qui les intéresse aujourd’hui c’est de faire des diagnostics et de proposer des choses. Ils en ont rien à faire de l’efficacité des mesures proposées. Ils veulent juste débattre de la vision politique post-moderne d’une société actuelle en devenir et en recherche psycho-philosophique d’un meilleur vivre ensemble. Waouh !
        A mon avis, mais je suis peut-être trop enfermé dans ma caverne, Platon sors moi de là, les Français ce qui les intéresse c’est l’inflation, le cout de la bouffe, est-ce qu’ils auront un boulot demain, est-ce que leur enfants auront un boulot demain, auront-ils une retraite, la sécu va-t-elle couvrir les médicaments. Et après on s’étonne qu’ils ne votent pas pour un parti qui préfère dialoguer, poser des diagnostics pendant des années au lieu de chercher à apporter des réponses concrètes. Désespérant.

  • Lairderien
    • Posté à 11h53 le 04/11/2008
    • Internaute 22751

    Le titre de l’article me semble bien résumer la véritable position de M. Delanoé, qui consiste tout simplement à s’opposer à Mme Royal, qui reste sa principale cible et celle de ses soutiens « has been » qui ont pour certains fait de bons parcours, comme ministres ou 1er ministres, mais ne parviennent pas à passer la main après leurs échecs qu’ils n’ont pas su assumer (n’est ce pas M. Jospin) et qui en deviennent pathétique, dans la haine viscérale qu’ils expriment envers celle qu’ils n’avaient pas vu venir et qui malgré une défaite (très honorable) continue avec constance et courage son combat.

    Et surtout, elle, ne passe rien à la droite sarkozyste et ne s’embarrasse pas de l’appareil sclérosé du Parti, qu’elle entend réformer de fond en comble ! ! !

    Ce qui ne passe pas, pour cette vieille garde dont M. Delanoé est le porte parole, c’est qu’elle affiche son rejet du cumul des mandats, (un peu discrétement en ce moment pour ne pas trop effrayer les apparatchiks cumulards dont le maire de Paris est un exemple vivant, lui qyui a fait l’essentiel de sa carrière dans le Parti)

    Rejet du cumul des mandats qu’elle s’est appliqué à elle même, au risque de se priver d’une tribune médiatique à l’assemblée.

    S’il n’y avait qu’une seule raison de soutenir Mme Royal, ce serait bien celle la, car c’est la seule solution pour ouvrir le débat public à d’autres citoyens que ceux qui monopolisent les mandats à tous les échelons de la vie publique et confisquent la parole aux citoyens qui, souvent manifestent plus de bon sens et de réalisme que ces élus cumulards déconnectés des réalités de la vie.

    Et je ne suis pas un admirateur béat de mm Royal, ni inscrit au PS, ni à DA, mais je suis simplement pragmatique.

    • Veum
      Veum répond à Lairderien
      doctorant
      • Posté à 13h34 le 04/11/2008
      • Internaute 23064
        doctorant

      S’il y a un point sur lequel Delanoe a inscrit ses convictions en actes, c’est bien le non cumul, en démissionnant de son siège de sénateur en devenant maire de paris...
      Je suis le premier à critiquer Delanoe, mais il y a des limites...Quant à Royal, sa campagne est financée par des mécènes, niveau « connection aux réalités de la vie », ça me parait un peu faible...

      • isaway
        isaway répond à Veum
        bloggeuse en résistance
        • Posté à 14h38 le 04/11/2008
        • Internaute 17965
          bloggeuse en résistance

        Oui mais visiblement que certains de ses adjoints ou les maires d’arrondissement qui le soutiennent archi cumulent ne le gêne pas ! ! !

        Et s’il devenait premier secrétaire ? Il renoncerait à son mandat de maire ? ? ? n’a-t-il pas promis de s’occuper de Paris et uniquement de Paris ? ? ?

        Allons allons, Bertrand a plein de qualités, y compris celle de la langue de bois !

  • Bruno Rèbufie
    Bruno Rèbufie
    Logisticien
    • Posté à 11h55 le 04/11/2008
    • Internaute 3870
      Logisticien

    Delanoë : « Non, la social-démocratie n’est pas périmée »

    C’est vrai. Elle est juste démodée.

  • Goldored
    • Posté à 11h58 le 04/11/2008
    • Internaute 25741

    La social-démocratie étant par définition l’alliée objective du pouvoir capitaliste (et l’histoire montre bien partout son rôle de complice, en Allemagne, en France et ailleurs !), elle n’est ni démodée, ni périmée.
    Mais on s’en passerait volontiers pour que vive une vraie gauche et pas celle des rupins prétentieux !

  • comcast
    comcast
    simple citoyen
    • Posté à 12h10 le 04/11/2008
    • Internaute 51002
      simple citoyen

    Pfffffffffffffffff ! ! ! !

  • remi4444
    remi4444
    Informaticien indépendant
    • Posté à 12h15 le 04/11/2008
    • Internaute 57762
      Informaticien indépendant

    La Social-Démocratie, c’est la co-production de loi avec le mouvement syndical. C’est à dire que ça implique :
    1) De la part des autorités, une culture de consensus et de dialogue social
    2) Un syndicalisme Fort et Responsable.

    En France, meme à gauche, il n’y a jamais eu cette culture du consensus (cf 35h) comme en Allemagne ou dans les pays nordique. D’autre part, le syndicalisme n’a jamais été trés fort, et l’évolution du travail (précarité, individualisation...) fait que structurellement il ne peut aller qu’en s’affaiblissant.

    Ce modèle Social-Démocrate n’a donc jamais pu voir le jour en France et, de part le monde est dépassé (voir les derniers mouvement sociaux outre-rhin)

    C’est une évidence que seuls la vielle garde du PS ne veut pas voir en face.

    • AlfredoGarcia
      AlfredoGarcia répond à remi4444
      Rien
      • Posté à 11h33 le 05/11/2008
      • Internaute 47461
        Rien

      Je ne suis pas si sûr. Ce qu’on a donné l’appellation de social-démocratie dans les pays de langue non-latine, pour différencier de socialisme, appellation synonyme de communisme dans ces pays, est appelé « socialisme » en France, Italie, Espagne et Portugal, et sa déclinaison varie autant entre la France et l’Allemagne, qu’entre l’Allemagne et la Suède ou le Royaume-Uni.
      Il y a un faux débat sur le rôle des syndicats ; contrairement à la Suède, l’Allemagne etc, un acquis syndical en France est universel, donc de ce universalisme découle une force qui compense la faiblesse de la représentation (évidement il y a des effets pervers aussi, mais les autres formes de représentation syndicale aussi).
      Le résultat est, que vous l’appelez Social-démocratie, ou Socialisme au final de course on a à peu-près la même construction, un système de sécurité social fort, couvrant pratiquement tous les citoyens, une imposition fiscale correspondante et un état régulateur et interventionniste, malgré les 30 années finissantes de révolution conservatrice.
      Quant à cette « évidence que seuls la vielle garde du PS ne (voudrait) pas voir en face » c’est un discours
      néo-conservateur qui j’entends depuis 30 ans, les derniers mouvements sociaux outre-Rhin ne mettent nullement en cause le modèle socialiste européen (ou social-démocrate si vous voulez), c’étaient des mouvements pour des augmentations salariales. En quoi cela mettraient-il en cause ce modèle de protection social ? ! !
      Ce que je vois est une demande (inimaginable il y a quelques années) d’un système de protection sociale par les étasuniens, ce que je constate c’est que la Norvège a mis tout son revenu pétrolier dans le financement de ce système, que la Suède et les Pays-Bas ont reformé tout leur système dans le sens de préserver, fortifier et financer ce système.
      Il n’y a qu’au Royaume-Uni (de Thatcher, la criminelle-économique comme elle est nommée par un certain « gauchistes », Georges Soros) qui a détruit ce système, et la France de cette « grabuge-électorale » de Sarkozy qui s’essaie sournoisement

      • remi4444
        remi4444 répond à AlfredoGarcia
        Informaticien indépendant
        • Posté à 13h12 le 05/11/2008
        • Internaute 57762
          Informaticien indépendant

        En Allemagne je faisais allusions au mouvement des cheminots de l’année dernière qui ont commencé à contester le modèle du compromis syndicat/pouvoir. Car comparativement à leurs collègues français il leur a fait perdre beaucoup de pouvoir d’achat au cours de ces dernières années.

        En France, on n’a toujours progressé par le rapport de force, par crises successives, jamais par négociation « à froid ». D’autre part, contrairement à la plupart des autres pays, les corps intermédiaires sont faibles et passablement méprisés aussi bien par le pouvoir que par le peuple. Par exemple, les députés n’hésitent pas à modifier d’autorité les règles du travail dans une branche (cf dernier amendement sur le personnel d’Air France) en dehors de toute concertation. D’autre part, tout les grands mouvements sociaux partent de la base, les syndicats ne font que suivre et sont toujours à la limite du débordement, et bien souvent, on voir apparaitre des « coordinations », c’est-à-dire des organisations ponctuelle visant à se passer de syndicat.

        Mise à part peut être dans la fonction publique, les syndicalistes ont plutôt mauvaise réputation dans les entreprises de la part des salariés. Ils sont le plus souvent pris pour des idéologues assez éloignés des préoccupations concrètes des gens, critique qui est souvent fondée d’ailleurs. Aussi, le fonctionnement syndical est complètement obsolète pour la plus grande partie de nouveau prolétariat qui vie dans la précarité. IE : on fait comment pour être syndiqué quand on ne travaille que dans l’intérim ?
        Le syndicalisme ne fonctionne que pour des gens qui on un emploi stable dans une grosse structure et sur une entreprise « finale ». Lorsqu’on travaille chez un sous-traitant, toute revendication est inopérante car le patron peut répéter inlassablement « j’aimerais bien céder à vos demandes, mais je ne peux pas car je vais perdre le marché et l’entreprise fera faillite »

        Depuis les années 70, tout à changé dans le monde du travail. Pour remettre sur pied un modèle social-démocrate, il faudrait résoudre tous les soucis cités ci-dessus afin de redonner de la force au corps intermédiaires que sont les partenaires sociaux. Mais vu l’ampleur de la tâche, même avec la meilleure volonté du monde ça prendra au moins 10ans…

        C’est pourquoi il faut arrêter de parler de social-démocratie qui est un mot du passé faisant référence à un modèle périmé car basé sur une sociologie du travail qui n’existe plus.

        Il faut inventer un modèle qui prenne en compte l’individu, qui donne des droits à tout le monde, mêmes aux précaires… surtout aux précaires car dans 10 ans, tout le monde le sera.

  • compte supprimé16
    compte supprimé16
    révolté
    • Posté à 13h02 le 04/11/2008
    • Internaute 53568
      révolté

    La sociale-démocratie est un fantasme qui voudrait se contenter de réforme à la marge pour créer des changements radicaux. La seule réforme de fond du dernier gouvernement de gauche était la mise en place des 35h00, et le PS n’a pas été capable de la défendre pendant la campagne présidentielle de 2007.
    Chirac avait fait le même coup en 2002 en affirmant que le PS dépréciait « la valeur travail », et ce dernier avait été incapable d’affirmer sa conception de la place du travail dans la société car ce parti ne sait plus ce qu’il doit défendre.

  • greenworld
    • Posté à 13h12 le 04/11/2008
    • Internaute 29214

    Franchement, ça donne pas envie. Que ça soit au niveau du fond que de la forme. C’est ça qui va nous sortir de la merde dans laquelle on est avec la droite au pouvoir depuis des lustres ?

    Ce monsieur a les dents qui raclent le plancher. La photo a été prise à la va vite ? Ça résume alors assez bien le personnage.

    La cerise sur le gâteau, sa déclaration sur le nucléaire.

    Delanoe, c’est la gauche d’il y a 20 ans, celle qui a renoncé et renié tous ses idéaux. Celle qui décide de radier le mot féminisme de sa charte ou bien celle, rappelez vous qui coula le Rainbow Warrior au nom du nucléaire « dont on a besoin ».

    Vite, vite de l’air...

    • Network 23
      Network 23 répond à greenworld
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 20h56 le 04/11/2008
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      « Le nucléaire, c’est pas polluant » !

      Qui en doute ? Après avoir signé un accord de coopération nucléaire avec Sarkozy, soi-disant pour construire une centrale de désalinisation de l’eau de mer* (un prétexte déjà invoqué par Paris pour la construction de la centrale de Dimona, en Israël, dans les années 1950), Khadafi vient de signer un accord de coopération nucléaire avec Poutine**.

      Que c’est beau, des complexes militaro-industriels qui se battent pour une énergie non polluante, et pour le respect du Traité de non-prolifération nucléaire !

      Comme dit Ulrich Beck, on « escamote » le danger nucléaire...

      Sommes-nous en train d’assister au début d’une farce grandeur nature aussi amusante que terrifiante ? Son thème ?

      L’escamotage du risque nucléaire face à la catastrophe du changement climatique et à la crise pétrolière.

      Lors du sommet du G8 organisé à la mi-juillet à Hokkaido, le président américain, George Bush, a de nouveau plaidé pour la construction de centrales nucléaires.

      Son homologue français, Nicolas Sarkozy, souhaite que l’Europe se dote de nouveaux réacteurs et appelle à la relance de l’énergie nucléaire dans une économie post-pétrole.

      Voir Lien

      * France-Libye, un accord nucléaire qui ne manque pas de sel , Lien

      ** Lien

    • Compte supprimé 15
      Compte supprimé 15 répond à greenworld
      « LA RUE EST A VOUS »...
      • Posté à 10h55 le 09/11/2008
      • Internaute 57922
        « LA RUE EST A VOUS »...

      on est d’accord greenworld

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 13h14 le 04/11/2008
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    C’est un bon gestionnaire. Enfin d’après les Parisiens qui l’ont encore une fois réelu comme maire.
    Il colle bien à cette image bobo, citadine.
    Rien d’un révolutionnaire bien sûr. Mais de l’audace parfois, de la probité, et une volonté de fer qui transparait sous un certain autoritarisme. Ses adversaires n’ont qu’à bien se tenir ! On a l’impression que rien n’arrêtera son ascension vers le pouvoir.

  • el Chiquito
    el Chiquito
    en promenade
    • Posté à 13h19 le 04/11/2008
    • Internaute 45214
      en promenade

    La sociale-démocratie est une expérience qui appartient au passé et qui a échoué (voir Blaire, Jospin, Schroeder). Pourquoi des gens du PS ne voient pas d’autres issue que le ni droite ni gauche de la sociale-démocratie ? Un peu de créativité que diable ! ! !
    Lien

    • Network 23
      Network 23 répond à el Chiquito
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 21h04 le 04/11/2008
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      Il faut un Etat préventif qui change les rapports de force et non pas, comme dans la social-démocratie, un Etat secouriste qui ne remet pas en cause le système. (Royal)

      C’est quoi la différence avec la social-démocratie ? Royal a exactement les mots des socialistes du début du XXe qui défendaient la social-démocratie : il faut participer au gouvernement pour changer les rapports de force.

      Si encore elle nous parlait de « démocratie participative », thème à la mode, ou que tout simplement elle demandait qu’on réforme une carte électorale qui date des années 1980, et qui donne autant de poids électoral, à l’Assemblée, à la Seine-St-Denis qu’à une circonscription de 3 000 habitants, on la suivrait peut-être.

      Si elle s’interrogeait sur le non-respect des jugements du Conseil d’Etat par l’exécutif, par exemple en ce qui concerne les expulsions collectives, on verrait de quoi elle parle, mais là...

      Si elle parlait du droit de vote des étrangers à toutes les élections, on pourrait parler d’un approfondissement de la démocratie, mais là...

      Ségo et Delanoë, très mauvais marketing, ça, de prendre les gens pour des # ! %µ|

  • tOrDrE L¤RdRe
    tOrDrE L¤RdRe
    chien de talus
    • Posté à 13h21 le 04/11/2008
    • Internaute 50571
      chien de talus

    de la gauche, de la vraie, pas coupée avec 2/3 de droite !

  • nicogé
    nicogé
    walz
    • Posté à 13h28 le 04/11/2008
    • Internaute 4892
      walz

    nucléaire, social-démocratie, libéralisme, travail jusqu’à 70 ans : dans bon nombre de pays, et même ici il y quelques années, il aurait fait un excellent candidat... de droite.

    pauvre PS.

    prolétaires de tous pays, unissons-nous !

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 13h31 le 04/11/2008
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    Au vu de ces déclarations contradictoires (Royal et Delanoë), on peut se demander si ce n’est pas plutôt le PS qui est périmé...

    Lien

  • General Subverciòn
    General Subverciòn
    viva Makhnovchtchina
    • Posté à 13h44 le 04/11/2008
    • Internaute 47117
      viva Makhnovchtchina

    Il oublie juste que DSK(Monsieur Nucléaire au FMI) et Lamy sont au coeur de la faillite financière mondiale,et socialistes...Changer,ce n’est pas prendre les mêmes vieilles recettes pourries avec les même guignols pour faire du « neuf » qui consisterait juste le fait de temporiser les effet de l’ultra-libéralisme triomphant qu’ils servent...ils le font déjà depuis logtemps,et c’est justement ça ce qu’on leur reproche à ces sociaux-traitres...

    • AlfredoGarcia
      • Posté à 16h54 le 04/11/2008
      • Internaute 47461
        Rien

      Il y a de la mauvaise foi plutôt que de la mauvaise conscience.
      En quoi DSK qui demande depuis Davos 1998 la régulation des marchés est-il responsable d’une faillite causée par l’idéologie qu’il a toujours combattu ? !
      Et Lamy, quelqu’un qui(par exemple) défend la PAC européenne, donc les subsides, quelqu’un qui est le pdt d’un organisme de RÈGLEMENTATION du commerce international (exactement ce que l’on demande aujourd’hui - et DSK depuis 98 - au FMI de devenir pour les marchés financiers) comment peut-on l’accuser d’ultra-libéral ?
      C’est du n’importe quoi, des balivernes qui n’aident pas à faire avancer le schmilblick, seulement créer de l’impasse et ouvrir un boulevard à la droite dévergondée - cela fait 40 ans que ça dure, même plus, comme disait Jaurès ces révolutionnaires incapables de prendre d’assaut la caserne des pompiers de quartier

      • General Subverciòn
        General Subverciòn répond à AlfredoGarcia
        viva Makhnovchtchina
        • Posté à 20h05 le 04/11/2008
        • Internaute 47117
          viva Makhnovchtchina

        Quand on y va même si on sait que c’est cuit,on y fait quoi à part relayer les lobbies et affamer les pays ou c’est la misère et la famine qui gouvernent avec des histoires d’intérêts et de dettes irrécupérables ?
        Encore un partisan de la loi du moins pire,qui n’a pas complètement tort quand il dit que ça fait 40 ans que ça dure,sauf que quand on est « socialiste »,on ne se dit pas libéral,parce que d’abord,c’est antinomique,mais en plus,c’est éthiquement immoral,vu qu’un socialiste,un vrai,il n’adhère pas à la théorie de la loi du marché,sinon,on apelle ça un mec de droite...cqfd !
        Rapelles-moi seulement depuis le gouvernement de 1983,si une seule mesure de gauche a été votée,adoptée et pérénnisée jusquà nos jours...à mon avis,tu vas avoir du mal à trouver...

      • Network 23
        Network 23 répond à AlfredoGarcia
        identité perdue dans mes papiers (...)
        • Posté à 21h07 le 04/11/2008
        • Internaute 23367
          identité perdue dans mes papiers (...)

        L’OMC, c’est pas n’importe quelle « réglementation du commerce international » non plus...

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