Citycampus.fr 01/11/2008 à 19h34

En Italie, la colère ne faiblit pas contre la réforme de l'éducation

City Campus"
Tremeur Denigot | flâneur


Manifestation contre la réforme de l’éducation à Rome le 23 octobre (Alessandro Bianchi)


L’Italie n’en finit plus de se déchirer depuis que le gouvernement Berlusconi, via sa ministre de l’Education Mariastella Gelmini, a entrepris de « réformer » l’école et l’université. Journées de protestation, occupations d’écoles et d’universités, manifestations : l’opposition fait entendre sa voix.

Le 25 octobre, 2 millions de personnes dans la rue à l’appel du Parti démocrate (PD) de Walter Veltroni. Jeudi, grève générale dans le primaire à l’appel des trois principales confédérations syndicales. La loi Gelmini, adoptée par le Sénat italien, ne passe pas, et une grève générale est annoncée pour le 14 novembre.

Le mouvement a jusqu’à présent été largement pacifique et tente de refuser toute instrumentalisation politique, mais des manifestants et groupes d’extrême droite en sont venus aux mains mercredi.

En fait de réforme structurelle, le projet gouvernemental ressemble fort à une froide politique de rigueur. Le ministère annonce 7% d’effectifs en moins, soit 87 000 postes d’enseignants qui disparaîtront d’ici à quatre ans, afin de réaliser 7,8 milliards d’euros d’économie, auxquels se rajouteraient des coupes budgétaires de l’ordre de 1,5 milliard d’euros pour l’université. Voilà pour le fond.

Les vrais objectifs de la réforme sont strictement budgétaires

Reste la forme, le retour au maître unique à l’école, la mise en péril du « temps plein » scolaire, le projet de faire de certaines universités des fondations de droit privé, etc. Autant de propositions non débattues, mais combattues, pied à pied.

Les vraies réformes, qui semblent nécessaires pour une école et une université objectivement en crise, ne sont pas abordées (quid du népotisme scandaleux à l’université ?). Les vrais objectifs sont budgétaires.

L’avenir paraît plus sombre encore pour toute une génération. On est bien loin d’un « parfum de mai » : pour les jeunes Italiens qui défilent, pas question d’imaginer, d’inventer.

Ils ne revendiquent pas leur droit à une part de rêve, mais plutôt une simple réalité, tangible, dont leurs parents ont profité avant eux : des études accessibles, un emploi qualifié et choisi et d’un salaire garanti. Sachant qu’ils devront, eux, partir en retraite à leurs frais et plus tard.

C’est comme une ambiance morose et fraîche de fin de bal qui saisit l’Italie comme tant d’autres pays, avec angoisse bancaire, énergétique, géopolitique et environnementale en guise de décor. Si en plus on se met à toucher à l’école, à l’université, au cœur même de la fabrique de l’avenir...

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City Campus
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  • Animateur
    Animateur
    Fondateur du Comité de (...)
    • Posté à 00h14 le 02/11/2008
    • Internaute 46593
      Fondateur du Comité de (...)

    Il est grand temps de réagir de notre côté des Alpes ! Suivons l’exemple des italiens, qui subissent la même destruction du service public de l’éducation que nous ! D’ailleurs, le ras-le-bol ne concerne pas que l’enseignement (loin de là) mais il pourrait fédérer notre colère ! Oui à la convergence des luttes et oui à une grande grève générale reconductible !

    Comité de Résistance Citoyenne - Lien - Lien

  • compte-supprimé
    • Posté à 20h55 le 01/11/2008
    • Internaute 49364
      Haggard

    A quand 2 millions de citoyens dans la rue en France ?
    pour les mêmes raisons et bien d’autres encore.

    Oups ! rectificatif : Après un petit tour d’horizon de l’info sociale et économique, 2 millions est un objectif parfaitement atteignable très vite. Peu être pas DANS la rue mais A LA rue sûrement...

    • neudwé
      • Posté à 22h54 le 01/11/2008
      • Internaute 10284

      le CPE en a mobilisé 3 millions...
      mais la question reste entière : à quand ?
      toutefois mon petit doigt me dit qu’on aura pas nécessairement à attendre tant que ça...

      et soit dit en passant, les réformes menées à tous les niveaux du système éducatif par le gouvernement Sarkozy sont d’une cohérence contre-révolutionnaire à glacer le sang.

  • kenny
    kenny
    oui
    • Posté à 20h09 le 01/11/2008
    • Internaute 22589
      oui

    et chez nous ils attendent quoi ?
    qu’est-ce que nous attendons de plus ?

    • lamichael
      lamichael répond à kenny
      • Posté à 03h32 le 02/11/2008
      • Internaute 20431

      Comme la dit notre,de plus en plus,cher président :
      « En France désormais quand il y a une manifestation,plus personne ne s’en aperçois. »

      Manifesté contre le pouvoir fait partis de notre histoire.C’est dans notre sang.Voir une fierté.
      Ne plus le faire entraîne des frustrations.
      Qui,je le croit, devront être comblé.
      Un jour...Quand ? ?
      Dieu seul le sait et parfois il se trompe.

      Ce qui est sur c’est que nous manquons de meneur,
      pas de suiveur.Et que les raisons de suivre celles ou ceux qui saurait motiver les troupes sont de plus en plus nombreuses.

  • Phisines
    • Posté à 20h55 le 01/11/2008
    • Internaute 37645

    Le démantèlement de l’Education nationale à coups de suppressions de postes est une véritable honte. En effet, le Gouvernement veut faire de toutes petites économies alors qu’il accorda des largesses fiscales aux plus aisés.
    Il serait souhaitable que les citoyens français imitassent les citoyens italiens. Puisque le Gouvernement italien veut imiter la politique de l’UMP, la résistance italienne devrait être imitée de la même façon. La résistance italienne mérite l’admiration et doit servir de modèle !

  • lesuperdidou
    lesuperdidou
    Saltimbanque
    • Posté à 20h50 le 01/11/2008
    • Internaute 46485
      Saltimbanque

    Vu la photo, ils sont gros les pigeons là-bas !

  • PIT LE CHIEN
    PIT LE CHIEN
    Wouaooouh!
    • Posté à 20h50 le 01/11/2008
    • Internaute 25924
      Wouaooouh!

    BERLUSCONI/SARKOZY même combat ! (même classe, même élégance, même culture).
    Le monde entier rigole de notre guignol marabouté. « Super Sarkozy not so super »... titrent les anglo-saxons.

    En France, 18 millions d’électeurs n’ont pas voté Sarkozy. Où sont-ils ? En RTT ? En vacances scolaires ? Vivement la rentrée ! ! !

    A bas le guignol permanent.

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 21h01 le 01/11/2008
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Les organisations syndicales françaises préfèrent se mobiliser pour les élections prud’hommales que de travailler pour mettre sur pied LA GREVE GENERALE INTERPROFESSIONNELLE RECONDUCTIBLE que de nombreux salariés attendent. Cette situation pourrait être renversée si les citoyens SE PRENAIENT davantage en charge et faisaient fi de ces Confédérations syndicales qui ne défendent que leur pré-carré. Bien sûr, ceci au sommet, car à la base de nombreux militant(e)s sont prêts à s’unir pour mener une GRANDE ACTION REVENDICATIVE. Le TOUS ENSEMBLE de 1995, doit être remis au goût du jour, et vite car il y a urgence... !

    D’ailleurs en 1968, les Italiens avaient été aussi actifs contre le pouvoir de l’époque, mais comme il y avait plus d’échecs et de désillusions que de victoires sociales, les Brigades Rouges ont rapidement occupées le devant de la scène contestatrice... !

    Lien

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 21h13 le 01/11/2008
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Depuis quelques temps l’Italie semble préluder à ce qui peut se passer en France. Au niveau électoral, la vacuité de « l’opposition de gauche », a ouvert un boulevard à un homme d’affaires arriviste. Quand on regarde l’hexagone on a un tableau similaire et on ne donne pas cher du PS lors du prochain carnaval électoral.
    Côté éducation, il cavaliere n’y est pas allé de main morte. Tout comme l’executif français qui s’applique à abattre tout le service public.
    La réaction des Italiens s’est peut-être fait un peu attendre mais elle risque de prendre la forme d’une vague de fond durable.
    Les Français vont-ils se réveiller ? A quand la grande grève généale tant nécessaire ?
    Côté facho, par contre, on a déjà donné et Le Pen est presque à la retraite. Eux - enfin certains Italiens - fantasment dur sur le Duce, le larbin d’Hitler.
    Comme idole dans le genre, à part Pétain, on n’a pas grand monde. Là tant mieux.

  • éternellerebelle
    éternellerebelle
    enragée !
    • Posté à 21h34 le 01/11/2008
    • Internaute 22982
      enragée !

    Bonsoir à tous,

    Oui la résistance italienne,mérite notre admiration,c’est
    un grand mouvement,avec blocages et occupations d’écoles et de lycées,et cela depuis des semaines
    et plus de 2 millions de citoyens dans la rue,et une gréve Génerale annoncée pour dans quelques jours !

    Ici en France,alors que la situation sociale empire chaquejour
    la riposte quand elle existe passe inaperçue aux yeux de Sarkosy,et pour cause :
    des défilés mornes,avec slogans et chansonnettes + ou moins débiles,
    des journées dites de » mobilisations « ,sans lendemains,qui désespérent ceux qui veulent agir pour
    gagner
    exutoires des corporatismes,voulus par des aparatchiks syndicaux,qui ont si peur d’étre débordés,et surtout qui veulent garder leurs priviléges de “partenaires sociaux”
    et
    qui ont décidé depuis des lustres ,que : » bon il fallait attendre que les masses soient prétes »,et etre responsables ! ! et négooocier,alors méme que le feu gagne !
    alors méme que la situation demanderait une riposte massive,par blocages et gréves partout
    alors méme que nous sommes une multitude à l’espérer ! !
    Mais quand allons nous les forcer à faire leur boulot enfin ? ? ? ou
    OUI ! LES DÉBORDER ,ET LES VIRER(Je parle des directions syndicales VENDUES ,sauf ,peut etre SUD !

    Lien avec le blog de celeste,pour entre autrs informations,celle sur l’italie qui bouge,
    et aussi trés beau poéme d’amour sur la tragédie des couples mixtes de sans papiers séparés.

    Lien

    C’est superbe et tendre et ça fait du bien.....
    et merci à rue 89 de parler de l’italie,(entre autres
    sujets ,honteusement ignorés des médias propagandistes
    pour beaucoup de la parole du pouvoir

  • Tremeur Denigot
    Tremeur Denigot
    Auteur(e) de l'article flâneur
    • Posté à 21h37 le 01/11/2008
    • Internaute 44421
      flâneur

    Petite mise au point.
    Le toilettage qu’a subi mon article ainsi que les commentaires m’invitent à rectifier les choses. Ce que je voulais suggérer est ce dont j’ai le sentiment, corroboré par de nombreux observateurs, et qu’une étude objective du mouvement à l’œuvre en Italie impose, est qu’au-delà d’une opposition de nature politique et partisane à la réforme entreprise par le gouvernement Berlusconi du secteur de l’éducation, nous assistons à un frisson dans la société civile contre une entreprise grevant l’avenir des générations actuellement scolarisées. Point de « résistance » ou de grand soir, mais plutôt un mouvement, qui se dit lui-même non politisé, de jeunes et de parents qui savent combien les réformes sont nécessaires, mais ne peuvent se satisfaire de demi-mesures proposées, ou plus encore, des non-réformes engagées qui répondent à des impératifs de nature budgétaires quand il y aurait tant à faire et à changer, vraiment. C’est à la fois un sentiment de ras le bol et un phénomène générationnel de la part de ceux qui se refusent à voire des clientèles continuer de se partager un gâteau dont les part se réduisent et dont ils sentent bien qu’ils n’auront que les miettes, si toutefois ils sont invités au festin.

  • éternellerebelle
    éternellerebelle
    enragée !
    • Posté à 23h19 le 01/11/2008
    • Internaute 22982
      enragée !

    @ Mr
    Tremeur Denigot

    OUPS ! Objectivement !

    Vous réduisez le mouvement italien à :
    « Un frisson dans une société civile contre une entreprise grevant l’avenir des générations actuellement scolarisées »

    En france nous sommes une multitude a attendre un tel frisson(sic)
    FRISSON, qui générait comme en Italie :

    2 millions et demi de citoyens dans la rue, des occupations d’écoles,
    une gréve dans le primaire jeudi,
    UNE GRÉVE GÉNÉRALE LE 14 novembre

    En toute objectivité ! ! ! !
    PS : vous parlez de toilettage ! Qu’entendez vous par là ?

    • Tremeur Denigot
      Tremeur Denigot répond à éternellerebelle
      Auteur(e) de l'article flâneur
      • Posté à 23h33 le 01/11/2008
      • Internaute 44421
        flâneur

      Je ne « réduis » pas le mouvement, j’essaye tout juste de faire percevoir la nature du malaise qui selon moi est celui d’un ensemble très disparate et qu’on ne peut réduire à une mobilisation de l’opposition politique au gouvernement. C’est précisément ce que ce dernier fait, le président du Conseil ayant lui-même suggéré que la jeunesse était manipulée et qu’il n’y avait là qu’une forme d’opposition téléguidée à son action politique et non un mouvement profond exprimant dissension et malaise. Sur la question des chiffres, vous savez bien qu’il est inutile d’épiloguer sur une question qui déchire autant en Italie qu’en France. « Frisson », une façon de dire que la société civile se réveille, s’ébroue, sans présager de ce qu’il adviendra, je ne suis pas devin. Mais en effet, je pense que le mouvement est ample et se refusera à s’arrêter si vite. D’ailleurs, et c’est déjà un succès notable de ce mouvement, on commence ici et là à parler vraiment de ce qui ne va pas dans l’école et l’Université, et à imaginer les réformes, efficaces celles-là, à entreprendre.

    • Tremeur Denigot
      Tremeur Denigot répond à éternellerebelle
      Auteur(e) de l'article flâneur
      • Posté à 00h05 le 02/11/2008
      • Internaute 44421
        flâneur

      J’oubliais, le « toilettage ». Rien que de très normal ici. Les rédacteurs en chef se réservent le droit de coupes, de faire les titres et intertitres plus en phase avec la ligne éditoriale, etc. Rue89 est un site d’information sérieux et très attentif au droit d’expression des contributeurs et autres riverains. N’allez donc pas imaginer que mon article a fait l’objet de bidouillages peu avouables. Reste que les coupes peuvent parfois atténuer certains points de vue, certains angles. C’est tout ce que je voulais signifier à propos de ma brève. Mais vous pouvez vous en rendre compte par vous-même en cliquant sur le logo de CityCampus, le site participatif et collaboratif étudiant pour lequel j’écris et qui est partenaire de Rue89, et accéder ainsi à l’article.

  • Elias
    • Posté à 23h44 le 01/11/2008
    • Internaute 9028

    Enfin ! Il était plus que temps que la formidable mobilisation spontanée de la jeunesse , des enseignants, des parents d’élèves dans toute l’Italie trouve un article pour en rendre compte dans Rue 89 !
    Cat IL Y A DES SEMAINES QUE CE MOUVEMENT DURE TOUT EN ETANT INVISIBLE DANS LES MEDIA FRANCAIS.

    Le Mouvement spontané est d’une grande puissance. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, il a commencé des semaines avant la Manif du PD de Veltroni dont la date était en outre fixée depuis longtemps et sans liaison avec le feu aux poudres déclenché par les Instits, les étudiants, les lycéens , les profs d’Université. Il y a une tendance au Monde notamment à vouloir laisser croire que le PD est à l’initiative, ce qui est complètement faux.

    Les syndicats de base par différence avec les Confederations, les orgas étudiantes ont su seules trouver le chemin de l’affrontement de millions d’hommes et de femmes contre la Mafia du Capital , Le GVT Berlusconi et le Decret GELMINI, avec des formes d’auto organisation exemplaires, trouvant seules la force du Combat centralisé jusque devant le SENAT LE JOUR DU VOTE ET QUI CONTINUE AVEC LES OCCUPATIONS ET LES CORTEGES après le vote :

    C’est la voie à suivre en France où les Appareils Confederaux liés pieds et poings au MEDEF et à l’ETAT, font tout pour empêcher la mobilisation de masse centrale contre la destruction de l’Enseignement et de la Fonction Publique par Fillon / Sarkozy et signent avec ignominie des accords de convergence avec les Ministres et le GVT tout en faisant, comme l’appareil de la CGT, la chasse aux Unions Locales qui ne sont pas d’accord et qui veulent combattre. C’est ainsi que Les Thibault et LE DUIGOU poursuivent devant le Tribunal L’Union Locale CGT de DOUAI par exemple afin d’obtenir sa dissolution comme CHEREQUE avait poursuivi en justice les syndicats CFDT qui s’étaient opposés à son infamie lors de la signature sur La remise en cause de la Retraite par le GVT CHIRAC.

    Le Mouvement sclérosé et intégré par la cogestion à l’ETAT et / ou financé par les caisses noires de l’UIMM est la terrible plaie que porte en son flanc le syndicalisme residuel français. Ce ne sont pas les syndiqués de base qui sont en cause mais bien les Appareils centraux des Confederations , vrais chiens de garde du Capital.

    La GREVE EN ITALIE et LE MOUVEMENT GENERAL DE MILLIONS D’HOMMES DEBORDANT LE CADRE POURRI des Confederations et entrainant leurs militants à la base est la voie à suivre ici en France. Les meilleurs alliés de SARKO FILLON sont THIBAULT, CHEREQUE, MAILLY, et l’inénarrable Aschieri pour la FSU qui nous vante les merites des lachers de ballon dans les villages pour lutter contre la politique du GVT... Aschieri est une loque carrieriste qui sert de serpillière avec son appareil au GVT Des Banquiers et du Capital.RUPTURE des negociations dans tous les secteurs de la Fonction Publique avec le GVT et Mobilisez les travailleurs, chomeurs, jeunes, precaires, sans papiers, dans la rue TOUS UNIS ET TOUS ENSEMBLE A PARIS DEVANT L’ASSEMBLEE NATIONALE LE JOUR DU PASSAGE DES LOIS OU DECRETS SCELERATS ! REGARDEZ ROME !

    • Tremeur Denigot
      Tremeur Denigot répond à Elias
      Auteur(e) de l'article flâneur
      • Posté à 23h53 le 01/11/2008
      • Internaute 44421
        flâneur

      « Le Mouvement spontané est d’une grande puissance. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, il a commencé des semaines avant la Manif du PD de Veltroni dont la date était en outre fixée depuis longtemps et sans liaison avec le feu aux poudres déclenché par les Instits, les étudiants, les lycéens , les profs d’Université. “

      Tout à fait juste, il est bon de le rappeler.

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 03h45 le 02/11/2008
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    « sans présager de ce qu’il adviendra, je ne suis pas devin. Mais en effet, je pense que le mouvement est ample et se refusera à s’arrêter si vite. »

    Résistance ? Grand Soir ? On n’en sait rien. Les Italiens, comme n’importe quel autre peuple ne se sont pas réveillés un matin en se disant : « Tiens, ce matin j’irai bien faire la Révolution ». Dommage peut-être mais, à travers tous les mouvements sociaux et autres insurrections, cela ne s’est jamais encore passé comme ça !

    • Tremeur Denigot
      Tremeur Denigot répond à nemo3637
      Auteur(e) de l'article flâneur
      • Posté à 09h57 le 02/11/2008
      • Internaute 44421
        flâneur

      Ce n’est certainement pas la première fois, ni la dernière, que les italiens se livrent au plaisir de « scendere in piazza », prendre la rue si vous voulez. C’est un sport assez national et tout autant de gauche que de droite. La Ligue du Nord en a même fait une de ses pratiques politiques qu’elle agite régulièrement comme une menace avec la délicatesse qu’on lui connaît.
      Sachez par ailleurs que les dernières élections au cours de la période récente nous indiquent avec une certaine clarté que s’il fallait s’essayer au jeu de situer la majorité de l’électorat politique sur l’échiquier de la représentation nationale, c’est à droite qu’il faudrait chercher. Le gouvernement Berlusconi s’est fait réélire dans un fauteuil (avec 70% de participation) après que le Cavaliere a été Président du Conseil de 1994 à 1996 et de 201 à 2006. Tout porte à croire que sa majorité occupera encore le pouvoir pour 5 ans, puisqu’elle dispose de la majorité tant à la Chambre qu’au Sénat. Cela constitue un record puisque rappelons qu’en 63 ans, la Péninsule a connu 62 gouvernements ! Quant à la ligue du Nord, son alliée, elle est montée à plus de 8% aux dernières élections, ce qui est de loin d’être un épiphénomène.
      Si le mouvement actuel est intéressant, c’est précisément parce que, malgré cette réalité politique, on assiste à une protestation protéiforme qui s’attaque précisément à un train de réforme en tant qu’il est une façon de déguiser la rigueur, et tout autant parce qu’il s’en prend à la jeunesse. Or de cela, les italiens ne veulent pas, de droite comme de gauche, semble-t-il. Voyez-vous, si parmi les manifestants vous trouverez des opposants à Berlusconi, des révolutionnaires, pourquoi pas, je pense que vous trouverez aussi des conservateurs qui comme je le disais plus haut, militent ici pour qu’on leur garantisse les mêmes droits ou avantages que leurs parents ont eut. Par ailleurs, je pense qu’il y a un mouvement, tant à droite qu’à gauche de ras le bol face au jeu des clientèles qui ronge ce pays, et l’Université en particulier. Et de cela, il serait bon de plus parler (ce que nous pouvons faire si vous le voulez).

      • Lorycalque
        • Posté à 13h02 le 02/11/2008
        • Internaute 14591

        Juste une observation :
        « Cela constitue un record puisque rappelons qu’en 63 ans, la Péninsule a connu 62 gouvernements ! »
        Oui évidemment, c’est « arithmétiquement correct », mais comme en fait la Démocratie- chrétienne a eu l’exclusivité du pouvoir pendant 40 ans (Giulio Andreotti est à cet égard un exemple de longévité politique représentatif de ces décennies), la question de l’instabilité politique se trouve nettement redimensionnée. L’Italie est certainement un des pays les plus conservateurs d’Europe.
        Et la manière dont les choses se passent, la totale absence de méritocratie dans l’administration et le système universitaire reflète toute l’influence du Vatican sur le pays, problème tout à fait particulier à l’Italie qui n’a pas d’équivalent en France.

         
        • Tremeur Denigot
          Tremeur Denigot répond à Lorycalque
          Auteur(e) de l'article flâneur
          • Posté à 13h39 le 02/11/2008
          • Internaute 44421
            flâneur

          Très juste. L’instabilité ministérielle ne doit pas faire perdre de vue la constance des orientations politiques. Par contre, dire que l’Italie remporte la palme du pays le plus conservateur d’Europe, je ne sais pas. Il serait d’ailleurs difficile de définir des indicateurs satisfaisants pour étudier la chose. Reste que, dans des domaines comme la bio-éthique, l’école, la laïcité, la place des femmes, l’intégration des immigrés, etc, on peut à juste titre parler de conservatisme de la part d’un grande partie de la classe politique et de l’opinion, et l’influence du Vatican n’est sans doute pas à négligeable en la matière. D’ailleurs, l’Église ne se gène pas pour intervenir directement dans le débat public, chose qui n’est pas toujours perçue en France. Ce qui, vous avez raison de le souligner, constitue une différence notable avec la France

        • nemo3637
          nemo3637 répond à Lorycalque
          Déchoukeur
          • Posté à 03h19 le 04/11/2008
          • Internaute 44521
            Déchoukeur

          « Cela constitue un record puisque rappelons qu’en 63 ans, la Péninsule a connu 62 gouvernements ! »

          Cela pourrait donc faire penser qu’en réalité elle n’en a eu aucun !
          Les postiers ont continué à distribuer le courrier, la boulangère continuait à fournir du pain, les vignerons fabriquaient toujours du chianti etc...
          Comme quoi les gouvernements ne servent pas à grand chose.

        2 autres commentaires
  • gelu42
    • Posté à 09h27 le 02/11/2008
    • Internaute 23109

    Les droites n’ont jamais aimé l’éducation des peuples. Il est plus facile d’exploiter les ignorants que les gens plus instruits et capable de réfléchir. C’est pourquoi chez nous darcos a construit ses programmes qui nous font revenir 50 ans en arrière. Et parallèlement il détruit méthodiquement le service public d’éducation.

  • Tremeur Denigot
    Tremeur Denigot
    Auteur(e) de l'article flâneur
    • Posté à 10h11 le 02/11/2008
    • Internaute 44421
      flâneur

    A tous, ce lien vers un article de la Repubblica (en italien) qui annonce aujourd’hui que Berlusconi a subitement décidé de mettre la pédale douce sur la réforme de l’Université (pas celle de l’école).

    Lien

    Il semble devenu urgent d’attendre pour le gouvernement alors que les décrets d’application devaient être votés la semaine prochaine. Désormais il semble bien que ce soit au tiroir qu’est destinée une réforme universitaire qui plus encore qu’à l’école montrait sa très réelle intention de coupe budgétaire. IL semble que l’association des étudiants et des professeurs dans les rues aient eu raison, au moins pour un temps, de la volonté réformatrice de Sua Emittenza (et de ses alliés politiques)...

  • kebra
    kebra
    Bisounours killa
    • Posté à 10h12 le 02/11/2008
    • Internaute 8550
      Bisounours killa

    Enfin !

    la Rue découvre enfin que le monde est plus vaste que la France, les USA et la Chine. Il vous en faut du temps pour trouver un pigeon qui s’y colle gratos... Limite de votre système ? Tuttavia, l’italiano non è per noi una lingua difficile. (Pourtant, l’italien n’est pas pour nous une langue difficile)

    L’Italie, c’est un pays frère et voisin gouverné par une copie de notre catastrophe présidentielle. Cela fait plusieurs semaines que le mouvement est enclenché, il répond à une casse de l’éducation comparable à la notre, il a une ampleur exceptionnelle, il déborde le cadre syndical et politique traditionnel aussi naze qu’en France. Cela doit nous donner des idées, c’est sans doute pour cela que le service minimum médiatique s’impose...

    A moins que les journalistes de la Rue ne soient définitivement plus bourgeois que bobos et refusent de voyager low-cost, de manger la pasta et de squatter un canapé ? Peur de s’éloigner de new Oberkampf ? Pas confiance dans votre modèle économique ?

    • A déménagé le 25 octobre
      • Posté à 11h12 le 02/11/2008
      • Internaute 33755

      Sur le fil de l’article de Besancenot, golden ratio, un riverain qui te répondait laissait entendre qu’en Grèce, ils firent ses jours derniers une grève générale. J’ai cherché, j’ai pas trouvé. T’as des news ?

      @la Rue : le prix du kérozène fond ; la Grèce à la Toussaint, c’est 25° à l’ombre ; j’connais les bonnes adresses ; vous n’êtes pas déjà en train de réserver ? !

      • kebra
        kebra répond à A déménagé le 25 octobre
        Bisounours killa
        • Posté à 11h36 le 02/11/2008
        • Internaute 8550
          Bisounours killa

        Salut à toi,

        j’avais vu l’info sur ce fil mais j’ai pas trop gratté, juste un petit tour.

        Lien

        Lien

        J’ai l’impression que c’était une journée de grève et pas un mouvement reconductible.

        Je creuse mais je ne comprend pas le grec. Il n’y a pas d’hellénistes sur la Rue ?

        L’avion pour l’Italie me parait plus indiqué, nos cousins germains transalpins peuvent vraiment nous inspirer. Il n’y a pas qu’en foot que l’esprit de compet doit exister entre nos deux pays. On ne va pas les laisser champion de la prise de rue sans réagir ! ! !

         
        • A déménagé le 25 octobre
          • Posté à 12h31 le 02/11/2008
          • Internaute 33755

          Fort juste !
          Au lieu de se traiter nos soeurs, agissons en frères !

          J’ai trouvé des liens aussi. Il apparaît que cette grève du 21 chez eux était du même acabit que celles d’Italie ou de France, contre la destruction des services publics : zont quand même refourguer le port d’Athènes aux chinois ! J’ai rien contre eux, mais entre les bouchons parisiens (pas les traffic jam, les troquets), les énergies africaines et sud américaines, voilà ce que leur très libre marché fort peu libre propose comme alternative : tout pour un et tous contre tous.

          Et si Sua HémisphèreDroit voyait son AC de Milan racheté par le Foutball Club of Beijing ? .. Hein ? ! F’rait moins le malin, Sua poil au bras !

        1 autres commentaires
    • Olitchouf
      Olitchouf répond à kebra
      formateur
      • Posté à 13h09 le 02/11/2008
      • Internaute 44898
        formateur

      « un pays frère » ? l’Italie qui a inventé le fascisme et nous a envahi (Savoie) pendant la guerre ? Et qui nous donnerait des leçons de racisme moderne. Et qui rempile avec son Berlusconi (première fortune du pays, quand même). Et puis ça veut dire quoi, au juste, refuser de « squatter un canapé » ? Pas très bandante votre Italia, Kebra ! (sans vous offenser)

      • kebra
        kebra répond à Olitchouf
        Bisounours killa
        • Posté à 22h00 le 02/11/2008
        • Internaute 8550
          Bisounours killa

        Le totalitarisme n’a pas attendu Mussolini pour s’exprimer, le fascisme est une de ses formes les plus sociales et les plus compréhensibles dans le contexte ultra-nationaliste de l’époque, y compris en France, surtout après la crise du libéralisme, déjà, en 1929. Le fascisme est la réponse étatique absolue à la corruption de certaines élites et à l’individualisme forcené des années de révolution industrielle. Ses racines sont françaises et non pas italiennes, notamment dans le syndicalisme révolutionnaire, à l’extrême gauche et dans la droite anti-libérale, avec des spécimens rares comme les anarcho-monarchistes maurrassiens, rien de bien italien donc.

        Avec les méthodes vichystes d’Hortefeux, nous n’avons de leçon de racisme à donner à personne. Et Sarko est le petit frère de Berlu, élu avec un meilleur score. Nous sommes bien des frères sauf dans la grève générale. L’Italie est donc un bon exemple qui mérite le voyage même dans de mauvaises conditions, squatt sur canapé de contacts locaux par exemple. C’est plus clair ?

  • mechante langue
    • Posté à 10h58 le 02/11/2008
    • Internaute 28480

    Il y a un aspect qui semble négligé dans l’article , c’est l’echec totale de l’opposition ,de toute l’opposition lorsqu’elle fut au pouvoir.
    La médiocrité de l’opposition en Italie n’a rien a envier a la médiocrité berlusconnienne .
    Ce sont les deux faces de la meme piéce .
    Et j’ai bien l’impression qu’en France on assiste au meme scénario

    • Tremeur Denigot
      Tremeur Denigot répond à mechante langue
      Auteur(e) de l'article flâneur
      • Posté à 11h33 le 02/11/2008
      • Internaute 44421
        flâneur

      Cet aspect n’est pas négligé, l’article a tout simplement un autre angle et s’attache à la contestation actuelle et à venir, pas aux responsabilités passées. Cela dit, vous savez bien combien il est difficile de réformer l’école précisément parce que le sujet est très vite politisé et laisse libre cours aux affrontements de nature idéologique. La France n’échappe pas à cette règle. En Italie, les réformes ont été nombreuses, et faites tant par la gauche que par la droite, chacun s’ingéniant à détricoter ce que le précédent a fait.
      Vous trouverez ici (en italien) un aperçu des réformes majeures du XXe s. dans le domaine de l’éducation pour mieux apprécier cette réalité.
      Lien

      Reste que, pour vous satisfaire, on peut aussi dire que tant la droite que la gauche se sont refusées à partir d’une évaluation, pas même objective, mais simplement effective, de l’école pour pouvoir savoir quoi et comment réformer. C’est ce que le professeur Perotti, de l’Université Bocconi (très active dans l’actuel mouvement d’ailleurs) rappelle dans cet article (en italien…) de l’excellent site de débat économique « La Voce » (la version originale de ce qui existe en français, Telos-eu).

      Lien

      Il y rappelle que des instruments statistiques internationaux ont largement montré l’échec de l’école italienne (surtout dans le domaine mathématique), mais que l’INVALSI, l’agence nationale crée pour récolter statistiques et infos sur l’école pour en assurer l’évaluation, a été régulièrement sous-exploitée voire non utilisée. Les éternelles déclarations sur l’intention de récompenser le mérite, appuyées par tous, resteront lettre morte tant qu’on ne partira pas d’une évaluation sérieuse de l’école, conclue-t-il..

      • kebra
        kebra répond à Tremeur Denigot
        Bisounours killa
        • Posté à 12h08 le 02/11/2008
        • Internaute 8550
          Bisounours killa

        Bonjour,

        Je tiens à m’excuser pour le pigeon de mon premier post sur ce fil. C’était une réaction épidermique, réveil ronchon, en direction de la rédaction et pas une attaque sur votre travail ou votre personne. Votre article, surtout original, est assez complet, il présente bien la situation. Vous ne faites pas la part trop belle au PD, vous minorez la participation à la manif de Rome, vous restituez la dimension apolitique, en la surévaluant un poil comme toujours dans ce type de mouvement. Du bel ouvrage.

        Un petit regret mais vous êtes universitaire et vous focalisez logiquement sur la fac, je pense qu’il faut plus insister sur le refus de la partie école à mi-temps du projet. C’est vraiment dans l’air du temps des projets conservateurs en Europe. La Bavière veut enfin en sortir mais de nombreux pays veulent y (re)venir pour faire des économies. C’est une mesure désastreuse sans encadrement social, impossible à établir avec un budget de crise. Les riches pourront payer la garderie, les cours complémentaires et les loisirs. Pour les pauvres, c’est la télé, la console et la rue. De quoi accentuer l’apartheid éducatif et bétonner définitivement l’ascenseur social !

        Enfin, une mention spéciale pour votre participation sur le fil de très haute qualité, vous répondez même fort à propos à Méchante Langue de vipère, j’espère que les autres contributeurs en prendront de la graine…

         
        • Tremeur Denigot
          Tremeur Denigot répond à kebra
          Auteur(e) de l'article flâneur
          • Posté à 12h22 le 02/11/2008
          • Internaute 44421
            flâneur

          Merci pour les fleurs. Je pense qu’un site participatif sans participation est un non sens. Ce serait faire tort à l’esprit de la Rue que de ne pas assurer donc une participation sur ce fil, parole de volatile...

          Vous avez raison de pointer la réforme de l’école, qui est en fait le coeur de la réforme. Les deux mesures qui ont déclenché le feu aux poudres sont incontestablement le retour au maitre unique (alors que depuis 1985 c’est le « modulo » de 2 enseignants pour 3 classes qui prévalait) et la menace qui pèse sur le « plein-temps » scolaire, avec le risque afférent pour les catégories sociales moins favorisées (et pas nécessairement d’ailleurs) que vous soulignez.

          Si je m’intéresse plus à l’Université c’est parce que sur CC je m’adresse à des étudiants (pas en tant qu’universitaire, car je ne le suis pas). Par ailleurs, il m’apparaît que c’est l’Unversité qui risque de se faire le plus entendre et susciter une protestation plus ample et diffuse par capillarité. Le soudain recul de Berlusconi sur la question est bien d’ailleurs la preuve qu’il sent le vent du boulet....

        1 autres commentaires
  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 11h42 le 02/11/2008
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    Les « réformes » de l’éducation mises en oeuvre en Italie et en France me paraissent identiques sur le fond. Leur finalité consiste à assurer la préservation d’un pool de main-d’oeuvre réelle (salariés) ou potentielle (chômeurs) au sein duquel les employeurs pourront aller puiser au moindre coût, en mettant les postulants à un emploi en concurrence les uns avec les autres. Ce « programme » est déjà en voie d’application dans les deux pays.

    Il s’agit d’une tentative de paupérisation de tout un pan de la société. C’est politiquement très risqué, car il s’agit de revenir à un schéma ancien – carrément réactionnaire – où seuls les élèves/étudiants issus de familles bourgeoises pourront s’en tirer à bon compte. Ce schéma est largement refusé par la population.

    Mais ce qui se passe actuellement en Italie démontre que ni la gauche (naturellement !) ni une bonne partie des électeurs de droite ne sont d’accord sur cette finalité. Leur problème est qu’il n’existe pas actuellement de mouvement politique susceptible de donner corps à cette opposition : il faut des mots d’ordre, des schémas alternatifs crédibles, etc., que les formations politiques et syndicales traditionnelles ne sont pas en mesure de proposer. Je ne suis pas sûr que le parti de Walter Veltroni soit capable de canaliser les forces d’opposition en Italie, pas plus que les « leaders » du PS ou des Verts en France.

    La rébellion massive de la base en Italie traduit une demande très positive de nouveau leadership politique, mais qui saura y répondre ? Les Italiens ont au moins le mérite de s’exprimer dans la rue et de révéler cette demande au grand jour. En France, il y a une sorte d’atonie générale de l’opposition, malgré des manifestations fragmentaires de rébellion centrées sur des revendications ponctuelles (CAMIF, automobile, personnels d’Air France, etc.), et les « masses » sont (pour l’heure) tétanisées par la crise grandissante. En ce sens, il semble exister une « conscience de classe » renaissante en Italie qu’on serait bien en peine de retrouver en France... Les Italiens seraient-ils moins sensibles aux chants des sirènes individualistes, typiques de l’idéologie capitaliste, que les Français ?

  • charlybaby
    charlybaby
    Intermittent
    • Posté à 12h13 le 02/11/2008
    • Internaute 50632
      Intermittent

    Et d’où viennent toutes ces réformes budgétaires ? De l’Europe bien sûr ! L’Europe et le FMI = même combat.

    • Tremeur Denigot
      Tremeur Denigot répond à charlybaby
      Auteur(e) de l'article flâneur
      • Posté à 12h24 le 02/11/2008
      • Internaute 44421
        flâneur

      Je ne comprends pas cette remarque. Mais il est très certainement commode d’imputer à la méchante « Bruxelles » tous les maux du monde, y compris et surtout ceux qui ont pour origine une réforme nationale.

  • A déménagé le 25 octobre
    • Posté à 13h47 le 02/11/2008
    • Internaute 33755

    Salut Tremeur.

    Qu’elle ouvre sa gueule. Qu’elle fasse de l’Europe ce que ses fondateurs avaient pensé. Qu’elle soit soudée pour d’autres causes que celle de l’immigration. Qu’elle prenne les maux à leurs racines. Qu’au lieu d’avancer à tâton, elle mette le monumentale coup de barre qu’il faudrait : décroissance, énergies renouvelables, arrêt du nucléaire (qui est anticonstitutionnel en France depuis le 5 mai 2005, ndlr) réforme du système bancaire en laissant les pauvres accéder au crédit autre que pour s’acheter une maison ou une bagnole, qu’elle interdise aux multinationales européennes d’aller piller les ressources génétiques des autres continents (biopiraterie qui contribue à la vague d’immigration que ces crétins sont en train de résoudre à Vichy ( !), en ce moment, avec comme seule solution le repli sur soit), qu’elle ordonne aux politiques d’appliquer le principe de précaution sur toute exploitation ayant montré des signes de dangerosité sur l’homme.

    Je n’ai que ça en tête, et il ne m’a fallut que 2 minutes et 14 secondes pour vous les énumérer. Si vous me dîtes que c’est hors des compétences de Bruxelles, je vous répondrai « et alors ? » et vous renverrez à ma première proposition : qu’elle ouvre sa gueule.

    Très cordialement et merci pour votre article. On a besoin de ce genre de... buzz : ou-vrir no-tre gueu-le !

    • Tremeur Denigot
      Tremeur Denigot répond à A déménagé le 25 octobre
      Auteur(e) de l'article flâneur
      • Posté à 14h01 le 02/11/2008
      • Internaute 44421
        flâneur

      Blaise, de rien. A propos je partage votre sentiment selon lequel l’actualité italienne n’est pas suffisamment couverte alors qu’il serait très instructif pour l’opinion française d’en savoir plus.
      Pour le reste, sur la question européenne en marge de ce fil : l’Europe n’est pas une entité indépendante des Etats qui pourrait dicter à chacun de ses membres la conduite à tenir, surtout quand il s’agit de compétences nationales. Le partage des compétences à ses limites, bien circonscrites. A présent, si vous désirez voir le Conseil s’en prendre à certains sujets et dans une certaine orientation, reste à élire les gouvernements susceptibles de défendre vos idées. Aujourd’hui l’Europe est largement à droite car les Etats qui la composent sont à droite. Ne vous attendez pas à ce qu’ils fassent une politique de gauche.

      • A déménagé le 25 octobre
        • Posté à 14h37 le 02/11/2008
        • Internaute 33755

        Euh, j’ai toujours eu un peu de mal avec les étiquettes. Gauche ou droite, cette jambe qui se posera dépend de l’heure à laquelle je me couche...

        Moins laconique, la Charte de l’Environnement, incluse dans le préambule de notre Constition a montré deux choses :
        1. le nucléaire anticonstitutionel, ce n’est pas la gauche, c’est la droite.
        2. La décroissance appliquée en politique, ce n’est pas la gauche, c’est la droite.

        Le débat droite-gauche a toujours été pour moi un faux débat. Je suis peut-être un idéaliste en considérant le métier de politique comme le plus beau du monde, mais comme j’aime bien casser les idéaux, aussi, je dirai que ce métier est un métier de gestionnaire, seulement. La société civile a le pouvoir réel. Qu’ils se contentent de les écouter (et pas seulement les entendre) et d’en tirer les conclusions.

        Concernant Bruxelles, j’avais essayé (chui un peu pervers : -) de vous couper l’herbe sous le pied. Force est de constater qu’on dialogue d’un jardin à l’autre... Mon avis est qu’il est tout simplement humain de l’ouvrir en grand, surtout quand les crises qui se succèdent donne la part belle au bon sens. Il suffit d’être un brin... pervers pour l’analyse(per pour, verse tourner, en latin) : la crise actuelle ne donne raison qu’à une seule catégorie de gens : ceux qui faisait appel au bon sens, au raisonnable, à l’âme, au respect des règles, au pragmatisme dénué d’idéologie qui acte pour la majorité des individus de la planète, soit ceux que l’on appelle les pauvres.

        Sinon, oui, il serait instructif pour la population française d’en savoir plus (il y a eu une étude pour 2007 comme quoi l’Europe était dramatiquement absente des médias). Et ce plus aurait un deuxième effet positif : prendre conscience que le français comme l’italien est maintenant, et avant tout, un européen.

         
        • mechante langue
          • Posté à 16h13 le 02/11/2008
          • Internaute 28480

          « prendre conscience que le français comme l’italien est maintenant, et avant tout, un européen. »

          Sauf que c’est faux !
          A une écrasante majorité les européens se definissent par leur identité nationale .
          Et il n’y a pas de nation européenne . Ce n’est pas une opinion , c’est un constat. peut etre que cela changera dans 20 30 ou 50 ans mais pour l’instant il n’y a pas photo

          • Au sud de nul part-
            Au sud de nul part- répond à mechante langue
            Situation
            • Posté à 11h53 le 03/11/2008
            • Internaute 57434
              Situation

            Ach...en voilà un koncept qui me plaît, l’identité nazionale.

            Langue de drapeau roulé en serpillère, il faudrait que tu apprennes, mon petit moucheron mou, qu’il est impossible de se définir seulement à partir d’une identité. Je te laisse réfléchir. Prends ton cahier, et arrêtes de jouer avec ta moustache.
            Question pour langue de mou qui a le cerveau pareil :

            « L’identité est-elle première ? »

            Tu as deux heures, langue de balladur avec des couettes

            • A déménagé le 25 octobre
              • Posté à 13h11 le 03/11/2008
              • Internaute 33755

              Chui pas sur que la métaphysique et la tapette salivaire fasse bon ménage. Elle est pas un peu longue ta question ?

              Laissons lui le choix.

              T’es prêt mon clapet à clapot ?
              A y est ? fini d’chausser les casses au bout des papattes ?

              Allons-y

              « L’identité est-elle ? »

              Pour cette version, tu as ce qu’il te reste à vivre pour y répondre.

              • mechante langue
                • Posté à 13h24 le 03/11/2008
                • Internaute 28480

                « tapette salivaire “,‘clapet à clapot

                Mais décidément vous etes votre pire ennemi !
                On vous lisant on se demande si vous n’etes pas un petit roquet qui ne sait qu’eructer des insultes , et qui est totalement incapable de repondre a des arguments .
                Vous nous servez une sorte de bouillie fait de fédéralisme européen d’écologie mal assimilée et dés qu’on émet des objection a votre discours vous tenez un langage de haine vomissant des insulte .
                Quelle est la vrai nature du Blaise ? Celui du discours ampoulé et confu ou celui du type au discours bavant de haine ?

                • Anonyme répond à mechante langue

                  Quelle est la vraie nature du Méchante Langue pour écrire des choses comme ça à ma soeur et à moi ?

                  mechante langue 01H36 31/10/2008
                  « Merci pour ta gentillesse, Hestia, même si tu sais, Sitan et moi, on est plutôt du genre costaudes »

                  Vous avez un gros cul ? , c’est ça

                  32 votes » Répondez-lui
                  Signaler un contenu illicite

                • A déménagé le 25 octobre
                  • Posté à 15h10 le 03/11/2008
                  • Internaute 33755

                  Vous vexez pas, ML.
                  Je me moque, nous nous moquons.

                  C’est juste que vous avez écrit beaucoup d’insanités depuis 1 an (je vous ressors celle sur les rroms ?), que vous continuez à en écrire, et que forcément ça vous attirera indéfiniment les railleries et/ou les foudres des riverains.

                  Concernant ma « bouillie de fédéralisme européen », elle est tactique : j’en ai rien à traire des frontières. Si on pouvait les faire péter maintenant, avec joie ! Mais comme c’est pour plus tard, on tentera d’y aller molo, étape par étape. Et relisez les discours de Schumann, Monnet, Adenauer et de Gasperi pour vous rendre compte que leur idée de l’Europe, on s’en éloigne un peu plus chaque jour.
                  Concernant mon « écologie mal assimilée », pardonnez-moi de vous dire encore que vous écrivez n’importe, car je ne fais que retranscrire à chaque fois la Constitution française, sa décroissance et son principe de précaution. Utilisez des mots que vous maîtrisez et penchez-vous sur les textes existants plutôt que votre ressenti qui n’existe pour personne (à part vous, bien-sûr)
                  Concernant ma haine vomite, je l’assume très bien. Et je revendique le droit d’ouvrir ma gueule pour cracher sur qui je veux. Et ce « qui » s’adresse à ceux qui « incline à penser » que l’ordre est un fin en soi, à ceux qui insultent sur les seuls critères de différences de peaux, à ceux qui tiennent des discours condescendants sur l’autre et à cette société qui pratique le cynisme sur les gens de peu.

                  Rozumiš ou je te la fais en rromani ? !

            • mechante langue
              • Posté à 13h33 le 03/11/2008
              • Internaute 28480

              « Langue de drapeau roulé en serpillère “ ‘moucheron mou’

              Il semble que le point commun que vous aillez ensemble , a part votre impossibilité d’argumenter et vos propositions délirantes , c’est l’utilisation systématique de l’insulte . Il vat falloir soigner votre haine

              ‘mon petit moucheron mou, qu’il est impossible de se définir seulement à partir d’une identité. Je te laisse réfléchir.

              Pourquoi impossible ? Comme tu dis , je te laisse reflechir’

              ‘ L’identité est-elle première ?’”

              Faut il que je réponde a des questions idiotes ?

        7 autres commentaires
    • mechante langue
      • Posté à 14h51 le 02/11/2008
      • Internaute 28480

      « Qu’elle fasse de l’Europe ce que ses fondateurs avaient pensé »

      Qu’avaient ils pensé , ces fondateurs ?

      « Si vous me dîtes que c’est hors des compétences de Bruxelles, je vous répondrai “ et alors ?” “

      De toute évidence vous ne connaissez rien au sujet , puisque ‘Bruxelles sur toutes les propositions que vous faites a des positions exactement contraire aux votres

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